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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 26 septembre 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Jean-Philippe Tanguy : "La taxe Zucman est une arnaque !" (France 5)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Réaction à la condamnation de Nicolas Sarkozy, un ancien président en prison.

  • 0:32RelanceRéponse directe

    Pourquoi délirante ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Nicolas Sarkozy dit que la haine n'a pas de limite, sous-entend un acharnement de la justice.

  • 2:11OuverteRéponse directe

    La présidente du tribunal a justifié la décision par la gravité exceptionnelle des faits.

  • 2:41OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen dénonçait l'exécution provisoire comme un danger pour les grands principes du droit.

  • 3:07OuverteRéponse directe

    Pourquoi pensez-vous que Lecornu ne peut pas aboutir et appelez à la dissolution ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Nous on essaie d'avoir les mêmes réactions, les mêmes principes pour nos adversaires politiques et Nicolas Sarkozy est un adversaire politique. »
  • 0:33Invité politiqueFait
    « Elle est incompréhensible puisqu'il est relaxé de l'essentiel, pour ne pas dire la totalité, des accusations, donc corruption, financement illégal, recel de corruption. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « je pense qu'une grande partie de nos concitoyens risque de considérer que la justice est devenue partiale, et non plus impartiale, et qu'au-delà de la partialité, elle n'a même plus l'apparence de l'impartialité. »
  • 1:43Invité politiqueFait
    « qu'on a connu l'épisode du mur des cons, et que de toute façon, tant qu'il y aura une partie des magistrats qui seront syndiqués, non pas pour défendre les conditions de travail, mais avec une perspective politique telle que le veut le syndicat de la magistrature. »
  • 2:30Invité politiqueFait
    « il fallait comme une matérialité de la preuve pour condamner des choses aussi graves, et que l'intime conviction des juges a quand même ses limites, parce que ce ne sont pas Madame Irma. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « Il n'a pas de marge de manœuvre financière pour satisfaire les forces de gauche qui demandent des dépenses qui ne seraient pas financées. »
  • 4:36Invité politiqueFait
    « Les économies sur l'immigration incontrôlée, sur la dotation faite à l'Union européenne, sur les surnormes, le mi-feuille administratif. »
  • 5:37PrésentateurChiffre
    « 3 400 milliards. »
  • 6:17Invité politiqueChiffre
    « pour financer une année, comment dire, la fin d'une année blanche, c'est plus de 10 milliards d'euros. »
  • 6:29Invité politiqueChiffre
    « Le matin de l'abandon de la réforme de retraite et le maintien d'une retraite à 62 ans, aujourd'hui, ça doit être entre 500 millions et 1 milliard d'euros. »
  • 6:35Invité politiqueFait
    « la taxe Zuckman, c'est-à-dire faire croire aux gens qu'il y a une poule aux œufs d'or dans les couloirs de Bercy qui attend des zigouillés pour remplir les caisses de l'État. »
  • 7:38Invité politiqueChiffre
    « Lui-même a reconnu que la taxe du semaine, ce n'était même pas 10% au maximum de l'effort qu'il fallait faire pour redresser les comptes. »
  • 8:40Invité politiqueFait
    « C'est un impôt qui va taxer tout le patrimoine financier au-delà de 1,3 million d'euros. »
  • 9:33Invité politiqueChiffre
    « il y avait 4 à 5 milliards à récupérer. »
  • 9:36Invité politiqueFait
    « Dire qu'il y a 15 milliards à récupérer magique, franchement c'est un mensonge. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy72 %
  • Présentateur28 %

4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir. Merci d'avoir accepté cette invitation. Vous êtes député de la Somme, président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale et vous êtes en charge des questions économiques. On va en dire naturellement un mot ce soir, mais pour commencer d'abord une réaction à la condamnation de Nicolas Sarkozy, un ancien président en prison.

0:17
Jean-Philippe Tanguy

Nous on essaie d'avoir les mêmes réactions, les mêmes principes pour nos adversaires politiques et Nicolas Sarkozy est un adversaire politique. Moi je me suis engagé en politique contre lui, notamment sa trahison du référendum, mais je trouve que la décision de la justice est délirante.

0:32
Présentateur

Pourquoi délirante ?

0:33
Jean-Philippe Tanguy

Elle est incompréhensible puisqu'il est relaxé de l'essentiel, pour ne pas dire la totalité, des accusations, donc corruption, financement illégal, recel de corruption, et accusé d'une association de malfaiteurs, mais donc il n'aurait pas abouti puisque les méfaits pour lesquels ces co-accusés se seraient associés, ils sont relaxés pour.

Donc moi qui ne suis pas du tout juriste, j'avoue que je ne comprends pas, et par contre, mettre quelqu'un en prison ferme, alors qu'il fait appel et qu'il peut être présumé innocent alors qu'il n'est pas dangereux, il ne menace personne, il ne va pas agresser, il ne va pas fuir, je trouve que, évidemment, je pense qu'une grande partie de nos concitoyens risque de considérer que la justice est devenue partiale, et non plus impartiale, et qu'au-delà de la partialité, elle n'a même plus l'apparence de l'impartialité, ce qui est quand même la base de l'état de droit, et ça devient un peu inquiétant.

1:28
Présentateur

Il dit, Nicolas Sarkozy, que la haine n'a pas de limite, et il sous-entend qu'il y a une forme d'acharnement de la justice.

1:36
Jean-Philippe Tanguy

Ce qui est vrai, c'est que ces relations avec les juges, une partie de la magistrature a toujours été très mauvaise, qu'on a connu l'épisode du mur des cons, et que de toute façon, tant qu'il y aura une partie des magistrats qui seront syndiqués, non pas pour défendre les conditions de travail, mais avec une perspective politique telle que le veut le syndicat de la magistrature, qui avait encore un stand à la fête de l'humanité, il y aura vraiment ce risque qu'une partie des Français, qui peuvent être un jour justiciables, estiment qu'il y a une partie des magistrats qui est politisée, et qu'il y a un agenda qui n'est pas celui de rendre la justice au nom du peuple français, mais au nom de leur idéologie.

2:11
Présentateur

La présidente du tribunal, qui s'appelle Nathalie Gavarino, a dit que les faits reprochés sont d'une gravité exceptionnelle, de nature à altérer la confiance des citoyens. Voilà comment elle justifie cette décision de justice.

2:22
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais c'est là où, moi, comme peut-être d'autres personnes qui ne sont pas spécialistes, ne comprennent pas dans ce cas-là pourquoi il est relaxé, et qu'on dit qu'il n'y a pas de preuves, qu'il y a des faisceaux de preuves. Bon, moi, je n'ai pas fait beaucoup de droits, mais le peu que j'ai fait, on m'a appris qu'il fallait comme une matérialité de la preuve pour condamner des choses aussi graves, et que l'intime conviction des juges a quand même ses limites, parce que ce ne sont pas Madame Irma, enfin, je ne crois pas.

2:41
Présentateur

Un mot sur la réaction de Marine Le Pen, elle-même condamnait une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire au procès des assistants européens, a dénoncé la généralisation de cette mesure, c'est-à-dire l'exécution provisoire. Elle dit que c'est un grand danger au regard des grands principes de notre droit. Et ce soir, on a une réaction également, dans ce sens-là, de Gérard Larcher, le président du Sénat, qui partage le questionnement grandissant sur l'exécution provisoire.

3:07
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est un problème, et on le disait avant que nous soyons concernés par l'injustice qu'a touchée Marine Le Pen. Donc, on défend des principes. C'est vrai, contrairement, je vois une certaine gauche sur les réseaux qui s'acharne contre un homme à terre, qui tire sur l'ambulance, bon, ce n'est pas très élégant, mais on ne s'attend à rien. Mais effectivement, au-delà de M.

Larcher, il y a beaucoup de juristes, beaucoup de spécialistes de droit constitutionnel, qui s'interrogent sur cette utilisation systématique, maintenant, de l'exécution provisoire, qui, une fois en plus, a été faite pour les personnes violentes, la mafia, c'est-à-dire des gens qui, effectivement, s'ils sont en liberté, sont susceptibles de commettre des méfaits, de se venger. Je ne vois pas trop en quoi ça concerne, évidemment, Marine Le Pen et même Nicolas Sarkozy.

3:49
Présentateur

Et c'est pour ça qu'elle pense qu'il y a un point de passage, notamment Marine Le Pen, devant le Conseil constitutionnel concernant l'exécution provisoire.

3:55
Jean-Philippe Tanguy

Oui, tout à fait. Il y a aussi devant la Cour européenne des droits de l'homme.

4:00
Présentateur

Et pendant ce temps-là, Sébastien Lecornu, nommé depuis 15 jours, n'a toujours pas de gouvernement, poursuit les consultations. Le Premier ministre a reconnu, devant les syndicats hier, être le Premier ministre le plus faible de la Ve République. Il a entrepris donc une négociation avec les syndicats, les forces politiques. Pourquoi est-ce que vous pensez, vous, qu'il ne peut pas aboutir et vous appeler à la dissolution ?

4:20
Jean-Philippe Tanguy

Mais parce qu'il n'a pas de marge de manœuvre. Il n'a pas de marge de manœuvre financière pour satisfaire les forces de gauche qui demandent des dépenses qui ne seraient pas financées, contrairement à nous qui demandons des économies. Et les économies qu'on lui demande, visiblement, ne sont pas acceptées par son propre bloc central. Les économies sur l'immigration incontrôlée, sur la dotation faite à l'Union européenne, sur les surnormes, le mi-feuille administratif. Bref, les grands tabous, finalement, du macronisme.

Donc, on est dans une quadrature du cercle où des gens qui ont perdu les élections ne veulent pas lâcher le pouvoir et se maintiennent à tout prix dans une position très difficile. Parce que, par exemple, on a un ministre de plein exercice. On a des ministres, des missionnaires, qui, eux, n'ont pas tous les pouvoirs. Et un Premier ministre qui a tous les pouvoirs. Donc, moi, je ne comprends pas comment ils font pour travailler. Vous avez un Premier ministre qui a la plénitude de ses pouvoirs et des gens associés à lui qui ne peuvent pas exercer leur propre pouvoir. Donc, tout ça est un peu délirant. Et au-delà de la réalité de ce que dit M.

Lecornu, c'est-à-dire que la République n'est pas là pour mettre en place des opérations de com'.

5:17
Présentateur

Où est-ce que vous voyez des opérations de com' ?

5:19
Jean-Philippe Tanguy

Dans le personnage que M. Lecornu veut jouer. Est-ce qu'il est sincère ou pas ? J'en sais rien. Mais de discrétion, d'humilité, de prendre son temps, de consulter. Mais vous savez, moi, pour ce qui est des finances et de l'économie, on a tous les rapports sur la table, toutes les revues de dépenses possibles et imaginables, tous les rapports de la Cour des comptes, les statistiques de l'INSEE encore ce matin sur la hausse de la dette.

5:37
Présentateur

3 400 milliards.

5:38
Jean-Philippe Tanguy

Ce sont des gens qui sont au pouvoir depuis ces temps. En particulier M. Lecornu qui a toujours été au Conseil des ministres toutes les semaines depuis ces temps. Donc je pense qu'il sait très bien où en est l'État, où en sont les finances publiques. Et que tout ça, c'est pour gagner du temps de manière très cynique en fait.

5:51
Présentateur

Pour passer un budget, il faut qu'il trouve un compromis, des compromis. Si imaginons que le Premier ministre concède à la gauche le retrait de l'année blanche ou encore la suspension de la réforme des retraites que vous demandez également. Est-ce que cela pourrait convaincre le RN au moins de s'abstenir, en tout cas de ne pas provoquer une censure ?

6:10
Jean-Philippe Tanguy

Ce sont, c'est mettre fin à des injustices. Donc nous, on ne peut que s'en satisfaire. Mais il faut faire des économies en face. C'est là où la gauche n'est pas logique. Donc pour financer une année, comment dire, la fin d'une année blanche, c'est plus de 10 milliards d'euros. Le matin de l'abandon de la réforme de retraite et le maintien d'une retraite à 62 ans, aujourd'hui, ça doit être entre 500 millions et 1 milliard d'euros, puisqu'on n'est pas encore en vitesse de croisière. Bon, il faut faire des économies en face.

Et la gauche ne propose aucune économie, parce que la taxe Zuckman, c'est-à-dire faire croire aux gens qu'il y a une poule aux œufs d'or dans les couloirs de Bercy qui attend des zigouillés pour remplir les caisses de l'État, je pense que ce n'est pas très crédible. Et ce n'est pas très sérieux pour les socialistes qui étaient au pouvoir il y a 7 ans. Et je crois que si M. Hollande avait une poule aux œufs d'or ou un coq aux œufs d'or qui s'appelle M. Zuckman, je pense qu'il l'aurait demandé.

6:54
Présentateur

Je rappelle que vous êtes en charge des questions économiques au Rassemblement National. Marine Le Pen, le 16 septembre, a dit sur Cegnaux « Je pense qu'il n'est pas anormal que ceux qui sont les plus riches dans notre pays participent au règlement des difficultés ». Comment est-ce que vous positionnez dans ce débat ? Par exemple, on va avoir des patrons qui vont organiser une grande journée de mobilisation le 13 octobre.

Est-ce que vous êtes du côté de ceux qui réclament plus de justice fiscale ou du côté du patronat qui dit « Non, la coupe est pleine, ce n'est pas à nous qu'il faut demander les efforts et ce n'est pas aux plus riches, il faut commencer, ce que vous le disiez, par faire des économies ». Comment vous vous positionnez dans ce débat, Warren ?

7:26
Jean-Philippe Tanguy

Les deux ne s'opposent pas. En fait, faire croire que c'est par plus d'impôts qu'on réglera la crise des finances publiques, c'est un mensonge. D'ailleurs, on a auditionné un des économistes des Insoumis que M. Coquerel, président de la Commission des Finances, a nommé au Conseil des Finances Publiques. Lui-même a reconnu que la taxe du semaine, ce n'était même pas 10% au maximum de l'effort qu'il fallait faire pour redresser les comptes. Donc d'un côté, il faut maintenir les dépenses, baisser les dépenses, pardon, structurellement. C'est la seule façon de résoudre la crise des finances publiques. Par contre, la justice fiscale...

7:53
Présentateur

Comment est-ce que vous l'obtenez, la justice fiscale ?

7:54
Jean-Philippe Tanguy

C'est baisser les impôts des classes moyennes et populaires et des impôts de production en demandant plus aux plus favorisés. Donc c'est baisser les impôts globalement, mais c'est pour financer ces impôts, il faut en partie demander plus aux plus favorisés. Comment ? Ce n'est pas les patrons, parce qu'il y a beaucoup de gens qui ne travaillent pas, qui ont beaucoup de rentes, beaucoup de revenus. Donc cette fausse opposition, à mon avis, elle est malsaine. C'est la gauche qui a choisi ce clivage en ciblant au-dessus de 100 millions d'euros, c'est-à-dire en fait essentiellement 10 familles, qui incarnent un peu le capitalisme français, LVMH, Hermès, ceux qui possèdent Chanel, L'Oréal.

Mais c'est un peu une lutte des classes un peu vaine.

8:29
Présentateur

Mais par exemple, lorsque le RN dit « On veut nous une taxe sur le patrimoine financier, sur la fortune financière », c'est quoi ? C'est l'impôt sur la fortune ? C'est quoi ? C'est le retour de l'ISF ?

8:40
Jean-Philippe Tanguy

C'est un impôt qui va taxer tout le patrimoine financier au-delà de 1,3 million d'euros. Donc ce n'est même pas 1% de la population française. Et on oxénère les actions qui existent dans les TPE, PME, ETI, tous les biens professionnels et la résidence principale ou résidence unique. Ce qui permet d'éviter, je pense que vous vous souvenez de ce débat, quand l'ISF existait, la fameuse maison familiale à l'île de Ré, qui fait qu'il y a des gens modestes pour un bien familial qui peuvent payer l'ISF alors qu'ils ne sont personnellement pas très riches.

Donc c'est un impôt sur la fortune financière qui permet d'éviter les erreurs de l'ISF, mais qui permet de faire contribuer les plus fortunés pour baisser les impôts des classes moyennes.

9:16
Présentateur

Mais est-ce que vous pourriez être, et c'est ma dernière question, aux côtés du patronat qui se mobilise le 13 ?

9:21
Jean-Philippe Tanguy

Ou est-ce que ce n'est pas votre place ? Ah bah si, c'est contre, enfin ce n'est pas notre place particulièrement, mais si c'est pour dire que la taxe Zucmane, c'est une arnaque, parce que c'est un mensonge. Et je vous le dis sincèrement, il y a beaucoup d'économistes, c'est-à-dire le président du centre d'analyse économique, qui a dit qu'en fait, il y avait 4 à 5 milliards à récupérer. C'est à peu près ce que propose Marine Le Pen avec cet IFF. Dire qu'il y a 15 milliards à récupérer magique, franchement c'est un mensonge. Ce n'est pas bien pour les Français. Et en plus, ça fera fuir évidemment des grandes familles qui rendent quand même des services à la France.

Jean-Philippe Tanguy : "La taxe Zucman est une arnaque !" (France 5) — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote