"Je suis Française et pro-européenne" : Sandrine Pégand veut une Europe qui protège
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:12OuverteRéponse directe
Raconte-nous comment tu as vécu cette expérience au Parlement européen ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Tu te sens profondément européen ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui t'a marqué dans le fonctionnement de l'Europe à 27 ?
- 5:14OuverteRéponse directe
Quels sont les problèmes majeurs de l'Europe selon toi ?
- 6:31OuverteRéponse directe
Pourquoi être pro-européenne tout en critiquant l'UE ?
- 8:09OuverteRéponse directe
Quels sont les enjeux des prochaines élections européennes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:06Chiffre
« MRI et Mrich qui est passé assez assez c'était 51 49 46. »
- 3:08Chiffre
« elle annonce justement qu'elle veut que l'Europe débloque 1 milliard d'euros pour pouvoir reconstruire Gaza. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
qui a eu le référendum sur Mastrich. Il me semble qu'il y avait 10 points d'écart. En fait, le nom l'avait remporté avec 10 points d'écart. Oui, c'était 55. Voilà. Non, ça c'est le référendum de 2005. Ah oui, pardon. Non, oui, on parle de 2005. Mastrich et Mrich qui est passé assz assez assez c'était 51 49. Voilà. Quoi qu'il en soit, les Français avaient voté non. Oui, et il me semble que c'était le le Parti socialiste qui était au pouvoir à cette époque-là, il me semble de bêtises. Et je pense que là, il y a eu vraiment un déni de démocratie. Comment peut-on demander à des Français un référendum ? Il y a un résultat quel qu'il soit, mais il fallait simplement respecter ce résultat.
Et à l'arrivée à l'arrivée qu'a fait le qu'a fait le gouvernement à l'époque ? Il a passé outre direction l'immense hémicycle pour assister au débat sur l'état de l'Union européenne et là je me suis vraiment pris au jeu. J'étais à fond après le discours de la présidente, les eurodéputés de toute l'Europe ont pris la parole. J'ai notamment filmé Manon Auri qui n'a pas hésité à interpeller Ursula Vanerleyen, mais aussi Jordan Bardella. Vraiment, c'était c'est c'est puissant à vivre. C'est c'est très puissant, c'est même un peu bouleversant et j'ai adoré cette expérience.
[musique]
Ah oui, avec la musique et tout hein. Ouais, ils y vont à fond hein. Ah bah oui, tu vois les connais. Il y a même une interview de toi [musique] avec Manon Auri où tu ne la ménages pas d'ailleurs dans dans l'interview que tu fais avec on me dit que je suis jamais dans la contradiction tiens. Je [rires] trouvais que c'était raconte-nous comment tu l'as vécu cette expérience ? Ah, je l'ai vécu vraiment euh de façon ben moi, comme beaucoup de Françaises et français, en fait, pour moi l'Europe, elle est très loin. Je sais pas véritablement à quoi ça sert.
Et donc de pouvoir être là au Parlement européen à Strasbourg, voir comment ça fonctionne, comprendre un petit peu mieux comment ces 27 pays s'accordent sur des idées qui sont complètement différentes, me dire qu'il y a une période où ces États se faisaient la guerre et aujourd'hui ils sont obligés de discuter ensemble, de mettre de côté parfois leur conviction. Ça m'a montré qu'en fait le dialogue, la conviction, la contradiction était hyper importante pour négocier, pour s'accorder et pour avancer ensemble. Et bien évidemment, c'était une première pour moi dans cet hémicycle quand même qui est immense où on voit tous ces députés qui débarquent avec leur temps de parole.
Donc, j'ai vu un fonctionnement et euh c'est pas que ça m'a convaincu ou pas convaincu, je n'y étais pas euh euh invité pour ça, ça m'a amené à réfléchir et à mieux comprendre euh l'Europe. Et ce qui m'a fait plaisir, c'est les retours que j'ai pu avoir de ma communauté qui m'ont dit "Mais j'ai appris plein de choses." Parce que faut savoir que là-bas euh pendant que j'étais dans les my, c'était le bilan donc du Ursula Vleen et avec les efforts qu'il va falloir faire, elle expliquait pendant 71 minutes euh la saison l'année passée et ce qui va ce qui va se passer l'année à venir. Et je me suis un peu pris euh euh pour l'agence France-Press, voilà. Mais personne m'a rien demandé.
Je l'ai fait par moi-même. Je me suis pris pour la FP. J'ai eu comme un sentiment d'exaltation. J'ai trouvé ça incroyable. tu le sens profondément européen toi. Et je me suis mis non, je me sens profondément français mais je me suis mis à relayer voilà ce qu'elle disait de son discours bah sur sur le climat, ce qu'elle disait sur le droit des femmes, ce qu'elle disait sur la la situation cette guerre, ce ce génocide, pardon, même si elle elle l'a pas qualifié comme ça, mais entre la Palestine sur Gaza où elle annonce justement qu'elle veut que l'Europe débloque 1 milliard d'euros pour pouvoir reconstruire Gaza. J'étais présente lorsqu'elle a annoncé le partenariat particulier avec le Canada.
C'est quand même, j'ai trouvé un moment fort et j'ai mesuré la chance que j'avais. J'avais envie de le partager bah avec ma communauté quoi. Tu aurais dû emmener avec toi Jean-Loupe Bonamiit qui à ce micro dans les grandes gueules ne cesse de dire du mal à la fois de cette Europe et de la commissaire européenne de la présidente Ursula que nous recevrons avec plaisir. Toi tu pourrais jamais faire une photo avec sûr que si je suis quelqu'un de très ouvert et je ne jette pas d'anathème. Donc je serais ravi de faire ce qui est intéressant c'est que Sam a découvert le fonctionnement de cette Europe à 27.
elle est souvent critiquée et cetera, mais elle elle permet aussi de de de se parler, d'essayer de faire avancer ensemble des dossiers et de progresser. Alors, je comprends mieux pourquoi nos amis anglais sont partis. Les anglais étant les inventeurs du parlementarisme et de la démocratie parlementaire moderne ne pouvaient pas s'accommoder d'un tel fonctionnement. surtout quand tu vois qu'en fait euh Ursula Vlon, elle est allemande et sa présence marque juste la domination de l'Allemagne sur euh les institutions européennes. Et donc les Britanniques, eux ne sont pas du genre à se coucher devant l'Allemagne ni à faire partie d'un ensemble dominé pendant l'Allemagne.
Ils se sont pas battu deux fois pendant deux guerres mondiales pour éviter la domination allemande sur qu'on se tape plus avec les Allemands. Pas du tout. Si si on se tape plus avec les Allemands, c'est parce qu'on est trop vieux. C'est parce que les Allemands sont trop vieux et nous aussi parce qu'on est une nation de vieux et plus une nation de jeune. Et parce qu'on a perdu la Seconde Guerre, pardon et parce que l'Allemagne a perdu la seconde guerre mondiale et qu'on est passé sous dépendance américaine, c'est tout. J'ai trouvé pas le pitant voilà de de découvrir qu'il y avait eu même que trois femmes rendez comp trois femmes seulement qui ont été présidentes.
Simplement notre ami Sam n'a vu que la partie émerger de l'iceberg. C'est comme le Titanic, il n'a pas vu l'immense par immerger, il n'a vu que la vitrine. Il n'a pas vu la Commission européenne. C'est intéressant de voir comment ça fonctionne avec le poids des entreprises de lobbing par exemple, il n'a pas vu la corruption. Je vous renvoie aux articles du New York Times, un journal loin d'être complotiste, qui a révélé les fameux SMS entre l'entreprise Pfizer et Ursula Vlon pour les vaccins. Quand on disait ça aux grandes guul il y a quelques années, on était traité de complotistes.
Maintenant, les SMS sont dans le New York Times, journal de référence aux États-Unis et qu'on ne peut pas taxer de complotisme. Donc c'est ça qui devrait nous intéresser, c'est la gigantesque entreprise de corruption qui se cache notamment à Bruxelles. C'est ça qui devrait ce qui devrait aussi cach en France aussi. C'est la manière dont nos amis allemands, hein, le couple franco-allemand, tu sais, le couple franco-allemand, c'est comme mon couple à moi avec Rihanna. Il y a que moi qui suis au courant. Rihanna, elle est pas au courant qu'on est en couple. Bah, le couple franco-allemand, c'est pareil. Il y a que les Français qui en parlent.
C'est une expression que tu ne vois jamais en Allemagne. Et regarde comment l'Allemagne fait tout pour saboter le nucléaire français. Notre principal avantage énergétique et économique, c'est le nucléaire. La l'Allemagne qui est sortie unilatéralement du nucléaire en 2011 sans prévenir ses partenaires et sans concertation fait tout pour saboter et détruire le nucléaire français parce qu'elle ne supporte pas que la France ait cet avantage-là. Tout ça serait assez intéressant à creuser quand même. Et ben moi je suis française tu vois et proe européenne. L'un n'empêche pas l'autre.
Tu disais tout à l'heure Sam que toi tu étais français et quand Olivier te dit européen tu as dit non je suis français. Moi, je suis française et je suis proe européenne. J'ai eu la chance quand j'ai fait mes études de droit d'aller au Parlement aussi parce que j'ai participé à un concours de pédoirie qui le concours René Cassin, grand défenseur des droits de l'homme et c'était organisé au sein même du parlement. Et on avait rencontré aussi à l'époque, je vous parle de ça il y a 25 ans, on avait rencontré certaines personnes ça certaines personnes qui étaient du Parlement et c'était très intéressant. Moi, je suis pour une Europe qui nous protège, qui nous rend plus fort.
Et en revanche, quand je vois par rapport à mon domaine d'activité, donc tout ce qui est euh Conseil de l'Europe, Cour européenne des droits de l'homme qui rendent des décisions contre la France pour par exemple des détentions indignes donc de certains détenus dans les dans les prisons, et ben je j'estime que malheureusement il y a pas assez de force exécutoire. Donc je suis pour une Europe qui nous protège, qui nous rend plus forte mais à un moment donné je voudrais que toutes les décisions qui sont prises par l'Europe notamment je regarde que par rapport au prisme euh pour une dictature européenne sur la France qui contraignent qui tordent le bras de ta nation.
À partir du moment où on est en train de dire que la France, elle ne respecte pas les détenus et qu'en effet on les considère comme des animaux, ben oui, je suis désolé, ça ça devrait plutôt, tu vois, s'appliquer et être contraignant. Et c'est là le problème. Moi, en tout cas, c'est juste les détenus, par exemple, les détenus afhro-américains qui sont détenus dans des conditions très dures aux États-Unis, on fait quoi ? Bah, les États-Unis, c'est un état souverain, il y a personne qui leur tort le bras. Alors, pourquoi nous on nous torderait le bras ? Mais parce que justement, on a envie d'être une grande une grande nation. En tout cas, par rapport à l'Europe, on état souverain.
Et ben par rapport à ça, non, moi je suis désolé. Dès que ça touche au droits de l'homme, en effet, il y a pour moi c'est il y a une supériorité de de l'Europe. Ce qui est amusant d'ailleurs, c'est Gabriel Atal veut relancer, j'entendais dans les proposition de campagne, les États-Unis d'Europe. Ça c'était le vieux fantasme, tu sais, qui revient d'avoir les États-Unis d'Europe avec.
D'ailleurs, tu me posais la question mais tu sais que j'ai visité le Parlement européen quand j'étais c'était il y a quelques quand j'étais au collège puisque j'étais élu au conseil municipal des jeunes et donc on nous avait emmené visiter le Parlement européen à Strasbourg et je me souviens m'être assis dans le siège d'un député européen qui à l'époque s'appelait François Berou donc je m'étais assis dans le siège de j'avais ressenti des vibrations béarnaises démocrate chrétiennes et donc et ce qui est intéressant c'est que là il va y avoir beaucoup d'élections en Europe en France bien sûr en 27 mais aussi en Espagne, en Italie, en en Pologne avec une poussée quand même plutôt des nationalistes, je vais les appeler ainsi.
Euh donc ça va être intéressant parce que peut-être qu'il peut y avoir aussi une remise en cause de l'Europe tel qu'elle fonctionne aujourd'hui en fonction des des résultats. Le le problème, tu disais, les États-Unis d'Europe, la protection de l'Europe, moi je suis assez d'accord, sauf que il y a une grande ambiguïté, c'estàdire qu'à la fois on est censé être ami et en même temps on se fait on se fait concurrence. C'estàd que euh on est dans dans un marché donc on essaie de vendre plus de produits que les Allemands. Les les fruits et légumes espagnols concurrence les fruits et légumes français et cetera. Donc il y a il y a une ambiguïté depuis le début dans cette Europe.
C'estàdire qu'on se dit moi je comprends l'idée d'être une Europe très forte face à la Chine aux États-Unis, d'être uni parce que c'est vrai tout seul on va on peut pas peser face à au géants américains, chinois ou indien. Mais en même temps, on narrive pas à se mettre d'accord. Donc euh quand il s'agit d'acheter des avions militaires et bien on va acheter américains. Onachète pas forcément français ou Airbus quand on va euh parfois favoriser ce qui se passe à l'est ou à l'ouest alors queon pourrait faire chez nous la même chose. C'est ça qui me c'est Je suis assez d'accord avec Catal.
Soit on y va à fond sur l'Europe, soit [rires] je voudrais qu'on écoute Patrick parce que Patrick il a il a un peu de rancœur Patrick de du côté de Lyon. Bonjour Patrick. Bonjour les grandes gueules. Vous l'e toujours un peu en travers par rapport à au référendum hein Patrick. Très bien. Ah ouais, c'est ça complètement. En fait, si vous vous souvenez bien donc il y a eu le référendum sur Mastrich, il me semble qu'il y avait 10 points d'écart. En fait, le nom l'avait remporté avec 10 points d'écart. Oui, c'était 55. Voilà. Non, ça c'est le référendum de 2005. Ah oui, pardon. Non, oui, on parle de 2005. MRI et Mrich qui est passé assez assez c'était 51 49 46. Voilà.
Quoi qu'il en soit, les Français avaient voté non. Oui. Et il me semble que c'était le Parti socialiste qui était au pouvoir à cette époque-là, il me semble de bêtises. Et je pense que là, il y a eu vraiment un déni de démocratie. Comment peut-on demander à des Français un référendum ? Il y a un résultat quel qu'il soit, mais il fallait simplement respecter ce résultat. Et à l'arrivée à l'arrivée qu'a fait le qu'a fait le gouvernement à l'époque il a passé outre et ben moi depuis je suis comme Macroin avec les législatives. Voilà moi je suis vraiment exaspéré parce qu'en fait j'ai l'impression que la France n'est plus maître de son destin.
C'est-à-dire que on va prendre l'exemple deux exemples concrets les pêcheurs et l'immigration. La France n'a plus n'est pas maître de son destin. On peut pas faire de contrôle. On peut on peut absolument rien faire. Tout est dicté par Mastri. Si vous avez raison d'ailleurs Patrick parce que les la colère des pêcheurs en ce moment c'est aussi sur les quotas de pêche imposés par l'Europe ça même avec la taille des filair mais on est dans un dans un monde mais je vraiment je vous assure je et nous français ça nous impacte tous les jours. Tous les jours tous les jours tous les jours. Les agriculteurs c'est pareil ils ont des normes à respecter qui est complètement surréaliste.
Et moi je ne comprends pas, je ne comprends pas moi le mercur le mercur [raclement de gorge] qui va détruire notre agriculture. Donc pour vous Patrick, vous voudriez sortir de l'Europe ? Voudrait qu'on fasse comme le Royaumni. Moi je veux vous dire honnêtement l'Europe qu'est-ce que ça m'a amené à moi français dans ma vie de tous les jours ? La paix déjà. Oui. Non. Ben non. Si quand même pas grâce à l'Europe qui a la paix. Patrick euh voilà qui sort avec cette question verra si l'Europe est au cœur de la campagne électorale. D'ailleurs, vous avez raison. Moi j'ai une question. C'est fini. Bravo Patrick.
Mais comment est-ce que comme Olivier Truchon, on peut se dire libéral ce qui est très bien et en même temps soutenir l'Union européenne qui est une horrible bureaucratie qui ponténorme le calibrage des bananes, ce genre de choses. Comment tu peux dire que l'Europe ça va nous permettre de peser face aux États-Unis alors que les autres États amé RMC les grandes gueules