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interviewLCI (sur YouTube)· 17 septembre 2026 140 min

Objectif 2027 : Dominique de Villepin invité de LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Merci d'être là. Bonsoir Dominique de Villepin. Bonsoir Monsieur le premier ministre, vous prenez la parole alors que la crise éclate ce soir dans toute sa gravité. Crise financière, risque de choc pétrolier. Le gouvernement dévoile la liste des économies à trouver dans la plus extrême urgence. Alain Ber nous soumettra des scénarios de crise auxquels vous pourrez réagir. Ce seront des simulations en quelque sorte. François Langlais et Ellisabeth Martichou lui succéderont suivi de Jean-Michel Apati. Monsieur le Premier ministre, la France entre dans une zone de très forte turbulence. Je vous donne les nouvelles qui sont arrivées même dans les dernières minutes. C'est le Premier ministre Sébastien Lecnu qui les a précisé. Le gouvernement doit trouver 54 milliards pour ralentir la glissade

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budgétaire et tenter de contenir le déficit dans ces circonstances de crise financière. Un peu moins de 6 milliards reniés sur les retraites, le gel possible des retraites dans les tranches élevées, la limitation du salaire des fonctionnaires, l'éventuel gel des aides pour le logement, le délai de carence pour les allocations aux étrangers qui travaillent légalement en France, la promesse de tailler dans le fonctionnement de l'État. Tout ça, comment est-ce que vous le définissez ? C'est la répétition du même. Et il y a trois questions qu'il faut se poser face à chaque budget que nous vivons depuis maintenant 10 ans. La première question, c'est est-ce que c'est nécessaire ? À l'évidence, nous devons réduire nos déficits. Nous sommes

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à 5 %, un peu plus de 5 % et en marche vers plus de 6 %. Et c'est une promesse guerre plus. Absolument. Deuxièmement, est-ce que c'est juste ? À l'évidence non. Et la faute n'en est pas à Sébastien Lecornu. Il hérite d'une situation qui depuis 8 ans nous a donné à une année près à un budget à 5 % ou plus. Et troisièmement, est-ce que c'est utile ? Et là, malheureusement, je dois dire aux Français ce soir, non. Non, tous les efforts que nous faisons ne font qu'alimenter un tonneau d'anaïde. Le tonneau France fuit. Il fuit, on le voit avec nos dépenses

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énergétiques, il fuit à travers nos dépenses de logement, il fuit à travers notre budget. Et c'est ça le drame français. Et c'est pour cela que nous avons besoin d'un état fort. Je vois qu'on rogne une année supplémentaire sur l'indice des fonctionnaires. C'est depuis 2023 et même depuis 2010 que cet indice est quasiment bloqué. Comment voulez-vous moderniser la France ? engager l'immense travail de refondation que nous avons à faire si nous traitons si mal cet état aujourd'hui nous avons un état qui est partout et nulle part un mot sur la dimension sociale de ce que nous sommes en train de vivre c'est un choc on va parler du choc pétrolier dans un instant mais le choc en particulier pour les retraités charge au parlement

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de préciser ce que dit ce soir Sébastien le cornu mais on parle soit de la désindexation soit des abattements sur les retraites en clair on va aller vers des millions de Français et leur dire l'État Vous avez promis tant et l'État ne tient pas sa parole. Alors que l'État ne tienne pas sa parole, c'est lamentable. Ça fait trop d'années et cela doit changer. Est-ce que vous voteriez un tel budget si vous étiez député Et donc je pense que c'est une erreur que de désindexer les pensions de retraite en ce qui concerne l'abattement forfaitaire pour frais professionnels. Là, je crois par contre que nous pouvons revenir sur cet avantage, mais il faut être intelligent et il faut le maintenir pour au moins deux catégories de retraités. Le premier

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c'est ceux qui continuent à travailler avec un cumul poids retraite et ceux deuxièmement qui s'engagent pour la société française tous ceux qui sont bénévoles dans des associations devraient pouvoir bénéficier de cet abattement. Donc je ne suis pas pour le rabo à l'aveugle déjà quand j'étais premier ministre, je le précise, entre 2005 et 2007, c'est le seul moment où nous avons réussi à faire baisser notre dette. Et cet exemple-là doit nous servir pour l'avenir. On ne le fait pas avec un rabot, on le fait méticuleusement avec un souci à la fois de justice et aussi d'efficacité. Dominique Villein, il y a une sorte d'accumulation des signaux d'alerte. C'est un train fantôme dans lequel la France est en train d'entrer ce soir de

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manière assez dramatique. Regardons les images des manifestations. Le gouvernement essaie de sortir le chèque. Ça commence. Il l'a fait pour les pêcheurs pour tenter de débloquer la situation. Goldman Sax prévoit un baril de pétrole à 120 dollars, ce qui serait en quelque sorte entrer peut-être dans un choc financier. Votre ami Chirac, je crois qu'il y a un certain nombre de vos soutiens dans ce dans ce studio qui sont venus avec vous. On a des maires des élus, il disait les emmerdes volent en escadrie. Alors là, c'est plus qu'une escadrie, c'est c'est souvent vérifié malheureusement c'est l'horizon qui est en train de de s'assombrir. Les taux d'emprunt pour la France qui dépasse 4 et demi, les 3500 milliards de dettes, la croissance à zéro. Est-ce que nous allons vers un

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choc pétrolier quand on voit ce qui se passe à Hurmous et là on est au cœur des sujets que vous connaissez particulièrement bien. Oui. Et ce choc pétrolier n'est pas euh un simple choc pétrolier puisqu'il se transmet euh du baril, du prix du baril, du prix du fra, du prix des assurances jusqu'à l'assiette de nos compatriotes et jusqu'à leur plein d'essence. Donc il y a aujourd'hui une ligne directe et l'on voit bien parce que dans son génie particulier Donald Trump fait bien les choses. Non seulement il a réussi au terme d'une guerre éclair à obtenir la fermeture du détroit d'Ormuse alors que je le rappelle il cherchait à mat le régime iranien il cherchait à contrer le

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programme nucléaire de l'Iran, on a la fermeture du D3 d'Ormuse et depuis quelques jours, on a la quasi fermeture du D3 de Babel Manded avec l'initiative des outils. Nous sommes devant une situation qui est hors de contrôle et on aimerait pouvoir dire que il y a aujourd'hui une autorité, une puissance qui est en capacité de remettre un peu d'ordre sur cette situation régionale. Malheureusement, on le voit, ce n'est pas le cas. Est-ce que la France entre dans cette tempête d'autant plus affaiblie par cette situation économique ? Vous disiez très justement c'est 5 % c'est une promesse en réalité le déficit de la France mais elle n'a jamais été tenue depuis 1 an 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans. En réalité, à part une petite exception peut-être au début du mandat de d'Emmanuel Macron en premier

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quinquena. C'est une circonstance où la France entre sans moyens, sans supplément de moyens. Elle est nue devant la crise. C'est la formule terrible de monsieur le l'escur qui disait "Nous sommes sans gras. Il y a pas de gras." Oui, nous sommes à l'OS, mais pas seulement à l'osé et sans objectif politique stratégique. Et c'est ça le plus dramatique parce que il y a des réponses, on le voit bien et nous en reparlerons, mais se fixer par exemple un objectif de planification sur 5 ans de la réduction des déficits à travers une loi organique, la règle d'or dont vous parlez souvent ici avec mon ancien avec mon ancien ministre Thierry Breton, voilà une règle qui s'imposerait à l'ensemble des acteurs. Vous y seriez favorable ? J'y suis

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favorable depuis bien des années. Et non seulement il faut s'imposer une règle, mais il faut se doter d'un instrument parce que une règle financière euh c'est un instrument technique mais il faut une volonté politique. Et la volonté politique c'est une existence de justice sociale. Dominique de Villepin, est-ce que les Français peuvent devenir allemands ? Les Allemands le font. Les Allemands sont des fourmis selon la FB de la fontaine. Les Allemands pendant des années se sont imposés cette règle de contrainte de ne pas sortir des déficits. En France, ça paraît impossible quand on voit là où on en est. Mais il y a deux conditions pour ça. La première, c'est d'avoir un état en situation de faire preuve d'autorité. Et la deuxième, c'est d'avoir un état en situation de faire preuve de justice.

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Aujourd'hui, nous n'avons ni l'un ni l'autre. La justice sociale aujourd'hui, c'est la condition pour réduire la dépense et pour réduire le déficit de nos finances publiques. Comment voulez-vous ? Nous sommes dans un système complètement opaque. Aujourd'hui, ça tombe sur les fonctionnaires, demain sur les retraités. Mais faisons les choses correctement. Ouvrons le capot de la voiture. Vérifions l'ensemble de ces avantages dont bénéficie tant de nos compatriotes et souvent les plus privilégiés et faisons place nette. faisons de l'ordre dans tout cela. Vous savez, on ne peut plus faire les choses au coup par coup et au jour le jour. Nous avons besoin véritablement de montrer aux Français la rationalité des

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décisions qui sont prises aujourd'hui. Chacun se lève le matin en découvrant telle et telle mesure. Ce n'est pas raisonnable. Ce n'est pas comme cela qu'un état qui se respecte doit fonctionner. Dominique de Ville, dans quelques instants, François Langlais nous rejoindra. suis frappé du fait que vous mentionnez au moins peut-être 10 fois 10 fois ou 15 fois l'État contrairement à ceux qui disent l'état est fini, c'est l'économie de marché qui doit qui all donner tout son cours on en parlera avec François l'anglais mais la situation internationale et notamment le fait que beaucoup de choses sont reliées à l'Iran. Cette guerre, elle a commencé menée par les États-Unis et par Israël contre l'Iran. Il faut dire ce qui est il y a eu un peu de d'ambiguïé occidentale he on souvenait pas, on

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critiquait mais beaucoup disaient au fond s'ils détruisent ce régime bien on sera bien content. Tout ça nous revient à la figure. L'Iran a résisté. Comment est-ce que vous expliquez ce mystère ? Les Américains et Israéliens ont tué leur guide suprême, tué un certain nombre de dirigeants et pourtant ce régime arrive à créer tout ça, c'est-à-dire à créer un désordre mondial. Et tout cela vous surprend, monsieur Rochemin ? Tout ça, je l'ai dit avant, je l'ai dit il y a des années. C'est encore une fois la répétition. Il n'y a que ceux qui ne comprennent rien à la situation du monde qui se lancent dans ce type d'aventure. Dompin, bien sûr, ça surprend. Pardon Dominique Ville, je peux vous dire une chose ? Regardez dans ce studio, si euh euh pardon, pardon d'un exemple aussi

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terrible, mais si on avait tué monsieur et madame, puis monsieur et madame et moi et lui et cetera, on se dirait que le régime tomberait. Ce régime iranien est si fort, si cruel aussi. Il a fait couler tant de sang, mais si fort qu'il tient bon et même qu'il se bat. Mais c'est la nature même de régime idéologique autoritaire qui se battent pour des raisons existentiel. C'est ça où la fin totale du régime. Donc il y a pas de questionnement pour la théocratie iranienne. Il y a une volonté à tout prix d'aller jusqu'au bout. Et euh Donald Trump euh a supposé qu'il y ait de la rationalité dans la décision américaine, Donald Trump euh a exprimer une méconnaissance de la

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région, une méconnaissance stratégique parce qu'il est bien évident que la première chose que l'Iran allait faire, c'est s'en prendre à l'ensemble des pays voisins et à partir de là, les pays voisins allaient faire pression sur Donald Trump et utiliser tous les leviers qu'ils avaient à commencer par le D3 d'Ormuse. Et donc l'Iran qui se retrouvait considérablement affaibli. Hm. C'est retrouvé renforcé par cet atout maître que Donald Trump lui a donné qui est la maîtrise du D3 d'Ormuse. Donc c'est une erreur, une faute stratégique comme il y en a peu. Il faut remonter très loin dans l'histoire pour voir une grande puissance commettre une telle erreur. Est-ce que les Iraniens ont encore de la réserve ? Il faut voir ce qui se passe. Les outils les outils qui

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sont beaucoup disaient pardon de la brutalité, beaucoup pensaient que c'était des vanupiers qu'il y avait seulement quelques kalashnikov et des pickup qu'ils étaient finis. Les outils arrivent arrivent à semer euh le désordre dans l'autre des trois. Babel Mandem, on a l'impression que c'est le scénario catastrophe qui s'écrit sous nos yeux. Le principe même de la guerre asymétrique, c'est que vous avez d'un côté les les États-Unis qui utilisent euh des patriotes qui coûtent des missiles patriotes qui coûtent des millions de dollars. Et vous avez de l'autre les Iraniens qui utilisent des drones pour quelques centaines de dollars ou quelques milliers de dollars et qui ont quelques barcasses quand les Américains déploient leur porte-avion. Mais c'est ça qui est fascinant dans le

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monde d'aujourd'hui, c'est que les super puissances, on a l'habitude de penser l'histoire à travers les très grande puissance, mais aujourd'hui ne peuvent pas ramener dans le rang des puissances très moyennes, voire petites comme l'Iran avec une économie extraordinairement malade de la même façon qu'on a l'Ukraine qui tient tête à la Russie et qu'on a la Corée du Nord qui se moque de Donald Trump. Donc, il faut prendre en compte que cette idée de puissance et je l'avais exprimé comme ministre des affaires étrangères dès les premiers mois de mon arrivée en parlant de la vanité des puissances que j'opposis à l'hyperpuissance du bervrine et avec beaucoup d'intelligence, euh le professeur Bad a transformé ça dans une théorie qui est l'impuissance de la puissance et la connaissance des

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relations internationales, c'est qu'il faut être capable d'anticiper les actions que l'on mène. Et manifestement, les États-Unis aujourd'hui n'ont aucune capacité de pensée stratégique. Quand vous voyez que monsieur Peter Exet est secrétaire à la guerre, aucune capacité diplomatique. Quand vous voyez que le meilleur de la diplomatie américaine aujourd'hui, ce sont deux golfeurs financiers, vous vous dites vraiment que la puissance américaine on est réduit à peu de choses. Bien des égards, eux s'entirent mieux que nous. Ils nous vendent leur leur GNL très cher. Leur économie se porte pas si mal. Vous avez dire au début les derniers chiffres hein et en réalité nous sommes particulièrement affaiblis dans cette situation. On en reparlera. Est-ce que le risque de choc pétrolier là ?

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Regardez cette courbe qui est terrible parce que si elle devait se confirmer, peut-on revivre par exemple les grands chocs pétroliers ? Ça a été la guerre de Kipour, ça a été la révolution iranienne. Je me rappelle ma mère me disait toujours en 73, les gens se jetaient dans les magasins pour faire des réserves de riz et de pâtes. Est-ce qu'on risque de revivre cela et toutes les conséquences que ça avait eu ? On se rappelle à l'époque les années de chômage et de récession. Bah 120 130 dollars le baril, certains parlent de 3 € pour le litre. On voit bien que la progression peut encore augmenter et c'est en cela que nous ne pouvons pas simplement être spectateurs de ce qui se passe, ni nous Français, ni nous européens. On ne peut pas laisser les Américains multiplier les bêtises et

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et voir la situation se dégrader. On voit l'Arabie Saoudite aujourd'hui qui est l'une des grandes nations de cette région. Est-ce qu'on peut l'autoritaire est-ce qu'on peut leêre Dom Vilpin aux Américains ? Vous l'avez fait en 2003, vous êtes l'homme qui a dit non aux Américains. Pardon. Regardez ce qui s'est passé. La France a eu un tweet un peu imprudent peut-être à les guerres de Donald Trump. La France a présenté des regrets. Oui, c'est une autre époque et je le regrette personnellement. Je pense que on a rien à gagner à ne pas dire ce que l'on pense quand on a un allié qui fait des bêtises. L'Amérique faisait des bêtises en 2003, on le leur a dit et on les a prévenu. Plus que dit, vous les avez provoqués, vous les avez affrontés, ils vous ont détesté

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et ils ont fini par reconnaître que nous avions raison. Aujourd'hui, nous voyons les États-Unis semer le désordre un peu partout à travers le monde alors que les États-Unis historiquement sont ceux qui ont vocation à créer de l'ordre. Et nous voyons les États-Unis en plus aller totalement à l'inverse des valeurs qui sont celles historiquement des États-Unis puisque l'Amérique aujourd'hui fraternise avec les pays les plus totalites de la planète. Donc nous avons le devoir de dire les choses. Et quand on voit le Parlement européen aujourd'hui recevoir Marc Carnet, le premier ministre du Canada qui est aujourd'hui le meilleur interprète des valeurs européennes, nous nous disons

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qu'il manque quelque chose à nos dirigeants européens et je pense qu'il est temps que l'Europe retrouve des leaders, retrouve des dirigeants qui soient capable d'exprimer, de nommer les malheurs du monde et d'apporter des solutions parce que nous pourrions aider les États-Unis dans la situation où ils sont à trouver un chemin qui nous permett collectivement de sortir de la dans laquelle nous sommes. L'histoire a-t-elle basculé à notre détriment ? Regardez cette image. Beaucoup y ont vu le moment d'une forme de déclin débutant. C'est l'image où Trump avait réussi à être dans la position en quelque sorte du maître avec des Européens qui se retrouvaient tous en dessous de lui d'une certaine manière. J'entendais quelqu'un comparer

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ça au congrès de Vienne quand la France avait été si puissante, vous c qui êtes un grand admirateur de Napoléon mais qui a fait la même erreur que que beaucoup ont fait. Lubris qui s'en est pris par exemple à à l'Espagne croyant qu'elle pourrait l'écraser et comme vous le disiez souvent les petits ont gagné contre les grands. Oui, c'est une des lois de l'histoire. Et venir en ordre dispersé en cœur tel les bourgeois de Calais dans le bureau de Donald Trump, c'est la garantie de se retrouver sermoné et et de recevoir la leçon. C'est pas la vocation de l'Europe. L'Europe a a une expérience de l'histoire, une expérience tragique. Nous sommes forts de cette expérience tragique et nous ne sommes même pas capables d'expliquer à un président américain amnésique les

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risques qu'il prend et qu'il fait courir au monde. Je pense que c'est des ce sont autant d'occasions ratées qu'il nous faut essayer de réparer. Monsieur le Premier ministre, cette émission est rythmée par les intervenants François Langlais, Ellisabeth Martichou, Jean-Michel Apati. On fera aussi un nuage de mots euh et un sondage qui a été fait par Frédéric Dab, le maître sondeur avec les qualités et les défauts qui vous sont attribués par les Françaises et les Français. Et c'est d'abord Alain Boer qui va vous soumettre un certain nombre de scénarios. Je vous en prie. Alain Boer nous rejoint. Merci beaucoup. Bonsoir An. Bonsoir. Bonsoir monsieur le président de la République car nous nous mettons dans un scénario qui vous sera probablement agréable et celui du

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lendemain de votre je déteste les jeux de rôle. Ce sont des fonctions qu'on occupe quand on les occupend de votre élection. Oui, bien sûr. Mais et car il faut considérer que cette opportunité exist. Monsieur Ber, ça fait 20 ans que j'attends et je suis quelqu'un de patient. Donc voyez-vous, je ne me prendrai pas pour le président de la République ni ce soir ni dans les mois qui viennent. Oui, mais si vous êtes candidat, cette option doit être une possibilité et même une volonté. Sû bien sûr. Mais ne soyons pas présomptueux, restons h Oui, mais la plupart des candidats qui se présentent ici entrent dans cette configuration car elle est une possibilité et elle permet de répondre à un certain nombre de préoccupations qui est celle du lendemain de l'élection.

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Mais avant de vous poser des questions, je voudrais d'abord que vous écoutiez ceci.

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Il s'agit de Barret. Oui, bien sûr. Dans une de ces œuvres les plus psychédélicos sombres, disons-le, qui s'appelle Dark Glob et vous avez indiqué euh parce que il arrive de suivre vos interventions à la fois sur le cousin Ponce, mais pas encore la cousine bête et sur votre playlist, vous avez indiqué que ce morceau vous je cite hanit. Vous avez dit il me hante depuis longtemps. Est-ce que c'est Dark Globe ? Est-ce que c'est la vision que vous auriez aussi d'une Dark France ? Euh oui, nourri d'inquiétude, d'anxiété et et je ne dis pas de nostalgie parce que je ne suis pas quelqu'un de nostalgique mais d'angoisse d'un destin français qui

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est aujourd'hui frappé et qui va demander à tous nos compatriotes et à nous tous beaucoup de rassemblement et et beaucoup de force. Vous savez le le cette anxiété, c'était un sentiment qu'éprouvait général de Ga l'enfant. Et j'ai toujours été frappé par cette cette angoisse qui le qui le tenaillait comme si on ne pouvait pas vivre sans une certaine idée de la France. Et je pense qu'il faut rester attentif à ce destin français. Bien sûr, chacun d'entre nous est préoccupé par son destin individuel mais le destin de la France devoir à tous et on peut dire aujourd'hui sans se tromper que la France est en danger. Monsieur le président, vous allez avoir à ponter un certain nombre de crises de difficultés. Vous en avez suivi un

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certain nombre sur le secteur social, tout à l'heure, sur le secteur économique, évidemment sur la question politique, mais je voudrais revenir moi sur un héritage que vous allez récupérer, assez inattendu probablement, mais très important, celui qui a été proposé par le président de la République actuelle, Emmanuel Macron, de dissuasion nucléaire avancée qui a à la fois revisité la doctrine et en même temps retrouvé certaines sources de la doctrine, notamment au moment où le président Charles de Gaulle que vous venez de citer avait un moment où il disait que la frontière de la dissuasion nucléaire n'était pas la frontière nationale mais au-delà jusqu'à l'Allemagne fédérale à l'époque. Et je voudrais savoir 10 pays ont indiqué leur intérêt pour cette initiative et je voudrais savoir ce que

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vous en feriez au moment où vous prendrez vos fonctions. Est-ce que c'est quelque chose que vous continueriez ou est-ce que vous considérez que c'est hors du champ de la doctrine traditionnelle ? puisque en tout état de cause, seul le président de la République française continuerait à avoir le contrôle du bouton de la mallette pour être plus précis. Vous avez raison. La la décision du président de la République qu'il a exprimé dans un discours important à Lille Longue a marqué une étape dans la proposition française à un moment très particulier de l'histoire de l'Europe. Et ce moment très particulier, c'est moment où on doute de plus en plus de la protection américaine et nos alliés se posent des

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questions, les mêmes questions que le général de Gaulle s'est posé bien des décennies plus tôt. Et je crois que le président de la République a eu raison et c'était dans la lignée de son interrogation sur les questions d'autonomie européenne, de souveraineté européenne. Il a eu raison de se poser la question parce que nous sommes à un moment où nos intérêts vitaux, et vous le savez mieux que personne, ces intérêts vitaux, c'est bien sûr ceux de la France, mais ne sont pas séparables d'autres dimensions. nous ne les préciserons pas ce soir parce que vous le savez bien, ça fait partie de la doctrine d'ambiguité stratégique mais ne peuvent pas se désintéresser de ce qui se passe dans le reste de l'Europe. Donc

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cette vocation à prendre en compte ces réalités là, elle passent par un certain nombre d'actions commune, des manœuvres en commun, des achats stratégiques de matériel sans pour autant qu'à aucun moment la France ne laisse d'autres pays financer sa propre force de dissuasion. Donc nous restons entièrement maître de de l'achat des matériels de notre force de dissuion et nous restons entièrement maître de la décision finale qui appartient au président de la République, vous l'avez rappelé, mais que nous puissions prendre en compte cette réalité stratégique, que nous puissions également prendre en compte toute une série d'étapes

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préalables à la décision française, je crois que ça fait partie des messages qu'il est important d'adresser aujourd'hui à la Russie ou d'autres puisque vous le savez la défense française elle est dirigée tous azimut contre toute menace qui serait possible donc je crois que c'est un enrichissement aujourd'hui de notre doctrine et je participe et soutiens totalement la démarche du président Macron. Est-ce que le risque nucléaire pour vous a atteint un stade inédit ? Le seul emploi de l'arme nucléaire, ça a été les Américains à Hiroshima et et Nagasaki. Beaucoup considèrent que après ce qui s'est passé dans la guerre de la Russie contre l'Ukraine, le monde a changé. Le pensez-vous ? Alors, le monde a changé, mais je pense je pense qu'il y

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a un double risque et et on s'aantit beaucoup sur le premier parce qu'ils nous concernent directement, c'est le risque des grande puissance nucléaire entre elles. Et c'est vrai qu'il y a un décalage de puissance par exemple euh de la Russie et des États-Unis avec le reste des autres États, mais euh c'est pas la quantité des bombes qui fait la dissuasion. Donc, il y a ce risque par le haut et on voit que Vladimir Poutine a de très nombreuses reprises à jouer avec cette menace. Je pense qu'il y a aujourd'hui un risque par le bas et le risque de prolifération nucléaire à mon sens, il n'a jamais été aussi fort dans notre planète. C'est-à-dire qui ? l'un des dangers et l'un des dangers de l'intervention américano-israélienne dans le Golf, c'est d'avoir montré à l'évidence à tous

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les moyens orientaux que ceux qui n'avaient pas la bombe étaient en danger. Et si le pacte de la Mec a été signé avec l'Arabie Saoudite, la Turquie et le Pakistan, c'est bien parce que on se dirige vers un des États voisins qui disposent de la bombe, même s'il ne l'avoue pas officiellement. Dites le fond de votre pensée euh s'il vous plaît sur la les Iraniens et le nucléaire. Sur notre plateau, tous les avis sont les bienvenus. On a entendu parfois des choses très dissonnante. Le général Yakovlev qui était notre invité, celui de Margo Hadad juste avant cette émission était allé jusqu'à dire "Au fond, on peut poser la question pourquoi les Iraniens n'auraient pas l'arme nucléaire de la même façon par exemple que les Israéliens la possèdent ? Le pensez-vous ?" Non, je pense que il est

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important euh de tout faire pour empêcher euh l'Iran euh d'avoir la bombe. Je crois que ça fait partie euh des grands objectifs que doivent avoir les diplomaties européennes et c'était d'ailleurs au cœur de l'engagement euh de 2015 signé par les Européens et les autres grandes- puissances. Je vous rappelle que j'ai initié personnellement ce processus vis-à-vis des Iraniens en 2003 en engageant les négociations diplomatique avec les Britanniques et les Allemands. Nous avons été atérans et nous avons signé le premier accord dans ce sens. Donc je suis tout à fait convaincu de cette nécessité. Malheureusement euh non seulement les Américains n'ont pas beaucoup fait avancer, alors certes, ils ont lâché des bombes sur Nathan et sur un certain

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nombre d'autres sites nucléaires, mais ils ont sans doute convaincu un peu plus les Iraniens de la nécessité pour eux de continuer d'aller dans cette direction et ils n'ont certainement pas restreint la capacité de missile de l'Iran, ni sa capacité à agir sur les proxis, même s'ils ont été affaiblis. Et il n'y a qu'à voir les actions des outils pour se convaincre que de ce point de vue-là, beaucoup restent à faire. autre scénario. Le président Chirak avait décidé de suspendre le service national 10 plus régulièrement service militaire même si déjà il n'était plus seulement cela. Suspendre suite à une intervention de Philippe Segin en disant on ne supprime pas mais on suspend au depuis cette suspension suppression

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de nombreuses initiatives ont été prises qui ont toutes plus ou moins échoué pour meubler le vide. Euh, on a cherché toute une série d'options avec des noms plus ou moins biscornus, chacune échouant devant l'impossibilité de redire les choses. Élu président de la République, est-ce que au vu de la situation internationale, de la difficulté de nos forces conventionnelles, de la problématique générale de défense opérationnelle du territoire, c'est le joli nom qu'on lui donne, vous rétabliriez la la conscription ? Alors, je ne rétablirai pas la conscription euh tout simplement parce que l'époque de la conscription, j'ai moi-même fait mon service militaire et en plus en mer rouge à Djibouti. Donc, j'ai bien vu ce que ça impliquait pour nos armées. C'est un engagement pour nos armées

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extraordinaire à la fois sur le plan financier, mais en plus en terme de mobilisation de personnel. Notre armée aujourd'hui est une armée de professionnel. Elle ne peut pas en plus s'occuper de 500000 600000 jeunes et les former. Donc, ce n'est pas possible. Par contre, renforcer et c'est la direction qu'a pris Emmanuel Macron, renforcer un service militaire volontaire, je crois que c'est la bonne direction. Encore faut-il que ce service là puisse répondre aux besoins des armées. Donc, nous allons et nous testons les premières promotions dans les prochains mois. Nous allons voir le retour d'expérience de euh ces promotions. Et par contre, ce que je crois c'est qu'il faut prendre et vous le savez aussi parfaitement, il faut prendre en compte

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l'évolution de la guerre. La guerre aujourd'hui, c'est pas simplement la guerre de haute intensité, c'est la guerre sous toutes ses formes et notamment ce qu'on appelle d'ailleurs improprement la guerre hybride. Et ça implique une mobilisation de toute la nation. Et c'est pour cela que je suis à la fois pour un renforcement de la réserve citoyenne de tous nos services publics et un renforcement citoyen à l'échelle de l'ensemble de la nation qui puisse faire appel à la fois aux jeunes, aux retraités, à tous ceux qui le souhaitent pour accroître la disponibilité à faire face à toutes sortes de risques, catastrophe naturelles, mais aussi euh des risques militaires, attaques euh cyber sur un certain nombre de centres ou d'hôpitaux. Chaque français doit savoir ce qu'il

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fera si notre pays à un moment donné est attaqué. Et ça, je pense que c'est une culture qu'il faut. C'est une culture du risque. C'est une culture d'anticipation et de préparation qui est absolument indispensable. Nous vivons dans un monde qui est chaque jour plus dangereux. Nous avons un développement des systèmes d'armes extraordinairement rapide et nous devons être préparés et connaître ces évolutions si nous voulons avoir une défense plus efficace. Ce qui impliquerait aussi de reformater la partie professionnelle des armées réduite à la partie la plus petite possible et imaginable. Avançons dans les scénarios. Euh question. À peine élu, vous allez recevoir trois invitations. Al ce n'est pas un quiz, je sais que vous détestez

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ça, mais c'est un sujet intéressant dans l'évolution de qui on voit le lendemain de son élection. Trois invitations : Washington, Moscou et Varsovie. Laquelle privilégieriez-vous ? Alors aujourd'hui, si vous me posiez la question parce que je ne peux pas répondre sur la situation qui sera celle de la France et du monde dans quelques mois, aujourd'hui je choisirai aucune des trois et j'irai en Ukraine. Je crois qu'il est très important de marquer la détermination française à maintenir un soutien d'autant plus fort que je suis contre tout ce qui pourrait aller dans le sens d'un engagement au-delà d'un soutien militaire. Et donc je crois qu'il faut être déterminé à faire

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l'effort économique militaire pour apporter à l'Ukraine les moyens d'assurer sa défense. Si l'agression russe devait l'emporter, ce serait pour l'Europe une véritable catastrophe. Donc je crois que cette détermination là, elle serait marquée symboliquement par cette décision. Monsieur le Premier ministre, quelle serait votre décision sur le fait d'envoyer ou non des rafales français défendre le ciel de l'Ukraine ? Vous avez vu que cette idée est de plus en plus débattue et le divise y compris en France. Marine Le Pen hier sur notre plateau disait non, elle a prouvé le fait que le président de la République jusqu'à présent ne l'it pas fait. Ni la France, ni l'Allemagne, ni même l'Angleterre qui est très allante ne l'ont fait. En revanche, en France par exemple Raphaël Luxman ou Élouard

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Philippe examine cette idée là et vous aujourd'hui ? Non. Aujourd'hui, ma réponse est non. Pourquoi ? Nous voyons la volonté des Russes de tester tous les jours un peu plus les pays européens et le temps. Il n'est pas question de se laisser tailler des groupières par la Russie qui sous le seuil essae en permanence de tester notre détermination. Donc nous devons répondre sous le seuil. Ça n'implique pas de publicité de communication. rentrer dans un schéma et le dispositif dont vous parlez qui est le dispositif de bouclier aérien exclusion aérienne les Ukrainiens le demande depuis le début qui impliquerait 180 avions pour légitime défense légitime défense de leur point de vue je crois que aujourd'hui nous devons le concevoir en plusieurs étapes parce que les Russes doivent savoir que la

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multiplication des actions de déstabilisation de l'Europe, on l'a vu à Leips qu'on l'a vu vis-à-vis de trains polonais ne peut pas rester sans conséquence. Mais pardon, pardon monsieur premier ministre, pourquoi ne le fait-on pas ? A-t-on peur ? Alors, je crois qu'on n'a pas véritablement aujourd'hui d'unité des Européens pour marquer clairement euh un engagement et une action. Je crois que c'est une question de division. La France ne peut pas le faire seul et je crois que le faire seul relèverait de l'aventure. Ça n'a pas aujourd'hui de sens. Donc le faire, préparer une action qui se ferait dans le pourtour des pays européens et qui se ferait sans engagement de l'aviation mais par le biais de la défense antiaérienne. Nous pourrions imaginer quelque chose de ce

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genre mais ça supposerait que nous soyons dans une étape de la guerre très différente de celle d'aujourd'hui. Dominique de Villepin, dans quelques instants, c'est François Langlais et Ellisabeth Martinchou qui vont nous rejoindre. une image de votre bureau. Restez un instant, vous avez la plus grande bibliothèque de Paris, Alain Ber donc vous allez pouvoir apprécier le bureau de de Dominique de Villepin où les livres sont extrêmement présents. La la culture générale, la meilleure école du commandement, disait le général de Gaulle. Alors là, la photo est un peu recadrée, mais il y a énormément de livres. la présentation de votre bureau. Alors, les les les objets qu'on voit ou qu'on ne voit pas et qui me touchent personnellement, il y a une photo de mon père recevant à Caracas en 1964, le

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général de Gaulle. Il était alors président de l'Union des Français. Il y a une photo de mon frère quelques quelques mois avant sa mort. Il y a des œuvres de ma fille, des œuvres de peinture et donc elle m'accompagne aussi. Il y a une photo de Mu Bridge qui est un photographe qui décompose le mouvement des animaux. Là, ce sont des bisons et et qui me touche également parce que ça oblige à l'attention et l'attention c'est ce qui se perère le plus dans le monde d'aujourd'hui. Donc être attentif, être vigilant, réfléchir à chaque étape à ce qu'on fait et ce qu'on dit et et donc voilà, il y a il y a beaucoup d'objets auxquels je tiens. Merci beaucoup. Merci Alain Berlisabeth Martichou et François Langlais dans le

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vif de sujet de pleine actualité et notamment évidemment et on va commencer par là avec François Langlais la très grave situation budgétaire financière de la France si vous nous rejoignez l'accumulation des crises dont on parlait crise budgétaire crise financière crise pétrolière choc pétrolier peut-être et les annonces du premier ministre ce soir François Longlais bonsoir monsieur bonsoir François Longlais je voudrais revenir un instant oui sur les annonces de Sébastien Lecnucu. Vous avez commenté il y a quelques instants avec Darius 54 milliards d'euros d'économie un peu une escroquerie d'ailleurs parce que il y a il y a 8 jours sommes passés à 54. Vous l'avez balayé d'un verre de main en disant c'est pas la hauteur du sujet. Qu'est-ce qui vous choque là-dedans ?

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Est-ce que c'est l'ampleur insuffisante de l'affaire et c'est pour ça que je ou les modalités les cibles qui sont visées ? Je ne fais aucun reproche à Sébastien Lecornu. Il faut que nous ayons un budget et on n'imagine pas arriver à des élections présidentielles sans avoir un budget et être soumis à la loi spéciale. Donc il faut un budget. Mais il y a deux choses qui me choquent. C'est le choix des cibles qui se font à chaque fois aux doigts mouillés. J'ai été premier ministre et j'ai vu les ministres des finances venir dans mon bureau avec tout ce qui existait traditionnellement dans les tiroirs de Bercy et qui est assez créatif. sont pas toujours de bonnes idées. Et donc là, on voit ça tombe sur les fonctionnaires, ça tombe sur les retraités mais quelle est la

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rationalité politique, économique, financière de tout ça ? J'ai quelques doutes. Deuxièmement, quelle est l'efficacité ? Et c'est là où je pense que quand on construit un budget, il faut se préoccuper de savoir quelle est la trajectoire de nos finances publiques et pas à un an. On a un psychodrame annuel sans aucune visibilité. Moi, je crois qu'un budget, ça se construit sur plusieurs années. C'est pour cela que je suis favorable à une programmation à 5 ans pour que nous revenions à 3 % en 2031. Ça veut dire un effort régulier. Ça veut donc dire aussi une méthode et ce qui me gêne dans la démarche budgétaire, pas seulement celle de Sébastien Lecornu, mais de tous les premiers ministres des d'Emmanuel

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Macron, c'est que l'exigence de justice sociale et l'exigence de redressement des comptes n'a jamais été une préoccupation centrale ni d'Emmanuel Macron, ni des gouvernements. Et c'est pourtant essentiel dans le budget d'un ménage. On est tous soucieux de faire en sorte que l'allocation de nos dépenses soit la meilleure possible. Aujourd'hui, je le dis sans crainte, malheureusement, les efforts qui sont demandés seront sans lendemain. On a fait 24 ou 25 milliards d'économie sur la dépense en 2025 pour 4/10è de bénéfice. C'est dire que c'est le tonneau d'Edanaïdes. C'est pas comme cela que l'on redresse un pays.

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Alors justement, j'ai parcouru les éléments de votre programme. Vous les avez disséminés notamment dans votre site, sur votre blog, vous prévoyez ce qu'on peut appeler un choc fiscal, hein, suppression de bon nombre d'impôts. Vous vous concentrez sur neuf grands impôts. Si si passer de 400 impôts à 9 impôts, c'est pas c'est pas un choc fiscal. Alors, je ne sais pas très bien ce qu'est un choc fiscal. C'est c'est ce que j'ai c'est le le terme que j'ai utilisé exactement. Mais il y a un autre choc dans le choc qui me préoccupe beaucoup plus parce que votre préoccupation de simplification, elle est tout à fait légitime, elle est souhaitable dans le maqui fiscal français mais c'est la suppression de toutes les niches fiscales. Suppression progressive hein, vous dites "On va

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faire ça sur 5 ans, encore méthode à l'exception de d'une ou deux le quotient familial, ça représente une augmentation potentielle de 90 milliards d'euros pour les seuls impôts. Si vous appliquez la méthode ou charge sociale, on en reprend pour 100 milliards. Ça per l'ppopète voter ville c'est la som fiscale. Non, pas du tout. C'est exactement le contraire. Nous ne pouvons pas faire des choix budgétaires et politiques sans savoir ce qu'il y a dans le moteur. Aujourd'hui, les choix qui sont faits sont faits à l'aveugle. Et je connais bien la musique parce que quand je me suis retrouvé en 2005 à Matignon, la première règle que je me suis fixé avec Thierry Breton et Jean-François Copé, c'est des audits

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budgétaires par fonction pour voir ce qui était utile et ce qui était inutile. Attendez, c'est pas tout à fait la question que je vous posais. Justement, je reviens. Je parlais de l'augmentation d'impôts que vous prévoyez. Non, je ne prévois pas d'augmentation d'apôt. Suppression des niches fiscales en langage ordinaire, c'est une augmentation d'impôt. Non, parce que c'est vous oubliez la méthode. Pourquoi ce que je Il y a des bonnes méthodes pour augmenter les impôts ? Mais c'est pas une augmentation d'impôts. Pourquoi ? Je fais une loi d'extinction des niches sur 5 ans et année après année, nous examinons par 5e la situation de toutes les niches fiscales et sociales. Il y a 475 niches fiscales. Aujourd'hui, il y a selon la formule un

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chien qui mort dans chaque niche et personne ne sait exactement ce qu'il y a dans ces niches. Et ça fait partie ça fait partie emplois à domicile le crédit impôt recherche mais mais bien sûr les allégègements de charge Oui mais et c'est bien pour ça que je dis nous prenons la règle des 3/3 un premier tiers de cette niche est examiné et nous maintenons les dispositifs qui sont les plus efficaces un deuxè tiers nous réintégron c'est-à-dire 12 milliards nous réintégrons à travers des politiques publique plus efficace que les dispositifs de ces niches fiscales que nous examinons. Et je ne fais pas ça dans mon coin tout seul, je fais ça avec les commissions du

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parlement, avec les commissions du CE et avec l'ensemble des bénéficiaires de ces niches. Et le 3è tiers, la dette, c'est pour rembourser la dette. C'est-à-dire qu'il y a 12 milliards par an qui vont permettre de rembourser la dette. C'est-à-dire que moi, je suis en mesure de vous offrir une trajectoire qui sur 5 ans va nous amener en dessous de 3 %. Je n'ai pas entendu beaucoup de candidats, monsieur l'anglais, être en situation de faire cela. J'entends bien mais vous vous me retrouvez dans le fait que cet argent qui est mis pour rembourser la dette, il provient d'un supplément d'impôts qui va crever le budget des des Français. Mais il il provient

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d'abord de la volonté de rétablir la justice par rapport au Français. Oui. Alors ça c'est en tant qu'à faire si on fait des impôts, autant qu'il soit juste. Mais enfin c'est quand même plus d'impôts. B c'est plus d'impôts. C'est d'abord une clarification des bénéficiaires. Il y a des bénéficiaires aujourd'hui qui sont cachés et dont personne ne sait qu'il bénéficie de ces niches. Je prends par exemple l'exemple de monsieur le Cornu qui aujourd'hui exente la contribution, la nouvelle contribution des entreprises. Est-ce que c'est juste d'exempter les entreprises ? Est-ce que c'est juste de taxer un peu plus les fonctionnaires ? Nous avons nous avons de plus de 200 milliards selon le rapport du Sénat de Fabien G sur les aides aux entreprises.

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Moi je rétablis. Non, mais peut-être peut-être est-ce moins peut-être très discutable mais pardon au total on comprend pas monsieur le premier ministre au total est-ce que les impôts baisser pardon au total chacun sait que la France est très haut dans les prélèvements obligatoires par rapport à tous ces au plus haut Darius au plus au plus haut au plus haut plus haut quasiment toute enfin disons en Europe on est égalité avec est-ce que au total ça baisserait oui ou non au total ça ne baisserait pas au total ça au total les impôts n'augmenteraient pas du montant indiqué par ça baisserait pas donc ce record français resterait avec vous. Mais la première chose, vous savez que c'est la première chose que tant d'étrangers regardent. Les agences de notation sont les premières à

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dire ce n'est pas normal et en même temps elle félicite la félicite la France de leur inventivité en matière d'impôt. C'est vrai que ça marchein c'est de rétablir la justice dans notre pays. Nous avons toute une série de privilèges, toute une série de situations de rente dont personne n'a la moindre idée et c'est et ça n'est pas la justice hélas qui relance l'économie. Pas tout à fait. Oui, mais est-ce que cet argent est un argent qui sert la croissance ? Est-ce que c'est un argent qui sert la productivité ? Est-ce que ou est-ce que c'est un argent qui dort ? Prenons prenons le pacte du train. Prenons le pact les impôts sur le capital. Vous dites "On va rétablir un impôt sur le capital qui intègre toutes les sources d'enrichissement pour l'individu. Ça

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veut dire l'entreprise, si je possède une entreprise, je suis taxé à la hauteur de la valeur qu'elle représente, comme auparavant l'USF. Non, nous oui, je je reprends l'idée de l'USF. C'est ça. Vous rétablissez une sorte de super ISF. Oui, et je pense que nous avons commis une erreur. C'est celui-là même qui a fait fuir des centaines de contribuables, monsieur l'anglais et et des contribuables qui sont des entrepreneur. Mais monsieur l'anglais, nous sommes à un moment de notre histoire où il y a un immense effort à faire. Si cet immense effort, il n'est pas d'abord fait par les plus favorisés, et bien je ne vois pas pourquoi le reste du pays les regarderait sagement. On peut vous retrouver là-dessus, mais l'entreprise, ça crée des emplois, ça crée de la croissance, ça crée de

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l'activité. On en a besoin. Nous sommes d'accord. Mais dans le pacte du trail, prenons le pacte du trail. Je ne touche pas au cœur de ce pacte qui est la transmission des entreprises, du vivant, des entrepreneurs à leurs successeurs. Par contre, vous savez comme moi que ce pacte du trail qui au départ était fait pour quelques milliards d'euros et qui tout à coup s'est révélé être une véritable mineur Oui, il y a eu des détournements mais pas depuis fort heureusement. a eu beaucoup de détournement et à travers le jeu des holdings, on a réussi à euh transmettre des sommes tout à fait considérable. Donc ce qui est important, c'est de faire en sorte que l'argent productif, les entreprises qui contribuent au développement de la

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nation et ben il est pas question d'augmenter la charge. Mais par contre toutes ces petites ficelles qui se situent dans ces niches et qui constituent à travers le jeu de la complexité et de de l'opacité des privilèges pour quelques-uns, nous devons aller les regarder de très près. Justement, alors vous vous évoquez ce mot entreprise, j'étais étonné, vous vous ne l'écrivez quasiment pas dans votre programme l'entreprise vous le mentionner au moment des des allègements de charge sociale en disant bon on va les mettre sous condition et cetera mais rien pour dire que il faut les encourager, qu'il faut les stimuler de façon à ce qu'elles créent de l'emploi, de l'activité, de l'innovation, ce dont nous manquons cruellement. Vous n'avez vous n'avez sans doute pas

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très bien lu ce que j'ai publié. Je n'ai pas encore publié l'ensemble du programme. Nous allons le faire dans les toutes prochaines semaines. On parle d'état dans votre programme. Alors là, l'État là c'est tout toutes les par on parle d'état. On parle de mobilisation de la richesse nationale parce que ce qu'il faut dire aux français c'est que nous sommes un pays riche. L'État est pauvre aujourd'hui mais nous sommes un pays riche très riche. Et je crée pour cela un fond de souveraineté et de solidarité. 1200 milliards comme levier d'investissement qui euh permet outre euh de développer un système d'épargne retraite euh par capitalisation euh et qui garantit bien sûr et qui va permettre d'engager la grande transformation dont notre pays a besoin, la décarbonation, la

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digitalisation. Donc là, ce sont bien évidemment les entreprises, le développement de l'intelligence artificielle et avec le souci de permettre justement d'apporter une part de l'épargne des Français quand nous pensons que nous avons 350 milliards d'épargnes annuelles, 6500 6500 milliards qui ne viennent pas nourrir la croissance de notre pays, et bien je pense que nous devons créer des mécanismes qui peuvent permettre de développer davantage la croissance. Vous évoquez là à l'instant la décarbonation. Nos compatriotes sont en ce moment très préoccupés par le prix de l'essence et évidemment on cherche les solutions, un état un pécunieux et pour autant 22 %

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des ménages français qui ont une voiture qui consomment plus d'un mois de revenu dans leur réservoir. J'ai pas très bien compris ce que vous vouliez faire parce que vous évoquez certaines aides, vous dites bah voilà, il faut notamment mobiliser les municipalités, qu'elles fassent d'échecs pour les gens qui en ont besoin. Puis de l'autre côté, quand on lit vos programmes, justement, c'est taxe carbone. Il faut absolument différencier le prix des énergies fossil taxé ou détaxé, accéléré ou freiner. On peut pas faire les deux en même temps. La solution que je propose, c'est un encadrement fiscal pour le carbone, mais ça vaut aussi pour le gaz, qui permet d'apporter une protection au-delà d'un certain seuil. Il y a une bande de fluctuation entre 1,75 et 2,50 € et rien ne nous dit que

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nous n'aurons pas 1 lre d'essence à 3 €. Dans ce cas-là, nous plafonnons nous plafonnons le prix à 2,50 €. Et si ça veut dire que l'État s'assoit sur les taxes supplémentaires, c'estàdire que l'État prend sur lui et et n'ajoute pas de taxes supplémentaires. Et si 50, c'est sacrément haut, hein. Oui. Oui. Mais quelle est la situation que nous laisse monsieur Macron dans notre pays ? Cette situation là, est-ce qu'elle nous laisse beaucoup de choix ? Donc une fois qu'on a accompagné ceux qui sont les plus en difficulté, l'aide soignante qui doit faire 50 km et là je suis les pêcheurs, les agriculteurs, donc les filières, l'ensemble de nos compatriotes qui sont face à des difficultés et en particulier dans les plus petites communes, ceux-là doivent

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être accompagnés. Mais parallèlement, il faut que nous ayons un mécanisme vertueux. Voyez-vous, ça fait 20 ans qu'on aurait dû accélérer la décarbonation de notre pays. Aujourd'hui, celui qui a une voiture électrique, il fait une économie de 1000 € par an, celui qui a rénové thermiquement son appartement, il fait une économie de 1000 €. Et c'est dire que si nous n'avons pas un signal carbone qui vient orienter les choix économiques de nos compatriotes, nous allons nous retrouver dans la situation où nous sommes aujourd'hui. Aujourd'hui, chaque français fait un chèque de 400 450 € au producteur de aux États du Golf, aux États-Unis et à la Russie. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Donc, il est temps que nous retrouvions le temps long, le temps de la crise dont nous parlions au début de

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l'émission, le temps de la crise mange tout et enlève toute rationalité politique et économique. La rationalité économique aujourd'hui, c'est d'être capable de penser la décarbonation, l'intelligence artificielle. Si nous ratons le train de l'intelligence artificielle, l'économie française européenne et bien elle sera dans l'incapacité de se développer dans les prochaines années. Et c'est pour cela qu'il nous faut par un consortium privé public avec l'ensemble des Européens avec une quasi nationalisation de l'intelligence artificielle développer développer pourquoi voulez-vous nationaliser ? Mais parce que il faut que nous le fassions et que seul l'État est capable de donner la pulsion avec les autres États. Aujourd'hui, ceux qui ont inventé l'intelligence artificielle, c'est pas

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les États, c'est des c'est des start-ups privés. Mais bien sûr. Et on en a une en France qui est formidable, mistral. C'est pas des fonctionnaires, enfin c'est pas le bureau de Beril. Monsieur l'anglais, ayant le sens des proportions. Oui, Mistral, très belle société, monsieur Turmench a fait une levée de fond pour 3 milliards d'euros. Vous savez que 3 milliards d'euros, c'est ce que dans la Silicone Vallée, les Américains investissent, les sociétés américaines investissent en une journée. Mais ça ira mieux avec l'État français. Et bien si l'État français est capable de bâtir avec les Européens qui le souhaitent un consortium et d'engager et de mettre tout leur poids pour créer un nouveau modèle d'intelligence artificielle français différent du modèle open source chinois ou du modèle

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propriétaire américain, un modèle à poids partagé, et bien nous aurons la capacité de peser dans ce secteur parce que nous n'avons pas l'éternité devant nous. Nous ne pouvons pas attendre et que nous avons un investissement massif à faire. Et voyez-vous, tout l'intérêt d'avancer fortement dans la voie du redressement financier. Euh vous me reprochiez de faire un un de solliciter les Français dans un effort excessif. Oui. D'augmenter les impôts, disons les choses clairement. Oui. Un effort excessif. La raison, c'est que sans ce redressement financier, nous ne serons pas capables de faire les investissements indispensables si nous voulons que la croissance française qui est aujourd'hui à zéro puisse puisse passer à 2 % qui devrait être le taux de

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croissance français et devenir partenaire des autres États européens. Vous dites en substance plus d'état quand on vous entend depuis tout à l'heure, vous dites plus d'état plus d'état même pour relancer l'intelligence artificielle européenne qui est pas grand-chose pour l'instant. Où est-ce que ça marche ? Où est-ce qu'un tel système marche actuellement où davantage d'État alors l'État une grande grande histoire en France mais où davantage d'État relanc la machine. Vous avez l'image comme beaucoup de libéraux, vous avez l'image d'un état léviatant, très lourd et et incapable de manœuvrer. Je pense que l'État aujourd'hui est indispensable pour avancer dans la voie d'une démocratie politique. Et un exemple de pays où ça marche le parti communiste chinois mais on peut pas dire

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c'est une démocratie de référence monsieur Rosbin que ça marche en France en France l' ça a marché en France l'État a précédé l'État a précédé la nation mais cet état je vous donne un exemple il n'a pas vocation à tout faire il pose un cadre et par exemple dans le cadre de la démocratie sociale moi je suis pour que nous permettions au syndicat aux partenaires sociaux mais là c'est plus qu'un cadre vous proposez qu'il crée en quelque sorte un consortium c'est beaucoup plus cadre les partenaires sociaux puissent décider eux-mêmes des modalités de la réforme des retraites comme ils le font de l'assurance chômage. Et pourquoi je dis ça ? Parce que la démocratie sociale aujourd'hui doit être consacrée comme une obligation. Et c'est moi l'homme du CPE qui vous dit ça. C'est vous dire à

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quel point j'ai retenu les leçons du passé. Parce que si nous avions une charte sociale qui serait constitutionnalisée dans notre constitution et qui reconnaîtrait le rôle des partenaires sociaux, le psychodrame des retraites, sep réformes depuis 1993 qui n'aboutissent pas et à chaque fois comme pour le budget des psychodrames. Et c'est là où on a besoin d'un état de la juste distance, d'un état qui trouve sa place mais qui crée les conditions pour que le dialogue social soit réussi. Et là par exemple sur la réforme des retraites, nous pourrions à la fois donner plus de liberté à nos compatriotes princip les principes qui sont les vôtre là-dessus. On vous a entendu sur la démocratie sociale et la nécessité de remettre à bord les syndicats. Mais alors vous vous dites en

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faveur d'un système à point hein qui abandonne l'âge légal, vous dites au fond il faut donner la liberté à chacun de partir quand il le souhaite. Il part tôt avec une petite pension, il part tard avec une pension plus substantielle. Une remarque et puis une question. La remarque, c'est au fond, on a déjà donné, c'était le projet d'Emmanuel Macron et ça a été catastrophique parce qu'on a travaillé pendant 2 ans pour se rendre compte que c'était impossible de fusionner 43 régimes, que la transition prendrait 30 ans. La question maintenant, au-delà même des modalités du système que vous choisissez, est-ce que vous ne dites pas aux Français, vous qui êtes soucieux de leur dire la vérité, quel que soit le système que vous choisirez, il faudra travailler davantage parce que la

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démographie est là et que le nombre de quotisans ne cesse de se détériorer face au nombre de pensionnés. Est-ce que vous ne devez pas dire ça ? Il faut travailler davantage mais l'espérance de vie s'accroissant, le temps de travail ça croit. Mais il y a une réalité sur laquelle vous butez, monsieur l'anglais, vous qui ét un qui êtes un grand libéral et un passionné de ces questions paramétriques. Moi je ne suis que libéral. Vous êtes grand libéral. Voyez paramétrique. Moi, je crois qu'on a besoin de mettre en place un système qui marche. Or, que constate-t-on ? Vous voulez qu'il travaille davantage les Français ? La moitié de ceux qui partent à la retraite sont au chômage. Donc c'est pas le but n'est pas de forcer les Français à

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travailler plus, c'est de leur donner plus de travail. Et vous voyez bien que c'est une véritable révolution dans le monde du travail. Ça veut dire qu'il faut que nous améliorerons les conditions de travail. La France est malheureusement un des pays où les accidents de travail sont les plus nombreux. C'est un domaine où la gouvernance de l'entreprise connaît un certain nombre de difficultés. Donc nous devons être capable aussi de faire un certain nombre de réformes et c'est en ça que le dialogue social est aujourd'hui indispensable. Nous devons mieux associer les salariés à la marge de l'entreprise non seulement par la participation à l'intéressement mais à la décision. Restons un instant sur la la quantité de travail si vous le voulez bien. Donc la quantité de travail parce que

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si nous voulons que les seigneurs soient incités à travailler plus et bien il est évident que nous devons créer des conditions qui sont favorables à cette incitation. Une statistique qui est quand même très intéressante qui vient de l'OCDE justement sur la quantité de travail. Quand on prend l'ensemble des heures travaillées dans un pays et qu'on divise par le nombre d'habitants quel que soit leur âge. Nous travaillons 3 semaines de moins par an et 3 ans de moins tout au long de la vie que les Allemands. Écoutez les chiffres. 660 heures par an et par habitant en France, c'est plus de 700 dans la moyenne européenne, c'est plus de 800 aux États-Unis, c'est 1100 en Corée. C'est quand même un problème. Comment le caractérisez-vous ? Bien sûr. Oui, mais c'est un problème qui n'est

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pas seulement euh le problème euh des Françaises et des Français. C'est aussi si c'est le le la France sur l'ensemble des pays le CDE est le pays où on travaille le moins. Mais j'ai bien compris mais je viens de vous dire que la moitié de ceux qui partent à la retraite sont au chômage. Bon donc la première réponse qu'il faut apporter c'est de leur donner un emploi et donc ça veut dire qu'il faut inciter les entreprises ou plutôt les pénaliser et moi je suis pour que dans les points dont nous parlons, nous puissions pénaliser les entreprises qui se débarrassent de leurs salariés. très tôt. Il faut bien évidemment que il y ait une incitation pour que les salariés puissent avoir le temps de travail qu'il souhaite. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, monsieur

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l'anglais. Ne voyons pas uniquement les choses d'un côté. Et c'est en ça non mais c'est en ça que le dialogue social si important. Vous dites la première réponse donner du travail au moment où on est en la vie active. La deuxième réponse c'est de faire travailler plus longtemps. Je n'ai pas compris. Est-ce qu'il faut travailler plus longtemps sur une vie ? Mais si nous arrivons à donner du travail, davantage de travail au seigneor si nous parvenons à faire travailler plutôt les jeunes par des plans formation mieux adaptés au marché de l'emploi. Si nous sommes capables d'éviter les interruptions de travail tout au long de la vie et en particulier, je pense qu'il faut mettre en place, je l'avais imaginé quand j'étais à Matignon, un contrat de transition professionnelle et parce que

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nous allons voir les dégâts que va produire l'intelligence artificielle, des plans de compétences qui permettent d'adapter à l'emploi nos compatriotes avec la souplesse aujourd'hui de conditions de travail que permettent les les nouveaux moyens de de vie de l'entreprise. Je pense que nos compatriotes, ça prendra combien de temps ? Nos compatriotes nos compatriotes qui le peuvent parce que je je ne mets pas dans la même situation le cariste, celui qui porte des sacs et le cadre. Voyez, moi j'ai 72 ans. Donc moi, travailler jusqu'à 72 ans et même euh jusqu'à 77 ou 78, j'en serai ravi. Mais mais ce n'est pas le cas de tous nos compatriotes. Et c'est en ça que la réforme à point offre

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une flexibilité parce qu'elle prend en compte la pénibilité, elle prend en compte les temps de formation, d'éducation, elle prend en compte les situations familiales pour les femmes et je pense que tous ces éléments-là doivent aujourd'hui peser dans la négociation. Et malheureusement, c'est pour cela que le conclave des retraites a échoué euh alors que toutes les conditions étaient réunies pour qu'il y ait un accord. Donc, il faut une méthode. La méthode, elle doit tirer les leçons de l'échec de la réforme des retraites. Quelle doit-elle être ? Dès l'arrivée du nouveau président de la République, engager un groupe d'espert pendant un mois qui va reprendre les comptes, les chiffres, refaire les calculs. Nous avons déjà quasiment tous les éléments.

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On les connait. une conférence sociale avec l'ensemble des partenaires sociaux. Ça aussi on connaît. Oui, mais on connaît. Mais voyez, vous passez rapidement. Vous êtes un bon libéral, vous passez trop rapidement. Moi, j'ai appris j'ai appris à respecter les partenaires sociaux fait l'a fait le conclave. Dieu sait ce qu'il nous a raconté son conclave une fois de plus avec succès plus fin. conférence sociale. Troisièmement, une convention citoyenne qui va aller analyser tous les éléments de la vie professionnel, la pénibilité et autres. Et au sortir de cela, la possibilité de recourir à un référendum. Voilà un sujet sur lequel le référendum serait véritablement

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justifié. Et si le référendum ne donne pas la solution espérée, ben nous reviendrons à la réforme précédente. Je crois que nous avons besoin en matière sociale de respect, de respect. Et ce qui a fait défaut dans la réforme des retraites, cette brutalité, cette brutalisation euh des Français et bien fait que toute réforme devra prendre en compte cette brutalité, monsieur le premier ministre. et donc changer de façon d'agir. Vous amenez très bien un des thèmes que Ellisabeth Martichou va manier les référendums. Vous nous direz lesquels vous semble de d'actualité et de nécessité mais je vous laisse commencer. Ellisabeth Domic de Villepin bonsoir. Vous me donnez l'occasion de rebondir avec votre état civil. Vous venez de nous dire j'ai

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72 ans, je peux travailler travailler jusqu'à 77 ans. Ça fait 5 ans, ça fait un quinquena. 78 ans en 2027. Depuis le début qu'on vous entend où on vous entend le début de cette émission, objectif 2027, vous déroulez votre programme, vos convictions, votre passion. Mais dans le fond, j'ai pas encore entendu. Vous êtes candidat, vous êtes quasi candidat, vous êtes presque candidat, vous êtes bientôt candidat. Dominique de Villepin, madame Martichou, quelqu'un qui vient devant vous vous dire "Ça fait 20 ans que je me prépare à être candidat. C'est quelqu'un qui à la fois mesure l'immensité de la tâche, donc qui vient avec beaucoup d'humilité devant les Français et quelqu'un qui considère que il y a un certain nombre

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de conditions pour être candidat et recueillir l'adhésion des Français. Et donc c'est à la fois un point d'arrivée et ça suppose bah de raller, il y a là beaucoup d'élus qui sont présents, de raller un plus grand nombre d'élus. Nous avons aujourd'hui au sein de la France humaniste plus de 80000 membres. Nous avons le premier parti de jeunes de France. Vous voyez 72 ans, bah ça va bien avec la jeunesse. Et ça c'est une force qui se mobilise. Il y a et vous le savez un parcours du combattant pour devenir candidat. Il y a les parrainages, je l'ai éprouvé en 2011-212, il y a des moyens financiers. Ça suppose donc une adhésion des

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Françaises et des Français. J'ai constaté depuis maintenant plusieurs années que les Français avaient d'autres soucis et nous avons ouvert cette émission avec euh la question du budget, la question des carburants. Ils ont donc d'autres soucis et nous avons une situation politique qui n'a pas commencé qui n'a pas commencé à être décanté. Vous nous dites que vous êtes venu avec des élus, vous avez maintenant euh combien de signatures ? Il y a 14 élus qui sont venus avec vous et qui sont autant de signatures. Oui, parce que vous nous avez pas donné la possibilité d'ener vous en auriez vous vous pouvez nous dire où vous en êtes puisque vous avez eu l'honnêteté de rappeler il y a quelques instants qu'en 2011 vous avez dû abandonner la candidature par manque de signature. C'est une hypothèse

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aujourd' aujourd'hui aujourd'hui mais je précise que tant que nous n'avons pas passé le cap de l'année les parrainages ne peuvent pas être formalisés. Aujourd'hui, nous sommes pas très loin de 300 signatures. D'accord. Est-ce que vous avez un trésor de guerre ? On sait que Gabriel Atal le dit, c'est pas des choses secrètes. Renaissance à beaucoup de moyens financiers. Il y a d'autres candidats qui courent après les financements et les arg l'argent. Avez-vous l'argent ? Il y a un candidat qui est particulièrement riche qui s'appelle monsieur Atal et qui d'ailleurs se sert quotidiennement de ses moyens et qui le doit et qui le doit à Non, il le doit à Emmanuel Macron, c'est un héritier. Bon ça monte, c'est de la captation d'héritage de près vous. Exactement. et ça montre bien à quel point la

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démocratie française est malade et ça fait partie des choses qu'il faudra ça vous semble une inégalité c'est une immense inégalité. Je vous donne une autre inégalité. Nous avons tout un système parfaitement bureaucratique hardcom pour décider tant de paroles. Moi, on m'appelle régulièrement en me disant "Ah, vous avez invité mais on peut pas honorer cette invitation à cause des temps de paroles." Mais est-ce qu'il y a des temps de paroles sur les réseaux sociaux ? C'est une absurdité. On mesure les temps de parole sur les quelques plateaux que nous avons et il y a illimité sur les réseaux sociaux et là si vous avez quelques moyens pour trafiquer un peu vos algorithmes et si vous êtes un peu soutenu par les Russes ou par les Américains là vous rentrez qui est soutenu par les Russes et qui

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par les Américains ? Ah bah je vous le demande monsieur Rin c'est le journalist. On voit que vous avez été chez les jésuites à Toulon. Vous n'avez pas répondu. Qui est soutenu à Toulouse par à Toulouse qui qui est soutenu par les Russes qui est soutenu ? Ben il y a des partis qui ont des positions très favorables à la Russie. Bah il y a la France insoumise il y a Marine Le Pen. On l'a entendu hier soir. Vous pensez que les Russes les aident sur les réseaux sociaux ? Ah ben j'ai pas dit ça. Je non j'ai pas j'ai pas dit ça. Je dis que le fait d'avoir euh le bénéfice d'un certain de soutien parfois artificiel comme les bottes, le fait d'avoir des algorithmes qui peuvent être nourris de l'extérieur car le plus souvent c'est de l'étranger que ces algorithmes sont

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dopés et bien ça favorise certains candidats. On n'est pas on n'est pas à égalité de ce point de vue-là. et Sébastien Lecornu s'était promis d'aider madame Le Pen si elle avait des difficultés à trouver les financements et bien que ne créon pas une bourse pour l'ensemble des candidats de façon à leur de rendre possible l'idée deou cette égalité. Bah oui, mais c'est une idée qui reste une idée. Euh vous vous venez de dire que vous étiez candidat à 200 signatures près, à peu près si je bien compris. Parce que madame pour être sûr d'avoir 500 signatures, il faut en avoir 750. Vous savez que il y a un certain nombre de défections et d'ailleurs ça fait partie des choses qu'il faut revoir. Beaucoup d'élus ne veulent pas signer. Non pas parce qu'ils ne sont pas prêts à

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soutenir un candidat, mais tout simplement parce qu'ils appartiennent à des intercommunalités qu'ils dépendent de financement qui viennent d'un certain nombre d'autres collectivités et qu'il craignent d'avoir des représailles puisque maintenant les signatures sont publiques. Donc il y a des pressions sur les élus. Vous en avez vous en avez vraiment constaté ? Tous tous les candidats le savent. Oui. D'accord. Euh donc on verra bien. Mais en tout cas euh ce qui m'intéresse aussi, c'est que vous avez une grande expérience ministérielle. Euh c'est incontestable. Il y a une expérience que vous n'avez pas mais pas du tout, c'est de vous être confronté au suffrage universel. Vous voyez, j'essaye et je réessaye. Mais non, mais je voudrais souligner que vous euh en cela un point commun avec

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Emmanuel Macron dont on a beaucoup dit que dans l'exercice du pouvoir, ce qui lui avait avait manqué justement, euh pourquoi il avait été autant déconnecté, pourquoi un manque d'ancrage ? C'est qu'il n'avait jamais été élu ni même tenté d'être élu ou même perdu. Est-ce que vous ne risquez pas d'être frappé du même syndrome, la déconnexion par manque de connaissance du terrain ? Comm savez, j'ai pris mes distances avec Emmanuel Macron au soir du premier tour en 2017. Euh c'est dire que j'ai retenu un certain nombre de choses de ma proximité avec Jacques Chirac pendant plusieurs décennies qui lui avait multiplié les mandats avant de devenir président de la République. Exactement. Exactement. Et euh ben vous pas exactement mais c'est bien pour ça que

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je j'ai exprimé le souhait tout au long de ces années de multiplier les expériences, les contacts. Mais vous avez quitté la vie politique pendant 20 ans. Dominique et pour cause madame Martichou et pour cause vous croyez que c'est de gaié de cœur que je me suis éloigné croyez que c'est de gaié de cœur que j'ai dû créer une société, un cabinet d'avocat. Vous croyez que c'est de gaié de cœur que j'ai créé une entreprise ? Qu'est-ce qui vous empêchait de rester en politique ? 2007, madame Martichou, on m'a promis à un cro de boucher. On m'a pas on m'a pas proposé comme à la plupart des autres premier ministres toutes sortes de postes ou plutôt les postes qui m'avaient été proposés devenir président d'une des plus grandes sociétés d'art. Et bien tout cela s'est

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évanoui à la seconde où j'ai quitté Matan. Euh et c'est pour ça que vous dites que vous n'avez pas candidaté à certains mandats. Mais après à propos de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, un petit mot sur la façon dont vous concevez l'exercice du pouvoir. Jacques Chirac 2004, il dit cette phrase, vous étiez là euh je décide, il exécute. Est-ce que cette répartition de la charge entre le président et le premier ministre, c'est votre modèle ? Un président qui est devant, tous les ministres derrière. Non. Et je vais vous dire, j'étais dans le bureau de Jacques Chirac quand cette formule a été élaborée. Elle tient beaucoup plus à la profonde irritation qu'il éprouvait des attitudes

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de Nicolas Sarkozy, son ministre, beaucoup plus que d'une philosophie politique ou d'une conception des relations entre le président de la République et ses ministres. Jamais Jacques Crac n'a considéré son premier ministre comme un collaborateur. Il avait au contraire un immense respect pour ceux qui travailler avec lui et le souci en permanence de faire en sorte que l'équilibre au sein de l'exécutif comme d'ailleurs avec le législatif se fasse de Facon de la façon la plus efficace possible. Mais par exemple aujourd'hui LFI François Ruffin vous avez rencontré récemment concernant François Ruffin. Ils sont candidats à la présidentielle. Ils estiment que cette République ne fonctionne plus correctement. Il faut un président qui a un rôle secondaire,

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c'est le parlement. C'est un régime parlementaire. La verticalité n'est plus possible dans un monde de plus en plus horizontal. Est-ce qu'il faut une 6e République ? Non, je crois que la 5e République est grosse de plusieurs possibilités, de plusieurs régimes possibles et je crois que elle l'a montré sa souplesse, sa capacité d'adaptation tout au long des décennies. Mais elle doit rester un intacte, absolument intacte. Mais je ne dis pas qu'on ne puisse pas réformer tel et tel mécanisme, qu'on améliore le mode de scrutin en tirant les leçons euh de des événements, qu'on puisse prendre en compte la nécessité d'ouvrir le référendum de façon plus large. Je crois que ce sont des dispositions qui méritent en effet d'être changé. Mais

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je respecte les institutions de la 5e. Je crois que la gouvernance doit revenir à un équilibre beaucoup plus grand et en particulier entre le président de la République et son premier ministre et également entre l'exécutif et le législatif. Je pense qu'en 2022, une immense erreur a été commise par Emmanuel Macron en nexigeant pas que son Premier ministre engage sa responsabilité alors même qu'il n'y avait pas de majorité. il aurait été dans l'obligation de trouver les compromis nécessaires pour obtenir une majorité. Donc je crois qu'il y a une respiration à l'intérieur de notre constitution et je constate que ceux qui aujourd'hui tiennent le haut du pavé dans les partis politiques, les deux

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grandes radicalités, la France insoumise et le Rassemblement national ont en commun tous les deux de vouloir profondément transformer nos institutions et peut-être la même façon et peut-être plus y compris jusqu'à changer de régime. Je prends un exemple. Je prends Marine Le Pen pardon. Elle veut conserver une présidence avec toutes ses prérogatives. En revanche, elle l'a dit encore hier soir sur LCI sur ce plateau, elle veut immédiatement dès qu'elle arrive organiser un référendum sur l'immigration et ensuite un référendum de lutte contre les idéologies islamistes. Le référendum sur ces deux sujets, c'est cela que vous appelez un

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dévoiement de des règles de la 5e République. Pas vous ? Non, je vous pose la question. C'est vous qui êtes candidat. Évidence, madame Marchou. À l'évidence euh vous avez bien entendu euh madame Le Pen, que dit-elle ? Elle veut un référendum sur l'immigration mais c'est un référendum quasiment constituant puisque elle ne veut passer par la voie parlementaire qui est la voie normale de la révision de la constitution. C'est l'article 89 qui suppose d'avoir une majorité des 2 de tiers des deux assemblées réunies en congrès. Donc elle ne veut pas de cela de la voie normal et elle souhaite donc passer par l'article 11 et avec cet article 11 qui n'a pas vocation à organiser des référendums sur

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l'immigration ou sur des grands sujets de ce type, c'est réservé pour l'organisation des pouvoirs publics. Donc nous sommes dès le premier acte de Marine Le Pen, dès le premier acte, nous sommes devant quelqu'un qui bfou les institution. De Gaulle l'avait fait, soyons honnête, De Gaulle s'était assis sur le Conseil constitutionnel. Alors, c'était De Gaul mais il l'avait fait. Alors, précisons que c'était pour l'élection présidentielle au suffrage universel, ce qui jusqu'à nouvel ordre, monsieur Rogebin, relève de l'organisation des pouvoirs publics, ce qui n'est pas le cas de l'immigration. Donc nous sommes là devant une transgression manifeste. Deuxièmement, vous avez entendu qu'avant même le référendum sur l'immigration et sur le voile et sur l'islamisme, on va en parler,

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elle prend un décret, elle prend un décret dans lequel elle interdit sur l'espace public le port du voile. Ce n'est pas ce qu'elle a corrigé hier. Elle a bien dit que l'ordre des priorités là hier c'était d'abord référendum. Elle elle a mentionné la prise d'un décret. Oui, mais après le référendum et avant la loi, elle met elle elle ordonne par décret l'interdiction du voile sur l'espace public. Est-ce que le voile Non, mais d'abord madame Martchou, je pardon. Euh je pense que prendre par décret une décision comme cela, c'est à la fois inconstitutionnel et totalement illégal. Ça relève des libertés publiques, ça relève donc de la loi et on ne peut pas comme cela considérer que tout ce qui

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est promis par madame Marie Le Pen, et j'ai bien compris le raisonnement, madame Marie Le Pen, elle veut changer la constitution, elle veut, et elle l'a dit clairement, renverser l'ordre entre les différentes normes, entre la Constitution et les traités. Donc de facto, elle se met entre parenthèses des règles de l'Union européenne. Donc nous seulement non seulement nous changeons de régime mais en plus nous sortons de l'Union européenne. Mais Emmanuel Macron lui-même, pardon, Emmanuel Macron lui-même avait proposé que le référendum devienne beaucoup plus systématique. Au fond, il a plein de pays qui le font. Ils s'emportent pas mal. Le peuple est aussi intelligent que les dirigeants. C'est dangereux pour la démocratie. Elle est dangereuse pour la démocratie. Nous

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avons des règles. Si nous ne respectons pas ces règles et si nous décidons de changer la règle commune, mais pourquoi voulez-vous que euh chacun de nos compatriotes ne fasse pas pareil ? Vous savez euh le devoir d'exemplarité, il suppose que l'on agisse conformément à l'état de droit. Si on veut changer la constitution, qu'on le fasse selon la règle qui est prévue par la constitution. C'est très clair. Sur le voile Dominique de Villepin. Est-ce que c'est un sujet de débat ou est-ce que vouloir l'interdire, c'est du racisme, de l'islamophobie ? Quelle est votre position sur le voile ? Nous avons adopté sur le port du voile en France. Nous

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avons adopté et c'est à l'instigation de Jacques Chirac à travers une procédure qui à l'époque a été soigneusement préparée par une commission, la commission stasique de façon à dépassionner l'ensemble du débat et nous avons pris une mesure qui était très choisie, très circonscrite sur le voile à l'école. Les temps ont changé Dominique alors les temps ont changé. Est-ce qu'ils ont vraiment changé ? Est-ce que nous ne cherchons pas ? Mais donc si vous êtes de la vie de madame Le Pen, je ne sous pas à cette vision. Je dis je souscris pasabeth Martou pose des questions plus. Non mais elle m'a pas dit est-ce que les temps ont changé ? Elle me dit les temps ont changé. Je lui dis non. Je ne dis pas quelles conséquences il faut en tirer. Et bien les conséquences qu'il faut en

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tirer, c'est que sauf à vouloir en permanence mettre de l'huile sur le feu. Je ne vois pas aujourd'hui l'intérêt de détruire la paix sociale dans notre pays. Voyez-vous, on parlait de relation internationale et c'est pour vous montrer combien tout est lié. Les Américains au lendemain du 11 septembre ont décidé d'aller frapper le Moyen-Orient. Le résultat, c'est queon a eu une escalade du terrorisme tout au long des années. Manifestement, madame Le Pen qui n'a pas la moindre idée de la façon de redresser le pays. Pas la moindre idée. Veut ouvrir un certain nombre de boîtes, la réforme de la constitution, l'immigration de façon à

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jouer des Français les uns contre les autres en stigmatisant. Et quel est l'objectif ? C'est parce que quand on ne peut pas répondre au problème des Français, et bien on exclut. et vouloir chasser DHLM les étrangers qui sont vouloir réduire telle et telle proch pas chassé elle a bien précisé qu'il ne s'agit pas des chasser c'est la priorité mais il s'agit personne ne serait renvoyé regardez les conséquences nous sommes sans doute aujourd'hui la dernière République universelle du monde. Malheureusement, les États-Unis sont en train de tourner le dos aux idéaux qui étaient les leurs. Cette République universelle, elle fait que nous sommes présents sur les cinq continents. Nous sommes une

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nation monde grâce à l'outre mer, une nation monde, 15 millions de kilomètres carration monde, elle permet à des Français extrêmement différents de vivre ensemble. Et cette universalité, cette universalité, elle fait que quand sur le territoire national il y a selon la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, on a bien dit de l'homme et du citoyen, des personnes qui sont là régulièrement, des personnes qui sont là et qui travaillent et bien ils ont des droits sociaux. Ils ont des droits sociaux comme les autres. Madame Marine Le Pen va à l'encontre de cette déclaration. C'est à nouveau très clair. Et elle porte atteinte à cet universalisme. Moi, je ne veux pas d'une

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France qui rétrécisse. Je ne veux pas d'une France qui s'oppose à une autre. Et je ne crois pas que nous ayons besoin dans les prochaines années d'ouvrir cette boîte de pandore. Je comprends la colère des français. Vous savez quand on passe l'été qu'on a passé avec le drame de la jeune Liana, avec l'impuissance de l'État et cette 6700 dossiers fiscaux piratés, des incendies 115000 hectares qui ont brûlé, on voit bien, nous avons énormément de mal aujourd'hui à nous reprendre. Et vous me posez la question, vous êtes pour un état fort. Oui, parce que je crois qu'un état capable permettra de répondre à ces situation. Et est-ce que vous, pardon, Dom, divisez les Français dans cette situationlà, je pense que c'est une

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immense responsabilité et c'est pour cela que j'alerte et le Rassemblement national et la France insoumise sur les risques qu'il y a d'engager ce processus de division. Nous avons besoin au contraire de rassemblement et c'est tout le sens de la démarche qui est la mien. On va parler on va parler d'immigration. Vous dites c'est une platitude quand les candidats disent qu'il faut mieux contrôler l'immigration et c'est vrai que le comment quand même on reste un petit peu sur notre fin. D'abord première question, on a un problème de natalité comme tous les pays occidentaux. Est-ce que comme l'Espagne, comme l'Italie, vous régularisez les étrangers en situation irrégulière à hauteur de 400 500000 ?

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Non. pas de régularisation massive et globale. Pourquoi ? parce que je pense que ce n'est pas la bonne façon d'agir. Je suis pour une immigration maîtrisée, ce qui impose euh de savoir exactement ce qui se passe sur notre territoire, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Les immigrés qui ne sont pas en situation régulière ne sont pas enregistrés aujourd'hui. Nous ne savons pas qui ils sont. Moi, je suis pour que nous enregistrions avec des papiers biométriques l'ensemble de ceux qui sont sur notre territoire. Voulez dire les clandestins, ceux qui tous les étrangers qui sont tous ceux

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qui sont sur le territoire et qui ne sont pas régulièrement sur le territoire, nous avons vocation à les enregistrer, savoir qui ils sont, savoir ce qu'ils font. Beaucoup touchent l'imme donc on sait qui ils sont. On peut savoir qui ils sont. justement vous savez un état qui se respecte, il commence par savoir ceux qui sont chez lui. Mais par définition, il y a pas définition madame pour un état un état responsable et donc je suis pour que l'on ça parlons des occultés. On en est très loin pardon par le ministre de l'intérieur luême de le ministre de l'intérieur lui-même monsieur Noè dans cette émission ne savait pas combien il y avait de il n'arrivait pas à répondre à la question. Quand on est à ce niveau de désordre,

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quand on est à ce niveau de désordre, c'est pas l'étatfor dont vous parliez hein, c'est n'importe quoi. C'est justement cela que je veux remplacer. Moi, j'ai servi l'État toute ma vie et je pars du principe que ça commence par le redressement de l'État et donc toutes les politiques de l'immigration qui vous sont proposées par la surenchère du Rassemblement national notamment n'ont aucune réalité. Un mot des OCUTF. Alors, vous en parlez. Alors les F 130000 personnes qui sont là, les ministres de l'intérieur parfois et nous avons vu monsieur Retaillot s'épuiser à essayer de les renvoyer chez eux se trompe d'outils. Envoyer un OQTF chez lui, c'est pas dans la main du ministre de l'intérieur,

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c'est dans la main du ministère des Affaires étrangères et avec un outil particulièrement opérant que sont les consulats. Et c'est grâce au laisser passer consulaires que les pays d'origine nous apportent que nous pouvons renvoyer chez eux les OQUTF. Pourquoi ce que l'Italie, l'Espagne et tous les autres pays comme ceci renvoie beaucoup plus d'QUTF que nous ? Mais tout simplement parce qu'ils ont fait le travail diplomatique avec l'ensemble des États d'origine. Vous laissez passer contre quoi ? C'est quoi la contrepartie ? Contre visa c'est-à-dire que nous bloquons non c'est-à-dire que nous avons une politique des visas qui sera calée sur l'acceptation de la part des pays d'origine de délivrer, de laisser passer consulaire.

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Ils essayent, ils ont essayé, vous sa Gérald Armanin a essayé avec les Algériens et cetera, ça n'a pas marché. Mais mais c'est bien pour cela que je vous dis que c'est une politique publique globale. Et quel est l'outil central de cette politique globale ? J'ai dit les consulats et j'ai dit la politique du visa. Soyons cohérents. C'est un grand traité d'équilibre avec chacun de ces états. Si vous faites un traité de coopération avec l'Algérie, avec le Maroc dans lequel vous incluez beaucoup d'éléments qui sont importants pour l'avenir de nos deux pays et qui prennent en compte le fait qu'il y a beaucoup bah de franco-lgériens, beaucoup d'Algériens liés à la France. Et bien, nous avons les moyens à partir de là de sortir de cette logique sécuritaire qui fait que en permanence

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nous sommes soumis à la mauvaise humeur des uns et des autres. Donc ce que je dis c'est que sansé de la France sans connaissance de l'État et c'est pour ça que j'écoute avec beaucoup de sympathie tous ceux qui vous disent on va supprimer le traité de 68 on va faire le bras de fer avec le président algérien mais enfin ils n'ont jamais exercé aucune fonction au sein de l'État se passe pas comme ça regardez Donald Trump Donald Trump passe sa vie à tempêter contre le président iranien et contre toute une autre série de président avec quel sucè est-ce que vous croyez que certaines popularités du monde la connaissance des sujets et ce sont des sujets qui ne se traitent pas sur les plateaux de télévision. Dès lors que

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vous êtes obligé d'aller au 20h pour proclamer et tempêter et bien ça montre votre impuissance. Moi, je suis pour un état efficace, un état stratège, un état qui est capable d'anticiper et de régler les problèmes. Malheureusement, je ne crois pas qu'on puisse improviser et l'idée d'avoir un président ou une président de la République qui aura le doigt sur le bouton nucléaire, qui aura le doigt sur l'interrupteur de l'intelligence artificielle, qui aura la main sur la guerre ou la paix à travers notre poste au conseil de sécurité. Ça, vous voyez, ça m'empêche de dormir la nuit parce que je comprends très bien que les Français soient en colère. Mais à un moment donné, il faut se poser la question de qu'est-ce qui va se passer

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le jour d'après. Et le jour d'après viendra avec son lot de défi, son lot de difficulté, son lot de crise. Moi, je ne suis pas pour qu'on paye tous les 5 ans un stage de formation à des présidents de la République. On a payé un stage de formation à Nicolas Saosier en politique étrangère pendant quelques années. On a payé un stage de formation à François Hollande qui n'avait aucune idée de ce qu'était la politique étrangère pendant quelques années. Et on a payé un stage à monsieur Macron qui évidemment n'avait pas de connaissance ni de réseau dans pe pas dire ils sont tous nuls. Alors d'près vous dis mais bah vous venez de le dire venez de traiter d'amateur prés ministre des finances, un très bon ministre de l'intérieur sans avoir jamais été en Chine, jamais été en

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Amérique latine, jamais été en Afrique du Sud. Aujourd'hui, si la France est en voie de déclassement et d'effacement, c'est tout simplement parce que nous ne savons plus parler au sud global, parler aux Indiens, parler aux Brésiliens, parler aux Sud-Africains ou aux Sénégalairis. Regardez la politique sahélienne de la France. Combien de mois et d'années faudra-t-il pour que nous reprenions langue avec l'Afrique ? Regardez la politique de francophonie aujourd'hui, l'axe de la francophonie, ben c'est plus Paris. Je vous ramène quelques instants la trivialité, pardon, euh de la vie poétique française et de et votre candidature. Les Français qui nous regardent se posent une question euh vous allez me dire que vous ne voulez pas entrer dans une case, que ça

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n'est pas l'enjeu. Il n'empêche qu'il se la pose. Vous êtes de droite, vous posez madame non pardon. France, ceux qui se Non, mais ce ceux qui nous regardent, je vous assure, demandui de Dominique de Villepin, c'est ce qu'on m'a dit, s'il est de droite ou de gauche. Vous êtes de droite ou de gauche ? Vous connaissez la réponse, hein. Je suis pour la justice sociale, ce qui me met à gauche. Je suis pour l'ordre républicain, ce qui me met à droite. Mais je suis surtout conscient du drame français. Vous auriez posé la question aux dirigeants du Conseil national de la résistance en 43 s'ils étaient de droite et de gauche. Je crois que nous sommes à un moment donné où il faut savoir mettre nos étiquettes dans notre poche et penser à l'intérêt général de notre

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pays. Et je ne pense pas qu'aujourd'hui les Français quand il voient le prix de l'essence, quand il voi la détérioration de la situation du budget réagissent en homme ou femme de droite ou de gauche. Aujourd'hui, ce sont des citoyens malheureux et les citoyens malheureux, ils veulent d'abord le meilleur pour leur p Est-ce que vous vous rendrez en novembre à la réunion qu'a proposé Édouard Philippe pour amorcer un processus de rassemblement qui, je le sais, vous vous le savez, enfin vous le dites, est absolument nécessaire pour sortir de la tenaille des deux extrêmes. Un mot sur le la situation et le panorama politique français. Nous avons à gauche des primaires organisés, structurés qui malheureusement risquent

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de tourner à la foire d' poigne et se retourner contre le meilleur d'entre eux qui sortira des urnes des quelques dizaines de milliers, peut-être 100000 électeurs. Je rappelle qu'ils étaient 3 millions aux dernières primaires. À droite, vous avez exactement la même chose qui ne dit pas son nom. Vous avez une primaire sauvage. Et la question aujourd'hui pour monsieur Atal, c'est de savoir comment il peut aller braconner jour après jour sur les terres de monsieur Philippe et pour avoir son scalpe. C'est la deuxième fois que vous l'attaquez. Oui, deuxième fois. Monsieur Natal, il fait les con. Non mais il est sympathique. Il est sympathique. Je n'ai rien contre lui. Je n'ai rien contre lui. C'est c'est de c'est très amicalement que je le fais. Mais mais tout ça pour dire tout ça pour

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dire tout ça pour dire que nous sommes engagés dans les préliminaires de la campagne présidentielle. Je sais que c'est désagréable pour vous. vous souhaiteriez que nous soyons dans la partie finale ? Non, nous ne sommes pas encore dans la partie finale. Donc pour le moment, c'est les exercices. On se renvoie la balle. La partie finale, le tableau final commencera à partir du mois de janvier-février. Entre-temps, un certain nombre d'autres candidats seront amenés à se décider. Il est évident qu'on a un ancien président de la République que ça démange. Il a fait un livre, il soumet un projet, même si je trouve que ce projet est un peu court des pattes de devant. Euh je pense que il y a peut-être matière à euh entendre ce qu'il dit. Il porte un certain nombre de messages. Peut-être

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que la TVA sociale fait plaisir à monsieur l'anglais. Moi, je je crains que ça ne porte atteinte à la consommation des Français. Donc, je ne crois pas que ce soit la bonne décision. Et je crois davantage à la CSG basculer la protection sociale sur la CSG plus que sur la TV. D'ailleurs du François Hollande 2012. Ça c'était sa thèse. Voilà. 2012. Donc, vous avez fait que que ne l'a-t-il fait ? Vous avez planté le décor. Donc pour vous cette pour vous cette réunion est important dans ce décor dans ce décor selon la grande formule à l'entrée des cimetières du limousin dont je suis originaire on dit laissez passer les plus pressés. Monsieur le premier ministre parlons des ingérences. Vous avez fait allusion tout à l'heure avec concernant les les Russes

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ou les ou les ou les Américains. Révélation de challenge aujourd'hui sur le téléphone portable de la conseillère Afrique du Nord et proche- Orient, la cellule diplomatique de l'Élysée qui aurait été piratée par les services de renseignement israéliens. Le Mossade, source diplomatique française. Le hacking a été découvert à l'issue d'un contrôle de sécurité. le la diplomate aurait été haçonnée en répondant au mail de l'autorité palestinienne, un faux mail de l'autorité palestinienne. Réponse de la cellule diplomatique ne confirme pas ses informations. Mais enfin, elle dit quand même ça comporte des inexactitudes, ce qui est une manière de d'y répondre. Il y a eu beaucoup d'affaires ces derniers temps lié aux menées russes, chinoises, américaines. Alors si on remonte dans le

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temps, on se rappelle que Obama avait fait gérance en appelant à voter Emmanuel Macron. Si on remonte encore dans le temps, il y a eu le parti communiste euh pour les pour le qui a beaucoup appuyé par les Russes. Pas besoin de remonter si loin hein. J Van encore récemment pour l'Allemagne et aussi tous les jours pour la France. On vous a très régulièrement reproché le Qatar. Là-dessus Ellisabeth, vous aviez une question. Ben d'abord une question assez générale. Euh comment vous qualifiez le régime du Qatar ? une démocrature, une dictature religieuse enfin non, ça ressemble davantage à une monarchie théocratie avec une loi religieuse qui qui inspire très largement le pays. Mais madame Martichou, avant d'aller plus loin, je voudrais vous demander si vous avez une information que je n'ai pas

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car je m'empresse de dire que je n'ai jamais eu aucun contrat avec le Qatar et je ne m'appelle pas Nicolas Sarkozy et je n'ai pas ma loge au Parc des Princes. Je ne fréquente pas euh les spécialistes de l'immobilier Qatarie. Donc arrêtons tout de suite cette fantasmagorie parce que le début du journalisme professionnel, c'est de s'appuyer sur des faits. Donc à défaut, on arrête là ce questionnement. On vous pose la question parce que c'est la c'est la 100è fois sur ce plateau qu'on me l'a posé. C'est la 100è fois que j'y réponds et c'est la 100è fois que personne est incapable. Ça vous met en colère. Ah, ça me mettrait en colère parce que je pense que parce que je pense que la fausse information, je l'ai subi, vous voyez,

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je l'ai subi sur une autre chaîne quand on m'a accusé euh d'avoir euh tenu des propos qui auraient été antisémites en déformant les propos qui avaient été les miens. En déformant les propos et la chaîne a été condamnée par l'Arcom, condamnée par le conseil de déontologie. Et encore aujourd'hui, certains journalistes fignent d'ignorer cette réalitie rapport avec ça fait partie de ces désinformations. Et donc je n'admets pas elles viennent d'où ? Je n' mais euh je vous le demande, je n'admets pas que l'on s'appuie sur des rumeurs parce que le simple fait de poser la question, ça fait courir la calonnie. Vous savez Figaro, c'est pas moi qui vais le citer sur ce plateau. Donc je pense qu'il faut être très vigilant. Et

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il y a nombre de feuilles de chou dans Paris que je ne citerai pas qui s'amusent à pororter ces choses. Et bien c'est comme les agissements d'un certain nombre de services spéciaux en matière d'influence, nous ne devons pas nous prêter au jeu de la rumeur ou alors il faut le faire de façon établie. Mais jamais je n'ai eu à travers mon activité professionnelle et je rappelle que cette activité professionnelle, elle m'a été imposée et j'ai dû construire une autre vie et grand bien m'a fait. J'ai appris ce que c'est qu'une activité privée. J'ai appris ce que c'est qu'un compte d'exploitation. J'ai appris ce que c'est que gérer les les les une fiche de pay.

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Ça vous a pas rendu plus libéral, on l' entendu tout à l'heure, si je peux me permettre. Mais par contre, ça m'a instruit sur l'exigence de simplification parce que je peux vous dire que là en matière de simplification, il y a un travail gigantesque à faire et les SERFA et autres feuilles auxquelles trop de nos compatriotes passent du temps à les remplir. De ce point de vue-là, je souhaiterais que tous les futurs responsables de l'économie française fasse un petit stage pour apprendre la réalité de ce que c'est que de créer de l'emploi et de créer de l'activité dans ce pays. À l'entreprise, c'est utile quand même. Alors, ah ben écoutez, moi j'ai passé j'ai

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passé près de 20 ans en profession libérale ou dans le secteur privé. Donc je sais ce que c'est que diriger une entreprise, je sais ce que c'est que se préoccuper des fins de mois et je sais ce que c'est que d'essayer d'avoir des contrat pour faire vivre ceux que l'on dirige. Vous parliez des ingérences, on voit à quel point il y a eu cette liste très impressionnante. Au Parlement européen, des responsables socialistes qui ont été achetés par un certain nombre de de pays du golf, il y a beaucoup d'affaires qui se sont succédées. Est-ce que de d'après vous, on doit être plus actif quand on voit une officine, un groupe israélien qui s'en serait pris à la France insoumise notamment, on a comme ça une série impressionnante qui vise en particulier cette campagne.

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Manifestement, cette campagne est un enjeu immense pour beaucoup d'États, en particulier pour les nouveaux empires, mais c'est vrai d'autres États qui ont intérêt à avoir des proches à à à dans cette élection. Et donc je crois que la vigilance elle est très grande. Ceci dit, moi ça fait 20 ans que je suis sous filature, sous écoute, on apprend à vivre avec et on n'est pas obligé de révéler des secrets d'état. Je pense que les Américains, la NSA américaine a un dossier villepin comme ça. Moi je Oui, mais mais croyez-moi d'autres un peu partout. Non, mais vous êtes prioritaire depuis 2003, je pense. Sans doute. Mais tout ça pour dire que

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il y a ingérence et ingérence, c'est par le fait d'écouter X ou Y. Aujourd'hui, si l'on prend en compte les écoutes privées dans notre pays, elles sont innombrables. Et là, on parle pas de services de renseignement. Ce qui est important. Pardon, vous pensez qu'il y a des candidats des rivaux qui vous écoutent par exemple ? pas forcément des rivaux mais mais un certain nombre d'officines et qui après revendent ces informations à des entreprises, à des organes de presse. Oui. Oui. Il y a la recherche d'information dans des conditions qui ne sont absolument pas déontologiques. Mais ce qui m'inquiète, c'est de voir aujourd'hui ces ingérences prendre une toute autre dimension. Et fausse rumeur, on l'a vu nous en France, on l'a vu dans

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d'autres pays d'Europe, fausse rumeur, on va voir des deep fake arriver sur la scène française au moment de cette élection parce que cette élection, elle sera pivotale pour l'avenir de l'Europe. Si la France bascule du côté de l'extrême droite, il y a pas de ticket retour avant longtemps. Et pour le trumpisme, c'est un succès colossal. Alors là, croyez-moi, en matière d'intelligence artificielle et de numérique, alors là, il y aura pas de barrière avec les États-Unis, il y aura pas euh de taxation. Moi, je suis pour que en particulier euh dans euh la CSG, donc dans le basculement euh du financement de la protection sociale, et bien les token d'IA soient inclus. Je crois que le robot au même titre que

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c'estàdire contact sur l'intelligence artificielle hein. Absolument. Et donc je suis convaincu que nous devons prendre tout cela au sérieux et agir de façon extraordinairement déterminée. Je ne suis pas sûr pour être tout à fait franc avec vous que nous ayons pris la mesure de ce qui est en train de se passer. Merci beaucoup à Ellisabeth Martichou et à vous François Longlais au Libéral. Vous n'avez pas qualifié Ellisabeth Martichou. Voyez vous vous avez dit libéral vous l'avez trouvé très objective apparemment Ellisabeth Martichou. Vous confirmez hein. Je confirme. Voilà. Et moi ça va ? Ah ben vous êtes Suisse donc vous ne Ah ben voilà on est neutre. Très bien. On va voir quelqu'un de beaucoup moins neutre qui va nous rejoindre. C'est Jean-Michel Apati. Je vous en prie

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Jean-Michel Apati, rejoignez-nous. Merci beaucoup d'être là Jean-Michel Apatti. Voilà, c'est comme dans les commissariat de police. Je fais le gentil, il fait le méchant. Ah, j'aime bien, j'aime bien. Oui, oui, oui. Bah moi, ça vous ça vous dérange pas ? C'est pas nouveau pour moi. D'accord. Vous avez écrit sur votre blog à la fin du mois d'août cette phrase que je vais lire. La vérité donc c'est votre vérité c'est que nous sommes en 1788 dans une société riche brillante et pourtant condamné immobile désespéré et cynique. Pas un peu facile comme comparaison ? Ça sert à quoi de dire ça ? Et ben, ça sert à présenter ce que j'ai bien d'évoquer avec monsieur l'anglais. Une grande transformation de notre fiscalité, une grande transformation de

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notre économie. Je ne dis pas un grand soir mais sortir de l'opacité, sortir des jeux de rôle dans lequel nous sommes enfermés aujourd'hui. Je rôle mais il y aura une il y aura il y aura une alternance, il y aura un président, il y aura monsieur Apat, je parle d'une opacité qui n'est pas liée forcément à un pouvoir ou à un autre. C'est une opacité de la société française. Quand vous avez 180 milliards de niches fiscales et social qui échappent à la connaissance de nos concitoyens, euh est-ce qu'on peut véritablement dire que nous sommes dans une démocratie éclairée ? On peut au moins dire là qu'il y a quelque obscurité. Donc je pense mais les niches fiscales qu'il est temps de sortir de cette opacité. raison d'être une logique. Il y

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a des il y a des il y a des rapports infinis qui retracent les raisons d'être de ces niches, leur utilité ou pas. Enfin et bien justement, allons jusqu'au bout. Il y a pas d'opacité, je veux dire. Ah si si il y a il y a il y a une opacité et je suis convaincu le jour où on les ouvrira qu'on aura des surprises qui n'en finiront pas y compris pour vous de nourrir des chroniques. Mais est-ce que ça sent la révolution ? que ce que rapporte Jean-Michel à Pati de votre blog est très impressionnant. Cette idée qu'on est en 1788 donc juste avant 1788 c'est on peut éviter la révolution. On peut bien sûr et c'est tout l'intérêt de cette élection en vous portant à l'Élysée. C'est tout l'intérêt de cette élection et c'est tout l'intérêt sais la nuit du 4 août il y a pas eu un seul mort en

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France. Ah après il y a hein. Ah ben après oui mais la nuit du 4 août vous avez un certain nombre de gens qui pourtant n'avaient pas intérêt à supprimer à renoncer à leur privilège qui ont accepté de le faire dans l'intérêt du pays. Donc je suis pour que on puisse se rassembler et prendre les décisions collectivement qui nous évitent d'aller vers cette colère dont nous savons qu'elle est mauvaise conseillère. Puisque vous en parlez. Nous sommes en 1788. Vous seriez dans quel camp ? Vous seriez dans le camp de l'aristocratie. Vous seriez un noblearque, diplomate, secrétaire général de l'Élysée, chef du gouvernement. Vous avez participé au pouvoir, vous êtes responsable de la situation, vous avez contribué à la créer et le Oui,

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mais enfin vous connaissez vous connaissez la nuit du 4 août. Oui, ça la 4 août. Nous sommes en 178, nous ne sommes pas au bien moi je fais partie de ceux je fais partie de ceux qui ne font pas la politique de leurs intérêts. Et donc quand je préconise de supprimer un certain nombre d'avantages, de privilèges et de chasser la rente, je ne sers pas mes propres intérêts. Et j'ai été au pouvoir et c'est bien parce que j'ai l'expérience mais avec une nuance monsieur Apati. Laquelle ? C'est que quand moi je suis parti ou en 2007 la croissance de la France était à plus de 2 %. C'était une autre époque. Non non c'était une autre époque. Sauf que vous êtes parti. Sauf que c'est la dernière bah ça c'est une hypothèse

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la dépense s'est multipliée et nous avions la même situation que l'Allemagne 64 % de dette. Je vais rester donc monsieur on peut pas faire f des faits les faits sont là et il parle les je vais rester sur l'image de l'aristocrate c'est pas pour être désagréable c'est juste pour situer les chosesoup parenthèse pardon vous êtes un vrai aristocrate la la particule est trompeuse par vous n'êtes pas vous n'êtes pas un noble non enfin pas pas de pas de la noblesse qu'on catégorise et ils s'emplaceront de dire que je ne le suis pas plus que le général de Gaulle d'ailleurs. Bon donc tout va bien se passer pour vous. Absolument. Voilàons euh nous appartenons à ce qu'on appelait la noblesse de service, c'est-à-dire ceux qui ont choisi de servir par les armes et par le droit.

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C'est la tradition familiale qui vre argument c'est l'expérience et votre ce qui vous permet de porter ce qui vous permet de porter la critique contre certains de ceux qui sont candidats à l'élection présidentielle, ils n'ont pas d'expérience, ils n'ont jamais piloté un avion. Enfin, vous avez beaucoup d'images mais précisément beaucoup de Français se disent "ça sert à rien d'avoir des gens d'expérien vu où on a été." Donc c'est pas un argument en fait l'expérience. Votre passé n'est pas un argument. Monsieur Apat, vous pouvez pas séparer une politique de ces résultats. Moi, j'admets et j'ai reconnu le premier et j'ai beaucoup médité et beaucoup travaillé au fil des années sur le CPE, sur les autoroutes. J'ai réfléchi sur tout ça et tout ça m'a amené à avoir une

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vision de la société française extrêmement différente de celle d'hier, les violences des banlieux. Et on va tester et je le rappelle, on va voir votre modernité monsieur votre contemporanité. Monsieur Apat, je le rappelle, vous ne pouvez pas séparer dans un bilan les résultats obtenus des erreurs commise. C'est un tout ça. Il faut un minimum d'équité dans le jugement. Les milliardaires sont-ils dénuisibles ? Non, je j'ai déjà dénoncé le mot est le mot est totalement déplacé parce qu'il y a trop d'inégalité dans la société française et des gens qui se sont donc trop enrichis. Oui. Comment on modifie ça ? E bien si vous avez écouté ce que j'ai dit tout à l'heure, vous ouvrez les niches fiscales et

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sociales cré la taxman. Je suis par exemple pour une augmentation de l'impôt sur les successions. La taxe Zukman, je suis contre la taxe Zucman mais je suis pour le retour de l'impôt sur la fortune. Je crois que la justice sociale c'est le préalable à toute reconstruction de la société française. Pourquoi vous êtes contre la taxe Zucman ? Parce que je crois que la taxe duman est mal calibrée et que la taxe du man espoliatrice d'un certain nombre d'entreprises. On va dire que vous êtes de droite, voyez. Mais c'était juste un test. Oui. D'accord. D'accord. Euh la révolution a aboli la révolution a aboli la monarchie. C'est après on va changer, on va pas se faire que Mais est-ce qu'il faut abolir la 5e République ? Abolir les rentes et les privilèges. Oui. Et certainement pas abolir la 5e.

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Non. J'ai j'ai expliqué tout à l'heure que j'étais très attaché à nos institutions par rapport à des candidats qui préconisent l'aventure. H Est-ce que vous diriez que dans la société française d'aujourd'hui et que c'est donc une source de ces problèmes qu'il y a trop d'étrangers en France ? Non non, je crois pas qu'il y ait trop d'étrangers. Il y a trop de d'étrangers mal intégrés et il y a une politique d'intégration qui n'a absolument pas été à la hauteur de la mission. Non, je crois pas que le je crois pas qu'on puisse chiffrer et donner un nombre. Euh, il y a une situation de non maîtrise de euh notre immigration. Laquelle ? La immigration illégale ou non maîtrise. Euh les OCUTF, nous n'avons pas les outils pour appliquer la politique du retour. J'ai d'autres portes d'entrée. 550000

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visas en 2025, c'est trop ou pas ? Est-ce qu'on diminue le nombre de visas étudiants, le nombre de visas de travail ? Très nombreché. Je suis très attaché à ce que l'on respecte nos règles en matière de droit d'asile, à ce qu'on respecte l'accueil des étudiants étrangers. soyons plus exigeants sur la conditionnalité que nous mettons de façon à ne pas avoir par exemple d'étudiants qui viennent en France et qui euh dès les premiers mois arrêtent leurs études et ne passent même pas leur diplôme. Je pense que partout nous devons conditionner nos règles à un certain nombre de résultats et un certain nombre de de d'éléments vérifiables. 550000 vis par an, ça n'est pas trop. Non, si nous étions capables de faire en sorte que chacun puisse contribuer au

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développement de l'économie française et de la société française, ce n'est pas par principe trop. Vous avez parlé mauvaise intégration, inégalité et cetera. Vous avez été ministre de l'intérieur. Il y a du racisme dans la police. On voit des faits divers. Écoutez, vous avez comme moi entendu Carcasson. Oui. Bon, Carcasson, est-ce qu'il est normal ? Est-ce qu'il est normal monsieur ? Isolé, c'est isolé ou pas ? Ce qui s'est passé à Carcasson, c'est pas normal parce que c'est isolé. Je vais plus loin. Je vais plus loin. Je vais plus loin. Est-ce qu'il est normal d'attendre que sorte cet enregistrement 10 mois pour qu'une mesure soit prise ? C'est pas normal. C'est pas la question. La question c'est la question parce que ça veut dire que si nous ne sommes pas capables de sanctionner ces

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comportements là rapidement et bien il se multiplient. Donc nous devons être très attentif à l'exemplarité à l'intérieur de la police comme de tous les services d'ordre. Est-ce que c'est un acte isolé ? Est-ce que c'est un acte isolé ou est-ce qu'à votre avis, puisque vous avez été ministre l'intérieur, c'est est-ce qu'il y a du racisme dans la police de manière un peu systémique ? Il y a malheureusement ce n'est pas à l'image de ce que de ce qu'est la police et je fais partie de ceux comme ministre de l'intérieur qui ont pu apprécier les immenses qualités de notre police comme de l'ensemble de nos services. Ce n'est pas à l'image de ce qu'ils sont mais il y a malheureusement des comportements qui doivent être soigneusement réprimés. Vous avez parlé de manière très

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saisissante tout à l'heure des cabinets noirs, des renseignements et cetera. Est-ce qu'il est vrai qu'encore au ministère de l'intérieur est ce qu'on appelait les notes blanches, c'est-à-dire qu'il arrive sur le min sur le bureau du ministre de l'intérieur, ça n'existe plus. On a supprimé les renseignements généraux remplacé par les renseignements territoriaux. Donc à ma connaissance, ça ne fait plus partie des pratiques de la République qui n'honoraient pas euh notre pays. Est-ce qu'il y a des Français qui sont victimes du contrôle de contrôle au facièf ? Bien sûr, bien sûr. Mais mais quand vous étiez ministre de l'intérieur, c'était déjà une question, rien ne change. Pourquoi ? Sauf que sauf que à l'époque à l'époque j'avais acquis la conviction qu'il fallait que l'ensemble de la

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chaîne de sécurité soit développé et en particulier la police de prévention, la police de terrain, la police de proximité. Et ça a été une erreur en 2002. Ça a été une erreur en 2002 de la supprimer sous prétexte qu'il ne fallait pas jouer au basket avec les jeunes. Mais l'un des avantages d'avoir une police solidement implantée dans les quartiers et là il y a là un certain nombre de maires qui peuvent en témoigner et quand je leur rends visite, je le vois. qui un certain nombre de quartiers où les jeunes 10 fois par jour sont obligés de donner leur papiers et croyez bien que le souvenir euh de Zayed et B reste extraordinairement présent dans ma mémoire. Vous savez, il y a des événements dans une carrière politique. Il y a une responsabilité que l'on prend

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à un moment donné. On a le sentiment que ce qui aurait dû être fait n'a pas été correctement fait. Et c'est quelque chose qui m'a profondément blessé. Et vous me parliez ou je parlais tout à l'heure du CPE, le CPE est né de la crise des banlieux, de la volonté d'apporter une réponse à cette jeunesse. C'était juste après la crise des banlieu et c'est à cause de la crise des banlieux que j'ai décidé d'apporter ce contrat pour des jeunes qui souvent étaient à plus de 40 % au chômage et sans jamais avoir la possibilité même d'avoir un stage. Il y a beaucoup de discriminations à votre avis dans la société française vis-à-vis de Français qui n'ont pas la peau blanche ou qui ont les cheveux crépus ? Mais à l'évidence comment ça fait partie du quotidien malheureusement d'accord sur le constat.

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Comment on change ça ? Comment on explique ça ? Comment on change ça ? Bien et bien d'abord en donnant l'exemple et quand quand on a des partis qui excitent la séparation entre les uns et les autres qui monte des catégories les unes contre les autres et bien on prend le risque effectivement de banaliser ces comportements. Et quand vous écoutez la cassette à Carcasson, on voit bien que tout va de paus avec des comportements raciste, avec des des attitudes qui sont sur le plan humain tout à fait répréhensibles. Donc je pense que c'est une culture du respect qui doit être exemplaire depuis le sommet de l'État jusqu'à l'ensemble de ceux qui représentent l'État. C'est

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une exigence et je pense que si l'ensemble de notre administration a le souci de faire vivre et c'est pour cela que je crois qu'il faut qu'on sorte de la culture du guichet et du contrôle pour aller vers une culture de la présence, nous avons à répondre à répondre aux besoins de notre société. Ça recu la tolérance recule quand même dans la société française. L'intolérance monte et bien sûr et et tous les jours un peu plus à travers les réseaux sociaux, malheureusement à travers les images de la télévision, il y a une sorte d'excitation identitaire et le piège identitaire c'est que l'autre devient un ennemi. Ce sont des constats, c'est les réponses qui sont difficiles à apporter. Mais mais les réponses les réponses on verra bien qui est qui pendant la campagne qui sera

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en mesure d'en formuler peut-être plus précise que vous ne le faites là parce que c'est difficile. Bah c'est difficile mais parce que nous n'avons pas le temps de le faire mais croyez bien que nous avons des idées très très précises sur le sujet. Concr quelque chose de concret. Vous avez donc été ministre de l'intérieur. Depuis 50 ans, la police a pour mission de lutter contre le trafic de cannabis. Depuis 50 ans, la consommation de cannabis augmente régulièrement. Ça sert à quelque chose la prohibition ? Alors, la prohibition euh sert à quelque chose aujourd'hui du cannabis. dans la mesure où le cannabis de papa, c'est-à-dire celui que vous avez fumé, monsieur Apathie, ne ressemblant rien, je veux pas répondre hein. Non mais vous avez raison. Ne ressemblons rien au

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cannabis d'aujourd'hui et que sur un esprit d'un adolescent de 15 ou 16 ans, le cannabis d'aujourd'hui fait des ravages et beaucoup de de de situations de de désordre sur le plan mental viennent de la consommation du can dealcool aussi. De l'alcool aussi pas l'alcool est pas interdit pas dans la même quantité et pas avec la même rapidité. Alors, je pense que l'alcool fait plus de fait. Il y a toute une série de maladies qui se déclenchent malheureusement très jeune en liaison avec cela. C'est curieux de constater, vous êtes un responsable politique, que un produit interdit qui mobilise beaucoup les forces de l'ordre voit sa consommation augmenter sur une période de 50 ans. Et

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la réponse politique, c'est on continue la prohibition. Et ben si on se retrouvait dans 20 ans, ce qui n'arrivera peut-être pas, ben la consommation de cannabis sera encore augmentée. Mais vous parlez cannabis, mais vous pourriez me parler. Je vous parle du cannabis, je vous parle que ça. Oui, mais mais les trafics ne sont pas séparés entre le cannabis, la cocaïne, l'héroïne, le craque et malheureusement est-ce que les pouvoirs publics doivent gérer les produits de la même ? C'est là où je pense que nous pouvons faire bien davantage dans la lutte contre le narcotrafic. On a désormais un parquet mais il faut que nous soyons soucieux par des opérations coup de point sur le territoire en mettant l'ensemble de la chaîne de sécurité et de la chaîne péale mobilisée pour

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apporter des réponses à cette situation. Il était bon le cannabis que vous fumiez quand il Moi, je nai jamais fumé de cannabis. Ah bah moi non plus. Sportif ou cannabis ? Bah vous voyez donc je m'excuse, je retire ce que j'ai dit. Ah c'est trop gentil. Euh la démocratie c'est la responsabilité hein. Euh 1788 c'était l'irresponsabilité. Ce qui suit c'est la responsabilité. Vous président, est-ce que vous auriez demandé la démission du ministre de la justice Gérald Darmanen dans l'affaire liana ? Alors je ne suis pas pour couper des têtes et surtout pas dans ces circonstances. Je crois que il appartenait au ministre de la justice de faire le travail qui a été fait de recensement de l'ensemble

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des dossiers. Les 70000 sont devenus 85000 et de faire en sorte de corriger cette situation. On peut demander un exemple et et faire d'un ministre un bouqu émissaire. C'est non. Ah non non pas du tout. Non non le choix des mots est important. C'est montrer qu'il y a une responsabilité. l'administration que vous dirigez mais je pense je pense je connais un peu Gérald de Darmanin et je pense que ce qu'il a vécu à ce moment-là a été d'une dureté, une véritable épreuve. Je ne le conteste pas mais ce n'est pas ce n'est pas ma question est que sa volonté de redoubler de mobilisation et d'efficacité pour essayer d'apporter la bonne réponse et ce qu'on a vu monsieur Apati c'est toute une chaîne sentiment de d'irresponsabilité bien sûr

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bien sûr mais une fois que une fois que la démission a été donnée qu'est-ce qui a changé et là il faut être responsable et agir dans la durée je crois que c'est une manière de dire aux citoyens c moi je ne suis pas vous parliez de privilège Mais je je suis pour qu'on arrive à trouver l'ensemble des points de défaillance. Et là, on voit manifestement qu'il y a au-delà peut-être de quelque défaillance individuelle, il y a la défaillance de tout un système. Et c'est pour cela que je pense qu'il faut profondément rénover notre justice. Et c'est pour cela que je suis pour une indépendance complète de la justice, pour une séparation du parquet et de la chancellerie et la nomination d'un procureur général qui

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sera élu au suffrage indirect, qui aura vocation à assurer cette indépendance de la justice. Je pense que c'est un saut que nous devons faire pour sortir de toute la suspicion qui aujourd'hui existe à l'endroit de la justice. Est-ce qu'il est légitime de penser là aussi que votre expérience vous a fait réfléchir ? Jacques Chirac a été beaucoup concerné par les affaires de justice et des formes d'immunité ont été décrétées pour l'en protéger. Vous le regrettez ? Ça n'a pas empêché Infiné d'avoir beaucoup plus tard tellement tard. Vous le regrettez ? Vous avez réfléchi à ces problèmes ? bien sûr beaucoup réfléchi et c'est bien pour cela que la conclusion et je vous la donne c'est que je suis pour une indépendance totale de la ce qui s'est passé à l'époque et la

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manière dont la justice a été empêchée de faire son travail. Alors vous évoquez de quoi parlez-vous ? Soyez précis. Les affaires et des dossiers de la des emplois fictifs de la mairie de Paris par exemple. Voilà et le et les juges qui ont essayé quand Jacques Chirac était président de la République de faire leur travail qui ont été Ah d'acord. Non le problème est un peu différent. Ce qui s'est passé à l'époque, c'est quand ÉC Alpè a voulu venir à l'Élysée. Fallait-il qu'il puisse perquisitionner un président en exercice ? Fond, vous ne changez pas grand-chose, quoi. Pas du tout. Mais je vois que la la question s'est reposée avec Emmanuel Macron et je crois que la réponse est souvent la même. C'est toujours la même, je crois. Non, mais je croisilè Oui, mais non, mais c'est là où il faut

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des principes, monsieur. Moi, je me détermine pas par rapport à des situations particulières. Il y a des principes et je pense que l'exécutif quand il est en fonction doit avoir le bénéfice d'un certain nombre de règles. Êtes-vous choqué par la demande de réintégration qui a été satisfaite de Rachidalati dans la magistrature ? Alors, je je ne suis pas du tout choqué par sa demande et je crois qu'il appartient maintenant au Conseil supérieur de la magist. Cette demande est de plein droit, monsieur Apati. Ah, je sais. Voilà. Mais est-ce que est-ce que vous vous dites quand même il y a quelque chose qui marche pas bien quoi Ce que je me dis c'est qu'il appartient pendant 23 ans elle pas été magistrate. Monsieur Apathie, ce que je me dis un médecin s'il exerte pas pendant 23

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ans c'est un problème hein. On le réintègre pas hein. Ce qui compte ce qui compte c'est que le conseil supérieur de la magistrature puisse faire librement son choix. On a vous savez on a des règles. Pourquoi vouloir je croyais que vous voulez les échanger ? Oui, sauf que là vous l'échangez en personnalisant à travers des vindicte personnel. Ah non non non non pas non pas un exemple c'est pas une vindicte. Moi je je ça moi si le garde des sauts avait dit ah madame Dat ah ben non il est pas question mais vous ça aurait été scandaleux. Non moi c'est votre point de vue de citoyen qui m'intéresse que le garde des saut le fasse. Mais peut-être vous pouvez me dire il faut changer les règles. Voilà vous le dit pas. Monsieur Monsieur Patti je suis ici ce soir c'est pas enceinte citoyens

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mais si aussi ah'sant vous n'avez pas de mand hein sans quoi vous m'auriez pas invité pour Non mais non on vous invite moi j'en suis ravi mais vous n'avez pas de mamba pour l'instant là vous êtes vous êtes un citoyen qui peut-être si j'ai bien compris bien moi je suis je suis un citoyen et un ancien premier ministre qui est soucieux du respect des règles et je pense que la règle elle est commune elle doit être respectée par tous nous sommes confrontés à une autre évolution sociale. importante. Patrick Bruel, chanteur, artiste, a renoncé à se produire. Il voulait faire une tournée parce que des femmes ont porté plainte contre lui pour viol. Il est mis en examen et il ne peut plus se produire. Il bénéficie d'une présomption d'innocence. Alors cette annulation,

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vous la trouvez souhaitable ou bien le fait que la présomption d'innocence soit mise en échec de fait vous choque ? Monsieur Patrick Burel a choisi de renoncer à sa tournée, c'est sa décision. Oui, je sais bien. Bien. Non, mais vous pouvez pas fuirre toutes les questions. Est-ce que vous trouvez vous trouvez Est-ce que vous trouvez que ça correspond à à la nécessité d'aujourd'hui que la présomption d'innocence ne puisse pas continuer à faire son œuvre publique ? Patrick Buel devait prendre en compte le fait que cette tournée apparaissait pour beaucoup de femmes concernées et et beaucoup d'autres qui participent de ce mouvement apparaissait comme une provocation. Donc je crois que effectivement dans cette situation là, il a bien fait de renoncer

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à sa tournée. Ces femmes qui prennent la parole et qui disent "écoutez-nous, entendez-nous, nous ne le sommes pas assez". Vous avez vu cette publicité qui suscite beaucoup de débats. Une actrice américaine, vous connaissez bien la culture américaine, si Ouais. Et alors ? C'est vous êtes choqué par la publicité ? Bah je suis choqué que des artistes, que des sportifs puissent effectivement se présenter comme ça. Je ne suis pas euh choqué sur le principe même, mais je pense que c'est pas toujours opportunette cette image de la femme aujourd'hui euh au au 21e siècle. Jean-Luc Mélenchon qui est lui candidat à l'élection présidentielle est soupçonné parfois accusé d'antisémitisme. Vous relériez ce soupçon, cette accusation ? Ah, je ne relis jamais aucune forme de soupçon, mais j'ai dit à

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quel point je trouvais que l'ambiguïté de certains de ces propos, et je l'ai écrit longuement, euh m'apparaissait comme tout à fait choquant. Qu'est-ce qui vous choque ? Quel propos ? En particulier ? propos quand il s'est amusé de nonjuif à plusieurs reprises. Je trouve que dans le contexte que connaît la France de regain très fort de l'antisémitisme, il faut être attentif à ne pas ni blesser ni prendre le risque de faciliter la commission. Il alimente l'antisémitisme, il prend le risque de le faire. Savez, vous savez monsieur Apatti, nous sommes dans un pays où on est très prus et les autres d'antisémitisme. J'en ai moi-même fait les frais. Donc c'est pas moi qui vais aujourd'hui jeter l'anathème sur X

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ou sur Y. Je dis que nous avons tous une responsabilité particulière quand nous parlons de ces sujets et que quand on est un responsable politique, aller s'en amuser et faire rire une salle sur ce sujet, je pense que c'est non seulement déplacé mais c'est risqué. un mot sur le monde juif, vous avez souvent, comme vous le soulignez, été accusé de cela, c'est-à-dire souvent d'avoir non souvent accusé par certains d'avoir sur le monde juif et sur Israël un regard excessivement critique. Le fait que je le hasard fait que je rencontrais un de vous conseillers cet après-midi qui me rappelait que euh lors de la commémoration du Veldive, il y a un moment très frappant. Il existe la suite de votre discours, l'archive de votre discours où vous arrêtez et vous êtes

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pris par l'émotion. Et c'est un moment extrêmement touchant où vous marquez à quel point comme Jacques Chirac d'ailleurs hein, c'est votre génération qui a commémoré ce qui avant cela ne se faisait pas. J'aimerais que vous disiez un mot de cela sur le monde juif. Alors moi, j'ai j'ai un engagement très ancien et très fort vis-à-vis de l'ensemble de ces sujets pour une raison très simple, c'est que ça a contribué à ma formation culturelle, que ce soit la poésie, que ce soit la littérature, que ce soit la philosophie, j'ai été très tôt dans la proximité avec la réflexion du monde juif et j'ai comme diplomate suivi toutes les étapes de l'histoire d'Israël depuis maintenant

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une quarantaine d'années. Et c'est pour cela quand je suis devenu ministre des affaires étrangères, j'ai eu à cœur de mettre en place des politiques de coopération avec Israël qui permettent à la France de nouer de société à société dans le domaine scientifique, dans le domaine médical, de nouer des coopérations qui nous rendent moins dépendants des aléas et des vicissitudes de la vie politique. Et c'est pour cela que je sépare toujours quand je parle de la relation avec Israël, les questions de culture, les questions scientifiques, de des questions politiques. Alors il y a évidemment des sujets sur lesquels je pense que nous ne faisons pas assez. Je pense à la S Jordanie, je pense au drame de Gaza où l'accès est toujours interdit et la souffrance des Gazaoui est

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immense. Mais je fais la distinction entre l'attitude du gouvernement israélien et d'une partie particulièrement extrême de ce gouvernement, de l'ensemble des Israéliens et bien sûr du peuple juif à travers le monde. Deux questions rapides avant de se quitter. La colonisation est-elle un crime ? Bien sûr. Oui, vous connaissez ma réponse. Je l'enregistre en tout cas. Pensez-vous que le prochain président, quel qu'il soit, doivent présenter des excuses à l'Algérie pour les 132 ans de colonisation française ? Alors, je pense que la France doit reconnaître euh les drames et les fautes qui ont été commises. Les drames et les et les fautes qui ont été commises en Algérie et les crimes les crimes qui ont été commis en Algérie comme ils ont été

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commis à Madagascar, comme ils ont été commis dans d'autres pays d'Afrique. L'Algérie c'est un peu particulier. de présence. Vous avez raison, vous avez raison. Et c'est pour cela que c'est pour moi sur le plan diplomatique une des priorités de l'action de la France. Pourquoi pas d'excuses ? Parce que je crois que ce n'est pas ce qu'attendent aujourd'hui les Algériens. J'en ai parlé avec le président Teboun, j'en ai parlé avec de nombreux intellectuels algériens. Fait du bien à nous peut-être parce que on reconnaîtrait les crimes que nous avons commis. Mais vous savez comme moi que nous devons avancer et que la repentance aujourd'hui n'est pas forcément comprise par les uns ou par les autres. repentance, c'est un mot affreux. Repentance, c'est un mot affreux.

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C'est une reconnaissance. C'est très différent. Oui. Et c'est pour cela que je pense que la reconnaissance des crimes commis fait partie des devoirs de la France et il faut être capable là d'être à la hauteur de l'histoire comme nous l'avons été dans d'autres situations et d'être capable solennellement d'écrire une nouvelle page avec le peuple algérien. Et je crois que ce qui existe entre nous des deux côtés de la Méditerranée est suffisamment important et suffisamment important pour l'ensemble du Maghreb. Et c'est ce qui m'a blessé quand nous avons choisi de nous réinvestir de l'autre côté de la Méditerranée, c'est que nous n'ayons pas été capable de faire avancer le règlement des crises euh entre l'Algérie et le Maroc. Comme j'ai pas tout entendu, j'ai pas

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compris à quel moment vous déclariez candidat. Au moment opportunat, c'est le bon moment. Posez. Merci beaucoup Jean-Michel. On va poursuivre cette émission avec deux moments importants. D'abord, c'est Frédéric Dab qui va nous rejoindre et puis il y aura un exercice qui est un peu plus surprenant que auquel vous prêterez certainement de bonne grâce. Monsieur le premist, je vous en prie. Fréd que c'est de mauvaise grâce puisque je déteste les quiz monsieur, c'est pas un quiz, c'est autre chose. Vous verrez. Merci beaucoup Frédéric Dab d'être là. Frédéric Dab qui est le grand sondeur des cœurs et des reins et qui a sondé de manière tout à fait scientifique comme il le fait toujours les Françaises et les Français sur l'image qu'ils ont de vous. Oui, tout à fait. avec un échantillon

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représentatif pour une enquêteci comme on l'a fait par le passé avec Édouard Philippe et Jean-Marie et Marine Le Pen pardon dans le cadre de cette de cette émission avec un un nuage de mots qu'on va voir sur des traits d'images qui vous sont associés par les Français et le principe du nuage de mots dans cette enquête faite auprès de 1000 personnes. Plus le mot apparaît en gros, plus il vous a été attribué fortement par les Français. Et vous le voyez, on a un c'est vous qui avez choisi les mots ? On a appris les mêmes mots que l'on avait attribué à Édouard Philippe et à Marine Le Pen. Non, c'est des mots qui relèvent de l'image personnelle, de l'image politique. Là, c'est plutôt l'image personnelle. Vous le voyez, on a un cœur d'image très positif pour Dominique de

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Villepin autour de la notion de crédibilité. He, il apparaît sérieux à 57 %. Il travaille avec l'idée que sur cette dimension là, vous êtes majoritaire dans toutes les familles politiques, sauf au rassemblement national. Il y a aussi une forme de charisme. C'était l'image que vous aviez également quand vous étiez à l'hôtel Matignon, l'idée il y a une forte autorité naturelle et un l'idée de mouvement, l'idée de dynamisme. parce qu'il y a toujours un mai. L'enquête l'enquête révèle également une forme de distance avec les Français mais qui est lié à ce que vous avez raconté précédemment, c'est-à-dire votre éloignement du champ du champ politique entre 2017 et la période entre 2007 la victoire de Nicolas Sarkozy est la période la plus récente puisque vous

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apparaissez pour un français sur deux comme arrogant mais cette dimension est minoritaire à gauche. Vous apparaissez sympathique mais moins que ce qui avait été associé à Marine Le Pen et à Édouard Philippe et tout ça je n'ai pas de chat je pourquoi pas quelle conclusion vous en tirez moins sympathique que Eddouard Philippe et Marine Le Pen Oui à quelques points près mais tout ça ça peut impacter sur une forme d'aut je n'ai pas la barbe je n'ai pas j'ai chose qui me manquent tout à fait mais en tout cas tout ça est susceptible d'impacter l'authenticité du personnage puisque la sincérité qui vous était d'ailleurs associé très fortement dans vos fonctions passé n'est associé que par une minorité de français. 35 % mais ce qui est très intéressant tout à l'heure Ellisabeth

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Martinou vous vous a posé une question un peu directe alors vous êtes de gauche vous êtes de droite. Les Français vous considère comme de droite à une nette majorité mais sur tous les traits d'images que nous avons testé vous êtes systématiquement mieux vu par les sympathisants de gauche les sympathisants et les filles mais également les sympathisant je fais la synthès c'est une forme de synthèse. Alors pour une élection présidentielle, il vaut mieux si vous êtes candidat avoir une sorte de socle et a une sorte de décalage entre votre appartenance passée à l'UMP au républicain et le fait que c'est plutôt du côté de la gauche et du côté des sympathisants Renaissance qu'on vous attribue la capacité de travail, le charisme et la sinc et la sincérité. Autre question.

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Sincérité c'est pas très fort hein. Non non on peut mieux faire. Sachant que sur il y a du travail. Oui. Sachant que sur le personnel politique, la proximité, la sincérité, ce sont les deux dimensions qui sont les moins bien notées. Alors, il y a une autre question qui relève d'une image davantage politique avec un crédit réel sur la compétence. Vous êtes vu comme quelqu'un d'expert sur des dimensions spécifiques. Les enjeux internationaux, ce n'est pas anodin dans un contexte où les français s'intéresse de plus en plus aux questions euh internationales où ils ont compris et on le voit sur LCI que ce qui se passe sur un champ de bataille en Ukraine dans le bureau Val de Donald Trump peut avoir un impact sur leur vie quotidienne et également sur la question

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du climat. Et là également soutien massif à gauche et et chez les sympathisants du box central. Mais là aussi hein, l'image est plutôt euh ambivalente puisqu'il y a une forme d'interrogation, d'inquiétude autour de vous comme acteur politique susceptible de prendre les reenes du pays. Une inquiétude sur ce que vous feriez, une faiblesse sur la capacité à réformer la France. C'est ça vous est associé par un petit quart, un gros quart pardon des Français et à rassembler les Français. Mais là aussi, c'est plutôt du côté de la droite et du rassemblement national que les jugements sont les plus sévères. Ce qui vous caractérise, c'est une forme de proximité très intéressante. Ce que j'appelle la proximité euh admirative compte tenu de votre parcours, compte tenu de votre discours, de votre

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expertise, mais une faiblesse sur la proximité identificatoire. Est-ce qu'il me ressemble ? Est-ce qu'il peut me représenter ? Est-ce qu'il y a une une nostalgie chiraque chez vous ? On vous observe, il y a il y a du chirac en vous évidemment dans la manière dans alors ceux qui vous aiment bien disent l'allure, ceux qui vous aiment pas disent le côté verbeux. Voilà. Est-ce qu'il y a du chirak ? Est-ce qu'il y a une nostalgie ? Je je dirais pas nostalgie, il y a une immense affection pour Jacques Chirac. Oui. Oui. C'est quelqu'un que pour lequel j'avais beaucoup d'affection et beaucoup d'admiration. Oui, c'est vrai que Jacques Chirac par contre lui bénéficiait de cette proximité identificatoire qui est pour l'instant un point faible par rapport à l'idée d'admiration. Ce qui est quand

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même très très intéressant, je me répète, c'est le fait que dans votre famille politique d'origine, vous soyez moins bien perçu, peut-être comme un concurrent sur les offres euh actuelles, celle d'Edouard Philippe, celle de Bruno Aillot, que dans les familles de gauche et dans les familles du bloc central. Merci beaucoup Frédéric Dam, on va passertif hein et en plus c'est gratuit donc c'est formidable. Tout à fait. Ça dépend pour qui ? On va faire comme dans les entretiens d'embouche. Vous savez quand on dit votre principale qualité, votre principal défaut, d'habitude les gens trouvent une banalité. Ils disent impatient parce qu'ils se disent comme ça. C'est quoi votre principal défaut ? Mon principal défaut ? Ah ben impatient justement. Ah non, ça c'est la sortie ça. Vous

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l'avez aué de la bouche. Vous me l'avez ôé de la bouche. Votre principal défaut c'est quoi ? La modestie. Et votre principale qualité ? L'orgueil. Questionnaire. Merci beaucoup. Merci beaucoup Frédéric d'ab euh quelques questions, 10 questions. Vous disiez que vous n'imiez pas les couilles. C'est pas vraiment des couilles, c'est 10 façons de d'aborder votre regard sur le monde, sur la France et sur vous-même. On va les enchaîner et vous pourrez répondre par oui ou par ou évidemment on vous connaît par une réponse un peu plus nuancée. Première question. La France Dominique de Villepin, la France est-elle en déclin ? Oui ou non ? Oui, depuis quand euh le déclin s'est accéléré ? Depuis 2007, je me rappelle Jean Dormeçon qui disait

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"Le déclin, c'est 1940 le à 8h du matin, le 10 mai quand les Allemands entrent dans les Ardenes et au fond, il y a quelque chose qui s'est jamais relevé." Je pense que les les à la fois les choix politiques diplomatiques ont contribué à brouiller l'image de la France dans le monde et à ôter aux français l'idée qu'il y avait un chemin de redressement possible. Deuxème question. Doit-on sortir du commandement intégré de l'OTAN ? Doit-on sortir du commandement intégré de l'OTAN quand on sait évidemment à quel point face aux Américains vous avez été l'homme debout. Alors, je pense qu'il fallait pas y rentrer en en 2008 au moment où la question s'est posée avec Nicolas Sarkozi, mais je pense qu'aujourd'hui ce

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serait absurde de vouloir en sortir. Je ne suis pas pour l'agitation en matière diplomatique et encore moins dans le domaine de la sécurité. 3è question, on est dans quelque chose de plus, je rappelais tout à l'heure, vous aviez été chez les jésuites, vous vous confessiez à l'époque ? Oui. Oui, bien sûr. Très bien. Savez-vous pardonner Dominiquein ? 3è question. Oui ou non ? Est-ce que vous êtes J'entendais quelques références tout à l'heure notamment au CR de boucher qui me faisait penser que vous aviez certaines réminiscence de certains ennemis politiques. Est-ce que vous savez pardonner ? J'ai doublement pardonné. J'ai pardonné en 96-97 en permettant à Nicolas Sarkozy de revenir dans le jeu politique et j'ai pardonné après 2011 mon double nonieu en le revoyant et

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en développant d'ailleurs un certain nombre de goûts littéraires et artistiques qui montrent qu'on peut se parler y compris quand on a une histoire compliquée entre deux responsables politiques. 4e question. Pourriez-vous prendre votre retraite ? Vous rappeliez tout à l'heure votre âge ? Vous n'êtes pas le plus âgé des candidats potentiels. Je crois que c'est Jean-Luc Mélenchon qui est un peu plus âgé que vous. Mais enfin maintenant Donald Trump est plus âgé que tout le monde là. Il je crois qu'il a 80 ans. Pourriez-vous prendre votre retraite ? Mais je l'ai prise de la fonction publique donc c'est déjà une réalité mais je n'ai aucune intention de prendre ma retraite dans l'ordre de l'engagement vis-à-vis de la France. Vous êtes retraité de fait ? Je suis

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retraité de la fonction publique. Oui. Les les mesures que le premier ministre a annoncé là sur le fait de renier les retraites, vous toucherez en réalité. Oui, c'est pas moi. L'indexation, vous serez frappé par la désindexation. Vous voyez, vous savez de combien vous avez un homme touché. Dominique de Villepin. La la question suivante et là on entre dans les convictions et ce seront des questions peut-être qui compteront dans la campagne. Faut-il légaliser la gestation pour autrui ? Oui ou non ? Alors, c'est un une question difficile. Je crois qu'il faut prendre en compte des situations très particulières, des drames qui sont vécus, des attentes de vie qu'il faut prendre en compte. Donc, je je ne suis pas aujourd'hui pour que nous ouvrions très largement ce

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chantier. D'autant moins que celui de la PMA est très loin d'être réglé. La PMA, c'est un parcours du combattant en France et c'est une immense douleur pour de très nombreuses femmes et de très nombreux couples. Et je suis donc pour que de ce point de vue- là nous allions beaucoup plus loin dans la mise en application de la PMA et la gestion pour autrui que nous avanions prudemment en prenant en compte des situations qui sont très douloureuses mais avec beaucoup de prudence car il faut éviter que le corps humain puisse être instrumentalisé, monétisé donc dans des cas très spécifiques et en dehors de tout marché dans ce domaine. Je crois que c'est quelque chose qu'on peut concevoir mais avec beaucoup de prudence.

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6e question de vous-même tout à l'heure vous rappeliez qu'aujourd'hui la le plus grand nombre de francophones se trouve en Afrique et non plus en France notamment je crois que c'est la République démocratique du Congo qui est qui est en compte le plus grand nombre. Êtes-vous favorable ? Seriez-vous favorable au transfert de l'Académie française en Afrique ? Oui ou non ? Mais je rappelle que le président de la République lui-même avait une formule qui est sauf erreur aujourd'hui. Le le poids principal de la francophonie n'est plus au bord de la scène qui est comp mais il est en Afrique. Alors je suis favorable à l'ouverture beaucoup plus large de l'Académie française à la francophonie. Nous avons quelques représentants mais encore trop peu nombreux et j'aimerais que cette

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ouverture se fasse de façon beaucoup plus large. La langue française a beaucoup à s'enrichir du parler en Afrique, du parler au Canada avec des vieux mots magnifiques qui existent. Donc oui, nous devons être beaucoup plus généreux, beaucoup plus ouverts et beaucoup plus reconnaissants des talents. Quand on voit des écrivains comme Marie Condé et beaucoup d'autres, Mambou, il y a une dette que nous avons vis-à-vis de de cette littérature francophone. J'étais très proche des M Céser des Dou glissants qui ont fait vivre dans les Antilles cette francophonie rayonnée dans tout le monde avec Sangor, on s'en souvient. Donc il y a il y a je crois oui un un respiration de la langue qui doit vivre à travers la la nation monde qui est la nôtre partout

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sur les cin continents. 7e question euh êtes-vous favorable ? Là encore ce sont ces sujets de société qui ont beaucoup compté d'ailleurs. Ils ont compté aussi dans la prochaine visite du pape Léon. Êtes-vous favorable au droit de choisir sa mort ? Alors, je je suis favorable au droit de choisir sa mort avec un certain nombre de règles et de gardes fou qui me paraissent impératif. Et ce qui m'a beaucoup gêné dans le débat sur la fin de vie, c'est que nous n'ayons pas suffisamment mis à l'ordre du jour le préalable pour moi qui est celui des soins palliatifs. J'ai approché comme beaucoup d'entre nous la situation de notre pays et il y a encore trop de départements, trop de

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ville où il y a une insuffisance de l'accompagnement au soins palatifs et on constate que tous ceux qui ont accès au soins piatifs ou en tout cas la plupart de ceux qui ont accès au soins péliatifs changent d'avis sur l'aide à mourir, sur le suicide assister. Donc je crois que dans ce domaine la solidarité doit s'exprimer. On doit prendre en compte la douleur que représente certaines situations de souffrance de la fin de vie, mais y apporter à chaque fois la meilleure réponse. Et vous voyez dans dans la société française, il y a comme ça des malheurs. On a la loi intégrale qui est actuellement décidée ou discutée en préalable au Parlement dans tous ces domaines, les violences sexuelles contre les femmes et les enfants. Nous ne sommes pas assez présents et assez

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soucieux de ces situations quand nous voyons les tragédies. Je pense euh en particulier à certaines situations d'emprise que nous connaissons quand nous voyons les drames que vivent certaines femmes, certaines familles. Euh et euh euh de ce point de vue-là euh euh l'exercice de coercition à l'intérieur des familles est quelque chose que nous devons mieux reconnaître, mieux prendre en compte et mieux accompagner. La présence de la mort, j'étais frappé tout à l'heure quand vous montriez la photo de votre bureau, vous faisiez mémoire de votre frère qui est mort. Et quand on a une vie aussi pleine que la vôtre, un frère mort, je me rappelle Elmou Col qui disait toujours que même dans les sommets internationaux, dans les circonstances les plus solennelles, son frère mort était là à côté de lui.

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Est-ce que votre frère est toujours présent ? Oui, c'est une présence qui qui m'accompagne depuis toujours et qui en permanence me ramène à à la vérité de de la vie, à la vérité de des choix que je dois faire et à un certain devoir. Donc oui, c'est un rappel permanent. Question politique. Vous président, pourriez-vous prendre Jean-Luc Mélenchon comme premier ministre ? Non, il y a trop de différence politique, trop de différence stratégique entre nous. Je crois qu'on peut faire le grand écart en politique mais pas à ce point-là. L'impression, peut-être que je me trompe, mais l'impression que vous donnez depuis quelques semaines et que vous êtes un peu éloigné de lui, on a beaucoup, c'est

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les lieux communistes, les journalistes adorent les lieux communs comme vous le savez. On a beaucoup dit, vous étiez proche, vous étiez au fond, un homme venant de la droite et cera. Est-ce qu'il y a eu effectivement un éloignement d'idées ? Non, nous il y a eu un certain nombre de situations de de politique international qui ont été exploitées par certains observateurs pour marquer euh une prétendue proximité. La réalité, c'est que je respecte Jean-Luc Mélenchon, c'est l'un des hommes politiques français les plus cultivés et les plus engagés. Donc, j'écoute avec attention ce qu'il dit mais politiquement nous sommes extraordinairement loin l'un de l'autre. La question suivante, vous y avez beaucoup répondu mais vous allez répondre à votre façon. Faut-il une 6e

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République ? On voit à quel point vous êtes attaché à la 5e. Un mot pour décrire le génie de la 5e République dont vous êtes vraiment très visiblement un passionné. La 5e République pose un certain nombre de règles qui nous obligent et ce sont autant de gardes fou pour notre pays. Nous sommes un pays qui a le goût de l'aventure, qui a le goût de l'expérience, qui a le goût parfois même du danger. Je crois que il y a des aventures dont il vaut mieux se priver. 10e question. Monsieur le Premier ministre, vous disiez, je voulais déjà répété deux fois que vous aviez été chez les jésites. En principe, on s'en relève pas. Quand on a été chez les jésuites, on y est marqué à à vie. Est-ce que vous priez ? Oui, ça m'arrive. Oui, chaque jour. Sûr.

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Oui, je vous savez, j'ai été élevé dans un collège au Venezuela qui était celui de père missionnaire et j'ai appris que le rendez-vous du matin comme le rendez-vous de soi du soir était des moments où on où on faisait un retour sur sur soi et sur ce qu'on voulait être. Donc, ce sont des mamans pour moi qui constituent des repères très anciens mais mais qui sont toujours euh toujours euh à l'œuvre. Merci Dominique de Pain. Le le mot de la fin vous appartient. C'est la tradition de cette série Objectif 2027. Euh mon collègue va vous amener, Bryan, je vous en prie, un une tablette sur laquelle vous allez pouvoir écrire. Euh, vous êtes évidemment très littéraire. Vous

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avez votre vos réseaux sociaux, vous partagez vos goûts parfois très classiques, parfois pour des poètes très mystérieux. Vous êtes le seul à peu près à connaître avec al technique. Alors, on va tout de suite régler le problème technique. Je sais pas si vous voulez regarder ça. Voilà. Simplement éclairer la tablette et je crois que je vais faire comme ça d'écrire ce que vous voulez. Alors, ça n'apparaît pas. En tout cas, moi je ne le vois pas.

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Il faut que vous le disiez monsieur premier ministre parce que ça n'apparaît pas. J'ai beaucoup de malh par la technique sont des choses qui arrivent. Donc l'état c'est nous, j'ai pas dit c'est moi et que vive la France. Merci beaucoup Dominique de Villepin. Voilà, répétez-le qu'on le comprenne bien. L'État, l'État c'est nous et que vive la France. L'État, décidément, il a été très présent hein. Vous êtes 14 l'État, c'est l'incarnation de l'intérêt général et je pense que c'est aujourd'hui ce qui peut et doit nous sauver. Merci beaucoup Domque de Ville.