đŽ Budget, retraites, AssemblĂ©e : Manuel Bompard, invitĂ© de BFMTV !
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coordinateur de la France insoumise, député des Bouches du RÎ. On va parler du budget. D'abord si vous le permettez, un mot de la libération de Boem sans salle.
On a appris aujourd'hui qu'il allait bĂ©nĂ©ficier d'une grĂące de la part du rĂ©gime algĂ©rien. Ăa fait 1 an quasiment jour pour jour qu'il Ă©tait emprisonnĂ© en AlgĂ©rie. Tout simplement votre rĂ©action.
Bah c'est une trÚs bonne nouvelle. C'est un soulagement je pense pour l'ensemble des Françaises et des et des Français. C'est la démonstration aussi je crois.
Et il faut saluer le travail qui a été fait par les diplomates. La diplomatie française, je crois, la diplomatie allemande aussi qui a exement puisqu'il est en ce moment dans un avion vers cette libération. C'est la démonstration.
Je pense que ce travail- lĂ , il paye et il paye davantage d'ailleurs que les coups de menton que un certain nombre de responsables politiques. Je parle notamment de l'ancien ministre de l'intĂ©rieur, monsieur Retaillot, ils se sont ils se sont livrĂ©s et surtout je veux dire que il y a un journaliste qui s'appelle Christophe Glaise qui est toujours aujourd'hui vous avez raison retenu et j'espĂšre que il y aura aussi une mesure de libĂ©ration pour lui le plus rapidement possible. Mais quand Emmanuel Macron dit "C'est le fruit des efforts constants de la France" et d'une mĂ©thode faite de respect, de calme et d'exigence, vous ĂȘtes d'accord avec lui pour dire "Alle au feu, il faut qu'on se parle des deux cĂŽtĂ©s de la MĂ©diterranĂ©e ?" Ăvidemment, c'est la position que l'on dĂ©fend nous les insoumis depuis des mois et des mois.
Et quand monsieur Macron dit ça, j'ai l'impression qu'il désavoue surtout la méthode qui a été celle de monsieur Retaillot dans le gouvernement précédent. Vous venez de saluer le rÎle de la diplomatie allemande, de la diplomatie française. Vous saluez aussi le rÎle pour le coup du nouveau ministre de l'intérieur Laurent Nunes qui a pris ses distance avec cette politique du bras de fer de son prédécesseur Bronillo.
Saluer est un bien grand mot mais Ă©videmment je prĂ©fĂšre quand le ministre de l'intĂ©rieur ne se livre pas aux mĂȘmes outrances que le ministre de l'intĂ©rieur prĂ©cĂ©dent. On parlait il y a quelques instants sur ce plateau Manuel Bompard de Bruno Lemire qui fait donc Ă nouveau parler de lui depuis 3 jours puisqu'il affirme avoir alertĂ© Ă trĂšs nombreuses reprises le l'ĂlysĂ©e et Matignon du dĂ©rapage des des comptes publics quand il Ă©tait Ă Ber. Je rappelle qu'il a quittĂ© Ber il y a 1 an.
Ă l'instant Thomas Casnav qui Ă©tait son bras Ă droit dit rien de neuf. Euh cette lettre on la connaissait. Il y a eu une commission d'enquĂȘte on a alertĂ© c'est normal.
Vous ĂȘtes d'accord avec lui ? Bon, je vais vous peut-ĂȘtre vous surprendre mais je trouve que effectivement il y a quelque chose dans la mĂ©thode de Bruno Lemer qui essaie un petit peu si vous voulez de euh mettre Ă distance ses propres responsabilitĂ© dans la situation budgĂ©taire difficile que connaĂźt le pays aujourd'hui que je trouve quand mĂȘme d'une mauvaise foi assez incroyable. Si monsieur le maire Ă l'Ă©poque pensait vraiment que le pays allait dans le mur, bah peut-ĂȘtre qu'il aurait dĂ» quitter le gouvernement, dĂ©missionner, le dire, pas juste envoyer un courrier.
Donc ça c'est la premiÚre chose que je veux vous dire. Et la deuxiÚme chose, c'est que évidemment que la situation budgétaire du pays, elle est catastrophique, mais elle est pas catastrophique de en raison de la de la position de Bruno Lemire ou de je ne sais pas qui. Elle est catastrophique en raison de la politique économique qui a été mise en place par tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 2017.
Et pourquoi ? Et lĂ , je prends mes distances avec ce qui a Ă©tĂ© dit prĂ©cĂ©demment sur le plateau parce que contrairement Ă ce qui a Ă©tĂ© dit, la politique d'Emmanuel Macron, elle s'est traduit par une baisse des recettes de l'Ătat et pas par une augmentation vertigineuse des dĂ©penses, contrairement Ă ce qu'on dit tout le temps. Donc vous, vous ne faites pas le procĂšs de Bruno Lemire.
Ah si, je fais le procĂšs de Bruno Lemer, mais au mĂȘme titre que au mĂȘme titre que les les membres des diffĂ©rents gouvernements macronistes et ils sont tous responsables du chaos et de l'impasse de la politique Ă©conomique qui a Ă©tĂ© mise en place. Ăric Cocrel. Un soumis qui dirige la commission des finances de l'AssemblĂ©e a dit "C'est une omission d'Ătat." Omission d'Ătat, on n'est pas trĂšs loin de mensonge d'Ătat.
Ăa veut dire quoi ? Bah, ça veut dire que annĂ©e, vous savez, moi j'Ă©tais en commission des finances entre 2022 et 2024. annĂ©e aprĂšs annĂ©e, nous nous prenions la parole en commission des finances en disant "ArrĂȘtez, vous faites des projections Ă©conomiques pour euh justifier votre budget qui euh s'appuie sur des hypothĂšses farfelues et Ă la fin vous verrez, il y aura davantage de dĂ©ficit ce que vous proposez euh initialement et Ă chaque fois Ă la fin de l'annĂ©e, on se rend compte qu'effectivement euh c'est farfelu et que il y a des dĂ©ficites plus importants que ce qu'il y avait prĂ©cĂ©demment.
Donc oui, bien sĂ»r qu'il y a eu une maniĂšre de cacher euh le le rĂ©sultat de la politique Ă©conomique de de d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements et qu'aujourd'hui on a sous les yeux le rĂ©sultat de cette politique. Attendez, c'est quand mĂȘme ça qui est important. Encore une fois, je veux le redire.
La politique d'Emmanuel Macron, elle s'est traduit par des baisses massives des recettes de l'Ătat. En proportion du PIB, on a perdu Ă peu prĂšs trois points sur les recettes de l'Ătat. Et c'est des cadeaux qui ont Ă©tĂ© faits qui ont profitĂ©, Ă©coutez-moi bien, 80 fois plus aux plus riches qu'au plus pauvres.
Et aujourd'hui, une fois qu'on a vidé la caisse en faisant des cadeaux aux plus riches, on vient voir les Françaises et français, on leur dit "Et maintenant, c'est à vous de payer la facture." Bah, excusez-moi, mais il y a des gens comme moi qui disent "Bah non, c'est pas à eux de payer la facture. C'est à ceux à qui on a fait ces cadeaux." Vous arrivez tout juste de l'Assemblée nationale, vous avez pris par revote il y a quelques minutes qui a abouti euh à une majorité assez large, plus d'une centaine de voix d'écart, à une suspension de la réforme des retraites que vous avez combattu Mordicus à l'Assemblée et dans la rue il y a 2 ans sous Ellisabeth Borne.
Vous ĂȘtes un homme heureux ce soir de cette suspension ? Non, parce que je je sais que c'est une une entourele. C'est uneouffe.
Vous dites encore ça. Oui, bien sûr. Et je le dis parce que c'est vrai.
D'abord euh pardon, mais ce n'est pas une suspension. Je veux dire, moi j'ai le j'ai lu le le la lettre rectificative puisque c'est le terme employé du gouvernement. Ce qui a écrit à l'intérieur, c'est que la progression, la montée en marche vers la retraite à 64 ans qui normalement devait arriver pour les personnes nées en 1968, c'est décalé d'un an.
Et vous ĂȘtes d'accord que c'est bien 3 mois plus tĂŽt le dĂ©part mĂȘme 6 mois pour une suspension c'est pas ça monsieur une suspension ce serait une situation dans laquelle du mot il est important bien si je vous dis que vous ĂȘtes journaliste ou autre chose vous allez trouver que c'est important que je vous dise que vous ĂȘtes journalist on est bien d'accord qu'il y a des millions de personnes qui vont Ă partir d'aujourd'hui et jusqu'au 1er janvier 2028 attendez j'ai pas fini ma question pouvoir partir 3 mois plus tĂŽt que ce qui Ă©tait prĂ©vu non c'est faux il n'y a pas des millions de personnes qui vont pouvoir 3 millions Ah bon sur la base de quel calcul vous faites B, je crois qu'il y a, si je dis pas de bĂȘtises, 7 ou 800000 dĂ©parts par an et qu'on est sur trois gĂ©nĂ©rations. Alors, d'abord, ouais. Alors, allez-y.
Ouais. Non, non, mais on va préciser les choses. En vérité, personne n'est capable de dire combien de personnes seraient concernées par l'idée qui partiront 3 mois plus tÎt.
Pourquoi ? Parce que dans une génération, il y a à peu prÚs 800000 personnes. Oui.
La question c'est et je me trompe pas sur tous les chiffres. J'ai pas dit que vous vous trompiez sur tous les chiffres. Dans une génération, ça c'est facile.
Suffit d'aller sur le site de l'INC, les gens qui sont nés en 1947. Oui, mais attendez. D'abord, la premiÚre génération bénéficie de ces 3 mois-là , d'accord ?
Ensuite, il y a une élection présidentielle et une élection législative. Donc, en fait, personne n'a de garantie sur ce qui va se passer aprÚs. C'està d, il peut y avoir un gouvernement euh comme le mien euh et dans ce cas-là , ben on abrogera totalement la réforme et puis il peut y avoir un autre gouvernement évidemment, je le souhaite pas.
Par exemple, comme si monsieur Ădouard Philippe gagne l'Ă©lection prĂ©sidentielle et dans ce cas-lĂ , on va la retraite Ă 6. Vous savez, pardon Manuel Bombard, vous savez ce que rĂ©pond la patronne de la CDT Ă cet argument lĂ . C'est un argument de loser.
Mieux vaut une suspension aujourd'hui qu'une abrogation qui n'arrivera peut-ĂȘtre jamais. Vous n'avez qu'Ă gagner. C'est ce n'est pas vous pouvez rĂ©pĂ©ter 10 fois les mĂȘmes choses.
Et aprĂšs, allez Ă la limite, mettons ça de cĂŽtĂ©. La question qui est posĂ©e, indĂ©pendamment du nombre de personnes qui sont concernĂ©es, c'est est-ce que vraiment ils vont y gagner ces personnes-lĂ ? Moi, je vous dis que ces personnes-lĂ n'y gagneront pas parce que peut-ĂȘtre que ils pourront partir 3 mois plutĂŽt Ă la Ă la Ă la retraite.
Ouais. Mais la question c'est comment vous financez cette mesure ? Or ce que propose le gouvernement c'est de financer cette mesure par un gel des pensions de retraite l'année prochaine et une sous-indexation des pensions de retraite pendant 4 ans.
Ce que vous dites, si je peux me permettre le Bonparne n'est pas tout à fait exact puisque le gouvernement a changé. Et alors qu'est-ce qu'il dit ? Dis-moi.
Il dit peut-ĂȘtre que n'ĂȘtes-vous pas au courant une dĂ©claration. Bon bah, pardon Jean-Pierre Farandou a dit ce matin dĂ©sormais pour financer la suspension de la rĂ©forme des retraites nous abandonner non d'ailleurs le le le gel des pensions de retraite a Ă©tĂ© rejetĂ© il y a quelques minutes Ă l'AssemblĂ©e nationale et c'est dĂ©sormais l'argent qui a Ă©tĂ© euh ah ben me regardez pas comme ça he je c'est pas moi qui le dit c'est la hausse de la flat taxe c'estĂ -dire le la taxation du capital hausse qui a Ă©tĂ© votĂ©e il y a quelques jours par un amendement du Parti socialiste qui rapporterait 2,8 milliards d'euros qui permettra de financer la suspension. OK.
Alors, on va rentrer dans dans les dĂ©tails sans ĂȘtre sans ĂȘtre en essayant de pas ĂȘtre technique mais le le c'est on est un peu obligĂ© parce que c'est un sujet le gouvernement dit on on a fait cette concession au Parti socialiste, on ne touchera plus au retraitĂ© dĂ©sormais. Ce n'est pardon, excusez-moi de vous le dire mais je je vous l'avais dit vous-mĂȘme. Je reviens de l'AssemblĂ©e nationale.
La ministre madame Monchalin a pris la parole tout à l'heure précisément vous avez des infos avant le vote que vous venez d'indiquer et elle a dit que elle était opposée à l'idée qu'il n'y ait aucune mesure de sous-indexation des pensions de retraite. Donc je suis désolé vérifier c'est sur les bancs tout à l'heure de l'Assemblée nationale. Moi la déclaration de monsieur Farandou date de parce que en vérité il y a une ambigué sur le sujet.
Vous pouvez dire que vous renoncez au gel, c'est-Ă -dire que le gel, ça voulait dire qu'il y a aucune revalorisation, mais vous pouvez dĂ©cider d'avoir une revalorisation qui est enous de l'inflation. Donc le rĂ©sultat est le mĂȘme. C'est donc des retraitĂ©s qui vont payer euh le prix de ce dĂ©calage.
Or h euh monsieur euh euh Fauvel, si vous considĂ©rez que ce dĂ©calage lĂ coĂ»te pour les finances publiques l'annĂ©e prochaine Ă peu prĂšs 300 millions, c'est ce que dit le gouvernement et que dans le mĂȘme temps, le gel juste des pensions de retraite coĂ»te Ă peu prĂšs 2000 rapporte Ă peu prĂšs 2 milliards. C'est ce que dit le gouvernement. C'est qu'il y a un ratio de 6 entre les deux.
Si demain je viens et je vous donne 1 ⏠et que je vous en prends six, est-ce que vous allez me dire que vous avez bĂ©nĂ©ficiĂ© de la situation ? Ăvidemment non. Et c'est ça la question.
Ăa dĂ©pend si j'ai un trou dans mon compte en banque comme c'est le cas de la SQ aujourd'hui de 23 milliards d'euros. Non non non, ça dĂ©pend pas. Pour une personne, la personne concernĂ©e, vous lui aurez donnĂ© 1 ⏠et vous lui en aurez repris 6.
Le bilan à la fin c'est que vous lui en avez enlevé 5. Un peu technique mais c'est important. C'est ça la réalité du débat.
La suspension de la réforme des retraites, elle fait partie d'un tout qui s'appelle le budget de la SQ qui a un trou cette année de 23 milliards d'euros. Oui, mais alors ça bon aprÚs si vous voulez on parle du déficit de la sécurité sociale. Est-ce que vous savez que chaque année on prend dans le budget de la sécurité sociale de l'argent pour aller rembourser une dette qui s'appelle qu'on verse dans une caisse qui s'appelle la cadesse.
C'est à peu prÚs 25 milliards d'euros par an. Si on enlÚve ces versements, le déficit de la sécurité sociale, il n'existe pas aujourd'hui. Donc vous voyez, on peut débattre de ça.
Nous, on a proposĂ© un amendement pour arrĂȘter de verser Ă la cadesse et lĂ il y aurait plus de dĂ©ficit de la sĂ©curitĂ© sociale. Juste c'est ça qui est important pour les gens. Moi Ă©videmment que si les gens pouvaient en bĂ©nĂ©ficier et en profiter, mĂȘme si ça concernait pas tout le monde, j'aurais dit super, on y va.
Sauf que le problĂšme c'est que Ă la fin mĂȘme les personnes qui pourraient peut-ĂȘtre partir 3 mois plus tĂŽt Ă la retraite, ils vont payer trois ou quatre fois plus le prix parce que leur pension de retraite serait sous un dĂ©but. Vous dites mois, mais vous pensez pas vous pensez pas que ça va, j'allais dire vous suivre comme un boulet pendant la campagne prĂ©sidentielle. On va vous le reprocher, le Parti socialiste va sans doute vous le reprocher pendant l'Ă©lection prĂ©sidentielle sur comment un Olivier Fort donne le ton ce soir, vous l'avez entendu Ă la sortie juste aprĂšs le le vote dire jamais je n'aurais imaginĂ© qu'un homme ou une femme de gauche puisse voter contre un progrĂšs social et voter avec la droite la plus rĂ©trograde Ă allusion au fait que le RN aĂ© comm retourner l'argument ça n'a pas ça n'a pas de sens cet argument la vĂ©ritĂ© c'est est-ce que c'est un progrĂšs social ou pas c'est c'est ça la seule question qui pos s'arrĂȘtaĂ© 3 mois plus tĂŽt on peut vous pouvez faire comme si vous avez pas entendu moi dĂ©monstration de juste avant mais je vous ai fait la dĂ©monstration qu'en Ă©change de ça vous allez avoir des couples qui sont beaucoup plus importantes et qui vont impacter directement les français coupes qui aurait peut-ĂȘtre Ă©tĂ© rĂ©elle mĂȘme sans la suspension ah oui mais pas avec l'ascensure du gouvernement parce que c'est ça la question qui est posĂ©e.
C'est pas la suspension ou pas la suspension c'est en Ă©change de la suspension le parti socialiste laisse ce gouvernement en place et donc le laisse dĂ©velopper un certain nombre de mesures. Par exemple, le gouvernement a l'intention de doubler les franchises mĂ©dicales 2,3 milliards d'euros de recettes pour l'Ătat. C'est un dĂ©cret, donc c'est pas dans le budget.
Ăa sera pas dans le budget. VoilĂ . Est-ce que en Ă©change de la noncensure, le Parti socialiste a obtenu un engagement du gouvernement Ă ne pas doubler les franchises mĂ©dicales ?
Ăvidemment non. Donc vous voyez, vous devez prendre le sujet dans sa globalitĂ©. Et dans sa globalitĂ©, si vous laissez passer ce budget de la sĂ©curitĂ© sociale, mĂȘme avec ce dĂ©calage de la rĂ©forme des retraites, les gens, les retraitĂ©s en particulier vont payer davantage que ce qu'ils vont recevoir.
Et donc ça ça s'appelle pas un progrĂšs social. Et pour le reste, je pourrais vous dire avec un peu d'humour que recevoir de la part du Parti socialiste qui est quand mĂȘme le parti qui a fait par exemple la rĂ©forme tourenne, c'est-Ă -dire l'accĂ©lĂ©ration du nombre de trimestres, l'augmentation du nombre de trimestres nĂ©cessaires pour partir Ă la retraite, de recevoir de leur part des leçons sur ce qui va dans le sens des Françaises et des Français euh pour qu'ils puissent partir Ă la retraite plutĂŽt, c'est ce serait un peu risible si ça n'Ă©tait pas vrai. L'examen du budget de la SQ dans lequel se trouve donc cette fameuse suspension de la rĂ©forme se poursuit en ce moment mĂȘme.
Vous avvez marqué une petite pause pour nous rejoindre sur le plateau de de 60 minutes. L'examen est censé se terminer ce soir, cette nuit, à minuit, je crois. Vous euh vous réclamez euh un vote.
Vous dites mĂȘme que vous ĂȘtes prĂȘt Ă aller au bout de la nuit. Pourquoi ? Expliquez-nous.
Bah d'abord, c'est le 2e nom dit euh de de ce dĂ©calage, c'est qu'en fait il n'existe pas puisque en fait c'est un un article qui a Ă©tĂ© euh euh votĂ© cet aprĂšs-midi, mais si Ă la fin il y a pas de vote global pour valider le budget de la sĂ©curitĂ© sociale, ça part au SĂ©nat. Ăa part au SĂ©nat et le gouvernement s'est engagĂ© Ă reprendre tous les amendements votĂ©s dans le texte qui part chez les sĂ©nateurs. Peut-ĂȘtre qu'il dĂ©fendra, il reprendra tous les amendements, mais il suffira.
L'idée, j'essaie de compr l'idée c'est de dire nous on veut aller au vote à tout prix pour obliger les socialistes à voter le budget de la SQ dans lequel il y a la suspension de la réforme mais aussi toutes les mesures que vous avez rappelé. C'est ça l'idée c'est de mettre le PS face à un mur. Mais non mais moi mon sujet c'est pas le Parti socialiste.
L'idĂ©e principale monsieur Fovel c'est peut-ĂȘtre quand mĂȘme que il me semble que pendant des semaines et des semaines vous m'avez dit vous devriez ĂȘtre content. Il y a plus de 493 c'est l'AssemblĂ©e nationale qui va Ă©crire le budget. Et donc en fait peut-ĂȘtre que c'est bien que l'AssemblĂ©e nationale elle vote sur le budget tout simplement parce que si elle veut Ă©crire le budget faut peut-ĂȘtre qu'elle vote.
C'est pas une façon de dire au PSI vous allez devoir prendre si vous voulez mon avis le le PS est de toute façon tout Ă fait ridiculisĂ© dans cette sĂ©quence et et c'est pas mon moi mon c'est le cad de mes soucis le Parti socialiste. La rĂ©alitĂ© c'est qu'il me paraĂźt quand mĂȘme normal que les dĂ©putĂ©s puissent voter pour dire on est d'accord avec ce budget de la sĂ©curitĂ© sociale ou on n'est pas d'accord. Or le gouvernement a l'intention ce soir Ă minuit de mettre un terme au dĂ©bat.
Pourquoi ? Parce qu'un article de la Constitution dit qu'aprÚs 20 jours en premiÚre lecture du débat sur la sécurité sociale, on peut partir au Sénat mais on peut, on n'est pas obligé. Donc il suffit, il reste à peu prÚs 300 amendements là dans le débat, il suffit que le gouvernement nous dise "Bon, on va travailler cette nuit ou on va travailler demain.
C'est tout à fait légal, tout à fait possible. la Constitution le permet, au moins, on va au bour, on examine tous les amendements et on vote. Et ensuite, s'il y a une majorité des députés qui valident ce budget de la sécurité sociale, je m'incline.
Mais au moins qu'on puisse le vérifier parce que le gouvernement et le Parti socialiste sont en train de se mettre d'accord pour ne pas avoir besoin de voter pour qu'on ne voit pas la réalité de l'entoureloupe. La réalité de l'entoureloupe, c'est que ce décalage de la réforme des retraites n'existe pas si en face vous ne dites pas avec quoi vous le financez. Et pourquoi ils ne veulent pas dire avec quoi ils le financent précisément pour la raison que je vous ai indiqué. parce qu'il le finance avec des efforts sur les retraités, des efforts sur les malades et cetera et cetera.
Il y a un homme, Emmanuel Bompard, qui fait une autre proposition de rĂ©forme des retraites en ce moment, c'est Gabriel Atal euh qui propose en quelque sorte le retour de la version Macron, celle qui a Ă©tĂ© enterrĂ©e euh par euh Ădouard Philippe en en 2019, c'est-Ă -dire une retraite Ă la carte, sauf que Gabriel Atal va un peu plus loin, il dit euh il y aurait pas d'Ăąge lĂ©gal lĂ oĂč Ădouard Philippe avait mis un Ăąge pivot au-delĂ duquel il y avait un malus, il y aurait pas d'Ăąge lĂ©gal et il y aurait un cadeau de l'Ătat Ă chaque enfant, Ă chaque futur travailleur de 1000 ⏠sur un compte placĂ©. charge Ă lui de le faire fructifier pour sa future retraite, ce qu'on appelle une retraite par capitalisation. Est-ce que c'est un mot tabou pour vous ?
La retraite par capitalisation, évidemment, moi je suis totalement opposé à la retraite par capitalisation et je défends le systÚme de retraite à la française, on va dire, c'est-à -dire un systÚme de retraite par répartition. Mais ça existe déjà . Vous dites "Je défends le systÚme français." Les fonctionnaires sont déjà en partie, il y a des retraites complémentaires dans lequel il y a une partie de capitalisation. 4 million de fonctionnaires qui existent depuis 20 ans.
Vous ne remettez pas ça en cause. Bon, moi je préfÚre un systÚme qui est un systÚme purement un systÚme de répartition. Maintenant, il y a des choses qui ont été faites, je suis pas en train de vous dire qu'il faut les supprimer.
On voit pas les les fonctionnaires descendre dans la rue aujourd'hui pour demander qu'on arrĂȘte ce systĂšme lĂ . OK. Mais lĂ , c'est pas le sujet.
La question, attendez, la question que pose monsieur Atal, c'est est-ce qu'on remplace un systĂšme de retraite actuel par rĂ©partition, donc avec une durĂ©e de cotisation nĂ©cessaire et un Ăąge lĂ©gal par un systĂšme de retraite qui est un systĂšme de retraite par point ? Alors, monsieur Atal, pour pas donner l'impression de reprendre la mesure de la derniĂšre fois, explique que plutĂŽt qu'on convertisse des points en euros Ă la fin, on va le faire chaque annĂ©e. Mais le problĂšme est le mĂȘme.
C'est-à -dire que ça s'appelle une retraite tombola. Chaque année, vous savez ce que vous allez verser, mais vous ne savez pas ce que vous allez recevoir quand vous allez arriver à la retraite. Quant à la part de retraite par capitalisation, est-ce que vous savez par exemple que aprÚs la crise financiÚre de 2008, 25 % des retraites par capitalisation se sont évanouies ?
Parce que si vous placez ça sur des comptes en banque et ben vous ĂȘtes dĂ©pendant des alĂ©as du marchĂ©. Et ben moi par cont, il y a jamais eu de problĂšme en France sur les fonctionnaires. Ăa fait 20 ans que ça existe, il y a 40 milliards d'euros, c'est autre chose.
C'est une retraite complémentaire. Oui, tout dépend aussi si vous le mettez sur un marché euh à risque ou sur un marché euh trÚs bien. Mais moi, je préfÚre un systÚme de retraite par répartition qui lui est garanti, qui permet aux gens qu'on sache que ils vont avoir une pension de retraite, qui connaissent quel niveau sera cette pension de retraite et il n'y a pas de problÚme de financement de notre systÚme des retraites en France.
Il faut quand mĂȘme le dire. Est-ce que vous savez que sur les quatre derniĂšres annĂ©es, si on avait pris les projections du Conseil d'orientation des retraites, il y aurait dĂ» avoir 20 milliards de dĂ©ficit. En vĂ©ritĂ©, sur les quatre derniĂšres annĂ©es, il y a eu 9 milliards d'excĂ©dents.
VoilĂ . Donc, il faut arrĂȘter cette fake news, pardon, ce mensonge qui consiste Ă dire "Les dĂ©penses de retraite sont euh Ă la dĂ©rive, on va pas s'en sortir et cetera." Ce n'est pas vrai.
Les dépenses de retraite dans les prochaines années, elles vont augmenter de maniÚre plus faible que la croissance et que la richesse générale produite par le pays. Donc, on a tout à fait la possibilité non seulement d'abroger la réforme de la retraite pour la ramener à 62 ans, pas d'obtenir un décalage d'un an. Il y a une majorité des députés pour abroger.
Votons et si on vote et si on vote il y a une abrogation qui votĂ©. Vous allez d'ailleurs le proposer l'idĂ©e de la retraite Ă 60 ans. Emmanuel Macron disait que ça coĂ»tait c'est les chiffres d'Emmanuel Macron 28 milliards d'euros par an. 28 milliards c'est prĂ©cisĂ©ment les les exonĂ©rations de de de versement de cotisation sociale qui n'ont pas Ă©tĂ© compensĂ© par l'Ătat ou qui sont contournĂ©s.
C'est tout à fait possible de financer une mesure comme celle-ci. Manuel Bonpar. Un dernier mot au sujet de Nicolas Sarkozy, remis en liberté avanthier sous contrÎle judiciaire avec notamment l'interdiction de rencontrer le ministre de la justice, Gérald d'Armanin.
Euh certains de ses partisans y voi une forme de d'acharnement judiciaire ou au moins d'humiliation. Euh qu'est-ce que vous dites-vous ? Faut pas exagérer.
Monsieur Sarkozy a été condamné par la justice. Il a écopé d'une peine de prison. C'est les il a bénéficié en début de semaine d'une d'une libération.
Il n'est plus en prison aujourd'hui. Si vous voulez que je vous démontre des accharnements, je suis pas sûr que le cas de monsieur Sarkozy y corresponde. Vous soupçonnez l'un ou l'autre de pouvoir de quoi ?
Non, je soupçonne rien et je vais vous dire moi, je suis pas un partisan de la dĂ©tention et de la prison Ă tout prix. Je suis pas sĂ»r que ça soit le meilleur systĂšme y compris pour empĂȘcher les gens euh et pour prĂ©venir la rĂ©cidive notamment. Mais juste faut pas exagĂ©rer.
Monsieur SarkoZi a été libéré de prison. Euh la justice a considéré queil y avait un sujet sur euh les contacts qu'il pouvaient avoir avec le ministre d'Armanain. C'est pas un acharnement de dire qu'ils peuvent pas se voir.
Tout dernier mot pour en revenir au climat social du moment. La CGT appelle une journée de grÚve le 2 décembre prochain. Vous serez dans la rue vous aussi ce jour-là .
Je sais que vous ĂȘtes un parti et que c'est un syndical. Oui, mais on les appuie les initiatives de mobilisation des organisations syndicales, on les appuie. Et Ă©videmment quand il s'agit de protester contre le budget, le budget de la sĂ©curitĂ© sociale puisque globalement c'est le sujet de cette manifestation, bien sĂ»r qu'on sera Ă leur cĂŽtĂ©.
Et d'ailleurs, contrairement à ce que j'ai entendu encore un peu toute la journée sur les plateaux de télévision, les organisations syndicales ou en tout cas en tout cas la CGT force ouvriÚre pour prendre ces exemples-là euh demander de surtout ne pas voter ce décalage parce que voter ce décalage revenait à voter la retraite à ce qui soutenait la suspension. Merci beaucoup mais il y avait un avis différent chez les syndicats comme manifestement chez les partis politiques. Merci à vous.
Merci Ă vous venez bonne soir.
Manuel Bompard