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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 3 décembre 2024 11 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & familleInstitutions & élections

Français veulent la rupture fiscale, sociale et budgétaire avec le macronisme ! - Julien Odoul (FI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 42 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05FerméeÉludée

    Si le gouvernement annonce le retour à l'indexation des retraites, est-ce que vous renoncez à la censure ou pas

  • 1:24RelanceRéponse partielle

    Mais quand un gouvernement renonce à une taxe sur l'électricité, à la baisse de remboursement des médicaments, fait des gestes sur l'aide médicale d'État, est-ce qu'il est sérieux de dire « Ce gouvernement ne nous a pas écoutés » ?

  • 3:02OuverteRéponse partielle

    Julien Audoul, votre formation politique a consacré beaucoup d'efforts pour asseoir sa crédibilité économique. Aujourd'hui, c'est toutes les organisations patronales qui s'inquiètent. Qu'est-ce que vous leur dites ?

  • 5:19OuverteRéponse partielle

    Monsieur Audoul, on l'a bien compris, vous proposez la rupture, donc la censure. Mais au-delà de ça, pour après, quelles sont vos solutions pour les Français ?

  • 7:47RelanceRéponse partielle

    Monsieur Audoul, vous dites que reconduire le budget 2024 n'est pas si grave. Ça veut dire qu'en fait, ce n'est pas grave si on ne fait pas d'économie et si on creuse des déficits ?

  • 9:17OuverteRéponse partielle

    Un habitant de Montargis dit : « Michel Barnier, il ne faut pas le censurer. Les gens ont besoin de stabilité. » N'êtes-vous pas plus jusqu'au-boutiste que votre électorat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueChiffre
    « Nous avons fait des propositions, un contre-budget de 57 propositions avec 10 lignes rouges. »
  • 0:46Invité politiqueFait
    « Nous avons proposé un amendement, l'indexation des retraites sur l'inflation, qui est un geste extrêmement fort. »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « Les Français veulent la rupture. La rupture fiscale, la rupture sociale, la rupture budgétaire avec les errements du macronisme. »
  • 2:58Invité politiqueChiffre
    « Il y a un alourdissement de 30 à 40 milliards de taxes, de prélèvements, d'impôts, de charges sur les retraités, sur les entreprises, sur les Français qui travaillent. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Je leur dis de ne pas écouter la propagande du gouvernement, de tous ces oiseaux de mauvaise augure qui appellent au chaos. »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « Si ce budget n'est pas adopté, c'est le budget de l'année dernière qui s'applique et ce budget est mieux disant que la copie de M. Barnier. »
  • 4:52Invité politiqueFait
    « Le MEDEF serait monté au créneau pour dénoncer cette politique si c'était Lucie Castet qui l'avait présentée au Parlement. »
  • 5:42Invité politiqueFait
    « La solution, nous la connaissons, c'est l'alternance. C'est l'alternance qui a été volée aux Français en juillet dernier. »
  • 8:24Invité politiqueFait
    « Nous avons des gaspillages faramineux dans notre pays. Nous avons un pays très riche qui gaspille énormément d'argent public. »
  • 10:45Invité politiqueFait
    « Si nous censurons aujourd'hui le gouvernement, c'est qu'il en va de la protection des Français. »

Temps de parole

  • Julien Odoul73 %
  • Présentateur12 %
  • Invité5 %
  • ?5 %
  • Invité 23 %
  • Invité 32 %

≈ 10,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Julien Audoul, vous êtes député de Lyon et porte-parole du Rassemblement National. Si le gouvernement annonce le retour à l'indexation des retraites, est-ce que vous renoncez à la censure ou pas

0:11
Locuteur

? Nous

0:16
Julien Odoul

aimerions que le gouvernement entende un petit peu des millions de Français qui, au moment des législatives, ont souhaité un véritable changement dans notre pays. Nous, nous avons fait des propositions, un contre-budget de 57 propositions avec 10 lignes rouges. Et malheureusement, nous avons constaté ces dernières semaines, ces derniers jours, que M. Barnier n'avait pas du tout envie d'écouter ces millions de Français,

0:40
Locuteur

n

0:40
Julien Odoul

'avait pas du tout envie de rompre, surtout avec le macronisme qui a fait tant de mal à notre pays. Et donc oui, nous avons proposé un amendement, l'indexation des retraites sur l'inflation, qui est un geste extrêmement fort, qui n'est pas une miette jetée du coin de la table, mais un geste extrêmement fort pour le pouvoir d'achat, qui est pour nous une priorité. Il faut quand même noter que le budget qui nous a été proposé par M. Barnier, par son gouvernement, est pire que le budget antérieur, que le budget précédent. Donc il n'y a pas eu de rupture, il n

1:14
Locuteur

'y

1:14
Julien Odoul

a pas eu de changement. Et des millions de Français ne s'y retrouvent pas. Et nous, nous sommes là pour défendre les Français qui nous attendent et qui nous demandent des comptes.

1:24
Présentateur

Mais quand un gouvernement, à votre demande, renonce à une taxe sur l'électricité, renonce à la baisse de remboursement des médicaments, fait des gestes sur l'aide médicale d'État, renonce à une augmentation de la taxe sur le gaz, est-ce qu'il est sérieux de dire « Ce gouvernement ne nous a pas écoutés ». Il a quand même écouté. Vous aviez 4 lignes rouges, il vous en a accordé 3. C'est quand même pas ridicule, non ?

1:46
Locuteur

— Non,

1:49
Julien Odoul

ce n'est pas sérieux. Il faut quand même dire la vérité aux Français.

1:53
Locuteur

M. Barnier a renoncé à des augmentations qu'il avait proposées.

1:58
Julien Odoul

Il n'est pas encore... Encore une fois, il n'a pas réduit la voilure, il n'a pas réduit les déficits, il n'a pas réduit les gaspillages, il n'a pas mis un terme à l'immigration de guichet social, il n'a pas allégé le fardeau fiscal, le fardeau social qui pèse aujourd'hui sur les entreprises, sur les Français qui travaillent, sur les ménages. Non. Il a juste fait un pas en arrière sur des augmentations que lui-même allait proposer. Donc très clairement, nous ne pouvons pas accepter des miettes. Nous avons souhaité que le gouvernement nous entende. Nous avons souhaité qu'il y ait une véritable rupture. Parce que les Français veulent la rupture.

La rupture fiscale, la rupture sociale, la rupture budgétaire, avec les errements du macronisme tels qu'ils ont été mis en œuvre depuis 7 ans. Or, la rupture, il n'y en a pas pour les Français. Il y a un alourdissement de 30 à 40 milliards de taxes, de prélèvements, d'impôts, de charges sur les retraités, sur les entreprises, sur les Français qui travaillent. Et ça, nous le disons très clairement, c'est inacceptable.

3:02
Invité

Julien Audoul, votre formation politique a consacré beaucoup d'efforts ces derniers mois pour asseoir sa crédibilité économique, rassurer le monde économique. Aujourd'hui, c'est toutes les organisations patronales qui s'inquiètent, qui appellent les partis politiques à la responsabilité, les grandes entreprises et petites entreprises. Qu'est-ce que vous leur dites à ces représentants qui alertent sur les risques que ferait peser une censure sur l'emploi et la survie des entreprises aujourd'hui

3:28
Locuteur

?

3:32
Julien Odoul

Je leur dis de ne pas écouter la propagande du gouvernement, de tous ces oiseaux de mauvaise augure qui appellent au chaos, qui nous disent que nous allons jeter de l'huile sur le feu, que le pays va s'effondrer. La

3:45
Locuteur

propagande du gouvernement, le MEDEF avance des chiffres, la CPME de la même façon, ce sont des organisations

3:51
Invité

syndicales

3:51
Locuteur

qui sont

3:51
Invité

peu sujettes à la propagande, qui s'inquiètent d'un contexte économique

3:56
Locuteur

difficile. Est-ce qu'on

3:56
Julien Odoul

peut mettre un peu de raison ? Non mais les

4:00
Locuteur

Français sont des gens

4:00
Julien Odoul

responsables et il faut leur dire la vérité. Et la vérité, c'est que si ce budget n'est pas adopté, c'est le budget de l'année dernière qui s'applique et ce budget est mieux disant que la copie de M. Barnier. Donc les pensions de retraite vont être bien évidemment versées, les salaires de la fonction publique vont être versés et surtout il n'y aura pas les hausses d'impôts qui ont été annoncées

4:24
Locuteur

et prévues par le gouvernement Barnier. C'est très important de le dire. Le

4:29
Julien Odoul

MEDEF, chère madame, chère madame, le MEDEF aurait hurlé si un gouvernement de gauche avait rendu la même copie que le gouvernement Barnier avec 40 milliards de taxes et d'impôts supplémentaires sur les Français qui travaillent et sur les entreprises. Le MEDEF serait monté au créneau pour dénoncer cette politique si c'était Lucie Castet qui l'avait présentée au Parlement. Or là, on a un gouvernement qui se dit de droite, un gouvernement qui malheureusement maltraite, matraque une nouvelle fois et de manière indécente, les Français.

Donc nous le disons, ce budget est inacceptable et cette censure est une mesure de protection pour les Français qui n'ont pas à subir l'incompétence, les errements de cette place politique qui les a trahis depuis des années.

5:19
Invité

Question Valérie Gass. Monsieur Audoul, on l'a bien compris, vous proposez la rupture, donc la censure. Mais au-delà de ça, pour après, qu'est-ce que vous avez apporté comme solution à part revenir au budget de l'année dernière ? Quelles sont vos solutions pour les Français dans la période qui va s'ouvrir une fois que Michel Barnier sera tombé

5:36
Locuteur

?

5:39
Julien Odoul

La solution, nous la connaissons, c'est l'alternance. C'est l'alternance qui a été volée aux Français en juillet

5:45
Locuteur

dernier

5:46
Julien Odoul

avec cette alliance contre nature. Il

5:48
Locuteur

n

5:48
Julien Odoul

'y

5:48
Locuteur

aura pas

5:48
Julien Odoul

de dissolution. Mais oui, c'est dans quelques mois. Dans quelques mois, il pourra y avoir une dissolution. Et puis l'autre solution, si le

5:57
Locuteur

point de

5:57
Julien Odoul

blocage... Mais je vous

6:01
Locuteur

le dis, et si vous me permettez d'aller au bout de ma phrase,

6:07
Julien Odoul

je vous dis qu'il y a deux solutions aujourd'hui. L'une, nous connaissons le calendrier, c'est effectivement la dissolution pour revenir au peuple et reconvoquer de nouvelles élections législatives. Ça ne pourra pas intervenir avant le mois de juin. Donc nous sommes dans une situation de blocage que nous avions annoncé qui était prévisible au regard de ce qui s'est passé au moment des législatives et notamment du parti unique Attal-Mélenchon qui a fait élire des députés du Nouveau Front Populaire contre les intérêts des Français. Parce que le point de blocage, il est arrivé à ce moment-là.

Et l'autre alternative, effectivement, qui est moins probable mais qui serait peut-être souhaitable, ce serait la démission du président de la République. Mais c'est lui qui, évidemment,

6:53
Locuteur

a les cartes en main dans ce domaine-là. Donc dans l'intervent, vous ferez tomber tous les premiers ministres

6:55
Invité

qui seront nommés ?

7:00
Locuteur

Tous

7:01
Julien Odoul

les premiers ministres de gauche, bien évidemment, a priori.

7:04
Locuteur

C

7:04
Julien Odoul

'est-à

7:04
Locuteur

-dire

7:04
Julien Odoul

qu'il n'y aura pas pour nous de punition supplémentaire avec un gouvernement du Nouveau Front Populaire. Et ensuite, vous le savez, nous l'avons montré par le passé, nous nous sommes pragmatiques. Nous voulons l'intérêt des Français. Nous avons laissé une chance au gouvernement Barnier de mettre en œuvre des politiques qui pouvaient, un temps soit peu, améliorer la condition des Français et leur quotidien. Visiblement, ce n'est pas le choix qui a été opéré par M. Barnier. Et nous verrons par la suite quelles seront les politiques prévues tout en préparant l'alternance.

Parce que seule une alternance et une majorité Rassemblement National permettra de sortir du chaos social, du chaos fiscal, du chaos sécuritaire et du chaos migratoire.

7:47
Locuteur

–

7:47
Invité

Monsieur Audoul, vous dites que finalement, si on reconduit le budget de l'année 2024, ce n'est pas si grave. Je vous rappelle quand même qu'il y a des déficits assez

7:58
Locuteur

conséquents. –

7:59
Julien Odoul

C'est moins grave.

8:00
Locuteur

–

8:00
Invité

Donc ça veut dire qu'en fait,

8:01
Locuteur

ce n'est

8:01
Invité

pas grave si on ne fait pas d'économie et si on creuse des déficits. C'est ce que pense le Rassemblement National.

8:08
Locuteur

–

8:09
Julien Odoul

Mais non, mais vous le savez très bien. Ça fait des mois,

8:12
Locuteur

voire des

8:13
Julien Odoul

années que nous demandons justement… – Non, ce n'est pas la conséquence. La conséquence, c'est surtout l'irresponsabilité de ce gouvernement qui ne veut pas faire d'économie sur les gaspillages. Nous avons des gaspillages faramineux dans notre pays. Nous avons un pays très riche qui gaspille énormément d'argent public, que ce soit pour des agences qui ne servent à rien, que ce soit pour le millefeuille territorial, pour l'immigration guichet social qui nous coûte un pognon de dingue. Nous avions, encore une fois, proposé un certain nombre d'économies, un certain nombre de recettes extrêmement crédibles, extrêmement pertinentes. Elles ont été balayées d'un revers de main par ce gouvernement.

Mais encore une fois, nous n'allons pas faire payer le prix et les conséquences des errements des gouvernements successifs sur le Rassemblement National. Nous n'avons aucune responsabilité dans la situation économique et budgétaire calamiteuse de notre pays. Ce sont messieurs Attal, Macron et consorts qui, encore une fois, tiennent cette responsabilité et sont malheureusement les Français qui la payent.

9:15
Présentateur

Julien Oudou, la dernière question.

9:17
Locuteur

J

9:17
Présentateur

'ai lu dans le Figaro un propos relayé d'un habitant de Montargis. Montargis est dans le Loiret, c'est tout près de chez vous. Et il dit Michel Barnier... C'est

9:28
Locuteur

à

9:28
Julien Odoul

ma frontière.

9:28
Présentateur

C'est à votre frontière. C'est pas loin de chez vous et je pense que c'est la circonscription de Thomas Ménager et je pense que c'est à peu près la même sociologie. Et ce monsieur dit... Oui, évidemment, j'ai voté pour le Rassemblement National aux législatives. Michel Barnier, il ne faut pas le censurer. Les gens ont besoin de stabilité. Les gens qui ont voté pour le Rassemblement National leur en voudraient s'ils censuraient le gouvernement. N'êtes-vous pas plus jusqu'au boutiste que votre électorat

9:56
Locuteur

? Non,

10:00
Julien Odoul

là vous prenez un exemple. J'ai beaucoup de respect pour ce monsieur. Et je peux entendre ses craintes et ses peurs compte tenu du bourrage de crâne depuis un certain nombre de jours du gouvernement qui effectivement cherche à terrifier les Français en leur disant que ça va être le chaos. Ce ne sera pas le chaos d'une. Mais surtout, vous oubliez que vous avez des millions d'électeurs qui demandent que leur souffrance soit allégée et qui demandent la censure de ce gouvernement. Non pas pour se faire plaisir. Nous ne censurons pas le gouvernement parce qu'il faudrait être dans une censure automatique et parce que c'est un jeu. Ce n'est pas un jeu. La censure, nous la prenons très au sérieux.

Nous n'avons jamais actionné ce levier à la légère. Si nous censurons aujourd'hui le gouvernement, c'est qu'il en va de la protection des Français. Il en va de leur pouvoir d'achat. Il en va de leur dignité également. Et il en va du respect que nous leur devons puisqu'encore une fois, ils ont souhaité un changement. Et ce changement, il n'y est pas du tout. Au contraire, c'est de pire en pire. Et nous ne pouvons pas accepter le pire pour les Français et surtout pour les Français qui travaillent.

11:07
Présentateur

Julien Audou, député Rassemblement national de Lyon, en direct de l'Assemblée nationale. Merci beaucoup.

11:11
Locuteur

Merci

11:11
Présentateur

beaucoup.