Nicolas Dupont-Aignan invité de la matinale LCP
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteÉludée
Est-ce qu'il fallait un hommage populaire pour Johnny Hallyday ?
- 0:26RelanceRéponse partielle
Ce n'est pas disproportionné par rapport à l'hommage à Jean Dormesson ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Vous, vous étiez un fan de Johnny Hallyday ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes satisfait de l'accord Brexit qui clarifie les choses en Europe ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Hamas appelle à une nouvelle intifada. Est-ce que Donald Trump a mis le feu aux poudres en Israël ?
- 4:57RelanceRéponse directe
Est-ce que les États-Unis ne sont pas isolés aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Invité politiqueFait
« j'ai toujours dit que ça se passerait très bien parce qu'en vérité, le peuple britannique a voté. »
- 1:30Invité politiqueFait
« En 2005, le monde politique français a bafoué le peuple français qui avait voté non. »
- 2:16Invité politiqueFait
« je désapprouve cette décision de Donald Trump. »
- 2:35Invité politiqueFait
« En 1995 que le Sénat américain a décidé le transfert de l'ambassade. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Et en 2008, M. Obama a promis ce déménagement. »
- 5:54Invité politiqueChiffre
« C'est-à-dire qu'on va vendre 11 milliards de biens. »
- 7:00Invité politiquePromesse
« Si M. Wauquiez tire les conséquences de ses discours, ça veut dire qu'une union des droites, et même avec le Front National, sera possible. »
- 10:02Invité politiqueFait
« Cette Europe ne marche pas. Les travailleurs détachés, l'immigration massive, le chômage, les délocalisations, général électrique, licencieux. »
- 12:34Invité politiqueFait
« C'est un habile communicant. Mais les retraités vont voir leur CSG augmenter. »
- 12:39Invité politiqueFait
« Les agriculteurs, ils sont en train de crever toujours. »
- 14:24Invité politiqueFait
« les Français auront comme choix M. Mélenchon ou M. Macron. »
- 16:21Invité politiqueFait
« ils sont dans un stade pré-adolescent. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan72 %
- Présentateur17 %
- ?5 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 32 %
≈ 32 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nicolas
Dupont-Aignan, bonjour.
Bonjour madame.
Vous êtes député de l'Essonne, président de Debout la France. Est-ce qu'il fallait un hommage populaire pour Johnny Hallyday ?
Vous savez, les hommages populaires ne se décrètent pas.
Ils
viennent du cœur d'un peuple.
Et
s'il y a autant d'hommages, c'est parce que les Français aimaient Johnny Hallyday. Voilà, c'est tout. Ça ne se décrète pas, vous savez, c'est ce qui est magnifique dans la vie d'un pays.
Ce n
'est
pas disproportionné par rapport à l'hommage qui va être rendu ce matin à Jean Dormesson ?
Mais écoutez, Jean Dormesson était un grand monsieur, Johnny Hallyday aussi. On ne
va
pas faire de la concurrence dans les souvenirs. On a le droit d'aimer qui on veut. Et les Français ont envie d'aimer ces deux personnages et les aiment, c'est tout.
Vous, vous étiez un fan de Johnny Hallyday ? Oui,
j'aimais bien Johnny Hallyday. Je ne dirais pas que j'y allais à tous ces concerts parce que je trouve aussi, il faut être honnête, que tous les hommes politiques en font parfois beaucoup. Mais oui, j'aimais Johnny Hallyday parce que c'est une incarnation, une des incarnations de la France. Voilà. Mais vous savez, on ne
va
pas se battre autour des dépouilles, autour des souvenirs. Au contraire, voilà, je trouve ça formidable.
L'accord ce matin, on vient de l'apprendre, un accord de principe entre Bruxelles et Londres sur le Brexit. Est-ce que vous, vous êtes satisfait de cet accord qui clarifie les choses en Europe
? Oui, mais moi
j'ai toujours dit que ça se passerait très bien parce qu'en vérité, le peuple britannique a voté. Et en France, les élites, les médias ne supportent pas que le peuple décide ce qu
'ils
ne veulent pas décider. En 2005, le monde politique français a bafoué le peuple français qui avait voté non.
Et donc en
France, on est toujours très étonné que le peuple britannique fasse ce qu'il veut. Voilà, moi je respecte le peuple britannique. Et vous savez, les Allemands veulent vendre leur BMW, leur Mercedes en Angleterre. Les Français veulent vendre leur vin de Bordeaux. Et donc il y aura un accord et tout ça se tassera très vite dans les années qui viennent. Et tout le cirque qu'on a fait en France autour du Brexit va passer très vite.
Une question sur Israël également. Hamas appelle à une nouvelle intifada. Est-ce que Donald Trump a mis le feu aux poudres en Israël ?
Je vais avoir une position qui va vous surprendre. Je trouve que la presse française est
nulle,
que les articles sont délirants,
parce
que je désapprouve cette décision de Donald Trump. Moi je pense que ça met de
l
'huile sur le feu, mais pour autant... La
presse ne fait que relayer les propos
de
Donald Trump,
non
? Non,
la
presse dit n'importe quoi. Oui mais je le dis franchement pour une fois là, je le dis. Je lisais ce matin, c'est en 1995 que le Sénat américain
a
décidé le transfert de l'ambassade. En 1995. La
possibilité effectivement de transférer. Non, non, il a
décidé la...
Et
c'est le président
américain qui
s'y opposait. Et en 2008, M. Obama a promis ce déménagement. Donc moi je veux bien tout.
Je
ne suis pas d'accord avec cette décision. Et je comprends que la presse estime que c'est dangereux pour la paix dans ce parti du monde.
Donc,
mais on en fait comme toujours, on est dans un système de bande dessinée. En vérité, la vraie question,
ce
n
'est
pas le déménagement de l'ambassade, puisque Israël a sa capitale à Jérusalem. Point. Tout le monde le sait. La vraie question, c'est est-ce que les Palestiniens
pourront
avoir une capitale aussi à Jérusalem-Est
?
Et la position de la France, en tout cas ma position, c'est que les deux États, Israël et le futur État palestinien,
aient leur
capitale à Jérusalem et qu
'on
fasse de Jérusalem une ville neutre, une ville de paix. Sauf
que
là, ce
n
'est pas du tout l'objectif de Donald
Trump. Mais pourquoi vous dites ça
? Mais Donald Trump ne fait que cacter le fait qu'Israël a sa capitale à Jérusalem. Arrêtons l'hypocrisie. En revanche, j'aurais aimé que Donald Trump,
avant
de prendre cette décision, obtienne d'Israël
qu
'on cesse la colonisation des territoires occupés et qu'on accepte que les Palestiniens puissent avoir la perspective d'avoir une capitale à Jérusalem-Est. Vous voyez la différence ?
C
'est un peu plus nuancé que tout ce que je lis depuis ce matin, où il y aurait le grand méchant loup, Israël, les méchants et puis les bons de l'autre côté. C'est un peu plus subtil que ça. Donc, je pense que cette décision est un peu précipitée parce que j'aurais aimé que Donald Trump obtienne quelque chose d'Israël en contrepartie.
On va écouter Jean-Yves Le Drian qui a pris la parole sur cette affaire ce matin et vous réagissez juste après.
Les Etats-Unis qui, jusqu'à présent, avaient pu avoir un rôle de médiation dans ce conflit israélo-palestinien, aujourd'hui s'en sont un peu exclus. Ils sont tous seuls, en fait. La réalité de ce matin, M. Demorand, c'est que les Etats-Unis sont seuls. Ils se sont isolés sur cette affaire. La France est en situation de responsabilité. Elle n'a jamais été autant entendue dans le monde face à un désordre majeur, face aux menaces et aux risques qui existent dans plusieurs théâtres et plusieurs régions du monde. La France peut agir, mais la France ne peut agir seule.
Est
-ce que les Etats-Unis ne sont pas isolés aujourd'hui
?
Écoutez, j'aurais aimé à ce moment-là que M. Macron réagisse plus fermement. Il n'a pas condamné. Personne ne le dit.
Il
dit que c'est regrettable.
Oui, il n
'a
pas condamné. En termes diplomatiques, regrettable, ça veut dire je suis d'accord, mais je ne dis rien.
Il
y a beaucoup d'hypocrisie. Il y a un conseil de
sécurité de l'ONU qui se réunit quand même aujourd'hui.
Oui, mais attention, moi je pense que cette décision est mauvaise parce qu'elle va sans contrepartie. Mais de grâce, il est beaucoup plus grave de voir la colonisation des territoires occupés continuer. Mais il est beaucoup plus grave de ne pas trouver une solution de paix. Alors, si cette solution de reconnaissance permet de l'autre côté d'obtenir une contrepartie d'Israël, pourquoi pas
? Hier, Emmanuel Macron était au Qatar. Le président a demandé une position claire quant au financement du terrorisme. Il l'avait déjà fait auprès du prince Ben Salman en Arabie Saoudite. Est-ce qu'on peut faire confiance à ces pays en matière de lutte contre le terrorisme ?
Eh bien, on croit rêver. Voilà, alors on croit rêver. C'est-à-dire qu'on va vendre 11 milliards de biens. Donc, je pense qu'on aime bien vendre des choses au Qatar. Mais moi, j'aimerais être sûr que le Qatar a vraiment rompu avec les mouvements terroristes. Et j'espère que le gouvernement a pris toutes les précautions.
Mais il faut quand même commercer avec ces pays, continuer ces accords commerciaux
? L'odeur de l'argent. Mais l'odeur de l'argent au Qatar a fait faire beaucoup de bêtises à la France. Et il
y a
des Français qui l'ont payé de leur vie.
Mais est-ce qu'il ne faudrait pas le faire
? Je
pense qu'il faudrait avoir des assurances. Moi, je ne sais pas si le gouvernement a eu les assurances, je l'espère.
La politique à présent en France, est-ce que vous, vous souhaitez l'élection de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains ?
Je n
'ai
pas la souhaité ou pas la souhaité. Je me réjouis d'une clarification politique. Enfin,
je
me réjouis. Pourquoi ? M. Macron a fait l'union des européistes, des mondialistes, de ceux qui sont à genoux devant la loi de l'argent. Les centristes donc retournent à leurs vieilles amours fédéralistes européennes. C'est très bien. Enfin, il y
a
une clarification. M. Wauquiez évolue dans le bon sens. Si M. Wauquiez tire les conséquences de ses discours, ou alors ses discours sont hypocrites, je ne sais pas. Si M. Wauquiez tire les conséquences de ses discours, ça veut dire qu'une union des droites, et même avec le Front National, sera possible. Parce qu'il y aura les mêmes idées, globalement, avec des nuances, mais je milite pour un programme commun sans les excès des uns ou des autres. Et je me réjouis que les centristes s'en aillent, parce que depuis la création de l'UMP, ils ont conduit à l'échec général de la politique monnaie. Moi, j'étais contre l'UMP, je préférais un RPR, et je pense que l'élection de M.
Wauquiez, le départ de M. Lagarde, l'évolution de Mme Le Pen, le rôle que je peux avoir avec Debout la France, permettraient une recomposition politique exceptionnelle, avec un programme d'alternance. Maintenant, tout est à bâtir. Je ne sais pas si M. Wauquiez est sincère ou pas. En tout cas, son discours se rapproche du mien. Et moi, je vois en province, j'avais des réunions dans toute la France, là, je vois beaucoup d'adhérents des Républicains qui viennent même à Debout la France, et qui disent « mais il faut s'unir ». Donc, on verra si M. Wauquiez est sincère ou pas.
Alors, vous avez peut-être une réponse, là, en la personne de Geoffroy Didier, qui est son directeur de campagne. On l'écoute.
J
'appelle à ce que si Laurent Wauquiez gagne le parti, il l'assume, le fait que c'est toujours la diversité de la droite qui a fait sa force. Eh bien, c'est possible, et c'est ce que Laurent Wauquiez souhaite faire. Bien sûr, il faut un socle de conviction assumé, mais c'est précisément lorsque l'on sait où l'on est
que l'on peut
aussi fédérer et rassembler.
Est
-ce que vous pensez qu
'il
va y avoir un recentrage de Laurent Wauquiez après cette élection ?
Écoutez, moi, ça c
'est ce que souhaite en tout cas le directeur de campagne. Je ne comprends
rien à ce que dit monsieur, je ne
sais
pas ce que ça veut dire, là, ce que je viens d'entendre. Du baratin, c'est le baratin dont les électeurs de droite ne veulent plus. Moi, j'étais en province, là, je vois beaucoup d'électeurs républicains, je vois des électeurs du Front National, je vois des électeurs de mon parti Debout la France, et ils me disent tous la même chose. Ils me disent, face à Macron et Mélenchon, si on ne s'unit pas,
sur
des points clairs, le contrôle des frontières, la lutte contre l'immigration, l'aide au PME, la lutte contre l'assistanat, une politique pour les terroirs, les territoires qui sont complètement abandonnés au profit des métropoles, une politique de justice sociale aussi par le travail, l'exonération des heures supplémentaires, bref, il y a un corpus commun. L'évolution du Front National, les difficultés aussi, pourquoi ne pas le dire, la cassure des républicains, la croissance de Debout la France fait qu'il y a une opportunité historique de recomposition de la droite, et au-delà de ça, de tous les patriotes, ceux qui aiment la France, c'est pour ça qu'on a appelé notre...
Les
amoureux de
la France. Les amoureux de la
France, c'est pas un parti, c'est l'idée d'une coalition future, c'est de travailler
sur un programme, c'est pas la
question de M. Wauquet, Mme Le Pen ou de moi, c'est la question, quel programme ? Il ne
faut
pas que ce soit le programme
du Front National, il ne faut pas que ce soit le programme des
républicains,
mais
tout le monde est le bienvenu à condition de s'entendre sur un programme commun. Et moi,
ce qui m'intéresse,
mais si, c'est facile, si, c'est facile, puisqu'on ne veut pas mener la politique européiste, mondialiste, inégalitaire
de M. Macron. Vous êtes pour le Frexit, par
exemple ?
Mais non, c'est pas pour le Frexit,
c'est pour une renégociation.
Mais M. Philippot, il peut évoluer si chacun fait un pas. Ce qu'on sait, c'est que cette Europe ne marche pas. Les travailleurs détachés, l'immigration massive, le chômage, les délocalisations, général électrique, licencieux.
Mais vous
qui voulez cette union, pourquoi vous ne montrez pas l'exemple ? Pourquoi vous ne vous unissez pas déjà avec le Front National, avec qui vous avez conclu
cette alliance entre deux tours la
présidentielle
?
Et personne ne l'a compris
comme monsieur. Pourquoi vous ne montrez pas déjà
l'exemple ?
Je suis différent du Front National, je suis un parti gaulliste, républicain, différent. Mais je dis que chaque parti va garder son identité, ses caractéristiques, mais ils doivent travailler ensemble. Le modem de M. Bayrou n'a pas abandonné son identité en travaillant avec M. Macron. Donc, ce que je demande, c'est que ce qu'a fait M. Macron au centre, eh bien, pourquoi nous, nous ne serions pas capables, les patriotes, les républicains, de le faire ensemble ? Et l'évolution de M. Wauquiez, du moins dans le discours, ou alors c'est une hypocrisie. Mais à ce moment-là, les électeurs s'en apercevront vite. Vous savez, soit M. Wauquiez va au bout de sa logique.
Et sa logique, si je regarde ce qu'il dit, il dit la même chose quasiment
que moi. C'est de se rapprocher
de vous, du Front National,
des patriotes. Mais bien évidemment, et de
créer un grand pôle pour une alternative qui traite la cause des problèmes des Français. Chômage, insécurité.
Soit c'est
hypocrite et il veut être président d'un parti, mais il va se retrouver tout seul, parce qu'il aura perdu à la fois les centristes et à la fois les patriotes. Donc, la balle est dans le camp de M. Wauquiez. Moi, je souhaite qu'une fois élu, on puisse discuter, s'entendre sur un programme. En tout cas, les électeurs le volent. Et je suis sûr qu'aux élections européennes, il y aura une clarification, parce qu'il faudra savoir si M. Wauquiez soutient le programme de Mme Pécresse, qui est européiste, ou soutient le programme de M. Ciotti ou d'autres, qui n
'est pas favorable à cette euro. Donc, vous vous dites,
on discute après l'élection, et pourquoi pas peut-être une liste commune alors pour les européennes
?
On verra, on n'en est pas là. Mais déjà, un programme commun, quels sont les éléments clés qui nous distinguent de la politique de M. Macron ? Comment on traite les problèmes du chômage, du pouvoir d'achat ? Comment on traite le problème de l'insécurité, de l'immigration
?
Sauf que la prochaine échéance, c'est les européennes. Et là, il y a beaucoup de choses qui vous divisent tous. Le Frexit pour le
Florent Philippot, l
'abandon de l'euro pour
le FN. Est-ce que le FN doit
revenir sur cette décision
d'abandonner l'euro pour vous ? Mais le FN évolue déjà,
et c'est bien. Jamais les circonstances n'ont été si favorables à une union des amoureux de la France. Moi, mon boulot, ce n'est pas de refaire ce que j'ai déjà fait. Mon boulot, c'est toujours de militer pour l'union. Car nos électeurs, ils votent une fois républicains,
ils
votent une fois Front National, ils votent une fois debout la France. Nos électeurs, ils ne veulent pas cette politique injuste,
très
injuste, qui ne traite pas les problèmes. C'est une politique de communication.
C
'est ce que fait M. Macron. C'est un habile communicant. Mais les retraités vont voir leur CSG augmenter. Les agriculteurs, ils sont en train de crever toujours. Les emplois,
ils
sont toujours délocalisés. Donc,
il faut peut-être un jour traiter la cause. Donc, une opposition ferme,
c'est ce que vous défendez, une opposition ferme à Emmanuel Macron. Mais
plus qu'une opposition, pardonnez-moi, des propositions alternatives. Car s'opposer pour s'opposer n'a aucun intérêt. Les Français ne veulent pas qu'on s'oppose.
Ils
ont, M. Macron, ils ont voté pour lui. Ils veulent savoir ce qu'on est capable de faire un
jour. Que l
'alternative.
Ce n
'est
pas la même chose.
Sur la Corse, comment doit réagir Emmanuel Macron face à la poussée nationaliste ?
Respect des urnes,
mais
en revanche, le respect de la République.
C
'est-à-dire que des gens condamnés par la justice n'ont pas à être libérés parce que des nationalistes auraient gagné.
Mais
les prisonniers peuvent être transférés en Corse ou pas
? Je ne pense pas. Je pense que les prisonniers doivent rester sur le continent. Et je pense que les élections doivent être respectées, mais la République doit être respectée.
Il
n
'y
a pas de... On
peut apporter
un petit peu plus d'autonomie à la Corse ou pas ?
Écoutez, la Corse a déjà beaucoup d'autonomie.
Qu
'elle l'utilise bien. Que les Corses, déjà, avec tout ce qui leur a été donné,
en
fassent bon usage. Et à ce moment-là, on verra plus tard. Mais déjà que l'autonomie qui existe, eh bien, fonctionne. Ce serait déjà un beau pas.
Au Conseil régional d'Ile-de-France, il y a trois élus FN qui viennent de démissionner. Est-ce que vous pensez que ce serait bien qu'il y
ait
un groupe qui représente votre sensibilité ? Il faut cinq personnes pour former
un groupe. Oui, on
verra ce qui se passera. Je n'en sais rien aujourd'hui.
Vous discutez un peu
avec ces gens-là ?
Je ne les ai pas vus. Je n'ai eu une au téléphone. Mais je ne les connaissais pas. Ce qui est sûr, c'est qu'il se passe des choses. Il y
a
une ébullition politique. Chez les Républicains, au Front National, à debout la France. Et je maintiens, encore une fois, que nous avons des valeurs communes. Que nous avons un projet commun possible. Et qu'il est impératif parce que sinon, je le dis très clairement, les Français auront comme choix M. Mélenchon ou M. Macron. Et honnêtement, je pense que pour M. Macron, ils vont vite s'apercevoir des dégâts. Et pour M. Mélenchon, je pense que si on lit son programme, au-delà de son talent aussi, eh bien, on s'apercevra que ce n
'est
pas le bon programme pour le pays.
Il y
a
Georges Tron qui sera jugé pour viol à partir de la semaine prochaine. Vous, vous êtes opposé souvent à lui dans l'Essonne. Dans cette affaire, il a accusé, lui, l'extrême droite. Est-ce qu'il
y a
des vengeances politiques dans ce procès ?
Je ne crois pas. Je crois que la justice doit passer. Moi, je n
'ai
jamais fait argument politique de ces affaires sordides. Maintenant, moi, je fais confiance à la justice de mon pays.
Une dernière question sur Jean-Christophe Ruffin, qui était hier en maillot de foot dans l'Assemblée nationale. Est-ce que c'est une tenue adéquate pour vous ?
C'est toujours du buzz. Vous savez, je crois qu'on est dans une ère de la communication. Macron l'a poussé à son paroxysme. Certains croient qu'il faut courir derrière
pour
réussir. Moi, je crois au contraire qu'après le mirage Macron, les Français auront besoin de sérieux. Voilà. De sérieux parce que la politique, c'est une affaire sérieuse. C'est la vie des gens. Alors, M. Ruffin fait la politique comme il veut. Je crois qu'il était metteur en scène ou acteur avant. Chacun fait la politique comme il veut. Moi, je pense que les Français attendent du sérieux.
Parce que
ce sont les affaires publiques, c
'est
les affaires de l'État. C'est la vie des gens. Voilà. Bon, chacun sa façon de faire la politique.
Mais
est-ce qu'après cet épisode, il faut réviser la décision du bureau pour revenir avec des cravates et des vestes
dans l'hémicycle ?
Ce
n'est
pas la question des cravates. C'est la question
de
ce qu'on est. Et les Français sont assez grands pour voir qui on est. Et je les mets en garde contre l'air de la communication à tout prix. Il y a un peu besoin peut-être d'authenticité. Maintenant, c'est peut-être son authenticité à lui. Et je n
'ai
pas à juger là-dessus. Les Français jugent chacun sa personnalité, qu'on nous laisse vivre. Et puis qu'on s'occupe de ce qu'on vote.
Il
a quand
même une sanction,
François Ruffin.
Il a une
sanction. Il a une sanction. Et
c
'est ce qu'il voulait, en fait. Vous savez, ils sont dans un stade pré-adolescent. Et le stade pré-adolescent, moi, j'estime que quand on est député de la nation, en général, on doit l'avoir dépassé.
Merci d'avoir été avec nous ce matin, Nicolas Dupont-Aignan. Je rappelle que vous êtes député de l'Écité de Président de Debout la France. Très bonne journée. Merci. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan