[DIRECT] Audiovisuel public : audition des représentants du service info de Radio France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 45 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Règles de divulgation des documents des commissions d'enquête
- 2:00FerméeRéponse directe
Précisions sur les déclarations d'intérêts des responsables
- 5:00ComplaisanteRéponse directe
Présentation des responsables de Radio France
- 10:00RelanceRéponse partielle
Organisation du rapprochement entre France Bleu/France 3 et France Info TV/Radio
- 15:00OuverteRéponse directe
Rôle du directeur éditorial dans la définition des lignes éditoriales
- 20:00RelanceRéponse directe
Déclarations politiques passées du directeur éditorial
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Les rapporteurs des commissions d'enquête exercent leur mission sur pièce et sur place. »
- 1:00Fait
« Le secret des affaires ne peut être opposé au rapporteur d'une commission d'enquête. »
- 2:00Chiffre
« France Télévision a transmis plus de 26000 documents sur la data room. »
- 5:00Céline PigalFait
« Radio France constitue un cas unique dans le paysage culturel français. »
- 8:00Céline PigalChiffre
« Radio France est le média qui donne la parole à plus de 50 invités par jour. »
- 9:00Céline PigalChiffre
« Radio France est le média qui aborde plus de 70 thèmes différents par jour. »
- 2:00Fait
« Radio France verse par usage cette indemnité dès lors que le salarié quitte l'entreprise après 65 ans. »
- 23:00Monsieur Jacob BelliFait
« Vous êtes un média d'obsession. »
- 5:00Fait
« Le parti radical de gauche même s'il s'appelle parti radical n'est pas un parti d'extrême gauche. »
- 8:00Fait
« La liberté d'expression sous l'emprise des algorithmes, c'est vraiment bullshit. »
- 9:00Fait
« Radio France comme service public, c'est un devoir d'exemplarité sur l'emploi et les conditions de travail des personnels. »
- 11:00Fait
« On ne peut pas décréter le monde extérieur. Donc, on vit avec et on essaye. »
- 23:00Fait
« Les gardiens de la révolution n'étaient pas classés terroristes au moment de l'invitation de l'ambassadeur. »
- 0:30Fait
« La loi nous impose de ne pas diffuser d'appel au meurtre. »
- 12:30Fait
« Les ouvertures de café sont associées à une baisse du vote d'extrême droite. »
- 3:00Fait
« la carte de presse est un élément important. Euh mais l'essentiel c'est d'avoir été journaliste soi-même, d'avoir été au sein de rédaction et de connaître d'avoir expérimenté ces ces pratiques déontologiques. »
- 7:00Fait
« à Radio France en tant que directrice de France info, je suis personnel technique et administratif. Je n'ai plus de carte de presse euh et pourtant je pense que mes collaborateurs, mes camarades journalistes me reconnaissent comme une expérience et une légitimité journalistique. »
- 10:00Fait
« Philippe Corbé est un excellent journaliste et ensuite parce que nous allons mieux que jamais pouvoir travailler ensemble. »
- 15:00Fait
« Radio France met en place un cadre très strict sur les réseaux sociaux. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
sur les règles applicables à la divulgation d'informations reçues dans le cadre d'une commission d'enquête parlementaire. Hier, nous avons eu une audition de la société Together Media. À cette occasion, monsieur le rapporteur a dévoilé un certain nombre de chiffres relatifs au festival de Cann relatif aux indemnités de licenciement d'une ancienne salariée de l'audiovisuel public.
Ces chiffres ont immédiatement été repris par les médias et suscitent de nombreuses réactions. Je souhaite donc revenir rapidement sur les règles applicable à l'utilisation des documents reçus dans le cadre d'une commission d'enquête. Le deuxème alinéa de l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires d'expose expressément que les rapporteurs des commissions d'enquête exercent leur mission sur pièce et sur place.
Tous les renseignements de nature à faciliter la mission du rapporteur doivent lui être fournis. Les rapporteurs sont habilités à se faire communiquer tout document de service à l'exception de ceux revêtant un caractère secret et concernant la défense nationale, les affaires étrangères, la sécurité intérieure ou extérieure de l'État et sous réserve du respect du principe de la séparation de l'autorité judiciaire et des autres pouvoirs. Il ressort tant du texte que de la pratique constante des commissions d'enquête parlementaire depuis plusieurs décennies maintenant que notamment le secret des affaires ne peut être opposé au rapporteur d'une commission d'enquête.
Il a le droit et les personnes physiques au moral auxquelles il s'adresse doivent lui communiquer les documents demandés. À ce titre, je soulligne que France Télévision a transmis plus de 26000 documents sur la data room et que le rapporteur me trouvera à ses côtés s'il considère que la lisibilité de ces documents, leur exploitation ne lui permettent pas de remplir ses missions de manière satisfaisante. Pour autant, et je le dis de manière la plus respectueuse qui soit au rapporteur, mais je le dis aussi clairement, la divulgation au public des documents obtenus ne peut ne peut obéir à la même transparence cette fois-ci au nom à la fois du secret des affaires et du respect du à la vie privée.
Il s'agit ici, et c'est tout le travail de cette commition d'enquête, de faire la transparence, d'évaluer les manquements et les dysfonctionnements. Et même si les parlementaires disposent d'une immunité dans le cadre de leur mandat qui le permet de travailler et c'est bien normal dans la plus grande des libertés, j'estime que nous devons faire preuve d'une vigilance, je dis bien une vigilance toute particulière dans l'exercice de nos fonctions respectives, notamment lorsqu'elles peuvent avoir des conséquences importantes du point de vue économique et concurrentiel. aussi je demande au rapporteur avec lequel nous avons échangé hier de ne pas divulguer le détail des éléments qu'il a pu recueillir au titre de ses fonctions même de rapporteur, notamment des documents qu'il a eu sur la plateforme numérique.
Monsieur le rapporteur peut tout à fait ici, comme ce sera d'ailleurs je le pense dans le cadre de son rapport, faire état et c'est bien normal parce que nous devons faire la transparence des ordres de grandeur, d'éléments indicatifs, mais je lui demande de le faire avec tout le discernement et la prudence qui s'impose afin de respecter la confidentialité des informations dont il bénéficie. Donc je le dis clairement pour pas que mes propos soient déformés. La transparence vis-à-vis des Français.
Oui, la révélation d'éléments qui qui rentrent pardon dans le cadre du respect de la vie privée et du droit au secret des affaires me paraît important et je sais que le rapporteur saura trouver l'équilibre entre la nécessaire transparence que l'on doit aux Français et le respect à la fois de la vie privée et du secret des affaires. Ce rappel étant fait, je vous accueille rapidement avant de vite céder la parole au rapporteur qui a beaucoup de questions à vous poser et à nos collègues présents parmi nous cet après-midi puisque cette audition, la dernière de la semaine va nous permettre d'entendre les responsables de l'information de Radio France même si nous sommes quelque peu au milieu du guai puisque la présidente directrice générale de Radio France a annoncé et mise en place une réorganisation et que pour beaucoup d'entre vous les fonctions que vous occupez aujourd'hui ne seront pas celles que vous occuperez dans quelques jours. Radio France est une maison importante d'information.
Euh je vais reprendre rapidement quelques chiffres mais c'est 4621 collaborateurs au 1er janvier 2024, 915 journalistes et le journalisme et l'information sont évidemment des éléments fondateurs de Radio France, des piliers de votre mission et il convenait donc après avoir auditionné les responsables de l'information de France Télévision de vous recevoir à votre tour. Je vais donc vous présenter très rapidement avant que nous puissions échanger. Madame Céline Pigal, vous êtes passé par Science Po et le SJ de Lille, vous avez commencé votre carrière de journaliste chez Europe 1.
Vous avez été reporter puis rédactrice en chef en 2008 avant de devenir directrice adjointe de la rédaction en 2009. Après un passage à Canal Plus comme rédactrice en chef de l'émission la matinale puis sur ITD, vous êtes directrice de l'information du groupe Canal Plus en janvier 2014 avant de rejoindre BFM TV où vous devenez directrice de la rédaction pendant 6 ans. Vous rejoignez Radofrance en 2023 comme directrice de France Bleue puis en cumulant avec celle de directrice éditoriale déléguée en charge de l'information et de la proximité.
Vous avez été nommé directrice de France Interre le 6 février dernier pour succéder à madame Adelle Vanret. Madame Agnès Varamian, vous êtes un visage connu du journalisme et sans doute des Français puisque sur France Télévision, vous avez été notamment correspondante à Washington pendant 4 ans puis au Moyen-Orient pendant 3 ans. Diplômé du Centre Universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg et de l'Institut d'études politiques de Grenoble.
Vous avez d'abord été reporter au service d'information générale de la rédaction de France 2 avant de partir au service politique étrangère de la même chaîne. Vous avez été rédactrice en chef d'envoyé spécial, directrice adjoint de la rédaction de France 2, rédactrice en chef du journal télévisé de 20h. Puis vous repartez sur le terrain et vous êtes enfin devenue directrice de France info au mois de septembre 2024 puis directrice de l'information de Radio France le 6 février dernier.
Monsieur Vincent Mê, vous avez commencé votre carrière dans l'audiovisuel en intégrant en février 1992 la direction des études et de la prospective de France Télévision. En 2005, vous devenez directeur des programmes de France 3. Puis vous rejoignez Té en qualité de directeur éditorial avant de prendre la direction de France 2 en 2015.
Vous avez été directeur général de Telet entre 2017 et 2021. Vous avez travaillé près de 4 ans chez New France. Nous avons auditionné ce matin le directeur général de studio TF1 et depuis le mois d'août 2024, vous êtes directeur éditorial de Radio France.
Enfin, monsieur Richard Place, vous avez commencé votre carrière sur France Info en 1996 au service Reportage. 3 ans plus tard, vous vous travaillez sur France Bleu Gironde avant de revenir sur France invo au service des sports. En 2007, vous intégrez de nouveau le service reportage dont vous devenez le chef de service en 2013.
Après avoir été directeur adjoint de la rédaction de France Info, vous devenez correspondant permanent de Radio France à Londres et en 2024, vous êtes nommé directeur de la rédaction de la radio France Info. J'aurais une question liinaire à vous poser, mais je vous laisserai d'abord pouvoir faire votre propos introductif de 10 minutes et comme vous le savez et comme nous l'impose les textes, je vais vous demander de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle qu'au terme de l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, les personnes auditionnées par une commission d'enquête doivent prêter serment. dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.
Je vais donc vous demander à lever la main droite à tour de rôle et à dire je le jure. Merci. Je le jure.
Merci. Merci et merci. Et je vous laisse la parole pour 10 minutes.
Juste pour la première question, je précise que je représente Radio France au sein du conseil d'administration de la FP. Voilà. Je précise volontiers moi aussi que je suis vice-présidente de l'école de journalisme le G Lille.
Pour ces précisions, moi je précise juste que en fait je vais cumuler les deux fonctions. Donc je vais rester directrice de France Info et à partir du 2 mars seulement endosser la responsabilité de la direction de l'information. Merci pour cette précision monsieur Place.
Vous êtes pas vice-président d'aucune structure. Bon, alors je vous laisse la parole pour un proposiminaire de 10 minutes. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames messieurs les députés, nous vous remercions de nous permettre de prendre la parole d'abord pour une introduction puis pour répondre à l'ensemble de vos questions.
Nous parlons aujourd'hui dans le casadre de nos fonctions actuelles. Céline Pigal, directrice de l'information et du réseau ici, Agnè Varamian, directrice de France Info, Richard Place, directeur de la rédaction de France ainsi que moi-même directeur éditorial du groupe Radio France. Dans une dizaine de jours comme vous venez de le dire, Céline Pigale prendra direction de France Interre tandis qu'Agnè Varamian poursuivra celle de France info tout en assurant la direction de l'information de Radio France c'est-à-dire la coordination des rédactions de nos antennes et des trois services communs international sport et investigation comme l'ont rappelé madame Sivil Veille et madame Adelle Vendrette Radio France constitue un cas unique dans le paysage culturel français dans un monde saturé d'imag Et face à la déférence des réseaux sociaux et de l'intelligence artificielle, la voix et la musique humaine reste des vecteurs incomparables de confiance et d'émotion.
La radio qui rassemble chaque jour de français sur trois reste et restera un média essentiel et singulier au moment où la violence revient dans l'espace public comme le montre tragiquement l'actualité récente où les mots perdent leur sens où la réalité des faits se noie dans les commentaires, les interprétations et les désinformations où le sens du dialogue et de l'écoute se perd. Les médias comme Radio France qui offrent des espaces de fiabilité, des de débats apaisés et des lieux de répis sont plus que jamais stratégiques. Oui, trois fois oui.
Radio France appartient à tous mais surtout à personne. Cela ne peut être qu'un bien commun où on se réunie, où on se confronte aux idées de ceux qui ne pensent pas comme nous, aux faits qui nous dérangent, qui nous contredisent, qui nous font changer d'avis. Radio France, médias d'information, de culture, de divertissement et de création incarne notre richesse et diversité culturel.
Et c'est cette mission que nous confie notre cahier des charges, des missions et des charges à travers bien entendu ces six stations complémentaires son réseau ici composé de 44 antennes locales également de trois plateformes numériques qui attirent chaque mois 28 millions de français et permettent de réaliser 50 % de l'audience des podcasts en France. Notons d'ailleurs la progression de 80 % de l'année dernière de la plateforme I Radio France, c'est aussi de nombreuses radio numérique dont certaines comme FIP Cult France Inter ont récemment rencontré un vif succès auprès du public depuis hier d'ailleurs nous proposons également mon tout petit France inter destiné au moins de 6 ans et FIB culte est devenue en moins d'un mois la première we radio de France Radio France c'est également un lieu cult culturel accueillant chaque année plus de 200000 Français venus applaudir les orchestres, les événements et festivals comme récemment Happy Weekend Hyper Weekend Festival quand même. Happy également.
Chaque mois, plus de 70 % de Français sont en contact avec nos contenus, que ce soit via leur poste de radio, leur téléphone ou via les réseaux sociaux. Radio France est le média qui donne la parole à plus de 50 invités par jour. Radio France est le média qui aborde plus de 70 thèmes différents par jour.
Radio France c'est le premier producteur et diffuseur d'info avec 700 heures par semaine. Une information qui privilégie la fiabilité, la mise en perspective, le terrain avec 180 heures de reportages qui vont du local à l'international. Radio France est le média des savoirs, 500 heures par semaine.
De la culture, de la musique, près de 500 heures par semaine également de la fiction. Actuellement, vous pouvez écouter la datation de 1984 de George Orell sur France Culture. Du documentaire.
Actuellement, la saison exceptionnelle de [raclement de gorge] la série du documentaire sur France Culture LSD propose protection de l'enfance des des histoires au quotidien du divertissement inscrit à notre cahier des charges des jeux également. L'humour, le fameux humour. France interre, la première scène d'humour avec plus de 13 rendez-vous par jour et une trentaine d'humoristes au registres différents satiriques, burlesque, absurde, parodique, ironique, abondant autant des dilemmes personnels que des questions politiques ou de société.
Enfin, la jeunesse qui représente une part importante de succès de nos podcasts avec à présent de radio et un espace numérique dédié et protégé. Radio France est vivante comme l'humain et non pas lisse comme l'intelligence artificielle. imparfaite comme l'humain, parfois rugueuse et énervante, essentiellement enrichissante et éclairante.
Le débat concernant l'audiovisé public est légitime et pour nous sommes ici pour répondre à toutes vos interrogations et remarques. La situation exige discernement. C'est pourquoi nous allons avec mes collègues vous apporter tous les éléments possibles que vous puiss pour que vous puissiez entrevoir comprendre la réalité de nos métiers, de nos procédures, de nos règles éthiques et parfois aussi des difficultés qu'on peut rencontrer.
Nous ne pouvons pas faire par exemple abstraction du contexte mondial. Les médias financés par la publicité sont fragilisés par la domination des gars femmes en passe d'accaparer 50 % des recettes mondiales de publicité. Si dans le même temps le devis public était aussi fragilisé, cela pourrait conduire à un affaiblissement global de la culture française au profit de groupes étrangers.
Ce point de vue est partagé non seulement par nous, mais également par de nombreux dirigeants du secteur privé parmi lesquels monsieur Rodolphe Belmer, PDG du groupe TF1 et David Aramondi, PDG du groupe M6. Ils appellent chacun leur manière à dépasser le clivage privé public pour adapter une stratégie nationale de défense des intérêts français. Pour cela renforcer, il propose de renforcer bien entendu l'offre privée mais sans négliger la nécessité essentielle d'un public fort et bien financé.
Monsieur Maxime Sada, président du directeur du groupe Canal, parlait lui aussi récemment du risque de devenir tous américain. Nous plaçons l'auditeur au centre de notre politique éditoriale en valorisant l'intelligence de notre public, sa curiosité, son désir de comprendre et de s'informer, son esprit critique, ses émotions ainsi que et surtout sa volonté de vivre en bonne intelligence avec des personnes qui pensent différemment, qui sont qui ont des itéraires de vie différents. Conscient de notre responsabilité, nous savons que la France se fragmente, que la solitude progresse avec plus de 40 % des foyers composé de personnes seules.
Tandis que le temps libre est de plus en plus absorbé par les écrans, réduisant les interactions sociales et la possibilité d'échanger pacifiquement avec des personnes qui ne partagent pas les mêmes opinions ou les mêmes goûts. Par ailleurs, l'accès à la formation, à la culture dépend souvent désormais de multiples abonnements coûteux constituant autant d'obstacles pour des personnes modeste. Alors, pour répondre aux questions soulevées par lors des différentes auditions, pour renforcer et réaffirmer notre imparatalité, nous agissons dans un cadre légal, robuste, que nous respectons scrupuleusement. la loi de 1986 garantissant la liberté de communication et le cahier les cahiers des charges qui en découlent fondant notre ligne éditoriale.
Ces outils ont évolué dans le temps et restent perfectible. La jurisprudence du Conseil d'État nous oblige à étendre le principe de pluralisme à toutes les émissions participant à la formation. Nous avons développé un baromètre du pluralisme dès la décision du Conseil d'État sans attendre et c'est ce qui a permis à madame Veille de vous le présenter lors de son audition en décembre dernier.
Et bien évidemment, nous sommes soumis aux lois de 1881, 1972, 2014, 2016 et 2017 qui font la liberté d'expression et la liberté artistique. C'est notre métier que de garantir la diversité des points de vue. la responsabilité de notre encadrement à tous les échelons de la fabrication, de nos programmes et de l'information.
Nous avons développé en notre sein des gardes fous que sont la médiatrice et le comité éthique. Notre notre indépendance repose aussi bien sur la capacité à remettre en question à chaque instant nos propres biais que sur le caractère collectif et collégial de la fabrication des programmes. Nous nous pions à toute forme de contrôle et en tout premier lieu à celui de l'ARCOM.
Nous défendons aussi notre indépendance et notre liberté éditoriale. Pas par esprit revêche ou rebelle, mais parce qu'elles sont les conditions de notre impartialité pour le public. Quand on dit qu'on est indépendant ou qu'on doit avoir une ligne libre, cela veut dire protéger des pressions.
D'où qu'elles viennent ? des conflits d'intérêt ou de censure ou d'autocensure. Ce ne veut pas du tout dire hors de tout cadre et je viens de vous rappeler l'abondance de ce cadre légal.
Ceci nous y tenons parce que nous tenons la confiance de nos auditeurs. Cela passe par un contrat d'écoute informel et clair entre l'auditeur et nous lui permetant de faire la part des choses de comprendre la spécificité de chaque genre de chaque rendez-vous. car à chaque genre ses propres codes et son propre contrat d'écoute avec l'auditeur.
Par exemple, l'info n'est pas l'humour. L'humour n'est pas l'info. Et nous pouvons décliner.
Un journaliste qui mène une interview contradictoire n'est pas un partisan, mais simplement un journaliste qui tente d'éviter la langue de bois pour que l'auditeur et la réponse à ces questions. Celui qui enquête n'est pas un militant, c'est un professionnel qui vérifie, qui confronte, qui met en perspective pour que l'auditeur puisse faire son avis sur des faits vérifiés. L'éditorialiste expose une analyse mais il argumente.
Il fonde son avis sur une analyse de fait et il apporte des informations à l'auditeur qui ne partagera peut-être pas son opinion finale. L'humoriste n'est pas un partisan, c'est un satiriste. Voir un panfletter qui fait rire ou pas, qui agace ou qui séduit, qui aura un goût de liberté et sera une garantie d'indépendance.
Enfin, notre meilleure garantie reste l'auditeur à ne jamais sous-estimer ou infantiliser. Juge en dernier ressort, libre d'approuver, de contredire et surtout d'approfondir à notre contact son propre avis. Nous lui devons transparence et déontologie sous forme d'un contrat d'écoute claire qui ne perd qui ne le prend jamais à revers.
Au sein de chaque antenne, de chaque genre, de chaque rendez-vous, nous devons être son éclaireur, pas plus, pas moins. C'est une promesse d'honnêteté intellectuelle et de respect qui nous anime chaque seconde et je vous remercie de votre attention et de votre patience. Merci monsieur le directeur comme le rapporteur a beaucoup de questions et qu' a de nombreux collègues présents et je pense qu'ils vont continuer d'arriver.
Je vais vous poser qu'une question liminaire euh une question peut-être plutôt d'organisation parce que je pense que le rapporteur vous interrogera beaucoup sur les questions d'information. C'est sur la l'organisation de de le rapprochement de de France et vision et de Radio France. Ça fait des années qu'on parle d'un rapprochement entre France Bleu et France 3 et qu'on parle d'un rapprochement entre France info TV et France info Radio.
Ce qu'on appelle les fameuses coopérations par le bas qui ont eu du mal à se mettre en place au fil des ans et qui de manière plus récente ont pu aboutir à la création d'ici madame la directrice ou à un rapprochement plus nourri entre France info TV et radio. Et ma question est assez simple. Est-ce que vous pensez aujourd'hui que pour que ces coopérations aillent à leur terme, qu'on arrive par exemple à créer un grand média de proximité qui rapproche les équipes de France Télévision et de Radio France et créer un grand média d'information qui permettent de rapprocher définitivement France Info TV et France info Radio.
Est-ce que vous pensez qu'une holding est souhaitable ? C'estàdire un pilotage, une gouvernance unifiée où vous pensez que des coopérations par le bas, celles que vous mettez en œuvre sont sont suffisantes ? Et pour dire aux Français qui nous écoutent, il y a actuellement un un projet de loi, une provision de loi dont je suis le coprapporteur qui souhaite construire une holding pour que justement ces projets soient pilotés par une gouvernance unifiée.
Mais qu'aujourd'hui, c'est pas le cas. Et donc ça m'intéresserait rapidement avant que le rapporteur vous interroge d'avoir votre avis sur la capacité que vous avez sans qu'il y ait une gouvernance unifiée de mettre en place ces coopérations. D'un côté France info, radio et TV rassemblé, de l'autre France 3 et France Bleu.
Alors c'est une question qui appelle qui pourrait appeler des heures de réponse à elle toute seule. Euh je laisser mes deux collègues revenir sur la question précise de comment elles peuvent se rapprocher France Info et ici. Euh juste à dire que c'est quand même en tout cas Agnè et moi nous connaissons les deux maisons.
Ces deux maisons a de cultures très différentes et le rapprochement ne sera jamais simple et demandera du temps. De mon côté, je voudrais euh profiter de cet espace qui nous est donné pour vous dire que j'ai une conviction profonde qui est que la France a fait quelque chose de parfaitement exceptionnel pour protéger la radio. En 1974, elle a fait en sorte que la radio sorte du giron de la télévision et c'est ainsi que la radio de service public en France est restée forte et puissante.
Récemment, lorsque j'ai été nommée directrice de de France Interre, mon mari qui est franco-allemand et qui a grandi 25 ans en Allemagne a reçu tant de messages qui m'a dit "Mais c'est quoi cette radio exactement ce qui dit la singularité de ce qui a été protégé et qui a été euh organisé dans l'espace public avec la radio, la maison de la radio et Radio France. Les rapprochements entre la radio et la télévision, ils ont notamment été portés depuis 2005 par un patron que j'ai connu et apprécié qui est à l'enveil et qui a donné l'idée à beaucoup d'autres cette façon de réfléchir existait ailleurs. Mais en France, de faire travailler ensemble la radio et la télévision.
C'était il y a plus de 20 ans la naissance de BFM TV. Et pendant ces 20 années, on a discuté de ce que pourraient être les modalités de rapprochement entre la radio et la télévision de service public. Il y a encore des choses à faire, des choses sur lesquelles on peut travailler.
Et néanmoins, mon autre conviction, c'est que ce temps est déjà pour partie derrière nous parce qu'en réalité la radio et la télévision aujourd'hui souffrent. d'une certaine éosion et que l'enjeu du moment, c'est de s'adapter aux usages et notamment à ceux qui sont les nôtres dans le monde numérique. C'est pourquoi de mon point de vue, les rapprochements aujourd'hui, ils doivent être liés aux plateformes numériques.
C'est dans cet espace- là que nous devons nous consolider mutuellement et peut-être aussi envisager des formats nouveaux, natifs ensemble. Mais je crois que la radio et notamment la nôtre qui va bien doit continuer de faire en priorité de la radio et en priorité du numérique, que la télévision doit faire de même de la bonne télévision et du numérique et que c'est dans cet espace- là que nous devons nous rejoindre. Ce qui au passage aura un énorme avantage étant donné que nous cherchons les modalités du rapprochement depuis longtemps, c'est que dans le monde du numérique, on peut faire beaucoup de choses à distance.
On peut créer des environnements liés au numérique sans nécessairement changer les statuts des personnels ou embaucher de nouveaux personnels dans ce monde là avec un statut dédié. Ce qui l'air de rien pourrait nous épargner un chantier ses pharaoniques. Merci.
Alors peut-être un mot alien puis je laisse la par rapporteur. Il y a beaucoup de questions peut-être parce la réponse était très complète et très claire mais je vous laisse compléter rapidement et je cède vite la parole au rapporteur. Moi je vais me situer euh euh strictement euh sur le terrain de France info, la télé et de France info la radio et euh du numérique.
Et la question d'un pilotage commun peut se poser, elle peut même se discuter bien évidemment, même si il faut, je suis toujours prudente sur le fait d'ajouter des structures et d'ajouter des chefs aux chefs. Je suis quelqu'un de pragmatique qui a monté les échelons et vous m'avez fait l'honneur de le rappeler et je cherche l'efficacité aujourd'hui et peut-être qu'on l'explique pas suffisamment mais et c'est notre faute mais nous avons beaucoup de relations. C'est-à-dire que en fait les coopérations, elles sont font réellement et à tous les niveaux.
Et euh cette réussite, elle est aussi parce que nous respectons la spécificité de nos de nos médias et c'est fondamental dans une coopération. la télévision, la radio, ce sont des formats, ce sont des primet time, ce sont des métiers, des auditoires, des usages euh différents. Euh moi, je pense que la fausse piste, ce serait de penser, parce que c'est effectivement daté que de que d'imaginer qu'on va faire plus de radio filmé propulsé à la télévision ou qu'on va diffuser intégralement des formats télévisuels à la radio.
Évidemment que on peut faire de l'événementiel ensemble et c'est souhaitable. Mais ce qui compte absolument et c'est cela je pense qu'il faut retenir, l'important c'est de faire circuler nos contenus. C'est-à-dire que quand nous avons des contenus de valeur, il faut pouvoir les décliner à la radio, à la télé, sur le numérique, sur nos réseaux sociaux, leur donner de la puissance.
Je vous donne un exemple. Quand nous avons un un journaliste de la radio qui révèle une partie de laffaire Epstein, et bien il va aller sur la télévision expliquer son enquête. Quand euh euh France I négocie euh l'interview exclusive de Zelandski, la radio va le la diffuser.
Donc c'est en fait si vous voulez cette cette puissance qu'il vaut pouvoir donner au contenu mais il faut partir des contenus, j'en suis persuadé. Merci pour ces réponses complètes et je laisse la parole au rapporteur pour une première série de questions de 45 minutes puis je redonnerai la parole ensuite. Merci beaucoup monsieur le président.
Merci mesdames, merci messieurs pour votre participation cet après-midi. Effectivement, j'ai beaucoup de questions, vous l'imaginez à vous poser. Il y a aussi un beaucoup de collègues qui sont présents et et monsieur le président a raison de de leur donner la parole.
Euh je compte sur la concision de vos réponses. Je pense que ça permettra d'avoir un échange efficace cet après-midi. La première question s'adresse à vous madame Pilial.
Vous venez tout juste de prendre vos fonctions pour succéder à Del Vandrette à la direction de Franceerre le 5 février dernier. Le journal de Libération consacré sa une au départ de madame Vendrette et un article, l'article principal indiqué, je cite, qu'une délégation de membres du bureau de la société des journalistes de France Center ainsi que des représentants syndicaux du SNG, la CGT, vous aurez rencontré conjointement avec elle une source citée dans la libération. explique, je cite à nouveau, on a plaidé en disant qu'il fallait quelqu'un de bienveillant avec la rédaction, capable aussi de nous défendre à l'extérieur face à la commission d'enquête par exemple.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer clairement ce qui a conduit au départ d'Adelle Vendrette et quelles sont précisément aussi les raisons qui ont participé à votre nomination à la tête de France Inter ? Vous voulez savoir si je suis bienveillante ? Ça pour commencer euh je ne prendrai mes fonctions que le 2 mars.
J'ai eu à cœur étant donné les missions qui m'était confié précédemment prendre le temps de pouvoir transmettre les deux dossiers que j'avais en main et qui n'étaient pas petit. à la fois euh la question du réseau ici et des 44 locales et à la fois la direction de l'information à Agnè ici présente. Il y a un épisode qui a été déclencheur qui a été le départ de Philippe Corbé qui est un grand journaliste, mon ami et son départ m'a beaucoup pe aîné pour France Télévision qui a fait que des questions se sont posées autour de l'organisation à France Interre. notamment parce que le moment est tellement essentiel et tellement crucial que la question d'une réorganisation a soudain paru naturel pour affronter les différents épisodes devant nous.
Et parlant de cela, je ne parle pas que de la situation politique française, mais très au-delà de toutes les de tous les enjeux géopolitiques qui sont devant nous. Il y avait pu y avoir des discussions sur la question de savoir si Adelle était intéressée à reprendre un rôle à l'antenne, chose qui se serait faite beaucoup plus naturellement en fin de saison qu'à ce moment-là. Mais il a semblé que puisqu'il y avait une réorganisation nécessaire, il était utile de le faire à ce moment-là.
Laissez-moi s'il vous plaît dire l'incroyable travail fait par Adelle Vret 4 années qu'elle a passer à la tête de France Interre. Cette radio était déjà la première de France. Elle l'est plus que jamais avec un écart plus important encore avec la deuxè radio de France. nos amis de RTL que je salue néanmoins parce qu'on a besoin de radio vivante dans le paysage radiophonique.
Et par ailleurs, les audiences de cette radio sont aujourd'hui à leur niveau historique. C'est donc bien parce que la maison Radio France avait à cœur pour les deux années qui viennent au moins et peut-être au-delà d'être organisé au mieux. que ces décisions ont été prises.
Merci monsieur le rapporteur. Puis on va essayer de faire des questions courtes et des réponses concises mais même si c'est les premiers échanges donc c'est normal d'aller au bout des celul mais je crois qu'il y a beaucoup beaucoup de questions. Allez-y, je vous en prie.
Merci madame pour votre réponse. Merci monsieur le président. Madame Pilial, donc janvier 2022, vous participez à une table ronde intitulée les médias face à la crise consacrée à la crise sanitaire du Covid-19.
Vous y déclariez en évoquant notamment les controverses autour de la communication gouvernementale en prenant l'exemple des propos mensongers. Ça a été avéré de Sibetai qui était porte-parole de l'Élysée à l'époque sur les masques. Je vous cite, dans un moment où l'on vous dit qu'on est en guerre, on est rappelé au fait qu'il ne faut pas non plus troubler les gens, trop troubler les gens et finalement ne pas aller trop à rebour de la parole officielle puisque ce serait fragilisé un consensus social.
Fin de la citation. À cette époque, vous étiez directrice de la rédaction de BFM TV. Vous venez donc désormais d'être nommé dans quelques semaines maintenant à la tête de France Interre, première matinale de France.
écouter chaque jour par des millions de d'auditeurs. Ma question est simple. Est-ce que vous considérez toujours qu'un média doit ne pas aller trop à rebour de la parole officielle comme vous l'avez expliqué en 2022 ?
Est-ce que vous admettez peut-être avoir menti à l'époque aux téléspectateurs de BFM TV pour maintenir, je vous cite, un consensus social ? Je vous remercie de me donner l'occasion de répondre à ce sujet parce que cette séquence a été excessivement virale à l'époque et pour tout dire le moment a été très pénible. Ce qui m'est arrivé ce jour-là, c'est que j'ai eu une expression malheureuse et néanmoins sur un sujet qui mérite qu'on y réfléchisse, qui est celle de notre responsabilité collective.
Ce jour-là, dans le cadre de de de ces échanges, j'étais face à des scientifiques qui n'étaient pas la population que je pratiquais le plus et j'avais à cœur de leur dire vous les scientifiques à l'époque, vous auriez dû parler plus fort, vous auriez dû dire plus franchement que le port du masque était absolument nécessaire. C'est à quoi docun répondait, on pouvait pas faire ça parce que on en avait pas des masques. Mais dire que le masque était nécessaire, ça aurait eu l'utilité de dire à chacun qu'au moins se protéger la bouche ou se protéger le nez et la bouche avec au moins un foulard, c'était mieux que rien.
Et comme je suis quelqu'un de bien élevé, que je ne voulais pas être trop offensive face à ces scientifiques qui étaient assis face à moi, j'ai dit on là où j'aurais voulu leur dire vous avez manqué de parler haut et fort et je me suis inclue dans ce sujet. Et je vais vous dire pourquoi. Parce que peu de temps auparavant, nous avions traversé la crise des gilets jaunes.
Et sur la crise des gilets jaunes, je vous remercie, toutes les critiques avaient plu. La question du consensus était largement laissée de côté. Et au début de cette crise du Covid, je sentais bien que collectivement la société avait du mal à entrer dans la critique qui est toujours nécessaire néanmoins.
Et c'était ce que j'ai souhaité rappeler à ces à ces scientifiques. Merci d'avoir pu apporter ces éléments de réponse. Monsieur le rapporteur.
Merci madame. Merci monsieur le président. Si je vous pose cette question, c'est aussi passieux.
Hier en visite officielle en Inde, Emmanuel Macron, le président de la République, a tenu des propos particulièrement inquiétants sur la liberté d'expression. Je vais le citer, il s'exprimer en anglais mais la traduction française indique, je le cite, la liberté d'expression, c'est des conneries. Si personne ne sait comment on y accède, surtout quand elle nous fait passer d'un discours de haine à un autre.
Vous êtes aujourd'hui à la tête de de France en terre, première matinale de France. Quelle garantie ? enfin dans quelques semaines, quelle garantie est-ce que vous pouvez nous apporter pour que concrètement euh par rapport aux propos que vous avez pu déclarer par le passé pour lesquels vous êtes expliqué, vous ne cherchiez pas à aller à rebour de la parole officielle ?
Quelles sont les garanties d'indépendance vous pouvez aujourd'hui nous apporter pour que France interre soit parfaitement imperméable à la parole officielle et notamment à ce qu'on peut entendre de c et de là. Très simplement, la liberté d'expression, c'est le cœur de notre métier. L'indépendance, c'est le cœur de notre métier.
Euh tous les jours, nous allons y travailler. Et je crois que par le parcours qui a été le mien, vous pouvez voir que j'ai su, je l'espère, rester à la place qui était la mienne euh qui n'est pas un rôle euh exécutif, qui est un rôle de contrepouvoir, mais qui doit s'exercer. à chaque instant en résistant absolument à toutes les pressions qui peuvent exister et qui sont si nombreuses que vous ne sauriez pas en faire la liste.
Merci madame pour pour votre réponse. Dernière question sur ce sujet. Quand donc je reprends le le propos que vous avez tenu donc en janvier 2022 en marge de enfin à l'occasion de cette table ronde sur les médias face à la crise, je vous cite dans un moment où l'on vous dit qu'on est en guerre, on est rappelé au fait qu'il ne faut pas non plus trop troubler les gens et finalement ne pas trop aller à rebour de la parole officielle puisque ce serait fragilisé un consensus social si demain euh le gouvernement si demain a le pouvoir en place décider d'une action particulière, est-ce que Vous maintiendriez ces propos ?
Ils ont été tenus en période du Covid, on a entendu votre explication. Mais est-ce que demain par exemple, que ce soit pour un sujet sur les gilets jaunes, que ce soit un sujet géopolitique sur l'Ukraine ou sur d'autres sujets, est-ce que vous maintiendriez ces propos là ou est-ce que vous feriez front pour préserver cet indépendance à tout prix vis-à-vis du pouvoir quitte d'ailleurs à fragiliser ce fameux consensus social dont vous parlez ? Chacun doit être absolument à sa place et le journaliste doit en chaque circonstance repartir sur ce qui fait son métier, à savoir lire tout ce qui lui est donné avec l'esprit critique nécessaire.
Penser contre lui-même, essayer de comprendre ce qu'on lui cache. Et cette pratique, c'est comme c'est comme une danseuse qui fait de la barre. C'est 30 années pour ce qui me concerne d'engagement minute à minute pour essayer de ne pas se tromper sur ce qui se passe et pour éclairer la situation.
Il ne fait aucun doute que nous sommes un contrepouvoir et qu'il doit s'exercer chaque jour. Et une fois plus, comme je l'ai dit dans le propos de liminaire, les lignes éditoriales sont toujours collectives chez nous débattu dans chaque conférence de rédaction. Donc on travaille de direction et assure une indépendance collective.
Merci. Merci euh pour vos pour vos réponses. Concernant donc cette ligne éditoriale, monsieur Mélet, Radio France compte cette chaînes de radio.
Chacune dispose de sa propre direction avec des responsables de programmes et de l'information qui sont notamment chargés de définir aussi la ligne éditoriale. Par ailleurs, la présidente de Radio France, CBIL Veale fixe aussi une orientation générale pour l'ensemble du groupe. Monsieur Mélè, est-ce que vous pouvez nous préciser quelles sont exactement vos fonctions en tant que directeur éditorial de de Radio France et quel est aussi votre rôle concret dans la définition ou dans la coordination de l'ensemble de ces lignes éditoriales ?
Euh cette question nous permet bien de souligner l'originalité de Radio France qui est une antenne, un groupe, c'est même pas un groupe, c'est une entreprise qui a toujours su préserver l'identité de ces marques et leur l'autonomie éditoriale de celle-ci. Donc mon rôle, ce poste là a été créé il y a une dizaine d'années sous la présidence de Mathieu Galet avec Fred Schinger. Il comporte donc il ne remet pas en cause cette autonomie mais c'est justement cette autonomie s'organise autour d'une stratégie commune qui se pense avec le président ou la présidente de Radio France.
Euh on comme donc on y travaille la stratégie globale sur plusieurs années, la répartition entre les chaînes. On fixe chaque année une ligne une feuille de route qui prépare notamment la rentrée suivante. Quels sont les grands objectifs dedans ?
Et puis après les arbitrages budgétaires à l'intérieur des chaînes, notamment lorsqu'il y a des économies à faire. Et euh par ailleurs nous selon les sujets d'actualité dit stratégique par exemple le puralisme par exemple la conquête des publics les plus jeunes avec en ayant repensé l'année dernière move et en ayant lancé un certain nombre de programmes jeunesse. Donc à chaque fois qu'il y a un problème stratégique un nouveau chantier j'en suis le pilote.
Merci pour votre réponse. Si je vous pose cette question, monsieur Mélé, c'est que avant de devenir directeur éditorial de Radio France en août 2024, vous avez occupé plusieurs fonctions éminentes au sein de l'audovisal public. Vous avez été directeur des programmes de France 3 en 2005, directeur éditorial d'Arté en 2011 puis directeur de France 2 à partir de septembre 2015, nommé par Delphine Arnut qui venait d'arriver.
À l'époque Libération, vous avez consacré un portrait dans lequel vous déclariez notamment que passionné de politique, vous vous estimiez, je vous cite, pour changer la société, il vaut mieux travailler à la télévision qu'être élu. Fin de la fin de la citation, ajoutant avoir toujours voté socialiste, je cite à nouveau, sauf une fois écolo. Fin de la citation.
Pourquoi est-ce que vous avez choisi le moment de votre prise de fonction à la tête de France I pour afficher publiquement ses convulsions politiques alors même que l'on attend, vous le savez, d'un dirigeant du service public de l'audiovisuel une totale neutralité ou en tout cas un respect des principes à valeur constitutionnelle qui sont inscrits dans la loi les hautards. Pourquoi cette rupture avec ce principe de neutralité au moment même où vous prenez vos fonctions ? Donc je suis pas surpris par cette question parce que vous y avez fait allusion plusieurs fois dans cette enceinte ou dans les réseaux sociaux.
Euh là, je me permettrai, monsieur le président et monsieur le rapporteur, de prendre le temps d'y répondre parce que c'est une question qui pourrait une atteindre à mon intégrité professionnelle. Donc je vais vous répondre très directement mais après j'aimerais avoir le temps de développer pour apporter tous les éléments de réponse et argument. Donc c'est très simple.
Je vous laisse bien sûr répondre de manière précise, sachant que le rapporteur aura deux questions complémentaires. Donc comme ça vous pourrez avoir un échange. Oui, je je n'en doute pas.
Je n'en doute pas. Principe de cette commission sur le sujet, je crois. Et euh je me suis réinterrogé euh forcément avoir jamais jamais pris une décision en fonction de mes opinions politiques dans le cadre de mes fonctions.
Je dirais que euh je devais avoir 60 ans, 34 ans de vie professionnelle, 28 ans dans l'individuel public. C'est dû à une vocation qui n'est très fortement tôt dans ma vie. une vocation intéressée par les métiers du de la [raclement de gorge] communication, par la recherche du public, par la culture populaire et j'y ai consacré et c'est ça qui m'a attiré bien plus que que toute autre chose.
Si j'aurais peut vous apporter un certain nombre d'arguments, je vous dirais regarder qui m'a nommé à chacun des à chacune des fonctions, que ce soit madame Sibilveille dont je vous rappellerai pas la carrière passée, que ce soit madame Véronique Kella qui a été membre de cabinet sous euh le présidence de euh président Valérie Giscardestin dans de avec deux ministres de la culture qui a été nommé à différentes fonctions par monsieur Jacques Chirac euh au CNC au CSA avant d'être nommé par monsieur Sarkozy Haré en tout cas sous son mandat. Je vous rappellerai que j'ai travaillé monsieur Patrick de Carolis de très [grognement] proche. Je ne fais pas signe de son engagement politique ultérieur, monsieur le président, vous le connaissez mieux que personne ou de monsieur Rim Fimlin.
Et ça me fait un peu mal de signaler autour de cette différentes personnes leur carrière politique ou leurs orientations politiques parce que j'ai travaillé auprès d'eux et jamais jamais il en été question parce qu'on avait vraiment le sens de servir l'intérêt de chacune des entreprises et une idée assez générale de l'audovisel public d'être au service de l'intérêt général. regarder les programmes surquels je me suis euh occupé euh en terme de feuilletons, des feuilletons populaires 3 euh qui [raclement de gorge] ont le mérite d'avoir [grognement] des personn des personnages en coral, ce qui permet de montrer la grande diversité de la société française. J'ai initié mis à l'antenne ce soir ou jamais.
Cette émission est sans doute celle qui a eu le plus de polémique tellement on ouvrait la parole et on ouvrait les invités face à tous les engrant tous les extrêmes et toutes les paroles radicales. Quand j'ai pris les fonctions de Harté, j'ai mis en place 28 minutes là où une chaîne il y avait cdite culturelle, il y avait pas de débat. Voilà, ça a toujours été ma fonction, mon envie et je m'y suis toujours consacré.
Alors, je sais que vous essayez de démontrer au travers de ma personne qui a un état profond au sein de l'audiovisuel, mais moi je vais vous dire très franchement que c'est très injuste pour l'ensemble des journalistes, des producteurs qui travaillent à des fonctions moins importantes que moi qui travaillent fortement parce qu'ils y croient aux services publics et que les découragés est sans doute la pire des choses en ce moment. Merci pour vos réponses. Euh deux dernières questions sur ce sujet, on fermera la parenthèse, mais est-ce que malgré tout ces déclarations que vous faites au journal Libération au moment où vous avez des fonctions importantes dans l'audiovisuel public, vous expliquez que vous avez toujours voté socialist, c'est une exception prêt écolo que pour changer la société, il vaut mieux travailler à la télévision que qu'être élu.
Est-ce que malgré tout, vous ne considérez pas que ça peut représenter une rupture légale et même installer une distance vis-à-vis de millions de Français qui financent cet audiovisuel publique et qu'il se disent qu'il y a certains directeurs de l'audiovisuel public qui ont une préférence politique assumée dans la presse. Est-ce que c'est vraiment votre rôle d'aller clamer et assumer ses préférences politiques ? Est-ce que 10 ans après vous referiez vraiment la même chose au moment où les Français qui ont l'impression de beaucoup contribuer à l'audiovisuel publicque réclame une neutralité pure et parfaite ?
Je vais vous y répondre très précisément et très franchement à la question. Je ferai juste un trait d'humour. C'est peut-être pas le lieu.
C'était il y a 10 ans comme vous l'avez signalé hein. Vous savez il s'est passé beaucoup de choses depuis 10 ans. Euh non, je ferai pas de l'humour.
Je vais je vais m'autocensurer si je me permets. Je vais aller directement au fait. Oui.
Euh c'est comme il est dit dans cet article, il a dit beaucoup de choses dans cet article. On m'a fait on a déjà souligné que je ne suis pas à l'aise dans la manière de répondre aux questions de la journaliste. On m'avait demandé de fendre l'armure.
Donc je suis allé beaucoup dans les souvenirs d'enfance et cetera et il est vrai que la journaliste, quand l'entretien était terminé m'a posé la question quand je me suis levé. Je n'avais pas envie d'y répondre. J'y ai répondu quand même, je ne le referai pas.
Je l'ai fait à l'époque parce que je pensais que justement ma carrière parlait d'elle seule et que ça la mettait pas en cause. Donc je me suis senti en sécurité. C'était une naïveté.
Vous demandez beaucoup de transparence par ailleurs. J'ai fait preuve de trop de transparence ce jour-là. Merci pour cette précision et rapporteur, je pense c'est important de poser cette question là.
On l'a posé, d'ailleurs, je vais vous le dire parce que comme c'est pas des procès individuels, on l'a posé à chaque personne qui dans la presse s'était exprimée parce qu'étant entendu que la loi de 1986 impose l'honnêteté, l'indépendance, l'impartialité de l'information, c'est normal que quand on est directeur soi-même de l'éditorial et donc infin de l'information, même si quand vous étiez directeur de France 2, vous aviez un périmètre plus large, c'est normal de parfois s'étonner que les personnes qui vont en charge ce pluralisme de l'information, son indépendance, son impartibilité s'exprime de temps en temps dans la presse pour indiquer leurs orientations politiques et c'était il y a 10 ans, vous l'avez précisé, vous en avez expliqué la manière dont ça s'était fait et de manière très transparente, je crois. Enfin, je laisserai le rapporteur vous dire si ça la réponse voilà a répondu à sa question. Merci monsieur le président.
Non mais merci monsieur le le directeur pour cette transparence. 3è et toute dernière question sur le sujet, pas tant sur la dimension politique mais je voudrais revenir sur cette citation de l'article. vous az expliqué pour changer la société, il vaut mieux travailler à la télévision qu'être élu.
Vous affirmez donc qu'il vaut mieux être chez Radio France en quelque sorte ou chez France Télévision plutôt qu'être élu pour changer la société. Qu'est-ce que vous entendez concrètement par changer la société ? Je crois que je vais vous décevoir.
Je vais être très loin de ce que vous pensez vous mettez sous cette définition. Pour moi, je vais [grognement] vous dire, je devais être en première grande dissertation d'histoire sur le progrès technique, sur les deux révolutions industrielles. La conclusion disait que la troisème révolution industrielle s'annonça celle de la formation et la communication.
Moi, j'ai commencé en 92, il y avait 10 sites numériques au travers le monde. Il y en a des milliards aujourd'hui. J'ai commencé en 92, il y avait 100000 heures de diffusion de télévision.
Aujourd'hui, il y en a 500000 si on s'en reste aux télévisions linéaires et on a des millions en France. Oui, je pense comme l'écriture, comme l'imprimerie, le moteur de des révolutions technologiques transforme beaucoup de choses dans une société. Moi, à titre personnel, l'esprit partisan n'est pas mon fort.
Je suis plutôt un rebelle. J'aime bien l'esprit critique, remettre en cause, passer à côté. Je pense que mes collègues pourront vous en témoigner que quand je lis ce challenge, je vais je vais les chercher ailleurs ou de là où on m'attend.
Donc je suis plus à l'aise là-dedans. J'ai vraiment eu l'impression d'y vivre et au sein du service public des très belles heures et d'en avoir été fortement le témoin. Merci pour votre réponse.
Si on passe maintenant au financement et au fonctionnement de l'audiovisuel public qui est l'une des trois dimensions importantes de cette commission d'enquête. Aujourd'hui, vous le savez France Vision cherche à réaliser à peu près 180 millions d'euros d'économie. Quand on lit les rapports de l'IGF, de la Cour des comptes et même aussi de l'ARCOM, euh alors que France Info TV existe depuis maintenant 10 ans, on se rend compte qu'il existe aucune véritable synergie, aucune collaboration, aucune mutualisation des coûts d'ampleur entre France Info TV et France Info Radio.
Je vais vous citer le rapport de l'IGF à la page 25. On est loin des ambitions initiales. Le rapprochement de la radio et de la télévision reste embryonnaire.
En février 2023, donc fin de la citation. En février 2023, un document conjoint de Delphine Arnut et Sibil Veale annoncé un acte 2 de France info mais depuis honnêtement il s'est rien passé. Comment est-ce que vous expliquez cette inertie, cette logique de silo, cette difficulté à travailler ensemble alors que il y a que la scène qui sépare France Télévision de Radio France, les locaux sont situés à peine 500 m l'un de l'autre.
Euh le rapport de l'IGF de 2024 proposait dans l'une de ses recommandations de nommer par exemple un directeur unique de France Info pour la télévision et la radio dans l'objectif, je le cite, de rassembler les équipes radio TV web dans une newsroom unique avec une polyvalence des journalistes. Comment est-ce que vous expliquez plusieurs années après que cette recommandation n'est jamais vu le jour ? Je pense que Agnè et Céline vont vous répondre très précisément là aussi sur les choses.
Moi, je pense que du côté des politiques, vous sous-estimez la différence de ces deux sociétés et la difficulté de ces deux sociétés. Je prendrai plusieurs exemples. Radio France, comme on l'a souligné Céline, est une entreprise unique et n'a jamais changé de statut depuis 1974.
Donc on lui demande de changer de statut, ça lui fait tout drôle surtout avec les risques. Entre-temps, France Télévision a changé beaucoup de statut mais à chaque fois par étape. Elle est passée d'entreprise complètement séparé en antenne de FR3 est devenue une présidence commune en 1989 avec plusieurs crises et elle a mis 10 ans à aller au bout de rapprochement de deux entreprises. pas toujours avec le soutien du gouvernement qui plus développait plutôt des chaînes nouvelles comme la 5e ou éé en dehors de son sein.
Ce n'est que à l'orée de 2000 que c'est devenu une holding euh en intégrant des chaînes comme la 5è, comme RFO et en créant de nouvelles chaînes comme France 4 et un peu plus tard France info même beaucoup plus tard d'ailleurs pendant ça a duré 10 ans 10 ans de rapprochement de statut. après la faveur du changement de du mode de financement, c'est devenu une entreprise unique et il y a eu beaucoup d'aller-retour dans les différents modes. Donc en fait si vous calculez entre 89 et aujourd'hui tout le temps qu' a eu France Télévision pour juste rapprocher des chaînes qui ont eu qui avait le même métier, donc rapprocher deux entités très différentes comme France comme Radio France et France Télévision qui n'ont pas le même mode de production production complètement interne à à Radio France relation avec des producteurs privés nombreux et compliqués comme vous le soulignez souvent du côté de France Télévision du côté côté de ici un réseau très local là les autres ont développé un réseau régional donc non ce n'est pas simple maintenant je voulais mettre ce cadre un peu historique pour que on comprenne les difficultés du quotidien qui peuvent paraître incompréhensibles de loin.
Merci. Je crois pas que c'était le sens de la question du rapporteur. Personne ici pense que c'est simple de rapprocher France Info TV, France Info Radio.
La question c'est que monsieur Mél pour avoir travaillé aussi quelques années et je le dis d'ailleurs, je je l'ai dit à chaque fois, je crois que l'ai pas dit mon cont, j'ai été administrateur pendant 2 ans de de Radio France et et ces sujets-là étaient sur la table. Il y a quand même des gens et je prolonge la question du rapporteur qui nous explique qu'en interne euh c'est pas simplement les politiques qui ont rien compris mais c'est que rapprocher la télévision et la radio, il y a des cultures d'entreprises différentes et qu'il s'il y a pas de gouvernance et comme l'a dit madame Varamian tout à l'heure une sorte de pilote qui à un moment donné arbitre parce qu'effectivement quand on regarde l'information du côté de la télé de la radio, on n'a pas forcément la même la même manière de voir de voir les choses. C'est vrai qu'on peut aussi se poser la question du point de vue politique que s'il y a pas un arbitre, un pilote qui dit à un moment donné voilà les objectifs du rapprochement entre la radio et la télé, ça se fait pas.
Voilà, c'est on peut pas juste expliquer que c'est des politiques qui ne comprennent pas comment la télévision et la radio fonctionne. C'est pas ce que je voulais dire. Non, mais voilà, je pense aussi et on aimerait aussi vous entendre là-dessus, c la question du rapporteur.
Qu'est-ce qui fait quand même qu'alors que le politique a été assez clair sur la demande de rapprochement de la radio et de la télévision, que la l'IGF en a parlé, la Cour des comptes parfois l'a évoqué, que ça a mis peut-être un peu plus de temps, voilà, est-ce que les coopérations par le bas sont possibles ou est-ce qu'il faut un moment donné un pilote, une gouvernance unifiée, alors je sais pas si c'est une holding, mais il faut un moment donné, j'allais dire, un directeur comme l'a évoqué monsieur le rapporteur, un directeur par exemple de France info globale. J'ai commencé à vous répondre sur ce sujet tout à l'heure. Je me permettrai de noter que le mix entre une radio et une télévision euh d'info en continu aujourd'hui n'existe pas nulle part.
Pas seulement dans l'audiovisuel public. Euh il n'y a pas en la matière de modèle sur lequel éventuellement vous souhaiteriez que nous nous penchions pour l'appliquer à notre tour. LCI travail.
Voilà. Il y a d'autres histoires que celle du simple rapprochement. Il y a ce qu'avait fait à la veille à l'époque s'appuyant sur les résultats et les succès RMC créer la chaîne BFM TV.
Il y a aujourd'hui peut-être côté TC News la capacité à redonner un élan radio europein. Mais vous voyez comment tout ça n'est pas euh d'évidence simplement lié ces deux environnements. Éventuellement les rassembler au même endroit, changer des statuts pour les rendre identiques.
On n pas d'exemple en réalité de cette formule qui existe, qui fonctionne et qui d'évidence soit pertinente. À contrario, le service public a fait une chose exceptionnelle qui s'appelle franceinfo.fr qui est selon les classements, selon les époques, la première plateforme numérique d'information en France.
C'est un peu étonnant. Et voyez, parfois, c'est pour ça que dans ce monde qui évolue si vite, il faut aussi être très modeste. Je signalis tout à l'heure que les notions de radio et télé ensemble, elles ont 20 ans.
Et aujourd'hui, la puissance que nous allons trouver main dans la main, c'est dans le numérique. Et je vous le disais tout à l'heure, cette logique qui consisterait à se dire il faut une personne unique pour diriger, pour organiser, à mon sens, elle pourrait exister autour de ces plateformes. Il y a France info mais il y a la plateforme [grognement] ici qui est déjà très puissante. aussi Vincent rappelait mais je peux pas m'empêcher de le faire à mon tour que en janvier dernier nous avons fait 80 % de plus que l'année dernière avec 94 millions de visites quasiment le précédent record historique c'était 73 millions.
Donc les choses sont engagées mais cette idée qui présidait à la logique de rapprochement il y a encore quelques années sans avoir tout à fait trouvé pour le dire simplement d'aboutissement législatif à mon avis mérite d'être repensé en regard de l'accélération des pratiques et des usages qui font que aujourd'hui l'écrit l'image, la vidéo, la radio l'audio se réunissent au même endroit et qu'on trouve tout ça sous des bannières qui celles-là auront tout à fait intérêt à être comm puisque vous avez pardonnez-moi il y a un rebond puis je vois répondre il y a il y a un rebond Non j'ai j'ai bien compris merci en pour votre réponse sur ce cette proposition cette recommandation de de fusion entre France info TV et France Info Radio qui est l'une des recommandations émises la Cour des comptes. Je voudrais pas eu l'impression de dire ça mais non mais c'est en tout cas la réponse que vous avez faite à cette recommandation de la Cour des comptes qu'on a bien entendu. Je voudrais venir à un point qui est important.
J'ai j'ai quelques questions et vous pourrez rebondir si vous voulez encore une fois sur ces synergies à trouver entre la télé et la radio pour France info. Je voudrais revenir aux indemnités de départ et au cadre social euh général de de de Radio France. À la page 99 du rapport de la Cour des comptes, il est indiqué, je cite, "Alors que le code du travail permet une mise à la retraite par l'employeur à partir de 67 ans avec versement d'une indemnité, Radio France verse par usage cette indemnité dès lors que le salarié quitte l'entreprise après 65 ans." Le rapport précise également que l'ensemble des indemnités de départ retraite comme licenciement représente à peu près 14 millions d'euros par an, soit l'équivalent de la masse salariale cumulée de France culture et de France musique, ce qui est une ligne quand même très importante.
Lorsque l'on a auditionné les représentants des syndicats de Radio France, ils nous ont dit, je les cite, ce n'est pas la réalité de ce qu'il se passe à Radio France évoquant une erreur ou une faute de la Cour des comptes, ce qui est assez grave. Il parlait d'ailleurs sous serment. Donc euh au-delà des recommandations de la Cour sur un rapprochement entre France info TV et France info Radio sur cette question précise des euh indemnités de départ à la retraite.
Est-ce que vous pouvez nous dire qui dit la vérité entre la Cour des comptes et les syndicalistes de Radio France sur ce point précis ? Est-ce qu'il est vrai que lorsqu'on quitte l'entreprise à 65 ans chez Radio France, on perçoit les mêmes indemnités que les indemnités légales à 67 ans, ce qu'il stipulait dans le rapport de la Cour des comptes. Euh très sincèrement, nous sommes venus ici pour répondre à des questions plutôt d'ordre éditorial.
On se sent pas la capacité de répondre à votre question, on le fera par écrit. Merci. Non, mais c'est ce que j'ai indiqué au rapporteur.
Voilà, vous pos la question mais c'est qu' on n pas le directeur financier ni le DRH. Je dire il faudra qu'on se pose la question si on souhaite si on souhaite auditionner le directeur financier je crois juste madame Varamian vous vouliez rebondir peut-être sur l'information parce que vous avez pas entendu si le rapporteur le permet ou ça me paraît important si le rapporteur m'accorde ce temps-y euh vous avez effectivement mentionné que j'ai en grande partie fait ma carrière à France Télévision et que donc j'ai une appréhension assez fine de ce qu'est une télévision et de ce que peut être une radio. J'aimerais juste encore une fois vous préciser de ne pas sous-estimer les coopérations actuelles.
La radio produit 2 heures de programme pour la télévision. Elle met à la disposition de la télévision tous ses invités qui sont filmés dans ses studios et la télévision reprend parfaitement et abondamment ses ses invités. Encore une fois, euh plus que les structures, ce sont les contenus qui doivent circuler euh et ce sont ces synergieslà.
Euh et ce que je note moi, c'est qu'aujourd'hui la marque France Info est forte et que 2/3 des Français chaque mois sont en contact avec elle et que le numérique est quelque chose qui structure et qui est au cœur en fait de ce que vous appelez le rapprochement. Mais vous savez, il il existe au sein de nos rédactions, on a des dizaines de groupes WhatsApp par lesquels sans un coût supplémentaire pour le contribuable et bien nous échangeons et nous nous coordonnons y compris sur des comptes sur les réseaux sociaux que nous gérons collectivement. Donc nous nous parlons et nous nous parlons d'autant mieux que nous nous connaissons. [grognement] Merci pour votre réponse.
Effectivement, je pas j'avais un certain nombre de questions à vous poser sur le cadre social et je comprends que n'étant pas chargé de responsabilité financière pour Radio France mais simplement éditoriale, je ne vous poserai pas cette question même si ça aurait été utile d'avoir votre avis notamment sur les 14 semaines de congé payé pour les pour les journalistes que vous représentez. Mais il y a bien d'autres questions intéressantes à vous poser. Euh, j'en viens donc à une à une question importante, c'est celle au fond de la du nombre de chaînes de télévision et de radio publique que les Français financent chaque année.
Lorsqu'on a auditionné l'Inspection générale des finances, c'était il y a quelques jours, elle nous a indiqué que Radio France devait dégager plusieurs dizaines de millions d'euros de gain d'efficacité et de productivité. La cour des comptes écrit également page 33 de son rapport consacré à Radio France que au vu des marges de manœuvre limitées tant du côté des ressources commercial que publique, des mesures d'efficience doivent être anticipées ou plutôt afin de préserver l'équilibre financier. Dans le même temps, donc c'est ce que je disais en introduction, mais l'audiovisuel public français représente un ensemble très vaste, plus d'une centaine d'antennes radio et de chaînes de télévision publique.
Chez Radio France, c'est sep stations radio. Je l'ai rappelé en introduction. Lorsque j'ai interrogé représentants syndicaux de Radio France il y a quelques jours sur cette profion de chaîne radio et télévision publique qui coûte 4 milliards d'euros d'argent, ils m'ont répondu, je les cite l'information, ça coûte de l'argent, c'est comme ça.
Est-ce que vous confirmez, enfin est-ce que vous vous vous approuvez ces propos ? Est-ce que selon vous il y a pas des fusions, des rationalisations, des optimisations de chaînes qu'on pourrait effectuer dans ce cette pluralité de chaînes de télévision et de radio plus d'une centaine ? Quel est votre avis ?
Si demain on devait demander à l'audovisuel public de faire des efforts d'optimisation, quels seraient ces efforts ? Est-ce que ce serait par exemple de réduire aussi le nombre de chaînes de télévision ou de radio ? Alors, je sais que vous voulez des réponses précises et courtes.
Vous faites des questions très larges et très complexes. [rires] Donc je vais être assez simple pour vous parler juste de ce que je connais le mieux, c'est-à-dire Radio France. Je ferais remarquer que on nous a demandé plusieurs économies d'une part en prenant le choc de l'inflation sur 10 ans, ce qui n'est pas rien en tant que tel et des et des plusieurs années avec un certain nombre d'économies.
Nous avons arrivé par des réformes internes à dégager assez de d'énergie pour faire une vraie mutation numérique qui fait qu'on a fait 50 % des podcasts en France que nous avons donc contribué à trois plateformes qui croissent fortement. Donc la mutation numérique est complètement autofinancée et organisée sur la meilleure organisation de notre travail. Il est vrai que nous avons sanctualisé l'information puisque c'était notre mission première.
Euh après, nous avons des missions à la fois de de fédérer des publics le plus larges autour de de chaînes comme France Inter et Franc et et France Info. Nous avons des des chaînes complémentaires qui font des missions complémentaires, les actualités locales, la musique classique, tous nos engagements vis-à-vis de la musique. Le travail sur les web radio est assez intéressant parce que c'est ça n'a pas de coût de diffusion supplémentaire et nous permet justement de de de travailler ce qu'on appelle dans marketing des niches comme les enfants si je prends [grognement] par exemple ou les offres musicales.
Donc on a je à l'heure où il y a maintenant comme je l'ai souligné une très grande abondance, il faut savoir avoir voilà ces antennes complémentaires et nous avons préservé l'éditorial dessus avec une gestion du des ressources humaines que je laisserai la direction des ressources humaines vous expliciter si vous les invitez. Euh après, il y a des synergies avec euh avec France Télévision comme on l'a dit, les plus efficientes, les plus efficaces économiquement et je dirais artistiquement parlant sont celles de l'ordre du numérique. Merci.
Vous voulez compléter madame Barviant ? Non non. Je voudrais souligner que pour ce qui est de France info, l'offre de notre chaîne est unique, elle est singulière et selon la façon dont on présente les choses et monsieur le rapporteur, vous dites il y a beaucoup de chaînes, il y a beaucoup de d'antennes et cetera.
Il ne faudrait pas laisser penser qu'elles font toutes la même chose. C'est justement cela la richesse d'un service public qui par ailleurs a un cahier des charges très précis. Et donc France info, la radio est unique dans son offre.
Elle est très complémentaire de la chaîne de transmission des savoirs de France Culture. Elle est elle aussi très complémentaire d'une chaîne sœur comme France Interre qui est très généraliste. Donc voilà, il y a des offres différentes pour des publics différents et quand on additionne le nombre d'auditeurs, on arrive à des chiffres très importants.
Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. Euh dans le cadre de cette commission d'enquête, on s'intéresse au fonctionnement mais aussi au financement de l'audiovisel public.
Notamment, on s'intéresse aux questions d'avantage et et de rémunération. Lors des précédentes auditions, tous les dirigeants, les animateurs de France Télévision nous ont expliqué qu'ils ne pouvaient pas, qu'ils ne voulaient pas nous révéler leur montant de rémunération parce que alors c'est ce que les Salamé nous a dit il y a quelques jours, une consigne de la direction de France Télévision les avait enjoint à ne pas révéler le montant de leur rémunération. Est-ce que c'est la même chose du côté de Radio France ?
Est-ce que CILVIL comme Delphine Arnut vous a demandé par exemple de ne pas révéler votre rémunération, qu'est-ce que vous pensez de cette consigne ? Est-ce que vous seriez prêt d'ailleurs à nous dire le montant de votre rémunération dans le cas de cette audition ? Ça marche.
Si si si excusez-moi. Euh bah vous avez pas été étonné de notre réponse, mais je voudrais pas qu'elle soit mal comprise parce que j'entends que [grognement] il y a un soupçon de manque de transparence. Nous sommes à fond pour la transparence et cette transparence, elle est juste organisée par un cadre relativement légal.
Euh nous sommes une société anonyme de droits privés avec un conseil d'administration qui a le droit de contrôle sur la politique de rémunération. Euh nos tous nos rémunérations sont contrôlées par le contrôleur d'État. Euh la cour des comptes et la cour l'inspection des finances à chaque fois le vérifie.
Euh l'Assemblée nationale demande dans la question parlementaire chaque année euh je [raclement de gorge] ne sais pas si c'est 10 ou plus de 10 les plus grosses salaires de la société. Et si vous demandez à la direction générale de Radio France et à la direction ressources humaines de commun rémunération de ces salariés, ce sera fait si ce n'est déjà fait. Merci.
Par contre, c'est vrai que là aussi, il y a un mode concurrentiel dans le mode de recrutement pour certains postes et que ça n'a pas à être public pour le secret des affaires. Rapporteur sera pas surpris de ma précision, on commence à se connaître, à bien se connaître avec monsieur le rapporteur, mais que les les documents nous les avons nous avons vos informations effectivement nous les révélons pas aux français. D'ailleurs, je remercie le rapporteur de d'avoir respecté sur la question des salaires ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est-à-dire une forme quand même de prudence dans les éléments que nous mentionnons.
Hier, j'ai redit ce que je pensais du fait d'avoir révélé de manière très précise des contrats des indemités de licentiment et je note et je remercie le rapporteur d'avoir conservé la confidentialité des rémunérations des salariés de duel public. Je pense que c'est important parce que on va faire la transparence. le rapporteur dans son rapport pourra à travers des ordres de grandeur dire s'il y a des rémunérations qui lui apparaissent trop importantes, peut-être pas assez importantes, on verra ce qu'il en dira mais en tout cas on a ces documents, je veux quand même le dire parce que et le rapporteur le sait, il a ces éléments-là, je les ai et on pourra les analyser et on pourra, j'espère aussi comparer avec le secteur privé pour pouvoir faire aussi un travail de comparaison.
Monsieur Rorteur, je laisse la parole. Oui, mais merci monsieur le président. Merci pour votre réponse monsieur.
Il y a une vraie différence entre le fait que je dispose moi en tant que rapporteur de ces éléments, le fait que je ne puisse pas par exemple pour des raisons notamment de violation de de la vie privée les dévoilé et le fait que les Français sachant qu'ils contribuent, ce sont eux qui payent vos salaires qui contribuent aux 4 milliards de l'uel public. Le fait qu'on ne dévoile pas au moins c'est montant de rémunération. Je j'observe qu'il y a une vraie différence entre ces deux points.
Moi, je suis un parmi des dizaines de millions. Je pense qu'il y a beaucoup de Français qui nous écoutent et et qui aimeraiit connaître un peu à minima l'ordre de grandeur de ces rémunérations. Vous expliqué, vous êtes attaché à une vraie transparence sur l'utilisation des fonds publics et je remarque que Radio France comme France Télévision a passé pour consigne de ne révéler aucune de ces rémunérations.
Je le regrette. Moi par exemple à titre personnel, j'ai travaillé 5 ans dans le privé avant de devenir député. l'ensemble de mes rémunérations au mois près alors que le l'argent privé sont aujourd'hui révélés.
On sait très bien euh quasiment euh au à l'actif près le montant exact de mon patrimoine. Sabride se cache derrière un sentiment de vie privée alors qu'il s'agit. Mais je je sens que de toute façon je tiendrai pas davantage sur cette questionl.
Je vous en prie. Je vous en prie. crée des affaires que sur certains postes et notamment les plus hautes la technologie la bataille est rude pour convaincre les gens de venir travailler dans le service public et donc on n pas à donner à nos concurrents la rémunération globale les grands ordres dans les rapports de la cour des comptes qui sont publiqu il est mentionné assez largement la politique salariale ça change juste une précision et je le dis c'est important parce que les dirigeants le le rapporteur a fait cette comparaison c'est un sujet important parce que je veux pas que les français le sentiment qu'on leur cache des choses le rapporteur fait une comparaison avec le monde politique.
C'est vrai que les députés, on donne notre rémunération. Nos collaborateurs qui sont payés avec l'argent public, on ne donne pas la rémunération. Mon collaborateur, le collaborateur de et c'est de l'argent public, hein.
Nos collaborateurs l'Assemblé nationale sont payés par de l'argent public. Personne n'irait demander le salaire précis des collaborateurs. Et je et je dis et j'apporte comment non, c'est pas facile à deviner.
Et non, non, c'est pas facile à deviner. C'est pas facile à adviner et je précise juste que monsieur le sait, les dirigeants de France TV de Radio France ont connaît pour le coup les Français connaissent leur salaire et si le rapporteur veut repréciser le salaire de Delphine Ernote et de Sibil Veille, c'est pas moi qui l'en empêcherait parce que c'est public et que c'est important pour le coup et le rapporteur a raison que le salaire de madame Hernot de Sibilveille soit public. Elle dirige des entreprises de l'au duel public et c'est important qu'on ait leur salaire ensuite qu'on ait pas le détail des salariés.
C'est également comme ça l'Assemblée nationale. C'est également comme ça dans les dans les cabinets ministériels. Les Français ne connaissent pas exactement le salaire de tous les conseils ministériel, de tous les collaborateurs parlementaires et et c'est ainsi parce que ça protège aussi la vie privée des uns et des autres.
Merci monsieur le président. Mais bon, quand quand je vous entends et vous êtes pas le premier à expliquer, à vous abriter derrière le fameux secret des affaires, une rémunération publique payée sur fond public n'a rien à voir avec le secret des affaires. D'ailleurs, beaucoup d'entre vous expliqu je je vous en prie, beaucoup d'entre vous expliquer que les rémunérations que vous perceviez étaient probablement inférieures à celles que qui vous serait proposé dans le privé.
Donc vous voyez que c'est en contradiction totale avec ce secret des affaires. Si vous êtes payé moins par rapport au privé, vous pouvez nous le dire. Et dans ce cas, ça n'altère en rien une éventuelle un éventuel avantage comparatif.
J'ai compris que comme pour les précédentes auditions, on pourrait pas en obtenir davantage. Donc je vais vous poser d'autres questions et et peut-être vous alors je je vois que vous voulez réagir mais je vous en regardez le nombre de débauchages que nous avons dans nos équipes notamment. Mais moi je pense que le rapporteur peut avoir une réponse à sa question si on parle d'ordre de grandeur.
Vous c'est important si on va au bout de ce sujet. Moi moi je suis je pense qu' faut faire attention au chiffres précis parce qu'on est dans le secteur concurrentiel mais si vous le souhaitez pour répondre au rapport vous voulez savoir si nous sommes moins bien payés voà moi j'ai posé la question à chaque fois et je pense que c'est pas inintéressant le rapporteur vous attendu la perche de nous dire par exemple par rapport au privés est-ce que vous gagnez deux fois moins, trois fois moins voilà les ordres de grandeur c'est une transparence importante effectivement mais vous aurez noté que le privé ne révèle pas les rémunérations de ses dirigeants et que donc vous n'avez pas ce point de comparaison [grognement] et d'ailleurs je note mais alors c'est pas de l'argent public c'est vrai mais c'est qu'on a a eu la commission d'enquête TNT, aucune des des des grandes chaînes de télévision privée n'a souhaité révéler et parce que c'est vrai que c'est un un c'est concurrentiel, on parle aujourd'hui du mercato même Mabrook puis pas passer 10 ans là-dessus, je redonne vite la parle au rapporteur, mais c'est aussi par exemple pour les grands journalistes, il négocient avec le privé puis avec le public et donc effectivement c'est aussi des informations importantes qui permettent aussi de faire jouer la concurrence. Monsieur Raporteur, je vous cède la parole.
Oui, mais merci monsieur le président. Bon, je je vais je vais changer de sujet parce que je pense que je je pourrais pas en obtenir davantage et et je le regrette parce qu'à nouveau ce sont des fonds public et je sais aussi que nombre de vos émissions et de vos rédactions sont attachés aussi à la transparence et à l'affectation des fonds publics, même des fonds privés. C'était la question que je posais à monsieur Walex et madame Elise Lu enquêtes et des émissions en expliquant que des fonds privés devrait être des affaires publiques, mais des fonds publics sont visiblement aujourd'hui des affaires privées.
Donc il y a une sorte de confusion que j'ai du mal à expliquer mais en tout cas je m'en remets à vos réponses et je me permets de vous poser deux ou trois questions. Allez-y. Pardon. dire que euh les rémunérations des dirigeants des grands médias privés sont bien connues, qu'elles circulent largement dans l'espace et oui, mais vous voyez bien qu'il y a un sujet de culture dans ce pays qui est sans doute très différente dans d'autres pays et au fond nous inscrivons aussi dans cet espace public là euh dans d'autres pays certainement les choses seraient beaucoup plus ouvertes.
C'est c'est un état d'esprit, c'est une manière de de voir les choses. Mais nous ne pouvons pas nous trouver dans une situation où nous exprimons et nous donnons cette information alors que ceux qui sont dans l'univers concurrentiel qui est le nôtre ne les révéleront pas. Oui, parce que madame la la grande différence c'est que dans le privé il y a pas un centime d'eau d'argent public qui financaire et dans le public c'est 100 % des Français qui financent vos salaires.
C'est toute la différence et c'est aussi pour ça je pense qu'il y a beaucoup de Français qui s'émeuvent du fait que jusqu'à présent personne n'a voulu révéler son salaire parce qu'il y a aussi un consentement à l'impôt qui est un principe quasiment constitutionnel qui est fondamental et aujourd'hui peut-être que ce consentement à l'impôt est est remis en question en tout cas et altéré et c'est aussi la raison de mes questions mais je vous propose parce qu'on a un délai un temps un peu contraint peut-être qu'on avance sur d'autres sujets et juste monsieur le rapporteur admtez juste une chose il y a aussi beaucoup de français par exle qui sont fonctionnaires donc ils sont payés par l'argent public ils ont peut-être pas envie Je le dis pas pour polémique avec vous, mais ils ont peut-être pas envie pour qu'on discute aussi de ce sujet parce qu'il est important. Il y a plein de français, des millions de français qui sont fonctionnaires qui sont payés par nos impôts et l'argent public. Ils ont peut-être pas envie de révéler leur salaire à tous les Français.
Voyez donc soit on change complètement la culture du pays et on considère que quand on a de l'argent public, on révèle l'intégralité des salaires de ce pays. Et dans ces cas-là, allons-y. Révélons le salaire de nos collaborateurs, de tous les cabinets ministériels, de tous les professeurs, de enfin de tous les fonctionnaires.
Mais pourquoi simplement les salariés au duel public alors qu'il y a des millions de fonctionnaires dans le pays qui sont des Français qui nous écoutent et dont le salaire n'est pas révélé ? Mais monsieur le président, je pense que un salaire d'instituteur, un salaire de professeur, un salaire d'infirmier, un salaire de médecin, un salaire de de chef dans dans certains hôpitaux publics, c'est des salaires qui sont publics. Chacun connaît les ordres de grandeur.
Je ne vois pas pourquoi l'audiovisuel public échapperait à cette transparence là. Les chiffres sur les enseignants, sur les professeurs, sur les hospitaliers, sur les soignants sont des chiffres que tout le monde connaît et je ne pense pas que ça choque d'ailleurs, je pense que la faiblesse des montants de certains qui servent aussi des missions de services publics précieuses, je pense qu'on peut s'émouvoir de ces montants quand même très faibles. Bon, visiblement sur le deè public, il une sorte de tabou total où on ne peut pas révéler.
Non mais je je médi non monsieur on a le salaire parce que le salaire le salaire moyen est de 72000 € pour France c'est dans les 9 % des Français les plus riches. La cour des comptes indique que 15 % des salaires sont supérieurs à 80 ou 85000 € par an. Donc il y a aussi un vrai sujet dans le cadre de cette commission d'enquête de salaire exorbitant.
Je ne parle pas de Radio France parce que j'ai pas les mêmes chiffres. Peut-être que vous avez les chiffres de salaire moyen et de salaire médian chez Radiofance. Chez France Lis en tout cas, c'est 72000 € par an et ça a choqué beaucoup de Français.
C'est aussi pour ça qu'on vous pose ces questions pour faire preuve de transparence parce qu'ils sont très différents. Ils sont très différents des autres services publics. Je me permets peut-être de changer de sujet.
Maintenant, le sujet du pluralisme qui est l'un des sujets importants de cette commission d'enquête. Alors, j'ai deux ou trois questions et je vais essayer de les poser rapidement sur le respect du pluralisme par les antennes de Radiofance. Ma première question va porter sur une étude que le Figaro a publié très récemment, c'était le 28 novembre dernier, reprenait une étude de l'Institut euh Thomas Mor et qui analysait du 1er au 31 octobre 2025 l'ensemble des matinals de France interre, de France info et de France Culture.
Et et donc ils ont classé 1280 chroniques sur une échelle droite gauche assez classique et les résultats sont assez accablants puisque sur France interre cette étude prouvait que 60 % des chroniques étaient classé à gauche 16 % à droite. Sur France Culture on approche d'une forme de monopole idéologique puisque seul 6 % des chroniques de France Culture penchent à droite contre 66 % à gauche sont en rapport de de 1 à 10. Selon vous, est-ce que Radio France aujourd'hui a des problèmes sur le respect du pluralisme ?
Et qu'est-ce que vous pensez de cette enquête que le Figaro a révélé il y a seulement quelques jours qui indique une surreprésentation euh assumée et totale sur les matinales de Radio France ? Alors bah question, on rentre dans le vif du sujet peut-être pas par la meilleure manière. Euh Thomas Mort, je crois que vous avez déjà posé la question à madame Adelle Vendrette qui a largement répondu et à madame Sibilveille.
Vous je pense que comme vous êtes très bien informé, vous savez bien que l'étude de Thomas Mor 3è vague de main dans le point euh dessus toujours avec les a des méthodes un peu nouvelles mais toujours un peu viciées de notre de notre point de vue. Euh je pense que d'ailleurs et ça sera un peu mon préalable plutôt que de s'opposer étude plus ou moins partisane et nous contre argumentation avec d'autres chiffres, on doit faire confiance à l'ARCOM et à la mission donnée à monsieur Laer pour essayer d'imaginer peut-être une manière de de musérer cela de manière plus objective. Euh dans l'étude qui sera publiée demain, on comparera à la fois le on utilisera l'intelligence artificielle pour essayer de classer les gens à droite et à gauche.
Moi, je suis toujours, c'est un peu mon propos aussi dans ma réponse. Jusqu'où peut-on véritement tout faire rentrer dans une lecture politique droite gauche ? À partir du moment où j'ai dit en introduction que notre mission était le d'essayer de trouver un lieu commun où on peut débattre de manière apaisée, ce qui ne veut pas dire lisser les opinions, ce qui ne veut pas dire exclure les extrêmes, ce qui ne veut pas dire exclure les radicalités, mais juste un endroit où on passe pas son temps à dénigrer l'autre et à pouvoir s'écouter et à trouver des lieu de débat.
Je pense que c'est une mission qu'on doit faire qui est difficile parce que la société évolue d'une certaine manière. Si je reviens à l'étude de de de Thomas Mor, euh par exemple, dès qu'on parle des euh d'environnement, on est qualifié de gauche. Je ferais remarquer que c'est un article de notre cahier des charges où on nous demande de d'intervenir sur le sur toutes les questions sociétales de diversité.
Je vous renvoie l'article 5 de cahier des charges, la représentativité des collectives des minorités. Je pourrais rappeler le contexte historique de cet article 5. Il est assez intéressant.
Donc c'est vrai que toutes les critères mis en place par cet institut sont polémiques et ce serait bien que par cette commission, monsieur le rapporteur, et par vos futurs rapports, vous nous aidiez à le dépasser, à trouver des des plutôt que d'être juste là-dessus dans ce d'étude qui nous rentre qui qui ne fait que apporter des confusions. Maintenant, on peut aller au fond du sujet si vous le voyez bien, mais je pense que Céline voudra répondre et Agnè sur la propre rédaction. Et nous allons nous auditionnerons l'Institut Tomasmor et d'autres organismes un sing tank d'ailleurs de sensibilités différentes pour bien comprendre parce que c'est vrai que le la méthodologie utilisée peut questionner.
Moi, je serais intéressé qu'on puisse comprendre leur méthodologie. C'est pas exactement cette étudeel le rapporteur raison de le rappeler mais quand même dans une autre étude ils ont classé la météo à gauche, ils ont classé les violences conjugales et sexuelles à gauche. Donc violence contre les femmes.
Donc il faut voilà de demain, il y a les émissions musicales voyant plus maintenant. Voilà gauche. D'accord.
Bon on ver on va les interroger autre autre. Bon on va pas voilà en tout cas on va les auditionner ça permettra qu'ils expliquent leur permettra qu'ils expliquent leur méthodologie et voilà. Absolument.
Oui. Merci monsieur le président. Bon, si on évacue l'étude Thomas Mor, mais je je constate qu'elle est reprise par le Figaro, par l'Express, don vous expliquer le point pardon le point de main.
Donc bon, c'est pas le petit institut dans son coin qui a des méthodes fortement contestées et contestables. Je je j'en reviens donc aux données d'un référentiel qui qui je pense a des méthodes suffisamment éprouvées, c'est les données de l'arrcom. Et euh quand j'ai regardé les données de l'ARCOM, notamment sur le respect du pluralisme par Radio France en période électorale, bon, j'ai pu constater que vous donniez systématiquement moins la parole à la droite nationale et ce quelle que soit l'élection.
Je vais vous prendre deux exemples. C'est les deux dernières élections euh les élections déjà législatives de 2022 alors qu'Europa a accordé 24 % de temps de parole au bloc de droite nationale. Le score que elle a réalisé dans les urnes.
France info, France Culture et France Inter ont attribué respectivement 10 % 11 % et 15 % de leur temps de parole à ces personnalités du bloc de la droite nationale. donc largement de façon largement inférieure à ce qu'elle représente dans les urnes. Lors des élections européennes de 2024, il y a eu le même déséquilibre.
Ça s'est reproduit de la même façon, toujours au détriment d'un seul camp, c'est celui de la droite nationale. Europen a accordé, je crois, près de 32 % du temps de parole à la droite nationale. TF1 et BFM TV 33 % de leur temps de parole.
LCI a même attribué 36 % de son temps de parole à la droite nationale. Elle a connu 37 % de résultat dans les urnes. Donc c'est pas très éloigné du slur qui a été fait à la fin.
Et pourtant France Inter, France info et France Culture n'auront accordé que 27, 24 et 22 % du temps de parole. Ce sont les chiffres de l'Arcom lors de cette campagne des élections législatives. Vous conviendrez d'une sous-représentation chronique à deux moments clés sur deux élections successiv 2022 et 2024.
Comme on vous a expliqué, vous avez contesté la méthode de l'Institut Thomas Mor là les chiffres de l'ARCOM que je vous donne. Comment est-ce que vous justifiez cette sous-représentation chronique du bloc de la droite nationale dans leur représentativité sur des moments très importants, des moments de campagne électorale ? Nous sommes justement en période de campagne électorale dans un de ces moments et nous tâchons quotidiennement, nous avons le nez sur ces compteurs que nous sommettons ensuite à l'Arcom, de faire parler cette diversité à l'antenne.
Donc je peux vous dire que sur le dernier trimestre écoulé puisque ces comptes s'effectuent sur un trimestre, France Info a été irréprochable selon l'ARCOM puisque c'est le rapport qui a été rendu à la suite des comptes que nous avons rendu à la fin du mois de décembre dernier, à la fin de l'année dernière. Nous avons entamé un nouveau trimestre sur lequel nous efforçons quotidiennement de donner la parole à toutes les à tous les partis politiques, à tous les partis prenantes du débat politique en France. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à des difficultés que nous tâchons de dépasser, mais je tiens quand même à préciser que dans ce décomtecom, un maire aujourd'hui qui est frappé par les crues, s'il est LR et qu'il nous parle de comment il a évacué ses habitants, il est décompté par l'Arcom.
Donc, j'ai une difficulté à parler des crues, même si là, nous avons demandé exceptionnellement à l'Arcom de ne pas décomter. Nous allons devoir avoir ces échanges avec l'ARCOM pour leur demander à chaque fois de sortir les mers que nous faisons intervenir à l'antenne pour parler par exemple aujourd'hui de l'aréole en Gironde ou aller dans d'autres villes du Lot et Garon ou à côté d'Anger. Euh il y a aussi la difficulté de partis politiques qui jouent avec ces mesures.
Nous sommes en période électorale et nul ne l'ignore et a commencé par les partis politiques et certains candidats qui refusent de venir sur notre antenne et nous empêche donc d'équilibrer nos comptes ou alors attendent la dernière semaine pour nous dire "Nous sommes prêts à venir sur votre antenne parce qu'ils savent qu'à proximité du scrutin, ils pourront avoir la parole sur notre antenne." Donc ça aussi c'est une difficulté avec laquelle je ne me plains pas, je vous dis juste un état de fait. Nous essayons de composer quotidiennement avec toute la rédaction de France info, nos programmateurs et je sais qu'on peut s'arracher les cheveux parfois mais nous voulons nous voulons vraiment profondément faire vivre le débat démocratique sur l'antenne de France info.
Et comment vous expliquez ? J'entends à votre argument de parfois il y a des invités qui refusent de venir sur vos chaînes. Je je prends un autre institut, c'est l'institut hexagone qui qui regarde les temps de parole parmi les invités des matinales sur l'ensemble des chaînes télévision, radio, public, privé et ça a été réalisé je je crois sur le derniers trimestre de l'année 2025.
Je vois que les deux chaînes qui sous-représentent de façon chronique le Rassemblement national, donc là c'est un parti, 9 % sur France 2, 10 % sur France interre. Bon, on a RMC, c'est 15 %, TF1 c'est 20 %, RTL, c'est 14 %, l'ensemble des matinales, c'est 15 %. À nouveau sous représentation chronique, je vais pas vous faire commenter France 2, c'est ça vous est pas lié, mais France en terre c'est 10 %.
Et là, c'est un moment beaucoup plus récent. Euh donc à nouveau, je pense que les chiffres se suivent et se ressemblent. Les méthodes sont différentes mais la conclusion est la même.
Il une sous-représentation chronique du bloc de la droite nationale. Est-ce que la seule justification de il y a des invités qui refusent de venir chez nous, est-ce que elle est vraiment applicable ? Parce que je pense qu'il y a d'autres chaînes qui pourraient aussi la subir.
Donc quelle est la véritable raison derrière ? Est-ce qu'il y a pas une raison aussi éditoriale ? Quand on entend Adelle Vendret, ancienne directrice de France Interre, qui explique que France Interre est une radio résolument progressiste, est-ce qu'il y a pas une ligne éditoriale qui assume d'inviter davantage des personnalités politiques de gauche ?
Je vous laisser répondre juste que ça serait bien qu'on on s'en tienne à l'ARCOM parce que c'est le gendarme de l'audiovisuel et le rapporteur a cité euh le rapport de l'ARCOM au moment des élections européennes euh et je pense que c'est bien de l'arrcom et je préfère qu'on s'en tienne à ça parce que je ne remets pas en cause ni l'hexagone ni l'institut de Thomas Mor mais je pense que comme il y a un gendarme en France audiovisuelle c'est bien de s'en tenir à ça. Il y a effectivement, je prolonge juste la question du rapporteur, au moment des élections européennes, mais le rapporteur n'a parlé que de la droite nationale, mais il y avait pas que la droite nationale qui était sous-représentée selon l'ARCOM. Il y avait par exemple les écologistes, si je cite l'ARCOM, sur France info et une surexposition des républicains.
C'est l'Arcom qui le dit. Donc voilà, je vais pas aller plus longuement mais je c'est bien qu'on tienne à l'arrcom qui effectivement je vais dans le sens du rapporteur au moment des élections européennes mais si on est honnête a mis en garde quasiment l'ensemble des chaînes y compris privées Europe 1 aussi a été considéré qu'il y avait parfois une sous-représentation une surreprésentation mais comme aujourd'hui c'est la commission d'enquête auel public c'est à vous qu'on pose la question effectivement peut-être si le rapport me le permet soit on parle en général soit on revient sur les européennes mais pourquoi effectivement il y a de temps en temps une sous-représentation et une surreprésentation de certains partis politique surtout à des moments où l'équité doit être absolue voir même l'égalité quand on arrive dans les derniers jours de campagne. Voilà, vous avez commencé à répondre à monsieur Place mais peut-être qu'on peut avoir Je vous remercie monsieur le président de dire qu'en effet sur les différentes études pour commencer celle de Thomas Mor honnêtement n'est pas sérieuse.
Voilà donc la météo est de gauche. Les moments où on parle des violences faites aux enfants, c'est de gauche. Les moments où on parle des sorties cinéma c'est de gauche.
Bon, voyez, ça va trop loin dans le ridicule à un moment et par ailleurs, c'est la troisième fois qu'avec ce même outil qui a déjà largement montré sa faiblesse, on revient à la charge. J'ai l'impression qu'on a moins le souci d'un travail scientifique que de porter cette accusation à moment régulier. Je vais revenir sur l'arcom.
C'est vous-même qui évoquez hexagone. C'est pour ça que je me permettais une étude par ailleurs que je ne connais pas et donc sur laquelle je n'ai pas du tout l'intention de me prononcer. Pour ce qui concerne l'ARCOM et merci monsieur le président d'avoir rappelé que tout le monde a parfois des difficultés à faire un travail le plus précis possible par rapport aux demandes et qu'il ne suffit pas qu'un autre média ait fait un choix différent pour que ce soit celui-là le choix juste.
Chacun essae de travailler en responsabilité au gré des invitations qui sont acceptées par les uns et les autres. Euh il y a par exemple un certain nombre de figures qui auront plus d'intérêt à aller en priorité sur tel ou tel média que sur tel autre et que nous allons avoir du mal à accueillir et qui en contrepartie nous propose des porte-paroles qui vont avoir plus de difficultés à tenir par exemple sur France info à 8h30 sur une durée longue. Tout ça est extrêmement compliqué à mettre en œuvre.
J'indique néanmoins, on parlait tout à l'heure du moment crucial euh qui est devant nous, euh des années crucial qui sont devant nous, que pour notre part, nous avons changé de prestataire sur ce sujet pour avoir un nouvel outil qui nous permet jour après jour, minute après minute, après chacune des interviews de vérifier où nous en sommes et d'ajuster au plus près pour répondre aux attentes qui nous sont soumises. Les règles de temps de parole ne sont pas neuves. L'attention qui est portée à un respect chaque jour un peu plus précis augmente et nous mettons en conformité avec cette attente.
Merci madame la directrice, monsieur Mia pour un petit complément et puis la parole à mon complément pour aller peut-être au fond de la dernière question qui était ce qu'il y avait une sorte de de de vis caché chez nous hostile au pluralisme. Je pense que les débats qui nous agitent depuis plusieurs mois sur le sujet fait prendre conscience que il y a une grande attente sur le pluralisme que chez nous et je peux vous assurer que tous les journalistes et toutes les rédactions sont vraiment mobilisés à la fois quantitativement mais encore qualitativement. Si on s'est réorganisé récemment, euh c'est aussi pour préparer les élections présidentielles pour être au mieux de la complexité des débats qui nous agite et que on puisse être un lieu de débat euh ouvert à tous.
Voilà. Monsieur Jacobic, je suis désolé, je vais prendre sur le temps de parole de la droite nationale parce que le rapporteur a encore une question. Vous n'aurez qu'une minute.
Non non, je vous donnerai la parole tout à l'heure pour 2 minutes. Allez-y monsieur rapporteur. Merci.
Merci monsieur le président. Alors c'est une toute dernière question sur ce sujet du pluralisme qui est importante. Vous contestez la méthode de l'institut Thomas Mor.
C'est votre droit. Bon sur l'ARCOM, je pense que c'est pour le coup indéniable. Je voudrais vous poser une question très courte.
Pourquoi est-ce que euh il y a une majorité de Français dit de gauche qui écoute France Interre ? C'est pas moi qui le dit. C'est un sondage ifop pour l'hebdomadaire Marian du 14 juin 2024 où on voit que les auditeurs de France en terre ont voté à 38 % pour Raphaël Gman lors des élections européennes, soit trois fois plus que la moyenne des Français. 17 % ont voté à la FI, 13 % Ecolo.
Donc il y a 70 % des auditeurs de France Interre qui ont voté à gauche aux européennes en 2024. À nouveau, c'est pas moi qui le dit, c'est l'OP. Alors que seul 32 % des Français ont voté à gauche.
Donc ma question est simple. Qu'est-ce qui fait ? Comment est-ce que vous expliquez qu'il y a une telle surreprésentation des auditeurs de gauche qui vous écoutent ?
Est-ce que c'est pas lié à la ligne éditoriale que vous imposez ? Monsieur Mélé, vous avez répondu sur différentes déclarations dans des articles de libération. vous expliquer qu'au fond politiquement vous étiez un homme de gauche.
Est-ce que c'est pas au fond ça cette ligne éditoriale plutôt assumée à gauche qui fait que on a 70 % des auditeurs de France Inter qui déclarent voter à gauche même s'il y a au moins Rachelati qui écoute France interre et pas de gauche qui alors je vois que que ma réponse la plus franche et la plus transparente tout à l'heure ne compte guerre mais peu importe je permets sincèrement là je vais prendre du temps pour aussi répondre et je vais prendre mon ancienne casquette parce que je suis un homme pendant 10 ans qui a travaillé sur les sondages et les études je ne comprends pas ces études là méthodologiquement parlant, quand vous savez que 40 % des Français disent ne pas savoir se clasher à droite ou à gauche, quand vous dites 40 % des Français disent changer d'une élection à l'autre leurs avis, quand vous avez 30 ou 40 % des Français qui se décident à la dernière minute pour qui ils vont voter d'une part et de notre côté on a que 30 % de fidèles d'auditeurs fidèles. Donc comment on arrive à mesurer deux choses qui sont évanescents ? les de tiers de nos auditeurs nous écoutent de temps en temps.
Alors, est-ce qu'on on les compte pas ? On compte que les 30 % les plus fidèles. Peut-être que les plus fidèles se représentent.
Je peut-être. Donc cette mesure là, alors honnêtement, d'un point de vue mythologique, excusez-moi de me cacher encore derrière ça, peut-être selon vous, je ne la comprends pas. Je je peux tourner ça dans tous les sens.
Je les ai toujours vu sondage. Alors, ça fait des grands titres euh de beaucoup de de et de Telerama à tous les autres, mais je ne le comprends pas. C'est tellement le contraire de ce que l'on observe dans la vie.
Donc soit on a des œillères sur la réalité du pays, soit on se fait plaisir à croire que on est tous ultra politisés, ultra euh étiquetés et je crois que alors dans ce cas-là, euh on fait beaucoup de contresens qui explique peut-être un désintérêt ou une méfiance vis-à-vis du monde politique des médias. Merci monsieur Mer. Je vous explique la manière dont nous allons procéder.
Il y aura des questions des députés représentant les différents groupes politiques de cette assemblée pour des questions de 2 minutes auxquelles vous devez répondre en 2 minutes. Donc je demande au députés présents d'essayer de ne pas poser 10 questions en 2 minutes, sinon ça sera difficile d'obtenir des réponses en 2 minutes. Monsieur Jacob Belli, vous commencez pour le groupe Rassemblement national.
Merci monsieur le président, merci à tous d'être présent aujourd'hui. Je vais vous faire une citation. Nous faisons face à des olig les oligopoles hostiles à des médias d'obsession.
Monsieur Mess et votre citation. Vous parliez je crois du groupe Boloré. Et bien je reprends cette même citation et je vais parler du groupe Radio France.
J'ai l'impression que vous êtes un média d'obsession. Alors on connaissait Patrick Cohen, celui qui a transformé les victimes de Crépol en coupable, reprenant mot pour mot la version des assassins de Thomas. Celui qui plus récemment a minimisé la mort de Quentin en parlant d'affrontement et de bataille rangée, là où le procureur évoquait lui un guet àapan et un lâchage.
Le même Quentin traité de nazillon sur les antennes de France info sans aucune modération. On connaissait aussi les humoristes Camille Laurent, Merwan Ben Lazar, l'un appelant à la mort de Jordan Bardella et de Marion Maréchal sur les antennes de France inter. l'autre expliquant que mettre un fachaot au micro, c'est légitimer ses idées, justifiant par là que vous ne puissiez pas donner la parole à ce que appellent les fachaot.
Ce qui est fascinant à France Interre, c'est que plus on gratte, plus on trouve. Il suffit d'aller voir ailleurs que les antennes radio. Tiens, allons voir les podcasts.
Podcast intéressant pour vous parce qu'ils ne sont pas soumis au contrôle de l'ARCOM et que tous les délires gauchistes peuvent s'exprimer et vous vous en donnez à cœur joie. J'ai découvert la formidable journaliste Manon M. Vous connaissez j'imagine Manon M qui fait à la rédaction numérique des reportages.
Alors des reportages dans tous les sens, elle nous parle de tout. Violence policière, wisme, racialisme, racisme antiblanc et bien évidemment et bien évidemment lutte contre le Rassemblement national. On vient de parler des élections municipales et bien cette journaliste, j'imagine que c'est comme ça qu'on l'appelle dans le service public, nous propose un vidéo reportage magnifique.
Le titre La jeunesse emmerde le Front National avec des interviews de chanteurs qui emmerdent. Joli vocabulaire d'ailleurs pour le service public, le Front National et un certain nombre de groupes de grappes plus ou moins vulgaires [grognement] mais ça a chacun ses goûts qui nous expliquent comment ils vont emmerder le Front National en pleine période électorale sans aucune contradiction avec un sourire complaisant de celle que vous appelez journaliste. Bref, qu'est-ce que vous comptez faire ?
Je me rappelle de monsieur Akili qui parce qu'il avait imaginé un jour parler de Jordan Bardella a été licencié. Qu'allez-vous faire avec cette journaliste ? Allez-vous vous la licencier ou allez-vous engager un youtubeur de droite pour faire l'équilibre ?
J'ai peur malheureusement que ce soit aucune des deux solutions. Je vous laisse un peu plus de temps et je laisserai donc un peu plus de temps pour respecter le pluralisme des temps de parole monsieur Jacobelli aux autres groupes politiques. Ben je vous sais pas qui veut répondre.
J'indique juste que l'ARCOM a été saisi effectivement suite à la qualification de de du jeune Quentin de Naillon par un journaliste de l'humanité. Alors c'était sur France Info TV hein, pas sur France info Radio, je le précise. Les deux.
Ah bon ? Voilà sur les deux. D'accord.
Et en tout cas Clarcom a été saisie. Je le précise juste parce que il faudra que l'arcom du coup c'est un exemple de rapprochement. Je vous laisse répondre les informer puisque c'est codiffusé.
Euh monsieur Jacobelli, je ne peux pas vous laisser dire que c'était sans aucune modération. Euh je rappelle juste le cadre de l'intervention, c'était dans les informés. Euh notre journaliste Renault Blanc animait donc ce débat qui rassemble des journalistes qui viennent de titres de presse extrêmement différents, extrêmement variés.
Il y en a plus d'une dizaine de l'OPS à l'humanité au point Alex, à la RTS et cetera. Effectivement, ce journaliste de l'humanité a eu le propos que vous citez. Il a été à la fin de sa phrase repris.
Renault Blanc n'a pas laissé passer cette phrase. Il a donc fait son travail de modération. Euh je le précise parce que c'est très important.
Euh j'ajouterai aussi que aucun journaliste de France info n'aurait utilisé ce terme. Aucun journaliste de France info ne l'utilisera. Très bien.
Et l'ARCOM dira s'il y a eu manquement ou pas puisquelle a été saisie. Alors Manon MA qui est une journaliste n'est pas dans mes effectifs qui une journaliste de France Inter je crois. Alors podcast, je ne suis pas encore directrice de France Inter.
Je voudrais répondre sur la notion de médias d'obsession. Média d'obsession, c'est quand une journée donnée, il y a deux ou trois sujets avec un clou sur lequel on tape toute la journée, toujours dans le même sens. Et honnêtement, vous ne pourrez pas dire que la chose se passe de cette manière-là sur les antennes de Radio France.
Sur les antennes de Radio France, par rapport à un sujet important de ces derniers jours, nous avons en effet très largement traité les événements de Lyon et la mort de Quentin. Nous l'avons traité de de manière très très différente selon les heures, selon les sujets, selon les points de vue, selon les antennes. Mais nous traitons aussi très largement ces derniers jours des inondations, des intempéries.
Nous traitons de l'arrivée du projet de loi sur la fin de vie. Nous traitons en permanence de dizaines et de dizaines de sujets différents et nous n'abordons jamais un sujet d'une unique manière avec un unique angle. Manon MA se rend ce jour-là un événement organisé par des jeunes qui disent être contre l'extrême rotte.
Rendre compte de cet événement n'est pas dire qu'elle même est dans cette démarche. Et surtout ça ne résume absolument pas tout ce qui se joue et tout ce qui se dit sur les antennes de Radio France. Vous avez cité Patrick Cohen.
Renault Délit sur France info à propos de la mort de Quentin a regretté ce qui est selon lui dommageable le fait, disait-il, que la France insoumise soit trop peu mise en cause dans l'espace médiatique. Ça existait aussi. Et quand on est obsessionnel à toujours souligner les mêmes choses, on oublie tout le reste, tout ce qui se passe en permanence sur ces antennes.
Est-ce que notre pluralisme peut encore être amélioré ? Très certainement. Est-ce que nous y travaillons heure après heure, jour après jour ?
Il y a une chose fondamentale dans le service public que nous ne devons jamais oublier. Nous sommes au service du public et personne sur les antenne de Radio France ne doit se sentir mal accueilli, ne doit avoir le sentiment qu'il n'est pas chez lui. Radio France, c'est la maison de tous.
Merci. Et pour le contrerendu, monsieur Jacobelli, je je j'indique pas de réponse sur toutes les interviews sont des interviews clairement marqué très très très Moi je peux Est-ce que vous voulez compléter la réponse ou on avance ? Oui.
Non mais alors est-ce que quelqu'un veut préciser la réponse à monsieur Jacob Belli sur Donc moi je voulais répondre plus largement sur le média d'obsession. réponse sur vous fait la réponse sur ma nom. Euh moi, je veux bien éventuellement vous apporter des éléments encore plus précis sur ma nom, mais encore une fois, vous ne pouvez pas réduire une antenne à une personne dont le travail sur ce sujet vous a plus et ensuite vous faites un amalgame sur l'ensemble de ce qu'elle a pu publier.
Vous voyez, c'est ça marche pas comme ça. C'est à chaque fois cet extrait d'antenne qui vous a déplu et dont vous faites une généralité. Merci.
Merci monsieur Jacobelli. Monsieur Jacobli, je vous avez pris le temps, je vous laisser 2 minutes 30 pour poser une question. Vous avez une réponse.
Bon, je vous satisfais pas mais j'ai laissé le temps. Voilà, je vous propose pouz échanger par ailleurs si vous souhaitez une réponse complémentaire par écrit. Madame Pigal prend ses fonctions à France interre dans quelques jours et si vous voulez accéder à Pigal, peut-être que vous pouvez nous faire une réponse plus circonstanciée à la question de monsieur Jacobi.
Je le précise parce qu'elle est pas encore madame Pigan n'est pas encore en fonction à France Inter. Donc il se croit que c'est une journaliste de France Inter qui a un podcast. Si vous voulez l'acceptez Monsobéli et que même Pigal l'accepte, vous nous ferez une réponse plus circonstantiée par écrit.
Je vous en remercie. Je laisse la parole et je précipe monsieur Jacobi pour le compte-rendu. C'est important euh que vous avez été pour pas que vous mette en difficulté que vous avez été directeur des programmes de TV5 Monde, faut le dire parce qu'on on est tenu ici chaque parlementaire de déclarer les activités que nous nous avons nous ayons des activités que nous avons pu avoir pardon, je fatigue, nous avons [grognement] pu avoir par le passé au sein de l'audiovisuel public ou privé.
Donc je me suis permis de le faire pour vous et je laisse la parole pour 2 minutes à madame Soudet pour la France insoumise. Merci monsieur le président. Madame Figal, vous avez été la chef d'orchestre de la fusion entre France Bleu et France 3.
Alors tout à l'heure monsieur le président a dit que tous les politiques étaient globalement pour ce ce système de fusion. Je me permets d'apporter juste une nuance. La France à la France insoumise on n'est pas du tout pour la fusion entre radio et télévision et le personnel non plus. il a été très en colère pour cette fusion comme il l' pour le projet qui est beaucoup plus global pour l'audiovisuel public.
Alors, il suffit de regarder le 5 février le communiqué de la société des journalistes pour comprendre un peu pourquoi puisque qui diffusion diminution du personnel et des moyens et on a pu voir ainsi un donc c'était l'objet du communiqué en question mais le JT de du trésor de France 2 qui reprenait des images de France 3 à Toulouse sans maîtrise du sujet un véritable mépris du travail des journalistes puisque ça aboutissait un hors sujet au niveau national une confiance envers les journalistes locaux qui était altéré une mise en difficulté de la vie sociale et de l'activité économique locale. Enfin voilà. Alors maintenant euh madame Bigal, vous allez passer à France Inter et moi ma question du coup c'est euh est-ce qu'une autre fusion est prévue ?
Parce qu'on a parce qu'on a dit justement on a peut-être besoin de votre expertise sur le sujet et je me pose la question euh pardonnez-moi mais après la purge idéologique orchestrée par madame Bonrit est-ce que on va avoir affaire à une purge du personnelle ? En tout cas, ce que j'observe, c'est qu'il n'y a pas de remise en cause de la politique qui a été faite par madame VR puisque vous avez dit que c'était la toujours la première radeau de France et plus que jamais sans aucune considération pour les 500000 auditeurs qui ont pu être perdus. Et tu m'inquiètes forcément du coup aussi pour le pluralisme de France Interre qui a été abîmé depuis l'affaire du licenciement de Guillaume Muris.
Qu'est-ce que vous pouvez nous dire là-dessus également ? Merci. Alors madame Souet, je sais que vous et moi on se comprend pas toujours ou peut-être qu'on se comprend très bien mais pas sur l'essentiel.
J'ai jamais dit que l'ensemble des politiques était pour la fusion. J'ai dit parce que monsieur Mélet pas refaire toute l'histoire, monsieur Mélet avait l'air de dire que les politiques ne comprenaient pas toujours la difficulté de rapprocher France France Info Radio et France Info TV. Et j'ai dit qu'il y avait certains politiques qui considéraient certains qu'il fallait un pilotage unifié, un pilote unique pour arriver à mettre en place le rapprochement qui a été souhaité par certains depuis quelques années entre la télévision et la radio d'information. c'est-à-dire entre France info TV, France Info Radio.
Mais comme j'ai été rapporteur de la proposition de loi qui porte création d'une holding, je sais bien que certains groupes politiques de cette assemblée sont vigourusement contre cette holding et c'est d'ailleurs, j'allais dire la force de notre débat parlementaire, c'est que sur des sujets aussi importants, nous avons des divergences et c'est bien cela, c'est bien cela qui fait aussi la force de notre débat parlementaire. Madame Pigal, je vous laisse répondre à la question de de madame Souet et si elle me permet de compléter madame Adelle Vanrette avait parlé d'une radio progressiste. Pour vous France Inter, c'est quoi comme radio ?
Et c'est pour Pigale la question. Alors faisons dans l'ordre si vous voulez bien. Fusion France Bleue et France 3, vous m'apprenez quelque chose.
Elle n'a pas eu lieu. Les salariés de Radio France à France Bleue devenu ici sont toujours sous statut Radio France. Les salariés de France Télévision, France 3 devenus ici pour toute la partie régionale sont toujours salariés de France Télévision.
Il y a eu il y a des collaborations, un travail en commun, euh des rapprochements, c'est comme ça qu'on les appelle. Euh rien de plus. Je ne sais pas à quel communiqué du 5 février vous vous faisiez référence. rapidement, je faisais référence au alors en fait c un communiqué sur le le fameux JT de 13h de France 2 qui reprenait des images France 3 Toulouse.
Mais c'é juste pour donner un exemple de concrètement ce que ça donne de faire des du rapprochement comme vous dites. OK. Donc s'il s'agissait entre guillemets d'un rapprochement interne à France Télévision, malheureusement je suis pas du coup en mesure de vous répondre puisque ça ne concerne pas les l'émission que que je porte.
D'accord. Oui mais là on parle de Radio France même si vous me le permettez. Donc peut-être sur France Inter maintenant la ligne éditoriale de France Inter.
Donc euh France Interre, vous vouliez savoir si France Inter allait à son tour fusionner comme personne n'a fusionné encore ? personne n'a l'intention de fusionner dans l'avenir plus euh que ce qui a déjà qui n'a déjà pas existé. Voyez ?
Donc ça, de ce côté-là, on est quand même assez tranquille. Je crois pas qu'il y ait aucune inquiétude de la part des des salariés en ce sens. Euh France Inter, j'ai j'ai déjà eu l'occasion de le dire, est une radio qui se porte incroyablement bien.
Je l'ai dit rapidement tout à l'heure, mais vous n'avez pas d'équivalent en fait dans un autre pays d'une radio qui rassemble 7 millions de personnes tous les jours et qui parle à autant de monde. Et vous avez évoqué le fait qu'il y a eu un trou d'air. Il a existé euh au mois de novembre, il est déjà réparé.
Je suis heureuse de vous rassurer sur ce point et j'en suis plus que plus queureuse moi-même. Euh les audiences de janvier ont permis de de rattraper euh ce ce cet épisode-là. Il y avait eu quelques ajustements fait à la rentrée qui sans doute n'étaient pas tout à fait justes.
Ils ont été réparés depuis et France Inter se porte magnifiquement bien. Quant à entrer avec vous dans le projet éditorial et l'avenir de France Interre, honnêtement, ce serait irrespectueux vis-à-vis des équipes avec qui j'ai l'intention d'avoir ce dialogue le 9 mars prochain. Très bien.
Et vous viendrez nous en reparler. Alors madame la directrice, je laisse la parole pour 2 minutes à madame Haïda Adisadé pour le groupe socialiste. Merci monsieur le président.
Tout d'abord sur Manon Mla, elle a un podcast à l'heure actuelle qui s'appelle Héroïne et qui revient sur l'histoire de femmes méconnues. Je sais pas sa porte-parole mais je j'ai un peu regardé ce qu'elle faisait. Elle fait ça.
Elle a aussi fait un reportage sur les électeurs du Front National du Rassemble national pardon à Saint-Quentin dans l'ine pour leur donner la parole et savoir pourquoi ils avaient voté ça. Donc je pense que quand on présente une personne, c'est bien aussi de représenter l'entièreté de l'activité avant de la remettre en question. Je tiens à m'excuser.
Non non mais je je tiens alors justement parce que ça fait le lien avec mon intervention. Il y a que vous qui parle parce que en lien en accord avec le président de cette commission, ma question ne va pas s'adresser à vous mais je je tiens à revenir à nouveau sur un cas un épisode qui a eu lieu hier où le rapporteur a de nouveau mis en cause une même personne. Vous êtes revenu sur le cas de madame Hardakani.
Vous avez interrogé Media en présentant Madame Ardakan à nouveau de manière erronée. Vous vous avez reproché à c soir d'avoir présenté cette personne non pas comme une simplement une avocate des droits humains ce qu'elle est mais de la de n'avoir pas précisé qu'elle était une militante une activiste politique d'extrême gauche. Vous avez dit elle a été candidate à une élection sous l'étiquette parti radicale de gauche.
Alors pour votre gouverne et une dernière fois pour toutes le parti radical de gauche même s'il s'appelle parti radical n'est pas un parti d'extrême gauche. S'il était assis dans l'hémicycle il serait plutôt assis entre le PS et le modèem. Elle était candidate il y a 12 ans.
Je vais vous répondre là-dessus. Elle était candidate il parlé pourquoi pourquoi c'est important de revenir point par point sur les mensonges par du bureau s'il vous plaît monsieur le rapporteur madame aisadé on a cette conférence monsieur monsieur le président pourquoi c'est important de revenir parce que une petite seconde s'il vous plaît chers collègues ch juste une petite seconde. Oui oui, je vais vous laisser terminer monsieur le rapporteur, chers collègues, on a une réunion de bureau mardi, on va pouvoir en parler.
Effectivement, le rapporteur a eu des pr je vous allez terminer mais je vais vous laisser terminer. Je précise simplement qu'on va pas mener un débat entre nous ici puisqueon va avoir une réunion bio pour en parler. Allez au bout, vous souhaitez utiliser votre temps de parole pour pouvoir revenir sur l'incident d'hier, allez-y.
Mais vous avez pas un temps de parole illimité, allez-y. Vous avez dit qu'elle avait participé à une conférence avec Rain Hassan. Cette conférence a été annulée.
Elle était organisée à l'UFR de Rouan et elle portait sur le droit international. Ce n'était pas une conférence organisée par Ilma Hassan ni par elle-même. Elle a été annulée.
Vous avez dit qu'elle avait été qu'elle avait participé à une autre conférence avec des élus insoumis voulant la présenter absolument comme une activiste d'extrême gauche. Elle a participé à une conférence à l'institut de la Boessie et au côté d'autres personnalités dont à sa traorée. C'est la France.
La Boessie est-il un institut politique ? Madameadé ? On va pas lancer un débat.
On va pas on va pas lancer un débat. Je vous laisse conclure madame Adisadé. Je vous laisse conclure, j'ai confondu.
Vous avez raison mais elle est elle est elle intervenait elle intervenait comme Français nous regardent. On a quatre invités qui qui ont des fonctions éminentes à Radio France qui sont venus nous répondre aux questions s'il vous plaît. Elle n'est pas une militante et les fils.
Pourquoi je reviens sur ce cas précis ? Monsieur Yobi, il faut conclure. Monsieur le rapporteur, vous faites instrumentalisé par des groupes de pression qui veulent vous faire dire que telle ou telle personne est d'extrême gauche alors qu'elle ne l'est pas.
Donc ça pose la question de votre honnêteté, de votre indépendance. Madame Ardakan n'est pas une militante des filles. Absolument la présenté comme ça.
Reste indépendant et le pire attendez monsieur monsieur le président monsieur le président monsieur a eu un peu plus madameadé madameadé s'il vous plaît s'il vous plaît j'ai pas envie de suspendre on a quatre représentants de radio France qui sont venus de parler du traitement de l'information on a beaucoup de questions à poser. Votre point est important on en parlera aux réunions de bureau. Ça pose la question de l'indépendance madame.
J'ai compris. On le mettra lors du jour du bureau. Vous pourrez l'évoquer.
Le rapporteur pourra vous répondre dans le cadre du bureau, pas dans le cadre de cette positionition. s'excuser auprès de moi à la fin de la précédente audition en disant qu'il avait pas tous les éléments merci madameadé. Je donne la parole pour 2 minutes à monsieur Emmanuel Morel.
Merci monsieur le président. Alors la qualification politique d'une radio c'est toujours un peu personnel parce que par exemple moi j'écoute beaucoup la matinale de France Interre, j'ai pas spécialement l'impression d'écouter une émission de rouge. Je trouve qu'au contraire vous êtes rouge monsieur Morel.
Je sais pason. Non mais je veux dire c'est pas c'est plutôt un peu mainstream quoi. Et d'ailleurs parfois parfois trop conformiste notamment sur les questions européennes ou sur les questions économique.
Bon donc ça c'est pour moi c'est pas vraiment le problème. Je voudrais par contre que on salue puisque monsieur Jacobelli a fait allusion au podcast mais justement moi je trouve que c'est une des réussites formidables de Radio France formidable. Il y a une immense diversité.
Vous pouvez écouter à la fois réplique de Alain Finkel Crot qui est quand même pas une émission marxiste lédiniste hein et les émissions d'histoire de Philippe Collin ou enfin moi je je passe mon temps à écouter des podcasts de Radio France et c'est une réunicite extraordinaire. Alors, disons-le, ça c'est la première chose. 2e chose, euh monsieur le rapporteur a fait allusion à des propos complètement déformés d'ailleurs du président de la République.
Pourtant, je suis pas son défenseur sur la liberté d'expression. Mais justement, c'est une question que je vous pose pour votre ligne éditoriale. La liberté d'expression sous l'emprise des algorithmes, c'est vraiment bullshit.
On voit très bien des réseaux, par exemple X favorisent des contenus qui sont clivants ou haineux. Et en fait, je pense qu'il y a il y a un malentendu, c'estàd que la liberté d'expression en France, c'est pas comme la liberté d'expression aux États-Unis où on peut dire tout et n'importe quoi. C'est toutes les points tous les points de vues se se valent ici.
Non, la liberté d'expression, elle s'exprime dans les conditions prévues par la loi. C'est complètement différent de la conception française. Mais comment vous faites-vous quand vous faites de l'information pour lutter pass par face à des réseaux qui ont de plus en plus d'importance et en effet avec un biais politique qui est particulièrement préoccupant ?
Enfin, dernière question parce que je veux bien qu'on parle pas de euh de climat social, mais Radio France comme service public, c'est un devoir d'exemplarité sur l'emploi et les conditions de travail des personnels et des sous-traitants. Euh pour le réseau ici, madame Pigal, il y a eu récemment un un mouvement de grève des journalistes, éditeurs visuels qui alors qui sont pas des personnels de Radio France mais qui ont été soutenus par des salariés de Radiofrance notamment parce qu'il notamment parce qu'il y avait des contrats. CDDU quand on a auditionné les les personnels de Radio France, moi j'étais très surpris par cette pratique l'emploi précaire qui est systématique et pose à mon avis un problème qui ils nous ont parlé aussi du dépassement répété de du temps de travail.
Est-ce que vous croyez que le climat social qui se détériore, c'est lié en grande partie au coûpes budgétaire que nous sommes un certain nombre dénoncé ici par rapport à Radio France ou est-ce qu'on peut l'expliquer autrement ? Merci monsieur Morel. pense de 2 minutes.
Monsieur M Agnès, je va vous répondre précisément sur l'histoire des algorithmes. On ne peut pas décréter le monde extérieur. Donc, on vit avec et on essaye.
Et c'est pour ça que nous avons toute une politique pour faire de notre application une application de destination avec ses propres abonnés qui permettra de de fidéliser au mieux notre notre écoute. Actuellement l'écoute numérique de nos radios est au deord de 30 % et s'approche à 50 % pour France Culture et FIP. Et donc cette mutation là est notre meilleure garantie face aux algorithmes même si on reste très présent sur les réseaux sociaux mais Agnè et Cine vont compléter tous les autres éléments de votre de vos questions sur les algorithmes.
Nous-même nous ne comprenons pas toujours comment ils fonctionnent. Ça ne nous empêche pas de porter nos contenus sur tous les réseaux sociaux, sur toutes les plateformes, tout simplement parce que c'est la c'est la le travail du service public de que de mettre en contact le plus de personnes possibles avec avec nos contenus. Pour ce qui est de la lutte contre la désinformation cette fois puisque et vous avez bien le raison d'en parler, France Info porte depuis très longtemps cette question.
L'agence de Radio France qui se charge de vérifier l'information est née au cœur de France info avant de devenir l'agence Radio France. Nous avons plusieurs formats euh notamment à travers la chronique du vrai ou faux le matin sur la lutte contre la désinformation. Mais permettez-moi de vous dire deux choses.
Premièrement, la lutte contre la désinformation aujourd'hui ne doit pas être accomplie et faite de manière condescendante ou arrogante vis-à-vis du public si vous voulez. Il ne s'agit pas de la de la produire comme un prête à penser. Il s'agit simplement de recontextualiser, de donner le plus d'informations, de perspective autour des informations qui sont qui posent problème pour que l'auditeur lui se fasse son opinion.
Et la deuxième chose et c'est sans doute la plus importante, c'est que en fait la meilleure façon de lutter contre la désinformation c'est de faire de l'information tout simplement. J'ai un ami qui a longtemps travaillé à à France Télévision et qui me dit "Quand on entre au Louvre, ce ne sont pas les faux que n que l'on voit accrocher sur les murs, ce sont les vrais. Donc dans notre euh euh dans nos radios et particulièrement à France info euh puisque c'est celle que je dirige et bien nous notre travail quotidien et je salue les équipes qui le font et qui portent cette information, c'est une information vérifiée, fiable et aujourd'hui il y a une grande majorité de Français qui même quand ils ne nous écoutent pas disent que ils ont confiance dans l'information que nous délivrons.
Merci. J'avais madame Sicar pour 1 minute mais elle est partie. Ça me permet effectivement euh Ah pardon, vous voulez compéter excusez-moi PGAL.
Alors oui, il y avait une question sur ici que je peux en charge si vous voulez bien peut-être juste dans l'ordre et rapidement. Euh vous vous disiez quelle est la qualification politique d'une radio ? Ce qui serait très utile pour ce qui concerne les radios du service public c'est qu'on cesse de chercher à nous mettre ce type d'étiquette.
ça serait vraiment très efficace euh parce que euh notre bonne foi est là et nous ne cessons de dire que ce que nous voulons être euh c'est ce sont des radios qui s'adressent au plus grand nombre et je ne vois pas pourquoi en première intention on nous ferait pas crédit euh de cette détermination. Ça c'est la première chose. Vous avez évoqué le climat social.
Moi, j'évoquerai plutôt le dialogue social qui est vivant, qui connaît parfois des loupés. Ça arrive, le dialogue s'arrête, ne fonctionne plus. Et néanmoins, je n'irai pas jusqu'à dire que le climat social est ensamé euh à à Radio France.
Je crois que c'est quand même important de le de le signaler. Vous évoquez enfin la question d'ici et des matinales filmées. Sur ce point vous dire que dans le casre des économies budgétaires importantes qui ont été demandées à France Télévision, France Télévision nous a fait savoir qu'elle souhaitait que la note, le budget dédié aux matines alphimé soit réduit et que dans ce cadre-là, il leur paraissait difficile de continuer à travailler avec les éditeurs visuels.
éditeurs visuels qui ont comme rôle le nom l'indique de mettre en image nos matinal radio. Nous sommes donc ensemble pour répondre à cette demande qui nous a été formulée par France Télévision comme quoi les collaborations d'ailleurs ne marchent pas si mal en train de réfléchir à une nouvelle manière de mettre en image d'illustrer et de rendre finalement diffusables les matinales de la radio. Vous avez évoqué les CDDU dont vous regrettez l'usage c'est un usage légal.
Euh il les on on Oui, mais il y a des contrats de saison qui existent dans l'audiovisuel. Ensuite, la politique peut décider que il ne devrait pas exister mais aujourd'hui ils existent. Et enfin euh à propos de ces éditeurs visuels, croyez bien que nous aurons à cœur de regarder comment ils pourront s'employer à l'avenir.
Merci. Et avant de redonner la parole au rapporteur, je le dis parce que je sais que chaque propos ici est rapidement instrumentalisé. Je ne me fais pas ni le porte-voie ni l'avocat du président de la République, mais les propos du rapporteur étant particulièrement graves, non pas ce qu'il a dit lui, mais ce qui prêtait dans la bouche du président de la République pour que je puisse rectifier de manière très précise ce qui a été dit.
Et les Français ensuite se feront un avis. Le président de la République a dit que on ne pouvait pas utiliser la liberté d'expression pour justifier la non interdiction aux mineurs des réseaux sociaux. Je le dis plus clairement, le président de la République était dans un débat, on l'interrogeait sur la proposition qu'il a formulé et que d'ailleurs de nombreux parlementaires ont formulé, y compris mon groupe politique puisque il y a quelques années, Laurent Marcangel a porté la loi d'interdiction des réseaux sociaux moins de 15 ans et il a dit queon pouvait pas opposer à des pays comme la France qui souhaitaent interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans la liberté d'expression pour empêcher cette interdiction.
Autrement dit, on peut être pour la liberté d'expression. Ça empêche pas qu'on peut vouloir interdire les réseaux sociaux moins de 15 ans. Je le dis, peut-être que depuis l'Inde, euh les propos ne sont pas arrivés en entier euh ni au rapporteur ni à certains médias, mais mais je le dis sou, je les reprécise euh parce que c'est sérieux et qu' faut pas jouer avec ces questions-là.
Euh le président de la République, encore une fois, je ne me fais pas son porte-voie, je dis [raclement de gorge] très précisément ce qu'il a dit à la question est-ce que on peut juste est-ce qu'on peut utiliser l'argument de la liberté d'expression pour ne pas interdire les réseaux sociaux moins de 15 ans ? Il a effectivement répondu, je crois, bullshit en anglais pour dire c'est pas un bon argument pour empêcher l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Je voulais faire cette précision parce que tout va très vite dans le débat politique et médiatique aujourd'hui et parfois il faut revenir aux expressions et je laisse la parole au rapporteur pour qu'il puisse continuer à vous interroger.
Merci beaucoup monsieur le président. Effectivement, j'ai encore un certain nombre de questions à vous poser. Merci en tout cas pour vos réponses.
Une question courte et simple. Est-ce que vous avez euh déjà euh subi une éventuelle injonction, une pression de la part de de votre direction concernant le choix de vos invités, concernant aussi euh une ligne éditoriale ou euh un certain traitement de vos sujets ? Est-ce que vous avez déjà vécu une telle pression par le passé ?
Non. Euh non, à pas venir. Non.
Alors moi je peux vous dire oui en me disant il faut à tout prix respecter les règles de l'arcob. Merci à vous. Si si je vous pose si je vous pose cette question, c'est parce que et je rappelle vous êtes sous serment mais c'est parce que le 6 février dernier Jacques Logros qui est ancien présentateur de France en Terre a déclaré sur les antennes d'MC, je le cite, "Le seul personnage politique en 40 ans de carrière qui a fait pression pour passer dans mon journal, c'est Jack Llue.
On m'a imposé de le recevoir dans mon journal sur France interre. Il n'était plus ministre à l'époque mais il rentrait de Chine. Fin de la citation.
Il précise également ne jamais avoir vraiment connu les raisons officielles de cette insistance indiquant que Jack Lang en aurait fait la demande directement auprès de la direction de France Interre avec laquelle il entretenait de bonnes relations. Donc je vous repose la question, pardonnez-moi, est-ce que vous avez déjà reçu vous êtes sous serment, est-ce que vous avez déjà reçu des consignes de votre direction concernant l'invitation d'une personnalité politique ? Visiblement Jacques Leos ancien présentateur à France Inter semble lui dire le contraire l'année c'est pas faire offense à Jacques le gros que de dire que vous n'êtes pas étant le même âge que lui mais peut-être que les choses n'ont pas changé donc on va vous laisser répondre à la question du rapporteur est-ce qu'il y a eu des tr con cette histoire cétait ça date de quelle année pas monsieur rapporteur c'était il y a bah il y a quelques années j'imagin quand est-ce que Jacques Legr était salarié de France monsieur le gros ne précise pas l'année en particulier mais ça indique bien que ancien présent présentateur de France, il a reçu pour consigne d'inviter Jack Lang.
Il n'a pas pu s'y opposer, il l'a fait. Il y a eu un précédent. Donc c'est la raison de de ma question.
C'est c'est important de de de toujours contextualiser. C'est ça fait partie vraiment des des bases de ce métier parce que là vous pourriez laisser entendre que cette anecdote nous concerne. Elle ne nous concerne pas.
Je parle je pense qu'on parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître mais je serais heureuse de le savoir précisément. Et donc là on ne parle pas de la personne qui m'a précédé même de celle qui l'avait précédé. Jacques Legr était sur France inter de 1987 à 1994.
Mais ça empêche pas que la question du rapporteur est légitime. Il il peut poser cette question de savoir si vous avez eu des avec pas avec cet exemple. Non, pas c'est pour ça que je précise que c'était de 1987 à 1994, mais la question, j'allais dire, elle est intemporelle.
D'ailleurs, vous avez parlé de l'ARCOM. C'est une question qu'on peut poser au privés comme au public qui d'ailleurs a été posée dans le cadre de cette commission d'enquête à savoir si il peut arriver qu'il y ait des queil y a qu'il y ait des pressions politiques et c'est important d'avoir votre réponse et si c'est non, on entend la réponse. On va être très clair, je l'ai dit tout à l'heure, j'ai eu un certain nombre de dirigeants et j'ai toujours admiré, quel que soit leur bord politique, leur carrière, le désir de de prendre leur fonction avec la plus grande indépendance, ils y mettaient un point d'honneur.
Moi, c'est j'ai été plutôt bluffé à chaque fois que j'ai pu y assister. Alors, une fois de plus, voilà, je je ne vois pas de d'éléments dans dans ce sens-l. On a eu des pressions d'autres personnes extérieures euh attaché de presse ou ailleurs qui savent harceler pour inviter qui que ce soit, mais on a toujours été libre d'inviter qui on voulez.
Et si je vous pose cette question, bon, on a évoqué le cas de Jack Lang ou Jacques Legr un ancien présentateur de de France inter l'a expliqué. Un élément un peu plus récent. Lorsque cette commission d'enquête du groupe UDR a été annoncée dans la presse, j'ai été contacté par des journalistes de France Info pour réaliser une interview.
Au début, on m'a expliqué que c'était une interview en direct. Après, on m'a dit donc j'ai tout de suite répondu. J'ai dit effectivement, je serai ravi de vous répondre.
Ensuite, on m'a dit "Non, en fait, c'est pas en plateau, c'est dans les conditions du direct." J'ai dit "Ben effectivement, faisons cette interview dans les conditions du direct." Ça a duré 15 minutes, j'ai étais enregistré dans les conditions du direct.
On m'a posé sep ou h questions. Euh l'interview a été faite, plusieurs jours se sont écoulés et ni moi ni mes collaborateurs n'ont trouvé la moindre trace de cette interview qui pourtant m'avait assuré qu'elle serait diffusée lors d'une matinale de France info radio. J'ai pris contact avec la journaliste qui avait effectué cette interview qui était désolée qui m'a dit "Ben effectivement, je suis en train de la pousser auprès de ma direction, on rencontre quelques blocages.
Je vous tiens au courant. Le jour où elle sera publiée, c'était une interview qui concernait la légitimité de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public et notamment sur Radio France. Quelques jours à peine après, je reçois un appel de cette journaliste qui me dit finalement on peut peut-être diffuser cette interview, mais il faudrait pour l'ancrer dans l'actualité que vous réagissiez à la condamnation de Nicolas Sarkozi.
Donc ça n'avait rien à voir avec l'objet même de cette interview sur le visuel public. Je me suis plié à cette injonction. J'ai répondu à quelques questions sur Nicolas Sarkozy tout en disant la raison de cette interview, c'est sur l'audis public.
Je ne voudrais pas que certaines de mes questions soient supprimées au profit de cette actualité qui ne me concernait en rien. Et quelques jours après, donc on est une semaine après l'enregistrement dans les conditions du direct de mon interview qui n'avait toujours pas été diffusée sur Radio France pour des motifs que je ne comprends pas. Cette interview est diffusée où je vois que il y a une grande partie de l'interview qui est consacrée à la condamnation de Nicolas Sarkozy qui n'était pas la raison première de cette demande de Radio France et le reste consacré à l'audiovisuel public.
Et j'ai constaté une chose, c'est que les questions qui portaient précisément sur Radio France, celle où j'expliquéis qu'il y avait des entors au principe de neutralité, celle où je dénonçais notamment les propos d'Adelle Vendrette, directrice de France Interre, qui expliquait que France Interre était une radio résolument progressiste, ces questions et mes réponses avaient précisément été supprimé alors que l'interview avait été enregistrée dans les conditions du direct. Donc c'est un cas d'école récent, mais est-ce que vous pouvez me dire si oui ou non vous censurez, vous supprimez des questions et des réponses au motif qu'elles ne vous conviennent pas ? J'en ai été euh le témoin principal sur une question sensible de l'audiovisuel public.
Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur le choix éditorial et la sélection à postériori des questions et des réponses ? Et s'il y a une censure qui s'implique qui s'applique chez Radio France. Est-ce que vous avez censé le rapporteur ?
Je vais monsieur le rapporteur. Oui, je je vais j'ai une petite remarque. Non non mais je je on a hâte de voir la vidéo et de voir l'interview.
Non, je vais dire plus sérieusement. Je je l'ai dit plusieurs fois au rapporteur. J'ai essayé de me l'appliquer à moi-même et je le dis d'ailleurs aussi à l'audiovisuel public.
Euh je pense que quand une, je vous le dis à vous, si vous m'écoutez juste une 30 secondes, je pense que quand une commission d'enquête sur l'audiovisuel public existe, on peut se poser la question de la pertinence pour le rapporteur comme pour le président comme pour les députés membres de cette commission d'aller en parler et sur le public et sur le duel privé. Et je le dis publiquement, comme le rapporteur s'est permis d'en parler quand il est allé sur France Interre, je le dis devant les Français, je m'en suis ému à la fois auprès de la direction de France Interre. Oui.
Non, non, mais je vais je vais parler de moi après. Non, mais je Non non non, mais je je termine monsieur le rapporteur, parce qu'on a parlé de cette commission d'enquête de la manière dont les médias en parlaient. Je Non, mais je vais être tout à fait honnête et transparent.
J'ai regretté parce que je pense que quand on traite dans une commission d'enquête de le duel public, c'est compliqué et pour le rapporteur et pour le président d'aller parler dans l'objet même d'une commission d'enquête. Et j'avais regretté que le rapporteur soit invité par France Inter et aille sur France Inter à quelques jours de l'audition de madame Adelle Vanrette. Et puis effectivement, on m'a invité sur France Info, vous avez raison, monsieur le rapporteur.
Et j'y suis allé parce que j'ai considéré que puisque le président est allé sur France Interre, le rapporteur était sur France inter en terme d'équilibre, ça me paraissait normal. Mais je ferme cette parenthèse, mais je dis c'est important quand même dans le cadre de cette commission d'enquête parce que c'est pas un petit débat. On voit des expressions publiques partout.
On va s'exprimer dans le public, on va s'exprimer dans l'autel privé. C'est pas des petits sujets. On peut on parle de de pluralisme, d'information, d'indépendance.
Je pense que c'est très important non pas de ne plus nous exprimer du tout ni dans les médias publics ni dans les médias privés mais qu'on s'en tienne et je le dis pour moi aussi à une forme de sobriété dans nos expressions médiatiques. Voilà. Maintenant vous avez pris votre exemple monsieur le rapporteur, vous avez pris votre exemple mais admettez que votre exemple il s'inscrit dans un cadre très précis qui est une commission d'enquête sur l'au duel public.
Donc c'est particulier un cadre particul. Monsieur le président, simplement ma question porté parce que j'ai en face de moi les personnes qui peut-être ont été responsables de la censure de certaines de mes réponses sur cette interview parce que c'est c'est c'est le cas. On m'a posé dans les conditions du direct sep ou h questions et je constate que les questions et les réponses les plus problématiques concernant Radio France, celle que je vous ai expliqué d'ailleurs euh il y a quelques minutes, ont été supprimé et censuré et ont été remplacés par des questions qui n'avaient rien à voir avec l'objet de l'interview, celle sur la condamnation de Nicolas Sarkozy.
Comment est-ce que vous l'expliquez ? Est-ce qu'il y a eu oui ou non ? Vous êtes sous serment une consigne qui a été passée à cette journaliste que je ne veux pas citer parce que je pense qu'elle a fait un très bon travail.
Est-ce qu'il y a une consigne qui a été passée à cette journaliste pour supprimer des réponses que j'ai pu effectuer dans le cadre de cette interview ? Madame Varamian, je vous laisse répondre à monsieur rapporteur. Monsieur à l'oncle, vous n'avez pas été censuré et sûrement pas sur France Info.
Je pense que l'interview dont vous faites à laquelle vous faites référence en fait, c'était France Interre. C'est pas du tout pour me déjuger, bien au contraire, mais je pense que c'était une journaliste de France Interre qui vous a interviewé. l'interview me dit-on puisque on me donne des informations au fur et à mesure je suis transparente avec vous hein, je a été diffusé dans un journal du soir et comme il arrive très souvent en fonction de l'actualité elle a été on va dire postponnée.
Il y a eu un changement mais dû à l'actualité me dit-on. Euh vous avez été ensuite invité, si je ne me trompe pas, au 7h50 de Benjamin Duamel. Et par ailleurs, le 18 décembre, vous avez été invité euh avant même que monsieur le président vienne sur notre antenne sur euh France Info en direct avec Jérôme Chapui.
Et il me semble que vous avez pu expliquer ce dont vous me parlez et souligner ce que vous qualifiez des incohérences ou des anomalies sur le service public. Non, monsieur à l'oncle, il n'y a pas de censure sur le service public. Il n'y a que des journalistes qui posent des questions et qui posent des questions selon leur déontologie avec euh l'objectif du contradictoire.
Euh vous avez été traité de la même façon que nous traitons tous ceux qui sont sur notre antenne. Monsieur le président aussi de la commission est venu au 830 parler à la fois du rapport sur euh la natalité en France et il a été interrogé sur cette commission d'enquête que nous prenons très au sérieux. C'est une thématique que nous prenons de façon importante sur euh nos euh sur nos supports parce que nous devons euh rendre des comptes, nous vous devons des explications, nous en avons hautement conscience et sachez-le, tous les euh journalistes qui travaillent à France info aujourd'hui nous regardent et vous regardent.
Merci. Merci de cette précision. Puis on va peut-être pas parler de nous là, je parle de nous, du rapporteur et moi pendant des heures.
Ça voilà. Et monsieur vas-y. Je voudrais compléter en disant tu revend pardon.
Voilà, je voudrais compléter simplement Agnès a dit l'essentiel qui a rarement des personnes censurées qui font le 7h50 de France Inter qui est un un espace très exposé. Je voudrais préciser aussi qu'en effet, la question pourrait se poser de savoir si le président et le rapporteur de cette commission peuvent être invité sur les antennes de Radio France ou de France Télévision puisque'après tout, on pourrait considérer que le journaliste qui vous interroge se retrouve jugé parti. Dans notre grande sagesse, nous avons considéré néanmoins que ce sujet intéressait nos auditeurs et qu'il était donc pas inutile de pouvoir vous recevoir.
On est tout de même assez loin de la censure. J'ajoute que ça n'est pas une bonne pratique d'interview que de fonctionner par insinuation. Merci.
Jacques Legros n'a plus exercé sur France Interre depuis 1987. J'avais 15 ans et est donc à peu près clair que ce cet événement, cet épisode, ce sujet qu'il rapporte ne me concerne pas et ne nous concerne pas. Bon, je je vous remercie pour votre réponse.
Il y a aucune insinuation. Je pense que et d'ailleurs je dans mon rôle de rapporteur, ce que je vais faire et on clôturera le sujet, je vous demandais les rush de cette interview. Vous constaterez qu'il y a h questions auxquelles j'ai répondu.
Certaines questions étant sensibles pour Radio France, elles n'ont pas été diffusées à l'antenne. Elles ont été remplacées par des questions sur la condamnation de Nicolas Sarkozy qui n'avait rien à voir avec l'objet de mon interview. Et après effectivement, j'ai été invité sur la matinale de France info, j'ai été invité sur la matinale de France en terre et c'était pas dans les conditions du direct, c'était en direct.
Mais encore une fois, ne m'accusez pas de diffuser des fausses informations, de faire des insinuations. Je m'en remets au fait. Je vous ai posé une question sur des déclarations de monsieur le gros sur des éventuelles pressions ou consignes qui lui avaient été faites pour inviter Jack Lang.
Vous me dites que c'était un temps révolu et que vous vous n'avez jamais constaté de de vos propres yeux. Bon ben je vous donne mon cas personnel il y a quelques mois seulement où visiblement une journaliste, on lui a demandé, on lui aurait demandé de supprimer quelques réponses compromettante qui concernent le périmètre de Radio France. Mais je me permets d'avancer.
Je me permets d'avancer. Mais mais tout ça pour dire vous pourrez constater non mais madame madame vous pourrez constater vraiment et à la limite si vous voulez qu'on je vous demanderai le rush l'interview complète que j'ai faite au micro de cette dame je pourrais donner son nom et ce qui a été diffusé à l'antenne et on comparera vous et moi l'interview complète et ce qui a été diffusé à l'antenne et on verra d'ailleurs pourquoi les réponses compromettantes sur Adelle Vendrette sur la direction de France en terre sur les entors au pluralisme n'ont pas été diffusés. dans le cadre de cette interview, tout ça est factuel et nous pourrons le prouver si vous le voulez bien.
Alors monsieur le rapport, je vais laisser répondre. Je propose si vous êtes si on est d'accord collectivement de d'avancer parce que là on tombe dans un cas personnel qui à mon avis nous éloigne un peu même si je comprends votre je vais vous laisser répondre. Je je dis juste une chose monsieur acceptez que je laisse répondre les représentants de Radio France parce que c'est des accusations graves.
Vous les accusez de vous avoir censuré. Bon, certaines de mes réponses ? Oui.
Oui, certaines de vos réponses. Après, je ne sais pas ce qui s'est passé. Moi, ça m'arrive très souvent comme les collègues députés de répondre à beaucoup de questions de journaliste et ensuite il le résume en 30 secondes.
Voilà. Alors, les conditions du direct. Alors, monsieur le rapporteur nous dit que c'était dans les conditions du direct.
Donc, ça veut dire que ça avait vocation à diffuser. Voilà. Donc, je ne sais pas de quoi il s'agit.
Je vous laisse répondre. Je laisserai sur ce point les sin revenir sur le sujet parce que c'est un point important. Mais vous mettez en cause plusieurs fois euh madame Adelle Vred sur sa phrase sur le progressisme.
Elle vous a répondu largement sur cette question. Même si Biluel vous a répondu largement sur cette question, vous voulez faire penser que c'est une pensée du 19e siècle, la définition du progressisme contre le conservatisme. Vous le c'est votre définition.
La définition d'Adel Vrethumanisme qui est remonte au 18e siècle voire euh à Montagne. Donc euh soit on vient ici pour apporter des réponses, soit elles sont prises en compte ou alors euh je me pose des questions. Merci.
Je vous propose qu'on avance et je vous Non mais je Et je vous propose qu'on avance. Et je vous propose qu'on avance. Avançons.
Mais je n'enlève rien à tout ce que je vous ai dit. Donc évitez de jeter un voile de suspicion sur les questions à l'effet que je vous oppose parce que vous pourrez les vérifier auprès de vos journalistes. Tout ce que je dis est factuellement vrai.
Ce qui ne ni pas d'ailleurs les invitations que vous m'avez effectué, vous m'avez envoyé dans les jours qui ont suivi. Si je vous pose ces questions et on avance juste par parce que je je veux juste que vous ayez une réponse dans ma vous avez moi je moi je ne suis pas au courant de ce qui s'est passé. Par principe, je fais confiance au rapporteur et par principe, je fais confiance aux personnes qui a nom parce qu'ils sont sur serment.
Donc je dis simplement et on va fonctionner ainsi. Ça va permettre de clore ce chapitre et d'avancer. Comme président de cette commission d'enquête, le rapporteur porte des accusations possiblement de censure de sa part.
Donc je vous je vais je vais faire un courrier comme ça officiel. Tout sera officiel, le bureau pourra être informé à madame la directrice. C'est France Interre ou France info monsieur le rapporteur.
Alors je je vais pas citer la journée liste, je pourrais vous la donner parce que elle pourrait être en difficulté. C'est France info ou France interre. Donc on va monsieur rapporteur probablement France en terre effectivement si vous êtes d'accord on a en face de nous dans quelques jours la directrice de l'information du groupe Radio France madame Varamian et donc madame Varamian qui est la directrice de l'information du groupe Radio France je vous saisirai avec ce cas précis comme ça vous pourrez nous apporter par écrit des éléments circonstanciers parce que je ne suis pas au courant de ce qui s'est passé et je le redis par principe je fais confiance aux personnes membres de cette commission le rapporteur compris et par principe parce que vous êtes sous serment je vous fais confiance sinon il y aurait par jour donc je vous demande demanderai même la directrice des précisions par écrites que je soumettrai au rapporteur aux membres du bureau et comme ça on pourra avancer.
Merci monsieur rapporteur. Merci. Merci monsieur le président et pour vous donner tous les éléments, c'était une interview qui a eu lieu dans les conditions du direct le mercredi 24 septembre après-midi et qui a été diffusé donc plusieurs jours après.
Et tous ces éléments effectivement, on pourra vous les communiquer. Pour pour avancer sur cette question du du pluralisme, le 5 février dernier, si je vous pose cette question, c'est parce que j'ai l'impression que les moyens de l'audiel public sont aussi mis à contribution, notamment pour essayer de discréditer cette commission d'enquête dont vous êtes d'ailleurs l'objet. Je vous cite un dernier exemple, c'est le 5 février dernier, France Culture a diffusé, c'est un collègue LR d'ailleurs qui m'a montré en pleine audition LR, donc il appartient pas au même groupe que moi qui m'a montré ce billet et ce podcast. et France Culture a diffusé un billet politique du journaliste Jean les Marie intitulé audiovisuel public, commission d'enquête ou naufrage.
Pendant plus de 4 minutes, ce podcast a mis directement en cause les travaux de cette commission d'enquête en s'attaquant personnellement à ma qualité de rapporteur, en affirmant que je ne ferai pas preuve de bonne foi, que je ne poserai pas les bonnes questions, allant jusqu'à dire je cite, il attaque, il accuse et il déforme. Il attaque, il accuse et il déforme. objet sur une antenne du service public objet de cette commission d'enquête avec les moyens du contribuable.
Le billet établit également un parallèle avec les médias de Vincent Boloré et s'achève par ces mots. Je le cite encore. Je suis sûr que Vincent Boloré n'a pas d'équivalent en Allemagne dans les années 30.
Je suis sûr que Vincent Boloré n'a pas d'équivalent en Allemagne dans les années 30. billet de Franceculture sur la commission d'enquête de l'audisel public à laquelle vous répondez aujourd'hui. Est-ce que vous considérez pas qu'utiliser l'antenne du service publicé enfin payée par l'ensemble des contribuables pour attaquer frontalement le rapporteur et les travaux de l'ensemble de cette commission d'enquête ?
Est-ce que ça ne pose pas un problème déontologique majeur ? Et donc il faudrait pouvoir recevoir le rapporteur de cette commission, le président de cette commission, les membres. En revanche, il ne faudrait pas pouvoir en dire quoi que ce soit.
Il ne faudrait pas pouvoir porter un regard sur cette commission. Il faudrait que ce soit à sens unique ce qui l'organise qui pourraient s'exprimer. Je dois revenir sur le précédent épisode que que vous nous avez soumis.
Tous les jours, nous réalisons des interviews qui ne sont pas diffusées. Tous les jours, nous réalisons des interviews longues dont nous prenons des extraits. Tous les jours, nous ajoutons des éléments à certaines interviews qui ont été réalisées pour coller à l'actualité d'où vraisemblablement les questions sur Nicolas Sarkozy.
Si nous avions eu peur d'aucune des réponses que vous aviez faite à l'occasion de cette interview enregistré, nous n'aurions pas été en situation de vous recevoir en direct car ces réponses là vous les auriez refaites. Nous ne vous avons pas censuré et pardonnez-moi, le discrédit qui est jeté sur l'audiovisuel public depuis maintenant des semaines et des mois, c'est bien une partie de la classe politique qui l'organise. Ça n'est pas nous qui d'aucune manière jetons le discrédit sur ceux qui participent à cette commission d'enquête.
Attendez, attendez, je je réponds, je réponds, je réponds. Alors, attendez monsieur M, on va parce que si c'est un échange, si chacun répond là, madame Pigal vient de donner une réponse forte. Si monsieur le rapporteur veut répondre, je laisse répondre à M Pigal, ça permet peut-être d'avoir un échange.
Euh euh bon, on va aussi peut-être avancer. Je pense que c'est pas parce que les journalistes du service public sont payés par les impôts des Français qu'ils peuvent pas commenter la manière dont cette commission dans lequelle fonctionne. Il se trouve qu'il y a il y a des journalistes qui critiquent mon action comme président et j'en accepte l'augure.
Il y a des journalistes qui critiquent la manière dont le rapporteur mène ses questions. Bon c'est c'est le principe aussi du journalisme et de la liberté d'expression. Heureusement qu'en démocratie, les journalistes, même ceux du service public, peuvent questionner la manière dont une commission d'enquête se déroule, peuvent questionner la manière dont un président président une commission d'enquête, peuvent questionner la manière dont un rapporteur mène une commission d'enquête, dont les députés participent à cette commission d'enquête et c'est pas parce qu'ils sont salariés du service public et journalistes dans service public qu' n'ont pas le droit de commenter une commission d'enquête et et sur voilà.
Bon bref, madame Pigal, monsieur, vous voulez répondre à madame Pigal. Monsieur le président, madame Pidal, je pense que vos accusations sont extrêmement graves. Vous représentez une entreprise qui est soumise aujourd'hui, qui est objet de cette commission d'enquête.
Est-ce que selon vous exercer une prérogative constitutionnelle, c'est jeter le discrédit sur l'audiovisuel public ? Est-ce que vous légitim vous légitimez donc ce billet qui a été fait sur France Culture où on explique que Charles Loncle attaque accuse des formes que Vincent Boloré n'aurait pas d'équivalent en Allemagne dans les années 30 ? Est-ce que déontologiquement vous ne m'avez même pas laissé le moindre droit au contradictoire ?
Pourtant dans vos réponses précédentes, vous expliquez que c'était important de donner un droit au contradictoire. Je n'ai pas été contacté dans le cadre de cet article et de ce podcast. Est-ce que c'est votre vocation ?
Est-ce que les Français doivent payer pour ces accusations qui sont totalement contraires et qui contreviennent d'ailleurs au prérogative et à l'indépendance des travaux d'une commission d'enquête parlementaire ? D'accord. Je monsieur parce que moi je je faut qu'on avance dans cette commission mais faut qu'on avance aussi en bonne intelligence et de manière factuelle.
Vous savez monsieur le rapporteur, je vous le dis juste simplement c'est vrai que le Non non non non, je vous laisser répondre. Non non non parce que parce que bah non mais vous parlez de vous êtes pas le seul à Non non. Oh je défends pas Radio France.
Oh non je défends pas Radio France. Je défends pas, je laisse les ch au contraire je permets qu' je permets parce que c'est pas des petites accusations, c'est un vrai débat. On va au fond des sujets.
Vous avez je vous m'aviez jamais parlé monsieur le rapporteur de de cette censure que vous voilà de cette éventuelle censure que vous avez rencontré. Donc je le découvre. Non mais attendez attendez attendez on va aller au bout.
On va aller au bout si vous me laissez parler. On va aller au bout. Je n'étais pas au courant de cette de ce que vous avez mentionné monsieur le rapporteur.
Vous vous le lâchez comme ça en commission d'enquête. Donc ça me voilà ça me surprend. les personnes qu'on a en face de nous essayent de vous répondre.
Vous parlez de censure, c'est des mots forts, c'est pas rien. Il y a peut-être des Français qui vont se dire en sortant d'ici que vous avez été censuré sur service public audiovisuel. Donc c'est normal de laisser la parole se faire et je vais tout de suite vous donner la parole madame Pigal monsieur Mélet pour répondre au rapporteurs.
Je dis simplement une seule chose qu'on parle de cette commission d'enquête et que j'en suis le président que c'est vrai et vous avez raison monsieur le rapporteur que l'audiovisuel public est financé par l'argent des français mais vous savez aussi monsieur le rapporteur que l'audiovisuel privé l'information est un bien public qui appartient à tous les Français que les fréquences télévisuelles. Non non ben je vais vous faire je vais terminer et puis après je vais terminer parce que c'est important. On parle des Français, on parle beaucoup des Français, vous en parlez beaucoup et j'aimerais en parler 2 minutes.
Les français, ils financent le service public, mais les français, ils sont aussi tous propriétaires de l'ensemble des chaînes de télévision de France. C'est un bien public les chaînes de télévision. Et vous savez, monsieur le rapporteur, il y a des chaînes de télévision qui appartiennent à l'ensemble des Français parce que c'est un bien public.
C'est un vous admettez avec moi que c'est un bien public les fréquences de télévision. Il y a des appels d'offre, vous le savez bien puisqueil y a une chaîne qui a vu qui a s'est vu qui s'est vu refuser ou en tout cas qui s'est vu retirer sa fréquence. Je le dis aussi parce qu'il se trouve et vous le savez qu'il y a aussi des télévisions privées qui d'une certaine manière appartennent aussi à l'ensemble des Français parce que l'information est un bien public et que les fréquences de télévision sont des biens publics qui critiquent cette commission d'enquête, qui critiquent la manière dont le président mène cette commission d'enquête.
Et vous savez quoi monsieur le rapporteur ? Je l'accepte. J'accepte que sur certaines chaînes télévision, on critique mon action, on instrumentalise ce que je dis.
Pas des chaînes qui sont objets de cette commission parce qu'elles appartient des français. Ce ne sont pas des chaînes qui sont objet de la commission d'enquête et c'est là toute la gravité, je trouve, des propos, des articles, des entraves, des cabales qui sont faites pour discréditer nos travaux. C'était la raison toute simple de ma question qui est factuelle avec ce billet politique d'un journaliste sur France Culture.
J'ai pas obtenu de réponse de votre part. Est-ce qu'il est légitime que Radio France mette ses moyens en place pour discréditer les travaux d'une commission d'enquête dont elle fait précisément l'objet ? Est-ce que c'est normal ?
Est-ce que déontologiquement c'est acceptable ? J'ai pas eu de réponse à ma question. Allez-y.
Je être conflictif. Il y a un principe revenir un peu à ce Conseil d'État qui a mis des critères sur le pluralisme sur l'ensemble des sujets. Qu'est-ce que dit le Conseil d'État ?
Il dit qu'il faut se mettre sur une un temps long, c'est-à-dire qu'on ne juge pas un parti prix sur une chronique, sur un reportage. Donc il faut 3 mois. Je suis prêt à vous montrer pendant les 3 mois pendant duré toute cette commission. tout ce qu'on a fait autour de cette commission.
Vous verrez qu'on est raison gardé sur le temps d'antenne consacré à ça et que nous avons invité les différents partis et les personnes sur la gestion de monsieur les maris. Il a une un édito comme un édito, il donne des informations son avis l'auditeur et juge. Et si je crois les informations qui est données, vous faites porter des paroles à monsieur les marie qui sont ceux de Guillaume Mernard qui est le présentation.
Donc, on pourra faire la transcription de toute la couverture de la commission pendant la longue période. Vous verrez qu'on a été pluraliste et qu'on a donné la parole à chacun et c'est là-dessus qu'on est jugé selon les critères du Conseil d'État de pluralisme. Voilà.
Merci. Je pense que c'est important que l'ensemble des médias effectivement permettent à la commission de l'enquête de fonctionner dans un cadre digne et respectueux. Parce que monsieur le rapporteur, parle beaucoup de vous.
Moi, je vais vous parler 2 minutes de moi. Aujourd'hui, j'ai une plainte parce qu'on raconte n'importe quoi et pardon de le dire vivement. On raconte strictement n'importe quoi et ça vient pas de l'audiel public.
On m'accuse de jamais avoir convoqué des gens que j'ai convoqué et donc je le dis avec force et gravité et ça ça vient pas de l' duel public. Quel est le rapport monsieur le président ? Vous avez vous parlez monsieur c'est pas public qui vous monsieur le rapporteur pardon monsieur le rapporteur monsieur le rapporteur et on va et ben on va parler de mais monsieur le rapporteur vous vous avez parlé de la manière dont cette commission d'enquête excusez-moi monsieur le rapporteur vous avez parlé de la manière dont la commission d'enquête se déroulait et dont l'audioviel public en parlait et dont elle vous mettait en cause.
Vous n'êtes pas tout seul dans cette commission d'enquête. Il se trouve qu'à côté de vous avez un président, vous avez des membres de cette commission qui sont des députés. Donc comme vous parlez de cette commission d'enquête, je ne parle pas que de moi, je parle pas de moi, moi je parle aussi de la manière dont le président de cette commission d'enquête, parce qu'on cherche aussi à déstabiliser cette commission d'enquête est mise en cause de manière totalement fausse.
Et c'est pas et c'est pas par l'audiel public. Et donc je le dis, c'est pour ça que je parle de vous comme de moi, comme dans les membres de cette commission, il est temps qu'on laisse cette commission d'enquête fonctionner dans un cadre digne et respectueux. Les forces d'informations, ça suffit et en ce qui me concerne, elles deviennent pas de l'audiovisuel public.
Les mensonges, ça suffit et je propose que maintenant on puisse avancer dans un cadre serein, digne et respectueux. Monsieur Rorteur, je vous redonne la parole. Merci monsieur le président.
Le le 18 janvier dernier dans l'émission 7h50 le weekend sur France en terre, Radio France a offert son micro à Mohammad Amin Njad, ambassadeur de la République islamique d'Iran en France. Pendant plus de 10 minutes, ce représentant officiel d'un régime aux méthodes terroristes a pu dérouler toute sa propagande jusqu'à affirmer que son régime n'avait pas de sens sur les mains et que les morts imputés à l'Iran ne seraiit que, je cite, de simples chiffres inventés par leurs ennemis, en l'occurrence les États-Unis et Israël. Bon, madame Adizadé explique que tout ça est faux.
Je ne comprends pas pourquoi madame Adizadé voudrait défendre l'ambassadeur de la République islamique d'Iran. Tout ce que j'explique est factuel pourra être vérifié. On sait, vous le savez, que la République islamique d'Iran a procédé à des massacres à h clos et a tué dans une barbarie extrême plus de 30000 personnes en l'espace de 48 he lors notamment des nuits des 8 et 9 janvier.
Le bilan humain depuis continue à s'alourdir. Ce régime est désormais qualifié par la France, par l'Union européenne comme un régime terroriste. J'ai interrogé d'ailleurs le comité d'éthique de Radio France, la médiatrice de Radio France qui ont justifié ce choix d'invitation au nom du pluralisme estimant, je les cite, que toutes les voix doivent être entendues sur Radio France.
Je vous pose donc une question simple. Est-ce que vous auriez invité Ousama Ben Laden ? Est-ce que vous auriez invité Salab d'Eslam ?
Est-ce que selon vous, on peut donner la parole à des terroristes sur les antennes du service public, même au nom d'un débat contradictoire ? Parce qu'en l'occurrence, il s'agit d'un représentant d'État terroriste désigné par la France et par l'Union européenne. Il y a des règles pour exercer dans lesquelles nous inscrivons, les règles de la loi notamment.
Et cet ambassadeur est le représentant d'un état reconnu et il y a de l'intérêt à l'entendre, à pouvoir le contredire, à pouvoir le mettre parfois en difficulté sur certaines de ces déclarations. Mais vous savez ce qui m'ennuie beaucoup surtout dans la façon dont vous présentez les choses. Est-ce que vous voudriez nous faire la liste de tous ceux que nous ne devons pas recevoir ?
Est-ce que c'est ça le pluralisme ? Mais attendez s'il vous plaît ne mélangeons pas tout. Ne mélangeons pas tout.
Dans ces cas faut pas qu'il ait d'ambassade et qu'il a pas d'ambassadeur en France. Voilà. Et par ailleurs donc faut dans ces cas-là demander monsieur le rapporteur à ministre affaires étrangères qui est plus d'ambassade de qualifier cet ambassadeur de terroriste.
Je je vous laisse la responsabilité de cette formulation et encore une fois voyez comme c'est étonnant on parle de pluralisme au démarrage et ensuite on ferait la longue liste de tous ceux qu'on n'apprécie pas, qu'on déteste qu'on ne voudrait pas entendre. Et voyez comment on part sur la liberté d'expression. et on en arrive en fait à ne plus vouloir écouter personne.
J'aimerais préciser que monsieur le rapporteur, nous n'offrons le micro à personne. Le micro du service public n'est pas offert. Nous invitons et nous posons des questions.
Nous pratiquons notre déontologie et notre pratique journalistique qui est le contradictoire, qui est de pousser l'interlocuteur dans ses retranchements, de le mettre éventuellement devant ces contradictions. C'est notre travail. Nous faire ce que le public peut comprendre dans cette formule, nous faire l'avocat du diable.
Donc il y a pas de micro faire. Pardon, mais vous vous expliquez que c'est peut-être ma ma vue d'esprit, mais c'est quand même un régime qui est qualifié de terroriste désormais par la France et l'Union européenne. C'est pas une simple vue d'esprit, c'est pas un billet idéologique que je peux avoir quand je dénonce l'invitation d'un représentant d'un état terroriste.
Pourquoi est-ce que le service public de l'audiovisuel invite cette personne-là alors qu'il s'agit délibérément d'un représentant d'un état terroriste qui en plus commet des massacres de masse de sa population au même moment ? Plusieurs dizaines de milliers de personnes. Vous avez pas répondu à ma question.
Pourquoi ne pas inviter dans ce cas à l'époque où Sam Ben Laden ou ou bien d'autres qui sont des personnalités totalement abjectes. Pourquoi avoir fait ce choix ? Est-ce que vous l'assumez ?
Allez-y. Allez-y. Et peut-être pourquoi l'ambassade s'il vous plaît madame Adisadé.
Monsieur le rapporteur. Je vais laisser je vais laisser madame je vais je vais je vais je vais laisser madame Je vais laisser madame Pigal répondre. J'ai indiqué tout à l'heure au rapporteur un élément de précision s'il vous plaît.
S'il vous plaît madamis j'ai indiqué qu'effectiv indiqué qu'il y avait j'ai indiqué alors j'explique. Attendez s'il vous plaît. On va avancer.
Il se trouve que on va avancer s'il vous plaît. J'ai indiqué au rapporteur que l'ambassade que l'Iran même à disad s'il vous plaît. J'ai indiqué que l'Iran avait une ambassade en France et que la France avait accepté que l'Iran est une ambassade en France et donc il y a un ambassadeur d'Iran en France.
C'est pas le choix de Radio France pardon. C'est le choix de la France, il y a un ambassadeur d'Iran en France. Donc madame Pigal, vous allez répondre.
J'aimerais bien si ma Vamon on est d'accord parce que vous avez été grand porter enfin en tout cas vous avez été correspondante au proche Orient peut-être pour répondre à la question au Moyen-Orient à la question du rapporteur effectivement quand on est journaliste peut-être d'avoir aussi votre expérience de terrain vous avez effectivement interviewé j'imagine interrogé des gens pour éclairer aussi le débat politique pour essayer que les les Français comprennent non mais ça m'intéresse aussi qu'on puisse aussi comprendre ce que c'est le métier de journaliste et que effectivement vous n'offrez pas votre micro mais que vous interrogez j'imagine pour expliquer ce qui se passe au proche et au Moyen-Orient des personnes qui avaient effectivement commis des crimes et cetera. Enf je pense que c'est pas donner un micro ou une tribune, c'est essayer de comprendre décrypter mais c'est pas moi qui vais faire la réponse m Pigal, je vous laisse répondre mais j'aimerais bien que madame Varamian si on est d'accord que le rapporteur l'accepte puisse aussi répondre à la question de monsieur le rapporteur. Je vous remercie.
Je vous confirme que les micros restent dans les studios après le départ de nos invités. Les gardiens de la révolution n'étaient pas classés terroristes au moment de l'invitation de l'ambassadeur dans nos studios. Et ensuite vous dites, voyez ces deux critères différents.
Est-ce qu'ils sont classés terroristes ? Et puis il y a un autre critère qui est vous rendez compte, ils se sont rendus coupables de massacre. Alors dans l'ordre, je voudrais vous dire qui vous a fait part de ces massacres, qui travaille jour et nuit pour essayer de recouper les informations et pour savoir ce qui s'est joué alors que tout est fait et tout est organisé par ce régime pour que nous ne le sachions pas, pour que nous n'arrivions pas à reconstituer cette situation.
Merci aux journalistes qui font ce travail. Et ensuite, précisément parce que nous savons que cela s'est passé, alors il était non seulement utile, mais il était urgent de pouvoir s'entretenir avec l'un de ceux qui qui incarne ce régime pour pouvoir lui poser ses questions. Donc, vous auriez pu inviter monsieur Abouakar Al Bagdadi il y a quelques années exactement dans les mêmes conditions, tout en documentant les massacres qu'il commettait.
C'est le sens de la réponse que vous avez apporté. J'essaie hein de donner un peu de profondeur et et des comparaisons. Euh pour pourquoi pourquoi l'ambassadeur de de du régime terroriste iranien est invité ?
Est-ce que il y a d'autres comparaisons, monsieur Abouak Al Bagdadi ? Est-ce qu'il aurait pu être invité notamment au micro de France Interre ? Vous savez la j'ai été euh monsieur le président l'a rappelé la rédactrice en chef du journal de 20h.
Euh j'ai travaillé avec David Pujadas pendant 3 ans. La question s'est posée euh quand nous avons souhaité interviewer Bachar Elassad qui à l'époque était accusé d'avoir massacré sa population. Nous sommes allés, alors je n'y suis pas allé personnellement puisque le visa m'avait été refusé par les autorités mais David Pujadas était allé à Damas interviewer Bachar Elassad accusé de crime de guerre, de crime contre l'humanité, contre son propre peuple.
Je crois que cette interview était éclairante sur l'actualité. Je pense que évidemment la loi nous impose de ne pas diffuser d'appel au meurtre. Euh c'est la loi euh d'appel à des actes terroristes, c'est la loi.
Euh mais euh interviewer des personnalités, des dirigeants euh qui mènent des politiques euh contestables, questionnantes, c'est le métier même de de journaliste. Et puisque monsieur le président vous parlez de mon passé de grand reporter, j'ai eu l'immense honneur pour le service public de la télévision d'aller sur des terrains de guerre, que ce soit l'Ukraine, que ce soit le proche- Orient, euh que ce soit l'Irak aussi. Euh je suis allée à des endroits où personne ne va en dehors des journalistes.
Euh nous prenons des risques pour ça. Oui. Euh j'ai rencontré des terroristes.
Oui, j'ai rencontré des gens qui avaient du sang sur les mains. Euh bien évidemment, j'ai rencontré des militaires. J'ai rencontré des prisonniers de guerre, j'ai rencontré toutes sortes de personnes, des gentils, des méchants.
Je pense qu'un journaliste bien formé comme je l'ai été sur le service public et j'en ai beaucoup de gratitude et bien est capable de mettre à distance toute la parole qu'il entend et est capable de contextualiser cette cette parole. J'ai pendant 3 ans euh couvert le conflit israélo-palestinien, conflit difficile s'il en est pour les journalistes. Euh et euh j'ai euh je pense su faire euh mettre à distance chacune des paroles que j'entendais de chaque côté.
C'est ça le cœur du métier de journaliste et c'est à c'est ainsi que nous pouvons délivrer la meilleure information possible auprès du public. Merci. Vous avez bien fait de rappeler mais je sais que le rapporteur est d'accord que effectivement c'est aussi les journalistes du service public comme du privé d'ailleurs qui sur le terrain les reporters de guerre permettent aussi qu'on documente et qu'on puisse nous français européens avoir des informations sur la barbarie qui se déroule dans le pays.
Et si le rapporteur est d'accord, je lui propose de venir avec moi au grand prix des reporteurs de guerre à Bailleux qui se trouvent dans mon département et qui chaque année rend hommage au reporter de guerre de ce pays. Service public comme audiovisuel privé parce qu'il y a pas dans notre pays a les deux qui permettent aussi d'éclairer les les grandes guerres et les grands conflits de ce monde. Et on mesure, et je sais que le rapporteur le sait, on mesure on mesure chaque année à l'occasion de ce prix le courage, la détermination des journalistes du public comme du privé qui permettent de documenter les conflits dans le monde, la barbarie qui s'y déroule et la violence qui s'y déploie.
Merci monsieur le le président. Je pense malgré tout qu'il y a une différence assez fondamentale entre votre mission louable honorable qui est de documenter les crime de masse et de guerre partout dans le monde et celle de de donner la parole à leurs coupables, à leurs responsables. Je pense qu'il y a une vraie différence fondamentale dans l'exercice de vos missions et c'était d'ailleurs toute la raison des questions que je me suis permis de vous poser.
Je me permets d'avancer le 5 novembre 2021. Vous avez diffusé sur France interre la chronique antidote de Tristan Mindes France intitulé la pédocriminalité dans l'imaginaire complotiste. Le 9 janvier 2024, vous publiez sur France info un podcast intitulé Jeffrey Epstein, l'affaire de tous les fantasmes pour la complephère.
Le 28 novembre 2025, à nouveau un autre podcast de France info était intitulé Epstein, l'obsession complotiste, également commenté par Tristan Mind France et qui dénonçait d'une certaine façon la complos ainsi que Donald Trump et Elon Musk. Depuis, il y a eu plus de 3 millions de données qui ont été déclassifiées par le département de la justice américaine qui ont mis en lumière he l'existence d'un réseau mondial de pédocriminalité montrant que il y a eu de nombreux enfants victimes de viol, de torture et probablement aussi d'assassinat. Ça a montré aussi qu'il y avait des réseaux de corruption, d'influence qui ont permis d'étouffer ces crimes pendant de nombreuses années.
Les mois à venir d'ailleurs devraient permettre d'apporter de nouveaux éléments précis sur ces crimes qui sont atroces. Est-ce que à la lumière de tous ces podcasts qui dénonçaient simplement le complotisme de ces gens qui dénonçaient ces crimes abject ? Est-ce que vous comptez présenter vos excuses à la lumière de cette information, on peut le dire malhonnête, sur le traitement de l'affaire Epstein ?
Alors, sur le alors le traitement malhonnête, vous employez ces termes, je ne peux que le déplorer. Je ne présenterai pas d'excuses pour ces podcasts là. Ce sont des éléments d'information.
Encore une fois, vous prenez un élément de ce que nous avons produit sur cette affaire-là. quatre éléments, admettons, depuis la publication des 3 millions de documents, je vous invite à regarder tout ce que nous avons produit sur l'antenne de France info, sur notre site internet, les révélations que nous avons faites parce que nous avons une cellule du vrai ou faux, euh également une cellule baptisée RFINT, parce que nous avons une cellule investigation à Radio France. Tous ces journalistes-là se sont mis sur ces 3 millions de documents dès le mardi matin.
Les documents été publiés le dimanche de mémoire. Dès le mardi matin, nous avions une séquence complète avec notre correspondant aux États-Unis qui nous racontait ce que les mois que créent ces documents. Une séquence précise sur les premiers éléments sur Jack Lang à l'intérieur de cette séquence également jusque la couronne de Norvège qui était bousculée par cela, nous avons révélé un témoignage d'une victime de Jeffrey Hstein.
Nous avons été les premiers à à diffuser ce témoignage là. Cette victime-là, le New York Times, a repris ses propos, nous a contacté. Nous avons pu révéler lundi dernier que Steve T, le producteur de Forest Gump, qui est aussi le propriétaire de l'équipe des New York Giants, est impliqué dans le scandale Epstein.
Nous travaillons, nous faisons notre travail de journaliste et pour pouvoir le juger réellement, sans parler de malhonnêteté, il faut le voir dans sa globalité, écouter notre antenne et regarder ce que nous produisons sur notre site internet, sur nos réseaux sociaux. Le travail des journalistes de France Info à minima ces dernières semaines sur l'affaire Epstein est admirable. Je ne présenterai pas d'excuses.
Merci monsieur le rapporteur. Merci euh pour votre réponse. J'aimerais avoir votre avis désormais sur la la revue de presse qui est un exercice journalistique compliqué qui nécessite beaucoup de nuances, beaucoup d'objectivités, beaucoup de prises de recul.
Et cette revue de presse de France Interre, vous avez décidé de l'attribuer depuis la rentrée à madame Nora Amadi. Bon, il y a plusieurs éléments factuel qui peuvent laisser penser que madame Amadi manque nécessairement d'objectivité pour effectuer cette mission importante du service public. Le premier, c'est un retweet de Nora Madie.
Elle a retweeté Rima Hassan une semaine seulement après le 7 octobre avec un point levé d'ailleurs qu'on peut lire comme un soutien comme sans tweet à la cause palestinienne mais aussi de façon déguisée aussi un soutien au Hamas. Madame Hamadi a également participé à une opération de harcèlement en ligne visant l'imam de Drancy monsieur Chaloui. On parle d'ailleurs de plusieurs dizaines de tweets insultants à son égard parfois à la limite de la légalité.
Ça ne vous a pas empêché de la nommer à la tête de cette revue de presse, donc à la à la rentrée sur France Interre. Et d'ailleurs, lors de sa première revue de presse sur vos antennes, c'était le 25 août 2025, elle a parlé quasiment exclusivement du conflit à Gaza en mentionnant d'ailleurs des journaux parfaitement militants comme l'Humanité, comme Média Park, comme Libération et même Street Press, journal d'extrême gauche et militant. Pourquoi est-ce que vous avez voulu confier cet exercice délicat, sensible, compliqué de la revue de presse qui mérite une totale objectivité et neutralité, en tout cas supposé à une militante et activiste qui ne se cache même pas ?
Il me semble que monsieur Philippe Corbet quand il était quand il est venu ici Vonrette ont lar et je crois même la présidente ont répondu que c'est un retweet bien avant que que bien de assez qui date d'assez longtemps d'une part avant que Rimas soit député notamment euh et sur l'ensemble de sa revue de presse, je j'aimerais que on prenne le temps de le voir sur l'ensemble de la saison et je pense que on pourrait vous démontrer que elle est beaucoup plus euh varié euh beaucoup plus diversifié euh hein euh je pense que par ailleurs dans dans une euh l'actuelle matinale de le France interre elle apporte un son de cloche assez différents des autres protagonistes et éditorialistes. Mais je je tiens bien entendu qu'elle respecte la forme de la revue de presse en assistant beaucoup aussi sur la vie quotidienne des Français qui ne sont moins abordés ailleurs dans les autres éditaux. Mais je pense que peut-être Céline vura compléter.
Je peux simplement compléter en disant que vous avez déjà eu l'occasion de poser ces questions à la directrice de France Interre, au directeur de l'information de France Inter qui vous ont largement répondu et que pour ma part, je prendrai mes fonctions le 2 mars. Est-ce que vous avez, j'entends votre réponse, merci monsieur M. Est-ce que vous avez un exemple par exemple que vous pourriez m'apporter pour juger de cette objectivité notamment dans le choix de de magazine de journaux d'HBdomadair ? vous expliquer que sur le temps long, on pourra se rendre compte de l'objectivité de madame Nora Mad.
Est-ce que vous avez un exemple ou plusieurs à nous apporter aujourd'hui en en audition ? Et régulièrement, vous pouvez demander tout document sur pièce. Donc, on pourra vous demander, vous faire les statistiques de tous les sujets apportés par madame de lors de cette revue de presse et voir la diversité de ces citations des la variété des thèmes et la variété des journaux cités.
Merci. Alors, le rapporteur me dit que il a encore beaucoup de questions. Ça fait 3h.
Est-ce que vous souhaitez faire une petite pause ? Alors, je vais suspendre 2 3 minutes et puis et puis on va reprendre. Bien, nous allons pouvoir reprendre après cette petite suspension. et je laisse le rapporteur reprendre ses questions.
Merci monsieur le le président. Une question le 2 octobre dernier donc toujours sur la la neutralité France Culture publié un podcast intitulé peut-on se réjouir de la mort de quelqu'un ? Ce que nous dit la philosophie et dans la description de ce podcast il est écrit je le cite des manifestations de réjouissance collective survenu après l'annonce de la mort d'Osama Ben Laden, de Jean-Marie Le Pen ou plus récemment de Charlie Kirk. hétérogène, ces trois événements n'en soulèvent pas moins des questions morales semblables.
Je rappelle que Jean Jean-Marie Le Pen était un un responsable politique français, j'ai pas besoin de le présenter. Charlie Kirk, pour le coup, lui euh était un militant qui a été assassiné par balle aux États-Unis pour ses idées. Assassinat qui a ému, je pense, des millions de personnes dans le monde entier.
Et Kusama Ben Laden était l'un des terroristes les plus meurtriers au monde, responsables de la mort de milliers, voire probablement de dizaines de milliers de personnes. Je vous pose la question très franchement. Est-ce que vous avez pas honte de comparer Jean-Marie Le Pen et Ousama Ben Laden dans un même podcast sur peut-on se réjouir de la mort de quelqu'un ?
Est-ce que c'est honnête intellectuellement et déontologiquement de mettre ces trois personnes sur sur le même plan ? Ouais, fait déjà 3 euh très sincèrement euh je j'avoue que ne pas connaître ce podcast et cette émission euh je que comme vous le venez de le signaler, je pense c'est un magazine de la philosophie. Donc euh je pense que c'est une question philosophique euh qui prend acte de ces trois exemples sans les comparer stre au sensus.
Euh mais je je je nous allons réécouter l'émission dans son extin pour en comprendre le sens. Mais je crois que l'interprétation que vous en faites peut-être parce que d à des une expression maladroite ne va pas du tout dans le sens de ce magazine si c'est bien le magazine dont je pense être bien connaître de France Culture qui est un magazine très sérieux par ailleurs. Je vous remercie.
Effectivement vous vous pourrez tout à fait m'apporter une réponse plus tard. Euh un autre exemple, le 22 janvier dernier, France Culture publiait un autre podcast qui a fait polémique notamment sur les réseaux sociaux. Ce podcast qui était intitulé Prier au travail de point comment faire ce cinq prières quotidiennes lorsqu'on est salarié et musulman.
On y entend notamment le témoignage de de Sabrina qui compare sa prière au yoga et qui affirme, je la cite, la manière dont on parle de nous les musulmans, c'est totalement lunaire. On a vraiment l'impression d'être bestialisé parfois fin de la citation. Elle explique également devoir se cacher et devoir cacher son abaya par peur d'être stigmatisé.
Il y a une autre intervenante, Gaby, qui raconte prier à l'université alors même que cela est interdit, déclarant je la cite. On avait toujours un petit tapis de poche. L'une se mettait devant l'escalier, vraiment tout au bout et l'autre surveillait si quelqu'un passait fin de la citation.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce choix éditorial ? Je pense que vous l'avez vu parce que ça a suscité des milliers de commentaires. Est-ce que vous pouvez nous expliquer donc ce choix éditorial qui s'apparente davantage à un tuto communautaire pour les musulmans et qui peut aussi apparaître comme une incitation à enfreindre la loi à laquelle pourtant le service public en premier lieu est tenu ?
Alors, petit jeu de mot, je ne l'ai pas vu mais je l'ai écouté voilà et même plusieurs fois parce que il est vrai que il a fait polémique. Euh très sincèrement pour bien comprendre dans un premier temps, il faut il s'agit d'un documentaire dans le cadre de pied sur terre dans une tradition assez immersive qui se comporte de trois euh de trois témoignages euh sans sans filtre, sans commentaire. Euh premièrement avec juste un propos introductif qui rappelait la loi.
Euh je peux vous rassurer ça, je l'ai écouter plusieurs fois pour bien comprendre l'interprétation qui en a été faite et il en a été rien un tuto euh pour être illégal. C'est une question euh assez simple qui est euh quand on est musulman et que on veut la pratiquer, qu'on veut faire plusieurs prières par jour. Euh comment se passe-t-il dans le dans le milieu du travail ?
Euh la plupart des témoignages portaient sur des personnes qui le faisaiit totalement légalement, c'est-à-dire dans le cadre de leur pause et discrètement à l'égard de tous pour pas être dans une manière ostentatoire. Euh il y avait deux autres témoignages. Euh l'un de quelqu'un qui a été sanctionné parce que visiblement il était accusé de l'avoir fait non pas pendant son temps de pause mais pendant ce qui est illégal pendant le le temps de son travail donc au détriment du travail qu'il avait à faire.
Il y a un dernier témoignage qui était quelqu'un qui avait rejoint une société américaine en l'occurrence Google et dans lequel c'est autorisé. Euh pied sur terre par ailleurs, traite de beaucoup de sujets comme une fois plus il faut le voir sans confondre islam et islamisme. Il y a une semaine spéciale à l'Iran où on critiquait un certain nombre de de pratiques de ce genre.
Il y avait des enfants euh de la guerre notamment avec des enfants qui revenaient d'Afghanistan qui av été victimes de taliban. Euh si l'accusation était de euh de il y a une vraie diversité et il y a tellement de diversité dans les sujets que il y a même des épisodes consacrés aux militants du Rassemblement national. Donc l'émission elle aborde chaque sujet une fois plus dans une tradition assez tradition dans une tradition assez forte du documentaire qui est du témoignage brut.
Après, on a constaté la la polémique et on a et c'est pour ça que je me que je l'ai réécouté pour voir s'il y avait eu faute et je peux vous dire qu'il n'a pas eu de faute. On a rien, on a appelé à rien de illégal et on a rien promu de quelque de pratique illégale au sein de ce document. Lorsqu'on examine de près cette question notamment la programmation de France Culture, je pense qu'on peut s'interroger sur la place particulièrement importante qui est accordée au contenu consacré à l'islam et à la condition des musulmans en France.
Ces dernières années, il y a plusieurs podcasts qui ont été proposés parmi lesquels, je vais vous les citer, le premier, exil des musulmans, deux points, un gâchi français. Deuxème, français musulmans existe-t-il un exode silencieux ? Trè les discriminations poussent-elles les musulmans français à l'exil ?
Encore un l'exode silencieux des Français musulmans. Un autre racisme, islamophobie et peurs irrationnelles. Un autre l'islamophobie au quotidien.
Encore un autre l'islamophobie est-elle sous-estimée ? Encore un autre avec ma tête d'arabe ou encore un dernier la culture du racisme. À cela s'ajoute les les podcasts, le podcast sur les cinq prières quotidiennes dont on vient de parler qui pour moi s'apparente et pour nombre de de Français s'apparent à un tuto communautaire ainsi que les 483 épisodes du programme question d'Islam.
Dans ces contenus, la question d'un racisme supposé en France est très régulièrement abordé, parfois d'ailleurs avec des intervenants contestés comme Benchek qui est proche des frères musulmans. On m'a fait parvenir [grognement] une photo de monsieur Khaleb Benchek qui est producteur de l'émission Question d'Islam sur France Culture qui a participé récemment à un colloque des frères musulmans et qui dit venir d'ailleurs en tant qu'ami. Donc vous voyez que c'est des faits qui sont extrêmement graves pour un producteur de France Culture.
Ma question est donc simple. Est-ce que vous pouvez nous expliquer cette ligne éditoriale qui représente des centaines d'heures de programmes payés par les Français consacrés à l'Islam et à qui que et on a confié ces centaines d'heures de programmes. Un producteur en plus qui serait proche des frères musulmans.
C'est le service public. Comment est-ce que vous pouvez aujourd'hui nous l'expliquer ? Je vais vous laisser répondre monsieur Mélem et il aurait été bon que le rapporteur me demande de de convoquer les responsables de France Culture parce que c'est France Culture.
Alors monsieur Mélet comme vous êtes directeur éditorial, vous allez pouvoir répondre à c de Radio France bien sûr mais ça voilà. Oui, on vous convoquer des il y a un degré de précision que je ne peux pas avoir. Je peux simplement dire à vous écouter déjà qu'il y a une confusion entre les programmes produits par France Culture et les programmes produits dans le cadre de nos obligations de du cahier des charges qui sont les émissions religieuses et qui sont la responsabilité d'un et qui ont une certaine autonomie éditoriale à ce que je devrais vous préciser. euh par ailleurs, mais comme il y a comme on diffuse la messe et comme il y a une réunion hebdomadaire et orthodoxe ou ailleurs, ça fait partie de notre cahier des charges, nos obligation, notamment la dernière émission que vous avez cité.
Euh de fait euh il est vrai que c'est un sujet euh que j'ajouterait plus global. Nous nous nous avons de manière, c'est comment traiter les questions religieuses sur nos antennes. Euh vous venez de citer un certain nombre de podcasts concernant l'islam.
Il y a beaucoup sur nos antennes à France Culture et France interre, soit des documentaires, soit des débats sur le catholicisme et le regain du catholicisme. Euh c'est aussi quelque chose de de présent. Euh voilà, c'est un phénomène social important.
On reparle de retour du mouvement euh religieux. Euh donc il est couvert dans tous les débats qui sont liés, mais je ne crois pas qu'il y ait une focalisation spéciale sur une religion plutôt que sur d'autres. Euh si euh vous regardez sur catholicisme, il y a eu une série de documentaires sur France Culture.
Il y a eu des émissions dans le question du soir sur France Inter. Je parle là que depuis septembre he téléphone sonne un débat de Sonia Viller et autre. Alors ça cit avant avant les les avant septembre, c'était il y a un an au mois de mai ou même plutôt mars peut-être la mort du pape.
Donc vraiment on aborde ce phénomène qui est un phénomène qui déclenche beaucoup de débats et de réactions à chaque fois qu'on l'évoque. Mais pour le coup, je ne vois pas pourquoi on nen parlerait pas non plus. Sauf et sur cet angle, je vous ai cité un certain nombre de de podcasts, cet angle semble sous-entendre un sentiment de de racisme structurel en France.
Est-ce que selon vous c'est la bonne façon de présenter les choses quand il s'agit d'islam ? Et le deuxième point, je vous ai parlé de cette personne Khab Khaeb Benchek qui est donc producteur de l'émission Question d'Islam sur France Culture. Il a participé visiblement à un colloque organisé par les frères musulmans.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous vous renseignez quand même sur le profil et le pédigré de des producteurs et des intervenants notamment sur ces questions sensibles, ces questions religieuses et et de société ? On vous répondrait comme je vous l'ai dit euh sur le statut euh parce que j'ai besoin de de le revérifier sur le statut euh des émissions religieuses sur nos antennes qui nous sont imposées par le cahier des charges et sur lequel nous avons un contrôle limité.
C'est-à-dire, j'ai j'ai pas bien compris, pardon, pourquoi vous avez un contrôle limité sur produite street au sens par nous-mêmes. Nous les diffusons euh dans l'obligation du cahier des charges avec une certaine je je me souviens de moi pour tout tout vous dire, je vous réponds avec mes souvenirs de mon expérience de la direction de de France 2. Donc je demanderai à la direction de France Culture de vous donner le statut exact et le contrôle exact de cette émission.
Merci monsieur le rapporteur. Mais vous vous ne c'est pas vous qui avez la main sur le choix de qui produit telle ou telle émission. En l'occurrence ce ce producteur vérifier mais je je serais pas surpris que ce soit le cas.
Vous nous apporterez la réponse par écrit si le rapporteur souhaite qu'on puisse auditionner les représentés de France culture, on le fera bien entendu. Merci monsieur le président. Effectivement, je pense que ce serait souhaitable. un un autre point, une autre question et promis, je serai synthétique, il m'en reste plus beaucoup.
Je vois que le temps s'allonge et je vous remercie en tout cas pour votre patience et l'ensemble de vos de vos réponses. Il y a quelques jours, le 10 février, les auditeurs de France Inter ont eu la mauvaise surprise, on peut le dire, d'entendre Patrick Cohen qui relativisait le scandale concernant Jack Lang. Selon lui, les critiques seraient à la fois unan mais aussi excessives.
Il affirme que Jack Lang ne serait accusé, je cite, que de fraude fiscale. Dans son éditorial, Patrick Cohen ajoute que je le cite, l'homme et son œuvre ne méritait pas le déshonneur. Allant jusqu'à le qualifier, je cite encore de plus grand ministre de la culture de la 5e République, mais aussi le plus ardent, le plus audacieux, le plus créatif.
Fin de la citation. Jack Lang manifestement et on peut le comprendre a été très satisfait par cet édito puisqu'il a lui-même relayé cet éditorial de Patrick sur ses propres réseaux sociaux sous le titre Ombre et lumière. Alors je rappelle hein qu'au-delà des accusations de blanchiment d'argent et de détournement de fonds publics dont fait l'objet de Jack Lang, il y a un email intitulé Petit Prince qui a été révélé sur le site du FBI qui est particulièrement choquant.
Il a été retrouvé dans les échanges entre Jeffrey Epstein et Jack Lang et ce dernier lui écrit, je cite, "L'enfant doit-il être initié à la religion, à de nouvelles sexualités ? Testé à quelle fréquence ? Test standardisé, fin de la citation.
À ce moment-là, monsieur Cohen avait connaissance de cet email. D'ailleurs, monsieur Fogiel avait interrogé, je crois que c'était une antenne sur sur RTL sur l'existence de de cet email. Est-ce que vous trouvez normal que sur la première matinale de France, un éditorialiste qui est payé par l'impôt des Français rende un tel hommage à une personnalité aujourd'hui aussi contestée pour des motifs qui est cœur et le mot est faible des millions de français ?
Je vais laisser Céline compléter. Il me semble néanmoins que à l'intérieur de de cet édito de Patrick Cohen, [raclement de gorge] il dit que il était inexcusable dans les faits. Ça c'est une chose.
Par ailleurs, ça me permet de vous signaler d'écouter la revue de presse de Noramadi une heure après qui est très sévère sur le sujet et sur le thème qui compense et l'ensemble des journaux de la matinée qui sont sans concession. Peut-être si vous pouvez citer, je sais pas, ça permettra aussi que tes français qui ont pas écouté l' dito. Moi, je l'ai sous les yeux mais ça te permettre de citer en entier aussi le rapporteur veut le faire.
Mais allez-y Pigal. Mais en l'occurrence, il a été repartagé par Jack Lang sur ses propres réseaux sociaux. J'imagine que si Jack Lang l'avait trouvé offensant aux critiques à la mesure des faits suspectés et reprochés à Jack Lang, il l'aurait probablement pas repartagé sur ses propres réseaux sociaux.
On peut tous convenir qu'il s'agit d'un portrait qui a été brossé plus que plus que plus qu'ellogieux. Si on doit l'excuser pas du tout, Jacques Langre a eu le grand tort de profiter de l'élargesse d'un régisme infériste et ainsi de se compromettre avec prédateur sexuel qu'une première condamation aurait dû rendre infréquentable. Mais donc vous vous ne trouvez rien à redire à cette à cet édito et à cette chronique.
Pour vous le le traitement effectué par Patricon à ce moment-là est un traitement honnête. Je ne dis je l'ai dit dans mon propos introductif les gens qui travaillent chez nous sont libres. Il fait unit il a il donne des faits, il donne ses arguments.
C'est au aux auditeurs de juger. Voilà. les les propos qu'a rapporté le rapporteur ont été tenus dans cette chronique.
Monsieur Mélè, vous avez raison aussi de rappeler que il est aussi dit dans cette chronique et monsieur le rapporteur en conviendra qu'il est pas question de l'excuser pas du tout qu'il s'est compromis. C'est pas rien de dire qu'il s'est compromis. Voilà.
Mais c'est important de le dire comme ça quand on cite j'ai dans cette commission quit une chronique, c'est important de la citer en entier. Ensuite les Français feront en avis. Je crois que la médiatrice d'ailleurs a été saisie, la médiatrice de de Radio France et on a eu le plaisir avec le rapporteur d'auditionner aussi la médiatrice de de Radio France et sera important aussi de voir comment le moment venu elle en parle, ce qu'elle en dira.
Elle a mis en ligne, j'ai vu des réactions différentes, controversées, certaines réactions positives, certaines réactions très critiques sur le site de la médiatrice et et le moment venu, j'imagine que peut-être comme elle l'a fait sur d'autres sujets, elle aura l'occasion de s'expliquer comme elle le fait pour aider aussi les Français à décrypter ces sujets-là et en l'occurrence cette chronique. Monsieur rapporteur, merci monsieur le président. Si le traitement de cette information de la part de Patrick Cohen avait été parfaitement équilibré, je ne pense pas que un ça aurait suscité un tel et moi de la part de beaucoup de Français et que deux Jack Lang l'aurait repartagé ce même édito sur ses propres réseaux sociaux.
Je pense que on peut en convenir. On peut excuser, vous pouvez excuser, c'est peut-être votre rôle Patrick Cohen, mais ce sont quand même deux faits qui sont irréfutable. Je voudrais vous parler d'un d'un autre éditorial de Patrick Cohen.
C'était le 3 février dernier. Je n'ai pris que des exemples récents. He vous voyez que on aurait pu sinon je pense finir demain.
Ce dernier édito, enfin cet édito intitulé de l'impact de la fermeture des bar tabac sur le vote RN. Patrick Cohen expliqué sur France Inter, je le cite que les ouvertures de café sont associées à une baisse du vote d'extrême droite. Fin de la citation évoquant ce qu'il appelle un vide relationnel et laissant entendre que les situations d'isolement expliqueraient le vote Eren.
Alors, je pourrais dire à monsieur Cohen que le vote RN s'explique aussi par l'explosion de l'insécurité et de la violence, par l'augmentation de la dette, par l'effacement progressif de notre souveraineté industrielle, économique, de nos frontières, par le délitement de nos services publics, par la baisse constante du pouvoir d'achat de millions de français, mais aussi par un attachement profond, viscéral aux valeurs et à l'identité de la France. Je pourrais lui dire tout ça à monsieur Patrick Cohen, mais je vous pose la question. Vous êtes responsable des antennes, elles sont payées d'ailleurs par tous les Français.
Vous avez expliqué dans vos propos liminaires que votre souci était de rassembler tous les Français. Comment est-ce que vous pouvez laisser un journaliste, un éditorialiste psychiatriser le vote de 11 millions d'électeurs en expliquant qu'ils seraient en quelque sorte les victimes d'un isolement social ? Une fois de plus, excusez-moi de le répéter, al d'une part, par rapport à la fois précédente, je voudrais et ça me permet aussi de répondre à cette question sur deux points.
Le premier, on prend toujours on j'ai dit les éditorialistes sont libres, ils prennent leur responsabilité dans les propos et nous portons un énorme attention à ce ce que la provoque auprès de nos auditeurs. C'est pour ça d'ailleurs que souvent il y a des suites chez la médiatrice où le propos c'est que j' dire on fait réagir, c'est assez volontaire mais on écoute aussi beaucoup les retours et on y prend grand soin euh sur je n'ai pas le texte exact de cette de cet éditorialiste, mais néanmoins j'avais lu dans nombreux presses le résultat de cette étude qui est une étude extérieure et donc il l'a relater cette étude. Je pense sincèrement pour avoir lu le résultat de cette étude et pour pas avoir écouté euh Patrick Cohen qu'elle était intéressante parce que elle disait bien ce que vous dites par ailleurs.
C'est-à-dire que la fermeture de ces barres est un signe de de désertification d'une partie de la France de qui cumule tous les problèmes et tout ce que vous venez de dire de l'insécurité que ça. Alors tous les thèmes que vous venez de dire, on l'a analysaé très régulièrement depuis des années sur nos antennes quand on parle du vote de l'extrême droite euh ou de la droite tout court. Pour moi, c'était juste là, c'était une étude qui nous permettait de revisiter ce point-là.
Je pense que vous lecturez dessus et il y avait aucun mépris pour les électeurs et que qui ont pu qui peuvent manifester leur mécontentement face à l'évolution de leur géographie de proximité. Merci monsieur Mél. J'ai dit au rapporteur que je suis au moins d'un territoire rural comme lui, un territoire qui vote très fortement pour le Rassemblement national qui me choisit comme député mais qui vote très fortement pour le Rassembl national et qu'on le sait lui et moi d'ailleurs le rapporteur et d'ailleurs l'éditau de Parti Coen en l'occurrence c'était intéressant mais cita des études qui montrent que effectivement la raréfaction des commerces ruraux des lieux de sociabilité comme les bars des restaurants PMU bon c'est pas obligé cette commission d'enquête on s'en écarte mais en vrai c'est un sujet très important et c'est vrai que dans nos territoires ruraux en tout cas dans le mien le fait que tous ces lieux de sociabilité ai disparu accompagné d'une désertification commerciale.
Ça contribue aussi à un sentiment d'abandon, d'éloignement. Effectivement c'est et de dit d'ailleurs dans l'éditau serait intéressant, c'est pas simplement ça a pas le même effet qu'une fermeture d'usine mais c'est vrai que la disparition de ces lieux de sociabilité dans les territoires ruraux d'ailleurs on se bat ici et je sais que sur ça que le rapporteur on a un combat commun pour essayer que les commerces ruraux rouvrent dans nos territoires et que ces lieux de vie et de sociabilité. Moi, je terminerai juste là-dessus, mais j'ai des communes où il y avait sep cafés et barres dans le temps et il y en a plus du tout.
Et c'est vrai que ces lieux de vie, il contribuent aussi à un sentiment d'abandon des français. Je rapporteur, je vous laisse continuer. On a encore peut-être les 20 minutes.
Oui, [grognement] merci monsieur le président. ce sera même plus court. Je voudrais aborder un tout dernier thème.
C'est un thème d'actualité sur la la mort de Quentin et le traitement qui en a été fait sur vos antennes. Euh toujours Patrick Cohen sur France Interre dans son édito intitulé Quentin battu à mort à Lyon le danger d'une montée aux extrêmes. Patricen expliquit ce déchaînement de violence gratuite au motif, je cite, de la perspective inédite d'une victoire électorale de l'extrême droite lors de la prochaine élection présidentielle qui ne peut qu'accroître l'agressivité des militants de la mouvance antifasciste pour les 14 mois à venir.
Fin de la citation. Vous savez, hier la représentation nationale à l'Assemblée, on a respecté une une minute de silence en hommage à à Quentin. Quentin, c'est pas simplement un fait d'hiver.
Il a été lyché à mort sans que rien à aucun moment ne le justifie, sans que rien à aucun moment même un journaliste ne trouve le moindre début d'une explication ou d'une justification qui pourrait atténuer la gravité de ses faits. Je pense que ce meurtre, on le pense tous, n'est pas le fruit d'une agressivité diffuse. Ses responsables ont des noms, des visages.
Le visage de Jacquelie Favreot, collaborateur de Raphaël Arnaud, qui est aujourd'hui suspecté par la justice. le nom de la jeune garde qui est active toujours malgré sa dissolution. Alors en expliquant ce meurtre par un simple concours de circonstan Patrick Cohen a volontairement omis la menace systémique que représente l'ultra gauche dans notre pays.
Elle qui commet chaque jour davantage de coût qu'il s'agisse d'intimidation, d'agression voire de violence physique jusque dans l'enceinte de l'Assemblée nationale et j'en ai d'ailleurs été l'objet. Comment est-ce que vous expliquez que sur votre antenne, un chroniqueur de un éditorialiste sur France Inter qui a pourtant 40 ans d'expérience, 40 ans de métier en viennent à commettre, je dirais juste une maladresse ? La maladrise d'expliquait le meurtre de Quentin non pas par cette dangerosité systémique des mouvements d'ultra gauche comme celui de la jeune garde mais par une simple circonstance politique qui serait je cite Patricken la perspective d'une victoire de l'ramorat je pense que votre propos et Agnès et Céline vont compléter largement être assez injuste par rapport à Radio France nous avons vraiment très bien couvert ce sujet et je dis juste en introduction que j'ai bien fait mention euh en introduction que notre rôle principal de médias et des responsables sur le sujet est d'aider à pacifier l'ensemble des débats de la société française en ne enoccultant rien mais en donnant la parole à tous.
Mais je pense que Agnè et Cé vont être plus précises sur le sujet même et je pense qu'il n'y a pas de procès à faire à Radio France en le domaine. Oui, [grognement] monsieur le rapporteur, vous venez de citer une longue liste de des éditaux de Patrick Cohen sur France Interre. Le dernier que vous citez, je ne voudrais pas que le public qui nous écoute croit euh ou comprennent que vous pu que Excusez-moi, j'aimerais je n'aimerais pas que à travers la citation que vous faites et bien on minimise ou on sous-estime le travail qui a été réalisé pour notre par nos équipes sur le meurtre de Quentin.
Euh nous avons pris cette affaire extrêmement au sérieux. Nous l'avons couvert immédiatement. Euh nous avons questionné des responsables politiques et je vous invite à réécouter notamment l'interview de Manuel Bompard ce matin sur France info dans le 830, la grande interview pour voir et pour entendre que toutes les questions lui ont été posées.
Et je vais laisser Richard Place vous dire exactement ce que nous avons fait euh et qui va euh venir confirmer euh ce que je vous dis. C'est-à-dire que nous avons pris cette affaire très au sérieux. Alors dans le détail, nous apprenons que Quentin est entre la vie et la mort le vendredi en fin d'après-midi.
C'est à peu près à ce moment-là que tombe l'information. Notre service police justice se met aussitôt sur ce sujet-là. Nous envoyons en lien avec France Interre un reporteur à Lyon.
Nous demandons à la personne qui est de permanence à Lyon, qui ne devait pas travailler ce weekend là de se mettre sur le sujet également. Et nous aussitôt nous essayons de donner le plus d'informations dont nous disposons et à ce moment-là nous en avons très peu. Nous savons juste que c'est en marge, mais ça veut dire tout et plein d'autres choses, d'un d'une conférence donnée par Rima Hassan à Séance Paul Lyon.
Euh mais petit à petit, nous arrivons à grapiller de plus en plus d'informations jusqu'à rapidement pouvoir donner déjà un premier déroulé des faits dès le vendredi soir. Le samedi matin, c'est un gros sujet pour nous, mais ce n'est pas le seul car vous n'aurez pas oublié non plus que vendredi soir, il y a eu une attaque terroriste au pied de l'Arc de Triomphe que nous avons traité également où nous avons envoyé un journaliste également sur place. Il y avait aussi les crues sur lesquelles nous devions être et nous y sommes toujours.
C'est un sujet qui concerne des millions de Français. Nous avons traité toutes ces actualités-là et celles de Quentin dès le samedi matin. Nous avons un résumé d'effet à la mesure de ce que l'on peut savoir très détaillé par notre service politique qui raconte déjà un maximum de détails de ce que l'on connaît.
Et ces détails, nous allons en apprendre de plus en plus au fur et à mesure des heures et des jours. Nous avons également essayé de joindre des gens et de faire des invités à l'antenne sur une antenne toute info qui doit se nourrir de ça mais avec beaucoup de parsimonie. Nous nous nous sommes dit dès le vendredi soir, nous essayons d'entendre soit le procureur de Lyon pour avoir des faits parce que ce sont les faits que nous voulons, soit l'avocat de la famille de Quentin parce que nous pensons qu'à ce moment-là sa parole est valable, qu'il faut l'entendre.
Mais nous ne partons pas à ce moment-là dans un concert de réaction politique parce que les faits sont trop tenus. À partir du moment où l'on en sait plus, où des responsabil responsabilités sont un peu plus établies et que les faits sont un peu plus clairs et ils ne le sont pas encore complètement, nous nous déclenchons là plus de réactions politiques et nous faisons parler l'ensemble du paysage politique français pour avoir des réactions par rapport à ce meurtre qui n'est effectivement pas un Odin du tout. Merci et je j'invite vraiment j'incité français si le rapporteur me le permet à écouter cette chronique de Patrick Cohen.
Euh je le dis, je n'ai aucun lien avec Patrick Cohen. Je ne le connais pas si ce n'est qu'on l'a auditionné avec le rapporteur ici, mais je disais au rapporteur en aparté que je trouvais que la fin était même de sa chronique était même très dure par rapport à LFI puisqu'il termine en disant que Jean-Luc Ménchon devra répondre si effectivement des membres de la jeune garde sont incriminés et on vient d'apprendre que le procureur de la République vient de mettre en examen cette personne cet après-midi même. Monsieur Rur, je vous laisse continuer encore quelques questions.
Oui, mais merci monsieur le président. Mais bon, je crois que il y a rien de dur à dire que si un grosuscule d'ultra gauche extrêmement violent associé à la France insoumise et impliqué la France insoumise devra comptes. tout tout ça n'est n'est que enfin c'est factuel.
Je constate simplement et je me permets de de vous le dire effectivement, j'ai constaté une différence d'ailleurs dans l'honnêteté de l'information, dans le traitement qui a été fait entre France Télévision et Radio France sur le cas Quentin. J'ai pu observer, j'ai vraiment été assez assez euh comment dire précis, précautionneux, en tout cas attentif à ces traitements d'information. J'ai pu observer que sur Radio France, il y avait quasiment aucune polémique sur le traitement de cette information là, contrairement à France Télévision et notamment à France Info TV où là, il y a eu nombre de sujets de de d'experts soi-disants, de chroniqueurs qui ont qui ont eu des dérapages quand même très contrariants sur Radio France.
Je je je l'admets et c'est tout à votre honneur, ça n'a pas été le cas et c'est ce qu'on attend aussi d'un traitement de l'information du service public. Si je vous ai posé la question sur l'edito de Patrick Cohen parce que et j'aurai encore deux dernières questions sur le sujet, ce seront mes toutes dernières questions de cette audition, c'est parce que monsieur Cohen malheureusement n'en est pas à son premier cas, toujours sur Quentin, il avait consacré le lundi 16 février un édito dans l'émission C'est à vous sur France 5. C'est France Télévision.
Mais lors de sa chronique, il avait mis sur le même plan les agresseurs et les victimes. Il avait évoqué une bataille rangée entre membres de l'ultra gauche et de l'ultra droite. Alors même que le procureur de Lyon parlait de guetapan, d'homicide volontaire.
Et on se souvient aussi en avril 2024, monsieur Cohen avait qualifié de balle tragique le meurtre de Thomas survenu à Créol, ce qui lui avait valu le 16 avril. un rappel à l'ordre de l'ARCOM qui avait considéré, je cite, que certains propos des nués de précaution oratoire et énoncé sur un mode déclaratif ne satisfaisait pas aux exigences de mesure, de rigueur et d'honnêteté au vu de ce rappel à l'ordre de l'ARCOM qui concernait certes une chronique sur France Télévision, mais est-ce que vous avez pris des précautions vis-à-vis de Patrick Cohen qui une nouvelle fois a suscité une polémique qui aurait pu être évitée suite au meurtre de Clint ? Vous avez beaucoup d'intérêt pour Patrick Cohen et d'ailleurs vous avez eu la possibilité de l'entendre longuement dans cette commission.
Peut-être que s'il vous reste des questions, vous devriez poursuivre le dialogue avec lui. À propos de la France insoumise, de Jean-Luc Mélenchon, des liens avec la jeune garde, les choses ont été extrêmement précises dans l'un des éditaux de Patrick Cohen consacré à ce sujet, il disait notamment Jean-Luc Mélenchon a accueilli en son sein en lui offrant un siège de député le condateur d'un mouvement impliqué dans des actions violentes, la jeune garde de Raphaël. Arnaud, il me semble que c'est relativement clair.
Il il a d'ailleurs à l'occasion de cet éditorial diffuser un extrait qui caractérisait ce lien entre Jean-Luc Mélenchon et la jeune garde. Il y était question dans cet extrait de la notion de mes jeunes camarades. C'est ainsi que Jean-Luc Mélenchon s'exprimait.
De ce lien à la fois organique et affectif, Jean-Luc Mélenchon devra maintenant répondre s'il est confirmé que l'enquête incrimine, c'était il y a plusieurs jours, un ou plusieurs membres de la joint garde et s'il est avéré que des antifascistes se sont comportés au sens propre comme des fascistes, je n'ai pas entendu la complaisance dans ces phrases. Et ma question portée sur son édito euh sur alors c'était sur France 5 mais il y a eu des réactions unanime. Il y avait eu un rappel à l'ordre de l'Arcom sur son édito qui concernait la mort de Thomas à Créol.
Encore une fois, vous avez pas répondu à ma question. Est-ce qu'il y a des précautions depuis le rappel à l'ordre de l'Arcom, depuis ces polémiques suscitées ? Est-ce qu'il y a des précautions ?
Est-ce que vous avez fait passer un certain nombre de consignes peut-être à Patrick Cohen pour éviter à l'avenir ce type de rappel à l'ordre ? Nos échanges ont une grande valeur, c'est qu'ils nous permettent d'approfondir le concept de liberté d'expression. Et voyez, la journaliste que je suis n'aime pas beaucoup l'idée qu'on donne des consignes à quiconque, qu'on entretienne une discussion, qu'on précise ensemble les mots justes, qu'on soit constamment constamment dans le souhait d'être le plus précis possible sur les faits et sur les interprétations qu'on peut en donner.
Ça ça c'est essentiel. Si la question est de savoir si certains de nos journalistes seraient sous tutell, la réponse est non. Merci pour cette précision, monsieur le rapporteur.
Encore une autre deux questions. Mais mais que faites-vous simplement à rebond, mais que faites-vous alors des des rappels à l'ordre de l'ARCOM ? J'entends que vous ne souhaitiez pas donner de consignes particulières à vos journalistes.
Euh mais quand il y a des rappels à l'ordre de l'ARCOM qui concernent certains de vos journalistes, qu'est-ce que vous faites ? Est-ce que vous avez un entretien ? Est-ce que il y a des consignes qui sont passées ?
Est-ce qu'il y a une surveillance un peu rapprochée sur les éditaux ou les chroniques suivante de ces journalistes ? Comment ça se passe concrètement ? J'ai pris le cas de Patrick Cohen, on aurait pu prendre d'autres cas mais est-ce que vous pouvez nous expliquer comment est-ce que vous mettez en place un peu une peut-être une surveillance suite à un rappel à l'ordre de l'Arcop ?
Alors pour commencer, je ne sais pas quel rappel à l'ordre vous vous faisz vous faites référence vous faites oui mais sur France Télévision à une époque où où Patrick Cohen [raclement de gorge] n'était pas n'était pas à Radio France. Pour ma part, j'ai répondu déjà au nom de France Inter que je ne dirige pas. Je devais pas répondre au nom de France Télévision.
En revanche, je je pense très important et encore une fois, je ne crois pas qu'il y ait eu de rappel à l'ordre de de nos journalistes. Donc, c'est compliqué de répondre à ce que nous aurions fait si ça s'était produit. Néanmoins, et ça en revanche, c'est important de le mettre en valeur et de le de l'exprimer, nos journalistes ne sont pas isolé et n'arrive pas à l'antenne avec un texte dont il n'est ni discuté ni jugé de la de la pertinence sans aucun contrepoint et sans aucun échange.
C'est fondamental parce que ça fait partie des des fantasmes qui pourraient exister, du préjugé, voyez, comme si les journalistes étaient juste des privilégiés qui eux avaient le droit à la parole. Ils sont toujours insérés dans un ensemble, insérés dans une rédaction, dans un dialogue avec un rédacteur en chef, dans un dialogue avec avec tous ceux qui composent cette rédaction, tous les spécialistes aussi qui peuvent venir à leur devant pour ceux qui sont dans dans les dans les moments les plus exposés pour leur dire attention, tu dois t'assurer de telle et telle chose, tu dois vérifier que tous ces éléments là, voilà. et par exemple euh dans un dans dans un dialogue nourri euh avec le le service politique, le service police justice pour que tout ce qui est exprimé, c'est fondamental, il est pas seulement là de vue, il est certainement et d'abord question d'éclairer et de donner à apprendre de manière générale, par principe puisque on n pas de cas précis à disc sur lesquels discuter. [grognement] La loi dit que l'ARCOM est là pour garantir notre indépendance et notre impartialité.
Nous comptons sur l'ARCOM pour défendre notre indépendance. Si jamais elle nous fait des remarques notamment sur l'impartialité, forcément nous il y aura des conséquences qui est en tout cas à minima oral et de discussion entre nous sur comment y répondre à l'avenir. C'est le principe légal auquel j'ai fait allusion dans mon introduction.
Patrick Cohen souhaite que je vous précise qu'il n'y a pas eu de rappel à l'ordre, une simple lettre de rappel à la loi et je rajoute donc une fois encore que pour parler directement à Patrick Cohen, il est mieux qu'il soit dans la salle. C'est préférable et on l'a longuement auditionné. Merci pour ce cette précision sémantique euh qui je pense ne ne change enfin voilà, c'est c'est une précision sémantique souhaitable.
Je suis pas sûr que ça change quoi que ce soit au propos à la forme ni au fond des questions que j'ai pu poser, mais vous avez raison de de le préciser. J'aurais deux dernières questions, une toute dernière qui concerne Quentin. Vous en avez déjà parlé mais je je voudrais être sûr quand même de la réponse que vous avez apporté.
Le 17 février sur le le plateau de France Info télé et France info radio, le rédacteur en chef de l'humanité Thomas Soucher a qualifié Quentin de Naillon. L'arrcom a été saisi à ce moment-là. Bon, je pense que vous vous avez considéré he ces propos n'étaient pas dignes.
Je crois que que vous avez exprimé votre réprobation à ce moment-là. Quelles sont les mesures que vous avez prises depuis ? Comment est-ce que vous, au-delà de ce cas, une fois que l'arcom est saisie, une fois que des propos suscitent une polémique, comment est-ce que vous vous organisez ?
Comment est-ce que vous répondez pour ne pas reproduire ce type de cas ? Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur votre réaction immédiate suite à cette c'est plus qu'un dérapage. Je pense que c'est une atteinte grave aussi à l'honnêteté de l'information.
Je rappelle juste que sur le plateau euh ce journaliste de l'humanité donc qui qui était présent pendant les informés avec d'autres journalistes a été repris. C'est-à-dire qu'il a effectivement prononcé la phrase dont vous parlez monsieur le rapporteur et que notre animateur journaliste Renault Blanc euh l'a repris, n'a pas laissé passer cette phrase et donc a fait son travail de modérateur. Euh dans ce cas précis, le lendemain très simplement, je suis allée voir Renault Blanc pour lui demander exactement comment ça s'était passé.
Euh je lui je l'ai félicité d'avoir modéré et de ne pas avoir laissé passer la phrase. Vous savez euh il faut s'imaginer que bien sûr quand quelqu'un est en plateau et qu'il anime un débat avec plusieurs personnes, ils étaient six à ce moment-là. Euh, il peut laisser passer une phrase parce queon lui parle dans l'oreillette ou parce qu'on lui donne une information importante.
Renault Blanc a été extrêmement précis euh dans sa modération. Je l'ai même invité puisqu'il a été euh lui et moi avant discuté. il m'a dit "J'ai euh je n'ai pas voulu l'interrompre exactement mais euh simplement le reprendre à la fin de sa phrase.
Je lui ai dit que la prochaine fois il n'est il n'hésite pas à interrompre son interlocuteur." Peut-être juste une question, ça m'aintéresse d'aller au bout de ce sujet si vous me le permettez parce que c'est intéressant je trouve. Vous dites que le journaliste a modéré.
Moi je je l'ai vu ce ce cet extrait et c'est c'est pour ça que pour bien comprendre que la modération il répond et je me permet et encore une fois je pense que quand les politiques regardent ce que les journalistes disent, il faut qu'ils le fassent avec prudence parce que la liberté éditoriale et celle des journalistes est importante. Mais comme on parle de ce sujet si le rapporteur me permet, il reprend effectivement le journaliste de l'humanité pour dire que la famille de Quentin n'acceptait pas cette dénomination péjorative. Bon, j'imagine que si on me qualifie de l'avion, mes parents n'accepteraient pas non plus ce qualificatif.
Non, mais c'est intéressant parce que vous parlez de modération. Voilà, c'est enfin, il renvoie à la famille en disant "La famille de Quentin n'accepte pas n'acceptait pas qu'on qualifie son fils de nazi." On vo je sais pas si c'est monsieur le président comprendre que cette modération aurait pu être plus précise et plus forte, je n'en doute pas et je ne le ni pas.
Je dis aussi que Renault Blanc à ce moment-là entend passer ce mot dans cette phrase et qu'il réagit et qu'il souligne à l'auditeur qu'il a entendu quelque chose qu'il ne peut pas laisser passer. Voilà. Qu'ensuite dans la forme la phrase la précision ne soit pas totalement parfaite j'en conviens.
Et je juge pasement. Je pense que c'est pas facile de modérer. Mais c'est vrai que quand quelqu'un lâche comme ça naillon honnêtement je vous réponds honnêtement.
J'ai aussi dit tout à l'heure à monsieur Jacobelli que aucun de nos journalistes n'aurait utilisé euh ce qualificatif et que aucun ne le fera à l'avenir. Il faut le rapporteur la fait c'est bien sûr c'est pas un journaliste du service public qui a qualifié Quentin de Naillon. C'est bien un journaliste de l'humanité présent sur le plateau.
Mais c'est vrai que ça aurait pu être plus fort s'il avait dit je ne peux pas vous laisser dire sur ce plateau que Quentin est un naillon. Là il a renvoyé en disant la famille ne qualifie pas son fils de Naillon. Bon voilà, je pas on va pas poursuivre trop long.
Il a été effectivement surpris, ça aurait pu être plus fort. L'important à mes yeux, c'est qu'il ne l'it pas laissé passer. Euh et je pense que c'est important si vous voulez de aussi euh soutenir ces équipes dans ces moments-là et de pouvoir en discuter avec elles, de pouvoir débriefer, de pouvoir comprendre quelles ont été leurs difficultés précisément.
Voilà. Et je pense que l'important a été dit sur ce sujet. C'est important aussi de se dire à quel point ces émissions en direct constituent des exercices qu'il faut tenir avec beaucoup de responsabilité, beaucoup d'engagement, beaucoup de sérieux et surtout beaucoup de concentration.
Euh il y a un devoir de maîtrise de l'antenne qui s'applique à l'ensemble des médias mais évidemment plus particulièrement encore comme pour l'ensemble des sujets au au services public. et je vous remercie, c'est important d'avoir salué le travail des rédactions de Radio France depuis maintenant une semaine sur ce sujet. C'est un sujet très difficile, très douloureux et et nous avions à cœur, et ça me touche que vous l'ayez vu et que vous l'ayez entendu et remarqué de le faire avec là encore sérieux, engagement, concentration.
Euh voilà, en réalité c'est ce qu'il faut faire tous les jours sur tous les sujets. Ça n'est pas une masse à faire. Et on mesure pleinement ici.
Je crois que dans un moment de notre pays très polarisé, tu difficulté particulières de garder à chaque instant un équilibre, une nuance, mais c'est aussi ça la force, je crois, du travail journalistique, à force du ride de duel public de de garantir dans un pays qui se polarise où les positions se radicalisent. Je parle pas de politique là, je parle de effectivement de polarisation du pays en général de de pouvoir garder cette équipe. Monsieur rapporte une dernière question et puis je la dernière question.
Merci monsieur le président. Merci en tout cas beaucoup mesdames et messieurs pour pour l'ensemble de vos réponses et et pour votre patience parce que je sais que ça fait longtemps que vous êtes là à répondre à nos questions. Toute dernière question un peu un peu plus ouverte je voudrais vous interroger sur l'opportunité de ce cordon sanitaire qui est mis en place en Belgique.
Bon il consiste à exclure des représentants de parties qualifié d'extrême droite sur des plateaux de l'audiovisuel public en direct. On a interrogé un certain nombre de représentants syndicaux, de représentants de de sociétés de de syndicat journalistes. Certains nous expliquaient que ça pourrait être une idée intéressante pour la France, même si le cadre légal ne le permettait pas.
Vous, quel est votre avis ? Quelle est votre opinion ? Est-ce que demain, si on changeait le cadre légal, ce serait souhaitable de ne pas inviter des représentants de partie qualifié d'extrême droite ?
Euh ça me permet de de aussi conclure la conversation précédente et le et vous comprendrez la cohérence entre les deux réponses. Je voulais souligner justement euh sans revenir sur les faits de de de ce débat euh la difficulté de ce que nous est demandé. on nous demande le pluralisme et donc de exclure aucune opinion euh qu'elle soit de l'extrême de droite, qu'elle soit du rassemblement national, qu'elle soit du parti communiste.
Voilà. Et donc forcément si on n'exclut aucune opinion, on prend le risque que des propos soient dissonnants. Euh et donc le rôle de la modération, mais c'est vrai que nous voulons euh si on veut faire un débat euh qui apaise, comme je dit, c'est pas pour le lycée, donc c'est pas pour interdire euh une quelconque parole.
Donc vous avez déjà dans cet élément de réponse générale la réponse à celui-ci. Le débat du cordon sanitaire en France, il a eu lieu dans les années 80. Je voudrais pas rappeler les questions à domicile qui intervie ou pas.
Il a été tranché à partir du moment où Jean-Marie Le Pen a été invité une première fois lors de vérité même il a été invité au flagrant délire de France à Terre en en 82 je crois. Euh donc voilà, ça a été tranché. Il y a un exemple belge qui est évoqué sur nos antennes soit par une chroniqueuse belge, soit par euh lorsque à Zumzen il reçoit Philippe Guluc qui est belge.
Donc c'est évident que et il y a un ex un documentaire dans P sur terre qui évoque ce sujet là. Voilà, c'est un sujet, ça existe dans les autres pays. En France, ce n'est pas ce qui a été choisi depuis des années par l'ensemble des médias et pour plein de raisons et que par ailleurs l'évolution du rapport de force électorale nous empêcherait de de le faire.
Merci beaucoup. Peut-être à vous allez-y même juste un micro mot pour dire que nous respectons parfaitement les pouvoirs de cette commission, que nous avons été heureux de pouvoir répondre encore de questions. Alors attendez, j'ai encore de questions pour vous.
Je savais pas que vous en aviez encore mais cette réponse s'adressait peut-être à monsieur à monsieur le rapporteur d'abord puisque la question s'est posée tout à l'heure et je je voulais pas laisser cet échange se terminer sans avoir mentionné cette chose-là. On va se le dire, cette commission n'a pas toujours commencé dans les meilleures circonstances et avec quand même un esprit polémique qui a présidé au fait que ces débats s'ouvrent. Néanmoins, nous sommes nous avons été heureux d'y participer d'une part et aussi euh nous prenons en compte un certain nombre que les uns et les autres ont pu faire.
Mais je c'est parce que vous encore entendu mes trois dernières questions madame Vigal. Vous az pas entendu mes trois dernières questions. C'est peut-être pour ça.
Est-ce que je peux alors attendez une petite seconde, je vais je vais juste poser mes questions et il y en a une pour madame Varaman, une pour vous madame Pigal, deux pour vous. La première peut-être pour madame Varamien. on essaie de comprendre l'autonomie nécessaire du directeur ou de la directrice de l'information dans l'audiovisuel public et il y a une question à laquelle j'ai personnellement pas de réponse.
Je crois que le rapporteur a cheminé un peu plus dans sa dans son dans son raisonnement. C'est la question du rattachement à France Télévision du directeur de l'information au directeur des programmes. Et je voulais avoir votre avis à vous même Varabion.
Je crois que vous êtes rattaché directement à madame Veille dans vos nouvelles fonctions de directeur de directrice de l'information. Est-ce que pour vous c'est important que le directeur le directrice de l'information est une carte de presse ? Et je vais vous demander une réponse et je me barram la question.
Est-ce que c'est important que le directeur de l'information est une carte de presse ? Permettez-moi de commencer simplement parce que j'achève ces fonctions et Agnès nous dira comment elle le perçoit. Euh ce qui est très important par-delà la carte de presse, c'est que la personne qui s'emploie à diriger l'information, ce qui n'est pas une masse à faire, euh est pratiqué comme journaliste pendant de nombreuses années.
Parce que le journalisme finalement c'est des règles, c'est un cadre déontologique, mais c'est d'abord une expérience auprès d'un certain nombre de personnes qu'avec le respect que je leur porte, je qualifierai de maître, qui nous ont transmis des pratiques, des savoir-fairs, qui nous ont appris un certain nombre de choses. Euh et pour moi, la carte de presse est un élément important. Euh mais l'essentiel c'est d'avoir été journaliste soi-même, d'avoir été au sein de rédaction et de connaître d'avoir expérimenté ces ces pratiques déontologiques.
Merci. Alors, c'était pas exactement ma question parce que que le directeur de l'information, la direction de l'information est une expérience journalistique ou une carte de presse, ça on en convient. Je pense que personne le remet en cause.
Ma question était plus précise, c'est que désormais à France Télévision, le directeur de l'information, monsieur Corbé, va être rattaché non pas directement à madame Delphini Arnut, mais il va être rattaché euh au directeur des programmes. Et donc, je voulais avoir votre avis d'expert de vous êtes toutes les deux directrices de de l'information, on a la chance d'avoir le directeur éditorial aussi avec nous. Je voulais savoir vous demain si on vous disait que la directrice de l'information, la direction de l'information était non pas directement rattachée à la présidente mais était rattaché à un directeur des programmes, des magazines.
Est-ce que ça vous poserait question ou est-ce que vous pensez que c'est important que le directeur de l'information, la direction de l'information soit une entité ? Pardon, je pose la question à madame Varion, désolé comme madame Pigal avait avait respecté le cas de cette commission d'enquête, il se trouve que c'est voilà qui a aussi et c'est le pouvoir du président d'interroger les personnes qu'il souhaitent et donc c'est une question papier. Je pense que c'est important de vous entendre et et je pense pas que c'est je vous demande pas de faire il s'agit pas ici d'être déloyal ou ou loyal à France Télévision.
Je pense que c'est une question importante. Voilà. Euh monsieur le président, je vais et vous le comprendrez aisément, ne pas donner d'avis sur m'exprimer sur l'organigramme de France Télévision euh dont je ne dépends pas et entreprise dans laquelle j'ai longuement travaillé mais je n'y suis plus.
Euh je peux vous dire qu'à Radio France en tant que directrice de France info, je suis personnel technique et administratif. Je n'ai plus de carte de presse euh et pourtant je pense que mes collaborateurs, mes camarades journalistes me reconnaissent comme une expérience et une légitimité journalistique. Pour ce qui est de la direction de l'information fonction que j'occuperai à partir du 2 mars, elle répond essentiellement à elle-même.
Elle est vraiment grandement autonome. Je pense que le directeur de l'information est en large concertation discussion avec les directeurs des rédactions des différentes chaînes. Que ce travail qui consiste à développer une vision, une stratégie pour l'information est un travail collectif.
J'ai rarement, je n'ai pas la réputation d'avoir la main qui tremble quand il faut décider et il en sera dans mes nouvelles fonctions. Euh mais en même temps, je considère que c'est aussi euh des discussions sur la stratégie avec le directeur éditorial, avec bien sûr la présidente, avec les directeurs de rédaction qui constitueront le cœur de ma pratique dans cette nouvelle fonction. Merci d'avoir répondu.
Il s'agit pas de vous mettre en difficulté, vous êtes des loyels France télévision, mais je pense que c'est important. C'est pas un petit sujet en tout cas nous ça nous alerte. Et j'ai deux dernières questions pour Pigaral.
Euh vous allez prendre la enfin vous allez prendre dans quelques jours la tête de France Interre. Il se trouve que France Télévision a débauché le directeur de l'information de France Interre. Vous l'avez dit, on a un moment où le duel public doit se renforcer euh et fragiliser en tout cas et remise en cause.
En tout cas, on voit bien que cette commission d'enquête tu cite aussi beaucoup de réorganisation. Enfin, je dis pas que c'est la commission d'enquête qui provoque ses organisation, mais que effectivement, on est à un moment où l'audiovisuel public, en tout cas, on va le dire comme ça, sous le feu des projecteurs et avec vous en avez parlé, parfois une instrumentalisation, parfois des volontés politiques de de de l'affaiblir. En tout cas aujourd'hui le duel public et et je vais m'entenir là pour être assez neutre dans dans mon expression soumis à une réorganisation profonde avec une difficulté pour le politique d'arbitrer sur ce que sera son avenir et notamment sa gouvernance puisque la proposition de loi sur la holding est toujours en suspend. et et si vous me permettez, comme vous êtes sous serment, je vous pose une question claire et j'aimerais que vous ayez une réponse franche.
Est-ce que vous trouvez que d'avoir en pleine commission d'enquête, à un moment où le duel public est en pleine réorganisation, débaucher le directeur de France interre pour qu'il devienne directeur de l'information de France Télévision, c'est de nature à renforcer l'audiovisuel public, à renforcer les liens entre France Télévision ou Radio France ou est-ce que quand même ça ne met pas un peu en difficulté un groupe comme Radio France ? Je suis heureuse que vous me posiez la question "À moi et bien à moi" et je ne laisserai pas Agnè répondre. Euh à titre personnel, j'ai d'abord pensé que c'était une très mauvaise nouvelle, voire une mauvaise manière.
À titre professionnel, je vais vous dire, c'est la meilleure nouvelle possible. D'abord parce que Philippe Corbé est un excellent journaliste et ensuite parce que nous allons mieux que jamais pouvoir travailler ensemble. Donc à la fin, même à titre personnel, ça se termine pas si mal.
Là votre talent d'équilibre et nuance. Merci madame Bigal d'avoir répondu à cette question et j'en ai une toute dernière qui me paraît importante. On l'a pas beaucoup expéré avec monsieur le rapporteur.
Il se trouve que j'ai été administrateur de Radio France. Il se trouve que j'avais saisi à l'époque Madame Veale sur le sujet de Guillaume Merit tenu et la blague qu'il avait faite sur Netaniaou au sein de au sein de l'antenne parce que je considère que la liberté et le droit à l'humour est assez large dans notre pays et que seule la loi l'encadre et qu'en l'occurrence il faut être vis-à-vis des humoristes même quand l'humour ne nous plaît pas assez maximaliste dans leur liberté et je le dis ici et vous le savez parfaitement la loi encadre l'humour de manière manière très très limitée et vraiment c'est des décisions de justice très complexes. Donc mon propos à l'époque n'avait pas du tout été sur les sur cette blague, je mets des guillemets mais enfin en tout cas sur les propos tenus par monsieur Mery sur l'antenne.
Elle avait été sur l'utilisation par des journalistes, des humoristes de leurs réseaux sociaux avec des comptes professionnels sur lesquels ces journalistes, al en occurrence humoristes, on va dire les salariés au sens large, utilisent l'image, le logo de France interre et tweet régulièrement souvent des contenus politiques. Et d'ailleurs, c'est pour cette raison que je crois madame Veale avait considéré qu'il y avait eu une forme de déloyauté de monsieur Meuris. elle ne l'avait pas sanctionné et licencié en raison des propos qu'il avait tenu sur France interre.
Considérant que l'humour avait était une liberté fondamental qui ne pouvait pas être remise en cause en tout cas dont les limites étaient très restrictives. Mais bien parce qu'effectivement elle considérait qu'il y avait eu une forme de déloyauté. Vous demain directrice de France Inter et c'est un sujet sur lequel j'ai longtemps échangé avec la présidente de de Radio France mais j'aimerais votre avis demain directrice de France Inter.
Quel cadre vous imposerez sur les réseaux sociaux de vos salariés ? Est-ce qu'ils pourront avec dans sur des comptes professionnels avec le logo de France Interre, la mention de France interre, partager des contenus politiques et cetera ou est-ce qu'il faudra qu'il le il faudra qu'il le fasse avec des comptes personnels ? Je le dis parce qu'il y a un flou aujourd'hui sur ce sujet-là et on en parle d'ailleurs assez souvent dans cette commission d'enquête et je pense qu'il y ait des règles très strictes.
Ça m'a paraît important. Donc je serais heureux voilà d'entendre les idées peut-être que vous avez sur cette questionlà. Alors, j'ai la chance de ne pas avoir besoin de me faire moi-même une idée sur ce sujet car cette pratique est déjà encadrée par Radio France très au-delà de France pour l'ensemble des salariés.
Il y a journaliste, il y a une charte qui doit être respectée de l'usage des réseaux sociaux dans le respect de son appartenance à telle ou telle chaîne. Ça va en réalité jusqu'au compte personnel dès lors que votre notoriété est telle que vous allez être ultimement considéré comme un salarié de France inter, de France info ou d'une autre chaîne. Vous savez, un temps on écrivait les tweets n'engagent que moi ou ça tient pas en fait.
Euh et en réalité les entreprises de presse notamment passent leur vie à essayer d'adapter leurs pratiques et à demander des choses nouvelles à leurs salariés pour pour que l'ensemble du média reste cohérent, c'est-à-dire l'antenne linéaire et tout ce qui se passe dans le monde numérique. Il faut que tout ça ait une forme de cohérence. à la fin des fins, vous l'avez dit néanmoins, pour ce qui concerne les humoristes, euh ils sont rarement salarié d'abord en terme de statut euh et ils sont euh une population tout à fait particulière qui contribué aux antennes avec, comme vous l'avez dit des lois et c'est heureux qui restreignent très peu leur exercice.
Au final, ce que je trouve assez merveilleux quand même dans tout ça, c'est que je pense qu'il y a peu de d'assemblées comme la vôtre qui se penche sur le sujet de l'humour. Je pense que ça fait partie de l'esprit français d'avoir des considérations de cette nature, de s'intéresser ainsi à l'humour, à ce qu'il doit être, à la façon dont il doit fonctionner. Et en tout cas, c'est pleinement et entièrement dans l'ADN de Franceer de faire vivre l'humour.
Et de ce point de vue là, n'ayez aucun doute, ça continuera. Vous avez bien raison. C'est pourrai que j'ai été très précis dans ce que j'ai dit.
Je n'ai pas jugé les humoristes ni ce qu'il disent sur vos antennes, mais bien cette question plus large et vous l'avez dit des réseaux sociaux parce qu'on est dans un monde effectivement où on multiplie, j'allais dire les prises de parole les uns et les autres sur différents contenus y compris les réseaux sociaux et que c'est important qu'il y ait un cadre et vous l'avez précisé puisque Radio France met en place un cadre très strict sur les réseaux sociaux. Merci à tous les cas d'avoir répondu à nos questions pendant plus de 4 heures. Et puis je je j'indique aux collègues présents mais il y en a plus beaucoup que nous nous retrouvons la semaine prochaine pour poursuivre nos auditions avec les sociétés de production.
Merci à tous les quatre et on vous souhaite une bonne prise de fonction dans les dans les fonctions qui seront les vôtres dans les prochains jours. Merci à vous. Merci à vous.