Arabie saoudite : La pétromonarchie fragilisée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:12OuverteRéponse directe
Bertrand Besancenot, à quel point le détroit de Bab al-Mandab est-il stratégique pour l'Arabie saoudite aujourd'hui ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Le pipeline endommagé est-il un coup dur pour l'exportation du pétrole saoudien ?
- 4:41OuverteRéponse directe
David Rigoleroz, est-ce que la manne pétrolière saoudienne est visée ?
- 5:59OuverteRéponse directe
Comment les Saoudiens réagissent-ils face à cette crise ?
- 6:44OuverteRéponse directe
MBS a-t-il vraiment appelé Trump à l'aide ?
- 7:29OuverteRéponse directe
À quel point l'Iran est-il à la manœuvre dans cette crise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:40David RigolerozFait
« La responsabilité de l'Iran est absolument évidente dans l'affaire. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est l'heure du second débat de ce sens public. C'est un gros plan sur l'Arabie saoudite que je vous propose, le royaume dirigé d'une main de fer par Mohamed Ben Salman et la cible des rebelles outils financés par l'Iran avec des frappes contre un pipeline. Comment on prononce ? Pipeline, merci beaucoup. Vous vous rendez compte en le prononçant que ce n'était pas comme ça, mais c'est pas grave. Et la prise du détroit de Bab Al-Mandab, c'est la manne pétrolière qui est menacée. Céline Schmitt.
Il semble inarrêtable les outils soutenus par l'Iran ont revendiqué aujourd'hui une nouvelle attaque de grande envergure. Au moyen de dizaines de missiles balistiques et de drones, ils ont visé une base aérienne située dans le sud du royaume saoudien. Les forces armées poursuivront leurs opérations militaires qualitatives au cœur de l'Arabie saoudite tant qu'elle continuera son agression injuste contre notre peuple. Toute nouvelle agression sera confrontée à des opérations plus vastes et plus sévères. Désormais, les Houthis contrôlent tout le littoral à l'occidental yéménite, les villes stratégiques de Mokha, Doubab ainsi que les îles Aniche et Périm. De quoi paralyser le passage des navires pétroliers saoudiens. N'importe quel navire est à portée visuelle.
visuels des tireurs aussi qui seraient sur cette île. Alors, bien entendu, ils sont aussi vulnérables sur cette île parce qu'on peut imaginer assez facilement que les bombardements pourraient anéantir les positions haussis. Mais jusqu'à présent, il faut bien dire que, et on remonte là jusqu'au début des années 2000, les affrontements entre l'Arabie saoudite et les Houthis n'ont jamais tourné en faveur de l'Arabie L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole brut, se trouve prise en étau. A l'est, le détroit d'Hormuz est déjà verrouillé par Téhéran. Les navires saoudiens pourraient donc à l'avenir avoir à contourner l'Afrique par le Un itinéraire beaucoup plus long et coûteux. Selon le média américain Axos, l'Arabie saoudite acculée aurait demandé
par deux fois l'aide des Etats-Unis. Deux fins de non recevoirs de Donald Trump qui pourraient affaiblir durablement Riyad. Il y a plusieurs catégories de conséquences. D'une part, elles sont économiques. L'exportation de pétrole est maintenant mise à mal. Si la situation ne s'améliore pas, la légitimité politique interne de Mohamed Belsandman pourrait être fragilisée. Non pas qu'il soit écarté du pouvoir, mais il devra faire beaucoup plus de concessions aux clans rivaux à l'intérieur du pouvoir saoudien. Mohamed Ben Salman devra-t-il revoir ses ambitions pour Riyad alors que l'équilibre économique de son royaume est menacé ? C'est l'histoire d'une pétro-monarchie fragilisée que l'on vous raconte tout de suite.
Je vous présente nos invités Bertrand Besancenot, bonsoir, bienvenue. Vous êtes expert du Moyen-Orient, ancien ambassadeur au Qatar et en Arabie Saoudite. David Rigoleroz, bonsoir, bienvenue. Vous êtes chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique, chercheur associé à l'ESMENA et rédacteur en chef de de la revue Orient Stratégique. Alakon Mani, bonsoir, bienvenue. Vous êtes journaliste à libération spécialiste du Moyen-Orient et vous venez de publier il y a quelques heures un article justement sur l'Arabie Saoudite. Et Steve Jourdain est resté à mes côtés et éditorialistes pour source publique. Alors je reste d'abord pour commencer. Ensuite on va beaucoup parler aussi de la stratégie économique, diplomatique, de ce qu'on appelle le soft power saoudien.
Ce sera un peu la seconde moitié de ce débat. Mais d'abord c ces attaques et peut-être ce détroit de Bab al-Mandab, Bertrand Besancenot, à quel point il est stratégique pour l'Arabie saoudite aujourd'hui ? Il est stratégique parce que si vous voulez traditionnellement l'Arabie saoudite exporter l'essentiel de son pétrole par le étroite d'Hormuz mais face à la situation et aux frappes iraniennes ils avaient bon la chance si je puis dire d'avoir un oléoduc qui traversait la péninsule et qui leur permettait finalement de d'exporter disons les deux tiers de leur production normale à travers la mer rouge et donc il est clair que si vous avez des opposants qui menacent en tout cas de fermer le détroit ça signifie que si vous voulez ça complique très
sérieusement la vie aux Saoudiens. Alors le pétrole qui va en Europe peut continuer à passer par le canal de Suez mais sinon celui qui va en Asie une partie d'entre elles est transbordée dans un oléoduc égyptien parce qu'on ne peut pas passer à travers le canal de Suez mais tout ceci prend beaucoup plus de temps et des coûts naturellement importants. Et puis il y a aussi ce pipeline David Rigoleros qui a été endommagé la semaine dernière, là aussi les stratégiques. Est-ce que c'est la manne pétrolière de l'Arabie Saoudite qui est visée et surtout quelles conséquences ? Est-ce que ça veut dire qu'aujourd qu'aujourd'hui, le royaume de Mohamed Ben Salman ne peut plus ou moins exporter ses barils de pétrole ?
Là il est fermé effectivement. C'est le pipeline qui partait du Golfe où se trouve l'essentiel des champs aux pétroliers et qui débouchait sur le port de Yonbu, donc en mer rouge. Effectivement il y avait deux possibilités. Une partie remontait vers le canal de Suez mais les gros bâtiments, enfin les gros VLCC, c'est-à-dire les gros super tankers ne peuvent pas passer d'où le déchargement effectivement qui était. Et puis une grande partie en fait transitaient à destination de l'Asie du Sud et notamment de la Chine via le détroit du Babel-Mondem. Donc là il y a une ambiguïté aussi par rapport à la position chinoise parce que c'est embarrassant, ce pipeline faisait à peu près 5 millions de barils. Et donc ça permettait, ça avait permis, on va dire,
de lisser l'effondrement de la production qui passait par des Trois d'Hormouz. Par les Trois d Hormuz, pas totalement, mais une partie quand même. Et puis, il y avait aussi un autre pipeline émiratique qui contourne aussi par la terre et qui débouche sur Fujiera, sur l'ammerdement, et donc qui permettait... On arrivait à 7 millions de barils par rapport aux 20 qui passaient initialement. Là, manifestement... Je ne sais pas combien des millions, des dizaines de millions de dollars qui ne rentrent plus dans les caisses du riz. C'est aussi que c'est un impact immédiat sur les cours du baril et donc c'est un impact international bien sûr parce que manifestement les frappes ont été assez sévères elles seraient pas en provenance d'ailleurs
des outils comme on a pu penser au début mais plutôt des groupes pro iranien d'irak mais le Le mal est fait, si j'ose dire. Donc le problème, ce n'est pas tellement celui qui est le lanceur, c'est le résultat. Et il se trouve qu'effectivement, ça fragilise quand même beaucoup la position du royaume saoudien, qui se retrouve en plus enserré avec ces deux cadenas que sont les les deux des trois. Et comment ils réagissent, justement, aujourd'hui, les Saoudiens ? De façon inattendue, on va dire, un affichage de ça va aller, c'est sérieux, mais ça va aller. Il y a eu quand même un sentiment de panique quand MBS, Mohamed Ben Salmane, a appelé Trump en lui disant « Là, il faut faire quelque chose.
» Parce que si le détroit de Mbabel Mendeb est bloqué, de toute façon, il serait bloqué contre les Saoudiens. Les houthis du Yémen qui disent qu'on ne va pas bloquer le détroit. Par contre, les navires saoudiens, on avait décidé de faire blocus et là, on ne les laissera pas passer. Donc c'est vraiment contre les Saoudiens qui sont visés et l'appel à l l'aide. Il faut quelque chose pour MBS, pour en appeler à Trump. Ce n'est pas évident mais ça veut dire qu'il était dans le besoin, a été rejeté et là, il y a forcément l'Arabie saoudite qui n'affichera jamais, disera jamais que ça va très mal, c'est horrible, c'est terrible, etc.
Non, il reste quand même digne et bravache mais il est certain que là, comme l'expliquait très bien, l'arrêt de l'Oléoduc plus le barrage de Bab el-Mendeb est très compromettant. Alors, à quel point l'Iran est à la manœuvre, David Rigolet-Rose, parce qu'il y a des démentis officiels, évidemment, mais là, on voit, on est bien en train d'expliquer une sorte d'étranglement économique. Depuis plusieurs semaines, de toute façon, l'Iran laisse planer le doux d'une éventuelle fermeture-obstruction du détroit du Bab el-Mandeb, qui veut dire la Porte des Lamentations en arabe, qui porte bien son nom, en l'occurrence. Et il se trouve que les Houthis sont considérés à tort ou à raison, partiellement à raison, comme un mandataire, mais qui n'est pas comme le Hezbollah,
qui a une marge de manœuvre. Il n'est pas un Féodé totalement à Téhéran, mais il est indexé sur l'agenda régional, effectivement. Et il se trouve que vraisemblablement, les Garniers de la Révolution ont sollicités, effectivement, à partir de l'été. Parce qu'il y a eu un vol, en fait. Le tournant, c'est probablement un vol de Mahan Herr, qui est la compagnie des gardiens, qui ramenait justement au Yémen une délégation Houthi qui avait assisté au funérail de Ali Khamenei. Il se trouve que dans l'avion, manifestement, il y aurait eu un certain nombre de hauts commandants, hauts officiers des gardiens de la Révolution. Et il est vraisemblable qu'effectivement, dans l'efficacité de l'opération qui a été menée, c'est une forme de blitzkrieg.
La main iranienne, c'est ce que dit le secrétaire d'État américain, aurait été bien présente. Alors il faut relativiser, mais il semblerait qu'effectivement, notamment le général Abdel Reza Shalai, qui est un officier qui est spécifiquement sur le Yémen, aurait pu coordonner en tout cas l'opération en question. – Évidemment, il y a beaucoup de nos téléspectateurs, qui se posent une question principale, c'est quel impact sur le prix du baril de pétrole et donc sur l'essence qu'on va aller chercher à la pompe. On va y venir dans un instant, mais est-ce qu'il y a des jeux, j'imagine que oui, diplomatiques en ce moment pour essayer de sortir de cette crise, notamment pour la... Bien sûr. Non mais tout à fait deux choses. La responsabilité de l'Iran est absolument évidente dans l'affaire.
À partir du moment où le président Trump veut asphyxier économiquement l'Iran, la réponse des et ça peut faire mal, c'est de dire que si vous nous empêchez d'exporter notre pétrole et donc vous nous mettez dans une situation économique épouvantable, nous avons le moyen finalement de vous rendre le chien de votre chienne, si je puis Il y avait déjà le détroit d'Ormuse, et là, naturellement, les proxy-outils sont là pour faire le travail de l'autre côté. Donc, si vous voulez, il n'y a aucun doute sur la responsabilité des Iraniens dans l Alors, maintenant, la question que vous posez, c'est-à-dire qu'elle est... Est-ce qu'il y a des manœuvres diplomatiques en cours ? Est-ce qu'il y a une porte de sortie qui est entreouverte ? Alors, il y a effectivement le fait qu'il y a des discussions,
notamment entre Manet et iraniens sur le détroit d'Hormuz, mais lorsque la réunion qui était en principe prévue aujourd'hui entre les pays du Golfe et l'Iran, et qui apparemment a été reportée à la demande des Ségoudiens, ça veut dire, à mon sens en tout cas, que les Ségoudiens attendent de voir s'ils font une opération militaire pour essayer de faire quelque chose, mais qui sera purement de l'aviation et avec des résultats dont on n'est pas sûrs, ou bien si effectivement il faut donner une vraie chance à la négociation, mais ça signifie à ce moment-là que les Iraniens sont prêts eux aussi à faire des compromis. Et donc je pense que c'est ça auquel on assiste. Alors il y a un élément qu'on ne prend pas suffisamment en compte, c'est que le seul pays qui puisse faire pression sur l'Iran,
c'est naturellement la Chine. Et ceci a été évoqué juste avant parce qu'eux-mêmes sont quand même gênés aux entournures par l'évolution de la situation. Et donc ils ont des moyens de le faire et l'Arabie Saoudite a de bonnes relations avec les Chinois. Justement, vous, vous répondez presque par avance à une question d'un de nos téléspectateurs, Thierry, qui écrit de Montluçon. L'Arabie Saoudite ne va-t-elle pas devoir s'allier encore plus avec la Chine, vu les dégâts de l'Orient ? C'est avec les États-Unis. En tout cas, ce qui est clair, c'est que l'Arabie Saoudite, comme les pays du Golfe ne peuvent que prendre acte du fait que la protection américaine, en tout cas celle de M. Trump, elle est tout à fait relative.
Et donc c'est la raison pour laquelle l'Arabie saoudite a signé ce qu'on appelle l'accord de la Mecque avec le Pakistan et la Turquie. C'est une façon de dire dans tout arrangement régional qu'on puisse avoir avec l'Iran, il est normal que les grands pays de la région, et en fait sunnites, puissent peser collectivement sur tout arrangement qui aurait lieu. Ce qui montre, s'il vous plaît, que dans leur esprit ils ont d'un côté des fanatiques à Téhéran, de l'autre côté la tentation hégémonique de M. Netanyahou, la fiabilité discutable de M. Trump, donc ils sont obligés, si vous voulez, de chercher des garanties complémentaires et c'est exactement ça qu'ils font. – Avec une réponse militaire de la part de l'Arabie saoudite qui est envisagée à la Konmani ?
– Elle est déjà en action, il y a eu des raides aériens de l'armée saoudienne contre les positions routis. Mais l'Arabie saoudite ne veut pas non plus rentrer dans l'engrenage d'une une bataille d'une longue guerre contre les Houthis, qui sont des vrais bandits. Ce sont des bandits pirates, etc., donc ils n'hésitent... Et qui ont montré quand même une capacité de combat assez remarquable. Je crois que pour l'Arabie saoudite, la priorité, c'est vraiment de... que ça se passe le plus vite possible, qu'on trouve une solution, quelle qu'elle soit,
pour ne pas être entraînés dans l'engrenage dans lequel ils ont été entraînés en 2015 quand ils ont justement déclenché une opération contre les Yahoudis et les séparatistes au Yémen. David, le risque effectivement sur le marché du pétrole, quel est-il aujourd'hui ? On le perçoit déjà puisque tout le monde fait une fixation légitime sur la hausse des prêts des carburant alors d'ailleurs il faut dissocier les le pétrole brut et puis les produits raffinés c'est particulièrement le problème du diesel qui est posé aujourd'hui de manière immédiate parce qu'il y a des frappes sur les capacités de raffinage, notamment en Russie. Tout ça est lié. Ça prouve qu'en fait, tous les théâtres sont articulés à tous
les niveaux. Et donc il y a une vraie inquiétude, oui, parce qu'il faut rappeler que s'il y avait 20 millions de barils à peu près qui passaient par le détroit d'Hormuz et qu'avec la situation actuelle, il y en a moitié moins, voire encore moins avec ce qui vient de se passer concernant l'Arabie saoudite. Donc il y a une vraie inquiétude. Et cette inquiétude, en plus, elle les parle pas parce qu'il y a en fait ce qu'on appelle les contrats à terme pour le pétrole. C'est le pétrole qu'on voit affiché à la bourse, mais c'est pas le pétrole qu'on paye à la livraison en réalité. C'est-à-dire qu'en général, il y a 20 ou 30 dollars de plus quand on veut absolument que le distributeur ait son stock pour livrer, il accepte éventuellement de surfacturer, de payer davantage.
Et donc ça, ça finit par décocher toujours ? C'est Par anticipation, vous avez la montée au niveau de la pompe immédiate. Donc il y a une inquiétude, oui bien sûr. Malgré deux choses qui ont joué jusqu'à présent favorablement, c'était la capacité d'exporter du pétrole par des voies alternatives, dont l'oléoduc. Il est fermé. Et puis l'autre chose qui a été souvent pas forcément évoquée, mais qui a été très importante, c'est la baisse de la demande chinoise. Les Chinois ont baissaient de 5 à 6 % leurs demandes. Et donc, ça a pesé sur le marché pour le limiter, en fait, pour le lisser. Mais c'est temporaire parce que la situation n'est pas réglée et on voit les risques d'engrenage et d'inflation dans tous les sens du terme. Alors ça, c'est pour l'actualité qui a
évidemment des conséquences sur la stratégie de l'homme fort de l'Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane et vous revenez sur sa personnalité vous dites que c'est l'homme qui a oublié où il habite à Lombon. Oui, pendant des Les décennies, l'Arabie saoudite reposait sur trois piliers, Thomas. Le pétrole, l'islam et l'alliance avec l'Amérique. C'est d'abord de l'US. Quincy, avec le président Roosevelt en 1945, que le roi Ibn Saud sell ce pacte des loups. Le pétrole le rend incontournable pour les Occidentaux. L'Amec et Médine lui donnent une influence considérable dans le monde musulman. Et ça marche, et ça marche. Pendant des décennies, ce modèle permet à la monarchie de traverser à peu près tous les séismes de la région révolution de guerre et coup d'État.
Et alors, au moment où il arrive au pouvoir, MBS, Mohamed Metalman, veut réformer ce modèle. En 2016, MBS lance Vision 2030. Ils veulent faire entrer l'Arabie saoudite dans le XXIe siècle pour ça. Ils misent notamment sur l'image et le pouvoir de séduction. Il achète Cristiano Ronaldo, vous en souvenez ? Il décroche la Coupe du Monde 2034. Il lance la construction d'une ville zéro carbone. Il développe le tourisme, investit dans la tech et l MBS veut faire de l'Arabie saoudite un pays où l'on vient investir, travailler, se divertir et surtout continuer à se rendre indispensable quand le pétrole ne suffira plus. Et il va appliquer cette stratégie à sa En mars 2023, sous l'égide de la Chine, il rétablit les relations diplomatiques avec l'Iran, le grand rival chiite.
La même année, il négocie une normalisation avec Israël, ennemi juré depuis 1948. L'idée s s'inscrit dans le prolongement des accords d'Abraham. On met les vieilles querelles sous le tapis et on fait du business, la paix par la prospérité. MBS rêve d'un Moyen-Orient transformé en marché économique plutôt qu'en champ de bataille. Et alors c'est sans doute là qu'il oublie peut-être où il habite ? Le 7 octobre 2023, le vieux Moyen-Orient revient brutalement frappé à sa porte. On peut retracer Thomas presque heure par heure. Le plot twist dans la nuit du 6 au 7 octobre à 2h16 du matin. Le Jérusalem Post reprend une information du Wall Street Journal. Riyad est prêt à augmenter sa production de pétrole si les coûts restent élevés. Le geste est notamment destiné à faciliter le grand accord en
discussion avec Washington et Tel Aviv au menu normalisation avec Israël, garantie de sécurité américaine et coopération nucléaire. À 2h du matin, le nouveau Moyen-Orient de MBS paraît presque à portée de main. 4h plus tard, le Hamas attaque l'État hébreu. Et alors justement, ce qui est intéressant, c'est qu'on sait aujourd'hui que cette normalisation, c'était l'une des préoccupations du Hamas. Des documents internes montrent que Yaya Tzinoir, le chef du Hamas dans l'enclave, suit de très près les discussions entre Riyad et Israël. Cinq jours avant le 7 octobre, Il réunit les principaux responsables du Hamas à Gaza. Il dresse un constat. L'accord entre Israël et l'Arabie saoudite progresse très rapidement. Il faut le torpiller si Noir évoque la nécessité
d'une action extraordinaire, je cite, l'attaque était préparée de longue date mais faire dérailler le rapprochement avec Israël devient un objectif stratégique pour le Hamas et sur son porte-marre ça fonctionne. Le 7 octobre va faire voler en éclat les discussions de normalisation après les attentats terroristes et les féroces représailles israéliennes il deviendra impossible pour MBS d'éluder la question palestinienne. Le 7 octobre remet les missiles, les drones et la guerre au centre
est-ce qu'effectivement vous dites que avant le 7 octobre MBS avait un peu oublié les fondamentaux de la poudrière ? Alors moi j'apporterais je suis tout à fait d'accord avec l'analyse mais je mettrais un bémol parce qu'en en réalité quand le président Biden a essayé de pousser Mohamed Ben Salman à reconnaître l'état d'Israël, les Saoudiens ont réagi en disant très bien mais nous posons un certain nombre de conditions. Alors il y avait des conditions qui étaient auprès des Américains, c'est-à-dire un nouvel accord de défense, délivraison d'armes, le projet nucléaire. Et le quatrième élément, c'était faire pression sur Israël pour qu'il donne quelque chose aux palestiniens.
Et là, là-dessus, effectivement, les discussions n'ont pas abouti et ça, c'était déjà bien avant, quelques mois avant le 7 octobre. C'est-à-dire que concrètement, à partir d'un certain moment, les Séoudiens et américains se sont dit, puisque c'est comme ça, puisque M. Netanyahou ne veut rien donner, dans ce cas-là, ça sera simplement un accord bilatéral américano-séoudien. Donc il ne faut pas oublier la responsabilité de M. Netanyahou dans toute l'affaire. Parce qu'il a toujours refusé de négocier avec l'autorité palestinienne. Il a préféré faire un accord de sécurité avec les terroristes du Hamas. Et effectivement, c'est ce qui a donné le résultat que l'on sait. C'est un mauvais calcul qui a abouti à une catastrophe.
– Un an, un peu moins d'un an après les attentats terroristes du 7 octobre, Mohamed Ben Salman s'adresse au Conseil consultatif saoudien. Écoutez, il porte la cause palestinienne la cause palestinienne demeure une priorité absolue pour votre pays et nous réitérons le rejet ferme et la condamnation énergique par le royaume des crimes commis par les autorités d'occupation israéliennes contre le peuple palestinien, au mépris du droit international et humanitaire dans un nouveau et amer chapitre de souffrance. Le royaume ne cessera pas ses efforts inlassables en vue de la création d'un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale. Nous affirmons également que le Royaume n'établira pas de relations diplomatiques avec Israël sans cela.
On parle au Conseil consultatif saoudien, une espèce de parlement, même si on ne peut pas vraiment employer ce terme-là, vu le fonctionnement du régime. Ce n'était pas dans son... Je ne sais pas quel terme employé, mais dans ses radars, la cause palestinienne à Mohamed Ben Salman ou alors très peu ? On était dans un autre moment. C'est vrai que le 7 octobre a été un point de rupture qui a tout remis en question. Mohamed Ben Salman, c'est une nouvelle génération. Saoudienne, ce n'est plus. Toute la génération des parents, des fils Abdelaziz. Et donc il est complètement le reflet de sa génération. Une génération de jeunes Saoudiens qui constitue quand même,
je crois que les moins de 25 ans comptent pour 70 % de la population saoudienne. Donc il avait des ambitions pour sa génération, sa population, son pays, développer en effet le tourisme, toutes les activités intérieures, etc. Refaire un royaume, un pays plus normal que juste rentier du pétrole et en remettant en question les fondamentaux, il n'y avait pas de religion sur faut-il normaliser avec Israël ou pas. Mais il est en même temps lié par en étant le gardien des lieux saints de l et il ne peut pas complètement négliger ça.
Il a une opinion publique qui est très sensible au sort des Palestiniens. Donc tout ça, c'est quelqu'un de finalement très réaliste, pragmatique. Et l'âme, il voit à quoi il doit faire face. J'ai une double question.
C'est un des régimes les plus durs de la planète. Les opposants n'ont pas beaucoup de place, David Rigola-Rose. Mais il y a quand même une opinion publique, il y a quand même la rue. Et au-delà de la rue saoudienne, il y a la rue musulmane. C'est ce que vous nous expliquez. – Oui, il y a des perception dont il ne peut pas faire l'économie, c'est-à-dire qu'il y a une sensibilité particulière à la question palestinienne. J'ajouterais son père qui est lui le roi salman, qui est très attaché à la question palestinienne et qui a d'ailleurs à à deux reprises, recadrer son fils quand il y avait eu un flottement sur, on va dire, justement le paradigme de cette question comme élément central de la diplomatie saoudienne. Effectivement... Oui, mais dans les semaines
ou dans les mois qui précèdent le 7 octobre, il y a quand même l'hypothèse que l'Arabie saoudite signe un accord avec Israël comme d'autres pays de la région ont pu les signer avec les accords d'Abraham. Un mois avant le 7 octobre, il fait une interview dans un grand média américain où il dit « nous en sommes très proches ». Et effectivement, il met trois conditions que vous évoquiez et c'est l'ordre qui a changé après le 7 octobre. La première condition, c'était un accord de sécurité en bonne et due forme, qui n'est pas le flou de l'accord de 45. Et puis l'accord sur la filière nucléaire. Et en troisième, la problématique palestinienne. Et donc avec le 7 octobre, ça s'est renversée. Et la problématique palestinienne est revenue au sommet,
ce qui n'a pas empêché d'ailleurs la signature d'un accord sur le nucléaire. On l'a vu par la suite. Mais il n'y avait pas une sensibilité particulière à la cause palestinienne. Mais en même temps, il est quand même tenu. Il y a un héritage, c'est le pouvoir d'Abdallah de 2002, qui prévoyait la normalisation globale en échange d'une résolution de la problématique nationale palestinienne. Et donc, il est quand même tenu par ça. Et effectivement, il y a les lieux sains. Donc, il a une responsabilité. Comme il est pragmatique, il sait qu'il ne peut pas faire totalement ce qu'il veut. Allez, encore un mot là-dessus. Après, on parle de tous les autres projets. Effectivement, ce soft power dont vous parliez, le foot, la coupe du monde de football,
les parcs d'attractions en France, il y a beaucoup de thèmes encore à aborder passionnants dans ce débat. Vous vouliez intervenir ? Non, je voulais simplement dire que le prince héritier effectivement est très intéressé par une coopération avec les start-up israéliennes parce qu'il sait très bien qu'elles sont très efficaces, notamment dans le domaine de la sécurité et il n'a jamais dissimulé qu'il y trouvait un intérêt. Le projet Neum lui-même était quand même lié en partie... C'est cette ville futuriste, là. Voilà, exactement, et qui se situe en réalité presque à la frontière israélienne. Donc ce n'était pas tout à fait par hasard. C'était une façon de permettre aux entreprises séoudiennes de profiter de la technologie
israélienne et d d'ouvrir le marché saoudien ou arabe aux entreprises israéliennes. Mais néanmoins, comme ceci a été dit, il y a d'abord son père, qui très clairement lui a rappelé quand même qu'il ne tenait pas à être le premier roi avant de la Deuxièmement, il y a eu le fait que lui-même s'est rendu compte... Parce qu'il suit de très près les réseaux sociaux. Il a pu voir les réactions qu'il y avait au sein de son opinion, mais pas que de son opinion, également dans l ensemble des opinions du public du monde arabe. Et donc, effectivement, il a compris que pour le futur gardien des lieux saints, il ne pouvait pas ne pas obtenir quelque chose. Donc, il a effectivement montré une certaine souplesse, mais en rappelant que l'Arabie Saoudite, qui est à l'initiative de
l'Initiative Arabe de Paix, ne pouvait pas se permettre de faire comme les Émiriens, qui en réalité ont signé les accords d'Abraham sans rien donner aux Palestiniens. Il ne faut juste pas faire non plus de MBS un enfant de cœur. Il y a le soft power, évidemment, mais il y a aussi tout ce qu'il y a eu avant. En 2017, avec le journaliste Jamal Khasoudji qui a torturé, décapité tout ce qu'on veut au consulat à Istanbul. Et puis un an plus tôt, il y avait cette histoire où il réunit une dizaine de membres de la famille royale à Riyad. Dans son hôtel ? Dans un hôtel, je crois que c'était le Carlton ou je ne sais plus. Le Ritz-Carlton, oui. Au Ritz et qui demande de l'argent pour les libérer. Et ça fait... Oui, sous couvert de l'enquête de corruption,
il les enferme dans leur chambre d'hôtel et il les menace. Donc ce n'est pas que du soft power, il sait aussi sévir. Il ne le connaisse pas. Il les fait payer. Il fait contribuer, au contraire. Il peut leur prendre leurs bénéfices. J'avais lu ça dans le livre de Giuliano d'Ampoli où il raconte qu'ils sont enfermés dans la chambre d'hôtel et s'ils ne payent pas... Vous vous enrichissez tranquillement, chacun se fait une fortune personnelle. Ben non, c'est aussi tout le royaume qui doit en profiter et donc il a réussi à comme ça... Oui, à ramasser des milliards... Alors, je voudrais qu'on revienne et qu'on ouvre le chapitre sur justement tous ces projets culturels, sportifs d'Avid Grigouleros.
Ils sont revus à la baisse. Alors pourquoi ils sont revus à la baisse ? Parce qu'il y a moins d'investisseurs, parce que la région est moins sûre. Comment vous l'expliquez ? Ce qu'il faut avoir à esprit, c'est que le plan Vision 2030, c'est son bébé. C'est une obsession. Il incarne Vision 2030 et il veut absolument le succès de Vision 2030. C'est pour ça que ce qui se passe en ce moment est une catastrophe, objectivement parlant. Alors quand vous évoquez les secteurs, l'idée de Vision 2030, c'est comme toutes les autres potreurs monarchies, ils ont un souplant justement post-pétrolier en sachant que la manne pétrolière de toute façon n'est pas éternelle et qu'elle doit servir à financer une transition. En l'occurrence, évidemment dans le cas de l'Arabie
Saoudite qui est le plus gros pays de la région, ça prend des dimensions souvent pharaoniques avec certains projets que vous évoquiez, NEOM etc. Tous les projets ne sont pas arrêtés. Certains sont déjà un succès. Par exemple Aloula qui est le projet justement archéologique dans le nord-ouest d'ailleurs avec un partenariat français très poussé. C'est quoi, c'est une sorte de pétra saoudien ? C'est un peu la culture pré-islamique, c'est intéressant de le souligner. Un site magnifique sur la mer Rouge, Donc, il y a des choses qui sont très avancées. Il y a, par exemple, la ville de Kidia, vous en parlerez, je pense, après, c'est un endroit de parc à thème qui s'est déjà développé,
où il y a d'ailleurs le modèle de celui qui est supposé être en France. On y vient tout de suite, on en parle des parcs d'attraction. Et puis, il y a le développement des filières sportives. En revanche, les projets pharaoniques comme The Line, Neum, etc., qui demandent des investissements absolument colossaux. Les investisseurs, de toute façon, étaient réticents avant les événements, mais aujourd'hui, évidemment, tout ça est revu à la baisse et ralenti les projets qui ont été lancés, bien Bien sûr. Un mot sur peut-être ce projet d'ailleurs qui était de toute façon trop, enfin un peu fantasmagorique quoi d'une certaine façon. Non mais si vous voulez d'une façon générale, il ne faut pas oublier que l'Arabie saoudite n'est pas un grand émirat, c'est un grand pays qui fait quatre fois
la taille de la France, qui a effectivement des infrastructures à créer, qui a une population de 35 millions d'habitants avec encore une évolution démographique assez rapide. Et donc, si vous voulez, l'obsession des autorités pour réussir et pour être légitime, c'est de donner des emplois aux jeunes alors qu'on sait qu'il y a à peu près un tiers des jeunes qui sont encore au chômage. Et donc contrairement à ce qu'on voit dans les Émirats où il y a toujours moyen de financer des postes dans l'administration pour ne pas faire grand-chose, eh bien là, il faut créer de vrais postes. Effectivement, le tourisme est un secteur où on peut donner des emplois aux jeunes saoudiens, et donc c'est une des raisons pour lesquelles l'accent est mis, d'autant plus que jusqu'à présent,
l'Arabie saoudite n'avait pas du tout exploité son potentiel touristique sur la mer Rouge, contrairement aux Égyptiens par exemple. Donc si vous voulez, il y a cette obsession de donner des emplois aux jeunes, et puis satisfaire leurs revendications. Leurs revendications, c'est d'abord avoir des distractions et ensuite des emplois. Il a répondu, il essaye de répondre aux deux.
Il essaye de faire un parc d'attractions en France. Écoutez, ça tombe bien. On va y répondre tout de suite. C'est l'objet de la chronique de Quentin calmait.
Et donc ce méga projet de parc à thème en région parisienne annoncé le 24 août par le président français et par Mohamed Ben Salman. Rebonsoir Quentin. Que sait-on de ce futur investissement ? Eh bien le jour de la signature, au cœur de l'été, l'Elysée a parlé de projets colossals, je cite, et même hors normes. La signature de l'accord qui a même éclipsé les autres enjeux diplomatiques de la visite. Ce jour-là, Emmanuel Macron qui parle, je cite, de 6 milliards d'euros d'investissement, 22 000 emplois créés et du jamais vu depuis Disneyland Paris. Ce sont au total trois parcs d'attractions qui vont être construits, dont un sur le thème des mangas, Mohamed Ben Salman et le Prise d'un public qui se serait découvert une passion commune pour la culture
japonaise et les animés lors d'une visite d'Emmanuel Macron à Riyad en décembre 2024. Mais où vont être construits ces parcs d'attractions ? Si vous avez grandi à la fin des années 80, ce géant qui tient un grand verre de vin rouge, ça vous dit peut-être quelque chose. C'est l'ancien parc d'attraction Mirapolis. C'est situé à court dimanche dans le Val d'Oise. Le parc a été consacré aux contes et légendes françaises avec son gargantua. Il a eu une existence très courte, construit et ouvert en 87. Il a fait faillite en 1991. Le site est donc en friche depuis 30 ans. La commune de court dimanche s'est voulu plutôt prudente cet été. On a vu un communiqué parce qu'on ignore encore pour l'heure les détails,
le calendrier de la construction des nouveaux parcs. Un aménagement de cette ampleur, écrit la commune, constitue un bouleversement pour notre territoire. Il ouvre des perspectives de développement et d'emploi soulève des questions environnementales. Également, 400 personnes de la communauté des gens du voyage sont installées sur le terrain. Ils n'ont pas été avertis du projet. Interrogé par l'AFP cet été, il racontait au journaliste leur inquiétude. Déjà, un collectif de riverains est en train de lancer une pétition pour s'opposer au projet. J'ai regardé cet après-midi le décompte signé pour l'heure par 2200 personnes. Oui, alors l'annonce de ce projet a déjà fait l'objet d'un couac puisqu'on a parlé, souvenez-vous au début d'un parc qui était consacré à Dragon Ball Z
c'est l'une des licences manga les plus connues au monde et... Eh ben non, les détenteurs des droits de Dragon Ball ont été interrogés par des journalistes depuis l'annonce n'ont pas donné leur accord pour la construction d'un parc d'attractions en Ile-de-France. Il y a sans doute une confusion avec le prochain parc sur ce thème qui va être construit en Arabie Saoudite pour 2029. D'ailleurs, il y a une confusion avec les images promotionnelles de ce parc, celui qui va être construit en Ile-de-France. Depuis, l'exécutif se contente d'évoquer le thème des mangas, sans plus de détails, avec la recherche d'une autre licence visiblement. Mais de quoi donc décevoir les fans de Dragon Ball Z qui sont nombreux en France. Merci beaucoup, vous en faites partie ?
Pourquoi l'Arabie Saoudite se lance dans un projet comme celui-là ? Je crois que c'est beaucoup de l'affichage, beaucoup de trucs pour faire une grande impression à l'occasion de la visite et dire combien on tient aux bonnes relations avec la france et bon voilà on peut on peut s'offrir ça on peut offrir ça à la france cela dit c'est pas fait et pas seulement à cause des riverains et ben compte tenu de l'évolution de la situation de l'Arabie Saoudite aujourd'hui je ne pense pas que ce soit une priorité mais à la base c'est oui c'est vraiment même
si l'Arabie Saoudite contrairement par exemple au Qatar ou aux Émirats Arabes Unis n'a pas tellement travaillé ce soft power d'aller à l'extérieur oui c'est plutôt des projets en Europe avec que ce soit à travers le foot ou à travers les manifestations sportives etc il y a des d'affichage partout donc l'Arabie Saoudite a déjà sa priorité encore une fois c'est une priorité intérieure MBS oui les parcs d'attractions c'est d'abord pour les Saoudiens le divertissement c'est d'abord pour les Saoudiens donc là c'est vraiment Oui, un bonus un petit peu pour améliorer l'image de marque de l'Arabie saoudite et faire plaisir à la France. Et faire plaisir à la France. On va voir des images de cette visite de Mohanen Belsalmal en France.
En France, il avait à la fois participé à la cérémonie de remise de trophées de la Coupe du Monde d'e-sport aux côtés d'Emmanuel Macron, ça se passait au Grand Palais à Paris. Là aussi c'est un des domaines dans lesquels l'Arabie Saoudite investit beaucoup et puis on va avoir ensuite la réception officielle à l'Elysée pour parler géopolitique, lien économique, etc. Est-ce qu'il y a dans l'explication Bertrand Besancenot de ce contrat signé, on verra bien ce qu'il en ressort de Paris Attraction, un peu de la relation entre le président français et le presse saoudien ? Est-ce qu'ils s'entendent bien ? Ou alors est-ce qu'on fait de l'arrière politique et de la diplomatie ? Non mais la relation est bonne entre les deux hommes, ce n'est pas la question.
Mais je pense que la presse a eu tort de présenter ce projet comme étant l'élément essentiel de la visite. La visite a été organisée, il faut le dire aussi, parce qu'on ne pouvait pas organiser à Riyad le sommet de du E-Games, et donc la France a proposé de le faire parce que nous y investissons, les Séoudiens y investissent. C'était une bonne manière faite aux Séoudiens. Et puis à partir de là, la situation politique dans la région était un vrai sujet de concertation. Et puis il y a eu des contrats qui ont été signés, je pense en particulier le contrat d'Alstom pour le métro de Riyad ou bien pour CMA-CGM dans le port de Jeddah. Donc il y a eu de vrais contrats signés.
Mais il y a eu également une vingtaine de MOU qui sont si vous voulez des lettres d'intention. Et d'ailleurs quand on parle de ce projet là, il s'agit en réalité d'un protocole d'accord pour pour explorer ce que l'on pourrait faire. Et donc, si vous voulez, même Kediya, qui est en principe l'organisation saoudienne, a fait un communiqué qui est très clair sur le fait qu qu'effectivement, il fallait explorer. C'était un projet intéressant, mais qu'il fallait explorer et qu'il fallait également trouver les financements. Donc la question, elle est ouverte. Alors, il y a le football, effectivement. Vous avez parlé de l'e-sport, mais il y a le football qui est quand même l'un des principaux leviers d'influence aujourd'hui de l'Arabie saoudite, recrute des stars pour son championnat.
Vous avez cité Cristiano Ronaldo, on va le regarder, devenu VRP du Royaume.
Une mer d'un bleu pur, où le luxe est partout. J'ai découvert un endroit où des siècles de culture étaient encore bien vivants et profondément ancré. Une ville côtière vivante et magnétique où la vie s'écoule près de la mer. Je suis venu pour le football, je suis resté pour tellement plus.
David Rigolero, c'est l'exemple du Qatar de la Coupe du Monde 2022 qui a inspiré Mohamed Ben Salman, ses investissements massifs dans le football. À la base, le logiciel, il est du Qatari, c'est vrai. Simplement, là, les échelles ne sont pas les mêmes. En l'occurrence, pour le football, ça prend une dimension particulière dans le cas de... Parce qu'il y a à la fois les achats à l'extérieur, le Newcastle notamment, en Angleterre. Il y a eu des complications d'ailleurs, mais enfin en tout cas, voilà. Ils achètent un club anglais, ils font venir beaucoup de joueurs Il faut venir Ronaldo, il y a Karim Benzema, etc. Et qui est sorti d'ailleurs du club au bout de plusieurs mois, mais qui reste en Arabie Saoudite. Donc ils ont recruté beaucoup.
C'est l'idée, alors, c'est l'idée de créer une vraie ligue saoudienne qui rapporte de l'argent. Et alors là, pour le coup, ce n'est pas une logique d affichage. Les joueurs qui sont achetés, oui, évidemment, il y a une aura particulière. C'est des ballons d'or. Enfin, en l'occurrence, justement, Ronaldo. Mais il y a vraiment l'idée d'en faire un outil de développement moins économique en Asie de l'Ouest, et ça rentre plus généralement dans cette diversification économique, en réalité. Et on évoquait... Alors, ce qui est intéressant, c'est qu'il fait concurrence à Lionel Messi, puisque c'est Lionel Messi qui est en 2022, était l'ambassadeur attitré du tourisme, justement, du tourisme. Au Qatar ? Du Qatar, oui. Au Qatar, en 2022 ? Oui. Ou en Arabie Saoudite ? En Arabie Saoudite. D'accord.
Il fait même une photo sur la mer Rouge, sur le bateau sur la mer Rouge, et il est l'ambassadeur attitré. Donc là, il se trouve que c'est conforté par Ronaldo. On voit bien parce que le touriste... L'idée, c'est que le touriste constitue 10 % du PIB du royaume, ce qui est considérable, avec des emplois évidemment que vous évoquez. – Donc ça c'est le projet ça ? – Ah oui c'est le projet mais qui se développe beaucoup quand même. – D'accord, ok. – Développe réellement parce qu'il y a un potentiel, le problème c'est la guerre, parce qu'à ce moment-là si vous Quand vous avez un littoral qui est magnifique comme la mer Rouge, mais qui a une insécurité et un sentiment d'incertitude, ça hypothèque évidemment le filaire de ce type de secteur. Je voulais juste ajouter qu'en termes de soft power,
la première priorité, c'est l'accueil de l'exposition universelle en 2030 à Riyad. Et effectivement, là, la plupart des investissements sont quand même liés d'abord à cela, à la préparation. Alors il y aura qui d'IA, il y a toute une série de choses. Et puis 2034, ensuite effectivement l'accueil du mondial de football. Mais ce qu'il ne faut pas oublier, il y a l'aspect économique, mais il y a simplement le fait aussi, Mohamed Ben Salman est quelqu'un de jeune et il sait que dans sa population, les jeunes ne s'intéressent en termes de sport essentiellement qu'au football. Et il y a un véritable engouement pour le football et c'est vrai dans l'ensemble des pays arabes. Donc si vous voulez jouer sur la la popularité, ce qu'ont fait d'ailleurs effectivement
les Qataris, eh bien, bien sûr, c'est un élément d'influence qui est évident auprès des jeunes dans l'ensemble du monde arabe. D'abord dans sa jeunesse à lui et puis dans l'ensemble du monde arabe. Et pour développer un sentiment national, ce qui est très important politiquement en parlant. Il faut voir aussi que ça prend cette vision 2030, ce Paris sur le divertissement, sur l'ouverture surtout, pour une jeunesse qui était complètement enfermés. Mais est-ce que ça change la société saoudienne ? Aujourd'hui, l'Arabie Saoudite, c'est la scène la plus vibrante de toute la région arabe. C'est là que se produisent les plus grands chanteurs internationaux, les plus grands spectacles. Et tout le monde va la main. Maintenant, les gens de Dubaï vont à Riyad
pour assister à un concert. Mais est-ce que ça veut dire un peu plus de liberté pour les Saoudiens et notamment pour les femmes saoudiennes ? D'abord, c'est une liberté de sortie, une liberté de circulation, certainement une liberté de rencontres, parce qu'avant les jeunes n'avaient pas l'occasion de se retrouver, y compris les jeunes filles et les garçons. Donc nous, c'est vraiment une vraie révolution au niveau du pays qui porte ses fruits déjà. Un tout dernier mot, je reviens au point de départ de notre débat, ces attaques. Je vais continuer de simplifier un peu des rebelles houthis contre l'Arabie saoudite,
avec le jeu diplomatique qui se met en route, le président égyptien Sissi qui reçoit demain Mohamed Ben Salmandia. Il y a la porte de la diplomatie qui est encore entre ouverte, très Non, mais c'est évident. L'Arabie saoudite et l'Egypte se considèrent un peu comme les parrains de la mer Rouge. Et ils ont effectivement des intérêts communs. Le canal de Suez, Bab el-Mandeb. Alors il y a eu l l'opération non réussie au Yémen, si on peut dire. Mais aujourd'hui, si vous voulez, l'Arabie saoudite veut montrer qu'elle n'est pas seule. Alors on voit déjà l'accord de la Mecque qu'on a qu'on a évoqué, mais il y a aussi cette relation très forte avec l'Egypte et donc montrer qu'en réalité, il faut essayer, d'autant plus que l'Egypte a des relations
avec l'Iran, montrer qu'on essaie de trouver une sortie. Une sortie de crise parce que l'impasse actuelle est terrible pour l'ensemble des pays de la région, mais pour l'économie mondiale également. Et je pense qu'on n'en parle pas assez, mais je pense que les Chinois vont avoir un rôle. N'oublions pas que le 24 septembre, il y a un sommet entre le président chinois et le président Trump. Merci beaucoup à tous, à toutes d'avoir participé à ce débat à la Côte Manite. Je renvoie évidemment la lecture de votre article dans Libération et David Rigolet-Rose à la revue Orient stratégique. A très bientôt sur l'antenne de Public Sénat. Voilà, c'est la fin de cette émission, de ce sens public. Je vous dis à demain, 18h-22h. Vous pouvez retrouver nos débats sur notre plateforme,
notre site publicsénat .fr. Nous réécouter en podcast. Demain, l 'invité de la matinale, Auriane Mancini, reçoit l'ancien ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Belle soirée.