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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 20 novembre 2024 8 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Les 4 vérités - Annie Genevard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que la Coordination rurale va trop loin?

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Ils disent qu'ils font ça pour avoir un rendez-vous avec vous. Vous regardez votre agenda?

  • 1:31FerméeRéponse partielle

    Ils disent qu'ils veulent bloquer les points stratégiques dans les heures et les jours qui viennent. Vous allez envoyer des CRS dès le premier blocage?

  • 2:16FerméeRéponse directe

    Vous pointez du doigt la Coordination rurale et ses dirigeants plus spécifiquement?

  • 2:16FerméeRéponse directe

    Ils agissent de façon irresponsable?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Quand ils appellent au chaos, à la pénurie alimentaire...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46A.GenevardFait
    « Nous l'avons dit d'emblée: protester contre le Mercosur, exprimer ses inquiétudes, revendiquer un certain nombre d'avancées dans différents domaines, c'est légitime. »
  • 2:16A.GenevardFait
    « Quand ils dégradent et bloquent durablement, ce n'est pas responsable. »
  • 3:00A.GenevardFait
    « Les agriculteurs veulent qu'on reconnaisse le travail dur qu'ils fournissent pour nourrir les Français. »
  • 3:44A.GenevardPromesse
    « Les engagements qui ont été pris auprès d'eux il y a 10 mois sont tenus ou en passe de l'être. »
  • 4:25A.GenevardFait
    « Ce qu'ils attendent surtout, c'est de la considération pour le travail très dur qu'ils font pour nourrir les Français. »
  • 5:09A.GenevardPromesse
    « Le contrôle administratif unique qu'ils demandaient depuis des mois, je l'ai mis en place à peine arrivée. »
  • 5:52A.GenevardFait
    « Peu de sujets recueillent l'unanimité à l'Assemblée nationale. Quand tout un pays se dresse contre un projet d'accord et qu'il s'agit d'éclairer les Français... »
  • 6:27A.GenevardChiffre
    « Prenons l'exemple de la volaille. 1 poulet sur 2 consommé en France vient de l'extérieur. »
  • 7:10A.GenevardFait
    « Notre agriculture est une agriculture familiale, dont les équilibres sont fragiles. »
  • 7:52A.GenevardFait
    « Je n'en conviens pas du tout. Tout le travail que nous faisons avec le Premier ministre, c'est d'amener à nous les pays qui partagent les mêmes doutes que nous. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

C'est l'heure du rendez-vous politique. La ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt, A.Genevard, est l'invitée des 4 Vérités. - J.Arnaud: On est contents de vous entendre. Vous faites face au 1er grand conflit social de l'ère Barnier, celui des agriculteurs. La Coordination rurale est entrée dans la danse hier, avec des images fortes. Il y a eu des violences à Guéret et à Agen. La préfecture d'Agen... Est-ce que la Coordination rurale va trop loin? - A.Genevard: Nous l'avons dit d'emblée: protester contre le Mercosur, exprimer ses inquiétudes, revendiquer un certain nombre d'avancées

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dans différents domaines, c'est légitime. S'en prendre aux biens, aux personnes, bloquer durablement le pays, ce n'est pas acceptable. Je le dis aux membres de la Coordination rurale qui, dans 6 départements de France hier soir, se sont livrés à des actes de dégradation, de blocage à la frontière espagnole. Je pense que ce n'est pas raisonnable et ça ne sert pas la cause agricole. - J.Arnaud: Ils disent qu'ils font ça pour avoir un rendez-vous avec vous. Vous regardez votre agenda? - A.Genevard: Je les rencontre en permanence. Ils ont une présidente, que j'ai rencontrée à plusieurs reprises, que j'ai eue au téléphone il y a peu. Je rencontre les responsables syndicaux.

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Ma porte n'est aucunement fermée. Ils ont des exigences. Je pense qu'on peut dialoguer sans violences, sans dégradations. - J.Arnaud: Ils disent qu'ils veulent bloquer les points stratégiques dans les heures et les jours qui viennent. Vous allez envoyer des CRS dès le premier blocage? - A.Genevard: Les Français ont de la sympathie pour leurs agriculteurs. Ils les aiment. Si demain, à l'approche de Noël, certains membres de ces organisations syndicales bloquent le pays, empêchent les Français d'aller travailler, de préparer les fêtes de fin d'année, de consommer, si les commerçants ne peuvent pas travailler, si les artisans sont empêchés de faire ce qu'ils ont à faire,

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ce mouvement de sympathie que les Français ont pour les agriculteurs se dissipera. - J.Arnaud: Vous pointez du doigt la Coordination rurale et ses dirigeants plus spécifiquement? - A.Genevard: Je ne pointe personne du doigt. Je dis simplement qu'ils ont une responsabilité vis-à-vis de leurs agriculteurs, de ceux qu'ils représentent, dont ils défendent les droits. - J.Arnaud: Ils agissent de façon irresponsable? - A.Genevard: Quand ils dégradent et bloquent durablement, ce n'est pas responsable. - J.Arnaud: Quand ils appellent au chaos, à la pénurie alimentaire... - A.Genevard: Ce n'est pas ce qu'attendent les agriculteurs. Les agriculteurs veulent qu'on reconnaisse le travail dur

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qu'ils fournissent pour nourrir les Français. Ils veulent moins de contraintes administratives, ils veulent du soutien quand leur trésorerie est en berne. Ils veulent être entendus, pouvoir vivre de leur travail. J'agis à leurs côtés pour cela. - J.Arnaud: Ils disent que des promesses ont été faites il y a 10 mois, mais qu'elles ne sont pas tenues ou pas suffisamment. Vous leur répondez quoi? Ces promesses seront davantage tenues dans les jours qui viennent?

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- A.Genevard: Les engagements qui ont été pris auprès d'eux il y a 10 mois sont tenus ou en passe de l'être. Avant la fin de l'année, ceux qui ont besoin d'être soutenus dans leur trésorerie seront soutenus. Ceux qui ont besoin d'être indemnisés quand ils ont perdu des animaux seront indemnisés. Je me suis efforcée depuis 5 ans toujours d'agir au plus vite, d'agir juste, d'entendre ce qu'ils demandent: davantage de simplification, moins de contraintes dans l'exercice de leur métier, plus de soutien financier quand c'est nécessaire. - J.Arnaud: Vous allez aller encore plus loin dans les annonces? Est-ce qu'il y a de nouvelles choses qui pourraient leur être accordées dans les jours qui viennent? - A.Genevard: Ce qu'ils attendent surtout, c'est de la considération

4:25

pour le travail très dur qu'ils font pour nourrir les Français - J.Arnaud: Ils disent que les belles paroles, le bla-bla, il y en a marre. Ils veulent que les choses changent et ils ont l'impression que ça ne change pas. - A.Genevard: Les choses changent. Quand ils demandent d'être davantage écoutés, soutenus... 300 millions d'allégements de charges, la mise en oeuvre de la réforme des retraites prenant en compte les 25 meilleures années, le soutien à la trésorerie, l'indemnisation de leurs animaux morts de maladie... Tout ça, c'est du concret. - J.Arnaud: Alors pourquoi ils reprennent leurs tracteurs? - A.Genevard: Le contrôle administratif unique qu'ils demandaient depuis des mois, je l'ai mis en place à peine arrivée. C'est probablement l'accumulation d'incompréhensions, le sentiment

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de n'être pas écoutés. Et puis, il y a eu cette année des conditions exceptionnelles. Quatre épidémies sanitaires qui touchent les élevages, une météo défavorable qui diminue le rendement de production, donc le revenu des producteurs, et puis, le Mercosur. - J.Arnaud: Parlons-en. C'est un point de blocage important. On a appris qu'il y aurait un débat parlementaire, sans doute la semaine prochaine. A quoi ça sert, un débat sur cette question, alors que tous les groupes parlementaires sont contre? - A.Genevard: Peu de sujets recueillent l'unanimité à l'Assemblée nationale. Quand tout un pays se dresse contre un projet d'accord

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et qu'il s'agit d'éclairer les Français... Les Français ont le droit de savoir pourquoi leurs parlementaires s'opposent à ce traité. Il va amener davantage de production au prix de la déforestation, avec des substances chimiques interdites depuis 20 ans en France, des hormones de croissance... Ils ont le droit de savoir pourquoi les parlementaires s'opposent à ce traité. - J.Arnaud: Vous dites que l'ensemble du pays est contre. Ce n'est pas tout à fait vrai. On entend de plus en plus de voix pour dire que la France a beaucoup à gagner avec le Mercosur. La France s'ouvrirait à un marché colossal,

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200 millions de consommateurs. Les quantités de viande importée sont faibles, un steak par Européen par an. - A.Genevard: Prenons l'exemple de la volaille. 1 poulet sur 2 consommé en France vient de l'extérieur. Quand vous importez 180 000 t de volaille sur le continent européen, vous déséquilibrez un peu plus ces filières qui ont besoin de vivre. - J.Arnaud: Ce n'est rien, 1 ou 2 %. - A.Genevard: Notre agriculture est une agriculture familiale, dont les équilibres sont fragiles. On ne peut pas admettre qu'on importe des produits faits dans des conditions... La déforestation là-bas, l'abandon des prairies ici, ce n'est pas possible. - J.Arnaud: Que dites-vous aux producteurs de vin ou de fromage qui ont tout à gagner avec le Mercosur? - A.Genevard: Un accord qui se fait sur le dos de l'agriculture n'est pas un accord... - J.Arnaud: J'ai cité les vignerons et les producteurs de fromage. - A.Genevard: Dans un accord, le tout, c'est l'équilibre. Quand il y a des facteurs de déséquilibre, on ne peut pas l'accepter. Le projet d'accord du Mercosur, dans ces conditions, n'est pas acceptable. - J.Arnaud: Il sera voté de toute façon. Les forces en présence pour le faire passer sont trop puissantes. On va vers un échec pour la France.

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Vous en convenez? - A.Genevard: Je n'en conviens pas du tout. Tout le travail que nous faisons avec le Premier ministre, c'est d'amener à nous les pays qui partagent les mêmes doutes que nous. Toutes les populations des pays européens ont envie de consommer des produits sains, faits dans leur pays, aux conditions qu'ils se sont données. Je ne suis pas aussi affirmative que vous.