Résoudre le problème majeur du décrochage de l'activité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« la réforme des retraites était nécessaire »
- 1:06Invité politiqueChiffre
« On est l'un des pays de l'OCDE où on travaille le moins sur une vie »
- 1:06Invité politiqueChiffre
« On a un taux d'activité qui est parmi les plus faibles d'Europe »
- 1:06Invité politiqueChiffre
« si on avait le même taux d'activité que l'Allemagne depuis 10 ans on aurait 12 points de PIB de plus »
- 1:39Invité politiqueChiffre
« le PIB par habitant en France, il est passé depuis 2008, de 45 000 $ à 38 000 $ par habitant »
- 2:14Invité politiqueChiffre
« On a dans ce pays un million et demi de jeunes en décrochage : 150 000 par classe d'âge »
Temps de parole
- François-Xavier Bellamy100 %
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Vous savez qui a dit ça hier ? Oui mais j'ai eu droit à une antisèche parce que c'est Salhia Brakhlia qui me l'a dit dans la coulisse, je n'avais pas entendu cette déclaration C'est le pape François qui a dit ça hier en effet devant les membres de caisses de retraite italiennes il ne parlait pas évidemment de la réforme des retraites ici en France, il a raison ? Oui bien sûr, de dire qu'on ne devrait pas si je comprends bien il dit qu'on ne devrait pas laisser le poids de la dette aux générations futures ? Bien sûr qu'il a raison. Et je crois qu'on vit aujourd'hui avec une irresponsabilité collective qui est extrêmement préoccupante.
Comme si au fond on pouvait s'exonérer de la responsabilité de cette dette que nous avons accumulée. Donc la réforme est bonne ? La réforme est bonne, la réforme des retraites? Oui.
Moi je crois que la réforme des retraites était nécessaire, maintenant la vraie question de la réforme des retraites pour moi ça n'est pas l'équilibre du système des retraites, pas seulement l'équilibre du système de retraite, la vraie question de la réforme des retraites c'était d'abord le fait que pour que la France sorte du déclassement qu'elle est en train de traverser pour qu'on puisse demain retrouver notre prospérité, reconstruire nos services publics et oui aussi réduire notre dette parce que c'est un devoir moral pour tout cela il faut absolument qu'on travaille plus dans notre pays.
Mais travailler plus c'est pas une fin en soi, c'est pour faire rentrer de l'argent dans les caisses... C'est aussi pour pouvoir produire plus, pour pouvoir réinvestir dans nos services publics, pour sortir du déclassement et je le redis, pour résoudre tous les grands défis devant lesquels nous sommes aujourd'hui, on ne résoudra pas le problème du défi climatique si on ne se met pas à travailler, plus on est l'un des pays de l'OCDE où on travaille le moins sur une vie, et donc ça suppose, c'est vrai On travaille moins sur une vie mais on est productif?
On est productif, mais malgré tout on a un taux d'activité qui est parmi les plus faibles d'Europe Aujourd'hui si on avait le même taux d'activité que l'Allemagne depuis 10 ans on aurait 12 points de PIB de plus. Notre dette, effectivement, serait bien plus faible, mais on aurait aussi 12 points de PIB de plus, c'est-à-dire, si vous regardez le PIB par habitant en France, il est passé depuis 2008, de 45 000 $ à 38 000 $ par habitant. C'est évidemment l'appauvrissement des Français qui se joue.
Et moi je le dis à tous ceux qui nous expliquent qu'il fallait s'opposer à la réforme des retraites parce qu'il faut une préoccupation sociale : mais la vraie préoccupation sociale, c'est de faire en sorte qu'on arrive de nouveau à retrouver les conditions d'une vraie prospérité partagée. Et ça veut dire maintenant qu'une fois que la réforme des retraites est faite, il faut s'occuper de toutes les autres causes de ce décrochage du taux d'activité français. Il y a la question des fins de carrière qui était l'un des grands sujets, il y a la question des débuts de carrière. On a dans ce pays un million et demi de jeunes en décrochage : 150 000 par classe d'âge.
Ça c'est l'autre grand problème français. Et ça suppose de travailler maintenant sur l'éducation.
François-Xavier Bellamy