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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 février 2024 26 min

Débat sur la crise agricole : la faute à l'Europe ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on va voir si ça dure parce que là on va parler de la crise agricole le salon se poursuit jusqu'à dimanche en pleine crise agricole en pleine colère des agriculteurs Marie pochon Gabriel Attal a fait des annonces très rapidement Emmanuel Macron a refait des annonces samedi au salon est-ce que vous dites l'exécutif fait au mieux pour gérer cette crise agricole s s'il avait fait au mieux en vérité il aurait réagi bien plusut tôt les alertes du monde agricole on a un certain nombre de parlementaires à les faire remonter depuis pas mal de mois la révolte agricole elle est pas née en janvier 2024 et effectivement la la question du revenu elle est absolument centrale hein dans les préoccupations du monde agricole dans ce qu'on voit également sur le salon ces derniers jours mais partout dans le pays la question environnementale elle fait friction et il faut pouvoir accompagner et ça c'est des alertes qui ont été portées aussi par le monde agricole depuis des mois voire des années donc effectivement on aurait pu s'en saisir un peu plus tôt là on voit un certain nombre d'annonces moi j'ai peur effectivement de de l'effet déflagratoire sur un certain nombre de territoires notamment des régressions en matière environnementale il y a aujourd'hui des attentes sociétales il y a aujourd'hui une urgence à agir contre l'effondrement du vivant et face à l'urgence climatique euh et et il nous faut accompagner il faut aller dans ce sens-là il faut pas on peut pas accepter de reculade en matière environnementale en matière de biodiversité en matière de lutte contre le changement climatique aujourd'hui donc j'ai peur de cette déflagration là et après la question sur sur l'autre enjeu sur la question du revenu euh on peut dire qu'on nage dans le flou quand même sur les annonces qui ont été faites on va y venir mais puisque vous parlez de l'écologie est-ce qu'il y a eu des reculates comme le dit Marie voudrais vous trans dire mot pour mot ce qu'a dit le chef de l'État quand j'étais à côté de lui samedi au salon de l'agriculture il a dit une chose il a dit il faut renforcer notre agriculture tout en préservant nos acquis en matière de réduction des VIOS sanitaires et de protection de l'environnement le CH cl il a dit il s'agit pas d'opposer l'un à l'autre faut que notre agriculteur soit renforcé il faut que le progrès que nous avons fait pour l'environnement on va peut-être en parler un petit peu si vous voulez mais jamais un gouvernement on a fait autant pour l'environnement que nous avons fait au cours de ces 6 ans alors je peux les citer quelque chose l'accélération des a renouvelables la fin de la recherche des hydrocarbure je prends comme tel aujourd'hui le développement des des ENR aujourd'hui le la réduction des gaz à effet de serre la réduction aujourd'hui le glyphosate c'est 80 % au moins qu'on utilise donc il n a pas eu de recul sur ce sujet même dans les annonces on peut en débattre si si vous le souhaitez ma chers collègues mais pour l'instant ce que je peux dire c'est que ce gouvernement peut être fier du bilan environnemental qu'il a mené voilà on va en débattre Marie poochon sur le bilan enfin on peut revenir est-ce que vous protestez ce que j'ai dit là oui alors dites-moi je pense qu'il y a des enjeux symboliques et politiques extrêmement fort dans la bataille environnementale dans la bataille pour pour effectivement le droit de l'environnement pour des normes qui sont effectivement qui viennent avancer et qui qui permettent de protéger à la fois notre agriculture les consommateurs et l'ensemble des Françaises et des Français dans les années à venir là on a vu effectivement des reculs dans les annonces qui ont été faites hein peut-être que je me suis trompée et que vous vous nous explicit effectivement ce que le gouvernement nous a annoncé ces derniers jours mais sur la question de l'inventaire des zones humides on a un recul par exemple ces derniers jours on a un recul également sur le nu c'està-dire le calcul effectivement des des doses qui sonticateuricateur une on sait pas à quoi ça va aboutir effectivement il y a des travaux parlementaires qui devrai aboutir à des réponses par la suite je voudrais tout ça prend place dans des annonces faites par Bruno maire sur les 2 milliards en moins qui seront alloués euh à l'action climatique et écologique du gouvernement notamment sur les les passepirs thermiques alors vous allez me dire ça n'a rien à voir mais en vérité tout ça participe d'un mouvement de remise en cause de l'écologie pour finalement répondre au plus vite à des aspirations enfin qu'on qu'on estime être des aspirations des agriculteurs aujourd'hui on a des sondages qui montre que la la majorité des agriculteurs souhaitent s'engager dans la transition écologique il ne demande que ça mais il demande à être accompagner et aujourd'hui on na pas les outils d'accompagnement seulement 1 % des financements publics qui vont soutenir l'agriculture viennent réellement financer la transition agroécologique et c'est un problème majeur ça veut dire que 99 % des financements publics aujourd'hui n'accompagne pas cette transition écologique et on laisse des agriculteurs sans solution des écoorégimes qui finalement ne viennent pas financer l' grro l'agroécologie et la transition la remise en cause des e déj cher euh effectivement de ces zones humides qui sont absolument indispensables pour pour la biodiversité on a besoin de financer d'accompagner ces services écosystémique que rendent les agriculteurs à nos terres à la biodiversité bien alors d'abord je constate que sur les avancées que j'ai donné il n'y a pas de contestation on parle du plan écopyo et les moyens d'accompagnement de la transition j'entends bien il faut comprendre que il y a un principe qu'on pourrait sur lequel on pourrait s'entendre aucun agriculteur ne souhaite aujourd'hui maltraiter ses sols ou traiter mal ou ou ou intoxiquer les gens première chose par contre il est prêt à avancer mais il faut que ces avancés soient compatibles avec les revenus qui vont avec je vous don un exemple si demain vous avez une plateforme à traiter de vos effluents pour votre pulvérisateur et que ça coûte entre 25000 et 35000 € bien sûr l'État va vous aider un peu même avec 10 % de subvention comment vous allez rentabiliser immédiatement votre plateforme pour le faire je sais bien que les aut les les syndicats peuvent aider aujourd'hui mais c'est trop cher il y a des contraintes aujourd'hui qu'on impose vouloir faire de la transmission écologique à marche forcé c'est pas compatible parfois avec les moyens économiques donc il faut le faire non pas dans le temps non pas reculé il faut le faire le plus vite possible là où on le fait sur les zones humides c'est comme sur les bandes en herbé on VO dire de ruisseaux qui sont pas toujours qui qui jamais ne couleent par exemple quand vous découvrez dans votre propriété desjà vous metlâage à cher si on suite on vous dit attention la SCE des tone là vous pouvez plus traiter vous pvez plus vous pouvez plus vous pouvez plus cultiver alors on va réduire on découvre un agriculteur découvre alors qu'il exploite depuis des années parfois des dizaines d'années qu'il y a des zones humides dans son territoire qu'il faut protéger écoutez moi je pense que je connais un peu les zones le problème agricole aujourd'hui ces zones là elles sont déjà détectées aujourd'hui elles sont traitées parfois elles sont draraînées elles sont réhabilitées mais il y a beaucoup de gens dans ce pays qui participent à la réhabilitation des zones humides avec un tempo accéléré que je n'ai jamais connu bah alors le tempo accéléré il est imposé par la force des choses he l'effondrement du vivant va à une vitesse et d'une ampleur qu'on a jamais absolument jamais connu sur la planète le changement climatique a des impacts aujourd'hui que l'ensemble des Français peut voir moi je peux vous dire j'ai commencé à militer pour le climat en 2015 on était on était quelquesuns à alertter contre le sens du vent vous imaginez ce qui a changé en 8 ans en vérité dans le débat sur la cause climatique et pourquoi ça a changé parce que les impacts on se les prend dans la figure les agriculteurs sont en première ligne là-dessus moi ce que je dis c'est que l'ensemble de ces de ces transitions là l'ensemble de ces investissements l'ensemble de ce temps de travail également agricole qui doit être dédié effectivement à des nouvelles choses et ça moi je suis bien consciente je su su d'agriculteur je suis bien consciente de l'ensemble des des des des défis qui sont à venir pour pour nos agriculteurs je pense qu'il faut de la cohérence dans les politiques publiques ça s'accompagne les politiques publiques elles peuvent accompagner la transition mais on peut pas demander une chose et son contraire aujourd'hui on demande à la fois effectivement une agriculture qui est vertueuse une agriculture qui prend soin du vivant qui réduit par ailleurs ses émissions de gaz à effet de serre et en même temps on demande à cette agriculture là d'être compétitive avec des des modèles agricoles qui sont absolument pas sur ouvir nous faut faire Unix eff de mod et derrière laque publ peut mettre l'emble des investissements l'ensemble des incitations politiques pour pouvoir accompagner ces changements de modèle mais il nous faut ce cap là et aujourd'hui cette cohérence je peine à la comprendre de la part du gouvernement oui mais à vouloir être plus blanc que blanc plus blanc que les autres on finit par mettre notre agriculture en difficulté face aux étrangers alors je prends l'exemple de l'cito qui considérit comme un recul aujourd'hui l' mis des normes elle est indépendante vous savez depuis depuis le gouvernement deence nationale de sécurit voilà bon elle elle décide d'interdire des choses dans le même temps nous avons un écofyo Européen qui lui ne considère pas que c'est les mêmes données ce qui fait que vous avez un écofito Européen qui autorise encore parfois certaines molécules qui fait des choses et puis un écofyo français avec des indicateurs qui va interdire alors où sera la clause miroir demain moi je pense que on pe il faut prendre aujourd'hui lescitau européens parce que plutôt que de mettre des pénalités c'est le faire en amont construire en amont être très puissant en Europe être offensif vouloir imposer le le tempo et les décisions mais dans le même temps il me semble que si on est en compétition avec une agriculture européenne de côté il faut qu'on ait les mêmes indicateurs c'est pas logique ça Marie pchamp de s'aligner sur nos voisins moi j'ai pas de problème à ce qu'on utilise les indicateurs européens mais je comprends pas pourquoi on abandonnerit l'indicateur français qui vient compléter finalement les données qui nous sont donné par l'indicateur européen mais on peut face l'effondrement du vivant est un défi absolument gigantesque aujourd'hui les scientifiques nous alertent sur la fin des pollinisateurs d'ici la fin de ce siècle c'est la fin de l'agriculture tout simplement et on fait face à ce défis gigantesque prenons tous les indicateurs qui sont à notre disposition on a la chance d'en avoir deux allons-y et effectivement ayons ces indicateurs pour évaluer justement l'efficacité de la politique publique sur ce sujet parmi les points qui cristallisent la colère des agriculteurs un peu partout en Europe c'est la question du pacte vert Audrey qu'est-ce que c'est ce pacte vert et est-ce qu'il pénalise vraiment les agriculteurs comme ils le disent alors le pacte vert c'est un ensemble de textes proposé par l'Union européenne il y en a une cinquantaine qui doivent permettre de respecter l'accord de Paris sur le climat et donc de faire en sorte que l'Union européenne soit le premier continent neutre en carbone d'ici 2050 alors ce sont des textes qui sont très ambitieux et qui concernent tous les domaines l'énergie les transports le bâtiment mais aussi l'agriculture sur ce volet on demande par exemple aux agriculteurs de doubler la part du buo d'ici 2030 c'est demain de réduire de moitié l'usage des pesticides sur notre continent et de mettre plus de terre en en Jer pour restaurer la Biod diversité alors ça c'est sur le papier euh qu'on le demande cet effort aux agriculteurs sur le papier parce que pour l'instant rien n'est mis en place les textes sont encore étudié au Parlement et au Conseil de l'Union européenne et il y a une grande partie de ces textes justement qui ont été vidés de leur substance dans un contexte de cololère agricole les pesticides par exemple réduits de moitié ça a été abandonné les jchers ça a été stoppé temporairement et le bio et bien on n'est pas sûr pour l'instant de la mise en place il faut attendre les prochaines élections européennes et voir la majorité qui s'en dégag faut pas le mettre en place ce pacte vert faut le remettre à plat après les européennes CE Green Deal c'est un objectif ça complète ce que je disais à l'instant il faut tendre vers ce qu'il y a dans ce Green Deal ceon appelle donc donc il faut en garder l'esprit par contre il faut en modifier les modalités aujourd'hui imposer de la jacher aujourd'hui au monde agricole alors que la baisse de la production française la production française est en baisse alors que nous exportons 87 milliards d'excédents agricoles chaque année il y a pas beaucoup de secteur on dit qu'on a un excédent aujourd'hui et plutôt plutôt de qualité sur le la baisse des pesticides je crois que nous sommes sur le bon chemin aujourd'hui sur la jachè je crois qu'aujourd'hui imposer vous savez il y a l'exemple qui m'a été cité d'un agriculteur de la Drome qui avait un champ qui fait 20 m de long 20 m de large pardon et sur lequel il y avait deux ruisseaux asséchés totalement mais qui sont classés comme tel on lui demande de chaque côté 8 m de ne pas cultiver donc son champ maintenant il fait 4 m comment peut-il cultiver dessus demain il est venu voir le Sénat le sénateur Bernard il lu a expliqué a dit comment je fais vous voyez là j'ai 20 m mon champ il fait long tout en longueur j'ai que 4 m où je peux cultiver il y a quand même un certain nombre de non sens et je pourrais vous expliquer des histoires d'Ét autour de chez moi c'est difficile ah mais je suis tout à fait d'accord sur les sur les nonsens et on a besoin de territorialiser également l'action publique les les Agri l'agriculture dans la drô mais tout à fait différente que dans la bosse véritablement et les les questions de jr2e n'ont rien à voir n'ont rien à voir sur un département comme le mien que que dans d'autres et même dans dans ma circonscription entre le plateau du vercor et la plaine du Tricastin on a des différences fondamentales même sur les dates de de taillage des par exemple et cetera elle elle devrait être différente et on devrait pouvoir laisser un peu donner un peu de confiance aux acteurs locaux effectivement dans la mise en œuvre de de ces mesures là on remet à place ce pacte vert pour moi ce pacte vert c'est pas la c'est pas ce qui ce qui IR la la la révolte agricole aujourd'hui alors c'est instent isé par certains bien évidemment dans un contexte d'élection européenne je crois que là encore il nous faut définir un cap pour ce pacte vert et des moyens qui vont avec on peut pas à la fois adopter le pacte vert et mettre en place plein de normes et plein un cadre commun finalement au niveau européen qui est nécessaire et de la cohérence au niveau européen tout en adoptant des accords de libre échange comme il va être le cas encore aujourd'hui notamment entre l'Union européenne et le Chili mais comme il a été le cas ces derniers mois avec la Nouvelle-Zélande comme les négociations avanent avec avec le mercosour il y a une contradiction dans ces deux objectifs on peut pas avoir un empilement de règles et et en même temps effectivement demander à nos agriculteurs de pouvoir continuer la transition agroécologique et enfin on peut pas avoir une contradiction telle entre la nécessité d'un revenu agricole qui est digne et l'inaction face aux marges des agro-industriels et de la grande distribution alors on va parler des traités de libre échange François patria je vous fais réagir puisque vous vous nous avez lancé là-dessus Marie pochon d'abord un mot puisque on parle beaucoup du Mercosur là c'est le Mercosur qui est qui est pointé du doigt l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur qui pourrait handicaper la filière bovine mais il y a des filières qui pourraient tirer leur épingle du jour oui c'est notamment le cas du secteur du vin des spiritueux du lait et du fromage c'est vrai qu'on en a peut-être pas forcément entendu parler des secteurs qui sont très demandeurs de cet accord car il pourrait leur ouvrir de nouveaux marchés à l'inverse en effet les secteurs du bœuf du porc et du sucre ils sont opposés car ils craînent une concurrence AC cru avec les pays du Mercosur mais là où il faut relativiser les choses c'est que dans tous les accords commerciaux il y a ce qu'on appelle des mesures de sauvegarde ça veut dire que si on constate un pic d'importation imprévu il y a possibilité de suspendre de manière unilatérale les conditions préférentiel et enfin précision aussi pour terminer la négociation UE Mercosur c'est pas la seule dans laquelle l'Union européenne est engagée elle est engagée dans d'autres traités dans d'autres négociations elle a par exemple signé un accord avec le Japon qui est plutôt favor à la filière bovine ce qui permet de rééquilibrer dans certains cas les concessions faites dans certains accords commerciaux Emmanuel Macron eng un bras de faire avec ses partenaires européens sur cette question du Mercosur François patri il peut le gagner tout à l'heure on n' pas répondu sur le bio c'est dommage parce qu'on a sur le bio je pense qu'aujourd'hui la filière bio elle est accompagnée il faut il faut là je ser rejoindre madame il faut continuer d'accompagner les gens qui se sont transformé en bio et qui aujourd'hui ont des difficultés parce que le marché saz j'ai créé avec des amis on a créé en Bourgogne un grand moulin bio pour les céréales aujourd'hui ce moulin bio on y stock de la farine bio qu'on n arrive pas à vendre et quand on pense que le blé bio aujourd'hui est vendu parfois même en dessous du prix conventionnel il y a un problème à se poser sur aujourd'hui le débouché l'activité et le soutien aux agriculteurs bio sur les librees échanges ça me fait sourire parce que vous dites moi je suis bourgignnon francontoi j'ai présidé la région Bourgogne le Vaas et le fromage vous imaginez queexportation du vin du fromage c'est comme dans laadrome hein on est content d'exporter du vin des produits agricoles de de qualité qui sont sous Appellation d'Origine contre les je pense que les accords de libre échange il faut pas les prendre de façon maniquienne etuse l'accord avec le Canada qui a été tant contesté aujourd'hui que T contesté il per de céat et ben il permet aujourd'hui d'exporter en matière de viande alors que tous les éleveurs nous disaient qu' importer on est largement exportateurs l exportateur sur bien entendu les vins spiritueux c'est le cas aussi mais voilà un accord qui a été contesté et qui montre aujourd'hui qu'il est favorable à la France parce que là avec le Canada nous pouvons dans une grande mesure appliquer les clauses miroires si le président de la République n'avait pas été là l'accord Mercosur il serait signé parce que dans les autres pays en Italie en al mais partout on veut le signer aujourd'hui parce qu'il y a un marché de 850 millions de consommateurs la France a résisté parce que dans ces pays-là on l' vu on parle pour les poulets on parle pour les pour les pour les céréales on n'est pas capable aujourd'hui de vérifier les clauses miroires qu'il y a un véritable danger que ce ne soit pas équitable qu'on apporte chez nous des produits qu'on interdirait qu'on interdirait qu'on qu'on interdirait sur notre territoire donc là je crois que le Président de la République a fait prendre une grande fermeté il était tout seul tout seul il y a encore quelques mois pour défendre aujourd'hui il a trouvé des partenaires pour le défendre vous connaissez que Emmanuel Macron engageé un bras de fer là-dessus sur la question du Mercosur et qu'il a défendu les intérêts de l'agriculture française moi je vous avoue ne rien en savoir dans le sens où la Commission européenne non mais la Commission européenne dit que les négociations sont en train de continuer la France affirme effectivement avoir un désaccord en l'état avec l'accord du Mercosur on verra ce qui ce qu'il en a bien hier il y a quand même eu un revirement sur un tout autre sujet euh sur le devoir de de vigilance sur lequel la France avait toujours été opposée la France a fait un revirement absolument terrible hier devant la Commission européenne là on a donc voilà je j'attends de voir effectivement mais pour l'instant j'accorde pas un blincin à l'exécutif sur ces questionsl pour revenir sur le bio quand même et sur les et sur ce qui a été annoncé hier pardon je je reviens à un autre sujet mais quand on a un objectif de 18 % de la surface agricole utile en 2027 c'est-à-dire demain est-ce que on peut se satisfaire de seulement 90 millions d'euros d' d'urgence encore une fois on vote des plans d'urgence tous les ans on a besoin de quelque chose de structurel effectivement pour accompagner la filière la politique publique c'est créer un marché on le voit sur les voitures électriques hein personne s'est levé un matin en disant tiens il y a un marché pour les véhicules électriques la puissance publique à créé ce marché-l par des incitations et cetera on a besoin sur le bio d'avoir égal cette même ambition en tout cas voir plus d'ambition en vérité pour pour accompagner la filière bio et enfin je revient aux accords de libre échange mais pour dire que l'agriculture elle elle doit d'abord en premier lieu avoir un objectif nourriissier on est dans un pays où un Français sur 5 ne mange pas à sa finim ù l'an dernier il y a 110000 enfants de moins de 3 ans qui bénéficiaient de la de des resto du cœur on est dans une situation où en fait la précarité alimentaire augmente et un certain nom d'agriculteurs par ailleurs n'arrive pas à vivre de pas en cause le modèle productiviste il faut produire on a besoin de produire mais pour pouvoir gar l'aspect nourricier à minima sur nos territoires c'est quand même dingue qu'on doiv emporter des des des beau vins du Japon apparemment qui serait une bonne nouvelle on est quand même oui bon on on apporte d'ailleurs du mercosour bref on est là dans une dans une économie mondialisée qui finalement factuellement ne profite ni au consommateurs ni à la santé de et au à la qualité en tout cas des aliments que nous mangeons ni au revenu des agriculteurs ni au climat bien évidemment avec ses flux dans dans tous les sens donc on a besoin d'agir d'abord là-dessus effectivement nous ce qu'on prône c'est une exception agriculturelle alors le mot est repris un petit peu dans tous les sens mais la possibilité effectivement de protéger en premier lieu notre agriculture et qui enfin qui définit la fierté de de de ce que nous sommes peut-être un tout petit point de précision pour comprendre pourquoi les autres pays veulent de cet accord que que que la France bloque notamment c'est parce que ça va nous permettre du mercosour ça va nous permettre d'obtenir un marché notamment au niveau des matériaux rares et stratégiques dont nous avons besoin pour notre autonomie et aussi de l'automobile c'est la raison pour laquelle il y a d'autres pays comme l'Allemagne qui poussent pour qui cet accord et 12 bras de fer on va terminer sur la question des des revenus hein puisque vous en avez parlé évidemment c'est un sujet crucial pour les agriculteurs Emmanuel Macron samedi a dit que il y aurait des prix planchés qui seraient valables dans les prochaines négociations commercial vous applaudissez ça Marie po alors moi j'applaudis en attendant de voir bien évidemment ce que cette annonce finalement été contredite par l'ensemble des membres de son gouvernement puis par la majorité présidentielle puis par tout le monde globalement donc je je ne sais pas d'où sort cette annonce là et les prix planchés doivent venir effectivement c'est des propositions qui émergent du camp de la gauche depuis des années et des années que ce soit André chassenne que ce soit lors de la journée d'initiative parlementaire la France insoumise il y a quelques mois c'était ça a failli passer à siiv après on a besoin de réfléchir à la question du revenu structurellement de protéger effectivement une sorte de de filet de Sécur pour les agriculteurs qu'on ne puisse pas descendre en dessous du du du prix de production du du coût de production ni du revenu agricole donc on a besoin d'avoir cette base là pour nos agriculteurs derrière ça doit aller effectivement avec des mesures d'encadrement des marges de surveillance accéléré effectivement de plus de transparence en tout cas sur l'agroindustrie et sur la grande distribution ça doit aller effectivement avec une forme de régulation des marchés mais mais on a besoin d'avancer sur Cees sujets là moi j'ai déposé également une proposition loi allant dans ce sens on espère pouvoir en en discuter à l'Assemblée nationale lors de la niche parlementaire écologiste qui arrive dans un mois il y a du flou autour de cette mesure alors il y a pas de contestation de ma part par rapport à ce qu'a dit le chef de l'État ce que je veux dire par là c'est regardez la réalité aujourd'hui dans le Prix produire des grand TER vous le savez madame les les industriels et les distributeurs se mettent d'accord sur le prix de vente de leur du produit et après ils se retournent vers l'agriculteur pour le dire voilà Contin de ce qu'on va vendre c'est ça qu'on vous offre aujourd'hui ce que propose le chef de l'État ce que propose gouvernement aujourd'hui c'est parce que après on peut critiquer aujourd'hui égalim 1 égalim 2 mais avant il y avait une une loi qui qui donnait toutes les libertés au distributeurs et au producteurs donc maintenant on revient ce qu'on veut c'est vous avez raison Madame je vous suis une marche en avant on dit voilà on va mettre des indicateurs de prix qui font que voilà parce que aujourd'hui un un distributeur peut vendre à perte un industriel peut vendre à perte mais un agriculteur lui vous comprenez on va le il pourrait pourrait vendre à per au donc c'est et c'est pas possible donc il faut que les indicateurs soient soi soient bien mis aujourd'hui et euh dans le faire en fonction des territoire un prix plancher national n'a pas de sens produire du lait dans le Diwa ou en franchecté ou dans le Jura ça n'est pas produire du lait en Bretagne ou dans le Nord est-ce que vous êtes pas un peu lancé dans une usine à gaz quand même avec je crois que le mot je crois que le mot qui est aujourd'hui important c'est c'est de dire voilà un agriculteur maintenant ne pourra pas vendre en dessous de ce que lui coûte la production c'est ça donc c'est une c'est je crois je préfère un prix garanti à un prix un prix si vous voulez un prix plancher je préfère un prix garanti voilà pour produire du porc ça me coûte tempant le kilo de porc mais il faut que on on y était arrivé pour le lait ça avait marché égalim pour le lait il faut faire encore mieux dans ce domaine voilà merci merci à tous les deux pour ce débat vous si vous voulez bien rester avec nous on va regarder ce qu' a la une de nos quotidiens régionaux ce [Musique] matin et et Audrey on parle de l'inscription de l'IVG dans la Constitution ça fait la une de l'actualité ce matin oui regardez historique s'exclame sud-ouest feu vert du Sénat pour Ouest France et la marseillaise qui précise que lundi l'avortement sera inscrit dans la Constitution car en effet lundi c'est jour de congrès à Versailles l'ensemble du Parlement doit entériner ce texte avec un vote au 35e la marseillèe qui en profite pour revenir sur le parcours de jeune viève Courau infatigable militante pour les droits des femmes elle a aujourd'hui 80 ans et elle a mené le combat pour l'IVG notamment au sein du mouvement liberté de l'avortement et de la contraception à Marseille son portrait est à découvrir dans la Marseillaise l'actualité ce sont aussi les Jeux Olympiques dans quelques mois la pqire la presse régionale a visité les installations oui le populaire du centre nous propose une plongée au cœur des Jeux Olympiques 52 hactares traversés par la Seine une ville dans la ville avec coiffeur postees et boutiques dont un resto usine de prêtre presque 40000 repas servis quotidiennement à toute ur du jour et de la nuit quand les jeux battront leur plein mais le village olympique c'est aussi près de 2800 logements qui devront trouver locataire ou propriétaire après les jeux alors certains mettent toutes les chances de leur côté et proposent notamment des photos signées par les athlètes qui auront gagner la M d'or pour aider à faire partir les appartements et puis enfin avant de terminer je vous profite je vous propose un tout autre sujet c'est la Dépêche du Midi qui s'intéresse toujours au salon de l'agriculture et notamment au produits français on en a parlé tout à l'heure et aux difficultés d'acheter français puisque sur le papier les consommateurs sont prêts à soutenir les agriculteurs mais c'est la jungle au niveau des étiquettes c'est compliqué d'acheter m de France de comprendre le M de France alors bercy veut mettre en place un nouvel indicateur informant sur l'origine des ingrédients et favoriser ainsi l'origine française et puis je termine cette fois je termine pour de vrai par un journal insolite car oui nous sommes le 29 février et c'est le jour de parution de la bougie du sapeur qui qui paraît donc tous les 4 ans c'est quotidien du 29 février exactement son nom a été choisi en hommage au héros de bande dessinée créé par Christophe le sapeur camamber et voilàhe je su trompé non tout su trompé j'ai dit que un distributeur pouvait vendre à perte non il peut pas vendre à perte un producteur non plus mais par contre on demanderait aujourd'hui aux agriculteurs de vendre à perdre ce n'est pas le cas tout à l'heure j'ai commis un lapsus et je voulais m'en excuser voilà et c'est rectifié Marie poochon ce que vous disiez mais sur ce nouveau décret d'application ENF sur ce nouveau décret sur la question de de l'étiquetage aujourd'hui je voudrais rappeler quand même que sur la loi égalim on attend encore la promulgation de certains décrets justement sur l'étiquetage des produits donc on voit là les limites des lois qui sont non appliquées encore aujourd'hliation des lois pres réagir voilà merci beaucoup merci Audrey merci François patria d'avoir été avec nous merci Marie pochon d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivi prochain rendez-vous à 18h Thomas sens public et on se retrouve demain très bonne journée merci