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InterviewMarie-Charlotte Garin· 18 novembre 2023 11 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleLogementSanté

Samu Social, 30 ans de maraudes - France Info TV - Avec MC Garin et Pascal Isoard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a motivé l'appel au don du Samu Social de Lyon ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vécu la nuit passée à la rue avec un couple et leurs enfants ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Qu'entendez-vous par 'tri par le pire' dans l'hébergement d'urgence ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures préconisez-vous au-delà des 10 000 places d'hébergement ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quel est le profil des personnes en précarité aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Pascal IsoardChiffre
    « il y a 14000 personnes qui sont en demande d'hébergement officiellement recensé sur le territoire de la métropole de Lyon c'est c'est deux fois plus qu'il y a 5 ans »
  • 4:00Pascal IsoardFait
    « on peut pas laisser cette situation perdurer euh ça se massifie ça se ça se ça s'enquiste il y a plus de solution à offrir et et c'est c'est totalement intolérable »
  • 5:00Marie-Charlotte GarinChiffre
    « il n'est pas normal qu'aujourd'hui dans un pays comme la France on est 2822 enfants qui dorment à la rue »
  • 9:00Marie-Charlotte GarinChiffre
    « on a un Français sur trois aujourd'hui dans notre pays qui indique qu' se prive de nourriture parce qu'il n'a pas les moyens »
  • 11:00Pascal IsoardFait
    « si vous gagnez dans les 10 % des revenus les plus faibles sur ce territoire vous n'avez pas au logement et c'est très difficile jusqu'au jusqu'au 30 % »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

une main tendue au sansabri c'est le rôle du Samu social qui fête ce weekend ses 30 ans un triste anniversaire alors que le nombre de SDF est au plus haut plus de 300000 dans le pays l'association peine aujourd'hui à répondre aux demandes de logement marine Muls et on retrouve nos invités depuis 30 ans le Samu social vient en aide au sans abri 30 ans que les équipes Mobil dead les EMA se rendent chaque nuit tout au long de l'année à la rencontre des personnes en détresse à l'automne 19 93 durant la nuit du 22 au 23 novembre sbran les premières marotes du Samu social dans Paris dans la foulée ces missions sont dupliqué dans les autres départements avec des Samus sociaux essentiellement gérés par la Croix Rouge aujourd'hui on estime que le nombre de Sabri a doublé en 10 an pour atteindre 300000 personnes sur l'ensemble du territoire et leur profil a changé depuis 30 ans ce qu'on voit c'est que c'est toute la société qui a été touché il y a des phénomènes différents d'une part il y a un phénomène de migration de crise migratoire qui fait que des gens arrivent ne sont pas bien accueillis et se retrouvent en situation de de difficulté il y a aussi le fait que des secteur entier de de la population sont touchés les familles sont précarisées des choses qui vous rendaient fragiles deviennent des facteurs de précarité manque de personnel manque de place d'hébergement le dispositif est à la peine les demandes dépassent largement les possibilités d'hébergement le numéro d'urgence le 115 est même saturé à Lyon pour la première fois de son histoire le social a fait un appel au don mercredi dernier pour faire face à l'urgence et on vient de l'entendre la situation est particulièrement préoccupante dans la région de Lyon on va en parler avec nos invités bonsoir Marie-Charlotte Garin merci d'être avec nous député écologiste nup du rô merci également à Pascal iszoard qui nous a rejoint directeur général d'alinéa l'association porteuse du Samu social dans ce département Pascal Isoir on l'a dit pour la première fois le Samu social de Lyon appel au don pour faire face à l'urgence qu'est-ce qui a motivé cette initiative inédite ce qui a motivé cette cette initiative inédite c'est une situation d'une gravité tout aussi inédite actuellement il y a il y a 14000 personnes qui sont en demande d'hébergement officiellement recensé sur le territoire de la métropole de Lyon c'est c'est deux fois plus qu'il y a 5 ans et si on se réfère à l'histoire l'appel de la baé piierre très célèbre en février 54 en l'IV 5 4 pardon était un un appel où il dénonçait la présence de 2000 personnes à la rue donc on on peut pas laisser cette situation perdurer euh ça se massifie ça se ça se ça s'enquiste il y a plus de solution à offrir et et c'est c'est totalement intolérable 14000 personnes dans le concret c'est 14000 femmes 14000 hommes papa maman enfant personnes âgées personnes en situation de de handicap on est vraiment face à une une situation qui nous dépasse un petit peu qui est indigne d'autant plus que le droit à l'hébergement d'urgence qui n'est pas possible parce que c'est saturé bahà vous voyez d'ailleurs un campement proche des locaux du Samu social qui a été démantelé il y a peu et qui continue d'alimenter plein d'autres campements dans la dans la ville aujourd'hui euh voilà ben ces situations là es sont intolérables et c'est pour ça qu'on lance ce cri d'alerte et cet appel à l'aide aussi auprès du du public parce qu'on arrive plus à à faire face alors Marie Charlotte Garin vous avez passé la la nuit de jeudi dans une école de Lyon au côté d'un couple de sansabris et de leur trois enfants dont un bébé de 6 mois une action coup de point pour alerter sur le manque d'hébergement d'urgence vous avez dormi sur un tapis de sol vous avez raconté cette expérience notamment sur les réseaux sociaux comment vous avez vécu tout simplement d'abord à titre personnel cette cette nuit cette expérience je l'ai vécu bien évidemment avec beaucoup de colère puisque il n'est pas normal qu'aujourd'hui dans un pays comme la France on est 2822 enfants qui dorment à la rue et donc d'autant plus de colère qu'on venait cette semaine après 493 d'apprendre que les amendements qu'on avait fait voter de manière transpartisane donc c'est-à-dire avec des députés de la majorité ils avaient été retoqués par le 493 de la première ministre alors qu'on avait voté effectivement l'ouverture de 10000 places d'hébergement d'urgence 10000 places pour permettre aux travailleurs sociaux de ne pas devoir faire un tri par le pire he face à la vulnérabilité des personnes qu' rencontent sur le terrain et puis 10000 places pour notamment pouvoir mettre ses enfants à la rue qui dorment dehors dans notre pays qu'est-ce que vous entendez par tri qu'est-ce que vous entendez par tri par le pire alors je pense que Pascal hisoire en parle plus que moi mais quand en gros aujourd'hui dans notre pays en tout cas sur la métropole de lion le critère de vulnérabilité pour mettre à l'abri de manière immédiate les enfants c'est il faut avoir une maman et un enfant qui a moins d'un an donc un enfant qui a 1 an et 3 jours il sera pas prioritaire pour être mis à l'AVR donc aujourd'hui dans les rues de Lon mais dans les rues de toutes les villes de notre pays on a des enfants qui dorment dehors et des bébés aussi Pascal Isoard on vient de l'évoquer mais comment se passe le le travail du Samu social sur sur le terrain vous êtes contraint parfois de faire du tri comme on on vient de l'évoquer mais malheureusement c'est vrai des choix sont à faire en dehors de cette situation qu'évoque Marie-Charlotte Garin qui est d'avoir une une famille avec un enfant de moins d'un an et quand je dis famille en fait ou là l'enfant de moins d'un an est le seul critère qui permet une mise à l'abri immédiate pour en toute urgence là il arrive parfois que faute de place y compris dans la toute urgence on doit demander au aux mamans de se séparer de leurs conjoint et du reste de la Frat aussi pour pouvoir être misise à l'abri donc c'est des choix vraiment dramatiques euh et ça veut dire donc concrètement que lorsqu'il y a une place en plus qui se libère euh et par miracle et ben pour nos professionnels ça dans le concret il va falloir faire un choix se demander si on va offrir cette place plutôt à une femme qui a 75 ans qui a été expulsé cet été qu'on connaît bien ça fait des mois qu'elle est dans dans la rue ou à ce papa avec cette sa fille de 7 ans qui dorme dans une voiture là aussi depuis long long temps et on n' pas de solution à leur offrir ou encore à cette maman avec un enfant qui est atteint de trouble autistique qui a des crises qu'on assiste et une fois que la crise est passée que les pompiers sont partis on la laisse sur un banc et ça c'est des choses qu'on ne vraiment on ne pouvait pas admettre et qu'on arrivait à résoudre et aujourd'hui tout est tellement saturé tout est tellement bloqué que ces situations là se s'instalent et se normalise euh Charlotte Garin on on l'a dit hein vous l'avez évoqué tout à l'heure deux amendements visant à créer 10000 places d'hébergement ont été rejeté par un 493 je précise dans le cadre du projet de de loi de finan au-delà de de ces places en hébergement d'urgence qu'est-ce que qu'est-ce que vous préconisez alors il faut bien comprendre que sur le temps long on fait face à une double crise he qui mène à cette situation il y a d'un côté une crise de l'accueil c'est-à-dire qu'on accueille mal les gens dans notre pays donc on a beaucoup de personnes en situation de migration qui se retrouvent à la rue et de l'autre c'est la question de la crise de l'accès au logement donc avec la nécessité effectivement de pouvoir libérer les places en hébergement d'urgence de produire beaucoup de logements sociaux pour que les personnes qui sont en hébergement d'urgence puissent passer dans du logement on va dire classique ça ça se fait sur le temps long la l'enjeu de ces places d'hébergement d'urgence c'était de dire là quoi qu'il arrive toutes les mesures qu'on va mettre en place aujourd'hui de toute façon ell elles vont mettre plusieurs années à pouvoir porter leur fruit donc pour faire face à l'urgence il faut mettre les gens à l'abri donc on ouvre des places d'hébergement d'urgence et c'était ça la né C et de se dire que finalement on peut pas renoncer face à un combat de cette ampleur là et que s'il y a des combats qu'on ne peut pas gagner c'est-à-dire que peut-être que la misère dans notre pays on arrivera jamais à l'éradiquer complètement en tout cas on peut pas se permettre de les perdre et de baisser les bras même si c'est des combats qu'on mène sur le temps très long ce qu'on vit en ce moment c'est l'expression le signe d'une popérisation de de la société Marie-Charlotte Garin oui et je crois que les derniers indicateurs de Linc le montrre particulièrement quand on a un Français sur trois aujourd'hui dans notre pays qui indique qu' se prive de nourriture parce qu'il n'a pas les moyens en fait ça devrait alerter le gouvernement ça devrait mettre tous les moyens en rouge pour se dire attention on a une énorme crise une énorme précarisation de la population aujourd'hui dans notre pays il faut agir et agir ça veut dire bien évidemment ne pas continuer des politiques de classe sociale et et bien bien mettre le soin et la protection des personnes au cœur de nos politiques publiques et pas comme une pensée qu'on a peut-être à la fin quand on arbitre sur le budget s'il reste de l'argent parce que ce qu'on nous a répondu aujourd'hui c'était que créer les 10000 places d'hébergement d'urgence ça coûtait trop ch mais moi je dis on a été capable de faire quoi en coûte pendant le covid dans ce pays on devrait être capable de se dire on va mettre les enfants qui dorment à l'AB quoiil en Pascal Isoard quel est le le profil de ces personnes dans la précarité est-ce que vous notez une évolution depuis la création du Samu social il y a 30 ans une évolution dans dans le profil de de ces personnes vulnérables une évolution une massification ça c'est sûr des catégories qui se qui effectivement se se superpose et puis peut-être pour rebondir sur ce que vient de dire Marie-Charlotte Garin je crois que si on est aujourd'hui dans une situation de blocage c'est aussi parce qu'il y a eu des des choix qui ont été faits le choix de la financiarisation du logement le logement le prix aujourd'hui du logement a progressé énormément et beaucoup plus que les revenus c'est devenu une source de revenu pour beaucoup de nos concitoyens aussi et dans d'autres pays je pense notamment à la Finlande qui est un pays que je mets régulièrement en avant parce qu'il est assez intéressant c'est un pays qui a réussi à résorber le sansabrisme alors même que le logement avait connu lui aussi une explosion en terme de de coût pour la population mais ce qui s'est passé dans ce pays c'est qu'en même temps que le logement se renchérissait et bien en même temps le gouvernement a fait des choix structurels pour développer l'amortisseur de ce renchérissement pour les publics les plus fragiles c'est le logement social et clairement et en particulier depuis les 5 dernières années le gouvernement les gouvernements qui se sont succédés n'ont pas fait le choix de développer ce loge ce logement social qui est le seul et unique amortisseur disponible pour les publics dont on parle donc voilà quant à Lyon par exemple si vous gagnez il y a un rapport officiel de de la de la préfecture et de la métropole de Lyon qui indique bien que si vous gagnez dans les 10 % des revenus les plus faibles sur ce territoire vous n'avez pas au logement et c'est très difficile jusqu'au jusqu'au 30 % donc il faut être dans les 70 % des gens qui gagnent le plus pour pouvoir s'en sortir dans dans le cadre des solutions concrètes qu'on pourrait apporter Marie-Charlotte Garin en quelques secondes il y a peut-être les les propriétaires de logement vide à Lyon qui pourrait être réquisitionné vous vous leur lancez un appel ce soir que la réquisition c'est aussi une compétence de l'État donc c'est-à-dire que la préfecture si elle le souhaite le gouvernement si le souhaite ils peuvent d'ors et déjà actionner ce levier réquisitionner les logement mettre les familles à l'abri avec un accompagnement social il y a plus qu'à appuyer sur le bouton je dis pas que c'est facile parce que c'est quand même Mme des processus qui prennent du temps mais en tout cas c'est tout à fait faisable c'est possible et on a en fait c'est toute une question de volonté politique c'est tout le message est passé merci beaucoup merci beaucoup à tous les deux pour votre témoignage ce soir dans le cadre des 30 ans du Samu social il est 19