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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 16 février 2026 3 min

Négociations des prix sur les produits agricoles : « un chantage mortifère » ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On est en pleine négociation annuelle euh entre la grande distribution et l'agroalimentaire, les industriels, les agriculteurs. Comment se passent ces négociation ? Euh d'abord euh moi j'aime bien la ministre de l'agriculture.

C'était pas facile d'être à son poste pendant toutes ces tensions alors qu'il y a eu le débat euh très contradictoire sur le Mercosour et donc je lui en veux pas. Elle est un peu en posture quoi. C'est pas facile pour elle.

C'est des postures selon vous ? Bah oui, parce que évidemment elle ne peut être que euh pour la corporation qu'elle défend et la corporation qu'elle défend a l'impression que en aval industriel et distributeur empêche euh faire de faire d'augmenter les rémunérations. Mais dans le prix final, la part de la distribution dans la réalité n'est que de 40 % 45 % et c'est la matière première industrielle qui fait la différence.

Et donc il faudrait encore que le ministre de l'industrie défende l'industrie et derrière et après il y a nous distributeur euh et nous on a le consommateur qui dit "S'il vous plaît n'augmentez pas trop quoi." Mais mais quand elle parle la ministre de chantage mortifaire pour l'agroalimentaire, qu'est-ce que vous lui répondez ? Non, rien.

C'est c'est pas les bon quoi. Elle va trop loin. C'est pas qu'elle va trop loin, c'est pas le bon mot.

C'est quoi les bonbons ? Bah parce que c'est une négociation. Alors euh pour beaucoup mais elle a dit qu'elle comprend que les négociations soient dures mais qu'elle comprend pas que la grande distribution par exemple ne tiennent pas compte de la hausse des coûts pour les industriels et les agriculteurs.

Vous entendez cet argumenté, on est obligé, la loi nous oblige à tenir compte euh des coûts de la matière première agricole et des coûts agricoles et nous n'avons pas le droit de les négocier. Donc elle dit faux quand elle dit. Bon donc oui cela cela nous les respectons et à ma connaissance j'entends pas dans les centres lecler j'entends pas même d'une manière générale que quelqu'un les conteste.

Après il y a des industriels qui voudraient faire passer leurs coûts pour des coûts agricoles mais ça n'a rien à voir. Et surtout les des grandes multinationales qui a qui ne garantissent pas d'acheter français. Le grand reproche qu'on peut faire dans ces négociations là, c'est qu'il y a pas vraiment de transparence de la part des grandes multinationales et la loi n'a pas prévu l'obligation de transparence.

Donc c'est ce qui rend la chose assez compliquée. Vous le regrettez ? Euh oui oui oui.

Il faudrait plus de transparence. Oui oui faut changer la loi pour vous. changer.

On en a eu 5 6 C'est dans la pratique qu'il faut changer. Et puis alors part cette loi n'est pas appliquée, la distribution est transparente. Celle qui ce qui n'est pas appliqué aujourd'hui, c'est la loi égalime sur les grossistes, sur la restauration qui qui occupe 55 % de du déboucher de du produit agricole.

Et c'est là où il faudrait aussi alors étendre la loi égalime pour qu'il y ait pas plusieurs marchés et plusieurs prix sur pour les produits agricoles. Yeah.

Négociations des prix sur les produits agricoles : « un chantage mortifère » ? — Annie Genevard · Pourquijevote