Jean-Philippe Tanguy : "Les macronistes ont mis la France à terre !" (Sud Radio)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse partielle
Qui va s'installer à Matignon selon vous ?
- 1:14RelanceRéponse directe
Pas de 49.3 selon vous, mais des ordonnances ?
- 1:18OuverteRéponse directe
D'où tenez-vous cette information ?
- 1:32OuverteRéponse directe
L'Elysée préparerait une gouvernance par ordonnance ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Il faudra bien que quelqu'un s'installe à Matignon, vous êtes d'accord ?
- 2:55FerméeÉludée
Vous avez utilisé le sobriquet de salaud sur un plateau de télé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueFait
« M. Macron se moque de nous, M. Macron veut lancer une procédure budgétaire qu'on ne pourra plus arrêter, et qui finira par ce qu'on appelle les ordonnances. »
- 0:52Invité politiqueFait
« le général de Gaulle avait prévu dans notre constitution que si le Parlement ne vote pas sur un budget avant la fin de l'année, dans le délai imparti, et bien le gouvernement peut faire un budget par ordonnance. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Ce serait la première fois sous la Vème République, ce serait évidemment un déni démocratique extrêmement grave. »
- 3:50Invité politiqueChiffre
« le projet qu'ils ont sur les barrages hydroélectriques, c'est les biens des français, ça va coûter un milliard »
- 3:56Invité politiqueChiffre
« Un milliard d'euros encore qu'on va piquer aux biens publics des français. »
- 4:00Invité politiqueChiffre
« les franchises médicales qui vont doubler, deux fois doubler »
- 5:26Invité politiqueChiffre
« Des nouveaux chiffres de l'INSEE, qui montrent que la part d'étrangers dans notre pays est totalement hors contrôle »
- 7:02Invité politiqueFait
« pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l'agriculture française est déficitaire. »
- 7:16Invité politiqueChiffre
« On va importer cette année 500 millions d'euros de beurre. »
- 8:31Invité politiqueFait
« Nous, on a une réforme des retraites qui incite notamment les jeunes à travailler plus tôt, qui permettent à toutes les personnes exclues du marché du travail de trouver un emploi cotisé. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy74 %
- Présentateur23 %
- Invité3 %
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Bonjour Jean-Philippe Tanguay, vous avez entendu Sébastien Lecornu aux 20h de France 2, un Premier ministre dans les 48h, ça donne du demain soir, qui selon vous va s'installer à Matignon ?
Je n'en ai aucune idée et tout ce que je peux vous dire c'est que je doute que ce Premier ministre ait la moindre marge de manœuvre, autre que de jouer aux kamikazes, le temps de déposer un budget et de lancer, si je puis dire, une procédure parlementaire que nous ne pourrons malheureusement plus arrêter. Et très cynique, parce que moi je le dis, je l'ai dit depuis maintenant 10 jours, et les informations que j'ai obtenues depuis confirment ce que je l'avais dit, M. Macron se moque de nous, M. Macron veut lancer une procédure budgétaire qu'on ne pourra plus arrêter, et qui finira par ce qu'on appelle les ordonnances. Des ordonnances ?
Oui, ceux qui nous écoutent ne le savent peut-être pas, parce que ça n'a jamais été utilisé sous la Vème République, mais le général de Gaulle avait prévu dans notre constitution que si le Parlement ne vote pas sur un budget avant la fin de l'année, dans le délai imparti, et bien le gouvernement peut faire un budget par ordonnance. Ce serait la première fois sous la Vème République, ce serait évidemment un déni démocratique extrêmement grave, puisque le général de Gaulle ne l'a pas prévu pour contourner le Parlement, contourner une majorité qui se récompte.
Donc pas de 49.3 selon vous, Jean-Philippe Quintan, qui ça a été annoncé, mais des ordonnances ? Mais d'où est-ce que vous tenez cette information, ou affirmation ?
Mais écoutez, je le tenais de Jean à Bercy, qui travaille dessus, et qui, depuis que j'ai révélé cette information, m'ont plus confirmé les choses que me démenti, voilà. Mais je vous dis, c'est dans la logique des choses.
Donc quel que soit le catère de Matignon, l'Elysée préparerait une sorte de gouvernance par ordonnance, pour, au fond, faire passer le budget en détournant du Parlement, c'est ça l'idée ?
Oui, mais en détournant d'ailleurs aussi le principe de la Constitution, car cette procédure du général de Gaulle n'avait évidemment pas été prévue pour cela, mais ça s'inscrit, je pense que celles et ceux qui nous écoutent ne seront pas surpris que M. Macron utilise une des dernières armes qui lui reste pour ne pas écouter les Français. Parce que, en fait, M.
Macron n'a jamais écouté les Français qui ont voté aux élections européennes contre sa politique fédéraliste de soumission à Bruxelles, en mettant Jordan Bardella largement en avance, qui ont mis en minorité de très loin les macronistes à l'Assemblée nationale, et ils n'écoutent pas, voilà, ils continuent à gouverner, seuls, comme c'est seul, et surtout isolés de la majorité de la population.
Jean-Philippe Tanguy, il faudra bien que quelqu'un s'installe à Matignon, vous êtes d'accord ? Il faudra bien que quelqu'un, au fond, prenne les rênes de Matignon. Quel profil ? Est-ce que c'est le retour ? Il a dit que sa mission a été terminée, Sébastien Lecornu. Il peut revenir, à vos yeux ?
Oui, mais vous savez, en fait, en commentant aussi le casting en permanence... Mais ce n'est pas le casting, c'est la nature même de... Ces gens n'ont pas de poids politique. Moi, si vous voulez, tous ces gens, moi je n'ai rien contre la personne de Sébastien Lecornu, mais si vous voulez, ce n'est pas le sujet. Et en fait, Macron s'amuse, Marine Le Pen a dénoncé hier le fait qu'il envoyait des babales, et c'est vrai que tout le personnel politique et médiatique, moi y compris, on a tendance à courir derrière les babales, à commenter le commentaire, et la réalité c'est que...
Ça vous a fait déraper, quand vous avez utilisé le sobriquet de salaud sur un plateau de télé ? Non, non, mais je n'ai pas traité M. Rotaillot de salaud, ce n'est pas vrai.
Ça a été dit et redit. Oui, oui, mais ça a été dit et redit, il y a beaucoup de choses qui sont dites, c'est totalement faux. Je parlais des pratiques politiques en général, parce qu'il y avait un journaliste qui expliquait que les politiques, c'était fait pour trahir, c'était fait pour mentir, et moi j'ai dit non, la politique, ce n'est pas des méthodes de salaud, et on a cru que j'avais insulté M. Rotaillot, je ne vois pas du tout pourquoi... Ce qui n'était pas votre cas. Mais pas du tout, mais en plus, vous voyez, on commente, mais c'est votre question à une bonne guerre, mais on commente le commentaire, mais il y a quoi derrière ça ? Parce que pendant que M.
Macron joue la course des petits chevaux, lance des babales, le monde avance, mais le macronisme avance, il y a des décisions qui sont prises au quotidien. J'ai dénoncé il y a un mois avec Marine Le Pen, le projet qu'ils ont sur les barrages hydroélectriques, c'est les biens des français, ça va coûter un milliard, et personne n'en parle à part nous. Un milliard d'euros encore qu'on va piquer aux biens publics des français. Il y a, comment dire, les franchises médicales qui vont doubler, deux fois doubler, franchises médicales sur les médicaments, franchises médicales sur les consultations de médecine, c'était il y a un mois, on n'arrive pas à en parler. Il y a des décisions graves, M.
Aquilis, qui sont prises pour le quotidien des français, pour les entrepreneurs, pour les retraités, et pendant qu'on parle de Dupont et Dupont, les décisions sont prises, et les décisions sont payées par les françaises et les françaises.
Jean-Philippe Tanguy, donc vous dites ce matin, un soupçon nourri par des contacts à Bercy, d'une volonté de gouverner par ordonnance, pour faire passer le budget de la part d'Emmanuel Macron. Marine Le Pen en Auvergne a dit, je sens surtout jusqu'à obtenir la dissolution, c'est une blague, la plaisanterie a assez duré. Quelle sera donc votre stratégie dans les jours, les semaines qui viennent ?
Mais mettre une pression politique la plus forte possible, celle de la légitimité que nous avons des urnes, mais aussi d'une pression populaire qui veut une rupture, pour obtenir cette rupture politique que les français et les français veulent. Donc censurer pour obtenir une dissolution. Absolument, parce qu'il faut qu'on ait un grand débat sur les enjeux, et que les français tranchent et choisissent leur destin. La France, malheureusement, est ruinée.
Nous sommes dans une crise budgétaire extrêmement grave, dont je pense que malheureusement, 90% du personnel politique en dehors du Rassemblement National n'a pas conscience, parce que comme c'est leur dette et leurs résultats, ils sont dans le déni de la situation dans laquelle ils ont mis la France. La crise migratoire, évidemment, est extrêmement grave. Des nouveaux chiffres de l'INSEE, qui montrent que la part d'étrangers dans notre pays est totalement hors contrôle, et ne correspond absolument pas à ce que veulent nos compatriotes. La crise de l'école, évidemment. La crise où les résultats de notre pays s'effondrent et on sacrifie des générations entières.
Mais est-ce que vous ne craignez pas que renverser la table, une douelle dissolution, ce soit mettre du chaos sur le chaos ? Après tout, on peut gérer les affaires courantes jusqu'à la présidentielle. Il y a 2027, c'est pas si loin que ça, en réalité. Est-ce qu'il faut rajouter de la panique à la panique ? Est-ce que vos électeurs ont envie de ça ? Ils ont envie de travailler ? Il y a des chefs d'entreprise ? Est-ce que cette respectabilité que vous recherchez à travers votre travail à l'Assemblée Nationale, est-ce qu'elle ne serait pas mise à terre en voulant tout renverser une fois de plus ?
Les gens en ont un. Mais renverser quoi ? Renverser la soupe ? Une mauvaise soupe qui est en train de frémir sur la Vème République, qui n'est défigurée ? Il faut prendre des décisions. Ça veut dire que, là, ils ne veulent même plus défendre leur réforme des retraites, évidemment, que je condamne. Mais ça veut dire que... La suspension, ça vous va ? La suspension, mais oui. D'ailleurs, ils n'ont même pas le courage de l'abroger, ces suspensions. Donc, on ne fait rien. Donc, en fait, on aura 5 ans. Le deuxième mandat de M. Macron, ça aura été 5 ans pour ne rien faire, ne rien décider, laisser tout pourrir et envoyer chaque semaine une nouvelle facture aux Français qui doivent la payer. Voilà.
Donc, cette situation de faux ordres, de fausse stabilité, c'est le chaos. Parce qu'au quotidien, l'insécurité, une fois de plus, explose. Les problèmes s'aggravent. Excusez-moi, je vais encore parler d'un problème concret. Oui. Mais pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l'agriculture française est déficitaire. Donc, ils ont même réussi à mettre à terre, les macronistes ont même réussi à mettre à terre l'agriculture française, joyeux national, qui nous nourrit. Écoutez, on va importer cette année 500 millions d'euros de beurre.
Donc, nous ne sommes même plus capables, enfin, on est capables, puisque nos agriculteurs, nos paysans sont capables de le faire, de faire notre propre beurre. On doit importer du beurre du Pologne et d'Europe de l'Est. On est dans le délire complet. Nous sommes dirigés par des gens qui sont gravement incompétents, gravement impakés, et qui s'accrochent au pouvoir. Donc, vous dites, il faut repasser par les urnes.
Bien sûr, c'est très urgent. Jean-Philippe Tanguy, cette suspension de la réforme des retraites, c'est ce que dit Sébastien Lecornu sur France 2. Il dit, ça coûte 3 milliards, rapidement. 2027, par exemple. Oui, 2027, 2027. 3 milliards, c'est-à-dire rajouter de la dette à la dette. Pourquoi revenir en arrière ? Regardez ce qui se passe. Nous voisins européens, les Allemands, les Italiens, ils sont à 67 ans déjà,
voire plus. Oui, mais ça crée du malheur. Je ne pense pas que les Allemands soient spécialement heureux de la situation dans laquelle ils sont. La politique, c'est aussi essayer de créer du bonheur et de créer une perspective pour les gens. La réforme des retraites, vous verrez qu'elle ne rapporte pas 3 milliards, qu'elle même coûte beaucoup d'argent, parce que, comme la réforme Fillon, les gens sont parfois abîmés au travail, sont fatigués. Donc, vous devez payer le chômage des aînés, vous devez payer les maladies chroniques, vous devez payer les incapacités, vous devez payer les blessures. Tout ça se retrouve sur la sécurité sociale, ce sont des fausses économies.
Et nous, on a une réforme des retraites qui incite notamment les jeunes à travailler plus tôt, qui permettent à toutes les personnes exclues du marché du travail de trouver un emploi cotisé. Je vous rappelle que, par exemple, les personnes en situation de handicap dans notre pays sont sous-employées, alors qu'elles peuvent apporter beaucoup de choses à notre pays. Il y a encore des femmes sous-employées, en temps partiel subi. Il y a beaucoup de gens qui veulent travailler en France plutôt que de faire travailler des personnes déjà abîmées, entre 62 et 64 ans.
Que dites-vous de ce concept ? Ça parle de retour au pouvoir, ou d'aller au pouvoir, en ce qui vous concerne, de l'union des droites. Qu'est-ce que lesquels est la réalité de ça ? On entend des républicains qui disent « Jamais le Rassemblement National, on ne travaillera jamais ensemble ». Il y a toujours cette espèce de plafond de verre avec Marine Le Pen. Que dites-vous ? Est-ce qu'il faut cette union des droites ?
Mais ce n'est pas un plafond de verre, c'est un plafond de la lâcheté. Je ne peux pas forcer... Plafond de la lâcheté, vous dites ? Bien sûr, c'est un plafond de la lâcheté. Mais écoutez, M. Rotaillot et d'autres, ils ont eu l'occasion quatre fois de faire barrage à M. Macron. Deux fois à la présidentielle, cinq fois même, et trois fois aux élections législatives, et notamment les dernières élections législatives anticipées, où M. Ciotti, avec une partie des républicains, ont le courage de faire barrage à M. Macron, en soutenant Marine Le Pen et Jardin Bardella. Qu'est-ce qu'il a fait, M. Rotaillot et les autres, M. Wauquiez, toute la smala ? Ils ont soutenu M. Macron.
Parfois, ils ont même soutenu les Insoumis et la gauche. Donc ces gens, je suis désolé, pour redresser la France, il faut un programme évidemment, mais il faut aussi des valeurs morales. Et des gens qui n'ont pas eu le courage de s'opposer à M. Macron, qui ont sacrifié l'intérêt de la France pour garder leur poste, eh bien, on ne peut pas travailler avec ces gens. Voilà, on ne peut pas. Et d'ailleurs, ce n'est pas qu'ils ne veulent pas, c'est qu'en fait, ils n'ont pas la force morale de le faire.
Ça veut dire que si demain, il y a une dissolution, pardon de revenir à la mécanique des choses, mais ça raconte ça aussi, la politique, si demain, il y a une dissolution et que vous, les sondages le disent, vous êtes en dynamique, mais vous n'aurez pas d'allié, en quelque sorte, puisque vous n'arrivez pas à vous parler
les uns et les autres. Mais le principal allié, c'est le peuple français, c'est le gaullisme, c'est la logique de la 5ème République. Marine Le Pen, future présidente des Français, celle s'il le souhaite, parle à tous les Français et veut gouverner pour tous les Français. Parce que cette espèce d'esprit de clan, de coalition qui ne fonctionne pas en France, vous arrivez au pouvoir, vous ne gouvernez pas pour la majorité des Français, voire la totalité, vous gouvernez pour votre clan, vous gouvernez pour votre petit parti. Donc il faut arrêter de penser de façon étriquée à des partis, à des intérêts partisans.
Il faut penser à une majorité de Françaises et de Français et d'ailleurs régler ainsi beaucoup de problèmes par l'utilisation du référendum. Ça, c'est le gaullisme, ça, c'est la vision pour notre pays et ça, ça permettra de régler les problèmes parce que tous ces gens qui n'ont que des fausses coalitions à la bouche, des petits accords de boutique, ils n'ont jamais réglé aucun problème. Aucun problème n'est réglé par ce genre de pensée minable.
Vous convoquez le général de Gaulle, nous allons terminer cet échange, mais tiens, Robert Badinter, il a sa place au Panthéon ?
Oui, bien sûr qu'il a sa place, une grande figure de la gauche. Moi, je ne suis pas sectaire, ce n'est évidemment pas mes références personnelles, mais on peut et on doit même admirer, respecter des personnes d'autres familles politiques qui ont apporté des valeurs et porté des combats pour notre pays. Jean-Philippe Tanguy, ultime question,
c'est la grosse fatigue ? Non, c'est... Je vous sens lassé.
Non, je ne suis pas du tout lassé, c'est peut-être que je suis un peu malade, mais ça, ce n'est pas grave. Non, non, je suis révolté, je suis indigné, parce que moi, je ne me suis pas engagé en politique pour attendre sur mon siège de député que des gouvernements d'incapables se succèdent. Je suis là pour essayer de changer les choses avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, et je trouve que fuir le peuple, contester le peuple, refuser de se soumettre au peuple, c'est une infamie, c'est indigne de nos mandats, et tous ces gens qui s'arrangent pour ne pas demander de la ravi aux Françaises ou Français. Vous savez, moi, je me suis engagé contre la trahison du référendum de 2005.
Et bien là, j'ai l'impression qu'on trahit la parole des Français au quotidien, en refusant de leur donner la parole et de les écouter comme le fait M. Macron, et surtout de laisser pourrir les problèmes des gens qui souffrent, parce qu'il y a des gens dans notre pays, vous le savez à Sud Radio, qui souffrent, qui ont du mal à s'en sortir, qui travaillent dur et qui ne voient pas le fruit de leur travail et qui sont très inquiets pour leurs enfants et à l'avenir de leurs enfants. C'est ça, le sens de la politique. Peut-être que j'enfonce une porte ouverte, peut-être que je suis naïf, mais moi, je ne me départirai pas de ces valeurs simples.
Merci à vous, Jean-Philippe Tanguy.
Merci. Vous voulez un doliprane, Jean-Philippe Tanguy ? Non ? Il faut du doliprane pour faire de la politique en ce moment, non ?
Non, il faut un peu de courage. Malheureusement, ce n'est pas dans des capsules. Comme disait Jacques Chirac, vous connaissez sa formule, mais je vais encore avoir des problèmes. Non, mais allez-y, allez-y. On fait des grèves de tout dans notre pays, sauf de couilles, faute de donneurs.
Ah, voilà, c'est ça. Bon, ben, c'est cash, au moins. Allez, on va revenir dans un instant sur ce que vous avez dit. Je ne sais pas s'il y aura un Premier ministre vendredi soir. Vous y croyez, vous ? Mais ça, ça manque, je m'en fiche. Oui, vous en fichez. Oui, parce qu'en fait...
Ah, ben, sauf si c'est quelqu'un de chez vous. Mais ce ne sera pas quelqu'un de chez nous, parce que... Non, c'est sûr, ça. Non, non, mais ce ne sera pas quelqu'un de chez nous, parce que nous, on ne veut pas le poste, on veut une majorité pour porter des politiques.
Bon, vous voulez la dissolution ? Oui. Fin de la blague, comme a dit Marine Le Pen. Rend le pouvoir au peuple. Rend le pouvoir au peuple.
Jean-Philippe Tanguy