Lancement du collectif "Usagers de la santé" - Intervention de Marine Le Pen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:12PrésentateurChiffre
« un Français sur quatre renonce à des soins chaque année, faute de moyens, comme 15% des bénéficiaires du minimum vieillesse. »
- 1:23PrésentateurChiffre
« plus de 2,5 millions de nos compatriotes sont confrontés à la désertification médicale de notre territoire. »
- 1:34PrésentateurFait
« des patients doivent attendre plus de deux mois pour un rendez-vous dans un centre d'imagerie médicale »
- 1:40PrésentateurFait
« un infirmier hospitalier sur deux déclare ne pas pouvoir dispenser des soins de qualité et dans des conditions de sécurité optimales »
- 1:51PrésentateurChiffre
« pour pallier le manque de personnel hospitalier, 25% des nouveaux médecins exerçant en France sont d'origine étrangère, la moitié d'entre eux est d'origine extra-européenne »
- 2:58PrésentateurFait
« Dans ma région du Nord-Pas-de-Calais-Picardie, l'espérance de vie des hommes est inférieure de près de 5 ans à celle des hommes franciliens. »
- 3:06PrésentateurChiffre
« le taux de mortalité prématurée y est supérieur de 33% à la moyenne. »
- 3:47PrésentateurChiffre
« les discriminations fondées sur le handicap et la santé représentent plus de 31% des signalements, contre 24% pour les discriminations basées sur l'origine »
- 3:58PrésentateurChiffre
« Seul un tiers de nos compatriotes en situation de handicap occupe un emploi. »
- 4:09PrésentateurChiffre
« l'allocation adulte handicapé taux plein, c'est 808 euros par mois. »
- 4:27PrésentateurChiffre
« l'État prend à sa charge 24 milliards d'euros pour financer les dépenses de santé et d'hébergement des personnes âgées dépendantes, plus de 7 milliards d'euros sont laissés à la charge des familles. »
- 4:48PrésentateurPromesse
« Nicolas Sarkozy l'avait promis en 2007, comme François Hollande en 2012, qui avait aussi promis le doublement de l'aide personnalité à l'autonomie. »
- 5:13PrésentateurFait
« Les plus fortes augmentations concernent les catégories GIR 1 et 2, c'est-à-dire les personnes les plus dépendantes. Or, on sait que 80% d'entre elles vivent en établissement spécialisé »
- 11:46PrésentateurChiffre
« les troubles psychiatriques sont la première cause d'invalidité et un Français sur cinq en souffre. »
- 12:12PrésentateurChiffre
« On dénombre en France près de 30 suicides par jour et près de 200 000 tentatives par an »
Temps de parole
- Présentateur93 %
- ?7 %
≈ 67,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bien,
mesdames et messieurs les journalistes, chers amis,
je
vous remercie bien entendu d'être présents pour le lancement de notre nouveau collectif sur le thème de la santé. Ce collectif
a
pour but de fédérer les professionnels de santé qui se retrouvent dans notre discours patriote et qui partagent avec nous l'envie
de
donner un nouvel élan à notre système de santé au bénéfice, bien entendu, de ces usagers.
Ce
collectif a également pour objectif de rassembler les électeurs patriotes soucieux des problématiques de santé,
c
'est-à-dire, je pense, chacun d'entre vous, en fait,
pour
réfléchir ensemble aux solutions à apporter aux problèmes qui se posent aujourd'hui dans ce domaine.
La
santé est en effet le seul sujet qui nous concerne toutes et tous, sans exception, tout au long de notre vie.
La
maladie est toujours une épreuve difficile, elle l
'est
d'autant plus pour nos compatriotes isolés ou dans une situation précaire, bien sûr.
C
'est pourquoi l'État doit garantir le droit à la santé, comme le rappelle le préambule de la Constitution de 1946, et un accompagnement égal à travers tout territoire et indépendamment de sa situation financière, à chaque Français qui se retrouve confronté à une pathologie.
Il
m'est insupportable de constater qu'un Français sur quatre renonce à des soins chaque année, faute de moyens, comme 15% des bénéficiaires du minimum vieillesse.
Que
plus de 2,5 millions de nos compatriotes sont confrontés à la désertification médicale de notre territoire.
Que
des patients doivent attendre plus de deux mois pour un rendez-vous dans un centre d'imagerie médicale, alors que l'on sait qu'une prise en charge précoce évite le plus souvent des complications.
Qu
'un infirmier hospitalier sur deux déclare ne pas pouvoir dispenser des soins de qualité et dans des conditions de sécurité optimales en raison de l'étranglement financier que subit l'hôpital public.
Que
pour pallier le manque de personnel hospitalier, 25% des nouveaux médecins exerçant en France sont d'origine étrangère, la moitié d'entre eux est d'origine extra-européenne et n'ont donc pas une formation correspondant à la qualité de celle dispensée dans les facultés de médecine française.
Que
le nombre de professionnels de santé en exercice libéral chute d'année en année alors que l'existence d'un secteur public et d'un secteur libéral fait la richesse de l'organisation de notre système de santé,
je
n'aurai qu'une question,
que
fait la ministre de la Santé
? Si
son souhait de tendre vers plus d'égalité est louable, il semblerait que Marisol Touraine ne tire pas sur les bonnes ficelles pour réaliser son objectif.
Fallait
-il en attendre plus d'une ministre UMPS
?
Probablement pas.
Elle
propose le tiers-payant généralisé, puis ne se soucie pas de la grogne des médecins qui anticipent la tonne de papras supplémentaires que cela occasionnera en l'état actuel des procédures de remboursement. Alors la question est, où est la cohérence, Mme Touraine
? Le
gouvernement ne propose rien non plus pour lutter contre les inégalités en matière de santé. Dans ma région du Nord-Pas-de-Calais-Picardie, l'espérance de vie des hommes est inférieure de près de 5 ans à celle des hommes franciliens.
Et
le taux de mortalité prématurée y est supérieur de 33% à la moyenne.
Pour
contrer ces inégalités, il est essentiel que notre système de santé renforce les politiques de prévention et prenne en compte la pénibilité du travail.
Pas
avec la méthode qui a été utilisée par les socialistes.
Ne
parlons même pas de nos compatriotes en situation de handicap qui, dans certains départements comme Paris, doivent attendre 10 mois pour obtenir une réponse à leur demande de reconnaissance auprès de la maison départementale des personnes handicapées.
J
'aimerais entendre le gouvernement parler des discriminations à l'embauche, à l'encontre des personnes en situation de handicap, puisque, selon le défenseur des droits, les discriminations fondées sur le handicap et la santé représentent plus de 31% des signalements, contre 24% pour les discriminations basées sur l'origine et ont fait l'objet de plusieurs campagnes pour temps de communication au cours des derniers mois. Seul un tiers de nos compatriotes en situation de handicap occupe un emploi.
Les
autres doivent en vivre des revenus de subsistance inférieurs au seuil de pauvreté.
Je
vous rappelle que l'allocation adulte handicapé taux plein, c'est 808 euros par mois. Écouï de nos aînés,
laissés
sur le bord de la route. Près d'un million et demi de nos compatriotes sont en situation de dépendance et leur nombre ne cesse d'augmenter.
Nous
ne pouvons ignorer le défi qui se pose à nous.
Si
l'État prend à sa charge 24 milliards d'euros pour financer les dépenses de santé et d'hébergement des personnes âgées dépendantes, plus de 7 milliards d'euros sont laissés à la charge des familles. 7 milliards d'euros à la charge des familles.
Il
n'est plus que temps de créer un cinquième risque au sein de la sécurité sociale pour garantir une prise en charge adéquate de la dépendance. Ce cinquième risque, Nicolas Sarkozy l'avait promis en 2007,
comme
François Hollande en 2012, qui avait aussi promis le doublement de l'aide personnalité à l'autonomie. Force est de constater qu'en 2016, le cinquième risque n'a toujours pas vu le jour et qu'aucune solution concrète n'a été apportée au défi de la dépendance.
Si
l'appât à domicile a bien été revalorisé, cela tient bien plus du coût de communication que d'une vraie réforme. Les plus fortes augmentations concernent les catégories GIR 1 et 2, c'est-à-dire les personnes les plus dépendantes. Or, on sait que 80% d'entre elles vivent en établissement spécialisé
et
ne bénéficient donc pas de cette revalorisation qui s'applique exclusivement à l'appât à domicile. Comment faire de la communication sans, en réalité, rechercher un résultat efficace
? Puisqu
'il semblerait que la communication soit la seule arme d'un gouvernement désoeuvré, c'est donc à coup de grosses campagnes de promotion que le gouvernement a lancé fin 2014 le troisième grand plan maladie neurodégénérative, regroupant indistinctement des pathologies aussi diverses que la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques et la sclérose latérale amyotrophique.
Ce
plan a été critiqué dès son annonce par les professionnels et les associations de malades. A raison,
puisqu
'un an et demi après, ce plan brille par son caractère brouillon au financement largement insuffisant et un calendrier d'application inexistant.
Au
final, seule la déception a été à la hauteur des attentes. Chers patients, circuler, il
n'y a
rien à voir.
Les
personnes âgées et les malades ne sont résolument pas les meilleurs amis du gouvernement.
Les
personnels de la fonction publique hospitalière l'ont bien compris et se tournent de plus en plus massivement vers le vote patriote.
En
effet, dans les couloirs de l'hôpital, dans des plaises à certains grands journaux, le vote pour notre formation politique progresse nettement, élection après élection, en particulier chez les fonctionnaires de catégorie C, comme les aides-soignants, dont 45% déclarent avoir l'intention de voter pour notre projet en 2017. C'est sans surprise.
Ils
attendent un vrai changement.
Les
agressions, verbales ou physiques liées à des revendications communautaristes sont devenues quasi routinières.
Et
la vie des personnels hospitaliers est émaillée de frustrations dues aux politiques de santé menées depuis des décennies. Manque de personnel, budget en berne, pression insupportable au travail, impression de ne pas pouvoir faire son travail correctement. Et puis ici, il faut bien le dire, face à ces revendications communautaristes, un gigantesque laxisme, ici comme ailleurs.
La
santé et l'hôpital, comme le reste de la société française, prennent de plein fouet deux phénomènes dévastateurs. Le communautarisme grandit sur d'un côté, l'austérité ravageuse imposée par l'Union européenne de l'autre.
Le
personnel soignant, infirmier, aide-soignant, psychologue, médecin, doit être reconnu à hauteur de son engagement pour notre bien-être.
De
même que les administratifs et les agents techniques et d'entretien qui assurent le bon fonctionnement de nos structures de soins, souvent contre les vents et marées du dégraissement continu du service public hospitalier.
Si
les Français me confient la responsabilité suprême l'an prochain,
j
'ordonnerai d'abord urgentement le desserrement du numerus clausus, une aberration que personne n
'est
d'ailleurs capable d'expliquer
et
qui risque, sauf à trouver des éléments de contournement. Et Nicole Hugon nous a donné quelques pistes, il y en a d'autres
que
ne portaient hélas ses frites que dans dix ans. Alors, j'aimerais que de temps en temps, des journalistes posent cette question, ils disent, mais pourquoi
? Pourquoi
avoir resserré le numerus clausus alors que nous savons que nous avons besoin de médecins, que nous n'en formons pas assez et que nous sommes obligés d'aller en chercher à l'étranger ? Certains même de nos jeunes étudiants
sont
obligés d'aller faire les études à l'étranger, exercer leur profession dans leur propre pays.
Le
manque de personnel hospitalier, on le sait, devient une urgence pour faire face à l'évolution démographique de notre société.
Alors
voilà, afin de lutter contre la désertification médicale de notre pays, un stage territorial
doit
pouvoir être rendu obligatoire durant les études de santé, afin de sensibiliser les étudiants à cette problématique. Voilà quelques
pistes,
il y en aura d'autres. Il est aussi essentiel de revaloriser les salaires de la fonction publique hospitalière à la hauteur
du
rôle que jouent les soignants et afin de tenir compte de la pénibilité de leur métier, parce qu'on parle beaucoup de pénibilité, mais on parle assez peu de celle-là.
Moi,
je n'accepterai pas que des politiques aveugles de Bruxelles continuent de saccager notre système de santé.
Donc, en
fait, c'est un mauvais calcul. C'est un calcul comptable de court terme
qui,
au fond, entraîne une baisse de la qualité
de
notre vie à tous,
de
ceux qui sont malades, de ceux aussi qui s'occupent des malades, qui, même comptablement d'ailleurs, est en réalité un mauvais calcul parce que ça coûte plus cher.
La
lutte contre la fraude servira, il faut en parler, à financer une augmentation de l'APA à domicile et en établissement afin qu'elle profite à tous nos compatriotes en situation de dépendance. L'âge doit également être revalorisé, allocation adulte handicapé, au moins à hauteur du seuil de pauvreté.
L
'AME doit être supprimée
et
remplacée par une aide médicale applicable uniquement au cas présentant un risque majeur de santé publique ou au cas de pronostics vital engagés, comme cela d'ailleurs existait précédemment. Vous voyez qu'il y a beaucoup de politiques à mettre en œuvre.
De
manière générale, et ça a été évoqué, les politiques de prévention seront renforcées de manière innovante pour garantir une meilleure efficacité en tenant compte des dernières avancées en sciences comportementales.
Il
y
a
eu un rapport houillé du Centre d'analyse stratégique 2010 qui est peut-être une bonne base de départ.
Pour
faire des économies, éviter le gaspillage, limiter les abus et améliorer le suivi correct du traitement prescrit, il faudra permettre et sans doute à terme généralisé la vente des médicaments à l'unité.
C
'est la mère de famille qui vous parle. Je pense que j'aurais pu ouvrir une pharmacie avec mes trois enfants avec l'intégralité des pilules de toutes couleurs et de toutes formes, diverses et variées, qu'en 17 ans à peu près, j'aurais pu mettre de côté puisque les boîtes sont toujours beaucoup plus grosses que le nombre de pilules nécessaires au traitement qui nous est prescrit par le médecin. Je ferai également de la santé mentale un enjeu majeur de santé publique parce que celle-ci peut avoir une influence encore une fois sur l'ensemble non seulement du bien-être de ceux qui en sont atteints mais du bien-être de la société dans son ensemble.
En effet, les troubles psychiatriques sont la première cause d'invalidité et un Français sur cinq en souffre.
Un
Français sur cinq.
On
dénombre en France près de 30 suicides par jour
et
près de 200 000 tentatives par an et les plus de 75 ans sont particulièrement touchés par ce fléau.
L
'on pense beaucoup aux jeunes
mais
l'on oublie aussi que ce fléau touche les personnes âgées notamment en raison de l'isolement social.
C
'est un projet d'espérance que je souhaite porter pour les échéances à venir.
J
'ai l'ambition de donner un souffle nouveau à notre système de santé. Si précieux, mais si fragile.
La
formation des médecins français est d'une qualité enviée par de nombreux pays.
Le
libre choix du patient entre plusieurs professionnels ainsi que la coexistence des secteurs publics et privés fait la richesse de notre système de santé.
Les
chercheurs français innovent malgré les taux qui se resservent d'année en année sur les budgets de la recherche.
Eh
bien, je compte sur vous, mes chers amis,
pour
élaborer un projet fort pour lancer des idées, pour réfléchir, afin de redynamiser notre système de santé maltraité par l'UMPS depuis si longtemps, afin, aux côtés, en parallèle, en cohérence, aussi avec notre cap santé, de pouvoir construire un projet qui soit un projet qui répond en même temps aux préoccupations des usagers de la santé, puisque c'est le nom de votre collectif, mais puisque vous l'avez rappelé, à l'ensemble des professionnels de santé, car on ne peut pas traiter les uns sans traiter les autres, leur relation, comme vous l'avez rappelé, étant tout à fait indissociable.
Notre
système de santé doit redevenir le meilleur au monde
et
j'œuvrerai en ce sens pour lui rendre la place qu'il mérite. Je souhaite donc une longue vie au collectif usager de la santé.
Vive
la santé, vive la République
et
vive la
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