Vaccin anti-Covid, confinement, report des élections...Le "8h30 franceinfo" de Marc Fesneau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 25 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Le message, c'est quoi ? Il ne faut surtout pas se relâcher, c'est ça ?
- 1:09OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il a été question de nouvelles mesures éventuellement ?
- 2:05OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'une décision a été prise ? Est-ce qu'ils vont pouvoir rouvrir prochainement ?
- 2:46RelanceÉludée
Ils proposent des nouvelles règles sanitaires encore plus drastiques, les commerces. Ça ne suffit pas pour l'instant.
- 3:11RelanceRéponse directe
Marc Fénaud, quand vous dites, quand on aura le sentiment que ça ira mieux, ce sentiment, il est quantifiable.
- 4:15OuverteRéponse directe
Les écologistes se sont étonnés que les petits commerces ferment, mais que les chasseurs aient des dérogations. Que leur répondez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« Le message, c'est qu'il ne faut pas se relâcher. »
- 0:35Invité politiqueFait
« Il y a de premières tendances qui donnent le sentiment du frémissement que vous évoquez. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Les mesures qui ont été prises, elles datent d'assez peu de temps, puisqu'on a à peine 10 jours de recul. »
- 1:56Invité politiqueFait
« On sait qu'il y a un temps de retard entre les mesures de confinement et les effets que ça produit. »
- 2:32Invité politiquePromesse
« On verra à ce moment-là, quand on aura le sentiment que les mesures prennent leurs effets, de voir à ce moment-là si on peut relâcher un peu la pression sur les commerces. »
- 3:35Invité politiqueFait
« S'il redescend sous 1, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on contamine moins de gens qu'auparavant. »
- 3:42Invité politiqueFait
« C'est-à-dire que les gens qui ont été contaminés il y a 4, 5, 8 ou 10 jours, ils se retrouvent malheureusement en réanimation, parce que c'est une mécanique assez lourde, hélas, 8 à 10 jours plus tard. »
- 4:33Invité politiqueChiffre
« Il a été autorisé par voie circulaire la chasse au grand gibier pour des motifs de régulation, pour limiter les dégâts. Les dégâts de la chasse, c'est 100 millions d'euros par an à peu près. »
- 6:34Invité politiqueFait
« Après, est-ce qu'il faut le rendre obligatoire ? »
- 6:40Invité politiqueFait
« Dès lors qu'on est sur une pandémie, il y a d'autres vaccins qui sont obligatoires. »
- 7:50Invité politiquePromesse
« On se met en situation d'être prêts. »
- 8:20Invité politiqueChiffre
« C'est 2 milliards ou 4 milliards de vaccins qu'il faudra. »
- 13:33Invité politiqueFait
« Il faut laisser faire la justice. »
- 16:52Invité politiqueFait
« Moi, je propose une chose assez simple. C'est une chose qui est posée par les débats. Sortons du débat du vote par correspondance à l'américaine. »
- 19:58Invité politiqueFait
« On est dans une phase épidémique intense dont on ne sait pas à quel moment on sort. »
- 20:35Invité politiqueFait
« Je rappelle que les élections avaient eu lieu en décembre 2015, qu'il avait été fait le choix dans la loi, d'ailleurs, de faire en mars 2021, s'ils étaient reportés de quelques mois. »
- 21:56Invité politiqueFait
« À ce stade, l'ensemble des réformes sont sur la table. »
- 24:57Invité politiqueChiffre
« L'objectif qui avait été donné, c'était de réduire de moins 40% les émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030. »
Temps de parole
- Marc Fesneau63 %
- Présentateur14 %
- Invité10 %
- Invité 29 %
≈ 5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Marc Fénault. Bonjour. Je vous vois à travers une vitre en plexiglas, je le précise, pour ceux qui nous regardent à la télé sur le canal 27 de la TNT. Évidemment, crise sanitaire oblige. C'était d'ailleurs au menu, cette crise, d'une réunion interministérielle hier soir. Ça fait plusieurs jours que médecins responsables politiques parlent de frémissement. Et pourtant, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a envoyé une autre préfet pour demander de serrer la vis pour faire respecter le confinement. Le message, c'est quoi ? Il ne faut surtout pas se relâcher, c'est ça ?
Le message, c'est qu'il ne faut pas se relâcher. Il y a de premières tendances qui donnent le sentiment du frémissement que vous évoquez. Mais en même temps, vous voyez bien que les mesures qui ont été prises datent d'il y a 9 jours. Alors, il y avait eu des mesures de couvre-feu qui avaient été prises auparavant. Et donc, ce n'est certainement pas dans ce moment-là qu'il faut se relâcher. Et c'est le sens de ce que veut faire Gérald Darmanin, c'est de faire en sorte que chacun d'entre nous, l'immense majorité des Français, à vrai dire, respecte les mesures telles qu'elles ont été posées.
Mais je pense que c'est un moment important qui nécessite que chacun reste vigilant sur les mesures qu'on a décidé de prendre et qui visent au fond à limiter la propagation du virus.
C'est la tonalité de la réunion qui s'est tenue hier autour du Premier ministre. Est-ce qu'il a été question de nouvelles mesures éventuellement ?
À ce stade, il n'était pas question de ça. C'était plutôt un point d'information entre les ministres. C'est bien que nous ayons régulièrement et de façon hebdomadaire un point d'information sur les difficultés, les informations que nous avons à partager sur les relations collectivités, sur ce qui peut se passer sur le télétravail, ce qui se passe pour les commerces. Peut-être qu'on en reparlera. Et donc, il y a besoin de partager de l'information. Demain matin, oui, nous sommes mercredi. Demain matin, il y aura un conseil de défense.
Et demain soir, le point presse de Jean Castex, le Premier ministre,
qui fera un point sur la pandémie et qui regardera les éléments d'ajustement, s'il y a besoin d'ajustement. Je répète, les mesures qui ont été prises, elles datent d'assez peu de temps, puisqu'on a à peine 10 jours de recul. Je rappelle que c'était à l'issue du week-end du 1er novembre que les mesures sont vraiment rentrées pleinement en application. Et donc, il faut regarder avec cette distance-là. On sait qu'il y a un temps de retard entre les mesures de confinement et les effets que ça produit. On a malheureusement l'expérience du mois de mars. Et donc, il faut regarder ça avec cette prudence-là.
Vous parliez des commerces non essentiels qui sont pendus à vos lèvres en ce moment. Est-ce qu'une décision a été prise ? Est-ce qu'ils vont pouvoir rouvrir prochainement ?
Pas à ce stade. C'est ce que j'essayais de vous dire. On verra. Je comprends tout à fait la détresse des commerçants qui sont concernés. Ce n'est pas tant le mot pas essentiel. En tout cas, de première nécessité. On a décidé de laisser ouverts les commerces de première nécessité. Et en même temps, pourquoi on l'a fait ? On l'a fait pour éviter que non pas que ce ne sont pas forcément les commerces en tant que tels qui sont en cause. Parce qu'ils ont pris beaucoup de précautions et de mesures sanitaires qu'il faut saluer. Mais en même temps, c'est pour éviter que nous déplacions plus qu'il ne faut. Et à chaque fois qu'on se déplace, on multiplie les possibilités de contamination.
Et donc, on multiplie les possibilités d'expansion du virus. Et donc, on verra à ce moment-là, quand on aura le sentiment que les mesures prennent leurs effets, de voir à ce moment-là si on peut relâcher un peu la pression sur les commerces.
Ils proposent des nouvelles règles sanitaires encore plus drastiques, les commerces, avec par exemple une diminution par deux du nombre de clients autorisés dans les commerces. Ça ne suffit pas pour l'instant.
Mais je répète, je ne crois pas que le sujet soit uniquement l'affaire de ce qui se passe à l'intérieur des commerces. C'est d'éviter au fond les interactions physiques. Et quand on va dans un commerce, on a des interactions physiques. On n'est pas posé au pied du commerce. On a des interactions et c'est ça qu'il faut éviter. Naila Latrousse.
Marc Fénaud, quand vous dites, quand on aura le sentiment que ça ira mieux, ce sentiment, il est quantifiable. C'est un nombre de cas, c'est un taux de reproduction. Les commerçants qui disent, on veut sauver la saison de Noël, quand est-ce que vous leur dites, ça y est, là, on a le sentiment que vous pouvez rouvrir ?
Mais vous avez raison d'inciter sur le mot sentiment. Le sentiment, il doit être étayé par des statistiques. C'est effectivement le taux de reproduction du virus, ce qu'on appelle le R0.
S'il redescend sous 1 ?
S'il redescend sous 1, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on contamine moins de gens qu'auparavant.
Ça veut dire que l'épidémie recule. Il en était à 1,14 il y a une semaine.
Mais vous avez aussi un effet retard. C'est-à-dire que les gens qui ont été contaminés il y a 4, 5, 8 ou 10 jours, ils se retrouvent malheureusement en réanimation, parce que c'est une mécanique assez lourde, hélas, 8 à 10 jours plus tard. Et donc, il y a un temps de latence, parce qu'il y a à la fois de protéger les gens et puis de protéger notre service, notre système hospitalier qui est très important.
Il était à 1,14 il y a une semaine. Au niveau national, il est retombé à combien ces derniers jours, ces dernières heures ?
Le Premier ministre donnera les éléments, parce qu'il faut avoir un recul sur plusieurs jours. Une donnée statistique sur une journée, ce n'est pas forcément raisonnable. Le Premier ministre, il reviendra demain dans sa conférence de presse. Et là, on aura un recul qui permettra de terminer ce taux.
Réalement, Marc Fénaud, les écologistes se sont étonnés que les petits commerces ferment, mais que les chasseurs aient des dérogations. Que leur répondez-vous ? Les chasseurs sont plus essentiels que certains petits commerces ?
Non, mais comme vous le savez, je suis moi-même chasseur, donc je connais un peu le sujet. Il a été autorisé par voie circulaire la chasse au grand gibier pour des motifs de régulation, pour limiter les dégâts. Les dégâts de la chasse, c'est 100 millions d'euros par an à peu près.
Donc vous défendez cette décision ?
Il me semble que c'est une décision raisonnable. En même temps, c'est un appel aussi à la responsabilité. Je crois que la plupart des chasseurs le sont. Il faut le faire quand il y a des dégâts avérés. Et s'il n'y a pas besoin de dégâts, ça peut attendre qu'un jour ou trois semaines.
Il faut cibler surtout le sanglier.
Oui, c'est absolument l'espèce qui est la plus ciblée, parce que c'est celle qui est la plus pourvoyeuse de dégâts. En même temps, dans un moment de responsabilité collective, moi j'entends beaucoup de chasseurs qui disent pour la période, s'il n'y a pas de dégâts qui sont prégnants, on peut attendre qu'un jour ou trois semaines.
Marc Fénaud, l'annonce hier du laboratoire Pfizer a suscité un espoir mondial, y compris en France, y compris au sein de la classe politique. Ce vaccin qui est donc, semble-t-il, efficace à 90%, ça reste encore à prouver avec l'essai clinique qui est en cours actuellement, 44 000 volontaires. Mais déjà, certaines voix s'élèvent pour dire qu'il faudrait rendre la campagne de vaccination qui suivra obligatoire. Écoutez ce qu'en disait Yannick Jadot, l'eurodéputé écologiste hier. Il était à votre place sur France Info.
J'espère que tout le monde va participer. À la fois aujourd'hui, je le rappelle, du respect des règles très strictes. Le vaccin n'est pas là. Il ne faut pas relâcher les efforts. Et puis, quand le vaccin sera là, de se faire vacciner. Il faut qu'il soit obligatoire. Oui.
Oui ? Oui. Je vous pose la même question, Marc Fénaud. Il faut qu'il soit obligatoire. D'abord, M. Jadot dit quelque chose d'assez juste, c'est que le vaccin n'est pas là. Il faut quand même se le dire. Même s'il y a un signe d'espoir hier, manifestement, il est efficace pour lutter contre le virus. Après, le sujet du vaccin, c'est à la fois de savoir toujours s'il est efficace pour lutter contre la maladie qu'il doit traiter. Et puis, deux, c'est de vérifier les effets secondaires. Donc, il y a quand même un temps assez long, un temps d'essai clinique qui est lancé.
Et donc, vous entendez à la fois l'espoir que ça peut susciter chez chacun d'entre nous et en même temps la prudence qu'il faut avoir vis-à-vis des vaccins.
Mais on peut quand même anticiper sur la logistique. Il y a deux choses.
D'abord, c'est un vaccin qui est très particulier en termes de protocole, puisqu'il a besoin d'être conservé à moins 80 degrés. Aucun d'entre nous n'a quelque chose qui ressemble à un congélateur qui fasse du moins 80 degrés. Donc, ça suppose une logistique. Il y a d'autres protocoles vaccinaux qui sont aussi à l'étude, d'ailleurs. Mais en tout cas, celui-là supposera une logistique qu'il faut préparer et anticiper. Après, est-ce qu'il faut le rendre obligatoire ? En tout cas, il me semble que c'est une question qui est posée. Je partagerai assez d'un point de vue personnel l'avis de Yannick Jadot. Dès lors qu'on est sur une pandémie, il y a d'autres vaccins qui sont obligatoires.
C'est un avis personnel. Oui, oui, oui. À ce stade, le gouvernement prendra les dispositions. Je pense qu'on peut à la fois le rendre obligatoire et faire en sorte qu'il y ait quand même un mouvement d'adhésion au vaccin. Je pense que la responsabilité collective, c'est toujours aussi bien.
Il n'en a pas été question hier soir avec vos collègues du gouvernement.
On n'en a pas parlé à ce stade. Enfin, procédons par étapes. Il faut tester et valider l'épreuve clinique de ce vaccin et d'autres vaccins qui sont en cours. Et puis, on va regarder les mois et les modalités pour faire en sorte, s'il était avéré qu'il était efficace, celui-là ou un autre, pour faire en sorte que le maximum de Français se vaccinent. Donc, il me semble qu'il y a un appel à la responsabilité. Est-ce qu'il faut aller le rendre obligatoire ? En tout cas, c'est un débat qui est posé. Reconnaissons qu'il y a une dizaine de vaccins, en particulier pour les enfants, qui ont été rendus obligatoires depuis des années et qui ont prouvé leur efficacité.
Et donc, je pense que c'est une question qui est posée assez légitimement par M. Jadot.
Marc Fénaud, les Français ont entendu l'exécutif dire qu'il était prêt sur les masques. Et puis, on a vu des cafouillages, idem, sur les tests. Pas davantage sur l'anticipation de la seconde vague. Il y a eu quelques accusations de flou. Est-ce que là, sur la vaccination, vous dites « Nous serons prêts. Cette fois-ci, nous serons prêts. » Et il n'y aura pas de cafouillage.
On se met en situation d'être prêts. Je répète qu'il y a des... C'est d'ailleurs valable, y compris avec nos partenaires européens et nos partenaires allemands, puisque c'est un laboratoire avec Pfizer allemand qui travaille sur ce vaccin. Qui a consulé le vaccin.
Fini les cafouillages.
Oui. Et donc, il faut qu'on regarde avec l'ensemble des opérateurs comme on fait, parce que moins 80 degrés, ça va poser de lourds problèmes de logistique. Et donc, il faut regarder. Mais l'objectif, évidemment, c'est d'être prêt. C'est à la fois d'avoir les doses vaccinales. Ça, c'est la production. Et il faut un certain temps aussi pour produire des doses vaccinales. Parce que vous pensez bien que les Français et les Européens en auront besoin, mais les Américains en auront besoin. Enfin bref, c'est 2 milliards ou 4 milliards de vaccins qu'il faudra. Et en plus, sur ce vaccin-là, c'est une double injection. À 15 jours d'intervalle. Donc, ça nécessite une énorme logistique.
Donc, on y travaille. Et l'objectif, évidemment, c'est d'être prêt si c'était ce vaccin-là qui était manifestement le plus probant.
Marc Fénaud, vous restez avec nous. D'abord, un coup d'œil sur le fil info à 9h-20 avec Diane Ferschit.
Le 11 novembre, et les commémorations se font aujourd'hui en format restreint, sans public, à cause du Covid. Une journée qui sera marquée par l'entrée au Panthéon de l'écrivain Maurice Genevois. Ce sera l'occasion pour Emmanuel Macron d'exalter les mérites d'une nation quand elle sait faire bloc, selon son entourage. Le groupe Printemps va fermer 7 de ses magasins. D'ici janvier 2022, près de 450 emplois. 15% des employés sont menacés. La conséquence d'une succession de crises, selon la direction, un mauvais positionnement, d'après la CGT. Le confinement, et Gérald Darmanin veut davantage de fermeté.
Dans une note, le ministre de l'Intérieur demande au préfet un renforcement des contrôles, notamment en ce qui concerne les rassemblements privés. Toute personne sans motif légitime pour se déplacer sera verbalisée. Depuis le début du confinement, les forces de l'ordre ont baissé à 65 000 verbalisations, dont 20 000 en Ile-de-France. L'appel de médecins sans frontières. L'association lance un appel à candidature pour soutenir les EHPAD face au Covid partout en France. Objectif constitué des équipes de médecins, d'infirmiers et de psychologues pour les structures les plus fragilisées.
Marc Fénaud, ministre délégué en charge des relations avec le Parlement, invité ce matin du 8.30 France Info. Vous êtes un peu le diplomate du gouvernement auprès des assemblées. Vous avez justement pas mal de travail en ce moment. Demain, on en parlait, se tiendra le Conseil de défense sanitaire demain matin à l'Elysée. Le président va donc trancher avec peut-être des nouvelles mesures. A priori, non pour l'instant, c'est ce que vous nous disiez. Mais en tout cas, tout ça se fait un peu en huis clos. C'est ce que dénonce notamment le député insoumis Adrien Catenins.
Ce qui me gêne, c'est que ce Conseil de défense, du coup, est sous la coupe du secret défense. Il n'y a donc aucun compte-rendu de ce qui s'y dit. Et il y a leur irresponsabilité pénale du point de vue des décisions qui sont prises. Je me demande si l'usage immodéré de ce Conseil de défense n'est pas finalement justement une manière pour Emmanuel Macron d'éviter ce genre de mise en cause. Parce qu'il le convoque extrêmement régulièrement.
Marc Fénault, qu'est-ce que vous répondez à Adrien Catenins ? Ce qui vous accuse presque.
Oui, mais c'est assez commode. Et en même temps, c'est assez coutumier de la France insoumise de toujours rechercher du complotisme là où il n'y en a pas. Le Conseil de défense a été activé sur la question de sanitaire depuis le mois de février. Il m'avait échappé qu'un certain nombre, y compris de procédures judiciaires, avait été bloqué par ce dispositif. Donc tout ça, c'est du complotisme, comment dirais-je, de premier niveau. Il dit en tout cas que les députés sont à peine, voire pas du tout consultés. Il y a deux choses. Le Conseil de défense est un lieu où on prend un certain nombre de décisions qui n'ont pas vocation, en tout cas forcément, à être divulguées directement.
Après, quand les mesures sont prises, soit elles procèdent de la loi, soit elles procèdent du réglementaire et c'est le gouvernement. Donc tout ça est public. Les décisions qui découlent du Conseil de défense, elles sont publiques. Elles ne sont pas cachées. Ce n'est pas de la même nature que quand vous menez une opération.
Mais le débat, lui, il est à huis clos.
Mais oui, parfois qu'on ait des débats à huis clos. Le Conseil des ministres aussi est à huis clos. Je vous rappelle que, alors parfois certains s'en extraient, mais je vous rappelle que les débats que nous avons au Conseil des ministres, ils sont à huis clos. Il y a un certain nombre de commissions sur les écoutes téléphoniques qui se tiennent à l'Assemblée nationale qui sont à huis clos. Donc ne cherchons pas des choses compliquées là où il y a des choses simples. Il y a des moments où il faut que le Conseil des défenses puisse débattre, poser les données épidémiologiques, faire état de la connaissance scientifique et essayer de poser les mesures qu'il faut prendre.
Et après, quand il y a des mesures, elles se font en toute transparence. Je le répète, soit au Parlement, soit c'est des mesures réglementaires et le gouvernement est responsable dans le Parlement. Il m'avait échappé qu'il n'y aurait pas eu de commission d'enquête, qu'il n'y aurait pas eu d'interrogation des commissions et que tout ça ne se passerait pas sous les yeux des Français. On a fait le choix, pardon, juste une seconde, on a fait le choix de faire les choses en transparence. Depuis le début, sous Édouard Philippe, sous Jean Castex, on a fait le choix de poser les données telles qu'on les avait et de poser les décisions que nous prenions en essayant de les éclairer le mieux possible.
Donc je ne comprends pas ce procès que fait en permanence la France Insoumise sur des théories qui ne tiennent pas à la rampe 30 secondes. Quand vous en discutez 30 secondes, vous voyez que ça ne tient pas à la rampe et qu'il ne faut pas chercher des théories.
Mais pour vous, il n'y a pas de dévoiement institutionnel, le Figaro a fait le décompte, 40 conseils de défense depuis janvier. Il y a d'autres instances, vous avez rappelé le conseil des ministres ?
Oui, mais le conseil des ministres, il a un point de régularité qui est hebdomadaire. Le conseil de défense peut se réunir beaucoup plus rapidement et par ailleurs, le conseil de défense est plus restreint. C'est pour aller plus vite ? Quand vous êtes dans des besoins de réactivité, ça n'est pas idiot. Et le conseil des ministres, il est là pour délibérer sur des décisions. Il vient décider le conseil des ministres. Le conseil de défense, il vient éclairer des décisions qui sont parfois prises en conseil des ministres et parfois d'ordre réglementaire. Donc, ça donne une forme de souplesse aux choses et moi, je trouve que c'est une bonne façon de fonctionner.
Vous parliez tout à l'heure du cadre juridique. Justement, la justice s'intéresse aussi à la gestion de l'épidémie par le gouvernement. Il y a quatre informations judiciaires qui ont été ouvertes. Est-ce que c'est quelque chose qui vous inquiète en tant que membre du gouvernement ? Est-ce que vous êtes serein vis-à-vis de la justice ?
D'abord, en tant que membre du gouvernement, je ne commande pas les procédures. Je le dis judiciaire. C'est une règle à laquelle je crois qu'il faut que tout le monde...
Mais est-ce que vous êtes simplement serein ou inquiet ?
Il faut laisser faire la justice. Moi, j'ai été là au moment de la première crise épidémique. J'ai vu la manière dont on s'est saisi très sérieusement depuis le début de cette crise épidémique. Il y a des plaintes qui sont déposées. La justice va faire son oeuvre. Mais en tout cas, l'oeuvre politique, le travail que nous avons fait depuis le début de cette pandémie, me paraît avoir été sérieux avec un esprit de responsabilité, avec une seule obsession au fond, c'était de protéger au maximum les Français.
Marc Fénault, votre collègue de la Santé, Olivier Véran, a eu un coup de sang la semaine dernière à l'Assemblée, appelant les députés qui ne veulent pas entendre que la situation est grave à sortir d'ici, ici étant l'hémicycle. Et depuis, nombre de députés réclament des excuses en disant que ce n'est pas la bonne façon de mener un débat parlementaire. Est-ce que vous comprenez qu'ils aient pu être blessés ?
Oui, alors, moi j'avais assisté à ces débats-là. Dans cette soirée-là, c'était une soirée, comme on en a parfois à l'Assemblée nationale, qui était assez turbulente. Il faudrait refaire le film de tout ce qui a été dit par des députés à l'encontre et à l'endroit du ministre de la Santé pour voir qu'il peut être le plus blessé dans l'affaire.
Il a eu raison de réagir ainsi ?
Attendez, il a par ailleurs lui-même dit qu'on a toujours tort de s'énerver, c'est jamais un moment de s'énerver. Il faut savoir dans quel contexte il le fait. Il sortait d'une après-midi où il avait été en réanimation et où il a, je crois humainement, été touché par ce qu'il voyait, c'est-à-dire des jeunes hommes et femmes qui, à 30 ans, à 35 ans, se trouvaient en salle de réanimation et même dans un stade très élevé en salle de réanimation et dont on n'était pas sûr du destin. Et on voyait ce soir-là un certain nombre de parlementaires, c'est leur droit après tout, mais qui disaient qu'il faudrait ouvrir les commerces, pourquoi vous serrez autant les taux, etc.
Et donc il a eu une réaction à la fois de médecins et de responsables publics de dire « Regardez ce qui se passe à l'extérieur ». Alors, il a dit lui-même qu'on a toujours tort de s'emporter, mais enfin, les cris d'orfraie, quand on voit ce qui se passe parfois à l'Assemblée, il faut que chacun se regarde. Le mieux, c'est d'avoir des débats apaisés. Moi, comme vous disiez qu'il était plutôt un diplomate, le mieux, c'est d'avoir des débats apaisés. Mais à ce moment-là, que tout le monde soit apaisé dans les débats.
Et en l'occurrence, ce soir-là, il y a eu un raté de la part de la majorité, pas assez de députés pour voter la prolongation de l'état d'urgence jusqu'en février, comme prévu. Ça a finalement été rattrapé depuis. Mais comment vous l'expliquez, ce raté ?
C'est des choses assez classiques. Cette majorité n'y échappe pas. Il arrive parfois qu'il y ait un défaut de mobilisation qui s'explique par des tas de petites choses entre ceux qui n'étaient qu'à contact, entre ceux qui n'ont pas pu tenir la permanence. Ça arrive cette soirée-là. Mais dès le lendemain, la majorité était en bon ordre de marche pour faire en sorte que le texte soit voté dans de bonnes conditions.
Naïla Latrousse. À défaut de consensus entre majorité et opposition sur la façon de gérer la crise sanitaire, un consensus, justement, semble se dégager sur le report des régionales, à l'Assemblée nationale comme au Sénat, une partie de la majorité, dont le modem, votre formation, réclame le retour du vote par correspondance pour, notamment, drainer plus de monde, plus d'électeurs. Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, s'y est opposé hier. Écoutez. Nous ne sommes pas capables d'être sûrs que ce scrutin, comme le scrutin électronique, soit entièrement incontestable, vu qu'effectivement, des cas de fraude peuvent être relevés.
Je souhaite, pour ma part, qu'on puisse continuer à voter librement dans un isoloir. Marc Fénaud, il y a une proposition de loi du modem qui est dans la majorité à l'Assemblée nationale, une proposition de loi d'en marche au Sénat sur la question du retour du vote par correspondance. Y a-t-il une opposition entre le gouvernement et sa majorité ?
Moi, je propose une chose assez simple. C'est une chose qui est posée par les débats. Sortons du débat du vote par correspondance à l'américaine, qui, parfois, vient polluer un peu notre discussion sur le sujet. Ces deux propositions de loi, une au Sénat et l'autre à l'Assemblée, elles préexistaient avant le vote aux États-Unis. Moi, je pense que c'est, en tout cas, un débat qu'il faut poser sur la table et qu'il faut expertiser. J'entends les arguments qui sont ceux du ministère de l'Intérieur, au fond, pas que seulement du ministre. Le ministère de l'Intérieur, depuis des années, est très rétif à l'idée de réfléchir sur le vote par correspondance.
Moi, il me semble que le plus simple, ce serait de regarder les questions que ça pose, les écueils qu'il peut y avoir devant nous et voir si c'est possible de les lever, notamment sur la question de la fraude.
Il faut ouvrir le débat pour vous.
De toute façon, il ne m'appartient pas d'interdire des débats. Il y a des propositions de loi. Donc, elles vont être débattues à l'Assemblée nationale. Autant se mettre autour de la table et essayer de regarder les conditions. Mais le gouvernement n'a pas de voix unie sur le sujet. Mais on va regarder... Gérald Darmanin a exprimé sa position et c'est la position du ministère de l'Intérieur. Je rappelle, c'est une position continue du ministère de l'Intérieur. Mais peut-être qu'il faut que les uns et les autres se parlent et essayer d'expliciter ce que veulent les uns et les autres et quelles sont les réticences des uns ou des autres.
Et à partir de là, un débat démocratique qui ne se pose pas seulement aux questions au gouvernement. Ce n'est pas le moment où on peut rentrer dans le fond des dossiers, dans le fond des sujets. Donc, je propose qu'on rentre dans le fond des sujets et après, une décision sera prise avec la majorité.
Marc Fénault, faut-il repousser le vote des régionales ? Vous répondez dans une petite minute, juste après un coup d'œil sur le fil d'info à 9h10 avec Diane Ferschit.
Un renforcement des contrôles pour faire respecter les règles du confinement. C'est ce que demande le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Au préfet, dans une note, il appelle à une particulière fermeté pour les rassemblements privés et sur la voie publique, ainsi que pour la fermeture des établissements recevant du public et les déplacements individuels. 20% des actifs ont complètement télétravaillé la semaine dernière. 41% ont été en télétravail partiel. C'est ce qui ressort d'un sondage. Harris Interactive pour le ministère du Travail est parmi les actifs qui sont venus tous les jours sur leur lieu de travail. 15% indiquent que leur employeur ne les a pas autorisés à télétravailler.
Après la traditionnelle cérémonie de commémoration du 11 novembre à l'Arc de Triomphe ce matin, Emmanuel Macron présidera en fin de journée la panthéonisation de l'écrivain Maurice Genevois. Il a été soldat pendant la Grande Guerre. Il en a témoigné dans ceux de 14 des cérémonies au format réduit sans public pour cause de crise sanitaire. Pour la première fois, le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, évoque son adversaire dans l'élection, Donald Trump, qui ne reconnaît toujours pas son échec. Joe Biden lui tend la main mais estime que son attitude est une source d'embarras. France Info
Le 830 France Info, Néhila Latrousse, Lorrain Sénéchal. Marc Fénaud, ministre délégué en charge des relations avec le Parlement, invité ce matin du 830 France Info. Je vous ai posé la question juste avant le fil d'info. Est-ce qu'il faut repousser les régionales ? Elles sont prévues en mars et dans deux jours, Jean-Louis Debré, l'ancien président du Conseil constitutionnel, rendra son rapport justement sur la question.
Au fond, c'est la question qui était posée à Jean-Louis Debré. Je crois que ça a fait consensus le fait qu'on donne à une personnalité tierce et dont on connaît l'esprit de responsabilité, le soin qu'on lui donne, le soin de regarder, de consulter les partis politiques pour regarder quelles sont les questions qui sont posées. On est dans une phase épidémique intense dont on ne sait pas à quel moment on sort. En tout cas, on verrait qu'elles s'éloigneraient de façon assez durable. Ça pose des questions pour faire campagne. Ça pose des questions le jour du vote et d'organisation. Et donc, il y a une question qui est posée.
Il me semble que je vois se dessiner une convergence à défaut d'un consensus, n'espérons pas trop, sur l'idée qu'il ne serait pas déraisonnable de repousser en juin. On va attendre de voir ce que dit Jean-Louis Debré, mais il me semble que c'est quelque chose... Dès lors que nous trouverions des voies de convergence, il faut que la démocratie s'exprime. C'est important que la démocratie s'exprime. Et il me semble, en revanche, qu'il faut aussi se poser la question du moment où elle peut s'exprimer. Je rappelle que les élections avaient eu lieu en décembre 2015, qu'il avait été fait le choix dans la loi, d'ailleurs, de faire en mars 2021, s'ils étaient reportés de quelques mois.
Il me semble que ça ne nuirait pas à la sincérité du scrutin. Et au contraire, ça permettra à chacun de pouvoir s'exprimer. Mais je n'ai pas oublié ce qui s'était passé au moment des municipales. Je pense que si on peut trouver un terrain...
Est-ce qu'il y a été maintenu, ça vous a été reproché ?
Ça nous a été reproché, après nous avoir demandé, d'ailleurs, pour certains, de les maintenir à toute force. Donc, si on peut le regarder, ce débat-là, de manière sereine, Jean-Louis Debré, comme vous l'avez dit, donnera ses conclusions, rendra ses conclusions vendredi. À partir de là, des décisions seront prises.
Naila Latrousse.
Il n'y a pas que le calendrier électoral qui est bousculé par la crise sanitaire, le calendrier parlementaire, le calendrier des réformes également. Quatrième projet de budget voté hier à l'Assemblée nationale. Cette succession de lois de finances, ça veut dire que, forcément, d'autres réformes ne trouveront pas leur place d'ici la fin du quinquennat ?
Écoutez, c'est vrai que le calendrier parlementaire est bousculé. Je voudrais saluer l'ensemble des parlementaires au Sénat et à l'Assemblée qui font un travail remarquable dans des conditions qui sont, il faut le reconnaître, difficiles. Ils ont fini cette nuit à 4h45, les débats sur le PLFR4. Pourquoi on a fait un projet de loi de finances rectificatif pour faire face dans l'urgence reconfinant aux besoins que peuvent exprimer de façon légitime les commerçants ?
Mais quels textes vont pâtir du coup de...
Et donc, je finis. C'est vrai qu'il y a des conditions qui sont difficiles et qu'on est obligé d'intercaler parfois des dispositifs budgétaires. C'est notamment souvent des dispositifs budgétaires qui viennent impacter le calendrier électoral. À ce stade, l'ensemble des réformes sont sur la table. Il y a un certain nombre de sujets. Il y a la loi visant à lutter contre le séparatisme qui est toujours début décembre au Conseil des ministres et qui sera délibérée au printemps. Il y a la loi sur le projet de loi qui naîtra des travaux de la Convention citoyenne sur le climat.
Et on va en parler dans un instant. Le projet de loi de visuel, pour le coup, il est mis de côté pour l'instant.
À ce stade, il n'y a pas de projet de loi qui soit mis au débat du Parlement. En même temps, il y a un certain nombre de dispositions, Roselyne Bachelot le dirait beaucoup mieux que moi, qui sont nécessaires et qui pourraient être nécessaires dans le monde de visuel.
Qui pourraient être sans passer par la loi.
Alors, certains sont nécessaires de passer par la loi, d'autres moins. Donc, on va regarder avec le ministère de la Culture et puis avec l'ensemble du gouvernement à redonner une chronologie aux réformes que nous avions prévues. Et la réforme des retraites... La politique, c'est aussi la capacité d'adaptation du circonstance.
La réforme des retraites entière, à la fois sur son financement et sur...
Le Premier ministre a posé les termes du débat. Jean Castex a posé les termes du débat et du dialogue qu'il entendait nous avec les organisations syndicales. Il leur a demandé de travailler sur le sujet pour voir à quel moment. Laissons faire et laissons travailler les organisations syndicales et laissons les partenaires sociaux dialoguer. Et à partir de là, on verra s'il y a capacité.
Ça dépend du bon vouloir des partenaires sociaux ?
Ça dépend du bon vouloir de tout le monde. Mais je pense que sur une forme de cette nature-là, de cette puissance-là, il n'est pas inintéressant qu'une partie des partenaires sociaux puisse se rejoindre. D'ailleurs, à vrai dire, la réforme telle qu'elle était posée au démarrage, elle suscitait plutôt un intérêt d'un certain nombre de partenaires sociaux.
Mais pas sur le financement. Là, pour le coup, il y a eu un... Vous voyez bien qu'il y a un sujet global.
Il y a un sujet, ce qu'on disait, la réforme paramétrique et la réforme systémique. Mais enfin, l'équilibre d'un système, il tient aussi par son mode de financement. Délier complètement l'un de l'autre, il me semble que ce n'est pas tout à fait raisonnable.
Naïla Latrousse.
Marc Fénaud, vous êtes ministre délégué en charge des relations avec le Parlement, mais aussi de la participation citoyenne. Et à ce titre, c'est à vous que revient, avec le ministère de la Transition écologique, de traduire en loi les propositions de la Convention citoyenne. Où en est-on de la rédaction de cette loi ?
La rédaction est en cours. L'objectif, c'est qu'il y ait une...
Elle est en cours, c'est-à-dire ? Elle sera prête avant la fin de l'année ?
L'objectif, je vous redonne une forme de calendrier, là aussi, parlementaire, c'est de faire en sorte que le texte soit débattu au printemps 2021 et qu'il y ait une adoption avant la fin de la session parlementaire estivale, si je peux dire. Alors, on verra, je mets des précautions oratoires parce que vous voyez bien que parfois, on a des contingences budgétaires ou d'autres contingences qui font qu'on bouscule le calendrier. Et donc, c'est un travail d'écriture qui se fait entre les ministères pour essayer, comment dirais-je, de traduire la volonté de la Convention citoyenne, les 146 propositions, de le regarder aussi dans le contexte économique et social que nous vivons.
Il y a aussi ça qu'il faut regarder. Et puis, il ne faut pas se délier de l'objectif.
Il y aura des ajustements, ça veut dire ? Quand vous dites, on regarde le contexte, c'est-à-dire qu'il y aura des ajustements ?
Il peut y avoir des ajustements. D'ailleurs, on en a parlé avec les conventionnels, si je peux dire. C'est de regarder dans la temporalité comment les choses peuvent se mettre en œuvre. Vous voyez bien qu'on est en train de regarder les urgences. Mais la volonté du président de la République, la volonté du gouvernement, il y a l'esprit de ce qu'on a proposé. À la lettre aussi.
Donc, les 146 propositions, ils seront...
Oui, absolument. Mais ce qu'il faut regarder dans ces 46 propositions, il y a des choses qui avaient été écrites et il y a des choses qui étaient des intentions. Ce qui compte aussi, je vais le dire, c'est que l'objectif qui avait été donné, c'était de réduire de moins 40% les émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030. Et donc, il faudra bien voir si, dans la loi, ce que nous proposons va atteindre cet objectif. Parce que l'essentiel, c'est d'abord que cet objectif soit atteint. C'était bien le mandat qui avait été donné aux citoyens, de la Convention citoyenne. Donc, il y a le travail que font les citoyens, puis il y a le travail que font les parlementaires.
Parce qu'ils ont aussi des préconisations, des idées, et souvent, par voie d'amendement, ils essaieront d'enrichir ce texte en disant qu'on pourrait aller plus loin sur tel domaine pour réduire un peu plus puissamment les émissions de gaz à effet de serre.
Merci Marc Félo. Merci à vous. Ministre délégué en charge des relations avec le Parlement d'avoir été ce matin l'invité du 830 France Info. Merci Nalé Alatrousse. Bonne journée à tous.
Marc Fesneau