Encadrement du droit de grève : ce droit "est devenu un chantage" pour quelques syndicalistes
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deux invités ce matin pour essayer de savoir si le droit de grève dans les transports va être limité en France dans ce studio Julien trocas secrétaire fédéral sudrail et puis en ligne avec nous philippe Tabarot sénateur LR des Alpes Maritimes vous êtes le rapporteur de ce de ce texte adopté hier en commission au Sénat texte qui vous met évidemment très en colère Julien trocaz mais d'abord il faut qu'on comprenne ce qui pourrait changer vous êtes bien avec nous philippe Tabarot bonjour oui bonjour vous voulez interdire au Chemino de faire grève à certaines dates précises c'est ça autour des grand départ les vacances scolaires les jours fériers oui il y a deux aspects dans cette proposition de loi de mon collègue Hervé Marseille que j'ai rapporté hier en commission il à la fois sanctuarisé un certain nombre de jours dans l'année ils étaient prévus à 60 on les a passé à 30 hier en commission suivant un peu l'exemple italien qui existe depuis une trentaine d'années des jours où on pourrait suspendre le droit de grève notamment lors de période de départ de vacances scolaires lors d'épreuves du bac par exemple euh de d'élections des jours d'importance dit d'importance et d'intérêt pour notre pays avec des événements sportifs et et et culturels ça se ferait bien sûr en concertation avec les les partenaires sociaux et puis nous avons souhaité rajouter aussi c'était un élément important pour nous puisque ça avait été une proposition de loi de Bruno rotaillot en février 2020 qui était de lutter contre ce qu'on appelle nous le détournement du droit de grève c'est-à-dire pour les grèves du quotidien euh ben éviter que certains utilisent le droit de grève qui est un droit constitutionnel est important pour nous mais à travers des préavis dormants qui durent jusqu'en 2045 ça permet de débriller un peu n'importe quand mais Philippe tavaro j'aimerais d'abord qu'on vienne sur ce qui concerne le plus les Français c'est-à-dire les grands départs en vacances cette date que vous voulez sanctuariser le bac les grands événements sportifs vous dites faudra qu'on voit avec les partenaires sociaux bah ça tombe bien ils sont dans ce studio représenté par Julien trocas secrétaire fénéral de Sudra vous entendez Julien trocas qu'on veille sanctuariser certains jours il s'agit pas d'interdire de faire grève vous pouvez faire grve toute l'année sauf au moment où ça embête le plus les Français moi je suis pas sûr que les dates qu' qu' ont été qu' ont été donné c'est là où ça embête plus les Français les françaises où ça peut embêter le plus les Français et les Françaises c'est par exemple les lundis matin quand il y a des quand il y a des millions de voyageurs et voyageuses qui prennent le train pour aller travailler le sujet il est pas là en faiti je ne comprends pas c'est quoi je comprends pas c'est quoi le but de cette droite grève en fait ouis attendez Julien trocas vous répondez d'abord qui nous dit c'est le modèle italien en Ital bien sûr ben il faut qu'il s'intéresse au modèle italien en fait ça a été mis évidemment en place en 1990 il faut qu'il regarde les ce qu'on appelle les greves sauvages ça veut dire les réactions collectives des salariés qui sont en colère et qui disent on en a tellement marre parce que nos salaires augmentent pas ou nos conditions de travail se dégrad qu'est-ce qu'ils font ils font ce qu'on appelle des greves sauvages en fait ça veut dire qu'ils arrêtent de travailler parce qu'ils en ont marre donc s ils pensent que la conflictualité s'il pensent que la colère sociale va s'arrêter en restreignant le droit de grève et ben je pense que cette droite parlementaire se trompe mais mais moi j'ai refait des historiques en 2007 Eric cioti avait les mêmes propos en fait tenait les mêmes propos en disant en nous traitant de de terroristes en nous traitant de preneurs d'otage en nous traitant qu'on faisait le chaos qu'il fallait restreindre le droit de grève le sujet il n'est pas là le sujet il est dans ce pays aujourd'hui soit on négocie ou soit on va au conflit alors philippe Tabarot vous entendez Julien trocas d'ailleurs le gouvernement ne soutient pas votre texte est-ce qu'il a une chance de passer au Sénat puis surtout à l'Assemblée au Sénat très certainement après à l'Assemblée tout dépendra de de nos collègues députés et et de et du gouvernement mais moi je je vous dis clairement le dialogue social bien sûr on est pour mais le dialogue social a été dévoyé dans notre pays avant faire grève c'était le dernier recours aujourd'hui c'est devenu un préalable à à toute discussion et plus que de discussion ce sont souvent des rapports de force et quelquefois pour quelques syndicalistes devenu pratiquement un chantage et c'est vrai alors bah prenons l'exemple très concret des JO qui approchent Julien trocaz du côté de la SNCF le patron Jean-Pierre farandou disait sur RMC vendredi moi je suis confiant pour les J il y a des négociations en ce moment qui vont se conclure à la fin du printemps avec les syndicats on va trouver des accords des primes pour les Jos tout se passera bien est-ce que du côté de Sudra vous vous engagez à dire voilà une période stratégique pour les français et même pour la France les JO sudrail on ne fera pas grève ah non ce qu'on dit depuis le début sur depuis le mois de février ce qu'on dit c'est qu'on veut des négociations avant les Jeux Olympique et paralympique on en veut avant donc là il y a elles sont en cours là il y a des discussions mais vous l'avez dit vous-même le le PDG dit d'ici mai juin il va y avoir des négociations donc on va voir aujourd'hui il n'y a aucun préavis de grève sudrail alors qu'on veut nous faire passer il y a il a il a rien sur les Jeux Olympiques par nous ce qu'on veut c'est négocier et et c'est faux quand quand on parle de de rapport force quand on revient sur les contrôleurs et les contrôleuses où on avait 70 % de salariés qui étaient en grève il y a eu aucune négociation et évidemment ce conflit aurait pu être évité mais il y a eu aucune négociation donc de dire que la grève est une fin en soi que c'est un chantage c'est absolument faux puisque je répète aussi aujourd'hui on appelle le service minimum ce qu'on appelle des alarmes sociales et on ne peut pas déposer un pravis de grève 15 jours après avoir déposé ce qu'on appelle l'alarme sociale ce qui veut dire c'est que la direction elle a déjà la possibilité 15 jours de négocier et ce n'est pas un sujet de chantage ou quoi avant de poser un préavis on a ce qu'on appelle un cycle de négociation il y a souvent un échec et de la cause oui le problème serait pas dans la loi mais plutôt dans le dialogue social à la SNCF alors Philippe Tabaro est toujours en ligne avec nous Julien trocass dans ce studio j'aimerais qu'on accueille David qui nous appelle depuis Rennes c'est ça bonjour David bonjour Charles et ben David vous êtes avec nous au 321 vous avez entendu là ce ce débat argument contre argument vous allez jouer l'arbitre David de quel côté vous penchez est-ce qu'il faut aller plus loin dans la loi restreindre le gre dans les transports ah oui oui oui je suis tout à fait d'accord avec avec ça je trouve que quand on a une situation où on est en mesure de prendre une population en otage attendez excusez-moi pour vous ça va trop loin David aujourd'hui il faut limiter le droit de Greff mais vous entendez les arguments de de Julien trocaz je vous laisse répondre Julien trocaz est-ce que vous entendez le sentiment des usagers en fait il y a une forme d'exaspération on a l'impression on a l'impression que dès qu'on annonce je sais pas des vacances scolaires dès qu'on annonce un événement il y a la menace de la grève on a presque peur aujourd'hui quand on prend des billets de train est-ce qu'il y a pas aussi une rupture de confiance avec l'usager non non c'est faux enfin vous savez les cheminau les cheminotes ils font transporter en moyenne 10 millions de voyageurs par jour en fait 100 millions de voyageurs qui tous les jours des cheminau des cheminotes renc je pense pas qu'il y a un manque de confiance au à la SNCF et au chmin chminot c'est juste que oui effectivement il y a il y a un manque en fait de de négociation c'est bien ça le problème et si les sénateurs s'embêtent ce qu' ce qu'ils peuvent réformer c'est les lois Macron les ordonnances Macron sont les lois de travail con qui devait fludifier le dialogue social on voit bien que c' un échec parce qu'il y a pas de fludification du dialogue social dans ce pays et philippe Tabarot on entend déjà le gouvernement par la voix du ministre des transport dire non on ne touchera pas au droit de greffe pas avant les gios parce qu'il y a aussi presque Philippe Tabaro cette crainte de mettre les chemineau dans la rue avant les Gio oui moi j'ai pas choisi ce ce calendrier c'est le calendrier parlementaire qui a fait que la proposition de loi de mon collègue est arrivé maintenant dans cette discussion après avoir des discussions sereines sur ce sujet malheureusement quelle que soit la période c'est très difficile d'en avoir moi ce que je rappelle simplement c'est que depuis 1947 il n'y a pas eu une année sans grève à la SNCF qu'aujourd'hui à la RATP il y a plus de de 20 préavis de de grève de de préavis dormant comme on les appelle qui peuvent se déclencher à n'importe quel moment et qui court jusqu'en en 2045 il y a eu par exemple l'an dernier 2 300000 km de de bus à la RATP qui n'ont pas été réalisés du fait de de de différentes grèves dans ma région provenale Côte d'Azur sur le réseau TER on est arrivé certaines années jusqu'à 90 jours de grèff c'est-à-dire 90 journées pour les voyageurs du TER dans ma région qui était impacté par des grèves uniquement dans notre région donc là je pense que les Français Philippe Tabar votre texte vous nous dites ça ça va passer au Sénat vous nous le dites on verra à l'Assemblée parce que bon pour l'instant gouvernement et est contre et parce que ne veut pas aller au au conflit avant les Jos on entend bien Junia trocas que vous vous ne fermez pas la porte on va dire à la menace de la grève pour pour pour cet été en vue des Jos même si alors faut faire la distinction il y a des discussions en cours vous attendez les négociations ça c'est vous qui le dites hein nous on a dit on attend les les négociations qui là vous discutez vous attendez de négocier c'est ça et selon l'issue des négociations bah on suivra aussi évidemment de très près Merci à VOUS philippe Tabarot sénateur LR des Alpes Maritimes d'avoir été en ligne avec nous et je remercie Julien trocas d'ê ven dans ce studio ce matin secrétaire fédéral de [Musique] Sudra
Philippe Tabarot