Walter Galot, Secrétaire Général du Syndicat Autonome des Pompiers
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:07OuverteRéponse directe
Que demandent les pompiers ? Quelle est la situation chez nous, dans les Alpes-Maritimes ?
- 0:18OuverteRéponse directe
Pourquoi débutez-vous cet appel à la grève aujourd'hui précisément ? Qu'est-ce qui se passe ?
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Pourquoi vous êtes déjà mécontent ?
- 0:48RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que ça veut dire, le fait qu'il ne voulait pas présenter avant ?
- 0:55FerméeRéponse directe
Là, vous n'avez pas été associé.
- 1:03OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous voudriez voir figurer dans cette loi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Alors aujourd'hui, c'est la présentation du ministre de l'Intérieur, du projet de loi concernant la filière sapeurs-pompiers. »
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« Parce que c'est un texte que nous a pas présenté le ministre de l'Intérieur. »
- 1:06InvitéFait
« Ce serait surtout avoir des moyens à la hauteur de nos missions, en fait. »
- 1:14InvitéFait
« On se rend compte qu'au fil des années, il y a une diminution des moyens, une diminution des véhicules, des embauches. »
- 1:22InvitéFait
« On a vu cet été le nombre d'incendies auxquels on a dû faire face. »
- 1:42InvitéFait
« Elles ont surtout révélé le manque de matériel qu'on dénonçait depuis plusieurs années. »
- 2:07InvitéFait
« Alors, les gens sur le terrain sont prêts, mais réclament un peu plus de moyens humains et matériels, parce qu'en fait, pour faire face à ces changements climatiques, il faut qu'on ait un maximum de personnes à l'instant T. »
- 4:09PrésentateurChiffre
« Il y a 1300 pompiers professionnels dans les Alpes-Maritimes. »
- 4:34InvitéChiffre
« On est à plus de 106 000 interventions. »
- 4:42PrésentateurChiffre
« Il y a aussi 3000 pompiers volontaires dans le département. »
Temps de parole
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- Présentateur 25 %
- ?3 %
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Une grève qui commence aujourd'hui et qui court jusqu'au 20 octobre, après un été particulièrement éprouvant, vous le savez, notamment sur le front des incendies. Alors, que demandent les pompiers ? Quelle est la situation chez nous, dans les Alpes-Maritimes ? L'invité d'ici matin est le secrétaire général du syndicat autonome des pompiers du 06. Bonjour Walter Gallo. Bonjour. Pourquoi débutez-vous cet appel à la grève aujourd'hui précisément ? Qu'est-ce qui se passe ?
Alors aujourd'hui, c'est la présentation du ministre de l'Intérieur, du projet de loi concernant la filière sapeurs-pompiers.
Alors, le texte va être présenté, il ne l'est pas encore au moment où on se parle. Pourquoi vous êtes déjà mécontent
?
Parce que c'est un texte que nous a pas présenté le ministre de l'Intérieur.
En
fait, généralement, il nous présente ses idées avant. Et là, on n'a toujours pas eu de présentation, donc ça nous affecte un petit peu. Je pense qu'on va être déçus.
Pourquoi ?
Qu
'est-ce que ça veut dire, le fait qu'il ne voulait pas présenter avant ?
Généralement, on discute un petit peu avant des modalités, de ce qui va se mettre en place.
Là, vous n'avez pas été associé.
On n'a pas été associé. Et pourquoi ? Jusqu'au fin octobre, puisqu'il y aura la présentation à l'Assemblée nationale, aux députés.
Qu'est-ce que vous voudriez voir figurer dans cette loi
?
Ce serait surtout avoir des moyens à la hauteur de nos missions, en fait. On se rend compte qu'au fil des années, il y a une diminution des moyens, une diminution des véhicules, des embauches. On sait qu'on manque de matériel, mais on manque aussi de moyens humains. On a vu cet été le nombre d'incendies auxquels on a dû faire face. On a une modification du climat et on se rend compte au fil des années qu'on a moins de matériel et moins humain pour assurer l'émission.
Vous nous parlez notamment des incendies en Gironde, dans les Landes, dans le Var. Qu'est-ce que ces incendies ont révélé précisément
?
Elles ont surtout révélé le manque de matériel qu'on dénonçait depuis plusieurs années.
Les canadaires
? Des
canadaires, oui. Et puis aussi des engins au sol, parce que les canadaires nous aident beaucoup, ont une force de frappe qui est vraiment très impressionnante. Mais le travail, le plus gros du travail, il se fait au sol avec des camions, avec des moyens humains.
Est-ce qu'on pourrait dire qu'aujourd'hui, les sapeurs-pompiers, la France en général, ne sont pas prêts face au changement climatique
?
Alors, les gens sur le terrain sont prêts, mais réclament un peu plus de moyens humains et matériels, parce qu'en fait, pour faire face à ces changements climatiques, il faut qu'on ait un maximum de personnes à l'instant T. On voit bien qu'au départ d'un incendie, si on met le paquet, on arrive à les contenir. Une fois que c'est passé, on met plus de temps à éteindre.
Des pompiers azuréens avaient été envoyés chez nos voisins du Var, près de Corrance, dans ce secteur-là. Est-ce qu'il
y a
eu des situations concrètes où vous vous êtes dit, mais en fait, là, ce départ de feu, il n'aurait pas eu lieu ou il n'aurait pas dégénéré comme ça si on avait eu plus de moyens ?
Alors, pas eu lieu, ça, on ne peut pas le prévoir. Quand vous avez des départs de feu qui sont liés à la foudre ou d'autres choses, on ne
peut
pas le prévoir. Mais effectivement, si on a une grosse activité à côté et qu'on ne peut pas pourvoir à ces départs de feu, effectivement, ça ralentit la prise en compte rapide.
Alors,
ça, c'est pour vos revendications, on va dire, nationales, mais dans les Alpes-Maritimes, donc il n
'y a
pas eu de gros défars de feu comme en Gironde ou ailleurs. Le département est même parmi les mieux dotés de France en termes de moyens, alors on a envie de vous demander de quoi vous plaignez-vous
?
Alors, c'est vraiment une grève qui est nationale. C'est vraiment un mouvement qui est national.
Chez nous,
tout va bien ?
Chez nous, ça se passe très bien. On a beaucoup d'écoute au niveau de nos politiques, de notre président, on a beaucoup de réponses quand on a des questions, donc ça se passe plutôt bien et ça nous permet aussi d'aider nos collègues à l'extérieur, de partir dans l'Hérault, en Gironde ou dans le Var.
Mais en fonction des personnes, on n'a pas toujours les mêmes sons de cloche, même au sein de votre propre syndicat. On nous dit que parfois, les véhicules en panne ne peuvent pas être remplacés ou s'il manque des sapeurs-pompiers professionnels, même dans notre département.
Alors,
ça,
c
'est vrai, on l'a sollicité, on l'a redit. Effectivement, il nous manque des sapeurs-pompiers professionnels. On n'a pas de véhicules de réserve, ça, on l'a signifié à notre président et à notre directeur. Effectivement, on n'a pas de véhicules de réserve, donc il faut faire des choix, des arbitrages quand on doit changer un véhicule de telle caserne pour telle caserne.
Alors, pour rentrer un peu dans le détail, il y a 1300 pompiers professionnels dans les Alpes-Maritimes. Pourquoi ce n
'est
pas assez ?
Ce n
'est
pas assez pour la couverture opérationnelle courante, en fait, dès qu'il
y a
un événement exceptionnel. On a les
interventions courantes. On en a dans les Alpes-Maritimes. On en a,
on en a, de plus en plus.
Comme
par exemple
? Comme
on a eu avec la tempête Alex, comme on a eu d'autres événements météorologiques. L'activité opérationnelle, elle est très importante dans les Alpes-Maritimes. On est à plus de 106 000 interventions. Et on a aussi tout
ce
qui nous permet de venir aider nos collègues à côté.
Alors, il y a aussi 3000 pompiers volontaires dans le département. Ce matin, dans nos journaux, on entendait un de vos collègues de la CGT dire qu'on reçoit régulièrement des bips sur le téléphone, je ne
sais
pas comment vous appelez ça, en nous disant qu'on a besoin de deux pompiers par-ci, deux pompiers par-là. En fait, il y a parfois des trous dans la raquette, même en dehors d'événements exceptionnels
dont vous nous parlez.
Oui,
complètement.
En fait, ce qui se passe,
c
'est que maintenant, l'exceptionnel est presque devenu le courant. On a des événements climatiques. Avant, on savait qu'on avait, au mois d'octobre, des inondations. Et
une population
toujours plus
importante
dans
les Alpes-Maritimes. Cette grève, comment elle se traduit chez les sapeurs-pompiers ? Vous n'allez pas intervenir sur un accident de la route, sur un feu
? Non, non, que les gens se rassurent. C'est une grève d'affichage. On affiche sur nos véhicules, on affiche des banderoles sur les casernes. Mais soyez rassurés, les interventions seront faites, effectivement,
tout le
temps.
Une grève jusqu'au 20 octobre, donc sur six semaines. Merci beaucoup. Walter Gallo, vous êtes secrétaire général du syndicat autonome des pompiers dans les Alpes-Maritimes. Bonne journée. Bonne
journée, merci.