Jean-Noël Barrot : SAFE (le nouvel outil de financement de la défense de l’UE) passé au crible
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse directe
Si l'UE taxait les produits de beauté américains, Trump ne riposterait-il pas en taxant les cosmétiques français, 2e pôle d'exportation de la France ?
- 0:37OuverteRéponse directe
Comment l'UE choisit-elle ses mesures de représailles commerciales pour maximiser l'impact sur le pays adverse ?
- 1:17OuverteRéponse partielle
Les groupes de luxe français ne vont-ils pas délocaliser aux USA pour éviter les taxes ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que Trump pourrait réduire ses droits de douane avec l'UE ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Qui sont les premières victimes d'une guerre commerciale UE-USA ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Connaissez-vous Marco Rubio, secrétaire d'État américain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Personne n'a intérêt à une guerre commerciale, ni les États-Unis ni l'Europe. Et ne comptez pas sur l'Europe pour porter le premier coup. Ça ne sera jamais le cas. »
- 0:37Fait
« Nous répliquerons. Nous l'avons fait lors du premier mandat de Donald Trump, nous le ferons. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Monsieur le ministre, j'ai entendu un bruit qui court pour ainsi dire la Commission européenne pourrait taxer les produits de beauté en provenance des États-Unis. Pour le moment, les droits de douanes sur les produits de beauté entre l'UE et les États-Unis sont quasiment à zéro. Alors, ma question, elle est très simple. Si l'UE annonce taxer les produits de beauté, est-ce que Donald Trump ne va pas arriver en nous disant "Bah, moi, je les taxe encore plus et je taxe les cosmétiques qui sont quand même le second pôle d'exportation de notre pays, la France, les produits cosmétiques." La réponse, elle est très simple. Personne n'a intérêt à une guerre commerciale, ni les États-Unis ni l'Europe. Et ne comptez pas sur l'Europe pour porter le premier coup. Ça ne sera
jamais le cas. Mais si nos intérêts sont menacés par des guerres commerciales, qu'elles soient provoquées par les États-Unis ou par d'autres, et bien nous répliquerons. Nous l'avons fait lors du premier mandat de Donald Trump, nous le ferons. On réplique sur notre secteur pour ainsi dire puisque les droits de douanes pour le moment, c'est pas sur les produits cosmétiques. On parle l'acier, le métal, le par exemple. Nous choisissons plus précisément la Commission européenne choisit euh les mesures de représaille pour maximiser l'impact et sur je dirais la la le pays ou la région qui porte atteinte à nos intérêts et pour minimiser l'impact sur nos propres filières. En tout cas, c'est ce qu'on lui demande de faire. Question subsidiaire. Euh je me mets dans la
position de LVMH par exemple ou King tous ces groupes de luxe qui sont des gros exportateurs de cosmétique. Est-ce qu'il ne va pas leur venir la petite idée un peu comme CamGM par exemple qui s'est engagé à investir 20 milliards sur les quatre prochaines années et créer 10000 emplois aux États-Unis de se dire bon on va peut-être ouvrir quelques usines au Texas en Californie quelques filiales américaines quelques usines surtout pour produire directement aux USA. Est-ce que c'est pas ce qui va se produire ? peut-être silencieusement même. Moi ce que je crois c'est que nous parviendrons par la conviction et si nécessaire par la dissuasion à à une des escalades et comme ça a été le cas par le passé avec les États-Unis à on peut imaginer que Donald Trump diminue
drastiquement finalement les droits de douan avec l'Union européenne et abandonne un petit peu son plan de remplacer l'impôt sur le revenu aux États-Unis par les droits de parce que c'est ça la grande idée de Trump hein. En tout cas, on peut espérer, souhaiter dans l'intérêt hein des des Américains que la guerre de de commerciale entre les États-Unis et l'Europe n'est pas lieu, un peu comme la guerre de 3, voyez. Mais pourquoi ? Parce que qui sont les premières victimes de cette guerre commerciale ? Ben, je dirais c'est c'est l'inverse. C'està-dire que c'est les entreprises américaines qui sont très nombreuses en Europe dans nos territoires et qui font travailler beaucoup de de françaises et de Français qui vont être pénalisé puisquelles elles payeront plus cher le réexport de leur
production vers les États-Unis. Et puis les deuxièmes victimes, c'est évidemment les classes moyennes américaines qui vont payer plus cher leur panier de consommation. Petite question personnelle, vous connaissez Marco Rubio, votre homologue, le secrétaire d'État ? Le secrétaire d'État, je rappelle aux téléspectateurs, c'est le ministre des affaires étrangères américaines. Vous le connaissez ? Bien sûr, vous l'avez rencontré. Il est comment ? Parce qu'il a l'air pas plus timoré mais on l'a vu dans l'échange avec Volodimir Zenski à Maison Blanche, il était moins moins présent. Vous parlez avec lui, il y a un dialogue ouvert. Absolument. C'est un grand expert des affaires internationales. Euh c'est pas tout à fait lui qui s'occupe des des sujets commerciaux, mais sur les
affaires internationales, il il y travaille, il y a travaillé beaucoup comme sénateur, membre de la commission des affaires étrangères, connaît parfaitement la l'articulation entre les grandes crises du monde et il est de ce point de vue-là un conseiller très précieux pour Donald Trump. Dono géostratég, on va passer à l'industrie de la défense et le financement européen. Alors, j'ai entendu parler de Safe Security Action for Europe. 150 milliards, oui, l'accent est peut-être pas au top. 150 milliards apparemment qui serait levé sur les marchés financiers par la Commission européenne directement et qui reprêterait sans faire de marge on l'imagine ou simplement les fragilations aux États. Quelle est la différence entre les 800 milliards qui ont été annoncés par
VERleen et les 150 milliards donc de safe ? C'estàdire que les États vont s'endetter directement pour 600 milliards à peu près tous les États européens et l'Union européenne va s'endetter à hauteur de 150 milliards pour prêter aux États. C'est à peu près ça le ratio. Ce que la Commission a mis sur la table, c'est effectivement ce ces 150 milliards qu'elle va emprunter au nom des Étatsmembres qui le souhaitent. On le perm au nom finalement au nom de la Commission européenne avec comme garantie les États membres. Non, au nom de l'Union européenne et au profit des États membmambres qui le souhaitent. Non, mais c'est important. Ouais. Ensuite, ce qu'elle a dit, c'est "Je vais assouplir les règles comptables, les règles budgétaires qui s'imposent aux Étatsmembr en disant que s'ils
consacrent plus d'argent à leur défense, bien je ne leur en tiendrai pas rigueur pour le décompte des règles des 3 % de déficit." Absolument. Et donc en additionnant ces 150 milliards d'un côté qu'elle va donc emprunter et de l'autre eth bien euh ce qu'elle anticipe que les États-membres vont faire pour bénéficier de cette flexibilité. On arrive au 800 milliards et nous ce que nous voulons c'est d'aller plus loin. C'est d'aller plus loin avec non pas un emprunt que la commission ferait au profit des États-membres mais un état un un emprunt comme nous l'avons eu pendant la période de la COVID qui est un emprunt purement européen. Saf ça va être ça les 150 milliards ça va être un emprunt purement européen en mécation subsidiaire. Non pas tout à fait. C'est un emprunt que la
commission va lever et les Étatsmembres resteront débiteurs de la Commission européenne, ceux qui l'active. N'était pas le cas pour le Covid. Ce qui n'était pas le cas pour le Covid. Question pour Loan, les revenus de la Commission européenne, c'est les droits de douane, c'est le la contribution des Étatsmembres. Si la le président de la République a parlé pour financer ses emprunts de la taxe sur les services numériques, si la commission s'endete davantage, sa notation par les agences risque d'être abaissée si elle ne trouve pas de nouveaux moyens. finalement de lever l'imposition, on va dire. Je viens de vous répondre, le président de la République a parlé comme ressource pour soutenir ses emprunts de la taxe sur les services numériques. La une de Géostratégie magazine Tom Benois, est-ce
que vous avez des lingots d'or monsieur le ministre ? Est-ce qu'il faut avoir en réserve ? Vous ne croyez pas, on le sait généralement si on en a ah votre personnel ? Non, pas du tout parce que je vois que c'est quand tout simplars pour l'on d'or qui n'en finit pas de monter. Valeur refuge he finalement valeur refuge les marchés financiers qui va ass aux États-Unis et l'Europe qui se porte plutôt bien par contre les march européens absolum j'ai d'ailleurs fait le calcul personne n'y croyait absolument et là je il est le moment en tout cas si pour ceux qui ont investi dans les marchés européens il y a 6 mois vous savez juste un dernier point que l'État a gagné beaucoup d'argent justement parce qu'il avait beaucoup de part dans les valeurs de la défense
société de la défense merci de l'acction géostratégie Okay.
Jean-Noël Barrot