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Discours / meetingDanièle Obono· 2 février 2022 6 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & famille

🏛️CHOIX DU NOM : UNE QUESTION D'IDENTITÉ ET DE DIGNITÉ (26/01/22)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « ministres et collègues je ne saurais me persuader que la propriété du nom réside ailleurs que dans la convention et le consentement des hommes »
  • 0:58Invité politiqueFait
    « disposer dans mon propre et s'assurer qu'ils soient véritablement en usage n'est ni plus ni moins qu'une condition nécessaire pour être soi même »
  • 1:39Invité politiqueFait
    « pour cela elle s'affranchit ou pour être plus exact elle s'émancipe parfois des influences que son milieu à exercer sur elle »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « depuis la loi autorise les parents à choisir le nom qu'elles et ils veulent transmettre à leurs enfants celui d'un parent de l'autre des deux accolés dans l'ordre choisi par le couple »
  • 2:21Invité politiqueChiffre
    « selon l'insee 92 4% des enfants nés en 2010 neufs en france ont pris le nom de leur père 11 7% des enfants portent un double non et seulement 6,6 pour cent des enfants portent uniquement le nom de leur mère »
  • 3:03Invité politiqueChiffre
    « plus d'une femme sur dix n'a pas choisi le nom de naissance de son enfant 85 % des femmes interrogées regrettent même où ont peur de regretter porter le nom de leur mari en cas de divorce »
  • 3:03Invité politiqueFait
    « actuellement il est quasiment impossible de changer le nom d' usage de l'enfant sans l'accord de l'autre parent même s'il s'agit simplement d'ajouter le nom de l'autre parent »
  • 3:44Invité politiqueChiffre
    « 85 % des familles monoparentales sont des femmes qui élèvent seules presque 3 millions d'enfants »
  • 4:26Invité politiqueFait
    « la procédure est longue peut durer jusqu'à 6 ans pénible parfois humiliantes et surtout coûteuse donc discriminante socialement »
  • 4:26Invité politiqueChiffre
    « en comptant les frais d'avocats des personnes qui ont été victimes d'inceste ont vu leur demande de ne plus porter le nom de leur agresseur au jeté en 2020 sur les 4000 293 demandes déposées seuls 44% ont été acceptées »
  • 5:08Invité politiquePromesse
    « ce texte qui facilite le changement non usage à l'état civil nous paraît conforme à l'intérêt des citoyens et citoyennes de ce pays »

Temps de parole

  • Danièle Obono100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:16
Danièle Obono

ministres et collègues je ne saurais me persuader que la propriété du nom réside ailleurs que dans la convention et le consentement des hommes cette phrase est prononcée par un certain air mauges m au début du crac il dialogue dans lequel platon s'intéresse s'interrogent sur la nature du langage il pose correctement le problème peut-on être prêt vainement soi-même dès lors que le monde use d'un nom que l'on ne reconnaît pas pour soi nous pensons que non disposer dans mon propre et s'assurer qu'ils soient véritablement en usage n'est ni plus ni moins qu'une condition nécessaire pour être soi même dès lors légiférer sur la possibilité de changer son nom de le transmettre à son enfant c'est traiter d'un sujet à la fois philosophique et pratique prosaïque raisonnable et poignant c'est aussi affronter le point le plus audacieux de l'humanisme républicains selon nous en effet cette doctrine province professe que les êtres humains possède une dignité propre essai dignité propre consiste à pouvoir et à devoir sans cesse affirmé qu'ils ont nés cette faculté nous en disposons en référence à notre expérience notre histoire au modèle que nous ont donné nos parents familles ou proches toutes celles et ceux dont nous voulons nous réclamer ou non au contraire nous rejetons l'exemple ainsi la personne humaine se construit et fini par pouvoir choisir qui elle est pour cela elle s'affranchit ou pour être plus exact elle s'émancipe parfois des influences que son milieu à exercer sur elle tous les cas sont possibles elle peut refuser de porter le nom de qui la fait souffrir de celui ou celle dont elle éprouve elle réprouve la conduite où cette personne peut changer de religion encore témoigner de son attachement filial par celui celle qui l'a élevé elle témoigne d'un héritage qui ne s'impose pas comme un fardeau mais qui est recueilli notre humanité tient en grande partie à ce choix jusqu'en 2002 les paroles les parents ne pouvait pas choisir le nom de famille qu'il voulait transmettre à leurs enfants s'ils étaient mariés ou s'il avait reconnu l'an nouveau nés ensemble l'enfant portait automatiquement le nom super depuis la loi autorise les parents à choisir le nom qu'elles et ils veulent transmettre à leurs enfants celui d'un parent de l'autre des deux accolés dans l'ordre choisi par le couple pourtant la tradition de choisir le nom du père pour l'enfant perdure dans les couples hétérosexuels selon l'insee 92 4% des enfants nés en 2010 neufs en france ont pris le nom de leur père 11 7% des enfants portent un double non et seulement 6,6 pour cent des enfants portent uniquement le nom de leur mère selon les chiffres du collectif porte mon nom plus d'une femme sur dix n'a pas choisi le nom de naissance de son enfant 85 % des femmes interrogées regrettent même où ont peur de regretter porter le nom de leur mari en cas de divorce actuellement il est quasiment impossible de changer le nom d' usage de l'enfant sans l'accord de l'autre parent même s'il s'agit simplement d'ajouter le nom de l'autre parent pour rappel le nom d' usage est utilisé dans la vie sociale et dans la documentation administrative il est également présent sur les pièces d'identité de l'enfant cette impossibilité engendre dans les cas de séparation conflictuelle des complications administratives et des souffrances c'est particulièrement le cas pour les femmes élevant seules leurs enfants or 85 % des familles monoparentales sont des femmes qui élèvent seules presque 3 millions d'enfants il est particulièrement humiliant pour une mère qui élève son enfant seul de devoir en permanence justifier de sa maternité auprès des administrations parce que l'enfant ne porte pas le même nom à l'école à l'hôpital lors des voyages à l'étranger alors même que ce sont elles qui gèrent le quotidien est parfois la sauce la totalité des soins relatifs à l'enfant elles sont en permanence délégitimer par le fait de ne pas porter le même nom que leur enfant cela peut être particulièrement violent pour les mères comme pour les enfants quand cela se passe dans un contexte de violences intrafamiliales violence conjugale ou violence sur les enfants de devoir continuer à porter le nom d'un père violent la procédure est longue peut durer jusqu'à 6 ans pénible parfois humiliantes et surtout coûteuse donc discriminante socialement quand il s'agit de pouvoir en changer pour le collectif porte mon nom la démarche reviendrait au total à 5000 euros en moyenne en comptant les frais d'avocats des personnes qui ont été victimes d'inceste ont vu leur demande de ne plus porter le nom de leur agresseur au jeté en 2020 sur les 4000 293 demandes déposées seuls 44% ont été acceptées c'est pourquoi ce texte qui facilite le changement non usage à l'état civil nous paraît conforme à l'intérêt des citoyens et citoyennes de ce pays il fait progresser la liberté et nous le voterons nous aurions aimé qu'il soit un peu plus conséquent en reconnaissant notamment une demande que nous portons depuis tout le mandat sur l'état civil afin que celui de celui là soit aussi plus faciles à changer pour toute personne c'est une disposition dont nous pensons qu'elle devra continuer à être discuté et nous espérons mais adoptées dans de futurs mandats