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Interviewtv78· 20 mars 2025 54 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprises

"Face aux Territoires" avec Jean-Noël Barrot, Ministre, ancien député des Yvelines

Au micro : Stéphane Vernet Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:52OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous pouvez nous dire de la libération de cet otage français ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    L'Ukraine peut-elle encore gagner cette guerre ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    La France considère-t-elle Volodimir Zelenski comme l'interlocuteur légitime de l'Ukraine ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Que propose vraiment Donald Trump pour l'Ukraine ?

  • 6:47OuverteRéponse directe

    La France continue-t-elle à plaider pour un cesser le feu de 30 jours ?

  • 8:12OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Américains ou les Européens auront des moyens de vérifier le cesser le feu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52?Fait
    « Olivier Grondeu, 34 ans, détenu 2022, accusé d'espionnage, il était parti faire un tour du monde. Il avait été condamné à une peine de de prison, de 5 ans de prison, je crois. »
  • 2:18?Fait
    « 1121e jour de guerre euh en Ukraine. Euh le 23 septembre 2022, nous étions nous face au territoire les premiers à interviewer Volodimir Zelenski à Kiev dans ce bunker. »
  • 3:01Jean-Noël BarreauFait
    « La situation c'est celle de la Russie de Vladimir Poutine qui a lancé une guerre d'invasion contre l'Ukraine et ce sont des Ukrainiens qui courageusement résistent contre l'envahisseur qui de fait depuis 3 ans a échoué à atteindre l'objectif qui s'était fixé, c'est-à-dire de faire capituler l'Ukraine en moins de 3 semaines seulement. »
  • 3:46Jean-Noël BarreauFait
    « Il a pris une dimension exceptionnelle Volodimir Zelenski à l'occasion de cette guerre et de la manière dont il a mené les choses selon le regard du ministre des affaires étrangères françaises. »
  • 4:27Jean-Noël BarreauFait
    « La France, elle par la voix de son ministre des affaires étrangères considère qu'il reste et sera l'interlocuteur de la suite. Évidemment il est pleinement légitime. »
  • 6:02Jean-Noël BarreauFait
    « Nous avons joué un rôle de facilitateur pour que suite à l'incident très regrettable du bureau oval la Maison Blanche et bien que les liens puissent être renoués puisque nous considérons que les États-Unis de Donald Trump ayant exprimé leur intention de conduire cette guerre d'agression vers une fin définitive. »
  • 6:47Jean-Noël BarreauFait
    « Nous avons non seulement plaidé pour une pour une trêve dans les airs euh en mer et sur les infrastructures énergétiques parce que c'était vérifiable. »
  • 7:31Jean-Noël BarreauFait
    « Les Ukrainiens ont accepté une formule de cesser le feu qui est pour eux un vrai compromis. »
  • 8:12Jean-Noël BarreauFait
    « C'est la raison pour laquelle nous pas par les Américains par quiconque puisque si je puis dire parce que si vous parlez des airs des mers et des infrastructure énergétique c'est plus facile si l'on peut dire de de mesurer s'il y a des franchissements que si vous parlez de la ligne de contact sur le terrain qui a 1300 km de long. »
  • 8:51Jean-Noël BarreauFait
    « À ce stade, il est toujours pas question que les Ukrainiens ou les Européens aient une place à la table des négociations. »
  • 11:00Jean-Noël BarreauFait
    « Grâce à la mobilisation de la diplomatie française euh au côté de la diplomatie américaine, nous avons obtenu d'abord un cesser le feu. Puis nous avons facilité l'élection d'un président pour le Liban qui n'en avait pas depuis plus de 2 ans, puis la nomination d'un premier ministre et aujourd'hui un nouvel espoir est né au Liban. »
  • 11:41Jean-Noël BarreauFait
    « La, je dirais la reprise de la guerre à Gaza est dramatique. Dramatique pour les populations civiles. Dramatique pour les familles israéliennes qui attendent désespérment retour des otages du Hamas. »
  • 13:06Jean-Noël BarreauFait
    « Nous ne pouvions pas détourner le regard, nous ne pouvions pas enfouir notre tête dans le sable. C'est pourquoi j'y suis allé pour ma part et c'est pourquoi nous entretenons un un dialogue très exigeant avec les autorités sur place pour ne les pour que l'avenir de la Syrie ne laisse aucune place à une résurgence de DH. »
  • 13:47?Fait
    « Il y a un sommet, il y a un Conseil européen qui va durer 2 jours aujourd'hui à à Bruxelles. Quels sont les enjeux rapidement ? »
  • 15:46?Fait
    « Si l'UE annonce taxer les produits de beauté, est-ce que Donald Trump ne va pas arriver en nous disant ben moi, je les taxe encore plus et je taxe les cosmétiques qui sont quand même le second pôle d'exportation de notre pays, la France, les produits cosmétiques. »
  • 16:24?Fait
    « La Commission européenne pour taxer les produits de beauté en provenance des États-Unis. Pour le moment les droits de douanes sur les produits de beauté entre l'UE et les États-Unis sont quasiment à zéro. »
  • 19:39?Fait
    « Safe Security Action for Europe. 150 milliards. Oui, l'accent est peut-être pas au top. 150 milliards apparemment qui serait levé sur les marchés financiers par la Commission européenne directement et qui reprêterait sans faire de marge on l'imagine ou simplement les fragilations aux États. »
  • 20:22Jean-Noël BarreauFait
    « Ce que la Commission a mis sur la table, c'est effectivement ce ces 150 milliards qu'elle va emprunter au nom des Étatsmembres qui le souhaitent leur permett au nom finalement au nom de la Commission européenne avec comme garantie les États membres. »
  • 21:40?Fait
    « Si la le président de la République a parlé pour financer ses emprunts euh de l'attaque sur les services numériques. Si la commission s'endete davantage, sa notation par les agences risque d'être abaissée si elle ne trouve pas de nouveaux moyens finalement de lever l'imposition. »
  • 22:52?Fait
    « L'entreprise Fermob qui est basée dans l'un et qui est spécialisée dans la conception et la fabrication de mobilier de jardin a pris une décision stratégique, c'est-à-dire qu'elle a choisi d'augmenter son stock aux États-Unis et elle prévoit de travailler avec un partenaire local en prévision d'éventuelles taxes. »
  • 27:13Jean-Noël BarreauFait
    « Nous sommes convenus avec les les Italiens euh que les travaux avancent de manière synchronisée et que les ouvertures puissent se faire au même horizon. »
  • 27:56Jean-Noël BarreauFait
    « Philippe Tabarot, mon collègue des transports, m'a fait état des des retards que vous soulevez et j'ai profité euh des de ma rencontre avec Antonio Tayani, le ministre des affaires étrangères italien la semaine dernière, pour lui demander de tenir sa part du contrat. »
  • 28:40Jean-Noël BarreauFait
    « Nous voulons une relation euh euh équilibrée et constructive avec l'Algérie, mais pour ça euh pour il faut être deux, ça se décrète pas. »
  • 29:24Jean-Noël BarreauFait
    « L'objectif c'est bien évidemment de faire en sorte que les étrangers, les Algériens en situation irrégulière puissent être renvoyé en Algérie, que notre compatriote Boem Sansal puisse être libéré puis que nous puissions poursuivre la coopération en matière de renseignement, de lutte contre le terrorisme qui est essentiel avec l'Algérie si nous voulons protéger les Françaises et les Français. »
  • 33:51?Chiffre
    « Un jeune sur de dont 30 % des 37 % des femmes pardon se dit prêt à s'engager dans l'armée en cas de conflit. »
  • 34:34Jean-Noël BarreauFait
    « La France est une référence dans le domaine militaire. On l'a lu ou entendu, Emmanuel Macron n'est pas favorable à un retour du du service militaire. »
  • 36:00Jean-Noël BarreauFait
    « Le ministre des armées a proposé aussi une réforme de de cette fameuse journée pour qu'elle elle soit plus substantielle. »
  • 36:43Jean-Noël BarreauFait
    « J'ai peu mesuré à quel point euh ces c'est ce format de formation qui dure de semaines avait beaucoup de sens et s'il peut s'élargir, je pense que ça sera une bonne chose. »
  • 38:01Jean-Noël BarreauFait
    « Au moment où les États-Unis accélèrent ou leurs expressions à ce stade sur un sur le retrait, le le la diminution de leur niveau d'engagement dans l'OTAN, dans cette alliance qui garantit la sécurité de de l'Atlantique Nord, l'Europe et de l'Atlantique Nord, et bien c'est une opportunité pour les Européens de prendre la place qui sera laissée. »
  • 38:44Jean-Noël BarreauFait
    « La dissuasion nucléaire, c'est évidemment euh euh un élément central décisif de notre indépendance. Nous le devons à la vision du général de Gaulle, vision que tous ces successeurs jusqu'au président de la République aujourd'hui ont veilla à à à préserver et même à consolider. »
  • 39:27Jean-Noël BarreauFait
    « Grâce à nos territoires d'outre mer, la France est dispose du deuxème domaine maritime mondial et présente sur les cinq continents. »
  • 40:09Jean-Noël BarreauFait
    « La sécurité maritime va être un sujet majeur. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle le président de la République lorsqu'il a il a fait ses vœux, présenté ses vœux aux armées un peu plus tôt cette année, leur a dit que au moment où nous recalibrons notre présence en Afrique, et bien nous envisageons déjà la manière dont nous pourrions renforcer notre présence qui est déjà réelle dans nos outreemers. »
  • 40:53?Fait
    « Le retrait du Mali, du Birkenfaso et du Niger de l'OIF, des instances de l'OIF. Est-ce que pour vous c'est un nouvel acte de rupture vis-à-vis de la France ? »
  • 41:41Jean-Noël BarreauFait
    « La francophonie est un espace qui vous appartient, dans lequel on vous invite à développer votre euh créativité, euh vos projets. »
  • 42:25?Fait
    « Il est beaucoup questions en ce moment du Rwanda. Comme vous le savez, le Rwanda a suspendu de manière brutale ses relations diplomatiques avec la Belgique. »
  • 43:08Jean-Noël BarreauFait
    « C'est pourquoi nous nous appelons avec beaucoup d'insistance et à tous les niveaux, que ce soit aux Nations- Unies, à Bruxelles ou dans les échanges que nous avons de manière bilatérale avec les acteurs sur place à la cessation des hostilités, à la fin de l'offensive du groupe Rebelle M23 dans les les lacs Kivou et dans les Kivou et puis bien sûr au retrait des forces rwandaises du du Congo pour que la souveraineté, l'intégrité territoriale du Congo soit évidemment respecté. »
  • 43:52Jean-Noël BarreauFait
    « Je me félicite aussi que des échanges ai pu euh a pu être ou était envisagé entre le le groupe Rebel M23 et le gouvernement de la euh de la RDC puisque c'était le point euh qui euh un des points de sur lequels les B2 n'est pas mais je je je souhaite vivement que ce dialogue puisse tenir puisque c'est en quelque sorte la dernière brique qui manquait aux accords qui avait été presque trouvé le 15 décembre dernier. »
  • 45:19Jean-Noël BarreauFait
    « Ce sont des sanctions qui sont euh réversibles par définition. Euh elles sont euh je vous le disais, elles elles ont visé conduirait l'Union européenne à lever s »
  • 46:02Jean-Noël BarreauFait
    « Le la la viol la la l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo doit être absolument présent. »
  • 46:46?Fait
    « La C d'appel de Paris examine une raquette du ministère public en vue de la mise en examen d'Agath Abiarimana. Vous savez euh c'est l'épouse la veuve de l'ancien président euh rwandais responsable du génocide des toutis. »
  • 47:31?Fait
    « Comment intervenez-vous de manière concrète pour faciliter aujourd'hui l'accès des entreprises ivelinoises au fonds européens ? »
  • 48:14Jean-Noël BarreauFait
    « les entreprises ivelinoises accèdent pour certaines d'entre elles au au fond européen et dans ma circonscription, je pense en particulier à à Carmat, le cœur artificiel, à Nextter ou encore à VDCOM qui ont pu l'année dernière en bénéficier. »
  • 48:51Jean-Noël BarreauChiffre
    « Bien sûr, on le mesure puisque pendant 5 années consécutives, ces cinq dernières années, la France a été le pays le plus attractif pour les investissements étrangers et 2 tiers de ces investissements étrangers profitent à des villes de moins de 20000 habitants. »
  • 50:20?Fait
    « Est-ce qu'on a été surpris au fond que ce leader qui s'est imposé par la guerre ne soit pas aussi, comment dirais-je, dur qu'on aurait pu l'imaginer ? »
  • 51:04Jean-Noël BarreauFait
    « Ce que je crois aussi, c'est que pour que nous puissions continuer à soutenir les autorités de transition, il faut qu'elles démontrent, comme je le disais tout à l'heure, leur ferme intention de lutter contre le terrorisme que nous voulons déraciner. »
  • 51:45Jean-Noël BarreauFait
    « Est-ce que Ankara doit rester à Ankara ? C'est-à-dire on voit bien la Turquie fait des incursions à pied dans le nord. Est-ce que Anara doit rester en tout cas pour la Syrie, l'intégrité territoriale, la souveraineté de la la Syrie doit être respectée par toutes les puissances étrangère parce que la la Syrie est presque morte d'être le jouet des influences étrangères néfastes dans la région. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:13
Locuteur

Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau de face au territoire sur TV5 monde. Aujourd'hui, mon invité c'est Jean-Noël Barreau. Bonjour, merci d'être avec nous. Jean-No Barreau, vous êtes ministre de l'Europe et des affaires étrangères. important mais toujours l'Europe avant à faire les étrangères, j'imagine pour montrer que c'est une préoccupation des plus importantes. On parlera de de beaucoup de sujets évidemment dans cette émission en direct pendant 1 heure avec vous. Je dois signaler qu'elle est également diffusée en flux direct sur TV78 qui est la chaîne des Yvelines dont vous avez été député absolument votre département et donc ils sont avec nous tout au long de cette émission.

Jean Noël Barreau, une première question. Vous avez tweeté il y a quelques heures la libération d'un otage français. Olivier Grondeu, 34 ans, détenu 2022, accusé d'espionnage, il était parti faire un tour du monde. Il avait été condamné à une peine de de prison, de 5 ans de prison, je crois. Euh qu'est-ce que pouvez-vous nous dire de de la libération de cet hôtelage français qui est intervenu, je crois, cette nuit ou qui arrive ? Merci d'abord pour votre invitation. C'est un sujet sur lequel j'aurai l'occasion de m'exprimer un peu plus tard dans la journée. Très bien. Euh il y a des problématiques de sécurité, j'imagine, qui restent présentes euh à l'occasion de cette libération.

Euh toutes ces libérations euh sur lesquelles euh nous sommes mobilisés euh implique un certain nombre de précautions. Effectivement, Jean-Noel Barreau, le ministre des affaires étrangères et notre invité aujourd'hui dans face au territoire sur TV5 monde en direct. 1121e jour de guerre euh en Ukraine. Euh le 23 septembre 2022, nous étions nous face au territoire les premiers à interviewer Volodimir Zelenski à Kiev dans ce bunker. Euh je voudrais que vous regardiez ça, monsieur le ministre. Comment allez-vous ? Comment tenez-vous ? Comment va votre forme physique ? Je me sens comme n'importe quel citoyen de l'Ukraine. Nous sommes les mêmes. Nous se sentons de la même manière.

Nous connaissons notre but. Nous sommes confiants dans notre victoire. L'Ukraine peut-elle encore gagner cette guerre ? Ils étaient confiants dans leur victoire. Je rappelle la date 23 septembre 2022. D'abord, en regardant ces images, je veux saluer la bravoure et l'héroïsme de Volodimir Zelenski et de du peuple ukrainien qui depuis plus de 3 ans maintenant résiste contre l'envahisseur russe. Et ce qui se joue en Ukraine, c'est bien évidemment l'avenir de ce pays dont Volodimir Zelenski défend la souveraineté et l'indépendance.

Mais ça va bien au-delà, c'est la sécurité européenne, mais c'est aussi d'une certaine manière l'ordre international fondé sur le droit et la question de savoir si oui ou non la la loi du plus fort vint s'imposer en Ukraine et ailleurs. Ils peuvent encore gagner selon vous. La question c'est évidemment que l'Ukraine ne soit pas en situation de capituler. C'est la raison pour laquelle depuis 3 ans et sans relâche nous avons soutenu gagner ne pas capituler. Est-ce que c'est un concept ? Vous savez la quand vous quand vous présentez les choses de cette manière là, on pour ça pourrait donner le sentiment que l'Ukraine est entré en guerre avec l'un de ses voisins.

Ça n'est pas du tout la situation. La situation c'est celle de la Russie de Vladimir Poutine qui a lancé une guerre d'invasion contre l'Ukraine et ce sont des Ukrainiens qui courageusement résistent contre l'envahisseur qui de fait depuis 3 ans a échoué à atteindre l'objectif qui s'était fixé, c'est-à-dire de faire capituler l'Ukraine en moins de 3 semaines seulement. Il a pris une dimension exceptionnelle Volodimir Zelenski à l'occasion de cette guerre et de la manière dont il a mené les choses selon le regard du ministre des affaires étrangères françaises.

Je crois que c'est d'abord aux Ukrainiens qu'il faut le demander et ils ont répondu de manière très nette lorsque le Parlement ukrainien il y a quelques semaines seulement a réaffirmé que Volodimir Zelenski avait la pleine légitimité pour présider aux destinées de son peuple. Alors, je vous pose cette question parce que les Américains notamment Donald Trump et le vice-président Jid Evens remettait en question ce leadership de Volodimir Zelenski. La France, elle par la voix de son ministre des affaires étrangères considère qu'il reste et sera l'interlocuteur de la suite. Évidemment, il est pleinement légitime.

il a pris cette légitimité au auprès du peuple ukrainien au travers de ses représentants de la RADA et il est évidemment après avoir mené pendant 3 ans son pays et son peuple dans cette guerre de résistance contre l'envahisseur, je dirais le mieux placé pour négocier un un traité de paix en bonne et du forme avec la Russie qui éloignera définitivement la menace. C'est Jean-Noël Barreau, le ministre de l'Europe et des affaires étrangères qui est notre invité ce matin dans face au territoire sur TV5 Monde avec, vous le savez en partenariat et en coproduction avec la presse quotidienne régionale. Dans un instant donc Stéphane Vernet de Ouest France sur ce plateau.

5:18
Non speech

[Musique]

5:20
Locuteur

Bonjour Stéphane Vernet. Bonjour. Bonjour. Bonjour. l'Ukraine. J'avais j'avais une première question à vous poser concernant le l'Ukraine. Le président des Zelenski et le président Trump se sont parlés hier au téléphone. Apparemment, ça se passe beaucoup mieux entre eux. Pourtant, tout n'est pas clair. Que propose vraiment Donald Trump ? Une proposition, une protection américaine de toutes les installations électriques ukrainiennes, ce qu'a compris Volodimir Zelenski ou juste de la centrale nucléaire de Zapor ?

Ben, c'est l'objet des euh des discussions que nous avons au niveau du président de la République et au mien avec nos interlocuteurs ukrainien et américain puisque vous avez vu que ces dernières semaines, nous avons joué un rôle de facilitateur pour que suite à l'incident très regrettable du bureau oval la Maison Blanche et bien que les liens puissent être renoués puisque nous considérons que les États-Unis de Donald Trump ayant exprimé leur intention de conduire cette guerre d'agression vers une fin définitive bien que nous sommes bien placés pour faciliter ces ces discussion.

Ce que je constate en revanche euh c'est qu'aujourd'hui le seul obstacle à la paix, c'est euh Vladimir Poutine qui lorsqu'il s'est entretenu un peu plus tôt cette semaine avec le président Trump a semblé euh signaler qu'il était prêt à à ce qu'on pourrait appeler une demi-trêve sur les infrastructures énergétiques, mais qui le soir même a bombardé l'Ukraine avec toute la force de ses drones et de ses missiles. Est-ce que le la France continue à plaider pour un cesser le feu de 30 jours dans les airs, sur les mers et toutes les installations électriques ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il n'est pas pleinement question de ça aujourd'hui ?

Nous avons non seulement plaidé pour une pour une trêve dans les airs euh en mer et sur les infrastructures énergétiques parce que c'était vérifiable euh mais cette proposition a été retenue par les Ukrainiens qui lorsqu'ils ont rencontré les équipes de négociation américaine la semaine dernière en Arabie Saoudite ont posé cette proposition sur la table. Les Américains ont demandé stade n'en prennent qu'un petit bout en fait. non alors les non les Américains ont demandé aux Ukrainiens d'aller un peu plus loin et de consentir à une trêve qui concernerait l'ensemble des champs de la conflictualité y compris les combats sur le terrain.

ce à quoi et il faut leur reconnaître, c'est vraiment majeur et ça je pense été un peu sous-estimé, les Ukrainiens ont consenti, c'est-à-dire que les Ukrainiens ont accepté une formule de cesser le feu qui est pour eux un vrai compromis en direction de la dis tout à l'heure, ce sont les Russes qui bloquent pour l'instant aujourd'hui ce sont les Russes et c'est mesurable Jean Noël Barreau, c'est les Américains qui vont mesurer ça ou est-ce qu'on aura des moyens de voir si c'est vrai ou pas ? C'est une vraie question justement justement nous avions formulé une proposition qui était facilement mesurable.

C'est la raison pour laquelle nous pas par les Américains par quiconque puisque si je puis dire parce que si vous parlez des airs des mers et des infrastructure énergétique c'est plus facile si l'on peut dire de de mesurer s'il y a des franchissements que si vous parlez de la ligne de contact sur le terrain qui a 1300 km de long qui fait 1300 km de long. Les Américains ont souhaité aller plus loin parce qu'ils voulaient que cette ce cesser le feu qui est un préalable à une négociation de paix en bonne et du forme témoigne de la bonne foi des deux parties. Les Ukrainiens ont accepté, c'est le gage de leur bonne foi. Les Russes l'ont refusé.

Les Russes et les Américains se retrouvent en Arabie Saoudite dimanche pour négocier. À ce stade, il est toujours pas question que les Ukrainiens ou les Européens aient une place à la table des négociations. Est-ce que est-ce qu'à un moment ça ça forcément ça viendra ? Alors, d'abord, je je je souhaite pour ma part que les Ukrainiens, éventuellement les Européens puissent être associés d'une manière ou d'une autre au aux discussions puisqu'on voit bien que progressivement euh la conversation, en tout cas la négociation converge sur les paramètres d'un d'un cesser le feu et c'est très bien.

Je pense que dès que un un accord sur le CCF aura été conclu, il faudra que les Européens puissent entrer pleinement dans la discussion et je le dis, le président de la République l'a dit lui aussi, y compris avec la Russie pour préparer les termes d'un accord de paix en bonne et du forme qui garantissent que les ossités seront définitivement. Donald Trump et Vladimir Poutine parvenaient à un deal particulièrement défavorable aux Ukrainiens, est-ce que est-ce que nous aurions vraiment les moyens de nous y opposer ? Si les Américains disent bah vous c'est à prendre ou à laisser, vous signez où on coupe toutes les aides militaires. On fait quoi ?

Je crois qu'il faut poser la question aux Ukrainiens qui ont fait la preuve de leur bonne foi en acceptant un cesser le feu sans condition la semaine dernière en Arabie Saoudite. Un cesser le feu préalable à des négociations de paix. Si on leur propose une capitulation, pensez-vous vraiment qu' après 3 ans de de combat courageux qui a tant coûté à l'Ukraine, il déposerait les armes ? À mon avis, ils ne l'accepteront pas. Jeanno Albarot, le ministre de l'Europe et des affaires étrangères notre invité ce matin dans face au territoire sur TV5 monde. C'est le principe de cette émission. Nous partons à Marseille.

Olivier Biscay qui est directeur de la rédaction de la Provence, partenaire de cette émission a une question à vous poser depuis Marseille. Olivier, monsieur le ministre, bonjour. Croyez-vous que la paix reviendra au Liban ? Comme l'affirme, comme l'espère le chef de la finule Haroldo Lazaro. Bonjour et merci pour votre question. D'abord, il y a 4 mois encore, le Liban était plongé dans une guerre qui le menaçait d'effondrement. Grâce à la mobilisation de la diplomatie française euh au côté de la diplomatie américaine, nous avons obtenu d'abord un cesser le feu.

Puis nous avons facilité l'élection d'un président pour le Liban qui n'en avait pas depuis plus de 2 ans, puis la nomination d'un premier ministre et aujourd'hui un nouvel espoir est né au Liban que nous voulons accompagner parce que tous les problèmes sont résolus. Pas tout à fait. Il reste euh même si les troupes israéliennes se sont presque intégralement retirées du Liban, une présence au sud du pays. Euh le travail de euh de désarmement du sud de du Liban en particulier du Esbola n'est pas tout à fait terminé. Mais par rapport à la situation qu'on connaissait il y a 4 mois, bien évidemment c'est un pays totalement différent que nous avons réussi à faire émerger.

On parle du Liban, il y a il y a aussi le le à Gaza. En fait, l'Europore reprend avec des bombardements terrifiants. Euh comment se positionne la France ? Qu'est-ce que Qu'est-ce qu'on peut faire pour pour arrêter ce conflit ? En fait, le président de la République l'a dit hier. La, je dirais la reprise de la guerre à Gaza est dramatique. Dramatique pour les populations civiles. Dramatique pour les familles israéliennes qui attendent désespérment retour des otages du Hamas.

Il faut donc que les deux partis, Israël et le Hamas, s'en tiennent au terme du cess de feu que Donald Trump en arrivant avait accéléré et entre non entre dans la phase 2 qui doit la phase 2 de se cesser le feu qui était qui avait été convenu par les partis qui doit déboucher sur ce sur un plan pour l'avenir immédiat de Gaza sur lequel ont travaillé les pays arabes que nous soutenons dans leurs efforts pour la sécurité pour la reconstruction et puis pour la la gouvernance de Gaza qui évidemment ne devra aucun cas intégrer le Hamas. J'ai une autre question concernant la région. Lundi, la Commission européenne a annoncé l'octroit d'une aide de 2,5 milliards à à la Syrie sur 2 ans.

Pourquoi soutenir le nouveau régime après les massacres de civils qui ont eu lieu dans le nord dans le nord-ouest du pays ? Si euh nous avons repris des échanges avec la Syrie après la chute du régime de Bachar Al-Assad. Et le président viendra-t-il à Paris ? Le président Syria, le nouveau ? Je ne sais pas, ça n'est pas prévu à On avait parlé d'une invitation, ça n'est pas prévu à ce stade.

Si nous soutenons ou si nous avons réengagé le dialogue avec la Syrie après la chute du régime de Bachar Al-Assad, c'est parce que sous l'empire de Bachar Al-Assad et sous son régime criminel, des attentats terroristes ont été faumentés en Syrie et ont touché le territoire national et qu'à la chute de ce régime et bien Daesh que nous avons combattu depuis 10 ans avec nos alliés internationaux mais aussi locaux, les curdes en particulier menace de se reconstituer et de menacer une nouvelle fois le territoire national. Et donc nous ne pouvions pas détourner le regard, nous ne pouvions pas enfouir notre tête dans le sable.

C'est pourquoi j'y suis allé pour ma part et c'est pourquoi nous entretenons un un dialogue très exigeant avec les autorités sur place pour ne les pour que l'avenir de la Syrie ne laisse aucune place à une résurgence de DH. Alors une une de la Provence d'abord puisque Olivier Biscali est à Marseille notre partenaire, on la voit derrière vous, c'est une locale bien sûr et puis la une de Wouest-France Stéphane Vernet, vous êtes éditori politique à Wouest-France. On parle des municipales, la France déjà en campagne puisqu'on a un an des municipales. Voilà, mais on avait parlé hier du du livre blanc sur la défense européenne et du rarement.

Il y a il y a un sommet, il y a un Conseil européen qui va durer 2 jours aujourd'hui à à Bruxelles. Quels sont les enjeux rapidement ? En fait, la la France souhaite qu'il y ait un grand emprunt autour de la défense. Ça c'est pas l'ordre du jour. Par contre, la question d'acheter français enfin d'acheter européens pour se réarmer, ça c'est un c'est quelque chose qui est proposé par la France et qui va être discuté aujourd' et demain. Exactement.

Mais c'est pas en lien avec la vie de nos territoires, la vie de nos communes et les élections municipales l'année prochaine puisque ce qui va se passer jeudi et vendredi aujourd'hui et demain à Bruxelles, c'est la cristallisation de je ce réveil stratégique de l'Europe en matière de défense, l'accord qui qui va se confirmer sur les les paramètres financiers, la dimension financière de ce que l'Europe va mettre sur la table. La la présidente de la Commission européenne a a parlé des 800 milliards d'euros la semaine dernière.

Ce qui importe pour nous et ce que dira le président de la République, c'est que nous n'acceptons pas que l'argent des contribléables européens ailleent financer l'industrie de défense d'autres régions du monde ou d'autres pays du monde. C'est une et pas seulement américain, c'est une question. C'est vrai que 2 tiers de l'approvisionnement des armées européennes ces dernières années a été fait aux États-Unis, mais nous devons le rapatrier en Europe. C'est une question d'indépendance et c'est aussi une question d'attractivité et de d'économie de nos ter. C'est aussi pour ça que vous êtes ministre de l'Europe et ensuite des affaires étrangères.

Bien sûr, ça fait partie quoi d'un d'un signe qu'on veut donner ? Je crois que c'est le président de la République le premier qui a ajouté le terme d'Europe à à celui plus traditionnel des affaires étrangères. Ça témoigne de notre fort engagement européen et de notre conviction que c'est au niveau européen que certains sujets et en particulier celui de la sécurité seront traités de manière la plus efficace au service des Françaises des Français. C'est donc Jean-Noël Barre ministre de l'Europe et des affaires étrangères qui est notre invité en direct dans face au territoire. Si vous nous rejoignez dans un instant Tom Benoît de Goo stratégie magazine. Merci Stéphane Vernet.

J'aurais voulu faire plus long sur la série mais bonjour Tom Benoît. On va parler de taxe et de droits de douane avec Jean Noël Barreau. Absolument. Bonjour monsieur le ministre. J'ai entendu un bruit qui court pour ainsi dire la Commission européenne pour taxer les produits de beauté en provenance des États-Unis. Pour le moment les droits de douanes sur les produits de beauté entre l'UE et les États-Unis sont quasiment à zéro. Alors ma question elle est très simple.

Si l'UE annonce taxer les produits de beauté, est-ce que Donald Trump ne va pas arriver en nous disant ben moi, je les taxe encore plus et je taxe les cosmétiques qui sont quand même le second pôle d'exportation de notre pays, la France, les produits cosmétiques. La réponse, elle est très simple. Personne n'a intérêt à une guerre commerciale, ni les États-Unis, ni l'Europe. Et ne comptez pas sur l'Europe pour porter le premier coup. Ça ne sera jamais le cas. Mais si nos intérêts sont menacés par des guerres commerciales, qu'elles soient provoquées par les États-Unis ou par d'autres, et bien nous répliquerons. Nous l'avons fait lors du premier mandat de Donald Trump, nous le ferons.

Mais là, on réplique sur notre secteur pour ainsi dire puisque les droits de douanes pour le moment, c'est pas sur les produits cosmétiques. On parle d'acier, le métal par exemple nous choisissons ou plus précisément la Commission européenne choisit les mesure de représaille pour maximiser l'impact et sur je dirais la la le pays ou la région qui porte atteinte à nos intérêts et pour minimiser l'impact sur nos propres filières. En tout cas, c'est ce qu'on lui demande de faire. subsidiaire, je me mets dans la position de LVMH par exemple ou King tous ces groupes de luxe qui sont des gros exportateurs de cosmétique.

Est-ce qu'il ne va pas leur venir la petite idée un peu comme c'est CGM par exemple qui s'est engagé à investir 20 milliards sur les quatre prochaines années et créer 10000 emplois aux États-Unis de dire bon on va peut-être ouvrir quelques usines au Texas, en Californie, quelques filiales américaines, quelques usines surtout pour produire directement aux USA. Est-ce que c'est pas ce qui va se produire ? Peut-être silencieusement.

Moi ce que je crois c'est que nous parviendrons par la conviction et si nécessaire par la dissuasion à à une des escalades et comme ça a été le cas par le passé avec les États-Unis à on peut imaginer que Donald Trump diminue drastiquement finalement les droits de dou avec l'Union européenne et abandonne un petit peu son plan de remplacer l'impôt sur le revenu aux États-Unis par les droits de parce que c'est ça la grande idée de Trump hein. En tout cas, on peut espérer, souhaiter dans l'intérêt hein des des Américains que la guerre de de commerciale entre les États-Unis et l'Europe n'est pas lieu, un peu comme la guerre de 3, voyez. Mais pourquoi ?

Parce que qui sont les premières victimes de cette guerre commerciale ? Ben, je dirais c'est c'est l'inverse. C'està-dire que c'est les entreprises américaines qui sont très nombreuses en Europe dans nos territoires et qui font travailler beaucoup de de français et de français qui vont être pénalisés puisquelles elles payeront plus cher le réexport de leur production vers les États-Unis. Et puis les deuxièmes victimes, c'est évidemment les classes moyennes américaines qui vont payer plus cher leur panier de consommation. Une question personnelle, vous connaissez Marco Rubio, votre homologue, le secrétaire d'État ?

Le secrétaire d'État, je rappelle aux téléspectateurs, c'est le ministre des affaires étrangères américaines. Vous le connaissez ? Bien sûr, vous l'avez rencontré. Il est comment ? Parce qu'il a l'air pas plus timoré. Mais on l'a vu dans l'échange avec Volodimir Zelenski maison Blanche, il était moins moins présent. Vous parlez avec lui ? Il y a un dialogue ouvert. Absolument. C'est un grand expert des affaires internationales. C'est pas tout à fait lui qui s'occupe des des sujets commerciaux mais sur les affaires internationales, il il y travaille.

Il y a travaillé beaucoup comme sénateur membre de la commission des affaires étrangères, connaît parfaitement la l'articulation entre les grandes crises du monde et il est de ce point de vue-là un conseiller très précieux pour Donald Trump. Don Menois, géostratégie, on va passer à l'industrie de la défense et le financement européen. Alors, j'ai entendu parler de Safe Security Action for Europe. 150 milliards. Oui, l'accent est peut-être pas au top. 150 milliards apparemment qui serait levé sur les marchés financiers par la Commission européenne directement et qui reprêterait sans faire de marge on l'imagine ou simplement les fragilations aux États.

Quelle est la différence entre les 800 milliards qui ont été annoncés par Urs Vanerleen et les 150 milliards donc de safe ? C'estàdire que les États vont s'endetter directement pour 600 milliards à peu près tous les États européens et l'Union européenne va s'endett à hauteur de 150 milliards pour prêter aux États. C'est à peu près ça le ratio. Ce que la Commission a mis sur la table, c'est effectivement ce ces 150 milliards qu'elle va emprunter au nom des Étatsmembres qui le souhaitent leur permett au nom finalement au nom de la Commission européenne avec comme garantie les États membres. Non au nom de Lue européenne et au profit des Étatsmembres qui le souhaitent. Non mais c'est important.

Ouais. Ensuite, ce qu'elle a dit, c'est je vais assouplir les règles comptables, les règles budgétaires qui s'imposent aux Étatsmembr en disant que s'ils consacrent plus d'argent à leur défense, bien je ne leur en tiendrai pas rigueur pour le décompte des règles des 3 % de déficit. Absolument. Et donc en additionnant ces 150 milliards d'un côté qu'elle va donc emprunter et de l'autre et bien euh ce qu'elle anticipe que les Étatsmembres vont faire pour bénéficier de cette on arrive au 800 milliards et nous ce que nous voulons c'est d'aller plus loin.

C'est d'aller plus loin avec non pas un emprunt que la commission ferait au profit des États-membres mais un état un un emprunt comme nous l'avons eu pendant la période de la COVID qui est un emprunt purement européen. Save ça va être ça les 150 milliards ça va être un emprunt purement européen en méation subsidiaire. Non, pas tout à fait. C'est un emprunt euh que la commission va euh va lever et euh les Étatsmembres resteront euh débiteurs de la Commission européenne, ceux qui l'activiment, ce n'était pas le cas pour le Covid. Ce qui n'était pas le cas pour le Covid. Question.

Euh pour le loan, les revenus de la Commission européenne, c'est les droits de douane, c'est le la contribution des Étatsmembres. Si la le président de la République a parlé pour financer ses emprunts euh de l'attaque sur les services numériques. Si la commission s'endete davantage, sa notation par les agences risque d'être abaissée si elle ne trouve pas de nouveaux moyens finalement de lever l'imposition. On va dire. Je viens de vous répondre. Le président de la République a parlé comme ressource pour soutenir ses emprunts de la taxe sur les services numériques. Laune de Géostratégie magazine Tom Benoît, est-ce que vous avez des lingots d'or monsieur le ministre ?

Est-ce qu'il faut avoir en réserveéfier ? Vous ne croyez pas ?

On le sait généralement si on a ah notre personnel non pas du tout parce que je vois que c'est quand tout leur s'impose plus de 3000 dollars pour l'on d'or qui n'en finit pas de monter valeur refuge he finalement valeur refuge les marchés financiers qui va si aux États-Unis et l'Europe qui se porte plutôt bien par contre les march européens absolument j'ai d'ailleurs fait le calcul personne n'y croyait absolument et là je il est le moment en tout cas si pour ceux qui ont investi dans les marchés européens il y a 6 mois c'est vra vous savez juste un dernier point que l'état a gagné beaucoup d'argent justement parce qu'il avait beaucoup de part dans les valeurs de la défense société de la défense de la rédaction géostratégie magazine vous restez avec moi.

On part c'est la tradition de cette émission Jean-Noel Barreau ministre de l'Europe et des affaires étrangères à Lyon c'est le groupe Braoducteur de cette émission qui est à Lyon c'est Jean Didier Derry qui est le rédacteur en chef adjoint du progrès de Lyon. Vous connaissez bien cette région d'ailleurs pour d'autres raisons. On écoute Jean-Dier Derry à Lyon. Monsieur Barreau, bonjour.

L'entreprise Fermob qui est basée dans l'un et qui est spécialisée dans la conception et la fabrication de mobilier de jardin a pris une décision stratégique, c'est-à-dire qu'elle a choisi d'augmenter son stock aux États-Unis et elle prévoit de travailler avec un partenaire local en prévision d'éventuelles taxes. Qu'est-ce que vous pouvez aujourd'hui nous dire pour assurer les entreprises qui travaillent avec les États-Unis ?

ministre VRP aussi oui que que nous allons tout faire et c'est l'objet des discussions très fréquentes que nous avons et notamment mes collègue ministre de l'économie mon ministre délégué Laurent Saintmatin chargé du commerce extérieur avec leurs homologues américains pour faire redescendre la pression et que chacun s'aperçoive que nous n'avons aucun intérêt les États-Unis et l'Europe à entrer en guerre commerciale.

contraire, dans un moment où les tensions commerciales, c'est vrai, se ravivent un peu partout dans le monde, nous avons plutôt intérêt, si je puis dire, à à réduire nos barrières commerciales de manière à ce que nos entreprises puissent bénéficier des capacités ou des possibilités offertes par nos marchés respectifs.

C'est dans cet esprit là que nous travaillons et je le redis si nous ne parvenons pas à convaincre ou si nous ne parvenions pas à convaincre les autorités américaines du bien fondé de ce diagnostic et bien alors nous avons des instruments de dissuasion qui qui étaient déjà puissants lors de de je dirais du premier mandat de Donald Trump et qui sont devenus encore beaucoup plus puissants puisque nous avons notamment un instrument qui s'appelle l'instrument anticoer qui permet lorsque nos nos intérêts sont atteints et bien à à la Commission européenne de faire appel à une très vaste palette d'outils de réplique et de représailles. Clairement, on est en guerre commerciale.

C'est la guerre du Je crois pas. Je pense qu'on peut l'éviter. Je pense qu'on peut l'éviter et je pense que nous nous ne sommes pas les seuls nous européens à considérer que même si la la mondialisation débridée dérégulée n'a sans doute pas produit que des effets positifs, bien au contraire, et bien qu'il y a des mérites à avoir un commerce international qui soit régulé mais qui reste ouvert. Et c'est pourquoi je pense qu'avec d'autres régions du monde, je pense à je pense à à l'Asie du Sud-Est par exemple où je me rendrai dans dans quelques jours, bien il y aura des résistance à cette tentation de la guerre commerciale à Touva.

Jean-Noel Barot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères et notre invité d'en face au territoire si vous nous rejoignez les unes du progrès de Lyon et puis de JSL qui est le journal de Sonloir et puis exceptionnellement dans ce même groupe partenaire de cette émission le groupe Bra bien public parce que demain vous êtes à Dijon en Côte d'Or qu'est-ce que vous allez faire en côte d'Or de vous partez de à Singapour Pékin la semaine prochaine et vous êtes en côte d'or demain bien je vais rencontrer les 10 jeunèses et les jeunets pour leur mettre les cartes en main parce que les affaires étrangères C'est l'affaire de toutes et tous.

Peut-être que jamais dans notre histoire récente, les affaires étrangères n'ont eu autant d'impact sur vie quotidienne, sur la vie de notre territoire. Et donc l'objectif c'est bien dans un moment où euh où le on voudrait opposer au au conscience la loi du plus fort et et un retour de la violence et bien les armes de l'esprit et c'est tout l'objet des rencontres que j'aurai demain avec les élus engagés dans la coopération, dans les jumelages, avec les étudiants de sciences pot ou encore avec les lecteurs de la presse quotidienne régionale. Donc demain le bien public Jean Noël Bos sera à Dijon dans un instant. Merci Tom Benoît directeur de la rédaction de Géostratégie magazine.

On part en duplexe et en direct de Nice où Denis Caro nous attend. Tour de France. Bonjour Denis Caro. Alors vous vous êtes vous avez une frontière avec l'Italie. Absolument. Bonjour Jean-Noel Barreau. Un mot sur la coopération franco-italienne. Vous avez rencontré il y a un mois à Nice, votre homologue italien, notamment sur la question des tunnels. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur l'ouverture du deuxème tube du tunnel du Frégus et également et ça nous concerne beaucoup ici sur la réouverture du tunnel de tende. Elle est prévue pour le mois de juin. Or, visiblement, il y a pas mal de retard de travaux côté italien. Est-ce que cette échéance pourrait être tenue ?

Nous sommes convenus lorsque nous nous sommes rencontrés à à à Nice où j'étais au côté de mon collègue Philippe Tabarot, ministre des transports, qui était notre invité il y a 15 jours sur ce plateau et local de l'étape, si je puis dire. Euh nous sommes convenus avec les les Italiens euh que les travaux avancent de manière synchronisée et que les ouvertures puissent se faire au même horizon. Euh Philippe Tabarot, mon collègue des transports, m'a fait état des des retards que vous soulevez et j'ai profité euh des de ma rencontre avec Antonio Tayani, le ministre des affaires étrangères italien la semaine dernière, pour lui demander de tenir sa part du contrat. Denis Carot sur l'Algérie aussi.

Oui, Jean-Noel Barreau, l'Algérie a refusé lundi la liste de nom d'une soixantaine d'Algériens que la France souhaite expulser. Cet épisode a fait monter d'un cran supplémentaire la tension entre la France et et l'Algérie. Est-ce que nous sommes au bord de la rupture avec l'Algérie et est-ce que il faut, comme l'envisage Bruno Retaillot, remettre en cause les accords de 1968 ? Bon, nous voulons une relation euh euh équilibrée et constructive avec l'Algérie, mais pour ça euh pour il faut être deux, ça se décrète pas.

Euh et euh ça n'est pas euh euh la France qui a refusé de réadmettre sur son sol des ressortissants euh en situation irrégulière avec les conséquences dramatiques que on a connu encore dernièrement à Mulous. ces tensions, nous n'en sommes pas à l'origine. Euh nous n'avons pas intérêt à ce qu'elles s'installe dans la durée, ni euh ni les ni les Algériens.

Et et pour ce qui me concerne, l'objectif c'est bien évidemment de faire en sorte que les étrangers, les Algériens en situation irrégulière puissent être renvoyé en Algérie, que notre compatriote Boem Sansal puisse être libéré puis que nous puissions poursuivre la coopération en matière de renseignement, de lutte contre le terrorisme qui est essentiel avec l'Algérie si nous voulons protéger les Françaises et les Français. Et puis il y a un sujet sur la résidence de l'ambassadeur de France à Alger qui est un monument enfin un bâtiment moresque magnifique. Les Algériens voudraient le récupérer.

Vous avez vu cette cette affaire, il y a eu un de papier dans les dans les journaux notamment Algérie disant que ben les Algériens mettaient la pression sur la France à propos de ces bâtiments, je crois diplomatiques. C'est pas de les messages que j'ai reçu par les voies diplomatiques à ce stade. Dites-moi, euh on vous a senti un peu timoré dans cette euh dans ces positionnements politiques euh Bruno Rotaillot de général d'Armanin sur l'Algérie et vous faites partie de ceux qui prennent un dialogue face à des ministres qui en veulent plus. C'est c'est ça le euh c'est possible dans un gouvernement qu'il y ait des des sensibilités aussi différentes sur des sujets aussi forts.

Mes chers monsieurs, d'abord chacun est dans son rôle. Ensuite, si vous reprochez au diplomates français d'être timoré, vous ne pouvez pas en même temps vous féliciter lorsque vous y avez fait référence tout à l'heure, il lib il libère certains de nos compatriotes qui sont détenus arbitrairement ou hage à l'étranger. Donc vous êtes dans votre rôle, ils sont dans le leur en gros. C'est ça que vous me dites.

Non, je vous dis que qualifier de timorer l'attitude de des diplomates français, c'est se c'est faire une grossière erreur sur la manière dont nous travaillons, notamment lorsque si vous regardez les choses, vous apercevrez que la France n'hésite jamais à prendre des sanctions très lourdes et à en proposer au niveau européen lorsque nous considérons qu'elles sont prises à boncient dans l'intérêt des Françaises et des Français. Jean Noël Barou est notre invité ce matin. Merci. Denis Caro, vous étiez en duplexe en direct de Nice et vous êtes directeur des rédactions de Nice matin 20 matin et Monaco matin. Et voici d'ailleurs la une de Nice matin qu'on voit à l'écran et c'est ce séisme.

Alors, vous l'avez ressenti vous-même. Je crois que c'était près de 5 points. Oui, effectivement, ben on l'a tous ressenti nous an ce matin. L'immeuble à a bien a bien tremblé à 18h45 avec une autre secousse assez forte vers 22h30 et au total une vingtaine de répliques. Donc doit-on trembler ? C'est la question que tout le monde se pose ici sur la côte d'Azur où on le sait nous sommes très exposés au séisme. Merci Denis Carreau. Dans un instant, Floréal Hernandez rédacteur en chef de 20 minutes est sur ce plateau.

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Bonjour Florel Hernandez, merci d'être avec nous. Bonjour. Comment expliquer donc cette comment dirais-je enthousiasme des jeunes français pour l'armée ? J'ai vu un sondage surprenant sur les 18 30 ans dans 20 minutes. Il se remobilise effectivement le 10 mars, on a publié une enquête moi jeune donc qui est un un format qu'on fait régulièrement avec Opinion derrière en tant que que sondeur et avant même la locution du président de la République du 6 mars, 3/4 des sondés étaient favorables à une augmentation du budget de l'armée. C'est une bonne nouvelle pour Sébastien Lecornu ou pour Éric Lombard. Surtout pour Sébastien Lecnu en l'occurrence.

Mais je vais vous dire en en vous écoutant, je me fais la réflexion que de la même manière que sur le la question du défi du dérèglement climatique et de ses conséquences, c'est d'une certaine manière la jeunesse qui a participé à la prise de conscience. Et bien, je suis convaincu que sur le sursaut stratégique, le réveil stratégique dont nous avons besoin pour notre propre sécurité, c'est aussi la jeunesse qui contribuera assez largement à à à faire prendre conscience à l'ensemble du pays que ces défis sont majeurs. Justement dans cette étude, un jeune sur de dont 30 % des 37 % des femmes pardon se dit prêt à s'engager dans l'armée en cas de conflit.

Est-ce que il est pas là levier euh pour augmenter l'armée de réserve, les réservices comme le souhaite Sébastien Lecnu, il annonce qu'il aimerait atteindre 100000 personnes. Est-ce que voilà, il il y a des leviers à activer auprès de la jeunesse ou peut-être même des carottes à mettre en jeu pour pour qu'il viennent dans ces réservist réhausser les soldes ? Bah peut-être ouis enfin il y a des il y a des choses à faire.

En tout cas euh la la l'annonce qui a été faite à la fois par le président de la République et le ministre des armées d'un relèvement de la réserve euh à 100000 personnes et tombe à propos puisque elle rencontre une une aspiration d'une partie de de la jeunesse qui souhaite dans ce moment où effectivement notre indépendance est est en jeu et bien d'une certaine manière se placer sous sous les drapeaux. Alors euh tout ça euh c'est évidemment beaucoup de travail et je sais que le le ministre des armées a a demander à ce que ça puisse être fait le plus le plus rapidement possible. Mais je considère que c'est une bonne chose.

C'est une dialogue en tant que ministre des affaires étrangères avec vos homologues. Le le poids de de l'armée française, le professionnalisme de l'armée française souvent ça compte. On vous regarde différemment parce que vous êtes le ministre des affaires étrangères d'un pays qui a une armée avec évidemment mais aussi une armée très professionnalisée, une armée d'emploi, une armée qui a combattu ces ces dernières années, qui a versé d'ailleurs le sang au service de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel notamment.

Évidemment que ça compte et ça n'est d'ailleurs pas un hasard si pour la première fois euh sans doute dans notre histoire euh c'est à Paris qu'il y a quelques jours les chefs d'étatmajor, les chefs des armées de la plupart des pays européens et des pays alliés de l'Ukraine se sont réunis pour réfléchir ensemble à la manière le moment venu une fois la paix conclue de la garantir avec des capacités militaires adoc. Ça montre bien que la France est une référence dans le domaine militaire. On l'a lu ou entendu, Emmanuel Macron n'est pas favorable à un retour du du service militaire. Dans cette étude, moi jeune, 32 % leur disait pourquoi pas ?

Après ce que disaient les sdeurs, c'est que c'est plus facile de dire pourquoi pas quand il y a pas la perspective que ça ça n'arrive. Vous comme moi, on est de la même génération, vous n'avez pas fait le service militaire, vous avez fait la la journée citoyenne. Est-ce que vous auriez aimé le faire vous le service militaire ? En tout cas, je pense qu'on a des marges d'amélioration pour offrir à la jeunesse qui souhaite participer d'une manière ou d'une autre à à la à la vie de la nation de le faire. Et de ce point de vue-là, on a on vient de parler de la réserve, mais le ministre des armées a proposé aussi une réforme de de cette fameuse journée pour qu'elle elle soit plus substantielle.

et qu'elle permette justement à la à la jeunesse qui pour le coup y participe dans son ensemble tout tout fille et garçon toute une génération, bien qu'elle puisse prendre la mesure ce jour-là des des enjeux mais aussi des menaces qui guettent l'avenir de la nation. Est-ce que ça ça passe aussi par cette refonte qu'appelle le président de la République sur le SNU, le service national universel ? Alors, vous connaissez peut-être fou la date de quand il va proposer cette refonte puisqu'il l'a pas dit à la presse régionale ce weekend.

En tout cas, pour ma part, je suis allé il y a 3 semaines à peu près euh dans mon département, dans ma circonscription à Satori, euh rencontrer euh les jeunes d'un séjour du service national universel qui qui était accueilli pendant une journée par les militaires français à à à Satori. J'ai peu mesuré à quel point euh ces c'est ce format de formation qui dure de semaines avait beaucoup de sens et s'il peut s'élargir, je pense que ça sera une bonne chose. Et dans la refonde, quels sont les besoins justement de la nation ? parler de besoins de la nation, de priorités identifiées. Quelles sont-ils aujourd'hui pour cette réforme du cette refonde du SNU ?

Je pense que c'est d'abord et avant toute chose la prise de de conscience et des euh priorités qui doivent être les nôtres dans un monde dans lequel nous entrons euh dans lequel si nous voulons être indépendants, il nous faudra être plus fort. Est-ce que vous faites partie des ? Désolé très très vite. Est-ce que vous faites partie de ceux qui ont pu lire le le guide de survie qui va être envoyé au français et au français qui inspiré, si je puis dire, d'un guide suédois que j'avais moi-même remis au Premier ministre. Qu'est-ce qu'il y a dedans ? Alors, un peu, vous savez mieux que nous.

Je l'ai pas encore reçu pour ma part mais je pense qu'il arrivera dans ma boîte aux lettres par l'attend avec impatience pour le décrypter pour ses lecteurs de 20 minutes. Le le c'est une chance pour la France. Alors là je parle au ministre de de l'Europe aux affaires des affaires européennes que que quelle est cette dissuasion nucléaire et que les États-Unis montrent une forme de faiblesse de de de soutien. Est-ce qu'on peut se repositionner du fait que nous ayons le feu nucléaire et qu'on puisse entretenir une ambiguité par rapport au moment où on le on pourrait le déployer ? La Russie, c'est une force. La France revient fort grâce à ça, grâce au fond au général de Gaulle.

D'abord, au moment où les États-Unis accélèrent ou leurs expressions à ce stade sur un sur le retrait, le le la diminution de leur niveau d'engagement dans l'OTAN, dans cette alliance qui garantit la sécurité de de l'Atlantique Nord, l'Europe et de l'Atlantique Nord, et bien c'est une opportunité pour les Européens de prendre la place qui sera laissée, de développer leur capacité et leur vision. Ensuite, s'agissant de la dissuasion nucléaire, c'est évidemment euh euh un élément central décisif de notre indépendance. Nous le devons à la vision du général de Gaulle, vision que tous ces successeurs jusqu'au président de la République aujourd'hui ont veilla à à à préserver et même à consolider.

On part, c'est le principe de cette émission aux Antilles. On part à Fort de France et c'est Cyril Boutier, directeur des rédactions du groupe France anti qui a une question à vous poser. Jean-Noel Barreau. Bonjour Jean- Noël Barreau. Quand on évoque les territoires d'outre mer, on parle souvent du rayonnement qu'ils offrent à la France et surtout de la position stratégique qu'ils occupent en différents points de la planète. Dans la situation géopolitique que vous avez évoqué, comment selon vous ces territoires doivent se positionner ? Je pense notamment aux Antill et à la Guyane qui aujourd'hui sont à quelques encablures des États-Unis.

On a même on a la chance d'une certaine manière d'avoir euh territoire d'outre mer sur le continent américain la Guyenne. Absolument. Et grâce à nos territoires d'outre mer, la France est dispose du deuxème domaine maritime mondial et présente sur les cinq continents. C'est bien que jamais le soleil ne se couche sur la France de l'hexagone et des outresemers. Et dans la période dans laquelle nous entrons où les questions de sécurité se posent et elle ne se pose pas uniquement en Ukraine, elle se pose en mer de Chine, elle se pose en Afrique, elle se pose euh dans tous les océans où on est présent, dans tous les océans, la sécurité maritime va être un sujet majeur.

Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle le président de la République lorsqu'il a il a fait ses vœux, présenté ses vœux aux armées un peu plus tôt cette année, leur a dit que au moment où nous recalibrons notre présence en Afrique, et bien nous envisageons déjà la manière dont nous pourrions renforcer notre présence qui est déjà réelle dans nos outreemers puisque cette présence militaire de la France qui est en réalité aussi une présence européenne sur les cinq continents et bien jouera un rôle important pour dissuader les menaces mais aussi pour faire entendre peut-être une voix différente de celle qui voudrait mettre fin à l'ordre international fondé sur le droit.

Cette émission est bien sûr diffusée hein aux Antilles par le biais d'un d'un léger décalage chez nos partenaires de France Antill une de France Antill d'ailleurs donc et de France Guillane que vous voyez apparaître des partenaires de face au territoire. Merci beaucoup Florel Hernandez dans un instant d'émet Corkmas de la rédaction internationale de TV5 monde et sur ce

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plateau des mkmas. Alors évidemment on va se préoccuper beaucoup de ce qui se passe en en Afrique. Oui. Et d'abord euh le retrait du Mali, du Birkenfaso et du Niger de l'OIF, des instances de l'OIF. Est-ce que pour vous c'est un nouvel acte de rupture vis-à-vis de la France ? Je le regrette évidemment euh euh l'OIF et on est aujourd'hui euh ensemble pour célébrer la francophonie en cette semaine de la francophonie.

Euh c'est euh un vaste espace qui réunit plus de 300 millions de de locuteurs du français euh mais qui valorise aussi euh le plurilinguisme euh et qui euh qui a vocation à être un espace d'échange ouvert et qui dépasse en quelque sorte euh je dirais les les clivages entre les uns et les autres. Je regrette donc que ces ces ces ces trois pays aient décidé d'en sortir bien évidemment. Vous auriez un message à leur passé aujourd'hui ? J'ai un message pour tous les les locuteurs du français dans ces trois pays et dans les autres. La francophonie est un espace qui vous appartient, dans lequel on vous invite à développer votre euh créativité, euh vos projets.

C'est d'ailleurs sur ce thème que la France a axé sa présidence euh du sommet euh l'année dernière avec des moments forts consacrés aux créateurs, consacrés aux entrepreneurs parce que cet espace- là, c'est un trésor que nous avons en partage et que nous devons cultiver. Alors, il est beaucoup questions en ce moment du Rwanda. Comme vous le savez, le Rwanda a suspendu de manière brutale ses relations diplomatiques avec la Belgique. Euh, quelle est votre réaction ? J'ai été étonné par l'absence de réaction de la France.

La crise qui déchire la région des Grands Lacs est l'une des plus graves du monde avec 7 millions de personnes déplacées dont 1 million de personnes déplacées depuis le début de l'année et plusieurs milliers de victimes civiles.

C'est pourquoi nous nous appelons avec beaucoup d'insistance et à tous les niveaux, que ce soit aux Nations- Unies, à Bruxelles ou dans les échanges que nous avons de manière bilatérale avec les acteurs sur place à la cessation des hostilités, à la fin de l'offensive du groupe Rebelle M23 dans les les lacs Kivou et dans les Kivou et puis bien sûr au retrait des forces rwandaises du du Congo pour que la souveraineté, l'intégrité territoriale du Congo soit évidemment respecté.

D'ailleurs, nous avons fait adopter une résolution au Conseil de sécurité des Nations Unies à l'unanimité et puis ce lundi à Bruxelles ont été adopté des mesures restrictives qui visent neuf individus et une entité responsable de violation du droit international et du droit international humanitaire. Ces sanctions tombent au moment où le Rwanda et la RDC sont engagés dans un processus de dialogue. Est-ce que c'est pour mettre la pression sur Paul Kagamé ? Est-ce que c'est une pression pour l'amener à discuter et à ouvrir le dialogue ? D'abord, je me félicite que les deux chefs d'État puissent parler directement.

C'est c'est ceux à quoi je les avais invité lorsque je me suis rendu et à Kinshasa pour rencontrer le président Sichekedi et à Kigali pour pour rencontrer le président Kagamé. Je me félicite aussi que des échanges ai pu euh a pu être ou était envisagé entre le le groupe Rebel M23 et le gouvernement de la euh de la RDC puisque c'était le point euh qui euh un des points de sur lequels les B2 n'est pas mais je je je souhaite vivement que ce dialogue puisse tenir puisque c'est en quelque sorte la dernière brique qui manquait aux accords qui avait été presque trouvé le 15 décembre dernier.

Bref, il faut maintenant que le dialogue s'accélère pour que les hostilités cessent, que la crise humanitaire s'interrompe et que la paix revienne dans la région. Est-ce que à votre connaissance, le Rwanda a demandé comme condition le retrait ou la levée des sanctions de la Commission européenne ? Est-ce que ça figure dans les négociations ? Quelles seraient les conditions pour que le l'Union européenne retire ou lève ses sanctions ? Ce sont des sanctions qui sont euh réversibles par définition. Euh elles sont euh je vous le disais, elles elles ont visé conduirait l'Union européenne à lever s Mais attendez, on sanctionne pas pour sanctionner.

Euh l'intérêt qui est euh celui de l'Union européenne c'est de veiller à ce que paix juste et durable puisse intervenir dans l'équivou euh en République démocratique du Congo. Et donc je vous ai dit ce à quoi nous appelons et que nous et nous l'avons dit, je vous le redis à aux Nations- Unies, à Bruxelles et et au niveau bilatéral, c'est la fin de l'offensive du M23, le retrait des troupes rwandaises du Congo et puis les la définition d'une paix juste et durable qui traite de toutes les les causes du conflit et qui permettent à la paix de revenir dans la région. Parce que sinon, que se passera-t-il ?

Et bien si la crise devait s'aggraver encore, c'est toute la région qui menace de s'embraser. Le Rwanda refuse de considérer qu'elle qu'elle a des troupes en RDC dans l'est du pays. Comment obtenir une paix juste si le Rwanda nie la présence de ses de ses propres troupes sur place ? Nous l'avons dit et nous l'avons rappelé. Je l'ai dit moi-même aux autorités rwandaises lorsque je m'y suis rendu. Euh le la la viol la la l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo doit être absolument présent. Une dernière question. La C d'appel de Paris examine une raquette du ministère public en vue de la mise en examen d'Agath Abiarimana.

Vous savez euh c'est l'épouse la veuve de l'ancien président euh rwandais responsable du génocide des toutis. Cette requête du ministère public intervient au moment où Emmanuel Macron a quelque peu haussé le ton vis-à-vis du Rwanda. Est-ce que c'est une façon aussi de ménager Paul Kagamé ? Enfin, la justice est indépendante dans notre pays. Madame, donc et pas une position est indépendante. C'est une requête du ministère public. La justice est indépendante dans notre pays. Merci des maî Corkmas, journaliste à la rédaction de de de TV5 monde.

On va partir alors dans un endroit que je votre cœur qui est votre circonscription puisque Wilfried Richy qui est le rédacteur chef journaliste à TV78 dans les Yvelines a une question à vous poser Jean-Noël Barreau, vous le le député de la circonscription, l'ex-député. Monsieur le ministre, en tant que député des Yvelines et ministres de l'Europe et des affaires étrangères, vous êtes à l'écoute des entreprises locales. Comme en témoigne dès 2021 le Paqure rebond que vous aviez proposé face au contexte géopolitique marqué par des tensions internationales et économiques.

Comment intervenez-vous de manière concrète pour faciliter aujourd'hui l'accès des entreprises ivelinoises au fonds européens ? Merci pour cette question. les entreprises ivelinoises accèdent pour certaines d'entre elles au au fond européen et dans ma circonscription, je pense en particulier à à Carmat, le cœur artificiel, à Nextter ou encore à VDCOM qui ont pu l'année dernière en bénéficier. Mais pour qu'elles en bénéficient encore, faut-il qu'elles puissent les solliciter.

Pourquoi j'ai décidé de décrire à l'ensemble des bénéficiaires que ce soi des entreprises, des universités, des centres de recherche qui ont ces dernières années ont été l'uréat des fonds européens pour les encourager d'abord pour les féliciter d'avoir obtenu ces fonds et pour les encourager parce que ces fonds d'une certaine manière ils sont abandés par le budget de l'Union européenne et le budget de l'Union européenne c'est aussi nos impôts qui le qui le financent si je puis dire ou en tout cas c'est de l'argent qui est de l'argent public et donc il convient que toutes celles et ceux qui peuvent bénéficier de ces fonds les sollicitent et on est là pour les aider.

Ce rôle de ministre de l'Europe des affaires étrangères est est assorti maintenant, je crois pratiquement depuis Laurent Fabius, d'une d'une forme de ministre qui va aider les entreprises, hein, qui va pousser au commerce international. C'est c'est un par moment, ça pose pas de problème dans le dialogue avec les les autres pays d'être en même temps celui qui pousse des entreprises. Est-ce que est-ce que de temps en temps vous vous sentez pas sur une ligne compliquée à tenir ?

Vous avez raison de rendre hommage à ce qu'on appelle la diplomatie économique que Laurent Fabius y a créé les Américains pratiquent alors il y a 10 ans et qui qui qui a permis d'une part à nos entreprises de se développer à l'export pour réduire au moins un peu ce ce déficit commercial dont on parle régulièrement mais aussi à l'inverse d'attirer en France et dans nos territoires dans les régions et notamment celles qui ont subi de plein fouet la désindustrialisation des investissements venant de l'étranger, venant de l'extérieur qui contribue justement à revitaliser beaucoup. Il y en a beaucoup le mesure.

Bien sûr, on le mesure puisque pendant 5 années consécutives, ces cinq dernières années, la France a été le pays le plus attractif pour les investissements étrangers et 2 tiers de ces investissements étrangers profitent à des villes de moins de 20000 habitants, c'est-à-dire non pas aux grands centres urbains, mais plutôt à ces territoires qui justement ont subi de plein de fois la désindustrialisation et qui bénéficient grâce à ce travail de la diplomatie économique bien d'un d'un nouvel élan, d'un nouvel oxygène H vous vouliez revenir sur la Syrie.

Euh c'est vrai qu'on parle un peu moins de la Syrie aujourd'hui à cause de tout ce qui se passe dans le monde et ce matin, on a vu depuis une heure avec vous en direct le nombre de sujets qu'il a fallu aborder. Est-ce qu'on a été surpris au fond que ce leader qui s'est imposé par la guerre ne soit pas aussi, comment dirais-je, dur qu'on aurait pu l'imaginer ? Est-ce que c'était une surprise pour la France ou est-ce qu'on avait les moyens de comprendre déjà les choses ? Je crois que tout le monde a été surpris de la rapidité de la chute du régime sanguinaire de Bachar Al-Assad.

Ce que je crois aussi, c'est que pour que nous puissions continuer à soutenir les autorités de transition, il faut qu'elles démontrent, comme je le disais tout à l'heure, leur ferme intention de lutter contre le terrorisme que nous voulons déraciner. Ce n'est pas à qui ça ? Mais en tout cas, il faut que nous ayons des actes concrets dans les dans les messages qui nous sont adressés. Ça a l'air d'être acquis. Maintenant, il nous faut il nous faut des euh il nous faut des actes puisque nous combattons le terrorisme là où il grandit et c'est en Syrie qu'il grandit.

Ensuite, sur les exactions qui ont été commises sur la côte à la 8, j'ai proposé lundi dernier à Bruxelles que nous puissions prendre des sanctions contre les responsables de ces exactions qui sont intolérables et qui ne doivent jamais se reproduire en Syrie. Sinon, c'est l'avenir même du pays qui est compromis et qui pourrait sombrer dans le chaos qu'il a connu il y a quelques années encore. Je une minute, une dernière une dernière question sur la Syrie. Le rôle de la Turquie en ce moment, quelle quelle position à avoir vis-à-vis de cet acteur qui a beaucoup compté dans la région ? Bien, nous avons pris acte de la situation qu'on les derniers développements à à Ankara.

Est-ce que Ankara doit rester à Ankara ? C'est-à-dire on voit bien la Turquie fait des incursions à pied dans le nord. Est-ce que Anara doit rester en tout cas pour la Syrie, l'intégrité territoriale, la souveraineté de la la Syrie doit être respectée par toutes les puissances étrangère parce que la la Syrie est presque morte d'être le jouet des influences étrangères néfastes dans la région. C'est Jean-Noël Barreau, le ministre de l'Europe des affaires étrangères qui est avec nous encore pour quelques minutes. Votre père Jacques Barre a été membre du Conseil constitutionnel, plusieurs fois ministre, président de commission à l'Assemblée, plusieurs commissions.

C'était une vocation familiale la politique, je crois pas. En tout cas, il y a sans doute une forme d'inspiration et de et de filiation qui euh euh qui d'ailleurs me me relie non seulement à mon père, mais à mon grand-père qui euh pendant la deuxième guerre mondiale s'est investi dans les les réseaux de de résistance de dissimulation des enfants juifs et dont l'histoire a sans doute contribué à me donner le sentiment que l'action politique avait du sens. Qu'est-ce que ça fait un ministre des affaires étrangères quand il ne l'est plus ? Alors, il devient député bien sûr, mais est-ce qu'il y a une vie après avoir été un ministre ? Dire, c'est un ministère passionnant.

C'est ça que je veux dire. Vous savez, j'ai j'ai une femme et des et des enfants qui attendent ça avec impatience. Ah oui, vous les voyez plus. Donc il y a évidemment une vie après l'engagement politique et il y a plein de voies pour s'engager au service de son pays, au service du bien commun. Donc, je m'inquiète pas. Oui. Lesquels ce seront pour vous ? Je ne sais pas les déterminer. J'ai j'ai d'une certaine manière contribué à à servir cet objectif dans ma vie civile comme enseignant et comme chercheur et et sans doute qu'après ma vie politique, je le ferai également.

Merci vraiment d'avoir été notre invité pendant 55 minutes en direct dans face au territoire avec la presse quotidienne régionale Jean Noël Barreau, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Les programmes continuent sur TV5 monde. Au revoir à tous.

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