MATTHIEU VALET est face à DANIÈLE OBONO sur BFM !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:09OuverteÉludée
Pourquoi remettre le sujet de l'Abbaya sur la table ?
- 3:43OuverteRéponse directe
Quel est votre avis sur l'Abbaya ?
- 8:56FerméeRéponse directe
C'est une mesure islamophobe ou pas ?
- 12:45FerméeRéponse partielle
La loi de 2004 doit-elle être abrogée ?
- 17:52FerméeRéponse directe
Vous vous félicitez de la victoire de l'AFD ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:34InvitéFait
« c'est que, rappelez-vous, Gabriel Attal, lors de son passage furtif, mais lors de son passage au ministère de l'Éducation, qu'il avait interdite cette Abaya et qu'il en avait fait un marqueur politique, régulièrement, il le rappelle. »
- 1:52InvitéFait
« Ça rentre dans le discours, effectivement, des insoumis qui disent, aujourd'hui, il y a une forme de discrimination, je cite, au sens large, envers la communauté musulmane, et l'interdiction de l'Abbaya en fait partie à leurs yeux. »
- 2:47InvitéFait
« Et elle reste, de notre point de vue, injuste, inutile, discriminatoire. »
- 5:10InvitéFait
« Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est une loi de 2004 qui interdit les signes religieux à l'école pour préserver nos enfants. »
- 5:29InvitéFait
« C'est exactement ce que le Conseil d'État a confirmé dans la circulaire que vous évoquez, c'est-à-dire une appartenance ostensible renvoyant à une religion. »
- 10:07InvitéFait
« Qu'est-ce qui fait que d'un seul coup, on dit qu'on autorise un vêtement religieux particulier et qui pose évidemment des problèmes ? »
- 10:16InvitéFait
« Il y a la France insoumise qui est soumise à son diktat en partant du principe qu'au fond, il est prioritaire. »
- 10:49InvitéFait
« Comment ça se fait que vous dites que c'est une discrimination si vous dites que ce n'est pas religieux ? »
- 17:24InvitéFait
« Le Rassemblement national qui a pris ses distances en mai 2024, rappelez-vous, au moment d'élections européennes, puisque l'un des responsables de l'AFD avait jugé, je cite, que les SS n'étaient pas forcément des criminels. »
- 18:05InvitéFait
« Je respecte le vote démocratique des Allemands qui se sont exprimés par les urnes. »
Temps de parole
- Invité24 %
- Invité 219 %
- Présentateur13 %
- Invité 312 %
- ?12 %
- Invité 411 %
- Invité 57 %
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Les conséquences et les suites de la victoire de l'AFD dans un land en Allemagne,
c
'est évidemment l'un des sujets majeurs de cette bâtinée. Victoire de l'AFD liée à des sujets évidemment de crispation, notamment l'immigration, les sujets identitaires, pas mal de sujets liés à l'islam. Bref, il y a aussi pas mal de sujets comme ça ici en France et on voit bien qu'il y a des sujets qui crispent en ces débuts de campagne, notamment la question du voile islamique, on l
'a
évoqué, mais aussi, et on va y revenir juste avant d'aller en Allemagne, la question de l'Abbaya. Parce que ça a rebondi il y a quelques instants avec Marine Le Pen qui a tweeté en réaction à ce qu'a dit Mathilde Panot, position réaffirmée par Manon Aubry sur l'Abbaya à l'école. On voit ici la réponse de Marine Le Pen, on va entendre Mathilde Panot sur ce sujet.
C
'était absurde, vous avez montré vous-même sur vos plateaux télé deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe, achetées exactement au même endroit, mais comme l
'une
avait l'air arabe, du coup on lui interdisait l'entrée, comme l'autre n'avait pas l'air arabe,
on
lui permettait l'entrée. Tout ça n'a aucun
intérêt. Vous autoriserez à nouveau l'Abbaya ? Je vais
vous dire moi ce que nous allons faire,
mais vous
reviendrez ce matin sur ce texte.
Sur
l'Abbaya, oui bien sûr.
Voilà, c'est donc un sujet qui rebondit et vous voyez cette réaction de Marine Le Pen il
y
a quelques instants. Projet de société de l'extrême-gauche et Claire dit-elle, instiller partout le poison du communautarisme, j'imagine, c'est ce qu'elle voulait dire, qui mine la République et excite la concurrence des revendications identitaires, etc. Voilà pour cette réaction et ce débat, Guillaume Darré, qui est relancé par cette phrase de Baptiste Pannot, alors que
ce
sujet de la loi sur l'Abbaya à l'école n'était pas vraiment dans le débat public.
Non,
c'est que, rappelez-vous, Gabriel Attal, lors de son passage furtif, mais lors de son passage au ministère de l'Éducation, qu'il avait interdite cette Abaya et qu'il en avait fait un marqueur politique, régulièrement, il le rappelle. Elle a été interrogée, Mathilde Pannot, effectivement, sur notre plateau hier. Et donc, quand elle a été interrogée, elle dit qu'effectivement, elle reviendrait là-dessus. Ça rentre dans le discours, effectivement, des insoumis qui disent, aujourd'hui, il y
a
une forme de discrimination, je cite, au sens large, envers la communauté musulmane, et l'interdiction de l'Abbaya en fait partie à leurs yeux.
Et
on va voir les réactions politiques sur ce plateau, avec notamment Daniela Bonneau, qui était avec nous, Madame la députée. Bonjour, députée LFI. Pourquoi remettre ce sujet sur la table, alors que ça s'est passé de façon relativement apaisée, semble-t-il, cette interdiction de l'Abbaya à l'école
?
De toute évidence, c'est bien vous qui avez posé la question, vous et vos collègues, qui avez posé la question à Mathilde Pannot. Elle y a répondu, mais ce n'est pas une nouvelle, au sens où nous étions opposés à cette mesure, quand le Premier ministre de l'époque, Gabriel Attal, l
'a
mise en place.
Mais vous avez pu revoir
votre position, vu la façon dont la loi a été
appliquée.
Mais je pense que, d'abord, ce n
'était
pas une loi,
c
'était une
mesure
gouvernementale. Et elle reste, de notre point de vue, injuste, inutile, discriminatoire. Nous sommes en pleine rentrée scolaire, M. Arnaud. Il y a aujourd'hui des enjeux en matière de rénovation des écoles qui subissent les canicules et qui ont besoin, en fait, d'être mises
aux
normes. Vous avez des enjeux en termes d'enfants qui n'ont pas les moyens de payer leur cantine scolaire.
Vous
avez les
enjeux des professeurs. Mais
précisément, l'enjeu, aujourd'hui, c'est de répondre à cela. Et donc, nous ne considérons pas que ce soit le rôle des personnels de l'éducation nationale ou des ministres d'aller vérifier les tenues des jeunes filles. Et donc, oui, ça fait partie des malheureusement nombreuses mesures sur lesquelles nous reviendrons. –
Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République de Paris, quel est votre avis là-dessus ? En rappelant encore une fois que la mise en place de cette mesure, il n
'y a
pas eu beaucoup de remontées sur des tensions qu'on aurait pu craindre avant qu'elles soient mises en place.
– Bien sûr, c'est un sujet qui est derrière nous. L'école, c'est un sanctuaire. Je pense qu'on doit tous être d'accord sur le fait que c
'est
un sanctuaire où, dedans, la religion n'a pas sa place. Et donc, quand ça a été appliqué, on l'a dit, quand Gabriel Attal a dit « on va le mettre en place », tout le monde dit
«
ça ne se fera jamais », ça s'est fait très facilement parce que c'est assez logique que quand on est une étudiante, on ne vient pas en Abaïa à l'école parce qu'on est là pour apprendre, étudier dans un cadre d'égalité, tous ensemble, et qu'évidemment, il ne faut pas remettre ça en cause. Après, il
y
a d'autres débats, et vous avez raison, sur l'école, qu'il faut adapter. Nous-mêmes, nous sommes tous les deux députés à Paris. Quand on voit l'état de nos écoles à l'heure actuelle, qui sont quand même de la responsabilité, et pour une fois, on dit toujours que
c'est
la faute du gouvernement, mais c
'est
la responsabilité des villes et des communautés de communes, il faut évidemment mener de grands chantiers. Mais je le redis, ne rouvrons pas la Abaïa. Honnêtement, c'est du feu que vous mettez partout, et que vous, vous savez quoi, vous donnez du carburant, je trouve que LFI donne du carburant au Rassemblement National.
Mathieu
Allais. Vous savez, M. Maillard, on fonctionne très bien sans que LFI nous donne du carburant, même si vous peinez à faire baisser les prix à la pompe. Mais la réalité, c'est que la Abaïa, nous avions soutenu son interdiction. Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est une loi de 2004 qui interdit les signes religieux à l'école pour préserver nos enfants. Il ne
faut
pas qu'on puisse, en fait, définir un enfant pour une religion, mais définir un enfant pour ce qui doit être à l'école, c'est-à-dire s'émanciper par le savoir et par l'apprentissage des professeurs. Donc,
quand
on a proposé l'interdiction du voile islamique dans l'espace public, souvent on nous dit, mais c'est quoi un voile islamique ou un hijab ? C'est exactement ce que le Conseil d'État a confirmé dans la circulaire que vous évoquez, c'est-à-dire une appartenance ostensible renvoyant à une religion. Et les professeurs, les CPE, les conseillers principaux d'éducation, par exemple pour les acronymes ou les assistants d'éducation, sont des gens intelligents comme les policiers et les gendarmes, et donc qui savent apprécier ce vêtement religieux qui est aussi un étendard des islamistes,
des
frères musulmans, je le rappelle, qui sont interdits dans certains pays arabes, comme l'Arabie Saoudite, comme l'Égypte par exemple, ou encore comme dans ces pays où finalement on a compris que cet entrisme islamiste et non pas musulman est quelque chose qu'il faut évidemment combattre. L'interdiction, c'est l'interdiction des frères musulmans, pas de l'Abbaya dans les pays que vous citez évidemment.
Des frères musulmans mais qui prônent le voile islamique comme un étendard islamiste, mais c'est dans leur doctrine, il suffit de regarder un peu ce qu'ils prêchent et ce qu'ils veulent faire comme entrisme dans nos pays par les associations, par les écoles, par certaines personnes au relais dans les quartiers, donc la réalité, c'est que la République, elle ne doit pas trembler sur ses valeurs. C'est une police du vêtement qui a été mise
en place pour vous, Daniel Obono
?
Écoutez, nous nous sommes opposés, je vais le répéter, mais peut-être qu'on va passer au sujet
d
'actualité et aux enjeux que cela pose pour notre pays. Et vraiment, je pense que la quasi-totalité des personnels de l'éducation nationale, des élèves, des enseignants, des accompagnantes d'élèves en situation de handicap qui sont en nombre, en si peu de personnel, les questions que se posent toutes ces personnes, ce n'est pas, encore une fois, d'aller vérifier la longueur des robes des jeunes filles. Donc c'est de ça qu'il s'agit et je crois que nous nous donnerons les moyens à l'éducation nationale pour assurer ces missions envers tous les élèves et toutes les élèves. Nous donnerons les moyens pour qu'il y ait des accompagnantes d'élèves en situation de handicap.
Nous ferons en sorte que la cantine soit gratuite ainsi que les fournitures solaires. Voilà les priorités pour la France insoumise quand nous serons au pouvoir et je crois que ça répondra bien plus aux besoins et aux attentes de tout le monde, de toute la communauté éducative que des circulaires qui sont, de notre point de vue, encore une fois, oui, discriminatoires. Mais on entend vos priorités, Mme Bonneau, mais ce n
'est
même pas nous qui a remis le sujet sur la table.
Non, on lui a posé une question. On lui a posé la question, elle répond. C'est grâce
au fait que vous ayez annoncé interdire.
Là,
on voit aussi, je
crois qu'il y a une cohérence. On dévoile notre programme, Mme Bonneau. Oui, oui, non, mais je reconnais
votre cohérence. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a une continuité et malheureusement, c'est un gouvernement macroniste, M. Gabriel Attal, qui a joué cette course à l'échalote avec vous, avec l'extrême droite. Et il
y a une cohérence dans votre position. C'est extrêmement populaire. On voit... C
'est extrêmement populaire.
C
'est
extrêmement populaire. Oui, oui, oui. Vous avez
vu des manifestations de gens qui disaient il faut la baillard.
On a vu des sondages. Non, non, mais attendez, dans notre pays, les enseignants sont favorables à cette mesure. Écoutez,
moi, dans le quotidien, je vois des parents d'élèves et des enseignants qui se mobilisent contre les fermetures de classes. Voilà ce qui mobilise les personnels de l'éducation nationale, les élèves et les parents
d'élèves. Allez, direction, si vous le voulez bien. Alors,
juste
pour
conclure là-dessus, parce
que...
Je comprends pas cette opposition. On peut faire
les deux. On peut lutter contre les fermetures de classes et on peut lutter contre l'entrée islamiste dans nos écoles. Et Mme Obono, vous
opposez les deux. Mais Mme, c'est pas
une
chasse aux jeunes filles. C'est une chasse à l
'islamisme radical. Pour
vous, c
'est une mesure islamophobe ou pas ?
Parce
que certains autres
partent de ça. C'est une
mesure discriminatoire,
sexiste
et raciste.
Pour faire appliquer la laïcité dans nos écoles pour préserver nos enfants, c'est discriminatoire. Et on a vu d
'ailleurs sur les plateaux des
reportages
absolument inconfortables
parce qu
'on s'est mis à interroger des jeunes filles sur leur tenue. Je pense que pour toutes ces jeunes filles qui ont été stigmatisées, non, ça ne s'est pas bien passé.
Il n'y a pas de stigmatisation à Mme Obono. Justement, c'est les protéger. Et
c
'est une violence
raciste qui s'est exercée contre ces
jeunes
filles. que nos enfants,
que
ce soit des garçons ou des filles, ont des tenues à avoir, des tenues qui sont dans le règlement intérieur et que l'abaïa ne soit pas à l'intérieur. Comme d'autres tenues d'ailleurs. Vous ne venez pas comme vous voulez à l'école. Et c'est assez logique. Ça a toujours été comme ça. Qu'est-ce qui fait que d'un seul coup, on dit qu'on autorise un vêtement religieux particulier et qui pose évidemment des problèmes ? En fait,
c
'est très simple. Il y a la France insoumise qui est soumise à son diktat en partant du principe qu'au fond, il est prioritaire. L'école, finalement, n'est pas prioritaire. Ce qui est prioritaire, c'est votre ligne.
C
'est-à-dire, finalement, les intégristes font ce qu'ils veulent. Donc, moi, je dis non. L'école,
elle doit être... Vous pensez que
des jeunes filles qui viennent habiller comme elles le souhaitent parce qu'elles portent un vêtement qui est perçu à cause de la propagande justement islamophobe comme islamique alors que tous les religieux que vous avez pu interroger au moment de ce grand
débat d'importance ont
expliqué qu'il n'y avait aucune signification religieuse à ce vêtement
? Non, mais
comme vous, vous êtes docteur.
Comment ça se fait que vous dites que c'est une discrimination si vous dites que ce n'est pas religieux ?
Parce que le motif qui a été utilisé, c'est précisément le caractère religieux,
supposé religieux de ce vêtement. Alors que aucun religieux concerné n'a jamais
confirmé cela. Donc, oui, c'est une discrimination et vous devriez avoir honte d
'avoir fait
cette
mesure et d'avoir alimenté, effectivement, la propagande raciste
et sexiste j'étais
très
fier qu'il les portait parce qu'on a dit que ça ne marcherait pas une fois de plus, évidemment, une décision, elle s'est appliquée très facilement.
Vous savez pourquoi ? Parce que l'école était sans du tout à cause de la longueur de rome
de jeunes filles.
C'est ce qui lui a donné une forme de
popularité au ministère de l
'Éducation nationale. Ah bah oui, on est
ministre de l'Éducation pour faire de la com' sur
le dos de jeunes filles. Pas sur le dos
des
jeunes filles, mais il l'a porté comme un élément de la
société.
Et il a fait quoi l'autre, en fait ? Il a porté ça. Et
ça a été quoi comme bilan, au fait ?
Qu'est-ce qu'il a
fait pour l'Éducation nationale ?
Lui revendique,
par
exemple,
son bilan en matière de lutte contre le harcèlement scolaire. Ah oui ?
Non, mais c'est ce qu'il a porté comme un bilan politique. Oui, d'accord,
mais vous pensez qu'aujourd'hui, les avancées en la matière
sont significatives. Oui, Danilo Bonneau, vous
savez très bien, la parole s'est libérée,
tant mieux. Il y a plein de choses dont on ne parlait pas.
J'ai une question
à vous. De l'autre époque,
on n'en parlait pas. Je suis très heureux qu'on en parle. Il
n
'y
a
évidemment pas du fait du Gabriel Attal,
mais je trouve que c'était
une
libération. Mais non, mais c'est pas que c'est
de la com', c'est important, le harcèlement scolaire.
Oui, mais on a compris
qu'il ne faisait que de la
com'. Mais c'est
important. Vous préférez vous battre pour la baïa plutôt que pour le harcèlement
scolaire. Moi, je me bats pour la
liberté et
le droit des jeunes filles de porter ce qu'elles veulent. Je me
bats contre la stigmatisation raciste.
Allez, pour vous, Mathieu Vallée,
pour
conclure là-dessus. S'il vous plaît,
on est plusieurs, là, mais
si...
Si, on va vous laisser à deux. Madame Bonneau, je veux juste comprendre une chose. Je
dis
pas à vous. La loi de 2004, puisque la baïa, c'est comme le voile, mais c'est comme les autres signes aux sortateurs religieux à l'école. Vous savez, 2004, ça a été un long débat dans le pays. Est-ce que vous voulez abroger, finalement, la loi de 2004, puisque vous dites que la
baïa,
pour
vous, c'est pas un problème ? Non, non, ce n'est pas la même chose, monsieur. Le jeu des frères musulmans, madame Bonneau, défendant une mesure comme ça. Vous dites
islamophobes, c'est un terme
qui vise, finalement... On parle de jeunes filles qui viennent... Donc, on ne revient pas sur la loi de 2004. Non, non, mais attendez. On ne revient pas sur la loi de 2004. On parle de
jeunes filles qui venaient habillées des vêtements blonds. Vous
approchez,
madame
Bonneau, dans la loi de 2004. Et ce n'est pas la
même chose qu'un voile qui est un signe religieux. Dans ce
cas-ci, c'était
précis...
Non, mais je suis en désaccord
avec cela.
Et je
considère que la
focalisation et la stigmatisation sur ce vêtement... Allez, pas
en
même temps,
pardon, on ne vous comprend plus. On
va aller en Allemagne, si vous voulez bien, pour avancer un petit peu. Qui n'est pas un voile et qui est un signe religieux. Non, je reprends juste un suivant, ça va
vite. Le Conseil d'État, je respecte l'institution, mais comme vous, quand vos amis m
'en chronisent... Non, quand vous êtes d'accord avec vous, vous êtes pour le Conseil d'État, sinon vous l'étiez contre. Je peux
terminer ? Vous faites votre mélanchoniste. Je disais simplement que le Conseil d
'État,
vous
avez
critiqué des censures sans pour autant remettre en compte le Conseil d
'État.
Et
bien
moi, c'est pareil. Je peux critiquer certaines décisions du Conseil d'État sans remettre en compte le Conseil d'État. Et oui, on peut même serrer le train de vie de l'État et des institutions avant de
serrer la section des Français. Mais si vous avez le contraire
d 'État, vous ne
vous
expliquerez pas.
Sur certains sujets,
la campagne aussi en Allemagne a été tendue et les tensions d'ailleurs se poursuivent après le résultat puisque vous savez que c'est l'AFD Alternative für Deutschland qui l
'a
emporté dans le land de Sachsen-Haltz. Et c'est un tremblement de
terre
politique évidemment de l'autre côté du Rhin.
On
va y aller dans ce lande
et
plus précisément à Magdebourg où vous vous trouvez ex-Allemagne de l'Est, on le précise parce que c'est important. Clémence Dibout, dites-nous quel est l'état d'esprit ce matin, quelques heures maintenant après cette victoire choc.
Je
voulais vous montrer deux unes assez révélatrices de la presse nationale et locale ce matin. Il y
a
d'abord le quotidien local qui dit « L'AFD triomphe, l'ATCHEDEU, les conservateurs s'effondrent ». Voilà, ça c'est pour la une locale. Et puis il
y
a surtout la très très parlante une du Bild. Le Bild c'est un tabloïd plutôt de droite, plutôt populiste, donc pas forcément hostile à la droite. Et c'est marqué ce matin, eh bien, un acquis pour l'AFD et la peur pour Friedrich Schmerz. Vous noterez le jeu de mots « Schmerz
»
pour peur. Et en même temps Friedrich Schmerz, le chancelier allemand de l'ATCHEDEU. L'état d'esprit ici ce matin, en fait il faut dire que les gens n
'ont
pas très envie de commenter à la caméra et notamment dans une caméra étrangère le résultat des élections. Il
y
a ceux qui disent qu'ils sont très contents de ce qui vient de se passer et
que
désormais l'AFD doit rentrer au gouvernement. Il y a ceux qui se réveillent ce matin un peu groggy. Ils savaient qu'il y
aurait
très certainement une forte majorité. Mais à ce point-là,
il
y avait des gens hier soir dans une soirée organisée par des ONG de gauche qui étaient en pleurs sur la place principale en disant que maintenant il fallait essayer de faire, de tenter le tout pour le tout, une coalition qui pourrait aller des conservateurs jusqu'à l'ultra-gauche. Mais même là, si on compte mathématiquement, ça ferait peut-être 39 sièges. Si tout le monde était d'accord pour siéger ensemble, or l'AFD dans les dernières projections a 39 sièges. Alors en fait, tout repose sur un petit parti jusque-là assez confidentiel qui s'appelle le BSW. On va aller chercher son affiche parce qu'elle est très parlante.
C'est un parti difficilement classable, issu d'une fracture avec l'extrême-gauche assez progressive sur les mesures économiques, mais plutôt anti-immigration et donc plutôt proche de l'AFD sur plein de choses. Vous voyez cette affiche, c'est de l'IA qui dit qu'il faut arrêter de jeter l'argent par les fenêtres pour notamment l'Ukraine avec Zelensky. Il y
a
une petite pastille qui est assez intéressante sur cette image. L'Est restera différent. C'est très important ici. Et ce BSW, il vient de passer, ce parti confidentiel,
il
vient de passer pour la première fois la barre des 5%. Il pourrait avoir 5 députés au Parlement. Et c'est donc eux qui vont décider de la majorité de ce pays. S'ils décident de voter pour l'AFD comme chancelier de cette région ou pour la coalition nationale, les instances du parti ont fait savoir qu'il n
'y
aurait pas de coalition avec l'AFD à proprement parler. Mais pourquoi pas des prises de position communes avec l'AFD et donc de leur permettre de faire passer des voix.
On
rappelle tellement, vous êtes avec Valentine Reeb, que l'Allemagne est un pays fédéral et que les Landes ont une grande autonomie, beaucoup plus qu'en France. C'est un système qui est assez différent. Alors évidemment, il y a l'Allemagne, Guillaume Daret, mais on voit que ces partis anti-immigration progressent un petit peu partout en Europe. Et forcément, les regards se tournent vers la France.
Oui, il y
aura
un débat effectivement en France en permanence où les adversaires du Rassemblement national vont essayer de dire « Regardez ce qui se passe avec l'AFD ». Le Rassemblement national qui a pris ses distances en mai 2024, rappelez-vous, au moment d'élections européennes, puisque l'un des responsables de l'AFD avait jugé, je cite, que les SS n'étaient pas forcément des criminels.
Ça
avait été le point de rupture avec le RN qui avait dit à partir de ce moment-là « Nous siégerons dans un autre groupe au Parlement européen ce qui s
'est
passé ». Et d'ailleurs, vous voyez que sur les réseaux sociaux, je regardais ce matin, il n
'y a
aucune réaction de Marine Le Pen, de Jordan Bardella. En revanche, il y a Éric Zemmour et Sarah Knaffo qui prennent acte de cette victoire. Sarah Knaffo qui disait ce matin que c'était se méprendre d'une certaine façon de considérer que ce sont des déos nazis.
Est-ce que vous vous en félicitez, vous, Mathieu Vallée, de cette victoire de l'AFD ou pas ?
Dont acte.
J'ai tendance souvent à parler… Vous en lavez les mains beaucoup. Je ne me lave pas les mains. Je respecte le vote démocratique des Allemands qui se sont exprimés par les urnes. Je ne
vais
pas vous étonner, mais on ne
va
pas vous étonner même en disant qu'on respecte le suffrage des urnes. Le général de Gaulle disait que le pouvoir suprême appartient au peuple. Oui,
mais
enfin,
vous
pouvez avoir un avis. On regrette, on
se félicite,
voilà. Non,
non,
non. On prend acte du résultat. Et Marine Le Pen, M. Daré l'a dit, et c'était redit, j'ai vu depuis hier soir sur vos antennes. Oui, la rupture a été claire. On ne peut pas minimiser et nier des crimes nazis, qui est le summum de la barbarie qui est connue, notre humanité, dans l'histoire. Que la France, singulièrement, qui a été le plus touchée par le nazisme, avec l'occupation, je ne
vous
fais pas ici l'histoire, tout le monde la connaît. Et donc, oui, la rupture, elle était nette et sans bévue. Et moi, j'ai été lu en 2024, où au Parlement européen, vous composez un groupe avec des partis. On est le troisième groupe du Parlement européen après la droite, on va dire, et la gauche. Et donc, la réalité, c'est que nous n'avons rien à voir avec l'AFD. Donc, pardon M. Daré, je vais juste rebondir et je termine mon propos sur ça. Nos adversaires peuvent bien faire des comparaisons qu'ils veulent. L'AFD, aujourd'hui, au Parlement européen, vous aurez peut-être dû le préciser, ne siège pas avec les Patriotes pour l'Europe qui est
le groupe président.
J'ai dit qu'il
y
avait deux groupes différents, effectivement, depuis 2024. Alors, je vais compléter votre propos, si vous me permettez, c'est juste actuel. C'est le groupe ENS,
c
'est ça,
non
? C'est le groupe ESN, Europe des Nations Souveraines, dans lequel siège Sarah Knafow. Absolument. Et nous, c'est le groupe PFE, Patriote pour Europe, qui est présidé par Jonathan Bardellet, qui est le troisième groupe européen. Parce qu'évidemment, pour vos téléspectateurs, parce que ça parle moins d'Europe sur les plateaux, même si on essaie de nous en parler quand vous nous invitez, oui, c'est une configuration en Europe différente que ce qu'on connaît à l'Assemblée ou au Sénat. Sur la comparaison...