Aurore Bergé : «Pas de raison que quand on tue comme un adulte, on ne soit pas jugé comme tel»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
C'est qu'évidemment, on ne juge pas de la même manière un enfant et un adulte. Très bien sur le principe. Mais là, on ne parle pas d'enfants qui ont fait une bêtise. On parle d'adolescents à la limite de la majorité qui ont lynché de manière barbare un jeune de leur âge, qui l'ont filmé, qui se sont félicités, gargarisés de l'avoir fait, qui l'ont publié sur les réseaux sociaux. Le pire dans la mort de Louis, c'est ça. C'est qu'à la fois, il y a le lynchage et la barbarie de l'acte. Il y a le fait de revendiquer avec fierté cet acte et le fait de l'avoir laissé mourir sous leurs yeux. Ils ont continué à filmer.
Ils se sont pris en photo alors qu'ils avaient la possibilité de pouvoir, encore une fois, le sauver.
que ces individus soient jugés comme des majeurs. Qu'est-ce que vous allez faire, vous ?
Ce que je dis, c'est que c'est possible en l'état du droit. C'est possible. Ça a été fait à deux reprises.
Vous ne pouvez rien faire de plus, vous, en tant que ministre.
On peut le faire, c'est-à-dire qu'on peut le voir pour changer la Constitution. Puisque vraisemblablement, le Conseil Constitucional a considéré qu'à droit constitutionnel constant, il y avait un risque. Évidemment que l'objectif n'est pas de dire que quel que soit le délit qui serait commis demain par un mineur de 13 ans ou de 14 ans, il doit avoir la même peine qu'un adulte de 20 ou de 30 ans. Et je pense que personne ne dit ça.
Par contre, il faut évidemment que quand on parle de crime, de crime, c'est-à-dire de viol, de viol en réunion, quand on parle d'enfants qui meurent sous les coups des autres, là encore, en réunion d'ailleurs, il n'y a pas de raison que quand on tue comme un adulte, on ne soit pas jugé comme un adulte.
Est-ce que vous comprenez que votre collègue de l'intérieur parle d'exploitation de l'extrême droite dans cette affaire, Louis, comme il l'a dit ?
Moi, ce que je vois, c'est une mère qui crie sa douleur d'avoir perdu son enfant.
Aurore Bergé