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Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 31 octobre 2018 7 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Ascoval : "On peut trouver une voie pour sauver l’aciérie", estime la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25FerméeRéponse partielle

    Est-ce qu'Ascoval est sauvée ce soir ?

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous redire ce soir que l'aciérie a une compétitivité suffisante ?

  • 1:36FerméeRéponse directe

    Quelle somme faut-il aujourd'hui pour relancer Ascoval ?

  • 2:22FerméeRéponse partielle

    Combien y a-t-il aujourd'hui de financements d'ores et déjà réunis ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que la priorité aujourd'hui est de trouver des clients pour Ascoval ?

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Jusqu'où l'État est-il prêt à aller financièrement pour accompagner des financements privés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueFait
    « ce soir on a, grâce à Roland Berger qui est notre conseil industriel sur ce dossier, des éléments qui nous permettent de penser qu'on peut trouver une voie pour sauver l'aciérie d'Ascoval. »
  • 1:46Invité politiqueChiffre
    « On a besoin grosso modo de 150 à 180 millions d'euros. »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « Pour un euro d'argent privé, nous sommes prêts à mettre un euro d'argent public. »
  • 4:07Invité politiqueChiffre
    « C'est 180 millions d'euros, c'est 90 millions d'euros à peu près pour le financement du nouvel investissement. »
  • 5:15Invité politiqueChiffre
    « Valourec a perdu 300 millions d'euros au premier semestre. »
  • 5:22Invité politiqueChiffre
    « il y a 2800 emplois qui sont en France. »

Temps de parole

  • Agnès Pannier-Runacher73 %
  • Présentateur23 %
  • ?3 %

≈ 12 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir à tous, on parle de l'usine Ascoval ce soir dans l'interview éco, avec peut-être un espoir pour cette aciérie du Nord en redressement judiciaire. Bonsoir Agnès Pannier-Renaché. Bonsoir. Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, tout à l'heure à Bercy vous avez organisé une réunion avec tous les acteurs du dossier, les représentants des salariés et puis bien sûr Altifor, cette société qui veut reprendre l'aciérie. Question très simple,

0:25
Locuteur

est

0:25
Présentateur

-ce qu'Ascoval est sauvée ce soir

0:27
Locuteur

? Ce

0:28
Agnès Pannier-Runacher

soir on a, grâce à Roland Berger qui est notre conseil industriel sur ce dossier, des éléments qui nous permettent de penser qu'on peut trouver une voie pour sauver l'aciérie d'Ascoval. On peut trouver, on ne l'a pas encore matérialisé. Donc je veux redire que notre ambition et tout ce qui nous anime depuis 10 mois qu'on travaille sur ce dossier, c'est vraiment de trouver une solution pour les salariés d'Ascoval, les 280 salariés et surtout d'arriver à leur dire la vérité au plus près et c'est exactement ce à quoi on s'est employé tout à l'heure.

1:02
Présentateur

Que leur dire justement, puisqu'à 3 ans Emmanuel Macron, ministre de l'économie, leur disait très clairement, aucune fermeture de site, aucun départ volontaire, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles. Pouvez-vous le redire ce soir Madame la Ministre

1:14
Agnès Pannier-Runacher

? Ce soir ce que je peux dire c'est que l'aciérie a une compétitivité qui peut lui permettre de survivre si on arrive à trouver deux choses. Un carnet de commandes qui est suffisamment solide pour nourrir l'aciérie et la deuxième chose c'est des financements.

1:32
Locuteur

Alors

1:32
Présentateur

regardons ces deux choses-là parce qu'évidemment c'est crucial. vous avez donné un mois au repreneur pour consolider son projet et donc pour assurer ses financements. Quelle somme faut-il aujourd'hui pour relancer Ascoval ?

1:45
Locuteur

On

1:46
Agnès Pannier-Runacher

a besoin grosso modo de 150 à 180 millions d'euros.

1:50
Locuteur

C

1:50
Agnès Pannier-Runacher

'est les premiers calculs, alors il faudra rentrer dans un niveau de détail, mais je pense que ça donne l'image générale, qui permettent à la fois de tenir dans les 18 mois qui viennent sur de l'acier en billette et ensuite de faire le grand projet d'investissement que propose Altifor et qui nous paraît pertinent, qui consiste à installer un train à fil, donc un deuxième pilier de production dans l'usine, un aval, et c'est ça qui concentre le gros des investissements.

2:19
Présentateur

Donc ça c'est la somme à atteindre. Combien y a-t-il aujourd'hui

2:23
Locuteur

? C'est tout

2:25
Présentateur

ce qui manque aujourd'hui ou quand vous regardez, quand vous faites le compte des financements d'ores et déjà

2:29
Locuteur

réunis

2:29
Agnès Pannier-Runacher

? En

2:30
Locuteur

fait,

2:30
Agnès Pannier-Runacher

il y a deux choses. C'est qu'il faut quand même trouver des clients,

2:32
Locuteur

c

2:32
Agnès Pannier-Runacher

'est-à-dire que tout le travail sur lequel on s

2:34
Locuteur

'est

2:34
Agnès Pannier-Runacher

employé ces derniers jours, c'était de conforter le plan industriel, parce que plus le plan industriel est solide, plus ce sera facile d'aller chercher des financements.

2:42
Présentateur

C'est dans cet ordre-là qu'il faut faire

2:43
Locuteur

les choses ? C'est dans cet ordre-là qu'il faut faire les choses. Autrement,

2:45
Présentateur

est-ce que la priorité aujourd'hui,

2:46
Locuteur

c

2:46
Présentateur

'est de trouver des clients pour Ascoval ?

2:48
Agnès Pannier-Runacher

Alors la priorité aujourd'hui, c'est de passer des intentions, des marques d'intention, des gens qui vous disent au téléphone, oui c'est intéressant, pourquoi pas, ce prix-là peut m'intéresser, ce type de produit peut m'intéresser à quelque chose d'un peu plus solide, à des formes d'engagement. Alors on sait bien qu'à trois ans, on n'aura pas nécessairement des engagements, mais au moins qu'on ait un confort sur le fait qu'on a un portefeuille de clients qui sont prêts à rentrer dans l'aventure. Premier sujet.

Deuxième sujet, si on a ça, on peut de manière plus pertinente aller devant des financeurs, des banques, peut-être d'autres formes de financeurs, pour leur vendre le projet et leur dire, c'est un projet solide, il est viable, aidez-nous à le financer. Et vous savez que le troisième élément, c'est l'argent public, mais l'argent public, il est conditionné par l'argent privé. C'est-à-dire que moi, je ne peux pas mettre un euro d'argent public avant qu'il

3:37
Locuteur

y

3:37
Agnès Pannier-Runacher

ait un privé qui ait mis la même chose, parce que sinon, ce que j'apporte sera requalifié en aide d'État et je devrais immédiatement rembourser, autant dire que ce n

3:44
Locuteur

'est

3:44
Agnès Pannier-Runacher

pas la solution.

3:45
Présentateur

Jusqu'où l'État est-il prêt à aller financièrement pour accompagner des financements privés

3:50
Locuteur

?

3:50
Agnès Pannier-Runacher

Bruno Le Maire a été sans ambiguïté sur ce dossier. Pour un euro d'argent privé, nous sommes prêts à mettre un euro d'argent public.

3:58
Présentateur

Mais jusqu'où ? Jusqu'à quel point ?

4:01
Agnès Pannier-Runacher

C'est ce que je vous dis, un euro d'argent public, un euro d

4:04
Locuteur

'argent

4:04
Agnès Pannier-Runacher

public... Ce n

4:05
Locuteur

'est

4:05
Agnès Pannier-Runacher

pas sans limite, puisque le plan a une limite. C'est 180 millions d'euros, c'est 90 millions d'euros à peu près pour le financement du nouvel investissement. Donc, il

4:14
Locuteur

y

4:14
Agnès Pannier-Runacher

a un actif derrière, ça, ça peut être étayé. C'est aujourd'hui Ascoval qui nous dit qu'ils sont prêts à aller plus loin, justement, pour rendre leur plan plus crédible, aller jusqu'à entre 20 et 30 millions de leur argent. Donc, c'est tous ces éléments-là qui vont nous permettre de rendre ce plan plus sérieux, ou en tout cas plus crédible et soutenable dans la durée.

4:36
Présentateur

Est-ce à l'État d'investir dans une aciérie

4:38
Locuteur

?

4:38
Agnès Pannier-Runacher

Justement, est-ce qu'on va investir ? Je ne

4:40
Locuteur

sais

4:40
Agnès Pannier-Runacher

pas, ça peut être sous d'autres formes. Ça peut être sous forme de prêts, d'accompagnement, quelque chose qui sera remboursé à terme, mais qui permet de passer le cap et de le passer en étant capable de dire à la Commission européenne qu'on a bien un projet qui tient la route et qu'on ne triche pas avec les règles de concurrence.

4:56
Présentateur

Il y

4:57
Locuteur

a

4:57
Présentateur

un acteur dont on n'a pas encore parlé, c'est le groupe Valourec, à la fois actionnaire et client d'Ascoval. L'État est actionnaire aussi de Valourec.

5:05
Locuteur

Que

5:06
Présentateur

lui demandez-vous aujourd'hui

5:07
Locuteur

? Aujourd

5:08
Agnès Pannier-Runacher

'hui, je ne demande rien à Valourec parce que je souhaite qu'il se concentre sur les restructurations qui ont lieu dans sa propre entreprise. Vous savez que Valourec a perdu 300 millions d'euros au premier semestre. Vous savez qu'il y a 2800 emplois qui sont en France. Moi, je souhaite vraiment qu'il se concentre sur cet élément-là.

5:25
Présentateur

Que Valourec se tienne en dehors d'Ascoval ?

5:26
Agnès Pannier-Runacher

Pour le moment, parce que je pense qu'Ascoval a tout à gagner à aller chercher des volumes sur des aciers spéciaux, des aciers à valeur ajoutée. Or, aujourd'hui, il livre à Valourec plutôt des aciers bas de gamme. C'est un peu comme si vous demandez à l'acierie, qui est l'équivalent d'un 3 étoiles, de faire du fast-food. Ça ne marche pas. Ils ne sont pas compétitifs sur ça. Donc, ils ont plutôt intérêt à aller sur des clients à plus forte valeur ajoutée. Eux gagneront de l'argent et Valourec n'en perdra pas.

5:52
Locuteur

J

5:53
Présentateur

'entends un peu d'espoir, mais encore beaucoup d'incertitude ce soir.

5:56
Locuteur

Beaucoup de travail, je

5:57
Agnès Pannier-Runacher

dirais, plutôt que de

5:58
Locuteur

l

5:58
Agnès Pannier-Runacher

'incertitude. Beaucoup de travail devant nous.

6:01
Présentateur

Qu'est-ce qui va se passer dans les toutes prochaines semaines ?

6:03
Agnès Pannier-Runacher

C'est dans les prochaines heures que ça se déroule. En réalité, on est en contact très étroit, à la fois avec les équipes d'Altifor, avec les administrateurs judiciaires, avec les représentants du personnel. Pour que le projet fonctionne, il faut que les salariés reprennent le travail. Donc, ils l'acceptent. On sait que la situation est difficile. Et je veux redire encore qu'on est très conscients que c'est compliqué pour eux et qu'on veut vraiment les accompagner. Ça, c'est le premier point. Il faut derrière qu'on aide Altifor à prendre des contacts et puis qu

6:36
Locuteur

'on

6:36
Agnès Pannier-Runacher

s'appuie sur Roland Barger. Et vous voyez, son rapport

6:38
Locuteur

va être précieux. Ce cabinet qui a

6:39
Présentateur

livré l

6:40
Locuteur

'étude.

6:40
Agnès Pannier-Runacher

Il est précieux parce qu'il est indépendant et qu

6:42
Locuteur

'il

6:42
Agnès Pannier-Runacher

veut rassurer les acteurs privés sur le fait que ce n'est pas juste un sujet politique, c'est un

6:47
Locuteur

sujet d'entreprise.

6:48
Présentateur

Rien n

6:49
Locuteur

'est

6:49
Présentateur

joué.

6:49
Agnès Pannier-Runacher

Tout est à construire. Beaucoup de choses sont à construire.

6:52
Présentateur

Dans quelques jours, le chef de l'État sera dans le Nord. Est-ce qu'il retournera voir les salariés d'Azcoval ?

6:56
Locuteur

Il

6:57
Agnès Pannier-Runacher

ne m'a pas donné précisément son parcours. Donc, de ce point de vue-là, je ne peux pas vous répondre en toute sincérité. Mais je sais qu'il suit de très près le dossier et que, comme il l'a manifesté hier, il souhaite

7:09
Locuteur

qu'on s'investisse pleinement.

7:10
Présentateur

Et

7:10
Locuteur

vous,

7:10
Présentateur

quand irez-vous à Saint-Saul, Madame la Ministre ?

7:12
Locuteur

Alors,

7:13
Agnès Pannier-Runacher

moi, je suis allée à Valenciennes il y a deux semaines et j'irai autant que nécessaire sur le site ou sur la région.

7:22
Présentateur

Merci Agnès Pannier-Renaché, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, invitée ce soir de l'Interview

7:28
Locuteur

Éco.