[Extrait Séance] Alexandre Allegret-Pilot s'exprime sur l'euthanasie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je pense qu'il y a une une confusion à la suite des des propos du collègue de LFI. Il y a une confusion qui revient régulièrement sur les termes du débat ici à travers la différence entre liberté, liberté fondamentales et droit. Les libertés fondamentales sont limitativement énumérées.
Une liberté ne nécessite pas l'intervention d'un tiers. Un droit nécessite un titulaire et un débiteur. Donc ici, il n'est pas affaire de liberté, il est affaire de droit.
Les mots ont un sens. On parle du droit d'un malade que ce texte veut créer. On parle aussi des droits des autres patients, des proches des autres patients et des membres du personnel soignant à ne pas cautionner, participer ou assister de près ou de loin des états naas.
Cela peut choquer, cela peut traumatiser, cela peut tenir aussi d'une forme de clause de conscience. Je pense qu'on peut le respecter. Ce texte veut protéger en un sens, protéger contre la souffrance bien sûr, mais aussi protéger contre ce qui peut porter atteinte aux sensibilités de chacun.
Je pense que c'est aussi cela le rôle d'une loi d'équilibre. Ici, l'hôpital, c'est l'objet du texte, c'est le lieu où la mort arrive certes, mais par accident, elle arrive d'elle-même. C'est un fait.
La finalité demeure le soin. Ici, dans ce texte, la finalité de l'acte, c'est la mort. Comme le disait notre collègue, ce service public de l'euthanasie et du fil d'assister, comme tous les services publics, doit être identifié clairement et distingué des autres.
Il importe de distinguer le médecin en tant que soignant, du médecin en tant qu'administrateur de la mort. La mort n'est pas un soin et comme il y a identité des personnes, il faut qu'il y ait différence de lieu. Le prétexte de la difficulté de déplacement n'est pas sérieux tant on pourrait à la rigueur envisager un régime d'exception pour les cas particuliers qui ne pourraient l'être sans générer de souffrance supplémentaire.
Ici, ce n'est pas le cas et comme souvent sur ce texte, on veut régir le cas général à travers une réflexion sur le cas particulier. Je vous invite donc à prévoir que les États-Unis puissent avoir lieu dans des lieux dédiés, puissent se tenir pardon dans des lieux dédiés. Je vous remercie.
Alexandre Allegret-Pilot