SMART BOURSE - Emission du mercredi 30 septembre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:16OuverteRéponse directe
Bertrand, peut-on dresser un rapide bilan de cette année ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Comment vous faites chez BDL Capital Management pour vous adapter à ce marché très chahuté ?
- 5:36OuverteRéponse directe
Comment vous voyez cette fin d'année ? Quels arbitrages vous allez faire ?
- 6:47OuverteRéponse directe
Quel secteur par exemple ?
- 7:46OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez d'autres actualités en ce moment chez BDL ?
- 9:38OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous aujourd'hui l'environnement pour les marchés émergents ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40InvitéFait
« Le bilan pour BDL est excellent. On avait fait une année 2025 déjà qui était record pour BDL avec une croissance importante de nos encours, des bonnes performances. »
- 1:53InvitéFait
« La collecte accélère encore. »
- 2:00InvitéFait
« Cette année, on voit une vraie accélération auprès de la clientèle de détail qui est notamment intermédiée par nos amis conseillers en gestion de patrimoine, par les banques privées, les réseaux de distribution et qui viennent chercher du BDL rempart. »
- 3:17InvitéFait
« le marché est perturbé, plus finalement un gérant actif comme BDL peut trouver des opportunités. »
- 3:27InvitéFait
« l'environnement effectivement, il nous amène à une plus grande prudence aujourd'hui dans le fond et dans la stratégie Rempart. »
- 3:48InvitéFait
« On ne voit pas vraiment le bout des tensions géopolitiques au Moyen-Orient avec toutes les tensions que ça engendre sur le prix des matières premières. »
- 4:10InvitéFait
« Il y a cette pression haussière sur les taux qui amène quand même beaucoup de questions sur la soutenabilité des dettes souveraines, mais aussi sur l'ensemble des dettes corporate. »
- 4:36InvitéFait
« On a eu plutôt tendance depuis quelques semaines à diminuer l'exposition nette en fait de la stratégie parce que c'est vrai qu'on ne voit pas vraiment le bout des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. »
- 8:17InvitéFait
« L'idée, c'est de proposer à nos clients un produit plus market neutre, c'est-à-dire moins de volatilité que BDL Rempart. »
- 10:21InvitéFait
« Cela dit, ce qui drive vraiment en ce moment l'ensemble des marchés émergents, c'est plutôt la techno. »
- 11:11InvitéChiffre
« les profits que vont faire ces deux sociétés, la totalité est équivalente à peu près au budget du gouvernement coréen. »
- 11:37InvitéChiffre
« depuis le début de l'année, les marchés émergents en euros montent à peu près de presque 30%. »
- 11:44InvitéFait
« On a quand même de très belles performances, mieux que l'indice mondial, clairement. »
- 11:49InvitéChiffre
« Ça est drivé vraiment par les titres qu'on a mentionnés, par les Coréens, les Taïwanais. La techno en général, qui performe très bien, c'est 45% de l'indice et même 50% de notre portefeuille. »
- 12:02InvitéFait
« Sur les valeurs domestiques traditionnelles, j'ai envie de dire, en Chine, on est plutôt en baisse. »
- 12:30InvitéFait
« la demande en semi-conducteurs est largement supérieure à l'offre. Donc, l'environnement prix est plutôt encore favorable. »
- 12:37InvitéPromesse
« On estime qu'on a une situation qui est favorable au moins jusqu'à 2030. »
- 15:43InvitéChiffre
« les marchés émergents sont très peu chers. En fait, même la techno dont on parlait tout à l'heure, Samsung, Hynix, ça vaut 4 fois les bénéfices 2027. »
- 19:55InvitéChiffre
« la partie logicielle représente une grosse partie des 50%. Mettons 80% par exemple. »
- 20:19InvitéFait
« c'est des logiciels très métiers. Le but pour nous dans cette conviction, c'est plutôt d'accompagner des sociétés en forte croissance qui ont une expertise très forte dans le logiciel métier. »
- 20:32InvitéFait
« Soit vous êtes chercheur d'or et vous cherchez la nouvelle IA de demain. Soit, et c'est plutôt notre positionnement, les pelles et les pioches, quels vont être les acteurs qui vont bénéficier de cet envolé d'agentique et de démocratisation de l'IA. »
- 21:04InvitéFait
« Tous les ans, on lance un millésime. On l'a lancé à peu près mid-année 2026. Donc, on a sélectionné à peu près 5 à 6 gérants. »
- 21:09InvitéChiffre
« 50% pour caricaturer aux Etats-Unis, 50% en Europe. Les secteurs, on en a parlé, 50% tech avec une majorité logicielle. »
- 21:59InvitéFait
« on cherche des gérants qui ont plutôt 20 ans de track record, qui ont délivré des performances significatives et homogènes sur différents millésimes. »
- 23:15InvitéFait
« Il accompagnait des clients entrepreneurs en grande partie. »
- 24:53InvitéFait
« On a notre produit phare qui s'appelle Odyssée, qui est notre fonds-fonds millésimé. On l'a décliné avec des systèmes d'investissement qu'on appelle REOP, un multimillésimé pour se créer un portefeuille. »
- 25:01InvitéFait
« On est monté en gamme avec un véhicule qui s'appelle l'Infinity, qui a un mandat de gestion dédié à des grands clients. »
- 25:20InvitéPromesse
« on espère avancer aussi sur une partie un peu plus basse de la courbe, plutôt sur des produits evergreen. »
Temps de parole
- Présentateur27 %
- Invité25 %
- Invité 223 %
- Invité 322 %
- ?4 %
≈ 20,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bienvenue
dans Smart Bourse, votre émission consacrée à l'écoute des marchés. Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à midi 30 et à 17h30. Et aujourd'hui, je suis ravie de vous retrouver en direct du salon Patrimonia à Lyon pour tourner dans les allées avec vous. Je vais recevoir Bertrand Merveille de BDL Capital Management. On va évoquer ensemble le contexte de marché, comment BDL s'adapte à ce marché chahuté entre tensions géopolitiques et macroéconomiques. On fera également un point sur les émergents avec Gemway Asset Management, les opportunités, les risques et puis les perspectives de cette fin d'année.
Et
puis enfin, je serai ravie de recevoir Thibaut Mortelèque, le directeur du développement d'Altaroc. On parlera d'optimisation et d'organisation patrimoniale. On se retrouve tout de suite dans Smart Bourse à Patrimonia.
On est
en direct toujours du salon Patrimonia. Bertrand Merveille, vous êtes directeur général de BDL Capital Management. Bonjour Bertrand. Bonjour. Bertrand, peut-on dresser un rapide bilan de cette année ? Comment vous l'avez vécu chez BDL Capital Management ? Avec évidemment beaucoup d'actualités géopolitiques, inflation, banque centrale. Quel bilan on peut tirer de cette année chez BDL
?
Déjà, elle n
'est
pas terminée.
C'est vrai, on est
en septembre.
Nous ne sommes que bientôt en octobre. Le bilan pour BDL est excellent. On avait fait une année 2025 déjà qui était record pour BDL avec une croissance importante de nos encours, des bonnes performances.
Et
on a continué un peu sur notre ère en 2026. La collecte accélère encore. Donc ça, c'est une satisfaction. Elle n'a pas la même forme que l'année dernière. Cette année, on voit une vraie accélération auprès de la clientèle de détail qui est notamment intermédiée par nos amis conseillers en gestion de patrimoine, par les banques privées, les réseaux de distribution et qui viennent chercher du BDL rempart.
On aura l'occasion d'en reparler, qui est notre fonds Long Short Equity, ce qui fait que si tout va bien au cours du dernier trimestre de l'année, on devrait encore une fois battre nos records de collecte avec des performances qui sont au rendez-vous, même si elles sont un peu moins bonnes que l'année dernière.
Alors
comment vous faites chez BDL Capital Management pour vous adapter à ce marché très chahuté entre les tensions géopolitiques Etats-Unis, Moyen-Orient, les prix du pétrole, l'inflation, la remontée des taux longs ?
Il
y a beaucoup, beaucoup de choses qu'on regarde, surtout là depuis la rentrée, Bertrand. Quelle stratégie adoptez-vous justement pour aller chercher toujours plus de performances ?
Alors déjà c'est important peut-être de rappeler que c'est l'essence même d'un fonds Long Short Equity comme BDL Rempart de s'adapter à cet environnement de marché qui est de toute façon perturbé de manière un peu structurelle par des événements, que ce soit des géopolitiques, macroéconomiques. Donc BDL Rempart, sa stratégie, elle est justement flexible pour s'adapter. Donc ça, nous on a l'habitude et à la limite,
c
'est un peu bizarre de le dire comme ça, mais
plus
le marché est perturbé, plus finalement un gérant actif comme BDL peut trouver des opportunités. Donc finalement, face à ce problème, nous on voit aussi des opportunités que ça représente. Alors néanmoins, une fois que j'ai dit ça, l'environnement effectivement, il nous amène à une plus grande prudence aujourd'hui dans le fond et dans la stratégie Rempart. On a eu plutôt tendance depuis quelques semaines à diminuer l'exposition nette en fait de la stratégie parce que c'est vrai qu'on ne voit pas vraiment le bout des tensions géopolitiques au Moyen-Orient avec toutes les tensions que ça engendre sur le prix des matières premières. On en parle évidemment beaucoup en France en cette rentrée.
Oui, je parlais du pétrole, mais c'est vrai qu'il n
'y a
pas que le pétrole. Il y a tous les produits raffinés. Il y a le gaz aussi en Europe.
D
'une manière générale, il
y
a cette tension sur le marché des matières premières qui est engendrée par la géopolitique au Moyen-Orient. Il y a cette pression haussière sur les taux
qui
amène quand même beaucoup de questions sur la soutenabilité des dettes souveraines, mais aussi sur l'ensemble des dettes corporate. Il y
a
beaucoup d'émissions en particulier pour financer les infrastructures liées à l'intelligence artificielle. Bref, cet environnement nous a amené à une plus grande prudence qui fait qu'on a eu plutôt tendance à diminuer le risque après avoir fait finalement le constat à la fin du premier semestre que l'économie mondiale n'était en réalité pas encore affectée. Les entreprises dont nous sommes les plus proches, parce que quand on fait la gestion active, on est proche quand même des entreprises dans lesquelles on investit. Les résultats qui ont été publiés, par exemple, pour le deuxième trimestre étaient plutôt satisfaisants.
Très
satisfaisants.
Donc globalement, il y avait un espèce de satisfait site microéconomique quand on parle aux entreprises, mais dans le marché,
il
y a quand même pas mal de tensions. Et puis on a aussi cet environnement européen et français qui nous amène aussi à cette prudence. On a eu plutôt tendance aussi à diminuer dans rempart notre exposition nette à la France parce qu'on voit bien que les problèmes structurels, il n
'y a
pas vraiment de solution évidente. Donc en cette rentrée, même si on est à la fin du mois de septembre, on est quand même assez prudent.
Oui,
la France, je rappelle un rendement français à 10 ans qui s'envole à 4,75, même 4,80%. Un spread avec l'Allemagne à plus de 115 points de base au moment où on parle et qui pose évidemment des questions, comme vous le rappeliez, sur cette soutenabilité de la dette. Comment vous voyez cette fin d'année ? Là, vous le rappeliez, on est en octobre. Il nous reste trois mois jusqu'en décembre. Quels arbitrages vous allez faire chez BDL Capital Management ? Comment vous voyez la fin d'année ? Qu'est-ce que vous allez regarder pour 2027 ?
Déjà dans les trois, quatre prochaines semaines, on va avoir les résultats du troisième trimestre qui vont être publiés. Donc c'est souvent une période d'une forte intensité de travail pour les équipes de gestion et d'analystes. Ça va être l'occasion pour nous de valider ou d'invalider un peu les scénarios qu'on a élaborés dans tous les investment cases dans le portefeuille. Par nature, un fonds comme Rempart, il s'adapte d'un point de vue sectoriel. Donc on va sans doute avoir aussi des choix à faire en matière d'exposition aux différents secteurs en fonction de ce que vont nous dire les entreprises.
Aujourd
'hui,
on
reste pour l'instant un peu à l'écart de toutes les thématiques d'investissement dans l'IA, dans les infrastructures parce que les valorisations continuent de nous inquiéter. Donc on reste quand même assez prudent sur cette partie-là et on essaye de trouver des opportunités dans les autres secteurs puisque le marché est très disloqué.
Alors quel secteur par exemple
? Par exemple, dans tous les secteurs de qualité croissance, dans le domaine de la santé par exemple, dans le domaine des utilities peut-être, il y a encore des choses qui sont sans doute intéressantes. Et en fait, quand un marché est totalement disloqué comme c'est le cas avec un focus très important sur un secteur en particulier, les autres secteurs ont un peu tendance à être délaissés et c'est le propre d'un gestionnaire actif comme BDL d'aller chercher ces opportunités lorsqu'elles se présentent.
Et puis il y
a
un vrai match aussi, alors j'y pense parce que vous parliez de l'intelligence artificielle, mais entre les softwares et l'IA en ce moment, alors je ne
sais
pas si vous regardez les secteurs des logiciels, mais c'est vrai qu'il
y a
aussi ce match-là qui est assez regardé par...
Tout à fait, il y a eu
toute cette thématique autour des IA losers, ces entreprises...
Les
gagnants et les perdants.
Exactement, qui ont un peu souffert et nous,
ça
a été des sources d'opportunités, d'investissement. Alors on a eu tendance à prendre ces profits, des profits sur ces entreprises qui avaient beaucoup baissé au cours du premier semestre, mais c'est effectivement encore une fois de nombreuses sources d'opportunités pour nous.
Vous
avez parlé de remparts, Bertrand, est-ce que vous avez d'autres actualités en ce moment chez BDL ?
Alors
BDL,
c'est une gamme toujours très resserrée, on n'a pas d'ambition de créer des nouveaux produits tous les ans. On a un produit qu'on va un peu rebrander dans les semaines qui viennent. C'est un produit qui
s
'appelle BDL Durandal, que certains de nos partenaires connaissent. On va changer un peu son nom. Je ne
peux
pas encore le dévoiler parce qu'on n
'a
pas eu l'autorisation.
Ah dommage !
On va avoir un rebranding de BDL Durandal. D'ailleurs, le gérant est aujourd'hui sur le salon Patrimonia. L'idée, c'est de proposer à nos clients un produit plus market neutre, c'est-à-dire moins de volatilité que BDL Rempart. D'accord. Évidemment, un objectif de return sans doute un peu moins élevé, mais ça nous semble assez cohérent avec cette
prudence qui nous amène. Et
je pense qu'aujourd'hui, nos clients, les partenaires qui sont aujourd'hui sur les stands sont à la recherche de solutions avec moins de volatilité, moins de drawdown et quand même à la recherche d'un rendement de bonne qualité. Donc, le fonds, à mon avis, va répondre à ses attentes. Donc, ça sera notre actualité au cours du quatrième trimestre.
Ah oui, donc c'est ce que j'allais vous demander. Ce sera quand le rebranding de ce fonds
?
On attend les autorisations, mais c'est une histoire de quelques jours.
Bon, merci beaucoup Bertrand. On va rester attentifs à tout ça. Bertrand Merveille, directeur général de BDL Capital Management. Merci beaucoup d'avoir été avec nous et de nous avoir rappelé ce contexte de marché assez agité et comment BDL Capital Management s'adapte justement pour y faire face. On se retrouve tout de suite dans Smart Bourse.
On
est toujours en direct du salon Patrimonia et je suis aujourd'hui, enfin maintenant, avec Bruno Vannier, président de Gemway Assets. Bonjour Bruno.
Bonjour.
Bruno, dans un contexte macroéconomique et géopolitique compliqué, après plusieurs années marquées par des tensions géopolitiques, des changements de politique monétaires aussi, et une recomposition des échanges mondiaux. Comment analysez-vous aujourd'hui l'environnement pour les marchés émergents, Bruno ?
Alors, c'est vrai que
vous
mentionnez l'environnement géopolitique, la hausse du prix du pétrole, l'incertitude qu'on a dans le Golfe. Clairement, c'est un négatif pour pas mal de pays émergents qui achètent, qui sont importateurs nets de pétrole.
D
'autres sont exportateurs quand même, au Brésil, Colombie, tout ça. Donc, certains pays en profitent, mais la majeure partie est plutôt importatrice. Donc, elle est
un peu affectée. Elle
est impactée. Cela dit, ce qui drive vraiment en ce moment l'ensemble des marchés émergents, c'est plutôt la techno. D'accord. Et la techno, on peut dire qu'elle est un peu immune par rapport à cette problématique de pétrole cher.
La techno, surtout coréenne, j'imagine. C'est le
conducteur,
effectivement. Il y a toute la chaîne jusqu'au modèle d'intelligence artificielle. Aux États-Unis, bien sûr, on investit énormément. Et pour satisfaire ces investissements, il faut des producteurs de mémoire, de logique, de data center. Et tout ça est plutôt fabriqué en Asie, en Corée, au Japon aussi un petit peu, mais surtout à Taïwan et un petit peu en Chine également.
On
pense à des entreprises comme TSMC, SKNX ou encore Samsung, Bruno.
C
'est ça
? Samsung
et SKNX, pour la petite histoire, les profits que vont faire ces deux sociétés, la totalité est équivalente à peu près au budget du gouvernement coréen.
Donc, c
'est assez essentiel.
Donc, la Chine, l'Inde et puis les grandes économies émergentes suivent des trajectoires assez différentes. Bruno, quels sont, selon vous, les principaux moteurs de croissance à surveiller selon les pays
?
Alors,
depuis le début de l'année, les marchés émergents en euros montent à peu près de presque 30%. On a quand même de très belles performances, mieux que l'indice mondial, clairement. Ça est drivé vraiment par les titres qu'on a mentionnés, par les Coréens, les Taïwanais. La techno en général, qui performe très bien, c'est 45% de l'indice et même 50% de notre portefeuille. Donc, ça, ça nous aide quand même beaucoup en termes de performance absolue.
En
revanche, ailleurs, on a des performances un peu décevantes. Sur les valeurs domestiques traditionnelles, j'ai envie de dire, en Chine, on est plutôt en baisse. Alibaba, Tencent, ça perd plus de 25% depuis le début de
l
'année.
L
'Inde ne performe pas très bien également, en dépit d'une économie qui est plutôt bien orientée. Donc, on a l'impression qu
'en
ce moment, les marchés se focalisent vraiment sur certains secteurs. On est assez concentré en termes de performance, indéniablement.
Et
on a envie de dire, la techno a encore beaucoup de bonnes choses à donner. Parce que la demande en semi-conducteurs est largement supérieure à l'offre. Donc, l'environnement prix est plutôt encore favorable. On estime qu'on a une situation qui est favorable au moins jusqu'à 2030.
Les
marchés vont anticiper ça. Donc, il
y a
un moment donné, on fera un plus haut. Et il conviendra de réduire cette pondération technologique pour aller acheter plus des titres traditionnels en Inde, en Chine. Mais pas que. Également sur l'Amérique latine, il
y a
des choses intéressantes à y faire.
Oui, donc de belles perspectives quand même, au moins jusqu'en
2030.
Ce qui est important, c'est que souvent, quand la performance est concentrée, on estime que c'est un peu dangereux. Et qu'ailleurs, il y a moins de choses à y faire. Là, on trouve qu'ailleurs, justement, du fait du désintérêt des investisseurs, on peut voir quand même qu'il
y a
des valorisations intéressantes. Certes, les perspectives bénéficiaires sont moins élevées aujourd'hui. Mais on pourrait bien repartir quand même, notamment sur la consommation en Chine et sur l'environnement global, industriel et consommation en Inde. Oui,
on
parlait juste avant, Bruno, de ce contexte géopolitique, de ces prix du pétrole qui pèsent évidemment sur les pressions inflationnistes, mais aussi sur le dollar et puis sur les taux américains. Par exemple, je rappelle des équilibres sur ce marché obligataire américain. On a un rendement américain à 10 ans qui est aussi entre 5,20 et 5,30% depuis maintenant plusieurs jours. Et tout ça joue aussi un rôle déterminant pour les émergents, Bruno.
C
'est sûr qu'un environnement de taux américain élevé, ça pousse les banques centrales émergentes à s'aligner d'une certaine manière. Pas toutes. En Chine, ce n
'est
pas le cas. Par exemple, les taux à 10 ans en Chine sont à 1,7%. 1,7%. Donc, on est largement dessous des taux américains.
Mais
dans d'autres régions comme le Mexique, par exemple, ou d'autres régions en Asie, on a une tendance à s'aligner. Donc, les banques centrales
ont
plutôt une politique monétaire relativement restrictive en ce moment.
Elles
font aussi face à une pression inflationniste qui est liée au pétrole. Le pétrole montant, le prix de l'énergie montant. Forcément, l'inflation est plutôt orientée à la hausse. Même si on n'a pas d'excès, je trouve qu'il
n'y a
pas d'hyperinflation du
tout. D'envolée de l'inflation, non.
Exactement. Et par ailleurs, les taux réels, c
'est
-à
-dire
les taux en général, les taux émergents sont largement positifs. Les taux moins l'inflation.
Ce
qui n'est pas forcément le cas en Europe ou aux Etats-Unis. Donc, j'ai envie de dire, souvent, quand on avait une très forte hausse des taux, ça fait baisser les marchés. Il y a une sorte d'aversion au risque qui favorise le dollar, qui favorise l'actif américain
sans risque. C'est corrélé,
bien sûr.
Or, l'actif américain sans risque, aujourd'hui, on peut se poser un certain nombre de questions, parce que le marché obligatoire américain était très mauvais, quand même, au cours des dernières années.
Et
on a des marchés, je dirais, des fondamentaux macroéconomiques budgétaires dans les pays émergents qui sont largement meilleurs aujourd'hui.
Les pays émergents, justement, ont longtemps été associés par les investisseurs à risque élevé. Bruno, est-ce que c'est encore le cas aujourd'hui, selon vous
? On
investit dans des actions, donc c'est
quand même risqué. Après,
sur le long terme, qu'est-ce qui fait qu'un titre sous-performance ? Soit on l'achète trop cher, soit ses perspectives bénéficiaires sont décevantes. Là, je trouve que
les
marchés émergents sont très peu chers. En fait, même la techno dont on parlait tout à l'heure, Samsung, Hynix, ça vaut 4 fois les bénéfices 2027.
Ça, c'est très peu cher. Voilà, c'est peu cher.
Ces titres-là font à peine 1 trillion de dollars de capy boursière. On n'est pas sur des valorisations américaines, clairement.
Donc,
on a, je dirais, le fait que ce soit peu cher, ça réduit le risque d'une certaine manière. Est-ce que les bénéfices vont décevoir ? Si c'est le cas, les titres baisseront, bien sûr, et donc c'est risqué.
Là
aussi, les perspectives bénéficiaires ne nous paraissent pas
trop
optimistes. En
fait,
compte tenu dans la techno, toujours, on a un déséquilibre offre-demande qui est toujours en faveur de ces producteurs, de ces fabricants de semi-conducteurs.
Donc,
on voit plutôt les bénéfices révisés à la hausse en ce moment. Donc, on ne voit pas un risque très important sur les perspectives bénéficiaires.
Et
ailleurs, dans la consommation chinoise, par exemple,
on
a des perspectives qui ne
sont
pas très fortes. Les prévisions aujourd'hui, ce n
'est
même pas 5% de croissance. Donc, là aussi, le potentiel d'être déçu est peu élevé. Donc,
ça
veut dire des valorisations peu chères attirent les investisseurs au final ?
Les
investisseurs sont très versatiles. Ils vont vers ce qui marche en ce moment. Ce qui marche en ce moment, c'est plutôt la techno. Donc, en fait, on
a
des investisseurs domestiques en Corée, en Chine, au Brésil, et des investisseurs internationaux qui investissent dans ces marchés. Chacun a une perspective un peu différente, bien évidemment. Mais souvent, ce qu'on observe,
c
'est que certains secteurs sont complètement ignorés. Et
c'est là où... Il y a qu'elle,
par exemple ?
Par exemple, la consommation chinoise, qui est complètement ignorée aujourd'hui. Certes, ces perspectives ne paraissent pas très folichonnes, j'ai envie de dire, au cours des 6 à 18 prochains mois. Mais dans une perspective 3 ans, il y a quand même des choses intéressantes à y faire.
Il nous reste une minute pour conclure. Bruno, qu'est-ce que vous allez regarder chez GemWeb pour la fin d'année, pour ces pays émergents et puis aussi pour l'année 2027, peut-être
?
En général, le quatrième trimestre, c'est plutôt un bon trimestre pour les actions émergentes. Je pense que les valeurs coréennes,
les
valeurs taïwanaises ont très bien performé encore. On va avoir des résultats sur le troisième trimestre qui vont être bons.
Donc,
restons investis de manière importante sur ces secteurs.
À
partir de 2027, je pense qu'à un moment donné, ces valeurs feront un plus haut. Donc, il faudra switcher quelque part.
Arbitrer
peut-être les positions.
Arbitrer certaines
positions. Je ne pense pas qu'il faille le faire trop tôt. Il
faut attendre le
bon moment, en fait. Exactement. C'est toujours difficile, bien sûr. Le timing, c'est ce qu'il
y a
de plus dur dans notre métier. À mon avis, vers juin, juillet, ce sera un bon moment de commencer à réduire...
2027.
2027.
La
techno au profit de valeurs plus traditionnelles en Asie ou en Amérique latine.
Merci
beaucoup, Bruno Vanier, président de Gemway Assets. Merci à vous de nous avoir suivis. On se retrouve tout de suite dans Smart Bourse. Nous sommes toujours en direct du salon Patrimonia à Lyon. Et j'ai le plaisir de recevoir sur ce plateau Thibaut Mortelèque, directeur du développement d'Alta Rock. Bonjour, Thibaut.
Bonjour, Pauline.
Alors, Thibaut, on a beaucoup parlé du Saspocalypse sur les marchés cotés. Est-ce que c'est une réalité du terrain ou plus une nervosité propre à la bourse, selon vous
?
Alors, selon nous, ça a été plutôt une nervosité. Ça a été un peu amplifié, on va dire, au début du trimestre 2026. Il y
a
eu une purge relativement importante des valorisations boursières des sociétés logicielles. C'est un peu plus contenu aujourd'hui.
Il
y
a
eu un retour des valorisations et on va dire qu'il y
a
eu un démarrage non différencié dans l'ensemble des sociétés de logiciels. Et après, on a regardé un peu plus en détail des sociétés dites verticales et horizontales. On voit que les logiciels métiers ont un peu plus repris que des logiciels un peu plus diversifiés.
Et vos fonds conservent justement une exposition assez forte sur ces logiciels autour de 50%. Pourquoi ce parti pris stratégique dans ce climat, Thibaut ? Et qu'est-ce qui justifie une telle conviction dans vos portefeuilles, justement ?
Alors, je corrige un peu. 50%, c'est de la technologie. C
'est vrai que
la partie logicielle représente une grosse partie des 50%. Mettons
80% par exemple,
mais on va rester dans cette logique-là. Donc, on a une très forte conviction sur le logiciel, mais pas n'importe quel logiciel. Pour reprendre ce que j'ai évoqué juste avant, c'est des logiciels très métiers. Le but pour nous dans cette conviction, c'est plutôt d'accompagner des sociétés en forte croissance qui ont une expertise très forte dans le logiciel métier, que ce soit la comptabilité, la paix, le ERP, la cybersécurité. Et en fait, c'est là où l'IA accélère, on va dire, ce déclenchement-là. Et j'adore faire cette analogie et c'est notre directeur des investissements qui le fait. On est un peu sur la ruée vers l'or.
Soit vous êtes chercheur d'or et vous cherchez la nouvelle IA de demain. Soit, et c'est plutôt notre positionnement, les pelles et les pioches, quels vont être les acteurs qui vont bénéficier de cet envolé d'agentique et de démocratisation de l'IA.
Moi aussi, j'aime bien cette expression, les pelles et les pioches. Je trouve que c'est assez parlant.
Ça marque tout de suite
et on comprend tout de suite de quoi on parle.
Thibault, vous lancez chez Altarock vos nouveaux millésimes. Quelle est la feuille de route et le calendrier de ces nouveaux développements, Thibault ?
Alors, la logique est toujours la même, très disciplinée. Tous les ans, on lance un millésime. On l'a lancé à peu près mid-année 2026. Donc, on a sélectionné à peu près 5 à 6 gérants. On a toujours la même stratégie. 50% pour caricaturer aux Etats-Unis, 50% en Europe. Les secteurs, on en a parlé, 50% tech avec une majorité logicielle. Pour le reste, des pourcentages entre 10 et 20% secteur de la santé.
Et
le reste, c'est activité de service. Donc, pas de grande nouveauté au niveau Altarock sur la discipline d'investissement. C'est plutôt logique. Pas de market timing. Il ne faut pas répondre aux envolées lyriques de est
-ce qu
'il y
a
un momentum ? Est-ce qu'il faut en faire plus ? Il faut en faire moins ? Non. Il y
a
une problématique de diversification cyclique qu
'il faut
faire. Donc, on fait plusieurs millésimes avec la même logique toujours tous les ans.
Justement, le marché du private equity est de plus en plus exigeant, Thibault. Comment est-ce que vous filtrez les meilleurs gérants mondiaux pour ces lancements
?
Alors, on a une due deal qui est quand même extrêmement étayée.
Alors
déjà, on cherche des gérants
qui
ont plutôt 20 ans de track record, qui ont délivré des performances significatives et homogènes sur différents millésimes. Mais ce que j'aime bien résumer, c'est souvent des gérants devenus ultra spécialisés. Le monde du private equity, il a extrêmement évolué les 60 dernières années avec beaucoup d'ingénierie financière au départ. Et aujourd'hui, on se retrouve avec des gens qui sont devenus plus des experts sectoriels, voire des opérateurs de leur activité que des gérants de private equity. On a quelques gérants comme ça, qui sont plus des éditeurs de logiciels qui font des acquisitions private equity que des fonds de private equity qui font du logiciel.
Donc, notre sélection va beaucoup là-dessus. Est-ce que le fonds qu
'on
va accompagner apporte de la valeur opérationnelle dans les sociétés qu'elles accompagnent ?
Justement, parlons d'accompagnement et d'optimisation, de structuration et d'organisation patrimoniale. Thibault, comment vous accompagnez votre clientèle et quelles sont vos grandes actualités chez Alteroc sur ce sujet ?
Alors, on accompagne énormément nos partenaires au quotidien. C'est déjà quelques années qu'on a développé des outils simplifiés d'appel de fonds, des outils de simulation. Là, dernièrement, on vient de l'annoncer hier, le recrutement de Pierre Ferron, qui est le directeur de l'ingénierie patrimoniale chez
nous. Génial
! Donc, c
'est
un ancien d'Edmond Rothschild. Il accompagnait des clients entrepreneurs en grande partie. Et l'idée pour nous avec ce recrutement, qui est quand même assez étonnant pour une société
de private
equity, c'est de continuer à accompagner nos clients, principalement nos partenaires sur leurs grands clients patrimoniaux. Les
grands
entrepreneurs, des asset managers, des patrimoines complexes, des problématiques de gouvernance. En apportant des solutions à la fois sur comment je transmets, comment j'accompagne sur de la gouvernance technique, comment je peux traiter de la fiscalité. On entend quand même pas mal de choses sur 2027. Donc, quand on
a
des zones de turbulences, avoir un soutien complémentaire, c'est toujours très bien accueilli. Donc, on avait besoin, en tout cas déjà sur les grandes familles, d'avoir en interne quelqu'un d'ultra spécialisé sur
la
classe d'actifs et qui puisse répondre correctement aux questions. On a de plus en plus de cross-border. Donc, il fallait aussi avoir cette capacité de répondre sur des problématiques internationales.
Et
sur le quotidien, de donner un peu nos façons de travailler, comment les institutionnels utilisent la classe d'actifs d'un point de vue à l'ingénierie financière. Mais automatiquement, on est sur des temps longs. Donc, qui dit temps long, dit réflexion de transmission, de protection du conjoint. Et donc, c'était aussi d'avoir une deuxième jambe d'appui pour pouvoir accompagner nos partenaires.
Oui, un recrutement hyper stratégique pour Altaroc. Thibault, quelles sont vos autres perspectives pour la fin d'année ?
Et
puis aussi pour 2027 chez Altaroc, dans le sillage de ce recrutement de M. Ferron à l'ingénierie patrimoniale ? Est-ce que vous avez d'autres grandes actualités
? Je
ne
vais
pas tout dévoiler, mais notre idée est d'étendre notre gamme à la fois sur les produits et les services. Donc, on a notre produit phare qui s'appelle Odyssée, qui est notre fonds-fonds millésimé. On l'a décliné avec des systèmes d'investissement qu'on appelle REOP, un multimillésimé pour se créer un portefeuille. On est monté en gamme avec un véhicule qui s'appelle l'Infinity, qui a un mandat de gestion dédié à des grands clients, sur lequel, typiquement, Pierre va énormément nous aider, sur lequel on va apporter du levier. On veut apporter extrêmement de valeur aussi ajoutée sur la partie gouvernance.
Et on espère avancer aussi sur une partie un peu plus basse de la courbe, plutôt sur des produits evergreen, parce qu'il y a un appétit quand même assez significatif de la classe d'actifs. Aujourd'hui, on reste quand même sur des produits qui sont à partir de 100 000 euros, donc des tickets qui restent relativement élevés. Donc, la démocratisation, elle s'est arrêtée quand même à un endroit. Donc, on espère avancer aussi sur des logiques evergreen avec des produits efficaces.
Et
la démocratisation, est-ce que c'est dans les tuyaux d'avoir un ticket d'entrée inférieur à 100 000 euros ?
Alors, sur des véhicules evergreen, en assurance vie, en contrat retraite, très clairement, oui, parce que c'est l'assureur qui va positionner un petit peu le montant d'entrée de ces investissements-là. Sur la partie private equity, fonds primaires, non, on va rester sur 100 000 euros. C'est un positionnement qu'on a. C'est un produit qui doit s'inscrire quand même sur des patrimoines établis. On n'est pas forcément dans cette logique de vouloir utiliser des fonds primaires à appel de fonds différés sur un montant plus faible.
Enfin, dernière question un peu plus globale pour élargir et ouvrir notre discussion, Thibault. Est-ce que le contexte géopolitique, les pressions inflationnistes, le prix du pétrole, tout ce qui se passe en ce moment, est-ce que ça impacte votre manière d'investir et de gérer, justement ? Alors,
pas forcément la manière qu'on a de gérer ou de sélectionner, puisque, comme je disais tout à l'heure, c'est cyclique. Il faut faire attention, il faut diversifier sur le multimillésime. Donc, ça n
'a
pas forcément changé notre grille de lecture sur les secteurs. Je dirais même plutôt que ça l'a conforté, parce qu'on était plutôt sur des secteurs de services, donc
moins
affectés par des activités. On ne fait pas d'industrie, on ne fait pas d'énergie, donc on a plutôt bénéficié d'être en dehors de ces segments-là. En revanche, on voit bien que le marché est stressé, au
cas
le marché français. Donc, étant aussi très diversifié à l'international, on est un peu moins sujet à l'environnement, l'ambiance
actuelle.
Donc, c'est ça qui est un peu ambivalent. C'est qu'on voit que le marché a un peu grippé sur l'épargne des Français, parce qu'il manque de visibilité. En revanche, pour les fonds qu'on accompagne à l'international, on voit vraiment qu'il
y
a deux vitesses. Donc,
c
'est ça qui va être un peu ambivalent pour nous.
Très intéressant. Merci beaucoup, Thibault. Vous êtes directeur du développement d'Altaroc. Merci d'avoir été avec nous sur ce
plateau. Un grand plaisir.
Merci d'avoir répondu à toutes nos questions. Et puis, merci à vous de nous avoir suivis.
C
'est la fin de cette édition délocalisée de Smart Bourse au Salon Patrimonia à Lyon. On se retrouve demain à midi et demi en direct sur Vsmart.