Nicolas Dupont-Aignan invité de Grand Angle sur BFMTV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteÉludée
Quelle est votre réaction à l'affaire Benalla ?
- 0:46OuverteRéponse directe
Est-ce que le travail de la commission d'enquête du Sénat doit aller jusqu'au bout ?
- 2:08FerméeRéponse partielle
Allez-vous jouer le jeu du grand débat national ?
- 3:40FerméeRéponse partielle
Vous ne voulez pas participer au débat ?
- 6:04OuverteRéponse directe
J'aimerais vous poser une question toute simple.
- 6:25OuverteRéponse directe
Que dites-vous aux Français qui vont participer aux débats ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:05Invité politiqueFait
« Il a signé le traité de Marrakech, il a signé le traité de Marrakech qui favorise l'immigration massive dans le dos des Français. »
- 3:11Invité politiqueFait
« Il n'a toujours pas fait ratifier le traité de libre-échange avec le Canada par le Parlement. »
- 3:21Invité politiqueFait
« Il va signer à Aix-la-Chapelle, mardi, un traité fondamental qui va nous entraîner sur la perte d'indépendance de la France vis-à-vis de l'Allemagne. »
- 7:14Invité politiquePromesse
« J'ai proposé des mesures précises, tout de suite, rapides. »
- 7:11Invité politiqueChiffre
« J'ai fait des propositions avec Debout la France, concrètes, d'économies budgétaires fortes sur des gaspillages, la carte vitale, 14 milliards, la fraude à la carte vitale, les fausses cartes vitales. »
- 11:17Invité politiqueFait
« Tous les retraités de France, même ceux qui ont 500 euros de pension, voient leur retraite pas indexée sur l'inflation. »
- 11:27Invité politiqueChiffre
« En un quinquennat, ça fera 10%. »
- 11:59Invité politiquePromesse
« Alignons les retraites sur l'inflation. Ça, c'est la moindre des choses. »
Temps de parole
- Locuteur non identifié65 %
- Nicolas Dupont-Aignan12 %
- ?11 %
- Présentateur11 %
≈ 71,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir Bruce Toussaint. Et merci beaucoup d'être avec nous. Ce soir en direct sur BFM TV, vous êtes président de Debout la France, député de l'Essonne. L'affaire Benalla rebondit.
On
n'était pas au bout de nos surprises. Quelle est votre réaction
? J
'espère simplement que les autres collaborateurs du
président de la République ont été choisis avec davantage d'attention. Voilà, parce qu'on découvre que l'un des plus proches du président, qui je vous le rappelle, était logé dans le sein du sein, avec un appartement, une voiture, a des comportements, d'après le directeur de cabinet du même président de la République, un peu bizarres. Voilà, je n'en sais rien. Je ne
sais
rien de plus. Comme tous les Français, je m'interroge. Comment le président
a
-t-il pu donner sa confiance, une telle confiance, et pour quelles raisons, de tels avantages, et pour quelles raisons à cet homme-là
?
Je n'en sais rien. Est-ce que le travail de la commission d'enquête du Sénat doit aller jusqu'au bout ? Heureusement, une audition d'Alexandre Benalla est prévue lundi. Alors qu'à l'Assemblée, bon, c'est fini. Mais à l'Assemblée, vous savez, il y avait une fausse commission d'enquête,
dont j'ai claqué la porte très vite, parce que tout était organisé par la majorité pour qu'il n
'y ait
pas de réponse. Donc, heureusement, il y a le Sénat. On verra. Moi, je ne
peux
rien vous dire de plus ce soir. Moi, je ne suis pas juge, je ne
suis
pas enquêteur. Non,
juste un dernier mot. Je ne sais pas de
cristal, je ne
sais
pas ce qui s'est produit. J'aimerais, si, il
y a
une chose, si j'étais policier, j'aimerais savoir que M. Benalla puisse nous dire ce qu'il y avait dans le coffre
de
son bureau, qui a été vidé comme par hasard,
avant
l'arrivée des policiers. Pour une perquisition.
Et je
pense que les Français aimeraient savoir ce qu'il y avait dans ce coffre. Mais que ça concerne le président de
la
République. Vous avez le sentiment que c'est une dérive personnelle ou que...
Je ne vais pas en
rajouter, je vais vous dire. Je ne
vais
pas en rajouter parce que je pense qu
'il
y
a
assez de problèmes dans le pays,
que
les Français ont suffisamment de difficultés pour qu'on laisse faire la justice, l'enquête, et puis on verra. Voilà, je ne suis pas du genre à vouloir harceler le président de la République sur ce sujet, parce que j'aimerais qu'il gouverne la France et qu'il règle les problèmes du pays. Donc maintenant on verra, les Français sont juges de
cette tragique comédie. Nicolas Dupont-Aignan, ce soir, Edouard Philippe,
demande
solennellement,
à
travers une lettre que vous allez probablement recevoir, à tous les partis politiques de participer au grand débat national. Il souhaite qu'un représentant soit désigné par chaque mouvement et qu'un comité de suivi soit créé afin de se réunir, d'ailleurs, dès la fin du mois de janvier. Allez-vous jouer le jeu ? Ridicule, grotesque.
Donc,
je
n
'ai
pas attendu M. Edouard Philippe pour déposer une proposition de loi. 40 pages des propositions pour la réindexation des pensions de retraite, pour que le livret A, l'épargne populaire des Français, soit indexée sur l'inflation, ce qui est la moindre des choses, pour que les bas salaires soient revalorisés, pour qu'on arrête la mesure débile des 80 km sur l'heure sur les routes. Donc, moi,
il
n
'y a
pas besoin, en démocratie, qu'on ait un Premier ministre, deux ministres, un Président, qui nous dise comment penser, pourquoi penser, quels sont les sujets sur lesquels on n'a pas le droit de parler. Il
a signé le
traité de Marrakech, il a signé le traité de Marrakech qui favorise l'immigration massive dans le dos des Français. Il n'a toujours pas fait ratifier le traité de libre-échange avec le Canada par le Parlement. Il va signer à Aix-la-Chapelle, mardi, un traité fondamental qui va nous entraîner sur la perte d'indépendance de la France vis-à-vis de l'Allemagne. Donc,
la
comédie
du
Premier ministre et du Président
pour
distraire les Français des vrais enjeux
et
ne pas prendre les décisions
qu
'il faudrait prendre maintenant pour débloquer la France, faire que l'économie reparte, ça ne m'intéresse pas.
–
M. Dupont, vous ne voulez pas participer au débat. – Mais ce n
'est
pas que je ne
veux
pas participer, je n'ai pas besoin de
participer. –
Vous ne voulez pas participer au
débat. – Je
participe là aujourd'hui. – Vous dénoncerez sans doute la restitution qui sera faite du débat, alors qu'en tant que chef de parti, vous pourriez intervenir justement pour participer à cette restitution
de débat de
Français qui ne sont pas forcément
tous
pour M. Macron. – Vous êtes aliéné,
aliéné
psychologiquement.
– Pas
du tout. – Non mais je vais vous le dire, vous êtes aliéné par ce président et ce gouvernement. – C
'est le
docteur Dupont-Régnon
? – Non mais attendez, je suis sérieux.
– Si Poutine, si Poutine,
la
Russie de Poutine… – Il ne propose pas de grand débat.
–
Attendez, organisez ce grand débat, aussi ridicule.
– Dans
une démocratie, si le président Trump disait aux Américains, vous allez avoir le droit de parler sur tel sujet, deux ministres vont contrôler vos propos, on aura une restitution. Mais vous vous diriez, vous journalistes,
la
démocratie américaine et la démocratie russe, entre guillemets…
– Mais M. Dubonnier, il vous propose exactement le contraire, il
vous
propose de
participer.
–
Non mais je participe là, vous participez au débat.
–
On n'a pas attendu le coup de sifflet
de M. Macron pour ne pas reposer. – Vous inquiétez pas, à M. TV on reçoit
toutes les forces politiques, y compris les
gilets jaunes. – Très bien,
M. Jeudi,
ça
fait deux mois que la France est paralysée,
par
un conflit d'une ampleur insoupçonnée.
Ça
fait deux mois que des millions de Français sont solidaires
d
'une demande de justice sociale. – Mais le
débat, il existe. Mais le débat, il
existe. Mais c'est le monde à l'envers.
–
Mais vous êtes… – Le débat… – Attendez, si je peux finir ma phrase. – Alors allez-y.
– Je vais au bout d'un raisonnement.
– Je vais au bout du raisonnement.
Le
débat, on n
'en
a pas manqué depuis des mois. Il y a des gens dans la rue. Il y a des mesures sur la table. Alors moi, je veux bien que le président continue à bloquer la France, en s'entêtant à ne pas changer de politique.
pour
reporter les choses. Mais pendant deux mois, le pays va être à l'arrêt. Je pense qu'il
y a
des décisions de justice élémentaire sur les retraités, sur les bas salaires, sur le référendum. Et si vraiment M. Macron veut que les Français participent et croient à son débat,
qui
existe en permanence, à ce moment-là, il pose une question par référendum. Il ose consulter le peuple français. Et là,
vous verrez
que les
Français participent.
–
J'aimerais vous poser une question toute simple. – Mais nous sommes en démocratie. – Les débats ont commencé en fait… –
Mais il n'y avait pas
de débat avant,
M. François ?
– Je peux poser une question. – Il n'y
avait
pas de débat
?
– Les débats ont commencé en fait depuis 48 heures.
–
Oui, 48 heures. – Il y a déjà, dans certaines villes, par exemple, l'AFP raconte que ce soir à Saint-Briac, c'est une commune que certains connaissent, c'est en Bretagne, l'île-et-Vilaine, c'est sale comble. Moi j'aimerais savoir ce
que
vous pouvez dire aux Français qui, ce soir, demain, après-demain, vont aller dans ces mairies et dans ces salles pour discuter. Vous leur dites, vous êtes à côté de la plaque ? – Non, je leur dis très
bien. –
Que dites
-vous à ces Français ? –
Mais
figurez-vous qu'avant même le lancement du débat, comme député, je reçois des dizaines de courriers, les Français n'ont pas attendu le débat pour manifester. Des centaines de milliers de Français sont sur des ronds-points, la nuit, le jour, sous la pluie, le froid.
–
Des centaines
de milliers de Français ? – Un peu moins que des centaines de milliers de Français, des centaines de milliers de Français. – Non, je
n'exagère pas.
–
Non,
non, je ne sais pas de vous sortir si vous exagérez. –
Non,
mais
bon. Et des millions sont derrière eux. Ce que je veux vous dire, c'est que bien sûr, je trouve très bien que des Français aillent dans des débats. Simplement, j'ai fait des propositions avec Debout la France, concrètes, d'économies budgétaires fortes sur des gaspillages, la carte vitale, 14 milliards, la fraude à la carte vitale, les fausses cartes vitales. Là,
le
gouvernement a refusé un rapport d'enquête. J'ai proposé des mesures précises, tout de suite, rapides. Et ce que je veux vous dire,
c
'est que ce débat, on a tous compris que c'était un moyen pour le gouvernement d'endormir le peuple et de ne pas prendre les mesures qui s'imposent. Et je veux dire aux Français, continuez en revanche d'être présents sur les ronds
-points,
continuez les manifestations pacifiques, faites-les plutôt le dimanche pour ne pas gêner les commerçants,
pour ne pas gêner la vie économique du
pays. Et vous, vous obtiendrez bien plus qu'en allant assister à des shows télévisés de M. Macron où il n'aborde pas les vraies questions.
– C'était quand même des questions assez précises de la part de maires qui ne sont pas manifestement tous de La République En Marche.
– Mais j
'ai écouté
les réponses. – On
les a entendues ici.
– Vous
avez entendu les réponses,
M. Joliot. – Tout à fait, on les
a entendues. – Sur le référendum, pas de changement. Sur l'ISF, pas de changement.
–
Il a fourni son élément.
–
Sur la politique européenne, pas de changement. Sur la politique de libre-échange,
pas de changement. – Sur le 80 km heure, peut-être du
changement. – Mais à ce moment-là, il faut le faire. – Ce que je voulais vous dire,
M. Dupont-Aignan, vous êtes l'homme politique qui a été le plus présent sur les
roues
-points. Vous avez enfilé le gilet jaune. – Vous n'avez pas enfilé pour enfiler. – On vous a vu sur les péages. Ça vous a amené à faire des comparaisons par moments qui m'ont surpris. Comment vous dites que M. Macron soutient davantage les femmes en burqa que les gilets jaunes ? –
Qu
'est-ce que vous voulez dire par là ?
– Eh bien, je vais vous dire. – C'est pas raisonnable comme propos. – C'est pas raisonnable.
– Encore aujourd'hui, vous me posez une question, je vous réponds. Aujourd'hui, à 10 km à la ronde autour du lieu où s'est rendu le président de la République, de source sûre, témoignage, les gens m'ont appelé, les gendarmes
mettaient
des amendes de 135 euros à des automobilistes uniquement
parce
qu'il y avait le gilet jaune sur le pare-brise,
parce
que
le
monarque se déplaçait en France.
quand
il a été dans l'heure,
16
manifestations interdites, des amendes pour 135 euros pour avoir le gilet jaune, 135 euros, au mépris de la loi, 135 euros. Et moi, dans ma banlieue, quand une femme à la burqa,
il
n
'y a
pas de police, on nous dit « Ah, il faut calmer le jeu ».
Ce
que je veux dire, c'est que les gilets jaunes, alors là, il y a un déploiement de force incroyable, mais quand il y a la racaille, quand il y a l'islamisme, quand il y
a
le danger, il n
'y
a plus de force de l'ordre. Et c'est là où je dis que cette injustice est mal perçue par nos compatriotes.
Vous
savez, les Français veulent l'ordre. Les Français voudraient voir l'activité économique repartir. Mais M. Macron s'entête dans
une politique qui est mauvaise. Et je
demande simplement qu'on débloque la situation.
A propos d'ordre, M. Dupont-Aignan, vous avez des nouvelles de la plainte que Christophe Castaner a déposée
contre vous ? Je ne l'ai jamais reçu.
Parce qu'il vous accusait d'avoir dit que les petits casseurs
de M.
Castaner
s'étaient mêlés
au saccage
du 1er
décembre à l'arc de triomphe. M. Castaner doit être bien
embêté parce que je n'ai toujours pas reçu de plainte.
Pas
de plainte
de la part
de M.
Castaner ? Je gâte les lettres commandées. Nous sommes le 17 janvier. Et je vais vous dire,
s'il dépose plainte, je demanderai dans un procès d'avoir toute la chaîne de commandement et les témoignages de la chaîne de commandement et des policiers de ce jour-là. Et je demanderai pourquoi, le 1er décembre, c'est le seul jour de manifestation où l'arc de triomphe n'a pas été protégé. Et ce que je veux vous dire, c'est que la situation est suffisamment grave. Le temps perdu par l'économie française est terrible. Je voudrais que le président de la République prenne des décisions. Mais vous
ne croyez pas ? Et les décisions, pardonnez-moi. Les décisions, c'est peut-être déjà
un débat. C'est mieux de se mettre autour d'une table plutôt que de se bagarrer tous les samedis. Mais excusez-moi,
les retraités qui voient leur pension de retraite désindexer de l'inflation... Ça a été amélioré le 10 décembre par le président de la République. Non. C
'est pas suffisant. C'est
devenu sur une partie de la CSG. Mais aujourd'hui,
tous
les retraités de France, même ceux qui ont 500 euros de pension, voient leur retraite pas indexée sur l'inflation. Ça veut dire
que
chaque année, ils perdent 2% de retraite.
En
un quinquennat, ça fera 10%. C'est une honte pour la République. Jamais on a vu ça... Ça a commencé sous François Hollande. Non, mais j'insiste là-dessus. Parce qu
'il
faut que vous compreniez que s'il
y
a une telle colère dans le pays, c'est parce que des mesures élémentaires
qui
n'ont jamais été prises par des gouvernements... Aucun gouvernement de Sarkozy, à Mitterrand, à Chirac n'a jamais rompu le pacte des retraités.
À
propos de mesures...
Donc je demande au
gouvernement, mesures rapides à prendre pour se réconcilier avec les retraités. Il n
'y a
pas besoin d'attendre le grand débat.
Tout
de suite. Alignons les retraites sur l'inflation.
Ça, c'est la moindre des choses.
Dans sa lettre, le président de la République dit justement qu'il faut ce débat parce que si vous ajoutez une dépense supplémentaire, il faut bien faire
des économies de l'autre côté. Alors, je veux
être très clair.
Ce
n
'est pas une dépense supplémentaire. Et pour conclure, s'il vous plaît. Excusez-moi. Pour
conclure.
Maintenir le niveau de vie des retraités en fonction de ce qu'ils ont cotisé sur l'inflation, ce n
'est
pas une dépense supplémentaire.
On
peut
le faire. C'est ce
qui est dû aux retraités. Et là, vous voyez qu'on inverse le raisonnement. On peut le faire. Et puis il y a beaucoup de gaspillage sur l'immigration, sur l'Europe, sur les fraudes, sur l'assistanat.
Merci. Il y a beaucoup d
'argent perdu. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan. Merci d'avoir répondu à
nos questions ce soir sur BFM TV.
Nicolas Dupont-Aignan