Mélenchon : « Le changement climatique a déjà commencé » - Conférence à Lille
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 73 %Attaque 21 %Défensif 6 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30Locuteur 2Fait
« Il n'y a pas de crise, ni de crise économique, ni de crise écologique, ni de crise de la hiérarchie des puissances. Il y a une bifurcation de l'histoire humaine. »
- 11:20Locuteur 2Fait
« La finance a pris ce pouvoir réel, elle tend à s'autonomiser, c'est-à-dire à considérer que tout ce qui est bon pour elle est bon pour toute l'économie. »
- 14:10Locuteur 2Fait
« Le changement climatique est commencé, c'est-à-dire que ça nous plaise ou pas, c'est commencé. »
- 17:00Locuteur 2Chiffre
« Nous aurons 250 millions de personnes sur les routes du fait du changement climatique. »
- 22:00Locuteur 2Fait
« Certains biens ne peuvent pas être aliénés. Certains biens sont des biens communs pour toujours. L'air, l'eau, la terre. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
J'ai le cœur plein de gratitude pour l'existence qui me permet de vivre des moments comme celui-ci. Je vous remercie tous de votre infinie patience. J'ai le cœur serré de penser à ceux qui sont dehors parce que certains étaient entrés parmi les premiers et avaient l'air tellement débuté.
Bon, c'est comme ça nous devons respecter les conditions de notre accueil. Je remercie l'université qui me reçoit, l'association et je voudrais vous dire que ceci n'est pas un meeting même si ça en a toutes les apparences. C'est bien vous voir.
Qu'est-ce qui se passe là-bas ? retourne faire la conférence. Voilà, on fait deux services.
Alors, qu'est-ce qu'on fait les amis ? Il arrive un moment au lord du village. [Applaudissements] On va essayer de travailler.
Non, je ne peux faire mieux que de dire toutes mes études aux personnes concernées, mais je n'y peux strictement rien moi. Pousser les mursen pour vous. recul ce qui est amusant tourner là, c'est je vous vois sourire, il y a plein de gens qui s'agitent, je sais pas ce qui se passe, j'entends du bruit dehors.
Voilà, donc je viens vous voir pour présenter un livre et mon intention est de m'adresser à votre intelligence davantage et à vos passions. Je sais que quand on me présente un livre dans une fac, une grande [Applaudissements] école horrible. Je t'avait pas vu.
J'ai dit je sais que quand on vient à la rencontre jeunes, vous n'êtes pas tous de mon prix. S'il vous plaît, je vous demande de pour moi de comprendre que ça devient très pénible pour moi aussi. d'enchaîner euh sur deux scènes en même temps.
Je sais que vous n'êtes pas tous de mon avis et que peut-être même un certain nombre d'entre vous, ils sont radicalement opposés. Néanmoins, la rencontre des arguments, parfois leur contradiction absolue, permet de réfléchir et c'est ce qui est le plus important. Quoi qu'il arrive, vous serez pas les mêmes à la sortie.
Et moi non plus. Nous avons besoin impérativement d'être capable de penser notre [Musique] temps. Compte tenu de votre âge, la nouveauté radicale du monde vous échappe pour nous part.
Pour les gens qui, comme moi, ont voyagé et traversé le temps, je viens d'un monde qui était coupé en deux. entre ce qu'on appelait l'est et l'ouest. Un/ers de l'humanité vivait dans un système politique.
Il n'y avait pas d'économie de marché. Ce monde s'est volatilisé. Mais ce n'est pas seulement l'apparence du monde politique qui s'est volatilisé.
C'est tout le reste de la condition humaine. Et c'est ce dont je veux vous parler. Tout le reste de la condition humaine s'est radicalement modifié en un temps extrêmement bref, peut-être à peine 60 ou 70 ans, moins d'un siècle en tout cas.
Si bien que j'ai ouvert mon livre en prenant une citation de Garcia Marquez qui raconte dans 100 ans de solitude. Je pense qu'un certain nombre d'entre vous ont lu 100 ans de solitude. Au début le le colonel Aurélian Gwendia se fait fusiller et il paraît que ça donne des idées.
Et à ce moment-là, il se souvient du temps où il vivait dans un monde qui était si neuf qu'on ne savait pas comment nommer les choses et que pour parler d'elles, il fallait les montrer du doigt. Je vais vous montrer du doigt un certain nombre de nouveautés qui lorsque vous y réfléchirez vous paraîtront extraordinairement banales mais qui sont des nouveautés. D'abord, disons-nous une chose.
Il n'y a pas de crise, ni de crise économique, ni de crise écologique, ni de crise de la hiérarchie des puissances. Il y a une bifurcation de l'histoire humaine. La différence entre une crise et une bifurcation est la suivante.
Une crise, c'est un une rupture momentanée dans l'état d'équilibre antérieur. Et à la fin d'une crise, on revient à l'équilibre antérieur. On ne reviendra plus jamais à l'équilibre antérieur.
Une bifurcation, c'est un changement de trajectoire. Un seul paramètre du système en dynamique est changé et tout le système change entièrement de trajectoire. La comparaison que je fais souvent pour essayer de rendre cette idée plus simple et moins abstraite est de vous faire imaginer sur une ligne droite un véhicule qui se déplace tranquillement à une grande vitesse.
La ligne est absolument droite, rien ne change. Sauf que ça introduit dans l'habitacle une petite guêpe. C'est un insecte bien petit.
Il pique le chauffeur. Évidemment, vous devinez ce qui va se passer. La bifurcation qui est en cours, je la résume sur trois points pour qu'on comprenne que les événements dont je parle et en particulier la perspective historique de la révolution citoyenne n'est pas un a priori idéologique, une sorte d'utopie que j'amènerai parmi d'autres pour vous la proposer comme l'image d'un monde meilleur que nous aurions la responsabilité de faire naître.
Ma vision et ma méthode d'analyse, je la partage, je pense avec beaucoup d'entre vous dans cette salle, c'est celle du matérialisme historique. Je viens du marxisme, c'est-à-dire d'une vision où ce sont les conditions réelles d'existence et les relations réelles entre les êtres humains qui décrivent leur futur et la dynamique de leur relation entre eux. Cette vision matérialiste de l'histoire, je l'ai appliqué aux nouvelles conditions et aux nouvelles connaissances scientifiques que nous pouvons avoir pour essayer de comprendre notre temps.
Ou bien la révolution citoyenne aura lieu, c'est-à-dire ou bien les gens s'emparont du pouvoir de décision sur ce qu'il va advenir, ou bien la civilisation humaine sera rasée. C'est les conditions qui vous poussent dans le dos de cette façon, qui mettent à l'ordre du jour d'une manière inéluctable, imparable. les bifurcations et les changements que j'annonce.
Premièrement, un changement fondamental dans l'activité humaine. Les êtres humains peuvent penser ce qu'ils veulent de même, mais ils sont obligés de produire et de reproduire leur existence quotidienne. C'est-à-dire que l'animal social que nous sommes entre en relation avec les autres pour reproduire sa propre existence et d'abord en relation sociale.
Nous sommes animaux sociaux et nous produisons nos conditions d'existence. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, la valeur d'échange est parvenue à se dispenser de tout rapport avec la valeur d'usage. On échangeait hier, fus par le troc ou par la monnaie des valeurs réelles, c'est-à-dire des choses qui avaient une valeur d'usage pour l'un ou pour l'autre.
Des chaises contre des tables, des poissons contre de la volaille et vice versa. C'est la première fois que le signe de l'échange est produit sans rapport avec des valeurs matérielles. Il flotte sur toute activité humaine.
Toute activité humaine, toute réalité humaine. Une immense du buulle financière composée de milliers de milliards de dollars dans lequel dans laquelle bulle nous sommes tous intégrés par le moyen de nos cartes bancaires. Chacun d'entre nous est relié directement au grand tout et ce grand tout financier a sa propre logique interne, ses propres dynamiques coupé de toute réalité matérielle dans la vie des gens.
C'est au point que l'écart entre ce qui s'échange vraiment, c'est-à-dire le commerce où on amène une chose, on en amène une autre, on achète et la circulation les transactions financières est de 1 à 100. Quand il s'échange 40 milliards de marchandises réellement produites et réellement échangées, il s'échange dans la même journée 4000 milliards de dollars qui n'ont aucune espèce de contrepartie matérielle pour simplifier et aller plus vite parce qu'il y a quand même trois points ou quatre ou peut-être c dépend de l'humeur. Si à cet instant nous avions dans nos poches tous les dollars du monde et que nous nous précipitions pour aller dehors acheter les objets que nous connaissons à la valeur qui est affiché à cet instant, il y aurait une immense dévaluation qui fait que les choses vaudraient plusieurs milliers de fois ce qu'elles valent compte tenu de la dépréciation du signe monétaire.
Cette masse immense de dollars a commencé à naître lorsque les États-Unis d'Amérique se sont donnés le pouvoir de ne plus échanger les dollars contre une valeur matérielle. jusqu'à 1971, à la date exacte du 15 août, on échangeait 1 dollar contre 45 ou l'inverse pour une certaine quantité d'or très petite. Ce jour-là, le président Nixon décide qu'il y a plus de contrepartie contre le dollar.
Vous ne pouvez pas vous présenter à la banque centrale fédérale américaine et dire "Je veux de l'or échange de mon papier monnaie". comme l'avait fait le général de Gaulle qui avait exigé qu'on échange ces dollars contre de l'or. C'était juste pour emmerder les Américains.
Ça avait fait son effet. Il y a donc plus de contrepartie matérielle à cette masse immense de dollars. Les États-Unis en produisent autant qu'ils veulent car naturellement dès que quelqu'un a un pouvoir, il va au bout de ce pouvoir.
Et comme toutes les transactions du monde se font d'abord en dollar pour la raison que les États-Unis d'Amérie étaient étaient les premiers producteurs du monde, la première masse monétaire, les premiers échangeurs, les premiers producteurs, les premiers acheteurs, ils ont acquis de cette manière une hégémonie sur le monde. Et vous comprenez que la pire menace pour eux, c'est que l'on cesse d'échanger en dollar. Car alors cette monnaie serait ramenée à sa valeur réelle et il se produirait l'incident que je vous ai décrit il y a un instant.
Autrement dit, la bulle financière est connectée à un ordre du monde qui est garanti par la puissance militaire et seulement par la puissance militaire des États-Unis d'Amérique qui va donc consacrer l'essentiel de son temps à empêcher qu'apparaisse ou que ce soit un bloc qui puisse devenir un bloc financier. Il y a eu problème pour les États-Unis d'Amérique avec l'apparition de l'euro qui était une monnaie de réserve qui pouvait être concurrente au-delà et les principaux événements en Europe surgissent avec la crise grecque au moment où précisément la Chine commence à échanger une partie de ce dollars en euros provoquant une remontée du niveau de l'euro qui d'ailleurs n'arrangeait pas nos affaires. Mais pour ce premier point, je veux en rester, comme je vous le disais tout à l'heure, à ce qui met obligatoirement l'humanité en mouvement.
La bulle financière est condamnée à éclater à intervalle régulier en provoquant à chaque fois qu'elle éclate des dévastations considérables dans l'économie réelle puisqu'elle ralentit tous les fonctionnements et tous les échanges. En 2008, c'est ce qui s'est produit avec la crise des sub primes. C'est ce qui a failli se produire il y a même pas 15 jours.
Et c'est ce qui manquera pas de se produire dans 15 jours, dans un mois, dans 2 mois. Inéluctablement, la bulle doit éclater. Inéluctablement, la valeur réelle doit être ramenée dans l'économie.
Inéluctablement. Et cette crise se confond avec celle de la crise du leadership des États-Unis d'Amérique sur le monde. Un renversement de l'ordre des puissances se produit.
Les premiers producteurs, premiers vendeurs du monde, c'est la Chine qui mécaniquement passe en tête des nations pour ce qui est de la production. de la production réelle et donc de ce dont les gens ont réellement besoin. Si bien que le veuille ou non, la monnaie dans laquelle les échanges viendront à se faire, c'est celle de celui qui vous vend quelque chose.
Et c'est la raison pour laquelle après avoir tapé à toutes les portes, essayé par tous les moyens possibles de trouver un accord, un ajustement possible avec les États-Unis d'Amérique, les cinq puissances émergentes, dites émergentes que sont la Chine, l'Inde, la Russie, l'Afrique du Sud et qui aje oublié le Brésil que l'on nomme par un acronyme que vous connaissez les briques ont commencé à s'accorder entre eux, créer une banque commune, échanger entre eux dans leur monnaie et même se propose de créer une nouvelle monnaie commune dans laquelle on pourrait échanger chacune des monnaies nationales de manière à avoir un étalon monétaire stable reconnu et qu'il ne soit pas un pur et simple instrument de puissance pour une seule nation. La bulle financière d'un côté condamné à éclater, de l'autre côté l'ambre des puissances menacées. Tout cela produit deux choses.
Le risque permanent d'un bug de l'économie dans son ensemble et le risque permanent que la puissance militaire mise en œuvre finisse par tourner à la guerre généralisée. ce phénomène que je viens d'essayer de résumer et je vous demande pardon du fait que pour ceux qui ne sont pas les plus versés dans le domaine de l'économie, tout ceci peut paraître assez abstrait. Ce phénomène bien sûr vient se combiner avec les autres aspects qui poussent à la bifurcation.
Le deuxième aspect qui pèse sur nous, qui de toute façon surdétermine nos existences et qui vont faire de cette bulle financière et du pouvoir du capital financier en adversaire, c'est la question de la préservation de l'écosystème. Et pour qu'on comprenne bien quel rapport il y a entre cette question économique et la question de la préservation de l'écosystème compatible avec la vie humaine, je veux m'attarder un instant sur un point. Dès lors que la finance a pris ce pouvoir réel, elle tend à s'autonomiser, c'est-à-dire à considérer que tout ce qui est bon pour elle est bon pour toute l'économie.
Ce qui n'est pas le cas puisqu'il s'agit d'une activité coupée de l'activité réelle. La finance va donc vouloir à tout prix pouvoir circuler sans contrôle et sans régulation parce que c'est dans ces conditions là qu'elle opère les plus gros prélèvements les plus intéressants pour elle. Il y a donc là-dedans aucun complot.
Il y a juste un effet de système. Et cet effet de système va faire que le capitalisme que l'on assimilait hier mécaniquement à la démocratie politique se transforme en un système qui est hostile à la démocratie politique. Pourquoi ?
Parce que la régulation, les règles, les normes, les lois qui vont encadrer, ralentir, ordonner, supprimer, punir ont toute une origine dans une même régulation, celle qui vient de la démocratie citoyenne. C'est vous, ce sont les citoyens qui décident en principe des lois. Si bien que partout la finance va va tenter de se présenter comme une évidence des lois de la nature à laquelle l'activité humaine ne doit pas s'opposer comme il serait va de s'opposer une quelconque activité de la nature une éruption volcanique le mouvement démarré vous n'y pouvez rien et donc va naître ce que nous voyons en Europe porté en particulier par le gouvernement allemand ce qu'on a appelé l'ordolibéralisme c'est-à-dire tout ce qui relève de l'économie n'a pas à être touché par la politique.
La politique n'a pas à s'en mêler. Moins il y a de règles, mieux c'est parce que mécaniquement la main invisible du marché va établir les équilibres qui sont les meilleurs pour l'humanité. Et de cette manière-là, on va expulser continuellement la décision démocratique.
Vous en avez eu en France un exemple extraordinaire en 2005. Le peuple français a voté non à un projet de constitution qui contenait en fait un projet de constitutionnalisation d'un ordre économique. Pour régler la question de la tentation permanente que la politique se mette de l'économie, on décide une bonne fois que les règles économiques sont dans la constitution et qu'on ne peut plus y toucher.
On vote non. Et qu'est-ce qui s'applique ? Oui.
La même manière pour la Grèce pour un exemple plus récent. Et vous voyez à chaque fois le ton se durcir, les méthodes devenir de plus en plus violentes, de plus en plus guerrières. Il se produit en un fracas bancaire à Chypre, on ordonne à Chypre de remettre les banques d'applom.
On confisque de l'argent, on amène un mémorandum, on le présente au Parlement Chipriote. Il y a pas une voix dans le parlement, pas une voix pour voter le mémorandum. J'ai même pas un pourri qu'on peut acheter et qui lève la main pour faire le bravo.
Même pas, pas un. Et bien malgré ça, le banquier central décide alors qu'il n'en a absolument pas le pouvoir normalement de couper l'accès aux lucidités de de chip. C'est un acte de guerre.
Tout d'un coup, il y a plus de monnaie. C'est exactement ce qu'on a fait au Grecs il y a pas longtemps. Et nous nous devons savoir si nous si si quand nous aurons à à gouverner ce pays que c'est de cette manière là qu'ils agissent. c'està-dire en posant des actes d'une violence totale à laquelle évidemment il faut répondre par des actes de force.
Mais vous voyez cette tendance que vous observez en Europe dont je ne vous parle pas en général, quoi qu'elle s'applique en général dans le monde fait que plus étend le pouvoir de la finance, plus recule celui de la démocratie dans un même mouvement. C'est ce qui conduit par exemple dans l'accord qui est prévu de signer entre les États-Unis d'Amérique et l'Europe pour faire ce grand marché commun qu'ils ont à l'esprit. les tribunaux d'arbitrage qui sont une instance comme vous le savez peut-être qui échappent à toute loi nationale.
Ce sont des tribunaux d'arbitrage et non pas d'application de la loi. Si bien que devant ces tribunaux d'arbitrage, les compagnies privées pourraient présenter leur différent, ce qu'elles faisait autrefois lorsqu'elles avaient tant différent entre deux multinationales. Elles disaient "Mais puisque nous n'habitons nulle part, nous allons régler notre problème devant un tribunal privé." Et pour ma part, j'avais fait une enquête sur leur cas en 1990.
Ça m'était venu parce que je les avais repéré. Et je m'adresse au tribunal de commerce de Paris et je dis "Alors, est-ce qu'on pourrait parler des sentences qui ont été rendues ces temps dernier et des gens qui sont venus ?" 1991.
Réponse du gars, le tribunal est aussi privé qu'il y a des litiges qui l'arbitre et donc nous n'avons pas de compte à vous rendre. J'étais parlementaire. Déjà, ils étaient en dehors de tout contrôle, de tout circuit.
Et bien c'est ça dont il est question dans le prochain dans le projet qui s'appelle TAFTA parce que vous savez l'art qu'ils ont c'est de changer le nom des choses tous les 8 mois. Donc à la fin on sait plus de quoi vous parlez. Moi, j'ai connu ça et dénoncé ça en 2009 sous le nom grand marché transatlantique.
Peu de temps après, ça s'appelait TIPP et peu de temps après s'appelait Tafta. Et maintenant ça a encore changé de nom. Si bien que aller expliquer, aller faire de la popularisation, aller faire de la vulgarisation quand ce que vous voulez désigner changent de nom.
Des fois ça n'a pas de nom, c'est ce dont je vous ai parlé. Mais là maintenant ça change de nom. Si bien qu'on s'y perd, on confond ça avec l'accord qui a été signé sur les services.
On confond ça avec d'autres accords internationaux aussi notifs. Mais retenez cette idée. Le capitalisme de notre époque n'est pas le capitalisme du 20e siècle ou du 19e siècle.
Il s'est financiarisé et c'est son compartiment financier qui a pris le pouvoir sur tous les autres compartiments de l'activité économique et humaine. Chaque période historique porte en elle-même son rythme, son sens. Dans les anciennes sociétés agricoles, le rythme et le sens étaient donné par le mouvement des saisons qui lui-même est déterminé par la place que la planète occupe autour du soleil.
Ça au moins, c'était simple à comprendre. Et les non rythmes biologiques sont liés à cela. Et puis progressivement, à mesure que la production et l'échange sont séparés de ces rythmes naturels, nous sommes entrés dans la période dans laquelle nous sommes, où les maîtres du temps sont les maîtres du temps court.
Et le temps court devient le maître de tous les temps à commencer par le temps long, celui dont nous avons besoin pour faire la démocratie. C'est le temps de la délibération pour faire des lois, pour les voir s'appliquer, pour vérifier leurs résultats et surtout pour organiser l'interaction entre les compartiments de la production et de l'échange. Bref, ce que l'on appelle la planification en temps habituel.
Le temps court, c'est le temps dominant, celui de la transaction à la nanoseconde à la nanoseconde par l'intermédiaire des ordinateurs sur les valeurs boursières. Et si vous voulez bien y réfléchir un instant, d'habitude tout le monde se contente de bé, d'admiration. devant ces transactions à la nanoseconde.
Ah quelle efficacité extraordinaire ce capitalisme, il arrive à trancher la nanose et bien mes amis, quelle est la valeur à la nanoseconde différente d'un sac de patate ? Parce qu'il faut bien ramener l'économie dans la réalité. Il n'y a pas de différence en une à seconde de valeur entre entre pour la patate que vous allez peler pour vous en faire des frites.
Ce qui signifie que tout ça est une construction purement artificielle dont l'unique but n'est pas d'évaluer correctement la valeur des choses mais de produire une un rendement lié à l'accélération de l'histoire. Si je viens sur cette notion du temps, c'est parce que dans mon livre l'aire du peuple, j'ai travaillé sur l'idée de qui dirige le temps, qui maîtrise le temps social. Le temps social est une propriété de l'univers social comme le temps absolu une propriété de l'univers matériel.
Qui dirige le temps, qui maîtrise le temps, maîtrise la vie des gens et maîtrise l'économie d'une manière générale. Je ne m'écarte pas trop de mot sujet initial qui était le lien qu'il y a entre cette économie financière prenant tous les pouvoirs et le thème que je veux aborder maintenant. La deuxième diffurcation, c'est celle de l'écosystème humain.
Il est clair que le changement climatique est commencé, c'est-à-dire que ça nous plaise ou pas, c'est commencé. Et la COP 21 n'a strictement rien changé à cette situation, sinon que heureusement, il s'est trouvé 196 pays pour signer l'accord. Nous en sommes très contents et c'est un progrès.
Ça s'appelle COP 21. Ça veut dire qu' en a déjà eu 21. La première était à Rio de Jané, je crois, en 1992.
La prochaine aura lieu au Maroc et depuis 1992, on a guerre avancée. Maintenant, on se réjouit d'avoir signé que l'on prévoit une augmentation des températures de la planète de 2°gr. Mais à 2 degrés, mes chers, il y avait des gens qui voulaient pas signer.
Il dis non 2 degrés on peut pas signer ça. C'est pas qu'on c'est pas qu'on veut pas. C'est que si on signe ça, ça veut dire qu'on écrit le papier.
Nous sommes d'accord pour être noyés parce que si on respecte l'accord, il y a toute une série de pays qui vont disparaître sous l'eau. Mais en vérité quand vous comparez ce qui est dit dans le texte de degrés la mention d'un degré et demi comme un objectif tout à fait souhaitable et la réalité des engagements de chaque pays, vous tombez sur un engagement global d'une augmentation de la température de la Terre de 3°gr. 3°gr et demi, c'est insoutenable avec l'ordre écosystémique actuel.
Je vais bien vous faire peur. Naturellement, vous êtes déjà en partie informé de tout ça. Les choses ont considérablement avancé.
La tenue de la COP 21 dans notre pays a fait beaucoup murir les esprits. Mais figurez-vous qu'il y a encore 3 ou 4 ans, vous aviez des tas de gens qui refusaient d'y croire ou qui refusaient de regarder en face le fait que les événements extrêmes se précipitaient. Les événements extrêmes, c'est pas seulement désagréable, c'est mortel. exemple d'événement extrême qui n'a rien à voir avec le réchauffement mais qui aura bientôt à voir.
Il y a un tsunami sous la mer, pardon, il y a un tremblement de terre sous la mer, un tsunami déferle, il passe sur une côte. Bon, il passe sur une côte. Il y a des cabanes de pêcheurs, ils sont morts.
Il y a une centrale nucléaire, on est tous morts. Voilà la différence. Les événements extrêmes frappent les centres névralgiques d'une civilisation humaine qui s'est rendue elle-même très fragile parce qu'elle utilise des méthodes de production de l'énergie et combien d'autres choses extrêmement dangereuses.
Que se passe-t-il quand l'eau des glaciers quand les glaciers se transforment en eau. La masse d'eau dans les mers et les océans parce que tout ça est connecté augmente et quand cette masse augmente elle pèse sur le fond. Sur le fond, il y a de la glace.
Cette glace est remplie de gaz métal. Quand ce gaz quand cette glace est fractionnée par le poids, elle remonte et quand elle remonte, elle fond. Et quand elles fond, ça fait de la flotte de plus de du gaz à effet de serre.
C'est pourquoi le réchauffement ne produit pas un effet linéaire. C'est pas seulement qu'il fera un peu plus chaud, ce qui à mon goût est assez sympathique parce que je me range dans la catégorie des frileux. Mais globalement, c'est pas seulement qu'il va faire un peu plus chaud, c'est que les la pluie va être l'événement majeur et marquant car 70 % de la planète est couverte de flottes.
Et cette masse d'eau qui monte depuis le temps qu'on vous dit qu'elle monte, il est temps de se rendre compte qu'il y en a une partie qui est montée mais vous savez pas où elle est. Il manque 20 % de la masse de flotte qu'on devrait trouver. Maintenant, on le sait grâce au calcul de nos satellites. 20 % de la masse de la mer a été absorbée par la terre, c'est-à-dire de l'eau salé qui se répand dans les napéatiques et stérilise les sols.
Voilà les changements qui sont radicaux. À partir de quoi ? Une prévision minimum dit que nous aurons 250 millions de personnes sur les routes du fait du changement climatique. 250 millions de personnes qui ne savent même pas quelle frontière elles sont enin franchir avant qu'on leur tire dessus pour qu'ils ne la franchissent pas. et qui passant d'un endroit à l'autre 250 millions, c'est pas le million et demi de réfugiés de syriens et de je sais pas quoi et tout ce qui arrive là-bas par là-haut hein.
C'est 250 millions qui déséquilibrent absolument tous les arrangements politiques du monde et poussent les pays les uns contre les autres. Vous voyez ce qui se passe en Europe ? Comme les Grecs qui sont déjà plus que suspects aux yeux des dirigeants européens ne contrôlent pas la circulation, on les coupe eux même du reste de l'Europe, ce qui à nouveau un acte de guerre contre eux.
Et comme on les plonge en même temps dans la misère sur l'île de l'esbos, vous n'avez même plus les sacs pour charier les cadavres, les sacs plastiques. Par conséquent, ceux dont nous parlons, ce sont d'énormes bouleversements de la condition humaine. Moi, je prends toujours l'exemple pour nous français.
Un desexemple si l'eau monte et si le vent s'accélère l'un et l'autre vont se produire, se sont déjà produits. L'événement extrême en mer jusqu'à une date récente, c'était une vague de 20 m. Maintenant, l'événement exceptionnel en mer, c'est une vague de 40 m.
La centrale nucléaire de Blaï et dans l'estuire de la Gironde. En 1999, des creux de 7 m et en vent à 140 km à l'heure ont failli submerger la centrale. Pourquoi n'y a-t-il pas eu de problème ?
Parce qu'un ingénieur s'est dit que compte tenu du vent et de l'eau, les prises d'eau pour refroidir la centrale allaient se bloquer à cause des alluvions et tout ce qui tombait dans la flotte et ils ont arrêté la centrale. Sinon, la centrale aurait connu ce qui s'est passé à Fukushima. La centrale de Blaï, elle est à 50 km de Bordeaux. ce que ce dont je suis en train de vous parler, ce ne sont pas de choses exotiques qui se produiraient comme d'habitude chez les autres très loin et dont nous n'aurions à connaître en définitive que de temps en temps et comme nous sommes un pays avancé, il sera toujours temps d'aller pelletter la flotte mais de phénomènes qui embrassent tous les pays, qui nous concernent tous et qui vous oblige à prendre une décision.
Qu'est-ce qu'on fait ? Si la flotte monte, elle va monter. S'il y a des événements extrêmes, il y en aura.
Alors, quelle est la réponse ? Et là, vous faites de la politique, la vraie politique, pas le machin politicien, tout ça là, le circ. Qu'est-ce qu'on fait ?
Par quel bout on prend le problème ? Vous avez deux possibilités. Si vous êtes un investisseur rusé, vous investissez dans les compagnies de déménagement.
Du boulot donc ça devrait donner. C'est une solution. Ne riez pas.
C'est ce que font les gens. Il y a même plus extraordinaire. À chaque fois, j'oublie de marquer sur mon papier, j'oublie le nom de cette ville en Inde.
C'est des gens extrêmement bien disposés. C'est une ville qui doit faire, c'est un petit bourg de 2 millions d'habitants et tous les 3 mois, ils sont noyés. Tous les 3 mois, la flotte monte et tout le monde dans l'eau.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Réfléchissons sérieusement. À chaque fois, il y a des noyers.
Une solution simple apprendre à nager. Et donc la municipalité quartier par quartier fait le tour des gens un par un pour savoir qui ne sait pas nager pour leur apprendre à nager. Ça paraît tellement incroyable qu'on a du mal à le croire et pourtant c'est vrai.
L'autre idée, c'est de se dire on ne s'en sortira que tous ensemble. Et par conséquent, on commence à toucher du doigt quelques-uns des aspects les plus fondamentaux de la thèse de l'écosocialisme. Ce changement climatique, il intervient face à une humanité totalement nouvelle.
Ça, c'est ce qui est le plus difficile à comprendre. Bien sûr, nous avons d'innombrables points commun avec nos ancêtres les plus profonds. Il est même certain que nous avons toutes sortes de comportements qui sont lié à une époque dont on a même pas idée. 99 % de l'histoire de l'humanité, c'est l'histoire des chasseurs cuueilleurs.
Il paraît que c'est ce qui décrit le genre de beauté des garçons. Il faut avoir les yeux enfoncés, les arcades sourcilières avancés parce que c'est ce type physique qui paraît-il voit le plus loin et le plus fécond. Pour ce qui concerne les avantages génétiques qu'il peut procurer à sa progéniture.
Toutes sortes de choses de réflexes reste marqué par esprit de prédation. Mais une fois qu'on a fait cette remarque du fait que oui, nous sommes une espèce particulière la même depuis tant d'années, la chose la plus importante, c'est notre nombre. Il a fallu 200000 ans 200000 ans pour qu'on atteigne le premier milliard d'êtres humains. 200000 ans.
Nous sommes 7 milliards. Je suis né dans un monde où il y avait 2 milliards et demi. Les historiens font une observation.
Tout à l'heure, je vous ai parlé du temps comme une propriété de l'univers social. On s'est aperçu que chaque fois que l'humanité double en nombre, elle connaît une rupture technologique qui lui permet de faire face à l'accroissement du monde. Ça se comprend si vous êtes plus nombreux parce que il y a eu une bonne saison où il y a eu beaucoup de choses à l'accueillette et où on a bien chassé.
Alors les enfants où viennent plus nombreux et surtout ils survivent et dès lors qu'ils sont plus nombreux, plus de bras, plus d'intelligence et plus de capacité à accumuler ce qui est fondamental dans la culture humaine, ce qu'on appelle la culture cumulative. Plus on est nombreux, c'est prouvé, plus on est intelligent et plus on est en situation de se transmettre les uns aux autres l'expérience accumulée. L'expérience accumulée est fondamentale de la condition humaine.
Vous prenez un prix Nobel de physique dur, vous le mettez avec son barda au pôle nord, une heure après, il est mort. si intelligent qu'il soit à moins qu'un la pompe du coin qui lui ne connaît rien à la physique dure mais qui connaît toute de la neige de la glace et du reste vient lui expliquer comment on survit dans des conditions pareilles. Cet exemple caricatural permet de comprendre l'idée.
Le nombre modifie les conditions techniques d'existence et modifie la culture. Et la culture transforme l'être humain car l'être humain est d'abord un être de culture avant même d'être un être de relation sociale. La culture et le fait subjectif entre comme fait objectif de l'accomplissement de l'histoire.
Voilà pourquoi. Alors, si vous ne savez pas quelle conséquence ça, je vais vous en décrire quelques-unes. La moitié de l'humanité La moitié de l'humanité a moins de 25 ans.
Un tiers de l'humanité à moins de 15 ans. Ce qui veut dire que nous sommes en face d'un monde radicalement neuf parce que c'est une génération innombrable, neuve qui se présente. et que donc la question qui lui est qui est posée, c'est celle de savoir ce qui se transmet et dans quelle mesure nous sommes en état de transmettre.
Pardon, là j'ai fait une digression, c'est juste pour mon plaisir intellectuel. Notre société est une société de transfois, la tradition sauvait. D'abord, c'était une tradition orale avant que le temps soit vaincu, quand on a appris à écrire plus à imprimer.
Et donc chacun d'entre nous a pu accéder au savoir du passé et pas seulement à celui qui était capable de rabâcher le vieux ou la vieille de la tribu qui savait ce qu'il fallait manger ou ne pas manger, ce qu'il fallait faire ou ne pas faire. Il fallait surtout reproduire le passé pour survivre. Et justement ceux qui vous le raconaient c'était ceux qui avaient survécu.
Leur savoir était précieux. Essayez seulement une seule seconde pour faire bref d'utiliser votre smartphone avec les méthodes vous vous avez pu vous savez même pas ce que c'est. utiliser autrefois quand vous aviez un téléphone en ligne avec un cadranche.
C'est clair. Ce que vous saviez faire hier ne vous sert strictement à rien aujourd'hui. Et si vous essayez de faire aujourd'hui comme vous faisiez hier, vous vous mettez en danger.
Il y a un renversement en quelque sorte de l'ordre du temps opérationnel. Le passé devient suspect, le futur absolument désirable et l'instant est celui d'une transmission permanente. Il a fallu 2800 ans pour que l'art de faire un pot en fer arrive de Syrie jusqu'à la plage de sable des Landes où on a retrouvé l'exemplaire.
Ah, voici trois places qui se libèrent. Dites-le à l'entrée. Je vous laisserai pas sortir discrètement si vous voulez comprendre la modification.
Vous êtes donné tous mal et vous partez. Si vous voulez comprendre la modification, je vais vous donner quelques exemples pour vous dire qui est quoi. Je vais peut-être vous parler de la France comme ça ça vous paraîtra plus compréhensible.
On va prendre l'année 1958 comme repère. En 1958, 10 % de la population éduquée était bâchelière dans une classe d'âge. Aujourd'hui, nous en sommes à 78 %. 8 % des foyers avaient un téléphone, 80 %.
Ça vous pouvez dire ce sont des conditions matérielles. Est-ce qu'elles changent l'être humain ? Essayez seulement de vous passer votre smartphone disons une journée, disons une heure pour voir dans quel état psychologique vous êtes.
Vivre dans une société française de 65 millions d'habitants dont 30 millions sont connectés par Facebook renverse l'ordre du réel. Les gens que vous fréquentez sur Facebook sont plus réels que vos voisins de Payers que vous voyez jamais. Donc vous ne connaissez pas la date anniversaire alors qu'il y a pas moyen d'échapper à celle de ceux qui sont vos amis sur Facebook.
Ni ce qu' mangent, ni ce qu'ils font, ni où ils vont. C'est une autre humanité. Mais je vais vous donner un exemple frappant de ça.
Dans les années 50, 10 % des femmes avaient accès à un moyen de contraception. Aujourd'hui, 60 %. Il en reste 40 % qui n'ont aucun accès aucun accès.
Mais ceci modifie radicalement la condition humaine féminine et donc masculine. Radicalement. Car ce qui était une aptitude biologique était un destin social.
Dès lors qu'il y a la contraception, ça cesse de l'être. On entre dans un autre domaine, celui de la liberté haut qui est pas plus facile à assumer parce qu'il faut choisir. Et bien la même aventure pourrait bien arriver avec la vie et la mort.
De même qu'hier on s'attendait à l'enfant, aujourd'hui on sait tous qu'on mourra 100 %. D'ailleurs, on se pose des questions pour savoir qui est-ce qui décide. Et il y a là des droits fondamentaux à inscrire celui de disposer de sa propre vie.
Comme on dispose de son propre corps et que ce doit être une liberté inaliénable et indiscutable, on doit pouvoir disposer de soi-même devant le moment où on est à la lumière. Sur ce sujet, il y a d'amples discussions. Mais rappelez-vous bien une chose, on ne parle que d'un droit, pas d'une obligation.
La même chose est en train d'arriver avec la mort. Alors, rassurez-vous, le capitalisme s'occupe de régler le problème. Avant qu'il y ait une pilule qui va la mort, déjà l'espérance de vie qui cessit de s'allonger commence à reculer dans tous les pays développés puisquil des gens très intelligents qui pensent que puisqu'on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps sans qu'un seul instant, ils aient pu imaginer que si l'on vit plus longtemps, c'est parce qu'on travaille moins longtemps. a pas effleuré leur cerveau et que évidemment en transformant la santé en une marchandise, les gens se souhaent moins.
D'ailleurs comme ils sont moins payés, ça tombe bien et ils meurent plus vite. Mais ce que je viens de dire, je vais pas entrer dans davantage de détail me paraît être le plus important. Une autre humanité est là plus nombreuse.
Et quelle est la conséquence du nombre ? et que les gens sont tous au même endroit et que donc nous avons affaire à l'air de l'homourbanus, la personne qui vit dans et par les réseaux. Vous êtes tous dans un réseau, pas seulement le réseau Facebook, vous êtes dans le réseau d'électricité, le réseau d'eau potable, le réseau de la rue, le réseau routier, le réseau des transports.
Vous êtes des êtres humains en réseau. Plus vous êtes liés aux autres, plus vous êtes singulier. car vous êtes ayant droit d'une multiplicité de guichets.
Plus il y a de guichets, plus il y a vous qui savez qui vous êtes pour chacun de ces guichets. Le nombre, contrairement à l'intuition, singularise l'individu. Moins on est nombreux, plus le groupe humain est holistique.
Plus on est nombreux, plus on est singulier. Les premières tribus humaines, les gens n'avaient même pas de nom. Ils étaient désignés par un morceau du totem. le bras, la pâte, la tête de l'ours, ses oreilles.
Aujourd'hui, nous sommes tous singuliers et chaque jour un peu plus singuliers par le nombre croissant des interactions avec les autres. cette combinaison de la singularité et du nombre, de la vie en commun, de la dépendance mutuelle qui que l'on soit, où que l'on soit, non seulement de grands phénomènes qui nous dépassent, je laisse de côté la question du capitalisme et de ces crises, mais par exemple de la crise de l'écosystème. Cette interdépendance modifie les conditions politiques que nous connaissions dans le passé.
Dans le passé, j'appartiens à une longue tradition historique, celle du mouvement ouvrier. Vous pensez qu'une classe sociale était en état de libérer la société de l'obsession absurde du capitalisme d'accumuler des profits queles qu'en soient les conséquences sociales d'un système d'autant plus absurde qui s'y produit régulièrement des crises qui détruisent tout. Vous savez que le capitalisme n'a jamais été un système stable.
Il y a 14 crises en moins de 70 ans au début du siècle précédent et maintenant les crises éclatent de plus en plus régulièrement. Il y a quelque chose que je n'explique pas ce soir en lui-même qui provoque ces crises. Dans cette tradition, une classe sociale était en état de briser le système et d'en proposer un autre, celui qui mettrait les biens en commun.
À notre époque, un autre acteur est surgi. Il s'appelle le peuple. Le peuple peut se définir.
C'est le peuple l'ensemble des individus qui sont dans ce rapport d'interdépendance par les réseaux. Et ce peuple est en proie à un atavisme quasi génétique dans l'histoire. Quel qu'il soit, les êtres humains finissent par constituer des communautés politiques.
Quelle est la première communauté politique ? Ce n'est pas la famille comme vous pourriez le croire, comme l'intuition vous le suggère. La première communauté politique, comme le dit l'anthropologue Maurice Godelier, c'est lorsqu'un groupe humain décide d'établir sa domination, c'est-à-dire sa souveraineté sur un groupe humain et le territoire qui l'occupe.
C'est-à-dire que dans ce groupe, on fait ceci et on ne fait pas cela. On possède ceci, c'est à nous et les autres n'ont pas à s'y mettre. Les communautés politiques, la communauté humaine du fait du nombre devient toujours une communauté politique et la communauté politique commence toujours par un acte poser sa souveraineté.
La souveraineté est un mouvement variant d'échelle. C'est-à-dire que c'est vrai pour l'individu comme pour la nation. Vous voulez établir la souveraineté sur votre propre vie.
Et pour établir la souveraineté sur votre propre vie, c'est-à-dire décider vous-même, vous devez vous libérer de tous ceux qui vous donnent des ordres de l'extérieur. Des fois pour y obéir, mais aussi d'autres fois pour y désobéir parce que vous voulez pas le faire. Cette liberté, c'est l'émancipation.
Émancipation, ça vient d'un mot latin qui parle de mansipium. C'est l'autorité du père sur ses enfants et sur son épouse. Droit de vie et de mort.
Être émancipé, c'est lever le mansipium, ex mancipium. Et bien vous êtes en proie toute votre vie à un acte d'émancipation et ça commence quand vous êtes encore comme tube digestif dans les bras de votre mère parce que vous commencez à accumuler un savoir de sensation qui va commencer à vous rendre autonome. Et tous ceux qui ont vu un bébé de près voi bien qu'au bout d'un moment, il n'a qu'une l'endroit où vous avez pas prévu qu'il aille.
Et dès qu'il a 3 ans, il commence par vous dire non. Quelle que soit la question. C'est pas vrai ?
Donc vous voyez que c'est quelque chose qui est vissé dans le programme tout simplement parce que c'est la condition de la survie, être capable de décider par soi-même. Et notre cerveau ne fait que ça. L'activité fondamentale du cerveau, c'est de produire du temps, de l'anticipation à la probabilité ce qui va produire.
Quelle est la probabilité que vous finissiez par me jeter des pierres ? Bon, ça m'intéresse plus prosaïquement et ainsi de suite. Tout le monde a compris.
Alors voilà les principes qui sont posés. Or, quand vous regardez cette humanité nouvelle, 7 milliards d'individus, j'ai essayé trop rapidement de décoller le nez de la réalité sur laquelle nous sommes. J'ai commencé par vous dire, vous êtes dans un monde radicalement neuf, mais vous ne le savez pas.
Forcément, vous êtes né dedans. Moi, j'en ai une validée parce que j'ai connu une grande rupture. Mais ce monde neuf, il va produire du fait des bifurcations que je viens de vous indiquer, bifurcation économique, bifurcation géopolitique, bifurcation climatique et bifurcation anthropologique.
Il va produire un ordre nouveau politique. Merci que c'est bon partout alors bon faut que je retrouve le fil. Bon et c'est ce que j'ai appelé la révolution citoyenne.
Je l'ai appelé révolution citoyenne parce que je ne veux pas qu'il y ait d'ambiguïé pour ceux qui appartiennent à ma tradition. La révolution citoyenne, c'est pas la révolution socialiste. Ça prend en charge les tâches que le socialisme se proposer.
Développement de l'humanité, amélioration de la vie quotidienne, mise en partage des biens essentiels. Mais ça n'est pas que ça. la capacité donnée à chacun d'exercer sa souveraineté sur lui-même et à la nation, c'est-à-dire au collectif politique, d'exercer la souveraineté sur son territoire, quel que soit l'étendue de ce territoire que naturellement nous trouvons une forme particulièrement exceptionnelle dans le cadre idéal de la République française.
La République française, dans déplaise à monsieur Hollande et à ses subsides, n'est pas une République ethnique. Nous ne sommes pas des Allemands. Ce n'est pas une langue qui nous décrit.
Ce n'est pas une religion. Ce n'est pas une langue. 29 pays ont comme langue officielle le français.
Ce n'est pas une religion, il y en a cinq. C'est un statut politique. Nous sommes une nation politique parce que c'est chez nous mes ancêtres n'y étaient pas. qu'a éclaté la grande révolution de 89 qui se ferme sur un principe qui nous unifie mais que nous pouvons mettre en partage avec l'humanité universelle.
Ce qu'il faut retenir, ça dépançais, la pénicéline n'est pas écossaise. Bien qu'un écossais inventé ou un irlandais ou je ne sais qui. C'est que nous pouvons la mettre en partage avec l'humanité universelle.
Liberté, égalité, fraternité, ça se propose à n'importe qui et on peut faire affaire avec n'importe qui sur la base de ce programme. La révolution citoyenne, c'est donc le moment où la multitude vous autres, innombrables avec vos destins différents, vos occupations différentes, vos obsessions différentes, vos égoïsmes. Les à un moment la multitude devient peuple.
Elle le devient quand elle pose les exigences de souveraineté parce que pour réaliser ces exigences de souveraineté, elle rentre dans un rapport politique aux autres. La multitude devient peuple par l'acte politique de revendication de la souveraineté. ceux qui dès lors fondent la stratégie révolutionnaire qui est la mienne, c'est-à-dire que la nation française doit la nation française et puis les autres doivent se refonder en retransformant la multitude en peuple politique par le biais d'une opération qui s'appelle la convocation d'une assemblée constituante.
Fabriquer une constitution, c'est dire quels sont les droits que l'on reconnaît à chacun. des droits que l'on reconnaît à la collectivité, c'est faire de la politique et se poser comme acteur politique, donc se refonder comme nation. Notre peuple a été profondément bouleversé depuis le début de la 5e République qui correspondait à des circonstances qui n'existent plus, profondément brassé.
Nous étions un peuple rural, nous sommes un peuple urbain, ça change tout. Nous étions un peuple qui sortait de la colonisation. Nous étions un peuple où l'éducation des hommes et des femmes était profondément inégalitaire.
Nous étions un peuple où une minorité seulement accédait au savoir du niveau du bacle. Nous étions un peuple où le brassage, le métissage n'était pas aussi avancé qu'il est aujourd'hui, où il y a plusieurs millions de personnes qui ont au moins un ancêtre, grand-père, grand-mère qui est en étranger et c'est une très bonne chose. Mais il faut qu'à intervalle régulier, le destin commun de tous ces gens, la souveraineté commune de tous ces gens soit vérifié par des actes, par une décision individuelle.
D'aucun n'ont d'autre mal à se donner qu'à naître pour être français. D'autres comme moi aussi, mais avec assez d'ancres qui ne l'étaient pas à porté de main pour que j'ai à me souvenir que eux avaient choisi d'être français. Je prends l'exemple de la France uniquement pour l'aspect républicain, pas par une espèce de chovinisme exalté dans lequel je ne me reconnaîtrai jamais, mais dans la grande nation républicaine.
Oui. Oui. Oui.
Voilà les très essentiels, des événements qui poussent et des conditions dans lesquelles nous pouvons accomplir ce qu'il porte en eux, c'est-à-dire l'exercice de la pleine citoyenneté. Qu'est-ce que la citoyenneté ? C'est le pouvoir.
La citoyenneté, s'il vous plaît, ne le confondez pas. avec la civilité. Jeter des papiers par terre, c'est un civil.
Ce n'est pas un citoyen. Citoyen, c'est le pouvoir. Vous avez remarqué qu'on vous parle sans arrêt de la déclaration des droits de l'homme imprescriptible, y compris ceux qui les ont combattu pendant de siècles au motif qu'il ne pouvait pas y avoir de droits de l'homme supérieur à ceux que le créateur avait reconnu aux êtres humains et que c'est donc vers lui qu'il fallait se tourner plutôt que vers la déclaration.
Ceux-là aussi maintenant sont partisans de la déclaration des droits de l'homme. Mais ce n'est pas la déclaration des droits de l'homme. On n'a jamais voté une déclaration des droits de l'homme.
Non non, on a voté une déclaration des droits de l'homme et du citoyen parce que les droits de l'homme ne valent rien du tout. Ne sont que des phrases creuses qu'on peut retrouver dans n'importe quel document à n'importe quelle époque de l'humanité. Si l'on veut, aussi longtemps que vous n'êtes pas citoyen, aucun de vos droits n'existe réellement parce que vous n'êtes pas en état de les faire respecter par l'acte qui est la citoyenneté, le bulletin de vote, la décision collective.
Les droits de l'homme et du citoyen, les deux sont absolument corrélés. C'est la raison pour laquelle la révolution citoyenne, oui, c'est une révolution. Pourquoi ? parce qu'elle ront l'ordre économique.
Elle refuse d'abandonner le pouvoir de la décision à une créature invisible, que ce soit le marché, la finance ou je ne sais quoi. Elle change l'ordre juridique car elle renverse la hiérarchie des normes. Là où on met la concurrence libre et non faussée, la main visible du marché au-dessus de tout, nous mettons la solidarité et la coopération au-dessus de tout.
Changement dans l'ordre politique, changement dans l'ordre juridique, changement dans l'ordre de la propriété. Oui, certains biens ne peuvent pas être aliénés. Certains biens sont des biens communs pour toujours.
L'air, l'eau, la terre. Pour ne prendre que ces exemples, je pourra en citer un 4è qui pour moi est le plus important, le savoir. Le savoir ne peut ne doit devenir une marchandise parce que le savoir cumulé est consubstantiel à l'identité humaine.
Voilà ce qui s'appelle un changement dans l'ordre de la propriété. Ne me dites pas que ce n'est pas possible ou que ça n'existe pas. L'air, l'eau, la terre, le savoir sont en voie d'appropriation privée d'une manière quasi exponentielle et on ne s'en rend pas compte parce qu'on est dedans.
Dans les manuels de quand j'ai l'autrage. On nous posait la question pour savoir reconnaître la valeur d'usage de la valeur d'échange. Enfin, c'était dans les cours de marxisme, hein, donc ça vous concerne pas tous.
Alors on disait bon qu'est-ce qu' a une valeur d'usage et qu' a pas d'échange que le monde se grattait furieusement à la tête. Il y a toujours quelqu'un pour dire je sais l'eau ah l'eau il y en a partout. Enfin il y en avait parce que c'est l'eau maintenant c'est un bien privé les compagnies de flotte se le sont appropriées et sinon vous pouvez en acheter en bouteille.
À l'époque il y avait toujours quelqu'un pour dire oui mais il y en a en bouteille ça compte pas ça compte pas. Maintenant, il y a que ça, il y a que de l'eau privée et ainsi de suite. Vous pensez aujourd'hui que l'air est un bien commun, et ben respirez un bon coup, hein.
Ça durera pas. ça durera pas parce que pour avoir le droit de respirer de l'air pur sans particules fines, sans trace de diesel, il faudra payer. Peut-être que un jour ou l'autre, après avoir d'abord mis un masque devant votre figure, comme le font les Chinois et les Japonais, vous finirez par trouver Suave de porter un magnifique petite bouteille derrière d'oxygène avec un joli masque où il y aura des fleurs et des couleurs différentes parce qu'après tout, on n'est pas tous pareil, on n'aime pas les uniformes.
Je dis pas ça seulement pour plaisanter, c'est déjà commencé. Vous voyez déjà des gens qui sont avec des petites bouteilles tout simplement parce que l'air tel qu'il est, ils en meurent s'il le respirent. Donc c'est un changement dans l'ordre de la propriété.
La révolution citoyenne c'est tout ça. Ça inclut comme stratégie centrale la question de la convocation d'une constituante. Ça part de l'idée qu'il y a des biens collectifs.
Et maintenant je vous résume la doctrine. J'ai fait ce que j'ai pu hein. Ça doit pas vous empêcher de lire le livre.
J'ai changé le livre pour qu'il soit à peu près lisible. J'avais mal écrit la première version, elle était un peu pédante, mais vous savez quand je fais un livre, je passe un contrat avec l'éditeur et dans ce contrat, il y a la taille de caractère et le prix. La première édition a coûté 10 €.
Je me suis juré que plus jamais de ma vie, je ferai un bouquin qui coûte plus de 10 € parce que plein de gens peuvent pas l'acheter. Et deuxièmement que ça serait encore 12 et demi parce que si moi je suis un intellectuel, j'ai la pratique des livres et vous aussi mais il y a plein de gens vous savez dès que ça dépasse un certain nombre de pages caractères sont en tout petit c'est terminé. D'ailleurs, moi aussi moi aussi pour tout bien peser moi aussi dès que c'est trop petit ça m'énerve.
Et j'ai enlevé les 19 premières pages. Ça parlait de Hollande. Je me suis dit la cause est entendue.
Allez hop tout à la poubelle. J'ai gagné 19 pages. Mon idée c'est de vous dire nos anciens étaient cloués dans des servitudes sociales et physiques terrifiantes et malgré ça il regardait plus haut que l'horizon.
Donc il voyait plus loin et comme il voyait plus loin et qu'il voyait le monde nouveau à construire pour vous, pour moi, moi je suis le premier bâchelier de ma famille. Vous là vous êtes les deuxè maximum avant vous de pauvres agriculteurs, des paysans, des ouvriers, des employés, bon quelques enfants de la classe moyenne. Mais la marge d'entre nous, c'est quand même ça notre destin.
C'est à eux qu'on le doit. On le doit pas seulement parce qu'ils étaient pris de crise de rage à intervalle régulier, mais parce que à l'intérieur de leur rang travaillait l'idée, la conscience, la compréhension, l'instruction qui se donnait les uns aux autres parce qu'il n'avaient pas la chance que nous nous avons d'accéder comme nous accédons. Et grâce à ça, il pouvait voir plus haut que l'horizon et se dire "On va faire un autre monde.
Ce sera le monde du socialisme." C'est ça qu'on m'a enseigné à moi. À notre tour, à votre génération.
Moi, j'aurais fait le boulot de passer le témoin, d'être ceux qui vont porter cet écossocialisme. Je résume la doctrine. Premièrement, il n'y a qu'un seul écosystème comparable à compatible avec la vie humaine.
OK ? La vie humaine, vous pouvez détruire l'écosystème et ça reste, je vous fais souvent la blague, je peux pas m'empêcher de la faire parce que je pense à des gens. L'écosystème peut être complètement pourri.
Les êtres humains disparaissent. La planète continue à tourner dans le vide sidéral autour du soleil et il ne reste plus sur la terre que des cafards, des fourmis et deux ou trois personnes qu'on connu chacun. Un seul écosystème compatible avec la vie humaine.
Donc nous sommes bien semblables. Réfléchissez-y. C'est la prémisse des Lumières, de la philosophie des Lumières et de la grande révolution 1789.
Pendant 150 ans, nos adversaires nous ont rabâché sur tous les tons. De quoi vous nous parlez ? En quoi sommes-nous égaux ?
Ça n'existe pas l'égalité. Il y a des petits, des grands, des intelligents, des stupides, des hommes, des femmes, des gros, des maigres. Votre système politique fondé sur l'idée de l'égalité sera forcément un attentat contre la nature.
Et si vous êtes contre la nature, vous êtes des violents, vous allez contre l'ordre des choses. Or, la critique de l'économie par l'écologie politique, comme je viens de vous la présenter, dit "Nous sommes et prouve que nous sommes des êtres humains semblables." Le mot semblable est plus important que le mot autrui avec lequel on a fonctionné pendant je ne sais combien de générations.
La première fois que le mot semblable apparaît sur un mur dans une action politique en France, ce sont les pauvres paysans de Champagner dans la haute zone. Un officier de cavalerie qui est en vacances qui s'ennuyait au 17e siècle. Viens voir les bourgeois, ils sont pas très nombreux à la sortie de la messe et il leur dit vous savez il se fait un trafic abominable d'êtres humains.
Ce sont des noirs et on les enchaîne dans des bateaux. Les gens me disent des quoi de leur vie n'avez vu un mort ni entendu parler d'une telle créature. L'officier leur dit mais si mais si venez voir.
Il leur montre la crèche qui épinte sur le mur et dedans il y a Balthazar. Alors les gens disent ah oui c'est vrai, notre Seigneur a été honoré par une personne de cette sorte. Alors c'est un scandale.
Comment fait-on pour les enchaîner dans des bateaux ? Ça se passe au 17e siècle et c'est brav Jean signe une pétition dans laquelle il dit nous sommes tous créatures de Dieu. C'était l'idée que s'en faisait mais nous sommes tous semblables.
Ils disent semblable ce n'est pas d'autrui dont il s'occupe mais de leur similaire pas identique semblable. Nous sommes tous semblables. Si nous sommes tous semblables et que nous dépendons tous du même écosystème alors il y a un mot qui surgit dans toute sa force.
Il y a un intérêt général humain. La stratégie révolutionnaire du 21e siècle se donne pour objectif la satisfaction de l'intérêt général humain. Ce n'est pas l'intérêt d'une classe, c'est l'intérêt général humain.
Bien sûr qu'il va être porté par la classe la plus nombreuse, celle des salariés capables de penser le total. Mais le mot d'ordre, c'est l'intérêt général humain et l'acteur, le peuple qui peut le porter. S'il y a un intérêt général humain, comment allons-nous le connaître ?
Il faut en discuter. Si vous voulez en discuter librement, alors vous ne devez pas être dominé ni par des vérités révélées qui vous regardent vous, mais qui dans la mesure où elles ne sont pas argumentées, qu'elles ne soit pas prouvable ou pas probable, ces libertés, ces vérités doivent être mises de côté. Nécessairement, la délibération publique va se dérouler sous les auspices de la laïcité, c'est-à-dire de la séparation du religieux, du politique, non en haine du religieux, mais parce qu'il est impossible de discuter du fait religieux.
C'est une affaire de foi personnelle intime. L'espace public est réservé à ce que s'argumente et se démontre encore une fois pour la seule raison que c'est à cette condition qu'existe un espace public. Sinon, c'est une addition d'espace privé.
Donc en seul écosystème, nous sommes tous semblables. Il y a un intérêt général humain. Nous le trouvons par la démocratie.
La démocratie pour que le débat est une nécessité. Je le dis pour les vieux marxistes de la salle. Non pas une concession que nousons au bourgeois mais une nécessité.
Et quand tout le monde est du même avis, il y a un problème. Ou alors faut parler d'autre chose où tout le monde n'est pas du même avis parce que seule la contradiction nous permet de dépasser le préjugé. Seule la contradiction.
Sinon toutes vos convictions sont des préjugés si vous n'êtes pas en état de dépasser par la contradiction. Cette démocratie, cette libre obligatoire confrontation des points de vue modifie aussi la perception que nous avions nous de ce qu'était une démocratie dans le passé et notamment de la démocratie socialiste. Enfin, dans cette démocratie, chacun n'est pas appelé à dire ce qui est bon pour lui.
Ce n'est pas ça qui est demandé. Chacun est appelé à dire ce qui est bon pour tous. Et ceci est la République, chose commune, respubblica.
Vous êtes responsable non pas de vous mais des autres. Et c'est pourquoi vous devez être éduqué. Il n'y a pas de République, il n'y a pas de révolution citoyenne.
Il n'y a pas de République sans républicain. Il n'y a pas de républicain sans éducation. Il n'y a pas d'éducation sans contradiction.
Et il n'y a ni éducation ni contradiction sans un libre accès au savoir, le plus large, le plus profond, le plus étendu. Le savoir ce n'est pas seulement l'accumulation de choses que l'on sait d'une manière scientifique. Le savoir, c'est tout ce qui procède à votre éducation en tant qu'être humain.
Cela inclut les arts. Cela commence par les arts, la poésie, la musique, la culture qui sont des faits humains qui vous rattachent aux autres dans une langue spéciale qui précisément nécessite des vers, de la musique, des couleurs pour la peinture, de l'art plastique et cetera. Tout ce qui vous être humain vous rapproche des autres.
Tout ce qui vous rapproche des autres est bon pour la République. Tout ce qui est bon pour la République est bon pour l'écosystème. Voilà comment nous pensons.
Comment je vous présente un système global. Ça portait un nom prétentieux autrefois quand on aimait bien mettre des mots allemands à cause de Carl Marx. une veltung vision globale du monde.
Voilà ce dont je me réclame. Si des voix à l'occasion d'une émission ou d'une autre vous entendez parler de moi comme d'une brute rustique, vous saurez que c'est de tout cela dont je me réclame et qu'à partir de là, dans l'action politique, mais c'est un autre sujet, ceci est une conférence sur un livre et non pas sur une méthode politique. Néanmoins, j'éprouve le besoin m'adressant aux enfants de la classe moyenne qui n'ont en général aucune espèce d'ambition sociale collective et seulement des ambitions personnelles.
C'est la caractéristique de la classe moyenne. Vous avez une responsabilité spéciale parce que vous êtes éduqué. Peut-être que vos enfants le ser encore plus que vous et en plus grand nombre.
On pas fini le travail. J'ai dit tout à l'heure 78% au niveau du bac encore du travail à per les méthodes d'apprentissage ont beaucoup changé. Mais enfin, il y a un monde à construire à partir de celui que nous avons là et naturellement, nous allons devoir le construire dans une série d'événements fracassants dans tous les sens du terme.
Cette civilisation est extrêmement fragile, vous savez, vous le savez que ce soit aux événements climatiques, événements financiers, mais il y a d'autres événements don personne n'avait jamais eu idée dans les générations précédentes et qui sont des dangers mortels pour la civilisation humaine. Je vous prends un exemple. Qu'est-ce que vous croyez qu'un un orage solaire ça pouvait bien faire à un romain des guerres pies ?
Rien. Mais le dernier orage solaire, il a eu lieu en 2012. Il a raté la terre à une semaine en orage.
Un énorme nuage électromagnétique qui part dans le vide. Et voilà la terre, le nuage. Ouf !
À une semaine près, le nuage a raté la terre. Je sais pas si une semaine avant ou une semaine après. Alors, il y a des types, vous savez, les gars de la NASA, ils ont fait une analyse là-dessus.
Évidemment, ils ont chiffré combien de milliards de dollars ça aurait coûté. Mais ces ces ces orages qui n'avaient aucune espèce d'importance dans les civilisations antérieures qui ne faisaient pas appel à l'électricité comme nous. Imaginez-vous que tout ça s'arrête hein.
Et bien ils ont chiffré qu'il y en avait pour des milliards de dollars. Mais surtout ils disent pendant plusieurs heures, il y a plus ni téléphone ni ordinateur ni rien de ce qui marche à l'électricité et une partie de ce qui marche à l'électricité est définitivement détraqué. et il dit ça va durer quelques heures, nous reviendrons à l'état du 18e siècle.
Ça c'est un truc d'américain. Non monsieur, nous ne reviendrons pas au 18e siècle parce que si dans un certain nombre d'endroits, il y a plus d'électricité pendant plusieurs heures, permettez-moi de vous dire qu'on reviendra dans une situation pire que la janglie. Tout simplement parce que nous vivons en milieu urbain et que vous savez que quand ça se dérègle, il se passe n'importe quoi.
C'est un exemple. Tel est ce monde fragile dans un monde fragile avec des tâches immenses ? Il faut avoir une vision ferme.
Il n'y a pas d'action politique citoyenne ferme sans vision du monde fouillée analysée. Il y a pas comme le disait le grand Jess lui disait il y a pas de révolution socialiste. Je pourrais dire la même chose pour la révolution citoyenne sans conscience sans éducation.
Nous ne sommes pas des meutes qu'on qu'on fait affluer pour se précipiter d'un endroit à l'autre. Quoi que pour ce qui concerne les hommes et les femmes de gauche, nos leaders ont toujours été décrits comme des bêtes primitives. Et ça continue et ça s'applique à moi d'une manière assez constante et avec une énergie qui parfois m'inspire du respect tellement l'acharnement est constant et méthodique.
Mais voyez-vous, je sais pas pourquoi je finis là-dessus, pourquoi pas le conflit, il y a une phrase de démocrite qui dit la lutte est mère de toute chose. Mais comme c'est un mot grec, la traduction dépend. On va dire la lutte émerge beaucoup de choses.
Ou plus exactement, nous allons dire le conflit. S'il y a un conflit, c'est qu'il y a deux points de vue. Naturellement, nous allons essayer de trouver au conflit une issue civilisé.
La vie est faite de rapport de force. Ce qui les rapports de force expose à les prendre dans la figure sans aucun moyen de les parler. Accepter de comprendre qu'il y a des rapports de force sociaux entre les pays, entre les nations, c'est permettre de leur trouver une issue positive, diplomatique, démocratique.
De la même manière dans l'échange intellectuel, c'est le conflit qui crée la conscience. Sinon, ça s'appelle le consensus. Il y a aucune démocratie possible dans le consensus.
Si on est tous d'accord, c'est qu'il y a quelque chose de suspect. C'est le conflit qui fait la conscience. Par conséquent, l'action politique de qui veut arracher la société à l'ordre établi dans lequel elle vit et qui les condamne à une impasse.
Cette action doit être une action conflictuelle. La parole qui la porte doit être une parole qui porte et qui désigne le lieu du conflit pour obliger à la réflexion et au dénouement du conflit qu'il contient. Si je venais vous dire qu'il faut que vous assuriez la compétitivité de nos entreprises par une meilleure productivité qui fait que et cetera, vous entendriez la petite musique de fond que vous entendez du matin au soir.
La seule idée que le partage et la coopération soi plus productif pour les êtres humains est devenu une idée bizarre dans notre époque. Mon message est donc un message qui repose d'abord sur l'idée qu'il y a une fraternité humaine qui est à la base de notre projet politique. On ne peut pas vivre heureux dans un océan de malheur.
On ne peut pas vivre tranquille à côté de gens qui souffrent. 1000 peines à cause de notre indifférence. J'ai eu la chance de vivre dans une France où il y avait pas de mendiant.
À l'époque, ma famille était revenue d'Afrique du Nord et plus exactement du Maroc et mon pays natal. Et à cette époque, le pays était très pauvre. Les miens n'ont jamais détourné les yeux de la pauvreté, mais plutôt nous ont éduqué à apprendre, à la regarder, à essayer d'y remédier avec nos moyens.
Quand nous sommes arrivés ici, c'était une chose incroyable. Personne ne m'endiait. Personne ne vivait dans la rue.
Oh, je ne dis pas que les conditions de vie étaient extraordinaires. Je pourrais vous en parler. Et maintenant, des mandiant partout, 2000 personnes sont mortes de froid et de faim dans ce pays l'année dernière.
Moi, je croyais que c'était que 500. Mais les associations disent "Vous vous trompez, monsieur Mélanchon, c'est 2000. 300 goses qui n'ont pas un toit sur la tête dans la 5e puissance du monde. 6 millions de gens qui ont pas d'emploi et qui sont donc condamnés à la mort sociale. 500 personnes parlant qui meurent sur leur poste de travail. 500 pas parce qu'ils sont distraits ou parce qu'ils prennent des risques, parce qu'ils ont été pressés comme des citrons et qu'à un moment donné, il pos là qu'il faut pas poser.
Et maintenant, il s'agit de les faire travailler 12 he par jour. C'est ça qu'ils ont le projet, nous ramener avant 1900. Si vous partez pas de l'idée que les autres sont vos semblables et que tant qu'ils sont pas heureux, vous pouvez pas l'être totalement.
Si vous partez pas de l'idée du qui est que même s'il y avait qu'une seule personne qui a un problème quelque part, ce problème est le mien. Si vous ne vous sentez pas obsédé par la morale de la responsabilité qui est une morale sans moral, sans texte écrit, sans transcendance qui ne sert qu'à une chose, à organiser son rapport aux autres et que donc le ressort moral est un ressort révolutionnaire s'il vous oblige à vous préoccuper des autres. la vertu robespieriste qui consiste à poser pour soi-même les actes qui sont conformes à l'idéal que l'on voudrait voir mettre en œuvre dans toute la société.
Voilà ce que je voudrais restituer dans la doctrine de l'écosocialisme avec le formidable espoir que telle que l'humanité alors l'air du peuple peut commencer. Merci. [Musique] Ah,
Jean-Luc Mélenchon