"Les annonces d'Edouard Geffray, ça ressemble un peu du bricolage" (Emmanuel Garrot, PEEP)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse partielle
Le gouvernement avait promis des réponses concrètes. Est-ce que c'est à la hauteur à vos yeux ?
- 1:12OuverteRéponse directe
Est-il possible d'avoir une réponse à la hauteur des enjeux dans des délais rapides ?
- 2:30OuverteRéponse partielle
On est dans une impasse ou appelez-vous les lycéens à retourner en cours ?
- 3:05OuverteRéponse partielle
Vous partagez les revendications des lycéens ?
- 4:27OuverteRéponse directe
Ce mouvement est émaillé de violences. Quel est votre regard sur cette situation ?
- 6:58OuverteRéponse directe
Les blessés sont nombreux. Craignez-vous pour vos enfants lors des mobilisations ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Le ministre de l'éducation nationale, Édouard Jeffrey, a annoncé hier soir l'arrivée prochaine à partir d'aujourd'hui de 3000 professeurs remplaçant dans les lycées. »
- 0:00Fait
« 3000 professeurs parce que jusqu'à présent, on savait mal les affecter notamment. »
- 3:48Emmanuel GarotFait
« le nombre de postes non pourvu d'enseignant, ça c'est un problème récurrent tous les ans qu'il nous faut discuter euh tous les ans euh dans toutes le dans tous les rectorats. »
- 7:34Emmanuel GarotChiffre
« il y a quand même plus de 80 d'entre eux qui ont été blessés, dont plus de 40 proviseurs. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Après 2 semaines de blocage de manifestation, c'est donc l'une des premières annonces concrètes face à la colère des lycéens. Le ministre de l'éducation nationale, Édouard Jeffrey, a annoncé hier soir l'arrivée prochaine à partir d'aujourd'hui de 3000 professeurs remplaçant dans les lycées. Grâce à un logiciel que j'avais demandé il y a un an, on a pu en ce début d'année, c'est la première fois qu'on le déploie, identifier les établissements qui sont des situations que je qualifierai de très problématique. Donc il y a 114 lycées dont je dirais qu'ils sont rouges et 400 qui sont oranges. Pour faire simple, on a un premier, c'est qu'on a 3000 professeurs remplaçants qui actuellement ne sont pas devant élèves. Ils voudraient l'être mais ils ne sont pas affectés devant
élèves. 3000 professeurs parce que jusqu'à présent, on savait mal les affecter notamment. Et donc dans les prochaines heures, on a 3000 professeurs qui vont rejoindre ces établissements. Deuxème élément, c'est que je vais autoriser les recteurs à recruter plus que ce qui est normalement autorisé, quelques centaines de professeurs de plus là où nous avons des besoins. Édouard Gefrey, le ministre de l'éducation hier soir sur TF1. Bonjour Emmanuel Garot. Bonjour. Vous êtes le président de la PEP Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public. Merci d'être avec nous dans le studio de France info. Le gouvernement avait promis des réponses concrètes. Il y a cette annonce sur le manque de professeur. Est-ce que c'est à la hauteur à vos yeux ? Alors, est-il possible d'avoir une
réponse à la hauteur de des enjeux dans des délais rapides ? C'est toute la question depuis le début même du mouvement puisque de manière structurelle, on voit bien que la la difficulté porte sur le manque d'enseignant qui est lui-même corrélé au manque de vocation. Et donc on sait bien que de toute façon c'est pas en quelques semaines voire même en quelques mois qu'on va trouver une solution. C'est du bricolage disent parfois les syndicats enseignants. Est-ce que vous reprendriez-vous ce mot ? Alors, ça ressemble effectivement un peu à du bricolage. On sait bien que à chaque rentrée de toute façon vous avez des enseignants enfin on a des postes non pourvus et on a des enseignants un peu en désérance parce que finalement cette armée rouge subsistante qui est
l'éducation nationale avec ces 1 million d'enseignants premier second degré, on voit bien qu'il y a des difficultés de gestion des ressources humaines et donc on a des enseignants qui sont sans poste pendant plusieurs semaines, plusieurs mois et on peut supposer que là il y a eu un travail de fait pour les identifier, les localiser et les affecter. Mais ce sera pas de nature à calmer la colère. C'est ce que c'est ce que vous dites. Bah écoutez, on peut un peu en douter. Euh cela étant dit, il y a une véritable inquiétude maintenant parce que malgré tout, on se plaint beaucoup des heures de cours perdu. Là avec ce mouvement, il y en a quand même beaucoup. Euh ça touche le lycée, donc les lycéens première terminale, il y a un enjeu à la fin de l'année. Et encore une fois, trouver une réponse
concrète structurée dans des délais au secours apparaît tout simplement impossible. Les lycéens e lui disent "On va continuer tant qu'on a'a pas de réponse concrètes." Donc on est-ce qu'on est dans une impasse ou est-ce que vous appelez vous euh vos enfants, les lycéens euh à peut-être retourner en cours et attendre un peu de voir ce qui peut se passer parce que les revendications sont très nombreuses au-delà des manques de prof. Oui, oui, il y a beaucoup de il y a beaucoup de de revendications euh un certain nombre qui sont tout à fait sérieuses et d'autres qui peuvent être éventuellement laissées de côté euh ou certaines qui peuvent être discutées dans le je dirais dans le cas d'un débat un petit peu qu'on peut souhaiter intelligent notamment autour de parcours sup pour jeter en
particulier le le bébé avec l'eau du bain. Mais en tout cas euh oui, on on le risque d'impasse, il existe depuis le premier jour du mouvement parce qu'encore une fois, il s'agit d'un mouvement par définition conjoncturelle. mais qui s'adresse à des problèmes profondément structurels. Hm. Euh vous partagez vous les revendications des lycéens ? Vous disiez il y en a des sérieuse, d'autres plus fantaisistes mais sur la question du bâti scolaire, sur la question de l'angoisse générée parcours sup. Est-ce que vous les soutenez dans ces revendications qu'il portent ? Alors, il y a beaucoup de revendications qui sont les nôtres et euh pas depuis un mois, mais depuis plusieurs années. En particulier euh le nombre de postes non pourvu d'enseignant, ça c'est un problème récurrent tous les ans qu'il
nous faut discuter euh tous les ans euh dans toutes le dans tous les rectorats. Donc ça c'est un vrai sujet. Euh le problème du bâti est bien réel [rires] là aussi, même s'il dépend non plus de l'éducation nationale mais des régions, là aussi ça fait partie des sujets qui sont tout à fait sérieux. Bon après, il y a des choses qui sont très farfelues qu'on qu'on va laisser de côté par rapport à parcours sup. Je pense qu'il faudrait quand même qu'il y ait un peu plus de pédagogie ou en tout cas une meilleure compréhension de ce qu'est ce système avec en arrière-plan de des craintes généré par parcours suponde angoisse de la jeunesse vis-à-vis de son avenir. Et les lycéens réclament l'abrogation de parcours supres de l'éducation et de l'enseignement supérieur évoquent un
travail sur plus de transparence à venir. Ce mouvement, il est aussi émaillé de de violence lors des blocages et des manifestations. On l'a encore vu hier Emmanuel Garot dans plusieurs villes de France avec des violences urbaines en hausse. Ce sont les mots utilisés par le ministère de l'intérieur. Plus de 7000 personnes interpellées depuis le début du mouvement et des face-àface violents entre forces de l'ordre et jeune. Vous allez nous donner votre regard dans un instant sur cette situation. D'abord ces témoignages de policiers. Comment le vivent-ils ? Eux qui sont parfois aussi parents ? Julie Marie Lect Comte a pu poser la question à certains d'entre eux. Quand Olivier Bart m'a rappelé, il était sur le terrain mobilisé avec toute sa compagnie. Il a profité d'une pause pour
me raconter ce face-àface avec des adolescents du même âge que son fils. Estce que ça me met en colère ? Je trouve ça triste parce qu'en fait les revendications des lycéens m'apparaissent comme légitimes si vous voulez en tant que père. On peut pas être 40 dans une classe dans un lycée pourri où on crève de chaud parce qu'il y a pas de clime que la cantine est dégueulasse et que les chaises tiennent par l'opération du Saint-Esprit et se dire que c'est normal. Après le problème c'est que bah les revendications qui étaient légitimes des lycéens elles ont été bouffées par les casseurs. Et en tant que père de famille, ce délégué du syndicat unité confesse son malaise à l'idée d'être considéré comme un bourreau d'enfants. Je connais pas de flic qui qui n'adaptent pas son comportement face à
des enfants et surtout des très jeunes enfants. Mais ils ont des fois trois têtes de moins que nous. Ça les empêche pas de nous lancer des boules de pectan des cocktails molotops de nous tirer dessus avec des mortiers et vous aussi vous avez envie de rentrer à la maison. Comme Olivier Romain rejette les accusations de violence gratuite. Derrière chaque casque, chaque bouclier, chaque tenue bleu marine, il y a un père de famille, il y a un papa qui se glorifierait de dire tiens euh à la manif on arraché on a arraché une main personne. Il y a aucun policier qui se réjouit destropier ou ou d'éborgnier quelqu'un ou de ou d'amocher un gamin. Ça marque un policier à vie, hein. Il y a quelques années, Romain a lui-même eu le crâne fracassé par un jet de pierre lors d'une intervention.
Aujourd'hui, il participe à la mission d'accompagnement des blessés de la police nationale. C'est les méchants policiers, c'est le méchant CRS qui a arraché une main. C'est le méchant CRS qui a qui a cassé une mâchoire en tirant avec le lanceur de 40 ou qui a qui a éborné un jeune. Mais aujourd'hui, quelle réponse à porter ? Quand on se fait tirer dessus au mortier, quand on reçoit des pavés, quand on reçoit des cocktails molotof, on peut pas répliquer avec des pistolets à eau. Ni le fils d'Olivier, ni la fille de Romain qui vient d'entrer à l'université ne participent aux manifestations, mais ils disent tous les deux que si leurs enfants en avaient envie, ils les laisseraient faire convaincus qu'ils sauraient partir au premier tir de sommation. Un témoignage recueilli par Julie Marie
Le Comte. On entend ces policiers Emmanuel Garot, vous qui êtes président de la PEP Fédération de parents d'élèves. Pour autant les blessés sont nombreux y compris chez des jeunes avec des lycéens mutilés. Certains dénoncent une répression disproportionnée. Est-ce qu'en tant que parent d'élèves, vous vous craignez pour vos enfants quand ils vont se mobiliser comme ça sur des barrages ou en manifestation ? Alors, je dirais que d'une manière générale, il y a une très très grosse inquiétude vis-à-vis de du niveau de violence que l'on pouvait observer autour du mouvement dans les début, dans les premiers jours. Euh j'ai l'impression qu'aujourd'hui depuis peut-être 2 tr jours, il y a un peu moins de craintte de ce côté-là. Il semblerait que en tout cas d'une manière
générale, le niveau de violence est un petit peu la remonté que vous avez vous. Oui, c'est que dans les dans les premiers jours, il y a eu quand même des l'utilisation notamment de de cocktail molotof, de barre de fer. Euh il y avait et les commentaires qui venaient en particulier des personnes de l'éducation nationale, on va quand même penser à eux. Il y a quand même plus de 80 d'entre eux qui ont été blessés, dont plus de 40 proviseurs. Euh, il y a eu quand même des actes qui ont pu être qualifié par ces mêmes personnels de de violence urbaine. Après, les témoignages qu'on vient d'entendre sont extrêmement tristes et effectivement, il faut il faut quand même véritablement que de part et d'autre, chacun imagine véritablement l'être humain qui est en face de lui, qu'il porte un uniforme de
policier ou non. Merci beaucoup Emmanuel Garot, président de la PEP la Fédération de parents d'élèves de l'enseignement public d'avoir accepté l'invitation de France Info ce matin.
Édouard Geffray