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interviewINA (sur YouTube)· 5 mai 2014 9 min

François Hollande, candidat aux législatives 1986 - Archive INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir. Nous reçons ce soir monsieur François Hollande du Parti socialiste de la Corè vous présentez dans ce département en 2e position sur la liste des législatives. En 80, vous avez été battu par Jacques Chirac aux élections législatives et en 83 par contre vous avez obtenu un siège de conseiller municipal à Uussell.

Alors je reviens très brièvement sur l'élection de 81. Qu'est-ce qui peut faire courir un candidat socialiste en Haute Corè où Jacques Chirac est très implanté ? Mais vous savez, il y a une Maxime qui dit "Il n'y a pas besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer." Alors, j'en suis là.

C'est pas parce que on fait de la politique qu'on doit forcément avoir une ambition immédiate. On fait de la politique aussi pour porter quelques idées. Mes idées sont connues, ce sont les idées du Parti socialiste.

Et moi, je suis en Haute Corest pour représenter ce parti, ses idées, les réflexions qu'il défend auprès de tous ceux qui habitent cette terre qui n'est la propriété de personne, pas plus de Jacques Chirac que d'aucun autre. Oui, vous avez été directeur de cabinet de Max Galot au temps où il était porte-parole du gouvernement. Alors, on peut supposer qu'unarque comme vous jeune et quelques ambitions.

Alors, vos camarades du PS il vous balancent, si j'ose dire, dans un fief chirraakien en sachant pertinemment que que vous allez perdre. C'est pas très gentil ça ? Mais si, c'est très gentil d'abord parce que je n'ai pas été balancé en Haïe, je me suis balancé moi-même et deuxièmement euh vous avez dit que j'étais jeune donc j'ai tout le temps devant moi et il y a pas besoin d'être forcément pressé pour faire de la politique.

François Holland Marc Milmar vient de dire que vous êtes un énar vous êtes conseiller aussi à la cour des comptes. Vous êtes responsable d'une rubrique économique dans un quotidien national. Enfin bref, on a l'impression que le PS présente une carte de visite en en vous mettant comme ça sur sa liste.

Alors, vous êtes une carte de visite. Bon, avoir une carte de visite, c'est ni bien ni mal. Ça donne une caractéristique à quelqu'un.

Maintenant, ça ne suffit pas. C'est pas parce qu'on a des diplômes. Faire des études, c'est d'abord une chance.

Donc ça ne confère aucun droit. C'est pas parce qu'on a des diplômes qu'on a quelques titres à à faire valoir en matière politique. Je crois que je suis en haute Corée, je suis candidat du Parti socialiste, non pas en fonction de ma carte de visite, mais en fonction des qualités que mes avis socialistes, tous les électeurs voudront bien me reconnaître.

Vous voulez prouver que vous êtes un homme de terrain. Vous savez que en Corè, il y a tout de même 30 % euh de personnes qui sont des ouvriers, qu'il y a d'énormes problèmes dans des entreprises et notamment par exemple la pomêlerie électrique. Alors, on a vu le PS se remuer, le député Cassin aller à Paris redescendre et puis les gens de la pomélerie sont toujours au même point.

Alors, vous faites rien finalement. Là, vous avez une position qui est de penser que la politique ou que l'État ou que le pouvoir peut tout faire en matière d'entreprise, en matière d'industrie, c'est pas si simple. En principe, vous êtes bien placé pour défendre leur cause.

On n'est pas forcément efficace parce que on est bien placé. On est efficace parce qu'on répond concrètement à une véritable situation. Vous avez parlé de la pommélerie électrique.

Il y a un problème industriel, il y a un problème de reprise de cette entreprise. Il y a aussi un problème, il faut bien le dire, syndical dans cette entreprise qui a joué dans le conflit qui a pu se produire dans cette entreprise. Et bien Cassin, député de la Corè, a fait son travail. il a défendu le dossier mais Cassin n'est pas chef d'entreprise.

Il peut pas reprendre à lui tout seul la pommellerie électrique. Donc il faut que le pouvoir fasse ce qu'il doit ce qu'il a à faire c'està dire procurer des subventions, aider à la reprise lorsque celle-ci se présente. Mais le pouvoir ne peut pas se transformer en gestionnaire d'entreprise.

Je crois qu'il faut encore être comme ailleurs avoir bien le sentiment de qui est compétent pour quelle action. Il est certain que les chiens d'entreprise sont aujourd'hui comme avant compétents en matière d'emploi et il y en a pas d'autres. Alors, que fait le le PS corésien pour reprendre la question sous une autre forme ?

He, on entend surtout parler du RPR et du Parti communiste. Ce sont les les les deux bloc qui s'affrontent, hein, depuis depuis longtemps. Et le PS est un peu discret, hein, si j'ose dire, hein, dans cette affaire.

Je schématise bien entendu, hein, j'essaie d'être le moins discret possible. Donc je crois qu'il faut pas non plus caricaturer les choses. Vous avez raison lorsque vous dites que pendant un certain temps, il y a eu un débat en corèse, un débat politique orienté entre le Parti communiste d'autre part, le RP de l'autre côté.

Je crois que c'est en train de changer. Le Parti socialiste, je l'ai vu en Haute Corè, a progressé. Euh le parti communiste a régressé, la droite maintient pour l'instant ses positions, mais nous espérons l'entamer.

Donc je crois que c espèce de de dialogue obligé qu'il y avait entre le Parti communiste et et le RPR tente à à laisser place à ce que on avait appelé le trial. C'est-à-dire qu'il y a un troisème partenaire qui est le Parti socialiste et je crois que maintenant le Parti socialiste est devenu le premier parti à gauche en Corèse. En Corèse.

Ah bon ? Le le PC corésien qui est un PC dur hein, ne vous fait pas de cadeaux, hein. Quels sont vos rapports avec lui ?

Écoutez, nous avons des rapports de concurrents puisque nous nous présentons séparés à des élections mais nous n'avons pas des rapports d'adversaire. Notre adversaire, c'est la droite, notre concurrent à gauche, c'est le Parti Communist. C'est c'est pas ce qui apparaît dans les discours.

Ah mais qu'il y ait euh défense et illustration de notre bilan et mise en cause du parti communiste lorsqu'il s'écarte de Lyon de la gauche, ça ça me paraît être la nature même du débat politique. Que le parti communiste s'emprenne. La politique du gouvernement, c'est aussi son droit.

Il reste que nous sommes deux formations qui avons été unis à un moment, qui ne sommes plus aujourd'hui et qui avont un rapport de concurrence normal. et les électeurs choisiront le parti de gauche qui remplit le mieux leurs aspirations. Je crois que c'est plutôt le parti socialiste.

Mais les coréiens risquent quand même de plus rien comprendre à cette salade électorale là parce que finalement lorsque vous êtes au conseil régional dans les conseils généraux dans les mairies les alliés les amis c'est le PS LPC et puis arrive une élection et paf vous envoyez tout à la figure. Alors ça pour comprendre c'est un peu dur. Donc je crois que ce qu'il faut comprendre c'est que à l'échelon national l'a vu, le parti communiste a fait le choix de quitter le gouvernement en juillet 1984 et de ne plus s'associer à la politique qui menée par le gouvernement.

Donc le particulier c'est dissocié de la gestion nationale. Maintenant au niveau local il n'a pour l'instant rompu aucune alliance. au conseil régional, vous en avez parlé, le parti colis fait partie de la majorité régionale.

Il soutient, il vote le budget et l'action des socialistes. On s'entend sur le régional, on s'entend pas effectivement, il se peut qu'il y ait dans certains cas des des des unions qui soient formées à l'écheton local ou régional et puis qu'on soit pas d'accord sur le politique national. Il vaut mieux qu'on ait cette clarté là que si vous voulez la confusion de la droite qui ne s'entend, me semble-t-il pas au niveau national. on l'a bien vu avec la dernière affaire bar et qui ne paraît pas s'entendre au niveau local puisqu'il y a aussi plusieurs listes à droite.

Bon, constatons les choses. Nous ce qui nous importe c'est que le parti socialiste fasse le plus de voix possible et finalement n'ai pas besoin de trouver forcément d'autres alliés. Restons politique.

Vous êtes conseil municipal du sel dans le maire et le docteur Belcour qui est dans l'opposition nationale. Alors pour vous c'est déjà un début de cohabitation ça ? Ah non, c'est le scooter qui fait que aujourd'hui on a Est-ce que vous cohabitez avec le docteur Belcour ?

Je cohabite au sens où je suis poli avec le docteur Belcour et qu'il essaie de l'être avec moi. J'espère. Ça vous arrive d'être d'accord ?

Ça nous arrive d'être d'accord. Ça nous arrive de plus souvent de ne pas être d'accord et je le regrette quelquefois lorsque nous proposons des choses qui pourraient aller dans le bon sens pour Russelles. Mais là c'est c'est vous avez raison de faire cette comparaison.

C'est une cohabitation institutionnelle. Il y a eu un scrutin, il y a eu une minorité, il y a une majorité. les choses sont claires, on peut néanmoins avoir des rapports courtois et et normaux avec des hommes qui siègent dans et des femmes qui siègent dans le même conseil municipal que nous.

Laissons la politique de côté, revenons-en à l'économie. Vous savez que on dit que pour développer l'économie limousine, il faudrait déjà commencer par désenclaver le limousin. Alors, il y a un moment que les socialistes ont déré vers le pouvoir et ce désenclavement, on l'attend apparemment toujours.

Qu'est-ce que vous allez faire pour ce désenclavement ? C'est le désenclavement, c'est une opération vaste. Il s'agit de permettre des liaisons plus faciles entre la Corè, de l'imousin et le reste du territoire.

Donc il s'agit de grandes infrastructure. Déjà il y a eu des choses de fête qui a la nationale 89, il y a une meilleure liaison avec le LOD et cetera. C'est lent, je l'entends bien puisque ce sont des travaux coûteux et de grande ampleur.

Mais je reprends ce que vous avez dit. C'est pas simplement le désenclavement, le développement économique. C'est-à-dire que bien sûr ça passe par des liaisons plus faciles, mais ça passe aussi par un esprit d'entreprise, par euh une action de formation professionnelle, par une action de conseil aux entreprises, par une action de développement du tissu local.

Toute chose qui effectivement mettront peut-être moins de temps que le désenclamant qui doivent l'accompagner. Je crois qu'il y a pas une action miraculeuse, il y a pas une théorie économique fantastique, il y a simplement une ensemble d'actions qui permettent sur le terrain de trouver des solutions. Une dernière question François Land, vous avez écrit un livre collectif, la gauche bouge et Jean Peopren vous a taxé euh à ce moment-là d'être un peu trop sensible, un peu trop proche du MRP.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Ben, je pense d'abord que au sein du Parti solisme, il y a un vrai débat. On a des positions qui quelquefois divergent mais on se rassemble sur le même objectif qui est un objectif de justice et de progrès.

Jean Popren a pensé que les tests que nous émettions étaient des thèses qui allaient un peu trop dans un certain sens. On lui a répondu. Je crois que c'est à l'honneur de notre parti qu'il y ait ce débat en notre sein Je vous remercie.

Demain l'invité sera monsieur Raymond Lap du parti communiste de la Creuse.