TikTok et ses effets psychologiques : création d'une commission d'enquête - 13/03/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver au cœur de l'Assemblée nationale. À l'ordre du jour, un sujet grave, sensible, les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs.
Les députés se prononcent sur la création d'une commission d'enquête. Ils veulent comprendre, mieux appréhender les risques de certains contenus diffusés sur la plateforme et les jeunes, parfois très jeunes, sont exposés au contenus dangereux qui engendre souvent une addiction numérique, voire un abrutissement. Alors, la représentation nationale veut améliorer la protection des jeunes.
Ce sera l'une des missions de cette commission d'enquête et l'un des combats de la députée Lor mineur. Direction l'hémicycle, la séance est ouverte. J'ai empêché mes enfants d'aller trop sur les réseaux sociaux avant qu'il n'aiit 14 ans ou 15 ans et j'essayais de suivre ce qu'il faisaient et je pense qu'il faut en faire en plus dans ce domaine.
On a été un peu naïf sur l'impact de ces outils. Cette phrase, c'est Bill Gates qui l'a prononcé lors d'une interview sur sur France Interre le 3 février dernier. Il n'est pas le seul acteur majeur du numérique à développer des outils qui captent perpétuellement notre attention d'une part et à en préserver ses propres enfants de l'autre.
Pour cause, ils savent ce qui est mis aujourd'hui entre les mains de nos jeunes, de nos enfants et ils en connaissent les conséquences psychologiques. Chers collègues, l'enjeu de l'impact des écrans de l'accès aux réseaux sociaux pour nos jeunes est devant nous. Car cette emprise des écrans des réseaux sociaux ne fait que grandir et avec elle les effets néfastes s'amplifient.
Plus d'un jeune de 7 à 12 ans sur 3 dispose aujourd'hui d'un smartphone. Le temps d'écran moyen est en constante augmentation. 86 % des 81 ans sont inscrits sur les réseaux sociaux. 82 % des 10 14 ans consultent internet sans leurs parents.
Un jeune sur de 11 12 ans est aujourd'hui inscrit sur l'application TikTok. Voilà pour les chiffres. Pour quel impact ?
Dépendance, cyberharcèlement, mauvaise rencontre, baisse de l'estime de soi, sédentarité, isolement. Ainsi, nous sommes à ce paradoxe qui est que les voix sont de plus en plus nombreuses pour dire que les réseaux sociaux ont une influence délétaire sur le bien-être psychique des jeunes gens, mais que malgré tout, nos jeunes sont de plus en plus exposés aux 10 réseaux sociaux. Parallèlement, la santé mentale des jeunes s'impose aujourd'hui comme un enjeu de santé publique majeur et incontestable.
La mission d'information sur la prise en charge des urgences psychiatriques rapportées par nos collègues Nicole Dubréchira et Sandrine Rousseau l'a récemment démontré. Dans son contexte, le réseau social TikTok incarne un paradoxe particulièrement morbide puisqu'il confronte le public le plus vulnérable au biais de fonctionnement les plus délétaires. En effet, pourquoi me direz-vous concentrer les travaux d'une commission d'enquête sur TikTok ?
Pour plusieurs raisons. TikTok est certes le dernier né des réseaux sociaux, mais il a pris une importance fulgurante. TikTok aujourd'hui, c'est plus de 15 millions d'utilisateurs mensuels en France.
Cette importance, elle est exacerbée chez les plus jeunes. Je lui disais à l'instant, 63 % des enfants de 12 ans possèdent un compte alors même que le réseau social est normalement interdit au moins de 13 ans. Contrairement à Facebook et Twitter où la viralité repose principalement sur le partage manuel et les interactions des utilisateurs, TikTok promeut immédiatement les contenus à un large public sans nécessité d'intervention active.
TikTok impose une logique de rapidité avec des vidéos généralement comprises entre 15 et 60 secondes et conduit à une addictivité extrêmement singulière. TikTok diffuse massivement des défis viraux récemment le paracétamol challenge mettant directement en danger la vie de jeunes utilisateurs. TikTok, c'est le réseau social à la politique de modération la plus opaque et très probablement la plus inefficace alors même qu'il se distingue par une amplification de l'exposition au contenu violent à caractère sexuel et relatif à la souffrance psychique.
Chers collègues, l'objectif de cette séance, c'est de vous convaincre d'une part de la recevabilité de cette création d'une commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs et d'autre part de son opportunité. Je vous rappelle rapidement quelles sont les conditions de recevabilité des propositions de résolution tendant à la crisation d'une commission d'enquête. Elles sont énoncées à l'article 6 de l'ordonnance de 58 et aux articles 137 à 139 du règlement de l'Assemblée nationale.
Elles sont d'ailleurs détaillé dans mon rapport que vous avez sans doute tous reçus. Premièrement, la commission d'enquête doit porter sur des faits précis ou sur la gestion d'un service public. On peut difficilement prétendre que ce n'est pas le cas ici puisqu'il s'agit de se focaliser sur les liens existants entre le parapenmétrage et les usages d'un réseau social et les répercussions psychiques associées chez une catégorie spécifique d'utilisateurs.
L'objet de la commission d'enquête est donc à la fois précis et circonscrit. Deuxièmement, la commission d'enquête ne doit pas porter sur des faits pour lesquels une procédure judiciaire est en cours. Ce point appelle une précision.
Comme le rappelle l'exposé des motifs, la société TikTok fait l'objet de poursuite judiciaire mettant en cause la responsabilité du réseau social dans la dégradation de la santé mentale de plusieurs adolescentes et le suicide de deux d'entre elles. Une action en responsabilité encore pendante devant le tribunal judiciaire de Créteille met en cause la société TikTok. Néanmoins, le garde des SAAU interrogé sur ce point par la présidente de l'Assemblée nationale a précisé par un courrier du du 12 février 2025 qu'il n'avait pas connaissance de procédure en cours susceptible de recouvrir le périmètre de la commission d'enquête parlementaire envisagée.
La commission devra toutefois évidemment veiller tout au long de ses travaux à ne pas porter euh sur ces ces investigations sur des faits qui relèvent de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire. Troisièmement, la commission d'enquête ne doit pas porter sur un objet pour lequel les pouvoirs publics les pouvoirs d'enquête pardon reconnus aux parlementaires ont été mobilisés au cours des 12 derniers mois. Depuis le début de cette nouvelle législature, aucune commission d'enquête n'a porté sur les effets psychologiques des réseaux sociaux ni sur la santé mentale des mineurs.
On a eu de deux commissions d'enquête qui finalement de manière très indirecte ont pu aborder la santé mentale des mineurs. C'est la commission d'enquête sur les violences commises dans les secteurs du cinéma, de l'audiovisuel et du spectacle vivant. Et puis une autre que je connais bien pour avoir eu l'honneur de la présidée qui est dont la rapporteur est madame Santiago et qui porte sur les manquements des politiques publiques de protection de l'enfance.
Elle présente toutes deux un lien vraiment indirect avec l'objet de la présente proposition de résolution. Ensuite, quid désormais de l'opportunité d'une commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs au-delà même des arguments que j'ai d'ailleurs pu développer en préambule. Le Sénat a enquêté sur TikTok avec un travail d'une très grande qualité qu'il faut d'ailleurs remarquer mais particulièrement sous l'angle des ingérences.
Mais cet angle des répercussions psychologiques sur les mineurs n'a pas aidé à aborder de façon très ciblée. Il me semble donc que la commission d'enquête devra s'emper s'employer à confirmer ou infirmer les hypothèses formulées par plusieurs études qui constitueront autant d'axes de travail. Parmi les hypothèses de travail, il s'agira notamment de déterminer si l'application proposée ou non propose davantage ou non des contenus dangereux aux individus vulnérables comme l'affirme une étude récente de décembre 2022.
Ainsi, comparativement à des profils standards, les utilisateurs manifestant un intérêt pour les questions de santé mentale serait 12 fois plus exposé à des vidéos traitant du suicide. si l'application encourage ou non le passage à l'acte suicidaire et d'automutilation comme le dénonce un rapport récent d'amnestie internationale si l'application amplifie ou non la mise à disposition des contenus hypersexualisés qui déstabiliseraient les utilisateurs les plus jeunes et favoriseraient le développement de troubles de dismophophobie, c'est-à-dire le trouble mental qui affecte la perception de son propre corps et notamment des défauts corporels ou encore les désordres alimentaires comme l'indique là encore le rapport de la commission d'enquête sénatoriale de juillet 2023. Le dispositif de la présente proposition de résolution soulligne qu'il s'agit en outre de proposer des de proposer des dispositifs concrets et de grandes envergure pour protéger nos jeunes.
La commission d'enquête aura en particulier vocation à étudier les dispositifs de captation de l'attention utilisée par TikTok ainsi que leurs effets psychologiques en particulier sur les mineurs. d'examiner les risques à l'exposition des jeunes utilisateurs au contenu dangereux et à l'addiction numérique sur la plateforme et de proposer des mesures concrètes visant à protéger les mineurs notamment en matière de régulation des contenus, de sécurité numérique et de modération des pratiques de la plateforme. Au terme de cet exposé, je pense que nous pouvons considérer que ni recevabilité ni l'opportunité de la proposition de résolution que je vous présente aujourd'hui ne font débat, ce dont atteste le nombre d'ailleurs important d'amendements que vous avez déposés.
Mes chers collègues, notre vote, il intervient alors qu'en Albanie, les fournisseurs d'accès à internet ont l'obligation ce jour de bloquer l'accès à TikTok sur tout le territoire. Cette décision très forte prise en décembre après une large consultation de plusieurs dizaines de milliers de parents et d'enseignants fait suite à la mort d'un élève de 14 ans après un conflit sur précisément ce réseau social. Si cette décision intervient en Albanie précisément aujourd'hui, vous le savez et vous le voyez, la question, elle est posée dans un nombre croissant de pays dans le monde.
Je remercie les députés qui sont ici présents et qui sont impliqués sur ce sujet. Et je pense que nous avons tous la même conviction. Notre assemblée doit mener ses travaux pour porter politiquement ce message fort de l'impact direct de TikTok sur la santé mentale de nos jeunes d'une part et d'autre part sur la nécessité de trouver des solutions concrètes pour protéger nos enfants.
Je vous appelle donc chers collègues, à voter cette proposition de résolution modifiée par trois amendements qui ont d'ailleurs été adoptés la semaine dernière en commission et à participer activement à ces travaux à ces travaux pour aborder lors des auditions l'ensemble des points qui vous intéressent. Je vous remercie. Je vous remercie madame la rapporteur.
Nous entrons dans la discussion générale et la parole est à madame Marie Lebec pour le groupe ensemble pour la République. Madame la présidente, madame la rapporteur, chers collègues, je souhaite remercier notre collègue Lor Miller pour amener au cœur de notre hémicycle un sujet essentiel pour la protection des jeunes qui sont quotidiennement confrontés à la violence que peuvent être les réseaux sociaux. La santé mentale est la grande cause nationale 2025.
L'une des priorités de cette année est notamment le développement de la prévention et du repérage précoce. Cette proposition de résolution s'inscrit pleinement dans ses objectifs. En effet, dans cette perspective de prévention, nous devons être particulièrement attentif aux jeunes populations.
Selon santé publique France, la santé mentale des 11-17 ans s'est plus particulièrement dégradé entre 2018 et 2022. Ce sont aussi 15 environ 15 % des collégiens et des lycéens qui présentent un risque important de dépression. Par ailleurs, 90 % des 12-17 ans déclarent posséder un téléphone mobile selon l'ARCEP et le temps moyen hebdomadaire passé sur internet pour les 13 19 ans et de plus de 15h.
C'est un chiffre qui doit nous alerter et nous inciter à réfléchir sur la manière de prévenir les troubles psychologiques que peuvent créer les écrans chez nos enfants et nos jeunes. TikTok est une application mobile qui compte près de 22 millions d'utilisateurs actifs par mois en moyenne. Elle fait également l'objet de critique régulière quand au manque d'encadrement dont elle fait l'objet et au mésage des données des utilisateurs et à la désinformation massive qui peut y circuler.
Les jeunes utilisateurs qui passent en moyenne 1h47 par jour ne sont pas toujours armés face à cette réalité. Nous pouvons donc légitimement interroger les conséquences de cet usage sur leur santé mentale. Dans ce contexte, proposer la création d'une commission d'enquête sur les les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs apparaîtrait tout à fait utile.
En effet, cela permettra d'évaluer précisément l'impact négatif du réseau social sur le développement de la santé mentale des plus jeunes. Les modifications apportées en commission viennent préciser le champ de la commission d'enquête sans dénaturer son objectif. Cette future commission sera un véritable outil afin d'identifier les risques liés à son utilisation et d'envisager des mesures permettant de protéger les jeunes de ces risques.
Dans ce contexte, le groupe Ensemble pour la République soutiendra cette proposition de résolution. Je vous remercie. Je vous remercie madame la députée.
La parole est à monsieur Arnaud Saint-Martin pour le groupe la France insoumise nouveau Front populaire. Madame la présidente, madame la rapporteur, collègues TikTok, le phénomène est massif, le scroll est infini. Initier une commission d'enquête sur ses effets psychologiques sur les mineurs est donc une bonne chose car le le problème mérite examen.
Mais nous ne validerons pas cette initiative sans signaler différentes marges de progression et des biais de cadrage qui me paraissent préjudiciables. Premièrement, quand bien même il reste des zones d'ombre, les effets toxiques liés à l'usage de l'application sont dorénavant connus. Le dispositif algorithmique rendu des contenus brefs et vérolés, des informations, manipulation sémantique, trucage visuel et sonore.
TikTok et comme bien d'autres réseaux sociaux numériques, un cloac informationnel. Défilement infinis, dark patterns, enfermement dans des bulles de filtre. Là aussi euh les sphères de l'influence sont sans limites.
Elles encouragent aussi les suggestions marchandes des publicitaires. Elles façonnent des perceptions et des et des désirs queles que soient les générations. On pourrait multiplier les exemples d'usage problématique de contenu destructeur.
TikTok a ainsi été poursuivi en justice aux États-Unis en 2022 à la suite de la mort de deux jeunes filles de 8 et 9 ans embrigadé dans le Blackout Challenge ou défi de l'étouffement jusqu'à l'évanouissement et l'as mortel dans ces deux cas. de tels drames et d'autres dont deux suicides d'adolescentes en France ont suscité des vagues d'émotion et des assignations en justice. On sait également combien le cyberharcèlement prolifère et atteint à l'intégrité d'utilisateur jeté à la vindicte des trolls.
On en conviendra pourtant. Tout n'est pas à jeter. On pourrait aussi mentionner les usages qui rivalisent souvent d'audace dans la construction de formats qui alternent entre le divertissement, l'information au grand public, la vulgarisation de sujets complexes, les créations artistiques, la mise en scène décalée ou l'ostentation de soi ludique.
Mais en l'état, cela ne doit pas détourner évidemment de l'exigence critique et de la nécessité de réguler. Deuxièmement, une limite que nous avons largement signalé en commission que je signalerai encore. Pourquoi n'envisager que les seuls effets de TikTok ?
Les GS femmes X États-Unis sont tout aussi experts en matière de développement et de renforcement de pratiques dangereuses et addictives. Si l'enjeu est d'évaluer les formes et facteurs d'addiction numérique compris vers les jeunes, alors on ne voit pas pourquoi il faudrait isoler TikTok du reste des plateformes. sont les mêmes mécanismes de consommation compulsif qui sont à l'œuvre, les mêmes stratégies de propagande, voir parfois en pire parce que l'on peut toujours pointer du doigt les autorités chinoises, sublimé dans l'algorithme captivant, mais c'est tout aussi problématique pour notre souveraineté de laisser les enfants cédés aux sirènes de X dont le PDG s'est vit au sein de l'administration Trump.
Les contenus engrammés par l'algorithme mesquisé de X sont tout aussi dévastateurs de l'attention, voire pire puisqu'ils propagent l'idéologie noisé abonde de leur détenteur. Mais c'est finalement le but politique de cette proposition de résolution qui interroge au premier chef. On le voit bien, c'est un des sujets clivants du moment pour bien des familles.
Moralement paniqué, les parents tout aussi connectés se trouvent souvent bien démunis pour faire face au souhait de leur enfant de disposer d'un smartphone lequel peut lorsqu'il est surutilisé faire écran à d'autres activités sociales. Hasard coïncidence, TikTok vient tout juste d'annoncer qu'il promet de responsabiliser davantage les familles dans l'utilisation de la plateforme par les enfants et de les discipliner par des limites internes à l'application. C'est une réponse nettement insuffisante et je dirais même hypocrite.
Enfin, troisièmement, j'en viens au titre de la proposition. Plutôt que de signaler des effets psychologiques de l'utilisation des réseaux sociaux, je proposerai d'utiliser la la notion plus extensive de risque psychosociaux. L'objectif de cette suggestion sera de souligner le caractère intrinsèquement social de ces usages.
Les écrans sont des vecteurs techniques de sociabilité, de socialisation et c'est leur potentiel de transformation ou d'altération des interactions sociales qui nous intéressent au premier chef. Seul ensemble, pour reprendre la formule de la psychologue et anthropologue Shery Turkle, les utilisateurs entrent dans des relations en ligne et ce sont précisément ces réseaux de de sociabilité que les mastodontes du capitalisme numérique et de surveillance espèrent capter et exploiter. Finalement, il sera indispensable de surmonter le stade du diagnostic, d'aller plus loin que les travaux parlementaires qui ont ouvert la voie ces dernières années.
On parle pas de rien. Il faudra aller euh au-delà de l'incantation et le risque est grand que l'on apprenne finalement que très peu de choses que l'on ne savait pas déjà et qu'entre-temps la situation est empirée. C'est pourquoi il faudra bien évaluer y compris les conséquences des mesures qui s'imposent.
Imaginons par exemple que l'application soit prohibée pour x raisons. Au vu de l'encastrement social profond des technologies numériques, il y a fort à parier qu'une autre application remplirait le vide. Autrement dit, c'est un besoin socialement, culturellement, économiquement et le cas échéant politiquement construit sur lequel il faut agir à la racine.
En résumé, je finis là-dessus. Il faut vraiment se donner les moyens de concevoir des alternatives des marchandisés à l'hypersollicitation des plateformes Gafamix et de TikTok. Faute de quoi on en aura pas fini d'initier des commissions en quête de leur objet.
Merci. Je vous remercie monsieur le député. La parole est à monsieur Arthur de la porte pour le goaliste et apparenté. [Applaudissements] Madame la présidente, madame la rapporteur, chers collègues, TikTok est une machine à sous de dopamine.
Vous savez, la dopamine c'est ce neurotransmetteur du plaisir. L'application balance des chotes de plusieurs ingrédients qui permettent de libérer la dopamine : vidéo hypnotisante, musique addictive, danse, contenu personnalisé. Le problème, la dopamine est libérée à l'activation du circuit de la récompense qui n'est initialement pas destiné au visionnage et au défilement des vidéos sans but précis.
À l'instar de l'alcool, des drogues ou des jeux d'argent, la libération de la dopamine sur TikTok altère en parallèle d'autres systèmes cérébraux, notamment dans la régulation des émotions et du bien-être. La pratique addictive de sur l'application n'est alors plus réalisée par plaisir mais pour sortir d'un état émotionnel négatif. Je propose chers collègues une expérience.
Ouvrez TikTok sur vos téléphones, tapez les mots clés TikTok et dopamine dans la barre de recherche de l'application et vous tomberez sur cette vidéo d'une influenceuse likée 110000 fois qui explique son besoin irrépressible de dopamine qui affecte son comportement. Les vidéos nous dit-elle, j'arrive pas à les écouter en vitesse normale. Je ne peux plus regarder de film séries.
Je préfère passer 4 heur sur TikTok. Les 2000 commentaires que vous verrez sous la vidéo sont tout aussi affolants. Certains ayant regardé cette vidéo en accéléré, d'autres exprimant leur impossibilité de couper cette application ou encore ne pouvaient même plus écouter les gens parler.
On le sait, les travaux de recherche sont nombreux. Ils analysent cette addiction à l'application et d'ailleurs l'application elle-même le sait puisque des documents ont été révélés aux États-Unis. Leur teneur est édifiante.
Elle nous dit que l'utilisation compulsive de TikTok, c'est TikTok qui le dit, est lié à une série d'effets négatifs sur la santé mentale comme une perte de capacité d'analyse. Elle pénalise la formation à la mémoire, l'aptitude à la contextualisation, à la conversation, à l'empathie. Question santé.
Évidemment, les effets sont aussi gratinés. Que dire de cette vidéo likée 135000 fois qui ventre l'utilisation d'une poudre coupe fin de cette vidéo qui traite d'un remède faux remède dont votre médecin ne vous parlera jamais tout simplement parce qu'il est néfaste pour la santé de ces vidéos qui apprennent à se scarifier ou à se mutiler sans éveiller de soupçon. C'est d'ailleurs cela qui a notamment conduit à ce que des jeunes se suicident réellement et c'est d'ailleurs l'objet d'une plainte qui a été introduite en justice par le collectif Algos Victima qui se mobilise sur les dangers de cette application.
Ces Vitalo sont alors au début d'une spirale que l'on connaît, la fonction algorithmique. Il suffit d'aimer une vidéo triste pour que son fil se transforme en champ de vidéo encourageant la tristesse ou l'état dépressif. Bien sûr, TikTok n'a pas pour seule vocation à proposer ce genre de contenu, mais à maintenir l'utilisateur sur sa plateforme.
Le système économique, le modèle économique de TikTok repose sur la manipulation et sur l'addiction et les effets sur les jeunes sont délétaires. Il suffit de tenter une autre expérience, chers collègues, de se rendre dans une classe de primaire en CM1, CM2 par exemple. Vous demanderez aux enfants combien ont un compte TikTok et vous demanderez à ceux-là combien ont déjà vu des contenus choquants sur TikTok.
Et vous verrez qu'il y en a au moins quatre ou cinq sur une vingtaine d'enfants. TikTok n'est autorisé qu'à partir de 13 ans. C'est le cas pour l'ensemble des réseaux sociaux.
Alors, je voudrais également évoquer d'autres effets que l'on peut observer sur TikTok. ce qu'on pourrait qualifier de mandé numérique à l'œuvre sur cette plateforme à travers notamment les lives et les matchs. Depuis plusieurs mois, j'alerte sur ce phénomène très inquiétant où des utilisateurs et parfois des enfants versent jusqu'à plusieurs centaines d'euros à des influenceurs qui s'affrontent en direct pour récolter un maximum de cadeaux à coup de cris en citant les pseudos des donateurs afin de générer des effets d'appartenance à une communauté.
L'influenceur empoche la moitié du cadeau. TikTok l'autre moitié. TikTok est donc devenu une sorte de casino qui ne cite pas son nom.
Excepter la possibilité d'un casin financier. La seule récompense, c'est la reconnaissance. En commission, la semaine dernière, j'ai évoqué avec vous le cas de Julien Tanti qui récolte régulièrement des dons de sa communauté qui, fruit du hasard et de la loi influenceur, a été sanctionné par la la semaine dernière par la DGCCRF pour des publications sur Instagram qui ventaient le copy trading que des mineurs ont vu et qui promettent l'illusion d'une richesse accessible à moindre frais.
Sur la question de la fiscalité aussi, des zones d'ombre persistent face à ce géant du numérique. D'autres zones d'ombre, c'est la question de l'algorithme en matière électorale. Le cas de la Roumanie nous l'enseigne.
Vous l'aurez compris chers collègues, le groupe socialiste soutiendra avec la plus grande vigueur cette création commission d'enquête pour un environnement numérique plus sain. Je vous remercie monsieur le député. La parole est à monsieur Jean-Claude R pour le groupe écologiste et social.
Madame la présidente, madame la rapporteur, chers collègues, le groupe écologiste et social tient tout d'abord à saluer le travail de madame la rapporteur leur Miller sur la mise en place d'une commission d'enquête sur les impacts psychologiques de TikTok sur les mineurs. Le rapport sur les urgences psychiatriques de nos collègues Sandrine Rousseau et Nicole Dubréchira le démontrent. Les chiffres de la souffrance psychique des jeunes explosent.
Les tentatives de suicide chez les adolescentes ont augmenté de 133 % depuis 2020 et la consommation de psychotrope chez les jeunes grimpe en flèche. Et partout, la question des réseaux sociaux et de leur influence sur la vie des jeunes inquiètent les familles et les professionnels de santé. TikTok est un cas emblématique et particulier.
Il n'est pas un réseau social comme les autres. Son algorithme capte les jeunes comme aucun autre. 1h47 par jour en moyenne pour les 4 18 ans.
J'ai bien dit 4 18 ans. Des vidéos taillées sur mesure pour attirer l'attention pour capturer même la tension en alternant dopamine et frustration avec pour conséquence une concentration en miette, une mémoire éclatée, un sommeil en sururcis. Mais surtout, TikTok glorifie l'apparence et la performance.
Il impose des standards inatteignable. Il intensifie la comparaison sociale. Il déforme la perception du corps et entretient une pression permanente.
Résultat, une montée en flèche de l'anxiété, une explosion des cas de dysmorphophobie et de troubles alimentaires, en particulier chez les jeunes filles. Et ce n'est pas tout. À travers son effet de bulle, TikTok accentue la vulnérabilité de certains jeunes.
Des études révèlent que celles et ceux déjà en détresse reçoivent jusqu'à 12 fois plus de contenu liés au suicide et à l'automutilation que les autres. Alors que la plateforme se vente de rapprocher la jeunesse, en réalité, elle rapproche trop souvent de nombreux jeunes de l'autodestruction. Et finalement, que dire de la haine en ligne ?
Elle est omniprésente, elle détruit l'estime de soi. Elle enferme dans la peur et l'isolement. Elle ne concerne pas que les jeunes, mais pour elle, pour eux, elle arrive au pire moment celui où on construit son identité.
Même si cela est hors du champ de la présente proposition de résolution, comment parler de TikTok sans évoquer les risques d'ingérence étrangère ? sans régulation, sans modération, les réseaux sociaux peuvent, nous l'avons évoqué, constituer un danger pour la santé psychologique, mais aussi nuire gravement à notre santé démocratique. À l'heure où la scène internationale connaît des bouleversements d'alliance, nous devons aussi protéger notre société des volontés néfastes de déstabilisation et garantir l'intégrité de l'information.
Pour autant, ne tombons pas dans une caricature conservatrice des réseaux sociaux. Ils peuvent aussi, nous le savons, être des espaces d'émancipation, d'information et de création. Je pense bien sûr au témoignage massif du mouvement MITou, Mythou, Mythou incest ou encore Black Lives Matur qui ont rendu concrète et visible par toutes et tous l'ampleur des violences sexistes ou et sexuelles ou du racisme systémique dans notre société.
Je pense bien sûr aux médias en ligne qui traitent de thèmes jusque-là invisibilisés par des personnes parfois exclues du champ du pouvoir médiatique. Elle participe ainsi au nécessaire pluralisme de l'information. Je pense enfin à toute la création artistique rendue accessible et moins élitiste à toute cette jeunesse créatrice qui trouve le moyen de s'extraire des codes et de sortir des sentiers battus.
Si nous voulons que les réseaux sociaux puissent être vertueux pour les individus et pour la société, nous avons besoin de preuves et d'éléments concrets pour armer notre action et encadrer les algorithmes, limiter l'exposition en contenu toxique et exiger une véritable responsabilité des plateformes pour qu'enfin la représentation nationale passe à l'action. avec mon groupe écologiste et social. Nous soutenons donc pleinement la création de cette commission d'enquête et attendons avec exigence ces conclusions.
Allez-y, monsieur Mouli. Merci madame la présidente, madame la rapporteur, chers collègues. Le phénomène TikTok nous rappelle à quel point les réseaux sociaux modernes peuvent exercer une influence profonde sur la psychologie des jeunes.
Nous constatons que les effets observés, qu'il s'agisse d'addiction, de trouble de l'attention, de dégradation de l'estime de soi, de risque pour la santé mentale ou de perturbation des interactions sociales sont en partie le reflet de problématiques communes à l'ensemble des réseaux sociaux, mais que TikTok tend à les exacerber par la nature de son format et de son algorithme. Ces constats sont d'autant plus alarms que des études scientifiques récentes montrent que la consommation excessive de contenus courts, régulièrement renouvelé et adaptée aux préférences des utilisateurs impacte la capacité de concentration des jeunes esprits. D'autres plateformes telles qu'Instagram, YouTube et Snapchat fonctionnent également avec des algorithmes de recommandation conçus pour maximiser le temps passé sur leurs interfaces.
Cependant, ce qui différencie TikTok, c'est la puissance de son système de personnalisation qui analyse en quelques secondes les intérêts des utilisateurs et les plonges dans un cycle de consommation continu. L'utilisation quotidienne de TikTok chez les adolescents est en moyenne supérieure de 40 % à celle des autres réseaux sociaux, accentuant les risques évoqués. L'un des objectifs majeurs de cette commission sera d'analyser la responsabilité des plateformes en matière de protection des mineurs.
Plusieurs pays ont déjà amorcé des régulations dans ce dans ce domaine. La Chine, pays d'origine de TikTok, imposte par exemple une limite de 40 minutes par jour aux utilisateurs de moins de 14 ans via son application locale Doin. À l'inverse, l'Europe reste encore en retard dans l'encadrement des usages malgré l'adoption du règlement sur les services numériques qui visent à renforcer la transparence des algorithmes et des contenus promus.
Le défi est de taille, mais les bénéfices en valent la peine. Il en va du bien-être d'une génération qui grandit avec un flux vidéo infini dans la poche. Transformer ce flux en un allié plutôt qu'en un piège est un impératif sociétal.
Les premiers pas ont été faits, y compris par la plateforme elle-même, mais un cadre renforcé reste nécessaire pour adapter nos outils numériques à l'humain et non l'inverse. Ce texte va dans le sens de l'engagement du groupe Horizon et Indépendant pour une reprise en main de la régulation des services numériques chez les enfants. déjà proposé avec la loi du 7 juillet 2023, visant à instaurer une majorité numérique à 15 ans et dont nous attendons toujours la publication des décrets d'application.
Pour toutes ces raisons, le groupe Horizon et Indépendant partage l'opportunité de création de cette commission d'enquête. Nous avons la responsabilité d'agir aujourd'hui pour offrir aux générations futures un espace digital plus sûr, plus éthique et adapté à leur développement. Je vous remercie.
Je vous remercie monsieur le député. La parole est à monsieur Frédéric Petit pour le groupe les démocrates. Madame la présidente, madame la ministre, madame la rapporteur, chers collègues, Jean-Noël Barreau, alors ministre délégué chargé du numérique, avait déclaré à propos du réseau social TikTok la promesse initiale d'un algorithme permettant la découverte du monde et des contenus culturels n'est pas tenu.
Au contraire, nous sommes face à un algorithme d'enfermement. Nous examinons aujourd'hui une proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs. Cela me mène en tant que démocrate à une réflexion plus globale posé et exprimé de la manière suivante : TikTok forme-t-il des jeunes citoyens éclairés ? participe-t-il à la construction de nos jeunes ou bien renforce-t-il des troubles mentaux déjà nombreux après la pandémie du Covid ?
Je vous rappelle mes chers collègues que ceux qui votent les premiers votants d'aujourd'hui sont ceux qui avaient qui étaient en 4e 3e seconde au moment du Covid. Je pense que nous avons sur le plan psychologique raté aussi une observation de voir comment on sort de cette extraordinaire extraordinaire dans le sens que ça n'est jamais produit dans l'histoire qu'on est une génération d'adolescents enfermés pendant plusieurs mois. Déjà en 2023 le Sénat s'interrogit sur l'utilisation du réseau TikTok, son exploitation et ses données et sa stratégie d'influence à travers une commission d'enquête.
Parmi ces recommandations finales figurait la mise en place d'un véritable système de vérification de l'âge et l'instauration d'un blocage de temps pour les mineurs. Les jeunes sont de plus en plus jeunes à utiliser ce réseau. Les enfants de 4, je dis bien de 4 à 18 ans, il passent en moyenne 1h47 par jour et ce alors que l'application est interdite au moins de 13 ans en France.
Aujourd'hui, 70 % des utilisateurs de TikTok en France ont moins de 24 ans et 40 % des jeunes entre 16 et 25 ans utilisent TikTok quotidiennement. TikTok est un algorithme très addictif avec du contenu personnalisé dans une catégorie nommée pour toi issue d'un algorithme puissant. Il a pour conséquence d'enfermer les gens dans des bulles de filtre.
Comme c'est le cas sur X depuis que la plateforme a été reprise par Elon Musk. Cet algorithme permet à TikTok de déduire des caractéristiques et des centres d'intérêt sur ses utilisateurs. Le réseau social chinois catégorise ainsi ses utilisateurs dans un profil psychologique comme le relevait nos collègues précédemment.
Catégoriser ainsi de jeunes mineurs en pleine construction, c'est les enfermer dans un monde clos. La réalité c'est quand je me cogne disait Lacan, et nous protégeons, nous enfermons dans un endroit confortable mais dans un endroit qui n'est pas la réalité à un moment de leur existence où nos jeunes doivent découvrir la réalité. Donc à la question est-ce que TikTok participe à former des jeunes citoyens éclairés ?
Nous devons aussi garder à l'esprit qu'il s'agit d'un réseau chinois, nous en avons parlé, et qu'il y a des luttes d'influence. Au-delà des nombreux cas de désinformations dont les jeunes peuvent être les premières victimes, TikTok a également pour caractéristique de les enfermer. Son algorithme a une tendance à réduire la visibilité des contenus qui pourraient effectivement les faire sortir même si c'est moins confortable, ce qu'on appelle du show banning ou au contraire en pousser d'autres.
C'est participer au renfermement, au manque d'ouverture, à des cultures et à des confrontations avec des pensées nouvelles et évidemment à des difficultés dans ces relations sociales, si on peut encore appeler ça des relations sociales. En 2023, l'OMS a déclaré que la solitude la solitude était une menace urgente pour la santé mondiale avec des effets aussi néfastes que de fumer 15 cigarettes par jour. Dans des périodes clés de leur développement, les mineurs, que ce soit dans leur jeunes enfance ou à l'adolescence, il est fondamental qu'ils soient pousser vers l'extérieur, poussé vers le réel pour faire leurs propres expériences de vie, à la découverte réelle du monde qui les entoure vers le développement de relations sociales nouvelles, façonner sa propre ouverture plutôt que de subir une fermeture au sein de sa propre bulle numérique préconçue par un algorithme.
En conclusion, le groupe démocrate souhaite que cette commission nous permette d'éclaircir si ce réseau social contribue à nourrir cette souffrance psychologique chez nos jeunes. Nous voterons donc en faveur de cette PPR. Je vous remercie.
Je vous remercie monsieur le député. La parole est à madame Constance de Pélier pour le groupe liberté indépendant autre mè et territoire. Merci madame la présidente, madame la rapporteur, chers collègues, si nous sommes les dernières génération préinos enfants eux sont nés avec internet et avec les réseaux sociaux.
Contrairement à nous, ils n'ont pas connu l'époque où nos téléphones portables ne servaient qu'à appeler ou à envoyer des messages. Siôt qu'ils obtiennent leurs premiers téléphone, généralement au collège, quand ce n'est pas plus tôt, ils ont accès à un nombre incalculable d'applications et de plateformes en ligne où les contenus sont peu voire pas modérés et rarement adaptés à leur âge. Bien sûr, nous avons déjà légiféré pour prévenir les dérives associées à l'usage des réseaux sociaux par les plus jeunes, que ce soit au travers du contrôle parental ou plus drastiquement en interdisant l'accès au moins de 13 ans.
Mais nous le savons, ces protections ne suffisent pas et sont aisément contournées dans la pratique. Parmi les nombreuses plateformes existantes sur le marché, il en est une qui se démarque car omniprésente chez les jeunes. Il s'agit bien de TikTok.
Celle-ci cumule les records en matière d'exposition peu modérée à des contenus violents, à caractère sexuel ou mettant en scène la souffrance psychique. Or, c'est contenu, nos enfants y acceptent seuls sans aucun recul. À un âge où ils se construisent émotionnellement, où ils développent leur rapport à leur corps, à la sexualité, à l'autre, ils se retrouvent confronté de manière brutale et violente à des images et des contenus parfois choquants.
En parallèle, qu'observe-t-on ? Une dégradation continue et impressionnante de la santé mentale des jeunes, des jeunes femmes tout particulièrement. Les hospitalisations liées aux tentatives de suicide ont tout simplement explosé.
À tel point que le constat d'une corrélation entre l'exposition à des contenus violents ou dangereux et la détresse psychologique des plus jeunes est aujourd'hui étudié. TikTok est particulièrement pointé du doigt en la matière. L'application fait l'objet de poursuite judiciaire mettant en cause la responsabilité du réseau social dans la dégradation de la santé mentale de plusieurs adolescentes et le suicide de deux d'entre elles.
La commission d'enquête qui nous est proposée aujourd'hui permettrait de vérifier ce que plusieurs études avancent, à savoir que l'application propose davantage de contenu dangereux aux individus vulnérables, mais aussi que son algorithme hyper puissant cible des profils fragiles. les enferment dans des bulles d'anxiété et de mal-être. Vidéo sur le suicide faisant la publicité de moyens de se donner la mort.
Promouvant des produits pour perdre du poids. Contenu hypersexualisé et altérant irrémédiablement l'image de soi et la confiance. desinformation sans compter la haine en ligne.
Telles sont les spirales de contenu auxquelles sont exposés les jeunes. Michel Barnier avait vu juste en faisant de la santé mentale la grande cause nationale de 2025. C'est une bombe à retardement silencieuse aux causes multiples certes, mais parmi lesquelles l'addiction numérique est un facteur non négligeable.
La question du périmètre de la question de la commission d'enquête s'est légitimement posée. Doit-on la circonscrire à TikTok ou l'élargir à toutes les applications ? L'algorithme hyper puissant de TikTok et sa capacité à capter l'attention des plus jeunes plaide pour restreindre le périmètre à cette application seule.
Mais il ne fait nul doute que les enseignements que nous tirerons et les préconisations qui en ressortiront devront s'appliquer à tous les réseaux sociaux dans l'objectif de garantir un environnement numérique plus sain. Je suis convaincu qu'en menant ces travaux, nous avons aussi le devoir d'expliquer et d'alerter sur les dangers et les effets psychologiques délétaires bien réels de ces applications. Notre groupe soutiendra évidemment la création de cette commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok chez les mineurs.
Je vous remercie. Merci madame la députée. La parole est à monsieur Frédéric Maillot pour le groupe gauche démocrate et républicaine.
Madame la présidente, madame la rapporteur et mes chers collègues, il y a quelques semaines de cela, je traînais sur les réseaux, c'est comme ça qu'on dit, et je suis tombé sur une vidéo d'une spécialiste des comportements des enfants. Et elle disait ceci et ça m'avait profondément interpellé. Elle disait que personne a préparé nos enfants à avoir un doudou greffé à leurs mains en longueur de journée en parlant du téléphone et elle dit ensuite ce doudou qu'il caresse avant de s'endormir et qu'il caresse au réveil.
Ces quelques mots nous disent à quel point cet objet, le téléphone a pris une place importante dans nos vies et celle de nos enfants. Et le téléphone emmène avec lui les applications et parmi eux TikTok et plusieurs autres applications et ils sont dans nos foyers et captent la pleine intention de nos enfants. En l'espace de quelques années seulement, il est devenu le plus grand réseau sociaux du monde avec 1,6 milliards d'utilisateurs.
Son public est principalement des enfants, ça a été dit avant que moi. Et bien que théoriquement, et je dis bien théoriquement interdit au moins de 13 ans, l'application est utilisée par 63 % des jeunes français de moins de 12 ans. dans de nombreuses études ont d'ors et déjà documenté les dérives liées à cette application et parmi eux ces dérives.
Amnestye Internationale a réalisé deux enquêtes dont la première la dernière date de 2023 et met en exerbe la spirale dévastatrice dans lesquelles sont piégés les plus jeunes utilisateurs de cette plateforme par tous les formes de dérive qui a été cité bien avant moi. En mars 2003, le président du groupe les indépendants Républiques et territoires au Sénat lancé une commission d'enquête sur l'utilisation du réseau social TikTok, son exploitation des données, sa stratégie d'influence, son choix était motivé à l'époque par l'accumulation de de doutes sur l'utilisation des données par le réseau social chinois et son impact sur les mineurs. En février 2024, la Commission européenne décidait quant à elle d'ouvrir une procédure formelle afin de déterminer si TikTok avait enfreint le règlement sur les services numériques.
Les inquiétudes portées particulièrement sur et déjà la protection des mineurs, la transparence de la publicité ainsi que les risques liés à la conception addictive de la plateforme et au contenu préjudiciable. Tout récemment, l'équivalent britannique de la de la KNIL a décidé d'ouvrir une enquête sur TikTok mais également sur deux autres réseaux sociaux pour défendre et comprendre comment ces plateformes utilisent des données générées par les activités du mineur en ligne et dans lesquelles mesures algorithmes de TikTok montrent des contenus dangereux et inappropriés par des jeunes. La désinformation est également un autre fléau propre à cette application.
Dans le débat à venir, nous porterons des amendements afin que ces dérives soient clairement normées et examinées dans le cadre d'une commission d'enquête. Une étude menée en janvier et en mars 2020 a ainsi relevé que 20 à 32 % de ces vidéos sur le Covid-19 diffusé sur la plateforme contenaient des informations fausses ou trompeuses. En 2022, une analyse menée par News avait confirmé les éléments révélant que 20 % des vidéos d'actualité sur TikTok contenaient des informations trompeuses.
Une étude de l'IFOP a quant à elle rélevé que 69 % des 18 24 ans adhèrent au moins à une contre vérité scientifique qui utilise l'ampleur du défi en matière d'éducation à l'information. Et oui, il suffit d'avoir le wifi et TikTok pour devenir en espace de 2 minutes expert sur des sujets scientifiques. La présence et la proposition de la résolution s'inscrit donc dans une actualité incontestable. une urgence à agir face à TikTok mais sans doute plus largement à toute forme de plateforme qui cor qui recourt à des algorithmes invasif et addictif qui influence et deviennent néfast à la démocratie.
Ça a été dit aussi avant moi. Imaginez juste la dernière élection présidentielle américain sans le réseau social X. Dans ce contexte, les députés communistes et les députés des pays dit d'outre du groupe GDR approuvent la démarche qui leur est soumise aujourd'hui de disposer d'éléments précises sur une seule enquête et dis dispositif de captation à l'attention déployée par TikTok.
Le danger est devant nous. Nous devons le regarder en face. il est dans les mains de nos enfants.
Il appartient aussi à éduquer les parents face à ses dérives, face à tout ça et à dire aux jeunes que TikTok n'est pas la vie réelle. Quand on est face à ça, il faut informer le plus possible et donner de vraies informations pour combattre pleinement. Donc, on y est favorable au groupe GDR.
Je vous remercie, monsieur le député. La parole est à monsieur Éric Michou pour le groupe UDR. Merci monsieur.
Madame la présidente, madame le rapporteur, mes chers collègues, l'application TikTok est de plus en plus souvent accusée de mise en danger de la vie d'autrui et de nos enfants en particulier. Les troubles de l'alimentation jusqu'au suicide en passant par l' l'automutilation et parfois aussi l'anorexie. La plateforme est aussi régulièrement épinglée pour la maltraitance numérique.
En ce moment, c'était pas moins de 11 familles françaises qui ont porté plainte contre TikTok. Les parents reprochent à l'application le manque de modération l'algorithme mais également son caractère addictif. En tant que parlementaire, nous ne pouvons plus ignorer les alertes répétées des parents, ignorer les alertes répété des associations, ignorer les alertes répétées des professionnels de l'enfance.
Ils sont unanimes sur ce sujet. La plateforme est néfaste pour la santé des enfants et leur développement psychologique. Les expose à des contenus potentiellement haineux, dangereux, illicite et contribue à une réelle dépendance aux écrans.
On estime que les moins de 18 ans y passent en moyenne 2 heures par jour. TikTok est normalement réservé au moins de 13 ans. Pourtant, 63 % des jeunes de 12 ans, ils sont déjà inscrits.
C'est notre jeunesse et donc notre avenir que nous sommes en train de détruire en les exposant à cette drogue numérique. En tant que parent, le constat est effrayant. Ce n'est pas parce que nos enfants sont chez nous dans leur chambre qu'ils sont en sécurité.
Sous couvert de divertissement, cette application expose à un danger qui peut nuire gravement à leur santé mentale. Dans sa version sociale, on va dire comme ça, TikTok rémunère les utilisateurs en fonction de leur temps de présence sur l'application. On gagne sa vie à perdre son temps.
Pire, la plateforme héberge des prédateurs sexuel aux abois et favorise la haine en ligne. Est également régulièrement accusé de faire la promotion des produits interdits aux mineurs tels que les sachets de nicotine, des snuts ou encore des drogues. Ces substances peuvent être achetées en direct. via TikTok.
Plus largement, le débat que nous avons aujourd'hui nous met aussi devant un échec des gouvernements successifs en matière de prévention et dépendance d'une manière générale des réseaux sociaux. Ils gravement à l'ouverture de nos enfants sur le monde, à leur créativité, à leur curiosité, à leur capacité de concentration. Pour preuve, pour preuve, écoutez bien de ce danger, les dirigeants des GAFA inscrivent leurs enfants dans des école où tous les écrans sont interdits.
Au cœur de ce problématique, il y a un sujet, c'est la gestion des données des utilisateurs, notamment les datas. Les datas seront les prochains carburants de notre économie numérique, rappelant que les énergies fossiles étaient le carburant de notre économie industrielle. Nous avons détruit notre industrie automobile au profit de l'industrie automobile chinoise.
Voiture électrique chinoise, batterie chinoise, panneau photovolique chinois, électronique chinoise. Et maintenant, nous donnons nous donnons nos datas aux Chinois. Même l'IA, la plus utilisée en France, DIP chic, est chinoise.
Espérons que cette nouvelle communication commission pardon d'enquête prendra également en compte les dimensions de souveraineté industrielle et numérique à travers cette gestion des datas. Très important. Le groupe, vous l'avez compris madame le rapporteur, votera pour la création de cette commission.
Je vous remercie. Je vous remercie, monsieur le député. La parole est à madame Caroline Parmentier pour rassemblement national.
Madame la présidente, madame la rapporteur, chers collègues, vous l'avez tous dit, TikTok est un réseau social à part à cause des ravages qu'il occasionne chez les jeunes et même chez les jeunes qu'il prend pour cible. 45 % des 11 12 ans utilisent TikTok alors que son accès est interdit au moins de 13 ans. Des enfants âgés de 4 à 18 ans passent en moyenne 2 heures sur TikTok par jour.
Les effets psychologiques de cette plateforme sur les jeunes constituent une menace de santé publique. Avec un algorithme de recommandation extrêmement performant qui identifie le sujet et ses contenus d'intérêt, TikTok parvient à maintenir des heures durant ses utilisateurs devant leur écran en les alimentant en les alimentant de façon systématique et ciblé comme s'ils semblaient lire dans leur pensée, y compris en les envoyant dans un terrier de contenu nuisible et dangereux. Un enfant ou un jeune adolescent n'a pas les capacités cognitives pour faire le tri dans le flot d'information qu'il reçoit ainsi et qui peut gravement l'affecter.
Cette captation de l'attention qui tourne à l'addiction s'accompagne d'une mise en avant et d'un enfermement des utilisateurs dans des contenus dangereux ou hypersexualisés. Les enfants et les adolescents sont plus vulnérables à l'intimidation, à la pression de leur semblable ou au contenu négatif. Des contenu consultés des milliards de fois démontrant que la réglementation ou l'autoréglementation a échoué.
En novembre 2024, septilles du collectif Algos Victima ont déposé plainte contre TikTok devant la justice française pour provocation au suicide et propagande ou publicité des moyens de se donner la mort. Une première en France sur les sept adolescentes victimes. Deux ont mis fin à leur jour.
Charlise et Marie étaient alors âgé de 15 ans. Dans son documentaire sur l'emprise numérique, la réalisatrice Elisa Jad qui s'était inscrite avec un profil fictif, celui de Lili, 13 ans, dénonce les tutos vidéos qui lui indiquaient comment se pendre dans sa chambre. En 4 minutes et 43 secondes, elle a été confrontée aux premières vidéos lui donnant des techniques de scarification avec la lame de son taillecayon et faisant l'apologie. du suicide.
Dans les cas qui nous intéressent, la bulle de filtre alimente le culte de l'image, les dictats de beauté, le harcèlement, la dépression, les troubles de l'alimentation, l'automutilation, les pensées suicidaires. Comparativement à des profils standards, les utilisateurs manifestent un intérêt pour les questions de santé mentale et se voi du coup proposer dans leur fil 12 fois plus de vidéos traitant du suicide. et toutes les 5 ou 6 minutes des vidéos d'amaigrissement, d'automutilation et de suicide.
Nous avons déposé plusieurs amendements qui proposent d'orienter les travaux de cette commission outre incitations au suicide vers des vidéos qui promuve l'automutilation et les troubles du comportement alimentaire auprès des adolescents vulnérables. Je rappelle que notre commission d'enquête sur les ingérences étrangères menée par notre collègue Jean-Philippe Tangy avait déjà identifié et dénoncé le danger TikTok. Le Rassemblement national soutient cette proposition de résolution et la création de cette commission d'enquête nécessaire afin de se concentrer sur les effets de TikTok, sur la santé de nos enfants et de nos adolescents.
TikTok ne fait pas seulement le bruit d'une bombe à retardement, il en est une. Je vous remercie. Je vous remercie madame la députée la discussion générale et clause.
Nous allons aborder la discussion des amendements et pour cette discussion s'il était possible d'être très concis, nous pourrions ainsi nous épargner la séance du soir. Ce n'est pas juste pour moi, mais je pense que pour c'est pour tout le monde. Alors, on aborde l'amendement sur l'article unique que nous n'avons l'amendement numéro 10 de monsieur Saint-Martin.
Merci madame la présidente. Alors, cet amendement vise à préciser ce dont il est question. Il propose que la commission d'enquête parle de risques psychos-sociaux plutôt que des d'effets psychologiques.
Cette précision paraît essentielle parce qu'il s'agit de redéfinir le périmètre de l'ensemble de la commission et donc des préconis des préconisations qui seront faites aujourd'hui. Et c'est ce que j'ai dit tout à l'heure, tel que la la commission est présentée, elle ne prend en compte que les effets psychologiques alors que les risques sont en réalité éminemment sociaux définissent en réalité des manières d'agir, d'interagir de toute une génération. Donc les réseaux sociaux et pas simplement TikTok, j'y reviendrai, s'imbrient dans un modèle de fonctionnement de la société de d'un développement de l'attention qui est objet aussi d'une économie, de structuration des interactions sociales, de rapports sociaux et de manière de se présenter au monde.
Là, je vis simplement à préciser le titre de telle sorte qu'on puisse cibler de façon plus efficace l'objet de cette enquête. Je remercie monsieur le député. Je demande votre avis, madame la rapporteur.
Oui, merci madame la présidente. Chers collègues, en effet, vous avez raison. C'est bien un axe de travail de cette commission d'enquête.
C'est d'ailleurs le sens de l'amendement adopté qu'on a adopté en en commission qui étant le périmètre de l'étude aux répercussions des sur les relations familiales et extrafamiliales. Vous vous souvenez donc la semaine dernière euh j'ai déjà eu l'occasion de le dire en commission des affaires sociales. Je suis défavorable au fait que nous procédions à une liste qui serait faussement exhaustive des axes de travail.
Donc je vous garantis en effet que ça fait partie de nos axes de travail. Et puis par ailleurs, ce que je comprends dans la rédaction de votre amendement, c'est que vous supprimez le terme psychologique. Euh et donc en effet, ça m'embête un peu de retirer le les termes psychologiques.
En effet, ça étend mais moi, je préfère avoir le terme des effets psychologiques dans dans la commission d'enquête. J'ouvrecie madame la rapporteur défavorable du coup. Oui, monsieur de la porte.
Merci madame la présidente. J'étais favorable à l'amendement du collègue. Puis en fait déjà on avait adopté un amendement dont j'étais l'auteur la semaine dernière sur la question des relation donc de l'individu.
Donc ça intègre les esprits psychosociaux mais surtout si on supprime psychologique la phrase ne veut plus rien dire. Voilà. Je vous remercie monsieur le député.
Est-ce que vous maintenez votre amendement monsieur Saint-Martin ? Vous le maintenez. Donc je vais mettre au mois l'amendement avec un avis défavorable euh de la rapporteur.
Qui est pour ? Qui est contre ? Il n'est pas adopté.
Je vous informe que soit l'amendement 18 et soit l'amendement 15, je saisis par le rassemblement national d'une demande de scrutin public. J'annonce dans l'instinte de l'assemblée l'amendement numéro 18. Madame Parlmentier.
Merci. Madame la présidente, cet amendement propose d'étudier et de quantifier les dispositifs de captation de l'attention utilisé par TikTok et leurs effets psychologique, notamment en terme de pensée et de comportement liés à l'automutilation. l'algorithme de TikTok euh conçu pour maximiser le temps passé sur la plateforme expose particulièrement certains jeunes à des contenus nuisibles qui génèrent une spirale émotionnelle négative qui peut aggraver leur vulnérabilité psychologique.
Alors que 70 % des utilisateurs de TikTok en France ont moins de 24 ans et qu'une majorité concerne les jeunes adolescents, mais je pense qu'il est essentiel d'analyser ces mécanismes et leurs impacts afin de mieux protéger les mineurs de ces contenus menant à l'automutilation et de formuler des recommandations adaptées pour contrer ces risques spécifiques. Je vous remercie madame la députée, madame la rapporteur. Merci madame la présidente.
Chers collègues, en effet, je partage tout à fait ce que vous précisez dans votre amendement. Je ne peux que aller dans votre sens là-dessus, mais voilà, le évidemment, on va le traiter dans le cadre de la commission d'enquête. J'en ai d'ailleurs parlé dans mon propos, mais un peu de la même façon, je vais avoir un petit peu, je suis désolé, toujours le même argument qui est de dire que en fait si on développe une liste exhaustive, elle sera finalement faussement exhaustive parce queon arrivera évidemment pas à inclure tous les sujets qu'on peut avoir en tête lorsqu'il s'agit des des contenus de TikTok.
Et donc le risque c'est finalement de laisser de côté peut-être des sujets qu'on aurait plus la capacité à examiner parce que ça ne serait pas inclus dans le périmètre de cet article unique. Raison pour laquelle je vous garantis évidemment qu'on qu'on traitera de toute façon de ce sujet et puis qu'on essaiera d'en tirer évidemment les conséquences mais je préfère vous rendre un avis défavorable. Je vous remercie madame la rapporteure.
L'amendement est maintenu, je le mets vos voir. Donc c'est un scrutin public. L'amendement numéro 18 avec un avis défavorable de la rapporteur.
Le scrutin est ouvert. Le scrutin est clos. Votant 17 exprimés 16 majorité 9 pour 7 contre 9.
Il n'est pas adopté. L'amendement numéro 15 toujours madame Parmentier. Merci madame la présidente.
Cet amendement vise à orienter spécifiquement les travaux de la commission d'enquête sur TikTok vers l'étude des mécanismes de recommandation de contenu susceptibles d'exacerber les troubles alimentaires chez les jeunes chez les jeunes utilisateurs. Ce réseau fort de plus de 15 millions d'utilisateurs actifs en France a un impact significatif sur la santé mentale dans ces domaines particulièrement concernant les habitudes alimentaires et les troubles du comportement alimentaire. Une exposition de moins de 10 minutes à des contenus proanorexiques sur TikTok suffit à provoquer une insatisfaction corporelle chez les jeunes femmes.
On sait qu'il y a des groupes sur la plateforme qualifiée de communauté pro ANA, pro Anorexie partageant des conseils dangereux, parfois mortels et encourage des habitudes alimentaires dangereuses. À un âge où les enfants et les adolescents se construisent, se comparent, ce type de contenu peut être particulièrement pernicieux et destructeur. Il me paraissait important que la commission d'enquête examine en profondeur les mécanismes par lesquels TikTok recommande et diffuse ses contenus afin de proposer des mesures concrètes pour protéger la santé mentale de ces jeunes utilisateurs.
Je vous remercie madame député. Votre avis madame la rapporteur avec les mêmes arguments que développés précédemment. Voilà avis défavorable en garantissant qu'on étudira évidemment ce ce sujet.
Avis défavorable. Je mets au voile l'amendement. C'est un scrutin public.
Je vous demande de bien vouloir regagner vos places. Le scrutin est ouvert. Le scrutin est clos.
Vote en 18 exprimé 16 majorité 9 pour majorité 9 pardon pour 7 contre 9. Il n'est pas adopté l'amendement numéro 1, monsieur Saint-Martin. Oui.
Alors, cet amendement que nous avions déjà proposé en en commission vise à étendre le périmètre de de la commission d'enquête en interrogeant plus largement le modèle de capture de la tension développé par l'ensemble des réseaux sociaux. Ça systématiquement ça a été dit d'ailleurs hein, l'ensemble des réseaux sociaux. Donc c'est bien qu'il y a quelque chose à regarder.
De nombreux chercheurs ont travaillé sur ce sujet pour en déterminer les effets sur la santé mentale des des mineurs. Je pense qu'il serait bon une bonne chose de les interroger globalement. C'est l'ensemble donc de ce système économique qui capte les réseaux sociaux qui se fondent sur ce modèle euh de captation de de l'attention.
Les plateforme enferme les utilisateurs dans une sorte de prison dorée de laquelle ils auront du mal à se défaire perfectionnant régulièrement les les algorithmes pour renforcer toujours plus leur pertinence dans la recommandation. Et donc ils usent de dark patterns, j'y reviendrai, des interfaces truquées qui manipulent l'utilisateur. Donc par là, je pourrais donner des exemples mais je vais aller vite hein.
Donc si on souhaite s'attaquer à la toxicité des plateformes numériques comme TikTok, des mesures plus ambitieuses de lutte contre l'usage des dark patterns qui sont au cœur de de ce modèle, et bien il faut élargir davantage et et intégrer évidemment tous les acteurs qui de près ou de loin font profit de capter le temps de cerveau disponible de la jeunesse. Je remercie monsieur le député, madame l'pporteur votre avis. Merci madame la présidente.
Alors, si on parle bien de l'amendement 1, moi j'avais euh votre amendement, il parlait de des euh desface truqué. Ouais, c'est ça. D'accord.
J' Ouais. OK, très bien. Non, ben alors euh même finalement même réflexion que ce que j'ai pu avoir euh lors de la commission des affaires sociales la semaine dernière.
Je pense que évidemment, je partage votre opinion et je pense qu'il faut qu'on examine euh ces appelle les dark pattern, mais je pense qu'il faut pas forcément céder à la tentation d'énumérer l'ensemble des usages qui connaissent à ce jour un essort sur les réseaux sociaux parce que le risque c'est qu'on soit dépassé au moment où peut-être on sera dans nos travaux et donc je pense qu'évidemment on va examiner ça mais je préfère ne pas l'inclure dans l'intitulé. Merci. Avis défavorable.
Avis défavorable rapporteur je me vois numéro 1. Qui est pour ? Qui est contre ?
Il n'est pas adopté l'amendement numéro 2, monsieur de Saint-Martin également. Oui, c'était Dark Patterns et évidemment élargissement du champ de l'enquête. Donc là, je je le maintiens.
Je pense que c'est vraiment important à des fins de comparaison. C'est c'est le même type de d'activité qui qui dont il est question des systèmes de de marchandisation de de l'attention cognitive des des jeunes. Donc là, je pense qu'il faut vraiment élargir le périmètre de l'enquête.
Non seulement parce qu'il y a déjà eu des travaux qui ont qui ont travaillé là-dessus. Donc je pense qu'on a de la matière pour pouvoir monter en puissance et généraliser par recoupement et parce que ça précisera à la fin la qualité des mesures qu'on pourra éventuellement dessiner en fin d'enquête. Donc là c'est c'est encore une fois une tentative de d'élargir le spectre de l'enquête.
J'entends bien que c'est pas du tout ce que vous voulez faire mais je je tiens encore une fois à dire que c'est vraiment enfin ça serait une bonne stratégie que de le faire dans ce sens-là. Merci monsieur le député. Madame la rapporteur, merci madame la présidente.
Oui, en effet, on a déjà eu ce débat. Alors, ne pensez pas que je suis par essence fermée d'esprit. Je ne le suis pas et je pense que en effet, j'entends parfaitement votre stratégie.
Moi, je j'ai en tête une stratégie en effet inverse qui est de me dire que on a quand même enfin j'ai pas beaucoup d'expérience mais l'expérience de commission d'enquête avec des sujets des objet très large et à la fin une espèce de liste de courses infinies de préconisation et puis j'ai le sentiment qu'il en ressort pas forcément grand-chose et moi mon idée c'est de me dire que si on se concentre sur un sujet extrêmement circoncis comme ça et qu'on puisse avoir vraiment le temps de d'aller en profondeur sur le sujet, rien ne nous empêchera si on arrive à trouver des solutions très opérationnelles sur le sujet et la protection de nos enfants. enfant et ben on pourra tout à fait les transposer à d'autres réseaux sociaux puisqu'on voit bien que les solutions seraient potentiellement transposables. Mais donc l'idée vraiment c'est ça, c'est de me dire on on a un objet vraiment très limité qui va nous permettre d'aller en profondeur dans le sujet et à la fin de pouvoir potentiellement transposer.
Donc avis défavorable je m'en excuse. Je vous remercie. Je mets au voit l'amendement numéro 2 avec un avis défavorable de rapporteur.
Qui est pour ? Qui est contre ? Il n'est pas adopté.
Chers collègues, est-ce que vous m'autorisez à prolonger la séance pour terminer le texte ? Très bien. L'amendement numéro 3, monsieur Saint-Martin.
Du coup, je vais je vais durer un peu plus. Euh c'est un amendement qui permet de souligner le rôle de l'éducation dans la la lutte contre l'utilisation prolongée des réseaux sociaux. En effet, c'est bien l'école qui doit prendre la responsabilité d'informer, de faire comprendre aux enfants et aux adolescents les risques liés à l'utilisation de telles plateformes et pas simplement les parents comme ça a été fait par TikTok récemment.
Euh là l'occurrence, je fais référence au à la la mise en responsabilité des familles, hein, dans dans l'utilisation de de la de l'application qui euh qui euh individualise le traitement de euh l'usage. Alors que là, il faudrait euh le prendre à la racine et de promouvoir une éducation numérique. Seule l'école peut le faire de façon compétente en la matière.
Et euh et donc là, c'est juste un amendement pour pour le souligner, pour faire en sorte que ça fasse partie non seulement du spectre de l'enquête pour voir comment les acteurs éducatifs se saisissent de la question mais en plus que potentiellement ça fasse partie aussi du spectre des recommandations infinées de la commission d'enquête sans présager des résultats évidemment de ce qui sera dit. Je remercie monsieur le député, madame la rapporteur votre avis. Merci madame la présidente.
Et ben en effet cet amendement qui vise à rappeler ce dont nous sommes tous ici convaincus, c'est le caractère essentiel de la prévention et de l'éducation dans l'apprentissage des usages numériques. Malheureusement à mon avis, il est en effet défavorable. votre amendement, je pense qu'il peut préjuger des conclusions de notre commission, même si en évidemment évidemment il va de soi que c'est un un sujet qu'on partage tous cette cet objectif de de prévention et d'éducation à cet apprentissage.
Donc à vie défavorable même si évidemment ça fera partie sans aucun doute de nos sujets. Je vous remercie madame la rapporteur l'amendement numéro 3 avec un avis défavorable. Je le mets au voix.
Qui est pour ? Qui est contre ? Il n'est pas adopté des amendements en discussion commune désormais.
Alors bah non, du coup pas commune, le numéro 9 n'est pas défendu. L'amendement numéro 6 euh est-ce Frédéric Maillot, est-ce que vous le défendez ? Il est défendu.
L'amendement numéro 6. L'amendement numéro 9 a sauté puisque monsieur Voilà. Donc l'amendement numéro 6, votre avis madame la rapporteur défavorable.
Je mets au voie l'amendement numéro 6. Qui est pour ? Qui est contre ?
Il n'est pas adopté l'amendement numéro 4, monsieur Saint-Martin. Euh, merci madame la présidente. Harcèlement, sexisme, racisme, fauses information, influence étrangères, influence sur les élections.
Les réseaux sociaux et j'insiste encore une fois, l'ensemble des réseaux sociaux sont le terrain fertile du développement de de pratiques illégales encouragées par leurs propriétaires. Cet amendement vise à dénoncer cet état de fait, donc à permettre à la commission d'enquête un peu plus de d'enquêter sur ces sur ces pratiques, mais surtout de à un moment donné de de cibler aussi les grands dirigeants de ces plateformes qui sont responsables de ces contenus parce que ce sont eux les responsables, ceux qui ne régulent pas, ceux qui mettent leurs réseaux social au service de leurs idées parfois nausé et abonde, ceux qui permettent au harcèlement de proliférer, ignorant, laissant faire ou pire, mettant en avant des des communautés de de harcèleurs par les par la grâce de cet algorithme très percutant. Ceux qui ne prennent pas de mesures pour faire supprimer instantanément les contenus illégaux, racistes, sexistes, homophobes ou pédop pornographiques doivent évidemment en répondre.
J'ai j'aurai plein d'exemples hein, mais je pense que là, on est tous d'accord pour pour voir qu'il y a vraiment un défaut de de de responsabilité dans la dans l'autorégulation par les producteurs de de ces de ces réseaux. Je pense que là, c'est juste un amendant pour le souligner. Ça doit vraiment faire partie de du spectre de l'enquête parce que l'heure est grave et on n jamais vu autant de contenu circuler de façon endémique et produire autant d'effets de désinformation et de production d'ignorance et parfois de de de racisme qui qui alterne puissamment les interactions sociales.
Je vous remercie monsieur le député, madame la rapporteur votre avis. Merci. Merci madame la présidente.
Chers collègues, en effet, je pense qu'on partage tous cette cet objectif de de souligner la responsabilité importante des dirigeants de ces plateformes. Simplement, d'une part, on peut se dire que il y a pas que les dirigeants des plateformes qui ont une responsabilité dans les contenus. Les hommes, les femmes politiques, les influenceurs, tous peuvent aussi faire circuler des fausses informations ou des éléments racistes, homophobes et tout tout cela.
Donc finalement, pourquoi s'arrêter au seul dirigeant de plateforme ? Par ailleurs, on n'est pas on n'est pas on sera pas un tribunal, la commission d'enquête. Et donc, je trouve que finalement l'inscrire dans cet article unique, ça ça inscrit une espèce d'ambiguïté sur le fait qu'on va juger ou qu'on va déterminer la responsabilité des dirigeants de plateforme.
Je trouve que ça peut être un peu enfin ça peut ça peut conduire à affaiblir un peu notre article unique. Donc évidemment, c'est un sujet qu'on abordera dans le cadre de nos auditions et de nos échanges, mais je préfère voilà ne pas l'inscrire et donc à vie défavorable. Je vous remercie madame la rapporteure.
Je me vois l'amendement numéro 4 avec un avis défavorable. Qui est pour ? Qui est contre ?
Il n'est pas adopté. Sur les amendements 16 et 17 sur l'article unique puis sur la proposition de résolution, je suis saisie par le groupe assassemblement national d'une demande de scrutin public. Ah non, sur la proposition de résolution, c'est c'est par le groupe EPR.
Une demande de scrutin public, il est annoncé dans l'enceinte de l'assemblée l'amendement numéro 5, monsieur D la porte. Oui, merci madame la présidente. Cet amendement vise à évoquer un sujet qui n'a pas encore été enfin à mon sens assez traité dans les discussion qu'on a pu avoir, c'est la question de la sensibilisation et de l'éducation à l'esprit critique et de l'impact de ces réseaux sociaux sur le sujet.
Merci monsieur le député, madame la rapporteur. Merci madame la présidente. En effet, c'est un sujet de préoccupation important donc il y a aucun doute qu'on étudiera ce sujet dans le cadre de la commission d'enquête. simplement voilà avec les mêmes arguments que précédemment développés, je préfère qu'on l'inscrive pas pour éviter d'avoir une grande liste et qu'on s'en tienne à un sujet un objet un peu plus général mais évidemment on abordera ce sujet dans le casre des Je remercie monsieur le député.
Nous passons donc à l'amendement numéro 16 madame Parmentier. Merci madame la présidente. L'utilisation croissante de TikTok par des mineurs, là vous serez d'accord madame la rapporteur avec cet amendement soulève des inquiétudes quant à leur exposition à des contenus inappropriés et à des interactions potentiellement dangereuses.
Bien que TikTok est en place est mis en place des outils de contrôle parental notamment le mode connexion famille. Leur efficacité est fréquemment mise en cause et même mise en échec fréquemment. La possibilité de contournement par les adolescents ou l'inefficacité partielle des filtres de contenu ne sont plus à démontrer.
Cette commission d'enquête devrait évaluer rigoureusement ses outils, ses défaillances et explorer des pistes d'amélioration. Je vous remercie. Merci madame la députée.
Madame la rapporteur, votre avis. Merci madame la présidente. Alors en effet, je suis d'accord avec le fond de cet amendement.
Je comprends parfaitement l'objectif et je le partage. Et évidemment, je pense que euh on va devoir finalement euh passer par cette évaluation. C'est une évidence, mais voilà, deux limites.
La première, c'est que je je voilà je préfère ne pas trop toucher au cadre. Donc ça va de soi que mon ma demande c'est un demande de retrait ou défavorable. Et puis le deuxème élément, c'est que finalement euh l'alinéa 4 prévoit déjà finalement euh que en proposant des mesures concrètes et ben il ça implique qu'on va évaluer en effet les dispositifs.
Donc euh je soit vous le retirez soit plutôt avis défavorable même si en effet je suis d'accord sur le fond. Je vous remercie madame la députée. Nous passons à l'amendement numéro 7.
Monsieur Monnais, monsieur Maillot, il est défendu. Le numéro 7 défendu. Madame la rapporteur, votre avis ? est favorable.
Je me vois. Qui est pour ? Qui est contre ?
Il n'est pas adopté. L'amendement numéro 8, il n'est pas défendu. L'amendement numéro 17, madame Parmentier.
Merci madame la présidente. Cet amendement propose de complot de compléter de compléter. [Rires] Ça tombe bien de compléter cette proposition de résolution d'un nouvel alinéa prévoyant une analyse comparative des algorithmes et des dispositifs de protection des mineurs déployés par TikTok et sa version chinoise douyine.
Les différences notables entre ces deux plateformes pourtant issues d'une même entreprise soulèvent des interrogations sur les choix technologiques et éthiques opérés en fonction des contextes géographiques. En Chine, Douine applique des mesures strictes pour les mineurs et une priorisation des contenus éducatifs et culturels. À l'inverse, TikTok dans sa version occidentale n'adopte pas les mêmes mesures, exposant ainsi les jeunes utilisateurs à des contenus potentiellement nuisibles et favorisant une utilisation prolongée.
Aussi, il convient selon nous d'étudier attentivement ces différences entre TikTok et duin. ce sera tout à fait bénéfique pour voilà les les occidentaux, les français, les petits français. Je remercie madame la député, madame la rapporteur.
Merci madame la présidente. Chers collègues, vous avez parfaitement raison sur le fond. Donc en effet, ça fera partie de fait du périmètre d'intervention de la commission d'enquête simplement pour les mêmes raisons que précédemment invoqué, avis défavorable ou demande de retrait si vous le voulez bien.
Il est maintenu. Donc nous allons mettre au voix avec un avis défavorable à rapporteur. C'est un scrutin public.
Le scrutin est ouvert. Le scrutin est clos. Votant 16 exprimé 15 majorité 8 pour 8 contre 7.
Il est adopté. Nous mettons au voix désormais l'article unique. C'est également un scrutin public.
Le scrutin est ouvert. Le scrutin est clos. Votant 17, exprimé 17, majorité 9 pour 17 contre 0.
L'article unique est adopté. Nous passons maintenant à des amendements de titre. après l'amendement numéro 12, monsieur Saint-Martin.
Insiste donc par cet amendement, il vise à remplacer le terme psychologique par psychosocial et donc d'enquêter également donc sur les conséquences sociales créées par l'utilisation prolongée ou la dépendance aux réseaux sociaux chez les publics les plus jeunes. Deuxièmement, la la raison pour laquelle je le propose, c'est qu'il s'agit encore une fois comme je l'avais je l'ai déjà fait, c'est de de cette de cette demande de d'enquêter pas uniquement sur TikTok, mais d'enquêter sur l'ensemble des réseaux sociaux parce que encore une fois, on a affaire au mêmes mécanismes, aux mêmes algorithmes plus ou moins exacerbés, plus ou moins renforcé, mais ça reste à peu près le même principe. Donc ça me semble de bonnes méthodes que d'élargir.
Et alors du coup, est-ce que vous pourriez présenter l'autre dans très rapidement ? C'est à peu près la même idée, hein. Très bien.
Donc, défavorable sur les deux amendements. Donc, je vais mettre au l'amendement numéro 12 avec un avis défavorable. Qui est pour ?
Qui est contre ? Il n'est pas adopté. L'amendement numéro 11 défavorable également comme avis rapporteur.
Qui est pour ? Qui est contre ? N'est pas adopté.
Donc, nous allons mettre au voile la proposition de loi de résolution pardon dans son ensemble. C'est un scrutin public. Le scrutin est ouvert.
Le scrutin est clos. Votant 23 exprimé 23. Majorité 12 pour 23 contre 0.
La proposition de résolution est adoptée. Voilà, les députés ont donc donné leur feu vert à la création d'une commission d'enquête pour mieux appréhender les effets psychologiques délétaires de TikTok sur les mineurs. Les députés vont donc pouvoir commencer à travailler sur ce sujet sensible.
LCP vous donnera naturellement à voir l'essentiel de ces auditions. Ce sera dans nos prochains épisodes. À bientôt.
Ciao. Ciao.
Laure Miller