Ascoval : "On peut trouver une voie pour sauver l’aciérie", estime la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'Ascoval est sauvée ce soir ?
- 1:02OuverteRéponse directe
Pouvez-vous redire ce soir que l'aciérie a une compétitivité suffisante ?
- 1:36FerméeRéponse directe
Quelle somme faut-il aujourd'hui pour relancer Ascoval ?
- 2:22FerméeRéponse partielle
Combien y a-t-il aujourd'hui de financements d'ores et déjà réunis ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Est-ce que la priorité aujourd'hui est de trouver des clients pour Ascoval ?
- 3:45OuverteRéponse directe
Jusqu'où l'État est-il prêt à aller financièrement pour accompagner des financements privés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28Invité politiqueFait
« ce soir on a, grâce à Roland Berger qui est notre conseil industriel sur ce dossier, des éléments qui nous permettent de penser qu'on peut trouver une voie pour sauver l'aciérie d'Ascoval. »
- 1:46Invité politiqueChiffre
« On a besoin grosso modo de 150 à 180 millions d'euros. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Pour un euro d'argent privé, nous sommes prêts à mettre un euro d'argent public. »
- 4:07Invité politiqueChiffre
« C'est 180 millions d'euros, c'est 90 millions d'euros à peu près pour le financement du nouvel investissement. »
- 5:15Invité politiqueChiffre
« Valourec a perdu 300 millions d'euros au premier semestre. »
- 5:22Invité politiqueChiffre
« il y a 2800 emplois qui sont en France. »
Temps de parole
- Agnès Pannier-Runacher73 %
- Présentateur23 %
- ?3 %
≈ 12 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous, on parle de l'usine Ascoval ce soir dans l'interview éco, avec peut-être un espoir pour cette aciérie du Nord en redressement judiciaire. Bonsoir Agnès Pannier-Renaché. Bonsoir. Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, tout à l'heure à Bercy vous avez organisé une réunion avec tous les acteurs du dossier, les représentants des salariés et puis bien sûr Altifor, cette société qui veut reprendre l'aciérie. Question très simple,
est
-ce qu'Ascoval est sauvée ce soir
? Ce
soir on a, grâce à Roland Berger qui est notre conseil industriel sur ce dossier, des éléments qui nous permettent de penser qu'on peut trouver une voie pour sauver l'aciérie d'Ascoval. On peut trouver, on ne l'a pas encore matérialisé. Donc je veux redire que notre ambition et tout ce qui nous anime depuis 10 mois qu'on travaille sur ce dossier, c'est vraiment de trouver une solution pour les salariés d'Ascoval, les 280 salariés et surtout d'arriver à leur dire la vérité au plus près et c'est exactement ce à quoi on s'est employé tout à l'heure.
Que leur dire justement, puisqu'à 3 ans Emmanuel Macron, ministre de l'économie, leur disait très clairement, aucune fermeture de site, aucun départ volontaire, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles. Pouvez-vous le redire ce soir Madame la Ministre
? Ce soir ce que je peux dire c'est que l'aciérie a une compétitivité qui peut lui permettre de survivre si on arrive à trouver deux choses. Un carnet de commandes qui est suffisamment solide pour nourrir l'aciérie et la deuxième chose c'est des financements.
Alors
regardons ces deux choses-là parce qu'évidemment c'est crucial. vous avez donné un mois au repreneur pour consolider son projet et donc pour assurer ses financements. Quelle somme faut-il aujourd'hui pour relancer Ascoval ?
On
a besoin grosso modo de 150 à 180 millions d'euros.
C
'est les premiers calculs, alors il faudra rentrer dans un niveau de détail, mais je pense que ça donne l'image générale, qui permettent à la fois de tenir dans les 18 mois qui viennent sur de l'acier en billette et ensuite de faire le grand projet d'investissement que propose Altifor et qui nous paraît pertinent, qui consiste à installer un train à fil, donc un deuxième pilier de production dans l'usine, un aval, et c'est ça qui concentre le gros des investissements.
Donc ça c'est la somme à atteindre. Combien y a-t-il aujourd'hui
? C'est tout
ce qui manque aujourd'hui ou quand vous regardez, quand vous faites le compte des financements d'ores et déjà
réunis
? En
fait,
il y a deux choses. C'est qu'il faut quand même trouver des clients,
c
'est-à-dire que tout le travail sur lequel on s
'est
employé ces derniers jours, c'était de conforter le plan industriel, parce que plus le plan industriel est solide, plus ce sera facile d'aller chercher des financements.
C'est dans cet ordre-là qu'il faut faire
les choses ? C'est dans cet ordre-là qu'il faut faire les choses. Autrement,
est-ce que la priorité aujourd'hui,
c
'est de trouver des clients pour Ascoval ?
Alors la priorité aujourd'hui, c'est de passer des intentions, des marques d'intention, des gens qui vous disent au téléphone, oui c'est intéressant, pourquoi pas, ce prix-là peut m'intéresser, ce type de produit peut m'intéresser à quelque chose d'un peu plus solide, à des formes d'engagement. Alors on sait bien qu'à trois ans, on n'aura pas nécessairement des engagements, mais au moins qu'on ait un confort sur le fait qu'on a un portefeuille de clients qui sont prêts à rentrer dans l'aventure. Premier sujet.
Deuxième sujet, si on a ça, on peut de manière plus pertinente aller devant des financeurs, des banques, peut-être d'autres formes de financeurs, pour leur vendre le projet et leur dire, c'est un projet solide, il est viable, aidez-nous à le financer. Et vous savez que le troisième élément, c'est l'argent public, mais l'argent public, il est conditionné par l'argent privé. C'est-à-dire que moi, je ne peux pas mettre un euro d'argent public avant qu'il
y
ait un privé qui ait mis la même chose, parce que sinon, ce que j'apporte sera requalifié en aide d'État et je devrais immédiatement rembourser, autant dire que ce n
'est
pas la solution.
Jusqu'où l'État est-il prêt à aller financièrement pour accompagner des financements privés
?
Bruno Le Maire a été sans ambiguïté sur ce dossier. Pour un euro d'argent privé, nous sommes prêts à mettre un euro d'argent public.
Mais jusqu'où ? Jusqu'à quel point ?
C'est ce que je vous dis, un euro d'argent public, un euro d
'argent
public... Ce n
'est
pas sans limite, puisque le plan a une limite. C'est 180 millions d'euros, c'est 90 millions d'euros à peu près pour le financement du nouvel investissement. Donc, il
y
a un actif derrière, ça, ça peut être étayé. C'est aujourd'hui Ascoval qui nous dit qu'ils sont prêts à aller plus loin, justement, pour rendre leur plan plus crédible, aller jusqu'à entre 20 et 30 millions de leur argent. Donc, c'est tous ces éléments-là qui vont nous permettre de rendre ce plan plus sérieux, ou en tout cas plus crédible et soutenable dans la durée.
Est-ce à l'État d'investir dans une aciérie
?
Justement, est-ce qu'on va investir ? Je ne
sais
pas, ça peut être sous d'autres formes. Ça peut être sous forme de prêts, d'accompagnement, quelque chose qui sera remboursé à terme, mais qui permet de passer le cap et de le passer en étant capable de dire à la Commission européenne qu'on a bien un projet qui tient la route et qu'on ne triche pas avec les règles de concurrence.
Il y
a
un acteur dont on n'a pas encore parlé, c'est le groupe Valourec, à la fois actionnaire et client d'Ascoval. L'État est actionnaire aussi de Valourec.
Que
lui demandez-vous aujourd'hui
? Aujourd
'hui, je ne demande rien à Valourec parce que je souhaite qu'il se concentre sur les restructurations qui ont lieu dans sa propre entreprise. Vous savez que Valourec a perdu 300 millions d'euros au premier semestre. Vous savez qu'il y a 2800 emplois qui sont en France. Moi, je souhaite vraiment qu'il se concentre sur cet élément-là.
Que Valourec se tienne en dehors d'Ascoval ?
Pour le moment, parce que je pense qu'Ascoval a tout à gagner à aller chercher des volumes sur des aciers spéciaux, des aciers à valeur ajoutée. Or, aujourd'hui, il livre à Valourec plutôt des aciers bas de gamme. C'est un peu comme si vous demandez à l'acierie, qui est l'équivalent d'un 3 étoiles, de faire du fast-food. Ça ne marche pas. Ils ne sont pas compétitifs sur ça. Donc, ils ont plutôt intérêt à aller sur des clients à plus forte valeur ajoutée. Eux gagneront de l'argent et Valourec n'en perdra pas.
J
'entends un peu d'espoir, mais encore beaucoup d'incertitude ce soir.
Beaucoup de travail, je
dirais, plutôt que de
l
'incertitude. Beaucoup de travail devant nous.
Qu'est-ce qui va se passer dans les toutes prochaines semaines ?
C'est dans les prochaines heures que ça se déroule. En réalité, on est en contact très étroit, à la fois avec les équipes d'Altifor, avec les administrateurs judiciaires, avec les représentants du personnel. Pour que le projet fonctionne, il faut que les salariés reprennent le travail. Donc, ils l'acceptent. On sait que la situation est difficile. Et je veux redire encore qu'on est très conscients que c'est compliqué pour eux et qu'on veut vraiment les accompagner. Ça, c'est le premier point. Il faut derrière qu'on aide Altifor à prendre des contacts et puis qu
'on
s'appuie sur Roland Barger. Et vous voyez, son rapport
va être précieux. Ce cabinet qui a
livré l
'étude.
Il est précieux parce qu'il est indépendant et qu
'il
veut rassurer les acteurs privés sur le fait que ce n'est pas juste un sujet politique, c'est un
sujet d'entreprise.
Rien n
'est
joué.
Tout est à construire. Beaucoup de choses sont à construire.
Dans quelques jours, le chef de l'État sera dans le Nord. Est-ce qu'il retournera voir les salariés d'Azcoval ?
Il
ne m'a pas donné précisément son parcours. Donc, de ce point de vue-là, je ne peux pas vous répondre en toute sincérité. Mais je sais qu'il suit de très près le dossier et que, comme il l'a manifesté hier, il souhaite
qu'on s'investisse pleinement.
Et
vous,
quand irez-vous à Saint-Saul, Madame la Ministre ?
Alors,
moi, je suis allée à Valenciennes il y a deux semaines et j'irai autant que nécessaire sur le site ou sur la région.
Merci Agnès Pannier-Renaché, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, invitée ce soir de l'Interview
Éco.
Agnès Pannier-Runacher