Retraites, vote de la partie recettes du PLFSS, prises de position d'Edouard Philippe... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher
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France Info. Bonjour Agnès Pannier-Runacher. Bonjour Adrien Bec. Et merci d'être avec nous ce matin. On va revenir sur les prochaines étapes à l'Assemblée concernant évidemment les questions budgétaires, le vote de mardi, l'avancée aussi du compromis tant espéré par Sébastien Lecornu, la suspension de la réforme des retraites aussi. On parlera aussi énergie. Je rappelle que vous en avez eu la charge pendant un certain temps au sein du gouvernement. Mais d'abord, ce long message nocturne de Sébastien Lecornu publié vers 3h30 du matin. Il se félicite sur le réseau social X que le budget de la Sécu soit le meilleur budget possible. En clair, c'est quoi ? C'est le meilleur, faute de mieux ?
Écoutez, nous sommes arrivés à une copie, ce que tout le monde nous disait impossible. Et effectivement, le Premier ministre s'était engagé à ne pas utiliser le 49.3. Et sans 49.3, nous arrivons à une copie qui n'est pas la meilleure. Moi, j'ai une grande frustration. C'est qu'à chaque fois que le Bloc central qui a pris ses responsabilités, a proposé des économies, il n'a pas réussi à les faire voter. En revanche, c'est un texte qui peut donner un projet de loi de finances ou une loi de finances de sécurité sociale aux Françaises et aux Français. Et aujourd'hui, nous avons besoin d'une loi de finances de sécurité sociale.
Vous dites peu, vous ne dites pas doit.
Le vote solennel aura lieu mardi. Et nous, en responsabilité, nous soutiendrons ce budget.
Chacun peut maintenant justement endosser ce texte. C'est aussi ce qu'écrit Sébastien Lecornu. Est-ce que vous n'avez pas l'impression que vu tout ce qu'il y a dedans, tout ce qu'il n'y a pas, vous le disiez vous-même, c'est plutôt que personne ne voudra l'endosser ?
Vous savez, ceux qui ne soutiendront pas un budget devront en répondre devant les Françaises et les Français. Aujourd'hui, ce qu'attendent les entreprises, ce qu'attendent les ménages, c'est d'avoir de la visibilité et de la stabilité. Et ça, c'est un coût très élevé de ne pas avoir de stabilité, de ne pas donner de la visibilité. Aujourd'hui, les entreprises ont arrêté de recruter. Elles ont arrêté d'investir. Les ménages ont stoppé leur projet. Ils ne consomment plus vraiment.
Donc, on fait contre mauvaise fortune bon cœur, pour reprendre cette expression un peu datée.
Donc, on fait des compromis en responsabilité. On aurait, je pense, pu aller plus loin. On aurait pu affronter la question des dépenses structurelles. On aurait pu chercher à avoir un budget plus ambitieux. Mais la copie est correcte. Et le débat qui s'est fait des Républicains jusqu'au Parti Socialiste est un débat qui s'est fait en responsabilité, qui est d'ailleurs beaucoup plus digne que l'image que peuvent en avoir les Français à l'extérieur. Parce que c'est vrai que le Rassemblement national et les filles se sont employées à brouiller les pistes, qu'ils ont pu voter des choses totalement absurdes à certains moments ces dernières semaines.
mais l'un dans l'autre, on a pu corriger cette copie. On est arrivé à un texte qui n'est pas enthousiasmant, mais qui est une loi de finances de sécurité sociale qui est digne pour les Françaises et les Français.
Agnès Pannier-Runacher, on va revenir avec vous sur ce qui s'est passé ces dernières heures à l'Assemblée nationale. Vous y étiez hier soir dans cet hémicycle et a été votée donc cette suspension de la réforme des retraites. C'est la mesure phare du budget de la Sécurité sociale et on sait que c'est au cœur du pacte avec les socialistes. Est-ce que vous savez nous dire ce matin comment est-ce que cette suspension de la réforme des retraites va être financée concrètement ?
Alors, je vais être très claire. Cette suspension de la réforme des retraites qui est en fait un décalage de la mesure d'âge d'une année, c'est 300 millions d'euros l'année prochaine. 300 millions d'euros. Donc, quand dans le même temps, aucun groupe politique ne soutient l'année blanche et que, je rappelle que l'année blanche, le groupe Ensemble pour la République, mon groupe, était prêt à en discuter les modalités, était prêt à dire, on comprend tout à fait que pour le RSA, il faut indexer le RSA.
On rappelle, l'année blanche, c'est en clair, on ne revalorise pas les prestations.
Exactement. Les prestations sociales et les retraites. Et les retraites aussi. Et les retraites. Et prestations sociales, ça va de l'allocation adulte handicapé en passant par des mesures familiales, en passant... Donc, c'est vraiment toutes les prestations qui sont versées aux Français. Eh bien, tous les autres groupes politiques ont balayé cette discussion. C'est 3,6 milliards d'euros. Donc, ceux qui nous disent, aujourd'hui, que le financement des retraites est un problème, 300 millions d'euros l'année prochaine, alors qu'ils ont balayé des mesures qui étaient dix fois plus coûteuses pour le budget de la Sécurité sociale, sont des hypocrites.
On ne vous sent pas très à l'aise, ce matin, quand même, sur cette suspension de la réforme des retraites. C'était la grande réforme structurelle de ce second carcélat d'Emmanuel Macron.
Je suis parfaitement à l'aise parce que ce qui comptait pour nous, c'est-à-dire qu'on aille à 64 ans et qu'on aille jusqu'au bout de cette réforme. Et je ne dis pas que c'est la meilleure réforme et je ne dis pas qu'elle résout tout. Ce qui comptait pour nous est toujours là dans le texte. C'est un décalage d'une génération, d'une année, de la mise en œuvre de la mesure d'âge. Toutes les améliorations pour les femmes, toutes les améliorations pour les carrières hachées sont toujours, aujourd'hui, mises en œuvre. Et je rappelle que pour plus d'un million et demi de pensionnés, de retraités, c'est une amélioration de leur pouvoir d'achat. Ça, nous l'avons préservé.
Tout ce qui, aujourd'hui, est à la fois de la rigueur, c'est-à-dire qu'on pose la question difficile de comment on finance les retraites à un moment où les retraités arrivent de plus en plus nombreux à la retraite. C'est une bonne nouvelle. Ça veut dire qu'ils vivent en bonne santé et qu'ils vivent plus longtemps. Et que, de l'autre côté, notre démographie s'effondre.
C'est un constat. Donc, cette mesure, cette suspension, elle va quand même à rebours des enjeux actuels et donc de ce que vous venez de dire, de la situation démographique en France. Oui, mais cette suspension,
ce n'est pas une suspension. c'est un décalage sur une des mesures de la réforme des retraites. Alors, on en a fait beaucoup de... On en a parlé très symboliquement et je le comprends parfaitement. Mais la réalité, c'est que nous, nous avons tenu sur le fait que la question des retraites devra être adressée au moment de la présidentielle et que nous ne revenons pas en arrière sur une réforme très difficile. Nous assumons la difficulté et nous avons, avec mon groupe, avec Gabriel Attal, fait des propositions. C'est un bon sujet de présidentielle,
la réforme des retraites pour 2027.
Mais c'est surtout qu'il va falloir que les responsables politiques affrontent la question des retraites. Je rappelle que sur ce qu'on appelle le dérapage de la dette financière, de la dette publique française, c'est la moitié, la moitié de ces 1 000 milliards de dettes supplémentaires. Et ce n'est pas parce qu'il y aurait des politiques qui auraient mal agi. C'est parce que nous vivons plus longtemps, ce qui est une bonne nouvelle, et c'est parce qu'il y a de plus en plus de retraités et de moins en moins de salariés pour financer les retraites. Et je veux juste rappeler une chose, mais très rapidement.
Parce que le régime par répartition, quand j'en parle sur le terrain, moi je suis élue du Pas-de-Calais, à Arras, les gens me disent « moi j'aurai une retraite, je paye mes cotisations sociales ». C'est un peu plus compliqué que ça.
On paye pour la génération qui est actuellement à la retraite. C'est les salariés d'aujourd'hui
qui payent pour les retraités d'aujourd'hui. Et donc les salariés de demain...
Ce n'est pas de l'épargne.
Exactement. Les salariés d'aujourd'hui qui seront retraités demain, qui paiera leur retraite ? Quand le régime est déséquilibré, ça veut dire que les salariés d'aujourd'hui n'auront pas de retraite demain.
Mais quand même, juste une dernière question sur ce sujet de la réforme des retraites. Vous disiez, voilà, il faudra la trancher, il faudra trancher ce sujet, sans doute au moment de la présidentielle. Quand on voit, voilà, certains pays qui parlent d'intelligence artificielle, d'innovation, d'électrification des usages ou que sais-je, ou de défense, est-ce que c'est... Vous utilisiez le mot enthousiasmant tout à l'heure. Est-ce que c'est très enthousiasmant que potentiellement, le débat de la présidentielle se cristallise autour de la réforme des retraites ?
Mais vous avez raison. Il faut parler d'autre chose aux présidentielles. Alors, de manière plus large, moi, il me semble qu'un des enjeux de la présidentielle, c'est notre modèle social. C'est comment, collectivement, nous repensons notre modèle social qui est un modèle extrêmement précieux. Je pense à la maladie, je pense au chômage, je pense au financement de cette assurance chômage, je pense pour protéger des accidents professionnels, je pense à la dépendance puisque nous allons avoir un choc démographique, comment on accompagne les personnes âgées tout au long de leur vie d'après.
On n'a pas l'impression que ça fait partie complètement de la vie politique aujourd'hui, ces sujets, très honnêtement.
Nous, nous l'avons pris, en tout cas à bras, encore chez Renaissance, et nous y travaillons. Et vous avez raison de dire qu'il y a bien d'autres sujets aujourd'hui. Il y a des sujets de défense, il y a qu'est-ce que nous voulons faire de l'Europe. Moi, je pense que l'Europe, aujourd'hui, doit assumer son rôle de puissance économique et de puissance politique. Nous y avons travaillé ces huit dernières années et nous devons continuer à porter cette vision contre le Rassemblement national qui voudrait affaiblir l'Europe et qui, donc, veut affaiblir la France.
Mais, en ce moment, à court, à moyen terme, on a l'impression que votre seul objectif politique, le seul enjeu pour ce gouvernement, pour cette Assemblée nationale, c'est d'obtenir un budget. Un budget, je dirais, même quoi qu'il en coûte. Amélie de Montchalin a chiffré hier soir le déficit de la sécurité sociale qui s'élève à plus de 22,5 milliards d'euros. C'est énorme. Et comme vous l'avez dit, on revient sur toutes les mesures d'économie que ce texte contenait.
Oui, et je crois que dans la démarche qu'a mis en œuvre le Premier ministre de ne pas recourir au 49.3, eh bien, ça permet de voir où chaque groupe politique habite et les masques tombent. Qu'est-ce que propose le Rassemblement national comme économie ? Rien. Qu'est-ce que proposent les Républicains comme économie ? Pas grand-chose. Qu'est-ce que propose le Parti socialiste comme économie ? Rien. Et encore, on peut donner quittus aux Républicains et aux Partis socialistes d'essayer de trouver des compromis en bonne intelligence, de travailler et de sortir des postures.
Mais quand il s'agit du Rassemblement national et des LFI, ils votent main dans la main des augmentations de taxes de 36 milliards d'euros. C'est ça, la réalité. Et le RN, qui, sur les plateaux de télévision, sur les marchés, disent défendre les Français et lutter contre l'augmentation des impôts, vont augmenter et votent les augmentations d'impôts à hauteur de 34 milliards d'euros sur le projet de loi de finances. Donc, les masques tombent.
Est-ce que vous diriez qu'on est allé trop loin dans ce compromis en direction du Parti socialiste ? On a entendu des voix à droite, aussi du côté du bloc central dont vous faites partie, disant, attendez, on a été quand même négligé tout ça pour acheter, entre guillemets, les voix socialistes.
En réalité, je crois qu'il faut nuancer ce compromis. On aurait tout lâché au Parti socialiste. Qu'est-ce qu'on a lâché ? On a lâché 300 millions d'euros sur les retraites. J'aurais vraiment aimé que sur d'autres sujets, on ne lâche que 300 millions d'euros et pas 3 milliards d'euros. Je l'ai dit sur, par exemple, la question de l'année blanche. On aurait pu discuter. Je trouve très curieux que des salariés payés au SMIC financent l'indexation de retraités payés deux fois plus chers qu'eux ou retraités pensionnés deux fois plus qu'eux. Mais bon, c'est le choix qui a été fait. Nous avons été battus sur cette mesure-là au vote. C'est une réalité.
Et s'agissant de l'augmentation de la fiscalité, pour le coup, nous arrivons à une situation neutre où mon groupe a pu baisser les impôts qui pesaient sur les revenus du travail et ça a été compensé par une augmentation des revenus du capital. Je crois que c'est acceptable.
Vous restez avec nous, Agnès Pannier-Runacher. On se retrouve juste après l'info en une minute. Il est 9h moins le quart. Voici Diane Ferchit.
Un tirage au sort délicat pour les Bleus au Mondial de football. L'équipe de France se retrouve dans le groupe I avec notamment le Sénégal et la Norvège. Le quatrième adversaire des Bleus sera connu en mars prochain pour le sélectionneur Didier Deschamps. C'est un des groupes les plus difficiles. Le projet de budget de la Sécurité sociale et les députés ont rétabli hier la suspension de la réforme des retraites. L'Assemblée nationale rejette également le gel des pensions de retraite et des minimas sociaux. La mesure avait été votée au Sénat. Le vote solennel par les députés du texte sera mardi.
Le conducteur de la voiture accidenté à Alès mercredi était le plus âgé des trois jeunes morts noyés. Celui de 19 ans, selon le procureur de la République, aucun d'entre eux n'était attaché. Il roulait sous la pluie. Tout feu éteint. Les pneus de la voiture étaient lisses. 83 milliards de dollars, c'est ce que compte débourser Netflix pour racheter l'essentiel de Warner Bros Company. Une transaction qui permettrait aux champions du streaming, vidéo de renforcer encore son catalogue avec notamment les sagas Harry Potter et Le Seigneur des Anneaux ou encore la série Game of Thrones. Netflix qui doit néanmoins obtenir l'aval des autorités de la concurrence. France Info
Le 8.30 France Info Adrien Bec Mathilde Sirot Avec notre invitée ce matin, Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre, députée Renaissance du Pas-de-Calais. On évoquait avec vous les derniers revendissements dans l'hémicycle sur le budget de la sécurité sociale. Un vote crucial, on l'a dit, prévu mardi, un vote solennel. Celui dont on a beaucoup entendu parler cette semaine et qui s'est fait entendre sur ce budget, c'est Édouard Philippe, votre ancien Premier ministre. Il a appelé ses députés Horizon à s'abstenir ou même voire à voter contre ce texte. Alors ça a passablement agacé le Premier ministre qui s'en est pris aux petites manigances partisanes dans l'hémicycle.
Écoutez ce qu'en pense quelqu'un que vous connaissez bien, Xavier Bertrand, patron de la région Hauts-de-France. Il était sur ce plateau mercredi.
Qu'il arrête de régler ses comptes avec Emmanuel Macron. Il y a une sorte de vengeance personnelle qui n'a pas sa place au moment où notre pays est dans des vraies difficultés. C'est le même Édouard Philippe qui nous disait voilà quelque temps quoi qu'il arrive il faut un budget. Il a demandé le départ anticipé du Président de la République et le moins qu'on puisse dire c'est que ça a été très très mal reçu par les Français. Alors il essaye à nouveau d'accélérer le calendrier.
Est-ce que ça vous choque ces prises de position d'Édouard Philippe à N'Espagne-Runacher ? Complètement. Je trouve que
les positions sont totalement décalées avec l'esprit de responsabilité qu'on est en droit d'attendre aujourd'hui de responsables politiques qui prétendent être candidats à la présidentielle. Je ne comprends plus Édouard Philippe. Et j'ai toujours bien travaillé avec lui j'ai été ministre de son gouvernement mais sincèrement je ne le comprends plus.
C'est quoi ? C'est de la fébrilité Agnès Pannier-Runacher ?
Et quand j'écoute les députés Horizon je ne suis pas certaine que je sois seule à ne plus le comprendre.
C'est de la fébrilité à vos yeux ?
Je ne sais pas l'expliquer je pense qu'il faut lui demander je pense que en tout cas cette position n'est pas conforme à ce qui me semble être aujourd'hui l'intérêt de la France.
On l'a tous dit on est tous les responsables politiques entre les républicains et le parti socialiste et encore une fois je le redis le parti socialiste ce sont des opposants politiques les républicains sont des opposants politiques mais tous on est d'accord pour reconnaître qu'on est dans un moment politique où il faut de la stabilité et permettre aux entreprises et aux ménages de voir où ils vont de pouvoir faire des choix éclairés sur les dépenses qu'ils vont faire sur les recrutements qu'ils vont faire sur les investissements qu'ils vont faire
Il faut mettre
un peu notre bouchoir sur notre orgueil et il faut avancer
On a compris votre message sur ce sujet-là on voulait aussi évoquer avec vous au titre de vos anciennes fonctions vous avez occupé les fonctions de ministre de l'écologie de l'énergie notamment industrie aussi transition énergétique avec des questions autour du sujet du prix de l'électricité Matignon a demandé à Bercy de travailler sur des scénarios pour faire baisser ces prix c'est pas complètement clair à ce stade la manière dont cela pourrait être fait Est-ce que c'est une question de fiscalité enfin à vos yeux comment ça peut fonctionner comment on peut faire baisser les prix et est-ce que ça va réellement arriver selon vous
Alors d'abord je veux rappeler une chose c'est que les gouvernements précédents ont baissé les prix de l'électricité c'est-à-dire que nous avons connu une crise énergétique liée à la guerre en Ukraine les prix se sont envolés du fait de ce choc énergétique l'Europe était notamment très dépendante du gaz russe on a ensuite enchaîné les difficultés avec des problèmes de production de notre parc nucléaire ce qui fait qu'on manquait d'énergie au moment où on en avait besoin tout ça s'est emballé nous avons déployé un bouclier énergétique pour protéger autant que possible les français mais derrière les prix ont baissé le tarif réglementé a baissé l'année dernière de 15% Ce que vous êtes en train de dire c'est que
c'est pas indispensable de les baisser encore ?
c'est pas ce que je dis ce que je dis c'est que les politiques que nous avons menées ont permis de commencer à revenir sur cette augmentation des prix de l'énergie que le prix de l'électricité a baissé de 15% en 2025 et qu'on sait que grosso modo l'année prochaine ils n'augmenteront pas ce qui est une bonne nouvelle grosso modo pourquoi ? parce que et moi j'ai été au coeur de cette bataille on a presque plus de temps comment on peut essayer de les baisser encore ? on produit plus d'électricité on en consomme moins c'est ça qui explique aujourd'hui qu'on a pu baisser les prix de l'électricité deuxième chose on taxe moins l'électricité que le gaz naturel que l'on apporte du reste du monde
donc il faut équilibrer
troisième chose exactement donc on baisse ce qu'on appelle les axes qui est une taxe sur l'électricité que l'on peut éventuellement équilibrer par une légère augmentation sur le gaz naturel ça c'est une bonne mesure et troisième chose on fait un plan d'électrification pourquoi ? ça fait baisser la facture d'énergie parce que quand vous remplacez une chaudière fossile par une chaudière qui fonctionne à l'électricité en gros une pompe à chaleur et bien vous avez beaucoup plus d'efficacité votre facture baisse c'est de la physique un moteur thermique consomme plus d'énergie qu'un moteur électrique
donc l'idée du thermostat n'était pas absurde finalement celle qui a été abandonnée le thermostat pour toutes les
l'idée du thermostat n'est pas absurde tout à fait c'est une idée qui théoriquement est rentable à très court terme c'est pour ça que je suis très étonnée alors moi je travaille justement avec le secteur pour comprendre pourquoi il voit des difficultés dans la mise en oeuvre je suis prête à l'entendre mais la réalité c'est qu'un thermostat permet en règle générale de baisser la facture de 5 à 10% donc il faut s'économiser rapidement
merci pour ces explications claires donc sur le prix de l'électricité Agnès Pannier-Runacher députée Renaissance du Pas-de-Calais ancienne ministre merci Mathilde Siro journaliste au point restez bien sûr sur France Info merci
Agnès Pannier-Runacher