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ChroniqueCharlotte d'Ornellas· 8 octobre 2026 10 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & famille

Laurent Nuñez suspend les grenades assourdissantes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Chiffre
    « le ministre de l'Éducation nationale a expliqué que les violences et les dégradations privent, dans les prochaines semaines, 30000 élèves de cours. »
  • 4:00Chiffre
    « on parle de 200 à 250 élèves présents et on parle en effet d'une grenade assourdissante. »
  • 5:17Fait
    « Cette grenade, pour la petite histoire, en particulier, elle est utilisée depuis l'été 2025. »
  • 5:57Fait
    « Cette grenade, elle a finalement été interdite, vous savez, en lancement à la main. »
  • 7:21Fait
    « Olivier Faure, d'ailleurs dans la foulée, le reste de la gauche le propose depuis des années, demande déjà l'interdiction de toutes les armes intermédiaires restantes »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bah, elle est annoncée tout d'abord dans un moment où l'on nous fait savoir avant de le tempérer en effet que le président a trouvé la police trop dure et surtout qu'il a demandé et là c'est directement le ministre de l'Intérieur qui nous le dit de l'empathie aux forces de l'ordre. Alors Emmanuel Macron devient commentateur d'une situation d'une situation pardon absolument désastreuse qu'il a résumé au moins dans ce qui nous parvient à une question de maintien de l'ordre maintien de l'ordre qui est gênant en raison de la police. Alors le nombre de ces derniers issus de la police blessés dans l'exercice d'une mission qui leur a été demandé hein, il y a pas un policier qui est parti sur le terrain pour protéger un lycée en train de brûler ou s'interposer quand il y a

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des violences qui sont commises de son propre chef quand même. Donc la mission leur a été demandée mais ça apparemment ça n'est pas un sujet pas plus que le manque d'empathie pour reprendre le mot d'un certain nombre de manifestants violents qui s'en sont pris à la police mais également aux pompiers, à des professeurs, des parents, des camarades, des proviseurs ou des passants. Par ailleurs, je note que de manière générale dans la dans le débat, toute violence se vaut de manière générale. Donc on vous dit on va regarder, on va examiner les violences commises par les policiers dont on n'a pas le détail jusqu'à maintenant, celles qui sont commises par les élèves. Je rappelle que dans ce qui est légal ou pas pour les lycéens actuellement, bloquer son lycée même pacifiquement est-il ?

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Donc aller manifester non, mais les lycéens n'étant pas salariés, ils ont pas le droit de grève. J'ai l'impression que tout ça euh revient au même. Le récit qui s'est imposé jusque à la tête de l'État, c'est que certes on en est pas encore à dire que la police tue mais elle est borne et coupe les mains et on se demande même si elle le fait pas un peu exprès parce que si on précise pas l'inverse, c'est que c'est ce qu'on laisse entendre. Pendant que l'IGPN en est encore à essayer de comprendre le contexte des 18 enquêtes dont elle est saisie, donc le contexte des faits qui génèrent ces enquêtes, Emmanuel Macron a déjà une idée précise apparemment de ce qu'il s'est passé. Rien sur le déferlement de violence qui prive factuellement, c'est-à-dire que on voit un spectacle

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depuis quelques jours dont on ne mesure pas exactement, certains accusent de focaliser les caméras, vous savez, sur ce qui brûle, d'autres de pas entendre assez les lycéens, d'autres au contraire qu'on les entend trop, bon bref, il y a beaucoup de confusion dans ce qui est euh tangible, on va dire, dans ce mouvement. Mais factuellement, le ministre de l'Éducation nationale a expliqué que les violences et les dégradations privent, dans les prochaines semaines, 30000 élèves de cours. En plus du nombre de blessés que vous avez répertoriés. Là, c'est factuel, il y a bien des violences qui ont été commises pour en arriver là. Violences qui se commettent, en effet, dans une confusion elle-même totale, on voit bien à la fois sur les images et dans les récits des grappes euh de

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jeunes qui vont et viennent, des hurlements, des attaques, des tirs de mortier un peu partout, parfois pire. Et la réponse de la police se fait dans ce contexte. Alors, il est compliqué et c'est vrai, il est risqué. C'est une évidence, en fait. Donc, peu importe, le récit s'est naturellement inversé par défaut, on suspend l'usage d'une arme intermédiaire défensive en attendant le prochain rebondissement. La police est objectivement, et là, du côté du gouvernement, ah ça c'est pas de LFI, est objectivement une variable d'ajustement d'une panique d'autant plus forte que la situation n'est pas maîtrisée par des gens qui la regardent de loin dans leurs bureaux. Alors, imaginez le le la complexité, on va dire, d'une intervention sur le terrain.

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Vous parlez de l'inconscience politique, mais il est vrai que cette grenade est à l'origine de l'amputation de la main d'un élève, a priori. Est-ce que c'est pas normal de ? Je rajoute qu'on a appris euh ce soir que il y a une vidéo qui montre, hein, que la victime se penche vers la grenade assourdissante. Je ferme la parenthèse, on l'a appris ce soir. Euh tout est au conditionnel parce que, de fait, la confusion est grande. Alors, vous nous donnez un élément qui, peut-être, va la dissiper un peu, mais je ne prétendrais pas, moi, à l'inverse de beaucoup de gens, euh clore cette enquête avant même que l'IGPN euh nous ait donné le début du contexte dans lequel ça s'est passé. Alors on parle je rappelle par ailleurs que l'IGPN travaille comme tous les policiers du

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monde sous l'égide de magistrat. Hein, ils gèrent pas leurs petites salades entre eux. Bon, on parle de policiers sous jets de mortiers, de pierres, de feux d'artifice dans cette histoire en particulier. Et même un cocktail Molotov. La préfecture nous explique qu'il y avait un cocktail Molotov. Bon, on parle de 200 à 250 élèves présents et on parle en effet d'une grenade assourdissante. En attendant, on ne sait pas euh et c'est c'est c'est la raison pour laquelle vous donnez cette information. On ne sait pas jusqu'à présent si le lycéen a ramassé cette grenade pour la relancer et qu'elle a explosé, s'il l'a reçu sur la main et qu'elle a explosé à ce moment-là. Et on ne sait pas non plus si le tir était réglementaire. Vous savez que pour envoyer une grenade assourdissante,

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évidemment, il y a des règles à respecter. Tout ça n'est pas clair, en tout cas pas clair pour le procureur. Moi, je veux bien qu'il y ait des gens pour qui ce soit très clair. Je vais rester prudente. Mais comme d'habitude, il faudra des heures et des heures aux enquêteurs, voire des années, pour décomposer une action qui s'est déroulée en une fraction de seconde sous pression dans un mouvement de foule selon les lycéens eux-mêmes. Ils disent la grenade est arrivée dans un mouvement de foule, raison pour laquelle d'ailleurs les versions diffèrent. Il est probable, c'est même absolument certain, qu'on découvre qu'il fallait faire autrement vu le résultat. Il y a un lycéen qui a perdu sa main. Mais qui devait faire ? C'est pas encore. Est-ce que c'était le

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? Est-ce que c'était les lycéens qui qui ont qui étaient ? Est-ce que c'est le lycéen ? Qui aurait dû faire ? Et surtout, si on pointe directement la police, comment ? Voilà une bonne question dans la vraie vie des émeutes qui se répètent en effet et qui ne sont pas seulement depuis quelques jours. Parce que cette grenade, et je disais tout à l'heure, il y a l'inconsistance du monde politique. Cette grenade, pour la petite histoire, en particulier, elle est utilisée depuis l'été 2025. ? Parce parce a remplacé une autre qui avait déjà causé des mutilations pour lesquelles les enquêtes d'ailleurs ont été classées sans suite, c'est ça veut pas dire que ça n'a pas lieu et que les mutilations ne sont pas réelles, ça veut dire qu'il est difficile d'établir une responsabilité et une intention

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responsable du policier. Et cette grenade, elle a finalement été interdite, vous savez, en lancement à la main. ? Parce qu'elle risquait en plus de blesser celui qui l'a lancée, en l'occurrence le policier. Donc à l'époque, on a demandé d'utiliser ces grenades dans des lance-grenades pour que la main ne soit pas blessée, la main du policier. Alliance, le syndicat Alliance avait à l'époque réagi, craignant, donc à l'intention du ministère de l'Intérieur, craignant, je cite, que la grenade n'explose pas immédiatement, puisse être ramassée avec le risque d'une main arrachée ou que la grenade n'ait pas le temps de toucher le sol et explose donc à hauteur d'homme et dans le pire des cas à hauteur de la tête d'un homme. Donc le syndicat avait prévenu. Donc le

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ministère avait changé de modèle. Ils avaient mis un modèle temporaire en place, puis un nouveau qui est la grenade qui vient d'être suspendue à titre temporaire. Mais si les policiers dans les émeutes, si elles se poursuivent, ont besoin d'utiliser une grenade soit assourdissante, soit de désencerclement, ils devront, ils pourront utiliser en tout cas la précédente qui avait été interdite en raison de deux mutilations que de communication. Mais l'inversion est réussie, exit les violences, les blessés, les destructions, la police ou au moins ses grenades sont au cœur du débat et donc dans l'inconscient de tout le monde responsable. Olivier Faure, d'ailleurs dans la foulée, le reste de la gauche le propose depuis des années, demande déjà l'interdiction de toutes

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les armes intermédiaires restantes, le le évidemment le comment dire le le focus se fait toujours sur le LBD, mais il y en a plusieurs autres. Très bonne idée, mais est-ce qu'on retire la police tout ? Ou est-ce qu'on l'envoie à mains nues dans les scènes que l'on a ? Encore une fois, c'est pas contre les lycéens qui ont des revendications, c'est qu'il y a factuellement des violences dans la rue. Est-ce qu'on arrête d'envoyer la police ou est-ce qu'on l'envoie absolument ? Parce que je précise que les armes intermédiaires sont faites pour précisément ne pas utiliser d'armes létales, ce qui est en effet la meilleure idée. Et pendant ce temps-là, ce matin à Strasbourg, un adolescent de 16 ans a été pris en charge en urgence absolue avec une blessure grave à la

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main causée, je cite, par son propre tir de mortier. La situation est plus claire à l'heure où on parle, mais cette mal a n'intéresse absolument personne, ni chez LFI, ni au gouvernement. Elle témoigne pourtant d'une réalité de cette violence sur le terrain, cette violence dont on accuse si souvent ceux qui la subissent. Faut-il penser que finalement le discours d'extrême gauche pourtant décrié à sur la police finit par ? Bah en théorie, on le conteste, on le conteste partout. D'ailleurs, on accuse LFI de le porter. Dans la pratique, on s'y range facilement, rapidement, avant toute conclusion. Mais en théorie, on refuse aussi la mort d'un jeune homme lynché au sol en France par principe. Et dans la pratique, on finit par regretter une minute de silence en raison de ses

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idées supposées. En théorie, on banne le terrorisme, mais dans la pratique, on s'indigne beaucoup plus facilement d'une petite phrase qui génère une diabolisation que d'un drapeau jeté au sol déjà oublié, drapeau qui servait à rendre hommage à des victimes et non pas au gouvernement d'un pays. En théorie, on prône la liberté d'expression et la démocratie même scolaire désormais. Bon, dans la pratique, on se tait devant l'acharnement contre un journaliste dont la seule chronique hebdomadaire indisposait quelques militants de la privatisation idéologique du service public. Je note qu'il y a pas eu de réaction, tout simplement dans le bloc central. Il y a pas eu de réaction non plus pas plus à ça que conférence annulée régulièrement en raison des violences qui pourraient y être commises

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contre les personnes qui interviennent. En théorie, on s'indigne qu'un élu juge le recours à la violence légitime. Dans la pratique, on désigne a priori les forces de l'ordre comme trop dur et comme exerçant une violence a priori illégitime. Le discours d'extrême gauche a finalement des relais même passifs bien au-delà de ses frontières.