Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse partielle
Macron assassin, scandé hier au meeting d'Éric Zemmour au Trocadéro. Est-ce que ça vous choque ?
- 1:44RelanceRéponse partielle
La révolution, vous dites rien n'avance sans la révolution. Est-ce que ce n'est pas normal ?
- 3:21OuverteRéponse partielle
C'est-à-dire, vous parlez de la guerre en Ukraine, vous ne faites pas de différence entre une dictature et une démocratie ?
- 4:20RelanceRéponse partielle
Mais alors, vous ne voulez pas de sanctions contre la Russie ? Et qu'est-ce que vous faites, en fait, pour l'Ukraine ?
- 5:47OuverteRéponse directe
Quelle serait votre première mesure si vous étiez élue ?
- 7:08OuverteRéponse partielle
Souvent, la motivation du travail des gens, ça peut être l'argent, pas forcément pour accumuler, mais pour protéger les siens. Dans le monde communiste que vous appelez de vos vœux, ces motivations, elles n'existent plus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueFait
« en tout cas ce sont des raccourcis que moi personnellement je ne ferais pas. »
- 1:05Invité politiqueFait
« la déliquescence des états, y compris le financement d'ailleurs d'un certain nombre de groupes armés par les grandes puissances »
- 1:12Invité politiqueFait
« les Etats-Unis, on sait quand même comment est né Al-Qaïda, Ben Laden, etc. sponsorisés par la CIA »
- 2:16Invité politiqueFait
« toutes ces guerres-là, qui sont fomentées effectivement par des rivalités, c'est ça la réalité. »
- 5:04Invité politiqueFait
« Il y a une guerre d'influence dans cette région depuis des années et des années, une pression constante, d'ailleurs, militaire, de la part de l'OTAN. »
- 5:55Invité politiquePromesse
« la première mesure, ça serait l'abolition du secret des affaires. »
- 6:10Invité politiqueFait
« Vous avez vu que le rapport d'enquête sur les EHPAD, Orpea, n'était pas rendu public au nom du secret des affaires. »
- 8:20Invité politiquePromesse
« il faut augmenter les salaires de toute urgence, qu'il faut porter le SMIC à 2000 euros net »
- 8:53Invité politiquePromesse
« j'essaierai de contacter tous ceux qui, en Russie, s'opposent à la guerre, essayent de s'organiser »
- 9:31Invité politiqueFait
« La première guerre mondiale a été arrêtée sur le front Est par une révolution, précisément. »
- 11:00Invité politiqueFait
« Oui, écoutez, bien sûr, bien sûr, bien sûr. »
- 11:47Invité politiqueFait
« Vous savez ce qui a fait avancer les droits des femmes ? C'est quand elles se battaient, quand elles se faisaient entendre, quand elles s'organisaient, quand elles se révoltaient. »
- 13:37Invité politiqueFait
« aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon expliquer qu'il suffira de voter pour lui, on aura la retraite à 60 ans, ça me met en colère. »
Temps de parole
- Nathalie Arthaud74 %
- Présentateur11 %
- Présentateur 28 %
- ?3 %
≈ 19 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonne
journée
à vous tous qui écoutez RTL, c'est donc l'heure de la grande interview. Ceux qui ne l'ont pas encore dit, Alba Ventura et François Langlais. 12 jours, 12 candidats. Ce matin, Nathalie Arthaud, candidate de lutte ouvrière. Bonjour Nathalie Arthaud. Bonjour. Macron assassin, scandé hier au meeting d'Éric Zemmour au Trocadéro. Est-ce que ça vous choque
?
Ben écoutez,
en tout cas ce sont des raccourcis que moi personnellement je ne ferais pas. Même si je pense que sur la question par exemple du terrorisme, puisque là il s'agissait je crois d'un certain nombre de terroristes, je pense qu'en effet les grandes puissances ont leur part de responsabilité dans cette apparition là, de cette espèce de...
Jusqu
'à dire Macron assassin ? Non mais justement, je vous le dis, moi c'est un raccourci que je ne ferais pas. Voilà. Mais c'est vrai que je pense que l'état du monde et la situation complètement catastrophique, la déliquescence des états, y compris le financement d'ailleurs d'un certain nombre de groupes armés par les grandes puissances, les Etats-Unis, on sait quand même comment est né Al-Qaïda, Ben Laden, etc. sponsorisés par la CIA, ils ont été jetés en Afghanistan contre d'autres grandes puissances. On sait que c'est finalement, ça a été aussi le sous-produit de manœuvres des
grandes puissances.
Non,
ce n'est
pas du tout ce que je dis, parce que d'abord c'est notre peau, donc non, mais il faut quand même réaliser que l'état du monde, il est cela aussi.
Je reviens à cette expression violente quand même. La violence en politique, pour quelqu'un comme vous qui prône la révolution, la révolution, vous dites rien n'avance sans la révolution. Est-ce que ce n
'est
pas normal ? Au fond, les révolutions, comme disait le président Mao, ce n
'est
pas un dîner de gala. La révolution française, il y a eu plusieurs milliers de morts. Vous acceptez cette idée de la violence en politique
? Je
dirais surtout que le capitalisme, cette société capitaliste, n
'est
pas un dîner de gala. Et on voit d'ailleurs ce que ça donne en Ukraine. Ça
justifie la révolution
violente ? Non mais, moi je pense que toutes ces guerres-là, qui sont fomentées effectivement par des rivalités, c'est ça la réalité. C'est une guerre économique permanente. Vous êtes économiste, la guerre économique, c'est ce qu'on nous inculque. Donc, on nous met ça dans le biberon. On est en guerre, en guerre économique. Il faut aller prendre les parts de marché, il faut s'étendre, pousser toujours plus loin. Eh bien, cette guerre économique permanente qui est la société capitaliste, elle nous plonge régulièrement dans des guerres tout court. Alors, jusqu'à présent, c'était des guerres par peuple interposé. C'était loin, c'était très loin.
C'était au Moyen-Orient, c'était en Afrique, c'était sur d'autres continents. Eh bien, là maintenant, elle se rapproche, cette guerre. Et ça, vous savez, ce n
'est
pas le fruit des politiques de révolutionnaires qui veulent justement instaurer des rapports fraternels et de coopération entre les peuples. C'est le fruit de cette société capitaliste. Et moi,
ce
que je pense, c'est que la violence de cette société, ben oui, on a les deux pieds dedans. Parce que cette
guerre, elle nous concerne au plus haut point. C'est-à-dire, vous parlez de la guerre en Ukraine, vous ne faites pas de différence entre une dictature et une démocratie ? Ah, la belle
démocratie française qui va, comment dire, propager la démocratie dans le monde, en Afrique en particulier. Avec tous ces gentils dictateurs, avec qui, non seulement elles commercent, mais qu'elles mettent en place, qu'elles soutiennent,
et
qui tiennent bien leur
peuple. Au Mali, madame Marceau,
on
ne peut pas dire qu'elles
soutiennent des dictateurs au Mali. Au contraire,
elles
luttent contre le djihadisme, la France, aux côtés de certains Maliens, évidemment.
Oui, et aux côtés de belles dictatures qui, justement, provoquent des rébellions, qui elles-mêmes s'arment, etc. C'est précisément cet engrenage-là qui crée ces bandes djihadistes, qui crée ce terrorisme,
et
qui nous revient en boomerang, dans la figure. Nathalie Arthaud. Alors, non, la belle démocratie française qui vend des armes à l'Arabie Saoudite, qui est en train de bombarder
un peuple au Yémen. Mais alors, vous ne voulez pas de
sanctions contre la Russie ? Et qu'est-ce que vous faites, en fait, pour l'Ukraine ? Moi, ce que je pense,
c'est
que les travailleurs de Russie, je pense que c'est eux, en réalité, qui ont la clé de la situation. Eux, ils n'ont pas voulu cette guerre, ils ne l'ont pas demandé. Eh bien, je pense qu'en effet, tout va dépendre d'eux, de leur capacité à se retourner contre Poutine. Moi, c'est ça, mon espoir. Mais ce que je sais, c'est que toutes ces manœuvres-là, toutes les manœuvres des grandes puissances des États-Unis, de l'OTAN, et de tous ceux qui les suivent dans la région, ont été précisément, ont jeté dans la fosse au lion, finalement, les Ukrainiens. Parce que, vous savez, cette guerre, elle n'est pas arrivée dans un ciel serein. Ça, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai.
Il y a une guerre d'influence dans cette région depuis des années et des années, une pression constante, d'ailleurs, militaire, de la part de l'OTAN. Et moi, j'accuse,
en effet... Mais le fait
qu'il y
a
des pays qui réclament d
'adhérer
à l'OTAN pour être protégés contre
la Russie. Et j'accuse les grandes... Vous le savez,
ça
?
Oui,
mais je termine. Et j
'accuse les grandes puissances d'avoir pris le risque de cette guerre et d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens. Alors,
quand aujourd'hui,
elles se présentent comme des sauveurs, je ne suis pas d'accord. Vous me dites qu'elles cherchent un grand protecteur, l'OTAN ? Oui, parce que dans cette société, justement, quand vous êtes un pays pauvre, vous devez, effectivement, chercher un protecteur. Mais ce fameux protecteur, qu'est-ce qu'il fait la plupart du temps ? Il vous
met la corde au cou. Si vous voulez bien, on avance, Nathalie Arthaud. Quelle serait votre première mesure
si
vous étiez élue ? Ah, si j'arrivais...
S'il y avait un gouvernement des travailleurs qui arrivait au pouvoir...
Votre
première mesure ? Ah, moi,
je
pense que la première mesure, ça serait l'abolition du secret des affaires. L'abolition du secret des affaires. Et qu'on puisse tout mettre sur la place publique. À la fois les contrats, les comptabilités, pour moi, ça serait quelque chose de fondamental. Vous avez vu que le rapport d'enquête sur les EHPAD, Orpea, n'était pas rendu public au nom du secret des affaires. Alors, on peut affamer les anciens, on peut les maltraiter, on peut détourner de l'argent
public. On en sait
beaucoup, pardon, sur Orpea. Mais
vous trouvez ça... Et la manière
dont
ont été gérés ces EHPAD ?
Vous trouvez ça normal ? Il y a
une enquête de la part qui est diligentée par le ministre. Cette enquête-là est classée secret au nom du secret des affaires. Mais écoutez, moi, ce que je pense, c'est que ce secret des affaires, il est là précisément pour cacher. Cacher les mensonges, les méfaits et les crimes d'un certain nombre d'entreprises, de grandes entreprises. Alors oui, moi, je suis pour absolu... Et puis, bien sûr, leur argent aussi. Leur argent. Et ça, pour les travailleurs,
je
peux vous dire que ça a des conséquences très directes. Parce que quand ils revendiquent sur les salaires et des améliorations des conditions de travail, sur des embauches, il n
'y a
jamais d'argent.
Une question sur le travail, parce que vous le peignez toujours sous les couleurs de l'exploitation. Souvent, la motivation du travail des gens, ça peut être l'argent, pas forcément pour accumuler, mais pour protéger les siens. Ou bien, ça peut être aussi
pour
les artistes, les musiciens, la gloire, la reconnaissance. Dans le monde communiste que vous appelez de vos voeux, ces motivations, elles n'existent plus ? On a l'impression que vous les considérez comme non-nobles.
Vous plaisantez, j'espère
? Je vous ai lu avec attention et
avec
beaucoup d'intérêt.
Moi, je pense que toute la société, elle ne tient
précisément
que par cette vocation, cet élan de générosité, cette conscience professionnelle. Pourquoi les aides à domicile continuent-elles d'être au chevet des anciens, des personnes dépendantes ? Ce n
'est
pas parce qu'elles sont bien payées, ce n
'est
pas parce qu'elles vont avoir la gloire dans cette société-là. Ce n
'est
pas, non, c'est parce que précisément, elles savent qu'elles font un travail ô combien utile et que sans elles, il n'y aurait pas de vie sociale dans ce pays. Donc, je peux vous dire que c'est ça la base. Mais justement, ce que je pense, c'est que toutes ces femmes et ces hommes qui sont dans des vocations et qui se donnent au maximum pour les autres, justement, elles devraient être reconnues dans cette société, avoir des salaires qui permettent de vivre et avoir des conditions de travail correctes.
Donc, moi, en effet, j'espère me faire aussi le porte-parole de toutes ces travailleuses et ces travailleurs en disant qu'il faut augmenter les salaires de toute urgence, qu'il faut porter le SMIC à 2000 euros net, que c'est ça une société. Et ça devrait être ça, une société décente.
Nathalie Arthaud, nous avons à présent trois petites questions à vous poser. RTL présidentielle, une fois à
l
'Élysée.
Quand
vous êtes à l'Élysée, quel est le premier chef d'État que vous souhaitez rencontrer ?
Ce ne serait pas un chef d'État, moi. Ce serait qui ? Ce serait tous ceux qui sont organisés. Par exemple, j'essaierai de contacter tous ceux qui, en Russie, s'opposent à la guerre, essayent de s'organiser, essayent d'avoir une voix, essayent de peser sur la situation. C'est ça que je ferai. J'irai voir des femmes et des hommes des classes populaires. Je les appellerai aussi à la révolte. Je les appellerai à renverser les dirigeants qui nous condamnent à ces crises et à ces guerres.
Quel
est le pays modèle qui peut inspirer la France, selon vous ? Non, il
n'y
a pas de pays modèle. Il y a par contre des périodes, des périodes, des insurrections, des révoltes. Vous savez, là, on parle de guerre. Comment arrêter cette guerre ? Vous le savez, mais je le redis à cette antenne-là. La première guerre mondiale a été arrêtée sur le front Est par une révolution, précisément. Par des femmes et des hommes qui ne supportaient plus de servir de chair à canon, qui n'en pouvaient plus de toutes ces souffrances et qui ont renversé les fauteurs de guerre.
Quel homme ou quelle femme feriez-vous entrer au Panthéon
?
Moi, je ferais... Moi, j'ouvrirais... Non, mais le Panthéon,
c
'est gentil, justement, de donner tous les honneurs aux fameux hommes une fois qu'ils
sont morts.
Distention
républicaine éminente.
Moi, encore une fois, tout mon combat, c'est de permettre aux petites gens, à tous ceux qui travaillent dur, etc., d'avoir une vie digne, de pouvoir s'épanouir. Et c'est là-dessus que je veux concentrer mon énergie, moi. Donc, je ferais rentrer au Panthéon, mais moi, je mettrais tout. Tous les travailleurs
au Panthéon.
Nathalie Arthaud, c'est maintenant l'heure du Petit Jury. RTL présidentielle.
Le Petit Jury sur RTL.
Et ce sont donc des enfants qui vous interpellent.
Bonjour, je m'appelle Thelma, j'ai 12 ans. Et j'aimerais savoir, est-ce que vous allez établir l'égalité entre hommes et femmes ?
Au niveau vestimentaire. Par exemple, en été, il y a des choses qu'on n'aurait pas le droit de porter. Les garçons, eux, ils peuvent se mettre en short. Il y a beaucoup de personnes qui disent, oui, mais en fait, ça va déranger les garçons. Si les garçons peuvent se mettre en short, à ce moment-là, les filles aussi. Est-ce qu'on pourrait alléger les restrictions sur les styles vestimentaires pour les filles
?
Alors, short pour les filles comme pour les
garçons ? Oui, écoutez, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Mais vous vous rendez compte, on en a encore là. Est-ce qu'on va établir l'égalité entre les femmes et les hommes ? Vous vous rendez compte ? Parce que dans cette société, les femmes font les boulots les plus mal payés, les plus précaires.
Je voulais vous demander...
Tout
ça,
il
faut le changer. Est-ce que vous êtes favorable à un délit de non-partage de tâches ménagères, comme l'a proposé Sandrine Rousseau ? Un délit de non-partage de tâches ménagères
? Non,
mais écoutez... Je pense que quand un couple arrive devant les tribunaux, ça arrive, ça s'appelle le divorce. Voilà, bon, bah oui, donc je pense que... Non, mais il y a une pression sociale qu'il faut exercer. Je pense que... Vous savez ce qui a fait avancer les droits des femmes ? C'est quand elles se battaient, quand elles se faisaient entendre, quand elles s'organisaient, quand elles se révoltaient. Je pense que c'est une nécessité encore aujourd'hui. Mais c'est tout ça qui ferait avancer aussi tout le monde un peu dans sa tête.
On a lu dans la presse que vous étiez fan de la série Danton Abbey. Alors, dans cette série, les domestiques sont les plus attachés à l'ordre social. Et un ordre social qui est quand même sacrément inégalitaire pour une révolutionnaire. C'est exactement pour ça que j'aime beaucoup cette série.
C
'est parce qu'on voit très bien comment un ordre social qui est une oppression de tous les instants, finalement, arrive à peser dans les consciences aussi de ceux qui sont précisément exploités et soumis. Et finalement, il l'intègre complètement. Et il ne voit pas d'autre façon de vivre. Il n'imagine pas un autre monde. Je crois qu'on est en plein dedans. On est en plein dedans. Et c'est vrai qu'il y a une espèce de fabrication de l'opinion publique, mais permanente, permanente, qui pèse des valeurs comme ça de la bourgeoisie. C'est le carriérisme, c'est la réussite, c'est l'individualisme.
Et puis finalement, on arrive à faire intégrer à des femmes et des hommes qui sont les victimes l'idée que c
'est
de leur faute. C'est de leur faute. Voilà, donc c'est tout ça qui, vous savez, qui est remis en cause dès que l'on commence à se battre, dès que l'on commence à justement réaliser qu'on n'est pas seulement fait pour être soumis et pour obéir, mais qu'on peut aussi décider. Et c'est ça qui peut se réaliser quand il y a des grandes grèves, des mouvements sociaux. Et moi, c'est ma perspective. Moi, ma candidature, vous l'avez compris, c'est un appel au rassemblement, au combat, à la conscience du monde du travail.
Et
pourquoi pas aller derrière Jean-Luc Mélenchon, puisque c'est le vote utile, c'est un ancien trotskiste. Après tout, il pourrait avoir certaines connexions avec vous ? Moi, quand j'entends
aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon expliquer qu'il suffira de voter pour lui, on aura la retraite à 60 ans, ça me met en colère. Ça me met en colère parce que je pense que ça désarme complètement le monde du travail.
Et
je pense qu'il faut être conscient de ce qui va arriver demain. Moi, je pense que cette guerre en Ukraine, elle est grave. Elle a des conséquences, elle va avoir des conséquences économiques graves. Je suis convaincue que ça va être un prétexte, d'abord que la crise économique, elle s'aggrave, et que ça va être un prétexte de plus pour imposer des sacrifices aux travailleurs. Donc, en réalité, il va falloir s'organiser pour se défendre. Merci Nathalie Arthoud.
Merci. Merci. Merci.
Nathalie Arthaud