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Podcast / conversationyoutube.com· 14 novembre 2025 495 minComplaisantFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & international

[Replay] AIM 2025 | Vendredi 14 novembre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 73 %Attaque 13 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 30:41OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on accorde un crédit magique à l'IA ?

  • 36:39OuverteRéponse directe

    Où en est-on dans la courbe de Gartner pour l'IA générative ?

  • 38:00OuverteRéponse directe

    Les entreprises sont-elles déçues par l'IA en B2B ?

  • 39:16OuverteRéponse directe

    L'IA va-t-elle supprimer des emplois ou les transformer ?

  • 44:09OuverteRéponse directe

    Quelles sont les limites physiques et énergétiques des LLM ?

  • 46:43OuverteRéponse directe

    L'IA est-elle un problème ou une solution pour l'enjeu énergétique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 32:04Fait
    « On s'excite sur des choses mais il y a des choses qui dans la cour du hype sont très très hautes et là en l'occurrence effectivement depuis 2 3 ans les intelligences artificielles, l'intelligence artificielle générative qui est l'héritage de toutes les intelligences artificielles sur lesquelles on travaille depuis en fait 70 ans hein. »
  • 33:27Fait
    « L'outil pour lesquels on pour lequel on va utiliser quelque chose, il est plus fort que moi par définition de l'outil. Par définition sinon on l'utiliserait pas. »
  • 34:11Chiffre
    « Donc il y a cette école-là qui s'entraîne toute seule. Et donc c'est pour ça que je parle d'une bulle et que tout le monde parle de bulle en fait pour cette partie-là, c'est une bulle financière en fait parce qu'effectivement ces investissements à outrance, ces centaines de milliards qui sont investis dans dans ces boîtes et qui s'investissent entre eux aussi. »
  • 35:25Fait
    « Donc, mais en même temps, ils font des trucs qui sont beaucoup plus pratiques, qui sont beaucoup plus de l'ordre de l'autre partie donc de la vallée qui travaille sur ce qu'on appelle les ages antique qui sont des IAS qui sont beaucoup plus frugales, beaucoup plus petites, beaucoup plus spécialisées et surtout beaucoup plus pertinentes. »
  • 36:39Chiffre
    « Exactement. Donc ce qui s'est passé en janvier-février 2023 GPT 3.5 100 millions d'utilisateurs en 2 mois. C'est la technologie la plus rapidement adoptée dans l'histoire des technologies et pas tellement à cause de la technologie elle-même, pas parce que c'est de l'IA générative, c'est à cause du prompt. »
  • 37:18Fait
    « Janvier-février 2023, on est au top du hype. D'accord. Ça continue en 2023 mais il y a quand même une réalisation que ça marche pas très bien. Hallucination, erreur, pertinence qui est mauvaise. »
  • 38:00Fait
    « effectivement ces investissements, on on le disait euh hier euh vous n'étiez pas là, mais on a beaucoup évoqué ces déjà ces questions-là, je crois qu'on les évoquera dans plusieurs tables rondes ce matin. Euh il y a une déception quand même des entreprises notamment parce que c'est notamment dans la partie B2B euh la productivité qu'on peut aller chercher avec ça, ça ne marche pas si bien que ça encore. »
  • 38:36Chiffre
    « Ce qui est pas grave parce que 5 % c'est déjà pas mal. Quand on est dans l'innovation, avoir 5 % d'époque qui marchent, ça veut dire qu'on a réussi à trouver des retours sur investissement sur 5 % de ces milliers et milliers d'époque parce qu'il y en a eu plein entre 2023 et 2024. »
  • 41:46Fait
    « Il y a quand même aujourd'hui des entreprises qui communiquent en disant avec Li générative, je vais supprimer un certain nombre de de fonctions. Alors pas forcément des emplois mais il y a des métiers qui peut-être se transforment, s'automatisent, disparaissent. »
  • 44:09Fait
    « Et l'entraînement des modèles vers la super intelligence, bon vous l'avez décrit, c'est une partie de la silicone vallée. Je pense qu'ils vont pas s'arrêter hein, il faut pas rêver. »
  • 45:25Fait
    « Mais euh bon, peut-être qu'ils le trouveront après tout, ça c'est leur truc. Mais il y a des gens comme vous, comme Yann Lequin aussi qui travaillent chez MTA qui sont euh plutôt euh sceptiques sur le fait que c'est une solution de continuer à investir des milliards de ces de GPU Nvidia et et de dépenser toute l'énergie de la planète dans ce secteur parce que ça ne produira jamais cette fameuse super intelligence. »
  • 46:43Chiffre
    « faire une requête chatipit ça utilise alors ça dépend de la requête mais 10 20 100000 fois plus d'énergie qu'une requête sur Google. »
  • 55:14Chiffre
    « En France, on n'est pas en reste puisque notre président Emmanuel Macron a annoncé en début d'année au sommet de l'IA qu'il y avait déjà des promesses de 109 milliards d'euros d'investissement privés sur notre sol. »
  • 57:25Chiffre
    « Chez Digital Realty, on a travaillé avec l'université de Berkley, on a vu que la création de data, c'est plus de 130 % de croissance par an. 130 % de croissance, ça veut dire qu'on fait x 10 tous les 6 ans. »
  • 58:06Chiffre
    « Les Pays-Bas ont plus de data center en terme de MW informatique développé que la France. Alors, on peut respecter bien sûr nos amis hollandais. Ceci dit, c'est grosso modo quatre fois moins de population et de et de PIB. »
  • 1:05:12Fait
    « Vous avez une vingtaine d'acteurs aucun européens qui maîtrise ces fameux cœurs, hein, dont parlé Ophélie et qui eux déploient ces factory a donc sur des très grosses capacités pour rejoindre un peu ce que disait monsieur Juliet avant sur un certain type d'échange. »
  • 1:07:12Chiffre
    « Donc vaut mieux mettre des gigactory en France qu'en Pologne pour être très clair hein où on est sur des impacts 15 fois plus importants en carbone en Pologne que qu'en France. »
  • 1:14:22Fait
    « On achète et voilà, on s'abonne à long terme sur des solutions qui sont surdimensionnées. »
  • 1:14:22Fait
    « Il y a une surenchère en fait là-dedans, une surencher d'investissement et cetera. »
  • 1:22:22Audrey DuvalChiffre
    « Plus 22 % de personnes diagnostiquées grâce à l'IA. »
  • 1:25:55AurélieFait
    « On détecte le cancer 2 ans avant qu'on voit la tumeur sur la mamo. »
  • 1:35:31Fait
    « Avec Inclusive Brains, notre but c'est de rendre aux machines la capacité de s'adapter à leurs utilisateurs. »
  • 1:49:04Olivier OlierFait
    « La compétence numéro 1, c'est de savoir interagir avec les systèmes d'IA. »
  • 2:10:00Fait
    « On recycle aussi les déchets électroniques et les déchets dangereux. »
  • 2:10:43Fait
    « En Irlande et même à Amsterdam où il y a énormément de data center, il y a un moratoire actuellement pour ne pas en construire de nouveau. »
  • 2:23:05Chiffre
    « 95 % des projets IA ne servent à rien. »
  • 2:24:26Chiffre
    « Elles investissent deux fois plus dans l'IA que les autres. »
  • 2:31:46Chiffre
    « 94 % des questions et des requêtes qui sont envoyées sont automatisées. »
  • 2:32:27Chiffre
    « 40 % du budget opérationnel côté RH a été réduit. »
  • 3:02:10Chiffre
    « On fait déjà effectivement, comme ça a été dit beaucoup pour donner peut-être un autre chiffre, le ce qui a été annoncé comme investissement dans les infrastructures type data center au début de l'année en France, je crois que c'était 100 milliards. 109 milliards. »
  • 3:04:10Chiffre
    « une très grande partie de ces tours en fait sont principalement financés par des fonds non européens ou par des corporates non européens. »
  • 3:05:27Chiffre
    « si on compare le pourcentage de d'investissement dans capital risque des fonds de pension américains par rapport au fonds de pension européen, on est sur à peu près 15 % au niveau américain et à peu près 3 % au niveau européen. »
  • 3:09:02Fait
    « on est déjà très bon en R pour développer ces produits et services DIIA qui seront presque plug and play. »
  • 3:23:13Stan MassurasChiffre
    « aujourd'hui, Labs don nous sommes le leader de de l'IA audio. Plus de 80 millions d'utilisateurs, une valorisation à 6 milliards, 76 % des 500 entreprises les plus importantes au monde qui utilisent aujourd'hui notre technologie. »
  • 3:24:38Stan MassurasChiffre
    « aujourd'hui, c'est 4600 personnes que nous avons aidé euh gratuitement justement à cloner leur voix avant que ce soit trop tard ou essayer de retrouver des enregistrements sur des des vidéos de famille ou certaines certaines personnalités qui avaient enregistré une vidéo sur YouTube »
  • 3:26:45Stan MassurasPromesse
    « Notre mission, c'est de redonner la voix à plus d'un million de personnes sur les sur les prochaines années également. »

Temps de parole

  • ?98 %
  • non_speech2 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:38
Non speech

[musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]

23:34
Locuteur

Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue RMC. Il est bon réveil [musique] des européennes. Bien sûr, on est ce lienlà présent ici sous cette forme là, sous cette forme aussi. question. On est ce lien pour elle, pour moi, pour nous. Nous sommes un lien vers l'information, qu'elle vienne de l'autre bout du monde ou du coin de la rue. Un lien entre lui et moi, un lien vers les émotions qui se partagent et les réactions qui s'échangent.

24:08
Non speech

[musique]

24:09
Locuteur

Nous sommes un lien qui rassemble, qui fédère, qui unit pour faire naître une énergie commune. Un [musique] lien de confiance, un lien qui m'accompagne, un lien que je nourris, un lien qui me ressemble. Nous sommes un lien technologique, un [musique] lien innovant qui nous connecte à de nouvelles communautés. Un lien sans frontière pour partager l'expertise, [musique] révéler l'audace et faire voyager les idées. Être un lien pour moi, pour moi, pour elle, [musique] pour lui. Nous sommes un lien vers les plateformes, un lien vers les contenus qui répondent aux besoins de [musique] chacun en fonction de ses habitudes, de sa sensibilité, de ses convictions.

Nous sommes des femmes et des hommes qui développent, [musique] qui transmettent, qui expriment la liberté de penser. Des médias qui favorisent la pluralité des sources, qui se donne les moyens de dire, de décrypter, de voir, d'écouter, de faire sourire ou pleurer. Les moyens d'informer pour faire [musique] société pour lui, pour elle, pour vous, pour toi. [musique] Une belle Marine. Nous informons, nous relayons les passions, les idées, nous relions vos émotions. Nous sommes CMA Medéia.

25:47
Non speech

[musique]

26:09
Locuteur

He he he. He he [musique] he

26:21
Non speech

[musique] [musique]

26:43
Locuteur

he. He [musique] he he

26:57
Non speech

[musique]

26:59
Locuteur

he he

27:02
Non speech

[musique]

27:05
Locuteur

he he he he he.

27:14
Non speech

[musique]

27:19
Locuteur

He he he [musique]

27:26
Non speech

[musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]

28:49
Locuteur

Bien, bonjour à toutes et à tous. Vous pouvez vous applaudir, vous êtes encore plus nombreux qu'hier ici à l'Orange Vélodrome.

28:56
Non speech

[applaudissements]

29:00
Locuteur

Alors, nous allons pour cette deuxè journée de l'IM, nous allons être ensemble jusqu'à 17h avec un programme très très nourri. Je remercie bien sûr toute la rédaction de la tribune et celle de BFMS qui sont mobilisé pas moins de 20 journalistes ici pendant 2 jours où nous avons fait de Marseille la capitale européenne de l'intelligence artificielle durant ces 48 heures. Alors toute la journée aujourd'hui, on va pouvoir prospérer de nombreux enjeux à la fois dans le domaine de la santé, de la compétitivité des entreprises. Mais ne manquez pas le rendez-vous tout à l'heure avec la nouvelle ministre du numérique qui sera interviewée par Sylvain Rolland. ici même à l'Orange Vélodrome à 12h15.

Elle répondra bien sûr aux rédactions de la de la rédaction et puis certainement à vos interrogations sur les projets de l'intelligence artificielle en France et en Europe. Mais sans plus tarder pour démarrer cette journée, je vais demander à notre invité d'ouvrir cette deuxième journée de la IMEM. Je vais vous demander des applaudissements pour Luc Julia, interviewé par Philippe Mabille.

30:13
Non speech

[musique] [musique] [musique]

30:41
Locuteur

Bien bon rebonjour à toutes et à tous. Quel plaisir de vous retrouver pour cette 2e journée de l'AIM. Et vous avez toutes et tous, j'espère lu la tribune de dimanche dernier car nous avons fait avec la rédaction de la tribune que je félicite pour ce magnifique numéro une édition spéciale sur l'intelligence artificielle qu'on avait intitulé vraie et fausses promesses parce que il faut aussi regarder les choses avec lucidité. On n'est pas forcément que à Hollywood.

On va en parler avec Luc Julia, le chef scientifique office de Renault, directeur scientifique de Renault qui nous avait accordé une interview qui je vous en rappelle le titre pour celles et ceux qui l'ont pas lu et ça fait fera partie de notre discussion. Luc, la bulle qui consiste à financer la course à l'infini via la super intelligence va exploser.

Évidemment, si vous avez regardé les cours de bourse là aussi ou les derniers articles de la tribune sur le sujet, euh cette question euh peut-être du surinvestissement euh dans lequel aujourd'hui les États-Unis en particulier euh euh aujourd'hui investissent justement euh ce monde de l'intervention artificielle interroge quand même crée des des on ne compte plus en milliards, on compte en trillion et c'est vrai que ça interroge sur est-ce qu'on a raison finalement c'est un peu ça me fait penser aux gens qui disaient dans les investissements publicitaire. En fait, la moitié de mes investissements publicitaires ne servent à rien. Le problème, c'est que je ne sais pas laquelle.

On a un peu l'impression que c'est la même histoire dans le monde de l'intelligence artificielle, Luc Julien. Et c'était ma première question. Aujourd'hui, est-ce qu'on accorde un crédit un peu magique à cette intelligence artificielle ? Tous c'est vous vivez dans la Silicone Vallée au sud de San Francisco et et donc vous êtes au cœur de de de cette révolution. Qu'est-ce qui se passe dans la Silicone Vallée ? que c'est pas néanmoins cette espérance, cette croyance, ce côté un peu rué vers l'or qui est le moteur aussi de notre économie et qui explique ce que ce que je viens de de raconter et qui qui peut justifier ces ces valorisations excessives.

Bah déjà la séon vallée, c'est la roue vers l'or à chaque fois on trouve quelque chose. Alors il y a des choses qui explosent petit à petit. On se rappelle de l'explosion de la bulle d'Internet en 2000. Le métaverse, j'attends encore. Donc on s'excite sur des choses régulièrement, ce qui fait bah partie de de la silicone vallée. C'est pour ça qu'on avance, c'est pour ça qu'on fait des trucs incroyables. Pour ça que vous y êtes allé peut-être aussi. C'est pour ça que j'y suis aussi.

Mais mais donc on s'excite sur des choses mais il y a des choses qui dans la cour du hype sont très très hautes et là en l'occurrence effectivement depuis 2 3 ans les intelligences artificielles, l'intelligence artificielle générative qui est l'héritage de toutes les intelligences artificielles sur lesquelles on travaille depuis en fait 70 ans hein. Donc c'est pas c'est pas tout nouveau. C'est pour ça que j'aime pas trop parler de révolution en fait. Euh mais euh effectivement, on s'excite particulièrement là-dessus mais on voit effectivement deux grandes écoles qui se détachent aujourd'hui dans la dans la CCON vallée.

Euh l'école de ceux qui vont vers cette AGI euh potentiel Gal intelligence donc la super intelligence, je sais pas ce que ça veut dire d'ailleurs parce que super intelligence si c'est pour dire que LIA va être plus forte que nous et va être meilleure que nous en fait j'ai un scoop hein. de ce coupe, c'est que les I aujourd'hui sont déjà plus forts que nous depuis longtemps. L'outil pour lesquels on pour lequel on va utiliser quelque chose, il est plus fort que moi par définition de l'outil. Par définition sinon on l'utiliserait pas. Donc ça fait très très longtemps que ces I sont plus fortes que nous. Donc ça c'est c'est comme ça.

Et donc c'est ce mythe, ce machin qui serait je sais pas ce que c'est en fait encore une fois. Donc il y a cette école-là qui s'entraîne toute seule. Et donc c'est pour ça que je parle d'une bulle et que tout le monde parle de bulle en fait pour cette partie-là, c'est une bulle financière en fait parce qu'effectivement ces investissements à outrance, ces centaines de milliards qui sont investis dans dans ces boîtes et qui s'investissent entre eux aussi. Donc c'est assez rigolo de voir que ils s'entretent en fait il y a une il y a 1000 milliards de dollars qui se baladent entre les SEP magnifiques, on les appelle Nvidia, Les gars Fam et et Amazon et quelques autres. D'accord.

Donc du coup bah ils s'alimentent eux mais aussi ils sont ils sont dans cette course qui est une course impossible parce queman par exemple il est pas complètement débile je veux dire mais il a une boîte qui perd qui va perdre 7 milliards cette année. 7 milliards pour une boîte c'est beaucoup quand même de perdre 7 milliards. Il prévoit de perdre 14 milliards l'année prochaine. Donc il est obligé de lever plein de sous pour pouvoir éponger déjà. Oui, mais juste un mot, c'est une course parce que Marcberg méta lui il dit il investi là ils sont en retard, ils essayent de rattraper et il dit j'ai pas le choix, c'est une course aussi à la survie.

Bah c'est c'est c'est ça où je pense qu'il y a une erreur, c'est que c'est pas ils vont pas survivre en faisant des GI parce que GI ça va être très très compliqué. Par contre, et d'ailleurs Open AI joue assez bien là-dessus parce que bon, ils sont dans cette course, ils parlent de GI parce qu'ils sont obligés pour ramasser des sous pour pouvoir éponger ses déficits.

Donc, mais en même temps, ils font des trucs qui sont beaucoup plus pratiques, qui sont beaucoup plus de l'ordre de l'autre partie donc de la vallée qui travaille sur ce qu'on appelle les ages antique qui sont des IAS qui sont beaucoup plus frugales, beaucoup plus petites, beaucoup plus spécialisées et surtout beaucoup plus pertinentes. Mais ces I là, c'est elles qui vont gagner en fait parce que c'est ces I là qui sont de qui vont faire de vrais outils qui vont permettre de faire des avancées en médecine, en éducation, dans dans n'importe quel domaine.

Donc ces I là sont bien et on voit d'ailleurs donc Open avoir que certains de ces groupes parce qu'ils peuvent se le permettre avec tout l'argent qui qui gagne enfin qui gagne qui ramasse parce qu'ils gagnent pas d'argent avec tout l'argent qui ramasse, ils peuvent faire ces petits groupes qui vont faire ces ages antiques aussi. Donc on voit qu'ils jouent sur les deux tableaux, eux ils jouent bien mais il y il y en a d'autres qui jouent plus mal et qui sont euh je pense dans cette bulle et ça va être très très compliqué quand elle va exploser. Alors vous avez cité cette courbe de la hype effectivement la courbe de Gartner pour ceux qui qui connaissent un peu le monde de l'innovation.

Où est-ce qu'on se situe aujourd'hui dans cette fameuse courbe ? On peut pas la projeter mais vous pouvez nous la faire vivre. Ouais ben alors donc c'est en 2023 donc début 2023 donc les les I génératives arrivent en 2022 donc elles sont à gauche de la courbe là. Et puis les innovations essayent de monter jusqu'à jusqu'au hype. Donc le hype en fait euh le grand c'est quand quand la la quand même la technologie la plus rapidement adoptée. Voilà. Exactement. Donc ce qui s'est passé en janvier-février 2023 GPT 3.5 100 millions d'utilisateurs en 2 mois.

C'est la technologie la plus rapidement adoptée dans l'histoire des technologies et pas tellement à cause de la technologie elle-même, pas parce que c'est de l'IA générative, c'est à cause du prompt. C'est parce que c'est super facile à utiliser. Donc tout le monde langage naturel avec les mach naturel. C'est une vraie révolution. Ça c'est une révolution cette partie-là. La partie de d'accessibilité est une vraie révolution. Donc janvier-février 2023, on est au top du hype. D'accord. Ça continue en 2023 mais il y a quand même une réalisation que ça marche pas très bien. Hallucination, erreur, pertinence qui est mauvaise. Donc il y a une descente de la courbe.

Ça arrive toujours parce que donc désillusion. Donc ça s'est déjà passé hein dans année 2023, fin 2023. Et après des fois et là c'est arrivé déjà, il y a un rebond, un rebond où on stabilise en fait cette courbe. Et le rebond c'est quoi ? C'est on trouve des cas d'usage. Et les cas d'usage c'est quoi ? Bah c'est ces spécialisés donc ce qu'on pourrait appeler les éages antiques aujourd'hui qui sont hyper spécialisés dans le domaine particulier. Et là on commence vraiment à les utiliser et ces cas d'usage c'est finalement cette question de la rentabilité.

effectivement ces investissements, on on le disait euh hier euh vous n'étiez pas là, mais on a beaucoup évoqué ces déjà ces questions-là, je crois qu'on les évoquera dans plusieurs tables rondes ce matin. Euh il y a une déception quand même des entreprises notamment parce que c'est notamment dans la partie B2B euh la productivité qu'on peut aller chercher avec ça, ça ne marche pas si bien que ça encore. Non, non, ça marche pas si bien que ça. Mais c'est bien, c'est normal en fait, c'est de l'innovation. C'est ça a été super rapide de parcourir cette courbe. D'habitude pour parcourir une courbe comme ça, la les innovations mettent 5 à 10 ans.

Là en 1 an, on a parcouru pratiquement toute la courbe en un an et demi. Donc on s'est aperçu, il y a l'étude du MIT de août 2025 qui montre que 95 % d'époque les prof concepts, les essais d'utiliser CIA 95 % n'ont rien donné. Ce qui est pas grave parce que 5 % c'est déjà pas mal. Quand on est dans l'innovation, avoir 5 % d'époque qui marchent, ça veut dire qu'on a réussi à trouver des retours sur investissement sur 5 % de ces milliers et milliers d'époque parce qu'il y en a eu plein entre 2023 et 2024.

Donc du coup, on est toujours dans une phase d'innovation, on est en train de chercher comment on peut appliquer ces I mais c'est sûr que le discours toujours fantasmé du départ où ça va tout faire blab blabla et tout ça et puis ça va nous permettre de virer tout le monde parce que on va pouvoir donc utiliser ces I pour faire tout.

Bon ben ça, on se rend compte que c'est encore une fois de l'ordre de la fabulation mais ça arrive tout le temps à chaque fois qu'il y a quelque chose de Mais finalement est-ce que la la vérité, il faut essayer de la trouver entre ces deux tendances que vous décrivez, c'est euh on va quand même être augmenté par ces technologies, c'est-à-dire le but, on les invente pour ça. Le médecin est augmenté, il va être supprimé, peut-être pas, mais il va son métier va changer. Le journalisme va être augmenté par ses outils. Ça a commencé déjà pas seulement par l'IA générative mais par beaucoup d'outils qui existent. Mais ça va être amplifié.

Tous les métiers vont vont et comment est-ce que on peut arriver à recréer une confiance finalement aussi du public par rapport à la crainte qui a été euh déployée par certains hein.

Il y a eu pas mal d'études disant ça va supprimer la moitié de d'emplois et certains comment on peut rétablir cette config en disant la vérité en montrant regardez les gars on a fait 95 % 95 % d'époque ont pas marché c'est parce que ça marche comme ça et donc on dit que c'est une pas magique on dit la vérité sur cis ce que vous dites sur les 95 % ne dit pas que ça va pas marcher demain parce que il y a un progrès qui est très rapide vous l'avez dit mais ce que je suis en dire c'est que c'est 95 % aujourd'hui c'est comme ça mais demain on va trouver de plus en plus de cas d'usage parce qu'on on comprend ces technologies on est encore au mo au moment de les comprendre.

Donc on va les appliquer petit à petit et puis ça va être développé. Et puis oui, ces moi j'appelle depuis longtemps IA intelligence augmenté, c'est mon intelligence qui va qui va être augmenté par ces outils et c'est comme ça qu'il faut les considérer. Mais c'est dans des domaines super particuliers. Il faut arrêter de parler de cettei qui est complètement mythique. Et pour ce qui est intéressant avec les génératives en particulier, c'est que effectivement on avait donc tout ce hype, toute cette idée de dire on va virer tout le monde mais on s'aperçoit en fait que c'est pas tellement la productivité que ça va donner.

C'estàd que on s'aperçoit que les 5 % d'époque qui marchent bien, c'est des d'époques où l'IA nous permet d'avoir une meilleure qualité. Et c'est ça qui est intéressant aussi dans ces idéesl, c'est qu'elle me permettent d'être meilleur. L'inttelligence augmenté encore une fois. Donc, je suis meilleur dans les dans la tâche dans les tâches qui m'ont été assignées pour mon métier ou pour ce que j'ai envie de faire. Et donc bon, vous allez me dire la la qualité c'est une forme de productivité quelque part parce que ça permet de pas revenir en arrière et de refaire faire les truc.

Mais cette productivité où on disait on va virer euh 30 % des emplois à machin dans le monde, c'est c'est ça déjà ces chiffres sont idiots parce qu'on en sait rien. Mais la réalité c'est queon se rend compte que on va faire plutôt du nivellement par le haut dans les entreprises où les gens vont devenir meilleurs à ce qu'ils sont supposés faire plutôt que de dire que on va virer des gens parce que dirais à observer mais de loin je suis pas aussi expert que les journalistes avec qui je travaille mais objectivement à observer ce qu'on voit. Il y a quand même aujourd'hui des entreprises qui communiquent en disant avec Li générative, je vais supprimer un certain nombre de de fonctions.

Alors pas forcément des emplois mais il y a des métiers qui peut-être se transforment, s'automatisent, disparaissent. Peut-être il y en a d'autres effectivement qui peuvent être redéployés ailleurs. Finalement, c'est aussi de la destruction créatrice qu'on est en train de vivre. Voilà, c'est exactement ce qu'on fait depuis le départ et depuis la description créative créative. Donc c'est Schump Peter hein qui avait analysé ce qui s'est passé dans la vraie révolution, la révolution industrielle. Euh et donc on a on a remarqué que des emplois qui disparaissent, des métiers qui disparaissent, c'est très compliqué.

Des tâches à l'intérieur qui évoluent, qui changent, qui disparaissent, il y en a plein. D'accord ? Et donc mais l'utilisation même de l'outil est une nouvelle tâche par exemple. D'accord ? Donc donc il faut faire attention quand on dire que les métiers disparaissent. Euh par contre effectivement, ils changent, ils évoluent et c'est normal et c'est très bien. Et donc on utilise du mieux possible ces nouveaux outils afin d' encore une fois d'être meilleur et des fois d'être plus productif.

Il y a alors pas tellement pour les IAS génératives encore une fois, mais pour euh les I précédentes, on a vu dans les usines, on a vu dans plein d'endroits où on pouvait être beaucoup plus productif grâce à ces IA. Donc c'est la réalité. Donc des fois effectivement, il y a un shift de la façon dont les gens vont travailler et ce qu'ils vont faire. Mais je vais prendre la robotique par exemple qui est très intéressante. La robotique, il faut quand même de temps en temps regarder un peu l'histoire et puis euh et puis se rappeler de ce qui s'est passé. La robotique, on avait dit "Bon ça va changer tout, on va on va avoir des robots partout, on va pouvoir virer tous les gens".

La réalité aujourd'hui, c'est queon parle plus tellement de robotique, on parle de cobotique. C'est quoi la cobotique ? C'est en fait que l'humain est fait est partie prenante à l'utilisation des robots dans les usines et cetera. Ben pour l'IA, ça va être la même chose comme d'habitude et on va s'apercevoir que le rôle de l'humain est essentiel et que on est là pour collaborer avec ces IA parce que ces I sont des outils encore une fois qui v nous permettre d'être meilleur. Donc je pense qu'il faut respirer un tout petit peu.

Il faut arrêter raconter des bêtises sur le fait que c'est plus la peine de s'éduquer, c'est plus la peine de faire quoi que ce soit parce que l'IA va le faire à notre place. Il faut surtout continuer à s'éduquer. Il faut surtout continuer à être des spécialistes dans des domaines particuliers parce que ces Illes vont nous aider à être encore meilleur et on va aussi aider les IA à être meilleurs elle-même. Alors quelques mots sur ce qui est en train de se passer dans le monde du LLM puisque on voit qu'il y a des limites qui commencent à être atteintes, des limites physiques même et énergétiques.

Et l'entraînement des modèles vers la super intelligence, bon vous l'avez décrit, c'est une partie de la silicone vallée. Je pense qu'ils vont pas s'arrêter hein, il faut pas rêver. Mais euh bon, peut-être qu'ils le trouveront après tout, ça c'est leur truc. Mais il y a des gens comme vous, comme Yann Lequin aussi qui travaillent chez MTA qui sont euh plutôt euh sceptiques sur le fait que c'est une solution de continuer à investir des milliards de ces de GPU Nvidia et et de dépenser toute l'énergie de la planète dans ce secteur parce que ça ne produira jamais cette fameuse super intelligence.

Ils disent pas que c'est pas possible d'aller vers cette direction, mais qu'il faut prendre un autre chemin. Cet autre chemin, c'est quoi ? Ça serait d'essayer de rapprocher ces intelligences artificielles du monde physique, d'arriver à à faire le l'hybridation entre l'humain et la machine. C'est c'est c'est la nouvelle piste de travail de Yan Lequin, je crois. Ouais, c'est un peu ce que je viens de dire. C'est que c'est remettre l'humain dans la boucle pour être sûr que ce qu'on va faire c'est pas complètement déconnecté et puis ça va nous permettre de faire effectivement quelque chose.

La réalité c'est que effectivement aujourd'hui il y a bon ce pan qui est d'ailleurs poussé par les musques et et par Trump hein quand il va investir dans un truc qui s'appelle Stargate 500 milliards de dollars pour faire des data center qui vont être alimentés eux-mêmes avec des centrales au charbon. Bon c'est c'est du Trump, c'est normal. Bon est-ce que ça va arriver ou pas ? On nen sait rien. C'est du Trump. Mais euh la réalité c'est queil y a d'autres chemins. Alors il y en a pas qu'un. Il y a Yann qui effectivement essaie de faire des choses euh différemment.

Il y a plein de gens qui essayent de faire des choses différemment parce qu'on s'est aperçu qu'effectivement c'est LLM c'est c'est large language moders donc c'estes ces I génératives utilisent énormément d'énergie pour créer les modèles eux-mêmes. Donc ça c'est ça prend beaucoup d'énergie mais aussi à l'utilisation de ces de de ces IA. Ça prend aussi des ressources. les vieilles I d'il y a 4 5 ans euh elles prenaient beaucoup moins d'énergie au moment de l'inférence au moment quand on les utilisait. Donc il y a plein de gens qui regardent des choses hybrides effectivement.

que Yann il a un un parcours enfin il a un chemin tracé où il pense qu'il peut faire des trucs un peu particuliers, un peu différents et puis il y a des gens qui essayent d'hybrider avec les anciennes IAS, même les I qu'on appelait les IAS logiques qui étaient donc comment des des bases de règles des choses comme ça. On essaie de trouver des nouveaux chemins mais on sait aussi qu'il faut apprendre de ce que s'est passé avec les LLM parce que c'était quelque chose de très intéressant et il y a des il y a des choses super bien sur sur la responsabilité que nous avons tous comme habitants de la planète de l'utilisation de ces produits.

C'est vrai que on a bon pas mal de calculs qui sont pas forcément tous vérifiés et ça évolue probablement mais en gros utiliser à mauvais chat GPT plutôt qu'un moteur de recherch classique si on le fait tout le temps et c'est le cas maintenant de beaucoup de jeunes he demandé dans la salle je pense que qui utilise encore Google ou chat GPT beaucoup de mains se lèverait en disant on est passé à chat GPT ou un autre modèle. Est-ce que aujourd'hui il y a un vrai sujet énergétique où est-ce qu'on peut trouver une solution ?

Est-ce que l'IA est pas aussi à la fois le problème et la solution à ce problème énergétique en en en permettant de trouver par exemple des innovations dans les puces de demain qui seront beaucoup plus performantes et beaucoup moins consommatrices ? Évidemment, l'IA va permettre, c'est ce que dit Samtman, c'est c'est donc un des arguments de ceux qui veulent pousser vraiment les technologies à fond comme ça. Donc c'est pas un mauvais argument. Évidemment que les IA vont permettre d'optimiser les IA, ça c'est évident. D'accord ? que c'est vrai mais en même temps l'utilisation à outrance est quelque chose qui aujourd'hui nous fait nous pose un problème.

Donc on devrait savoir on devrait au moins être au courant que bah faire une requête chatipit ça utilise alors ça dépend de la requête mais 10 20 100000 fois plus d'énergie qu'une requête sur Google. Donc quand on va aller taper, quand on va aller demander la météo à chat GPT, euh bah elle va donner le même résultat euh peut-être que Google. Donc autant aller sur Google. Et puis j'ai un scoop en fait. Vous pouvez même regarder par la fenêtre, c'est encore mieux. Absolument. Alors vous vous vivez dans la silicone vallée euh en partie de votre temps, mais également en France, vous travaillez chez Renault dans l'adoption de quels sont les produits finalement.

Vous avez travaillé notamment sur la nouvelle R5 qui électrique. En fait, vous critiquez beaucoup les LM mais vous en avez mis de l'IA génératif dans dans la dans ce produit. Ouais, on en a mis mais on en a mis ce qu'on considère qui est une générative frugale, c'est-à-dire que elle va parler que de voiture. Donc elle est très spécialisée. D'accord. Donc elle est spécialisée dans la Renault 5. Donc vous pouvez lui poser toutes les questions sur Renault 5. Elle va vous descendre les vitres, va faire ce que vous voulez. Enfin, vous pouvez lui adresser la parole. Elle s'appelle cette elle s'appelle Renault R no ren Ouais, c'est Fino. Oui.

Donc et donc moi je l'appelle beaucoup travailler pour le truc. Ouais, on a bossé. Ouais, on a bossé. Euh et donc bah quand on parle à Rino, moi je l'appelle Rino parce que je parle en anglais mais euh elle est effectivement spécialisée. Donc c'est une IA qui est un peu plus frugal mais effectivement oui, on a mis une IA dans la voiture. On est d'ailleurs les premiers à avoir mis une IA euh avec un petit avatar dans la bagnole. Donc c'était rigolo et il y a ça dans la dans la Renault 5 dans la 4ile qui arrive dans la Twingo. Donc c'est on a mis ça comme ça.

Mais les génératives ne sont pas seulement dans les voitures, on les a mis aussi, on les a déployé dans les qu dernières années, on les a déployé dans les usines, on les a déployé pour l'école blanc. Donc ces fameux outils qui sont des outils hyper spécialisés, c'est des choses qui sont tellement spécialisées que ça a l'air complètement ridicule mais ça permet en fait aux gens de faire mieux leur boulot. Moi je sais pas pour vous. Moi mais j'ai deux enfants qui sont 25 30 ans. Ils ont pas leur permis. Ils attendent l'arrivée de la voiture autonome. En fait, ils disent "ça sert à rien finalement d'avoir son permis. Est-ce que est-ce que un jour on aura euh l'autonomie niveau euh 5 ?

5 comme on dit. Ou alors ils vont attendre longtemps hein euh parce que ça va pas se passer euh ça va pas se passer tout de suite. Vous avez tous vu quand vous êtes parti en vacances à San Francisco ou en Chine ou à Phenniix des voitures autonomes, des taxis autonomes qui sont niveau 4. D'accord ? qu'il faut être clair et d'ailleurs au qui déploie cet cet axis aux États-Unis est très clair là-dessus. Ce sont des niveaux 4 c'est qu'ils sont la plupart du temps autonome sauf quand ils sont pas. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que de temps en temps ils se mettent dans la mouise et il faut les sortir de la mouise et comme ça c'est ça se fait ça se fait par remote contrôle, ça se fait à distance. Donc c'est impressionnant, c'est super, c'est dans des c'est dans des endroits particuliers, ça se développe petit à petit et on va en voir de plus en plus. Donc c'est très bien. Il y a la concurrence aussi qui arrive. Mais c'est des flottes qui sont des flottes relativement faibles. Enfin en nombre a 300 taxis à San Francisco, 300 à Phenix, 300 à Los Angeles. Donc pourquoi ? Parce que justement et ben il faut les contrôler au cas où il arrive quelque chose.

On peut imaginer que un constructeur automobile s'il allait s'il avait déployé quelque chose comme ça, quand on va faire 1 million de voitures, ça devient un peu plus compliqué de 300. Mais ce qui ce qui est marrant avec ces voitures autonomes, ces taxis autonomes, c'est qu'en fait ils sont télécommandés à distance quand ils ont un problème. C'est ça. Ouis. Quand ils ont un problème. Donc et ça arrive à petit tout petit pourcentage des cas. La plupart du temps, ils sont autonomes sauf quand ils sont pas. Est-ce qu'on aura des taxis, des voitures autonomes qui circuleront à Marseille demain ou à Paris où les habitudes sont pas forcément les mêmes. Les Russes sont un peu moins carrées.

Ouais, mais peut-être. C'est qu'on voit en Chine, on en voit on en voit partout à San Francisco. Vous savez, les Russes sont pas très carrées, hein. Euh donc c'est possible. Euh c'est encore une fois, c'est relativement facile quand on a un problème qu'on connaît bien. Et le problème qu'on connaît bien, c'est une ville particulière avec ses rues, ses spécificités. Quand on a ce problème là, c'est assez facile de déployer quelque chose. Assez facile au moins à mi- 10 ans hein, mais bon, c'est pas impossible. Mais ça sera toujours du niveau 4. Un tout dernier mot parce que vous êtes un geek, on peut dire comme ça. Votre chemise hawenne le prouve. Votre maison est est quasiment 100 % connectée.

Vous m'aviez dit en Californie, c'est combien d'objets connectés vous avez pilotés par UNIA ? 219 objets connectés. Mais c'est pas Je sais pas si c'est 100 % en fait. Je sais pas ce que ça veut dire 100 %. En tout cas, c'est très connecté. Ah, c'est très connecté. Oui, c'est bien. Bah, il y a plein de de choses qui se font automatiquement. C'est c'est en même temps un problème parce que du coup mes enfants étaient élevés dans cette dans cette maisonlà et quand ils vont chez des gens pour aller les gens normaux ça normaux ils rentrent dans les toilettes, il se demandent pourquoi c'est un peu comme le permis de conduire.

Moi je leur conseille de le passer quand même parce que ça peut toujours servir. On sait jamais. Merci beaucoup Luc Julia d'être venu ce matin ouvrir notre forum.

52:33
Non speech

[musique] [musique] [musique]

53:36
Locuteur

Connexion établie. Je suis un centre de données, le cœur battant de l'intelligence artificielle. Chaque jour, je fais circuler des milliards d'informations. J'alimente les modèles. Je donne vie aux idées. Mais derrière ces flux, une bataille se joue, celle de la souveraineté numérique. L'Europe construit ses supercalculateurs, ses clouds souverains, ses infrastructures d'IA. Suffira-t-elle à tenir tête aux géants mondiaux ?

54:10
Non speech

[musique]

54:29
Locuteur

Bonjour à tous. Alors, j'espère que vous êtes bien réveillé ce matin, que vous avez peut-être pris un petit café avant de venir parce qu'on va rentrer un petit peu dans le dur l'intelligence artificielle en se concentrant sur les infrastructures qui soutiennent cette technologie et on va se demander en fait si cette avalanche d'annonce de projet de de de nouvelles infrastructures. Donc là, on va pas tellement s'intéresser au réseau, mais plutôt au centre de données.

Les fameux data center, on l'a dit tout à l'heure, c'est presque devenu une formule magique tellement il y a une surenchère hier, on a appris justement qu'Antropique allait investir 50 milliards de dollars en fait dans ses infrastructures aux États-Unis. En France, on n'est pas en reste puisque notre président Emmanuel Macron a annoncé en début d'année au sommet de l'IA qu'il y avait déjà des promesses de 109 milliards d'euros d'investissement privés sur notre sol. Euh et donc l'idée avec vous trois aujourd'hui, c'est de voir pourquoi on a besoin de ces infrastructures, si on en a vraiment besoin et euh également peut-être de voir si c'est une la clé peut-être de d'une souveraineté.

Alors, j'ai euh à ma droite euh je suis ravie de vous recevoir aujourd'hui Fabrice Coky hein. Vous êtes président de la filiale française de Digital Realty qui est en fait une entreprise américaine qui euh conçoit et exploite euh des centres de données mais aussi des solutions d'interconnexion. Vous êtes également le le responsable de la région méditerranée de cette entreprise. Bonjour. Et on a également Ophélie Cuello alors qui est chercheuse en géopolitique du numérique. Vous êtes aussi spécialiste, vous avez beaucoup étudié les les infrastructures et notamment les réseaux et vous êtes autrice et conférencière.

Et donc j'en profite du coup pour montrer votre dernier livre donc géopolitique du numérique. Et puis enfin on a Guusepé Zindato de D. Alors euh on en rigolait hier soir. C'est vrai que dans l'esprit des gens d'elles, c'est souvent de l'informatique bureautique, mais en fait pas pas seulement. Donc vous vous êtes directeur des ventes euh en fait des solutions hardware et logiciels euh dans les centres de données, mais également euh de tout ce qui est accompagnement des entreprises dans l'IA. Voilà, donc ça nous fait bah trois beaux profils complémentaires pour évoquer cette question des infrastructures. Et pour commencer, Fabrice, j'ai une première question qui est vraiment toute simple.

Pourquoi on peut pas se contenter des centres de données qu'on a déjà puisque il y en a déjà 300 par exemple en France ? Pourquoi l'IA a besoin de nouveaux de de nouvelles infrastructures ? Alors, il y a trois raisons. Euh, je vais essayer de faire court. La première, c'est qu'il y a une matérialité des de la donnée, une matérialité de data center, une matérialité d'équipement de type d'elle ou autre avant même de pouvoir traiter la création de data, qu'elle soit liée au cloud, à l'IA ou autre chose. Et bien sûr, il y a une accélération de l'IA. Chez Digital Realty, on a travaillé avec l'université de Berkley, on a vu que la création de data, c'est plus de 130 % de croissance par an.

130 % de croissance, ça veut dire qu'on fait x 10 tous les 6 ans. Euh, il y a donc besoin par nature si on veut accompagner et heureusement qu'on y travaille à à la densification, à l'optimisation, mais c'est ce qui explique une création à peu près de data center de l'ordre de 15 20 30 % en fonction de croissance he par an en fonction des pays. Deuxième raison, il faut pas se leurer. Notamment en France, on a un besoin de rattrapage. Les Pays-Bas ont plus de data center en terme de MW informatique développé que la France. Alors, on peut respecter bien sûr nos amis hollandais. Ceci dit, c'est grosso modo quatre fois moins de population et de et de PIB.

Donc, il y a peut-être un effet très très significatif de de ces enjeux de de rattrapage qui sont en jeu. Le troisième élément surtout, c'est que on a dans cette matérialité de la data également une un changement complet de paradigme sur les les plateformes informatiques et télécomprises, acteurs néocloud, acteurs du cloud viennent ou opérateur télécom vient mettre dans nos data center. On est passé, moi j'ai la chance de faire ça avec les équipes depuis 26 ans. On gérait pendant 25 ans des B à 2 3 4 5 10 kW éventuellement d'usage. On installe maintenant des plateformes de D ou d'autres qui sont à 50 100 kW une extrême densité.

beaucoup de data centers deviennent complètement obsolètes et là il y a en plus une contrainte de l'Union européenne qui a mis en place des directives extrêmement sévères pour les années avec plusieurs étapes 2026 2030 sur l'efficience énergétique des data center où seul des fois la le la le le refroidissement par système à eau directement dans les serveurs permet d'accompagner cette demande. Donc trois raisons fondamentales une sorte d'obsolescence une sorte de rattrapage et surtout une création fondamentale de la data. Avant de donner la parole à Opiellie, juste Gusb peut-être un petit mot. Vous me disiez que on est en en saturation sur les infrastructures actuellement. Ouais, tout à fait.

Déjà, bonjour tout le monde. Ben, je partage déjà les trois points. Euh je rajoute un point, c'est les clients. C'est-à-dire aujourd'hui, on n' pas un client euh qui se pose pas la question "Je mets où les équipements d'elle ?" Évidemment, serveur, stockage, où j'ai pas de la place. Fabrice vient de l'expliquer. Euh les data center aujourd'hui qui sont qui sont là sont déjà bien équipés, bien remplis et la conso électrique mais pas que. La technologie est différente. On parle de DLC donc il y a du liquide qui va refroidir les machines et ben les data centers sont pas prêts aujourd'hui on les a pas et ce qu'ils sont là ils sont presque saturés.

Donc on a absolument besoin de ça et à tous les clients donc une grosse partie vous le voyez ici derrière client et partenaire qui nous demande quand avant même de démarrer les discussions sur les use case euh et les cadousag l'héroï et l'investissement et cetera, euh on le met où en fait ? C'est ça le point. Donc ça vient d'uterrain, ça vient des clients très simplement. Alors Ophélie, je pense que vous vous avez un avis plus nuancé sur la question. Qu'est-ce que vous répondez à cette question ? Est-ce pourquoi on a besoin de nouvelles infrastructures aujourd'hui ?

Alors bon déjà ce qu'il faut reprendre quand on parle de LIA et de LIA générative c'est vraiment la couche de sucre sur le le haut du mfeuille et dessous vous avez toutes les couches dont celles du cloud des infrastructures logicielles pour le coup. Et ces infrastructures logicielles en fait les raisons pour lesquelles on a aussi besoin d'infrastructure sur les territoires, c'est parce qu'on régionalise une partie des services qui par ailleurs vont du coup faire du calcul. C'est en gros on va faire chauffer le silicium dans des centres de données en périphérie hein pour pouvoir en fait justement faire tourner des services aujourd'hui régionalisés ou en cours de régionalisation.

Ça veut dire quoi en fait ? Ça veut dire que bah quand vous utilisez effectivement un Google Gemini par exemple, vous avez un cœur technologique bon qui est pas en Europe, il reste toujours aux États-Unis mais par contre la régionalisation des services Gemini va être en Europe et de plus en plus de services vont être régionalisés et donc il faut bien les faire tourner sur quelque chose.

Donc en fait la nécessité d'infrastructure et de plus de centres de données et de capacité de calcul est lié à ce modèle là où on a un des cœurs technologique d'un côté avec des câbles sous-marins qui deviennent essentiels parce que ce modèle là ben demande une interconnexion entre continents et des services régionalisés régionalisés sur lesquels vous allez avoir du silicium qui chauffe du coup et donc du coup bah plus besoin de de puce plus besoin de centre de de serveur de centre de données et cetera.

Ce que ce qui ce qu'on peut remettre en question néanmoins pour faire court, c'est que c'est le modèle justement, c'est-à-dire que si vous avez si vous partez du principe que vous voilà vous faites vous utilisez ces cœurs technologiques, alors effectivement vous avez besoin petit à petit de régionaliser des services et d'avoir de plus en plus d'infrastructures. Par contre, est-ce qu'il faut des infrastructures, des hubs qui concentrent la majorité des centres de données et des capacités de calcul sur un territoire donné ? où est-ce qu'il faut plutôt partir d'infrastructures régionalisées décentralisées qui pose aussi du coup la question du cœur technologique.

C'est-à-dire qu'en gros au lieu de dépendre d'un cœur technologique, on pourrait aussi dépendre plutôt d'agent voilà plus petit, de modèles plus petits qui tourneraient plus en capacité de territoire. Voilà, une approche un peu plus décentralisée qui éviterait d'avoir des gros hubs infrastructurels qui poseraient moins la question de ces 400 Tabit de câbles sous-marins en fait de l'essentialité de ces câbles-là puisque du coup on aurait moins besoin d'une connexion voilà euh et qui permettrait d'avoir une souveraineté, une maîtrise technologique un peu plus grande sur nos territoires en fait hein.

Donc il y a tout un tas de choses et par ailleurs, on pourrait un peu plus contrôler aussi les notions de consommation énergétique de ressources. Donc moi, c'est là-dessus que je mets un peu une nuance, c'est-à-dire que oui, si on part du modèle technologique actuel et dominant, ben oui, effectivement, si on part de cette logique là, il faut plus d'infrastructure. Gardons des hubs qui concentrent les cœurs technologiques. Mais si on veut par contre plus de maîtrise technologique, de souveraineté, voilà, et une certaine maîtrise sur la frugalité et sur les ressources du territoire, alors là, il faut peut-être questionner la logique des hubs.

Alors, je rebondis justement sur ce modèle dont vous parlez. Il y a un un modèle qui est en train de s'imposer dont on parle énormément, c'est celui des Gigafactory IA. Alors, Gigaforctory IA, ça veut dire quoi ? C'est pas une usine, hein, mais c'est un très très puissant data center électriquement. Donc la définition, c'est au moins 1 GW de puissance électrique. C'est l'équivalent d'une centrale nucléaire de dernière génération. Euh et c'est vrai que bah, il y a un appel d'offre au niveau européen. Il y a de plus en plus de projets qui se montent sur ce modèle- là. Euh donc vous vous le vous le questionnez et vous Fabrice, vous avez une opinion différente là-dessus.

Pourquoi on a euh cette on a l'impression que c'est une hype hein la Giga Factory. Mais pourquoi on en aurait besoin selon vous ? Alors, d'abord, je sais pas si on en a forcément besoin dans dans dans toutes les villes de France ou partout en Europe. Aujourd'hui, il faut pas se leurer. Vous avez une vingtaine d'acteurs aucun européens qui maîtrise ces fameux cœurs, hein, dont parlé Ophélie et qui eux déploient ces factory a donc sur des très grosses capacités pour rejoindre un peu ce que disait monsieur Juliet avant sur un certain type d'échange. Attention, ça ne couvre pas tout du tout.

c'est euh on n'est pas du tout dans la la dimension de d'application POC, d'application euh de de cloud euh de solutions entreprise, de migration hybride. On n'est pas du tout dans ce cet élément-là. Euh si l'Europe veut garder une certaine indépendance et favoriser euh des solutions par ce qu'on appelle des acteurs de néocloud et on a on a la chance d'en avoir d'ailleurs en France. Alors, il faut bien leur donner les moyens de pouvoir travailler.

Et pour faire, on ne fait pas de lias, il y a à un moment donné, on n pas des infrastructures, que ça soit des infrastructure de data center, que ça soit des infrastructures matérielles, hardware, on ne peut pas et bien sûr les GPU au-dessus qui ne seront, je l'espère, pas toujours que des GPU de chez monsieur Nvidia. Donc là là c'est un choix il y a il y a un choix stratégique qui appartient à l'Europe de savoir si elle veut effectivement se donner les moyens de jouer dans un certain nombre de de de cours et notamment de certaines formes d'IA. Est-ce que ça va remplacer des pas du tout, c'est ça vient en complément.

Encore une fois, moi je suis pas du tout opposé à la vision de Féli sur la notion de territorialité par exemple avec ce qu'on appelle les data center edge ou dans ou mettre de l'IA dans dans une usine pour garder des éléments de temps de latence. Ceci dit, il y a pas de blanc et de noir. C'est des complémentarités qui n'ont rien à voir dans la façon dont on fait tourner un certain nombre de de modèles. Donc, il y a une segmentation, hein, ça fait des années des années nous chez Digital Ry, ça fait trois décennies bientôt qu'on fait des data centers. Il y a des segmentations des petits, des on vient d'ouvrir un data center à client de 1 mW, rien à voir avec 1 GW.

Donc, vous voyez bien qu'il y a des usages différents. Est-ce qu'on a besoin de les de le de le mettre sur le territoire français plutôt qu'ailleurs ? Sûrement. sûrement parce que ce sont des usines électriques énormes, vous l'avez rappelé 1 GW mais c'est ça c'est de la puissance. Après il y a de la consommation des kilwh et la France a la chance non seulement d'avoir au moins pour les deux décennies qui viennent une énergie disponible, la preuve c'est qu'on est devenu à nouveau exportateur net hein pour 20 % à peu près de la production.

Donc on fait de l'électron mais en plus on a l'électron quasiment le plus décarboné si on est on exclu cas particulier de la Norvège ou de la Suède de toute l'Europe. Donc vaut mieux mettre des gigactory en France qu'en Pologne pour être très clair hein où on est sur des impacts 15 fois plus importants en carbone en Pologne que qu'en France. Donc oui, il y a sûrement et d'ailleurs l'Union européenne hein réfléchit au-delà de l'appel d'offre réfléchit surtout à créer des clusters euh à travers le l'Europe sûrement sur un backbone qui serait essentiellement Espagne, France, Allemagne, Pologne de façon à ce que tous les pays puissent se raccorder directement à proximité.

Mais on est que sur une couche particulière, ce qui ne change rien, à euh des data centers de Hub, de Francfort, de Paris, de Marseille, de Madrid et peut-être de certains data centers de proximité pour faire une application IA dans dans une usine. Et juste peut-être pour pour préciser les les applications, ces Gig Factory, ce serait plutôt pour entraîner des modèles. Alors, on est on est sur des des principes qui n'ont rien à voir avec des data center de hub dans pour reprendre le le point d'ophéie, ce qu'il faut bien comprendre et c'est pour ça qu'il y a un appétit particulier sur les hub, c'est que dans l'IA comme dans le cloud quand dans quoi dans rien, on ne peut rien faire tout seul.

C'estàdire que nos clients qui viennent dans dans dans nos data centers à Marseille ici hein où on investit énormément vont échanger avec des acteurs télécom vont échanger avec des acteurs d'intégration vont échanger avec des acteurs de cloud avec des acteurs de cybersécurité pour manufacturer de la data, prendre une couche d'IA ou pas au passage hein. Il y a il y a il y a c'est une notion de place de marché l'informatique d'aujourd'hui et l'IA n'est qu'une n'est qu'un outil n'est qu'une version pour faire finalement ce que les entreprises nos clients font t tous les jours. Et c'est pour ça que ça on le trouve pas au milieu du limousin ou ailleurs.

On le trouve dans des hubs internationaux interconnectés par des réseaux qui de des fois échangent d'un pays à l'autre voire d'un continent à l'autre hein. Mais on a et surtout des masses d'interconnexion réalisées à l'intérieur des data center. Pour vous donner un exemple, ici à Marseille dans les data centers de Digital Realty, c'est plus de 10000 interconnexions en 400 Go qui sont interconnectés entre nos clients. Voyez bien la masse de ce qui tourne dans une place de marché. Ouais. Alors Guusp, vous vous avez une vision aussi ? Je voulais rajouter un point. Effectivement Ophél a bien expliqué aujourd'hui ce qu'on doit regarder. Donc je vous amène cette couche différente.

Euh oui, évidemment par le DIA, il faut toujours et surtout se rappeler où il sont les données. La vraie mine d'or aujourd'hui des entreprises, c'est les données. Auélie, il a bien expliqué aujourd'hui les LLM cité effectivement c'est des Américains la base. On a Mistral ici, on a H Company H Company qui était là hier. Euh stop. On a on n' pas on n' pas d'autres aujourd'hui quand on envoie des requêtes et ben la donnée qui est euh donnée d'entreprise française européenne ben elle part aux US enfin aux US en Chine hein euh et revient chez nous après euh donc on parle de amener li là où ils sont les données.

Si on parle de souveraineté et le je réponds à la question est-ce qu'on a besoin de ces data synthé absolument oui les deux donc les giga factory mais aussi on the edge donc en périphérie pour entraîner les modèles évidemment pour être autonome indépendant c'est une question de liberté créativité et innovation et et amener li à la data donc garder les données que c'est la vraie minid d'or sur laquelle les entreprises sont assis et des fois les données sont pas exploitées à 100 % pour donner à manger à et avoir donc la héroï enus case qui tient la route à la base et pas juste faire un chatbot. OK, je fais un chatbot et donc je fais des liens.

Donc regardons le côté où ils sont les données et où on va les transmettre. Et c'est là que c'est là qui fait la différence et les enjeux de souveraineté européenne. Justement Ophélie euh sur cet enjeu de souveraineté, c'est vrai que le président Macron a dit il faut plus de data center et puis il y avait en Philigrane cette idée que ça allait nous amener à avoir plus de pouvoir et peut-être maîtriser davantage nos données, regagner en souveraineté. Vous êtes assez critique sur cet aspect là des choses. Oui, parce que c'est tout à fait l'inverse en réalité.

Bon, clairement, je pense qu'il y a une surenchère, il y a une espèce d'accélération, il y a pas beaucoup de enfin on n'est pas très raisonnable actuellement je pense sur toutes ces questions là. Donc tout à l'heure, je parlais voilà de la régionalisation et du fait que du coup on va faire tourner, on va faire chauffer le silicium ben en France, en en Allemagne et cetera, tout ce que vous voulez. Euh ça fait quoi ? En fait, ça donne pas plus d'indépendance, ça crée plus de dépendances. parce que ce qui va tourner là-dedans, bah c'est pas des modèles sur lesquels on a la maîtrise en fait. On sait bien, ce sont des modèles dominants du marché.

Voilà, il y a déjà eu une accélération sur l'adoption du cloud qui sont des services, des grandes bibliothèques de services dont la plupart des entreprises n'utilisent que quelques services. Voilà, donc sur une bibliothèque géante, en fait, il en a parfois 4 c services sur sur l'ensemble qui sont vraiment importants dont certains pourraient être remplacés en réalité. Donc derrière effectivement on a en fait des briques de dépendance qui se sont enchaînées et notamment infrastructurelles aussi derrière.

Du coup maintenant, on se retrouve dans une situation où on dit on va créer plus de centres de données pour avoir plus de maîtrise là-dessus, mais la valeur, elle va pas rester ici puisque ce qui tourne dedans n'est pas à nous ne sont pas des entreprises européennes. Voilà, il y a peut-être une partie de ces de ces hub de centre de données dans lesquels il y aura du produit européen, mais en réalité, on sait que les modèles dominants qui tourneront, ce ne sont pas les modèles européens. Donc la valeur, non. Donc ça c'est une première chose concernant du coup la souveraineté. Il y a la souveraineté des données. Certes là on pose des questions de la souveraineté technologique.

En fait à un moment donné la souveraineté technologique c'est savoir en fait ce qui tourne, quelle maîtrise en fait comment fonctionnent les choses déjà pouvoir les vendre éventuellement.

certes diriger l'orientation de la technologie plutôt que d'avoir des travers, des choses peut-être voilà des choses sur lesquelles on ne validerait pas en terme de droits européen, mais c'est aussi une souveraineté économique parce que demain ces entreprises là si elles montent les prix ben ça va forcément se répercuter sur le tissu économique européen et donc derrière avec des questions politiques voire géopolitique sur bah attention les gars si vous suivez pas si vous n'acceptez pas nos accords sur l'énergie ou sur telle décision politique on va monter nous on n aucun il y a aucune raison qu'on joue le jeu et d'ailleurs c'est une logique agressive qu'on peut retrouver dans bah dans les rapports si vous avez lu le rapport justement la ligne directrice industrielle sur l'IA de l'administration Trump on le voit bien c'est très agressif quand vous voyez cela, il y a vraiment American dominance il y a vraiment cette idée de domination américaine.

C'est clairement dit. Il y a quelques années on le disait moins. Il le disait moins, mais en fait c'était déjà très clair dans la manière de faire du business. Aujourd'hui, au moins, c'est clair, c'est blanc sur noir. Au moins, on peut pas avoir de doute là-dessus. Et quelque part, voilà, quand on parle du coup d'impérialisme derrière, ceux qui critiquent ce terme-là, bon ben pour le coup, on peut pas dans ce dans ce rapport-là, on peut pas dire l'inverse. Donc, il y a cette cet élément là. Et une dernière chose sur l'accélération et sur le manque de de de raison dans cette idée de souveraineté, donc c'est pas voilà, on n'est pas dans de la souveraineté au contraire.

Euh il y a aussi cette idée que quand par exemple vous partez en voyage professionnel, je prends une une petite comparaison, vous partez en voyage professionnel, vous savez que vous vous allez passer une nuit à l'hôtel. Est-ce que vous prenez la même valise que lorsque vous partez 6 mois à l'étranger ? Non. Et en fait, c'est ce qu'on fait avec le numérique. On achète et voilà, on s'abonne à long terme sur des solutions qui sont surdimensionnées. On crée des câbles avec des capacités, voilà, donc posé majoritairement par les bigch aujourd'hui ou les télécom chinois euh ou investis par les Émirats. Voilà.

peu importe he si on paraisse sur l'investissement mais qui sont en fait en surcapacité qu'on utilise pas encore en pensant que du coup demain on en aura vraiment besoin. Voilà. Euh et c'est le c'est la même chose pour les centres de données. Il y a une surenchère en fait là-dedans, une surencher d'investissement et cetera. Donc on n'est pas très raisonnable. Euh oui. Dernière chose dernière chose. Du coup évidemment bon il y a pas de quoi être très très optimiste, mais en réalité on fait totalement l'inverse de ce qu'il faudrait faire en terme de d'Europe et et de et de nation.

Je peux Oui, je voulais juste juste pour résumer ce que vous dites, c'est que le pouvoir va rester centralisé aux États-Unis finalement et que l'Europe va rester une périphérie et que finalement il y a un risque de surcapacité. Voilà. Et donc pour finir, je voulais voilà vous faire rebondir tous les deux sur ces deux notions. Est-ce qu'on est est-ce qu'on est-ce qu'on va être en surcapacité d'infrastructure et est-ce que l'Europe va rester une périphérie ? Alors justement, je pense qu'on on regarde les choses d'un p différent peut-être à l'opposé. Une petite précision d'abord quand on parle de cloud, al qu'est-ce que c'est le cloud ?

Je pense qu'on parle plutôt de cloud public, mais il y a aussi le et surtout le cloud privé. Alors c'est vrai le cloud c'est une façon de consommer de computer et de stockage. OK. Euh donc voilà, c'est une façon de consommer normalement par mois. C'est une location qu'on paye tous les mois avec une couche couche logicielle normale qui est déjà fournie avec quelqu'un qui fait toute la partie administration et qui fait tourner donc les machines et nous on se coupe de rien. Ben ça c'est le cloud. Maintenant il y a les cloud publics donc les hyperscalaires qui sont 97 % aux US ou en Chine.

Et donc on l'a compris effectivement quand on parle de cloud public ben c'est les trois quatre attes les gars femme on en parle et les Chinois aussi et après il y a le cloud privé aussi.

privé c'est différent c'est mon intellet properties donc c'est mon mes donné c'est la même façon de consommer du computer de stockage dans des datas centr bien évidemment donc toute la partie connectivité tout est compli dedans sauf que c'est mon matériel à moi, il y a personne d'autre il va l'utiliser donc les données sont à moi hein quand on parle de souveraineté c'est aussi ça sauf que pour faire ça nous font un quelqu'un qui développe et et innove sur la partie LLM sur partia et pas que les agents et cetera euh Mistral, les autres, ils sont déjà partis développer euh euh des agents très spécial spécialisé sur certaines matières et avoir la supéorité des données.

C'est grâce à ça quand on parle de prime, je me permets quelques mots en anglais, donc rester chez nous en quelque sorte date de data center, hein, ça va pas dire chez moi, chez moi à la maison évidemment dans mon bureau, mais je garde la propriété du matériel. Donc ça veut dire aussi euh la propriété de ce que j'ai développé, les secrets de mon de mon entreprise. Donc c'est là que il faut faire un distingo à mon avis euh très net. Et juste dernier mot, est-ce qu'on est-ce qu'on va être en surcapacité selon vous ? Non, je pense pas. Pas du tout.

Au contraire, encore une fois, aujourd'hui, on est dans une démarche où 99 % des clients que que qu'on a et avec laquel on discute et ben ils nous disent "Ben, je le mets où parce que j'ai pas de capable chez moi." Alors voilà, on va finir par vous Fabrice. Est-ce qu'on est même question est-ce qu'on est on va être en surcapacité et est-ce que vous vous avez aussi cette vision que le le le pouvoir numérique avec ça va pas être battu avec l'intelligence artificielle quoi qu'on fasse là en France et en Europe et est-ce qu'il va rester aux États-Unis ou est-ce et est-ce que la France va rester une périphérie ainsi que l'Europe ?

Alors sur les sur les capacités non le sur Paris, Marseille, Londres, Francfort, les capacités de data center n'ont jamais été aussi basses en terme de de disponibilité. Donc non, effectivement, c'est pour ça qu'il y a une accélération, on est à moins de 10 % moins de 7 % dans certaines zones hub de de capacité disponible. Moi, je suis un petit peu moins pessimiste qu'ophéli. Au contraire, je pense que le l'Union européenne a et la France en particulier ont pris quelques notions et de sursaut nécessaire en non seulement en travaillant notamment sur les clouds souverains, hein, on est quand même le pays plus avancé.

L'Allemagne nous suit un petit peu mais très avancé sur les notions de cloud souverain à la fois le le l'association Talessens euh pour un moteur Google et en même temps puisque là on retrouve des notions de moteur hein mais néanmoins où la notion du moteur c'est pas dans une voiture ce qui ce qui importe c'est pas le moteur c'est le conducteur hein et c'est pareil pour le le le le le cloud souverain de bleu donc Joh la John Venture entre orange capini sur un moteur Microsoft ceci dit il y a d'autres acteurs.

On a vu la danse de EDF, c'était il y a 10 jours, qui a confié justement une partie de ces infrastructures pour la première fois, les sortir d'un d'un cloud public/ privé américain pour le rentrer sur des clouds souverains français. Mais il y a d'autres acteurs cloud, Outcale d'Asso, Scalway du groupe Free sont des acteurs extrêmement engagés.

Cloud Temple également couvert par les les sécurisations de LANC avec une norme extrêmement sévère en France SECNUM Clard très compliqué à obtenir pour pouvoir justement protéger la souveraineté des des données et on voit bien que de plus en plus d'acteurs entreprises qui gèrent les datas se mettent dans ces structures extrêmement protégées de façon à pouvoir justement dépendre de moins de dépendances d'avoir de dépendances étrangères sur les câbles sous-marins. Moi je je remarque une chose he on a fait atterrir à Marseille avec Orange Marine il y a 3 semaines le câble Musa. C'est la première fois que l'Union européenne participe financièrement à ce câble à travers la Méditerranée.

Donc on voit bien qu'il y a une prise de conscience et qu'on ne laisse pas parce qu'on peut se dire bon bah à quoi bon alors moi je fais pas partie des à quoiabon au contraire je pense qu'il faut faire mettre des infrastructures sur le sol à Marseille où on est quand même le 6e hub mondial d'échange de contenu hein pour échanger avec l'Afrique le Moyen-Orient l'Inde et l'Asie.

travailler chacun à sa place, euh laisser les transacteurs comme d'elle ou d'autres amener des machines pour les entreprises pour aider justement à l'adoption et à la compétitivité des entreprises parce qu'une fin euh ce sera les usagers nous en tant que citoyens ou en tant qu'employé qui bénéficieront de ces de ces avancées sur nos territoires. À nous de les favoriser. Très bien. Ben écoutez, on va s'arrêter là. On est déjà arrivé au terme de de notre temps. Merci beaucoup à tous les trois avec vos avis très différents et complémentaires sur le sur le sujet. Merci. Merci à vous. [musique]

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La science a toujours cherché à comprendre. à soigner, à sauver. Aujourd'hui, une nouvelle alliée rejoint les chercheurs et les médecins, l'intelligence artificielle. Elle analyse plus vite que l'œil humain, anticipe les maladies, personnalise les traitements. Mais jusqu'où peut-elle aller ? Explorons ensemble les révolutions en cours dans la santé.

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Non speech

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Locuteur

Bonjour à tous. On enchaîne avec un questionnement auquel on va essayer d'apporter des réponses. Je dis pas qu'on va apporter toutes les réponses, mais on va essayer. Demain, seront-nous tous guéris grâce à l'IA ? Comment est-ce que l'IA révolutionne le diagnostic ? On sait que c'est déjà le cas et on va le voir avec nos intervenants et que peut-on espérer pour le futur ? Pour débattre sur ce sujet, j'ai le plaisir d'accueillir Audrey Duval. Vous êtes vice-présidente exécutive affair corporate de Sanofi. Bonjour, merci d'être avec nous. Bonjour. À vos côtés Virginie Dominguez, vous êtes vice-présidente exécutive digitale data et Servier. Merci également de nous avoir rejoint à Marseille.

Bonjour à tous. aux religants, j'ai presque envie de dire on vous présente plus scientifique spécialiste en algorithmique et présidente d'une DIPTEC en applique à la médecine préventive des femmes qui s'appelle Infra et puis bonjour et merci également d'être avec nous et puis Olivier Olier qui nous vient directement des Émirats. Merci d'avoir fait 6 heures de vol pour nous rejoindre. Vous êtes neuroscientifique cfondateur d'Inclusive Brains qui est une start-up installée à Marseille et Cherman Institutia de Biothèque dentale une ETI également installée sur le territoire et puis donc professeur Mohamed Bin Zaid University of AI donc à Abu Dhabi. Bonjour merci.

Merci à tous les cas d'être avec nous. Peut-être pour commencer deux chiffres qui sont issus du d'une étude santé qui a publié talent il y a quelques jours. Plus 22 % de personnes diagnostiquées grâce à l'IA. Donc une progression dans le diagnostic et puis 85 % des professionnels qui utilisent des Lia au quotidien dans leur pratique. Euh peut-être première question pour pour vous Audrey Duval et et Virginie Dominguez. Comment est-ce que dans vos entreprises respectives, comment est-ce qu'on intègre déjà ? Quelle quelle à quelle réalité ça répond déjà ? Alors nous c'est effectivement déjà une réalité hein que pour appuyer sur les chiffres que vous avez cité.

On a l'ambition d'être l'entreprise pharmaceutique qui utilise LIA à grande échelle partout dans l'entreprise et donc d'être la première entreprise à faire ça. Comment on le fait ? On le fait sur trois axes, sur la recherche et le développement, ce qui est quand même la spécificité de l'industrie pharmaceutique, sur l'outil de production, donc gagner en efficience. Et le troisème axe, c'est vos chiffres sur les patients et les médecins. Et ça, on le fait de deux façons avec de l'intelligence artificielle pour tout le monde. Donc là, c'est des projets, des activités, des outils surtout qu'on développe pour chaque salarié et des outils qui sont là pour des experts.

Donc, on a deux types d'outils. C'est comme ça qu'on opère aujourd'hui. C'est déjà une réalité. Virgénie Dominguez. Oui. Alors, ça va être assez concordant avec Sanofi. Donc, chez Servier, nous on utilise aussi l'intelligence artificielle. C'est une réalité sur le terrain, dans les labos, dans les industries et dans les fonctions support sur trois enjeux majeurs. Accélérer l'innovation thérapeutique, apporter des nouveaux services pour les patients et les professionnels de santé et améliorer notre efficience et notre durabilité tout au long de la chaîne de valeur.

Après, ce qu'il faut savoir sur nous chez Servier, c'est que nous sommes gouvernés par une fondation et nous avons entrepris un grand virage dans l'oncologie il y a quelques années et en particulier sur les maladies rares et difficiles à traiter. Donc pour nous véritablement, le premier enjeu, c'est de trouver plus vite des nouveaux traitements pour les patients qui souffrent de maladies rares. Donc 50 % de nos ressources et nos moyens en data et intelligence artificielle sont utilisé au profit de la recherche. Et ça c'est très très important pour nous parce que l'innovation c'est une course.

Peut-être que tout le monde ne le sait pas mais développer un nouveau médicament déjà c'est très difficile. On échoue dans 95 % des projets d'années et c'est entre 10 et 15 ans. Et notre enjeu et notre objectif, notre ambition de réduire les temps de développement de bout en bout de 2 à 4 ans. Pour les patients, ça peut vraiment faire la différence au religion. quand on a une start-up et donc vous allez nous expliquer exactement ce que vous ce que vous ciblez. C'est la la même la même course que complètement en fait. C'est exactement ce que vous disiez.

C'est-à-dire que de façon générale, l'IA est particulièrement dans la santé va rendre la santé plus précise, plus prédictive et plus personnalisée. Donc ça touche autant la conception de médicaments, de vaccin, le diagnostic, mais aussi le suivi des patients euh aussi pour conserver une autonomie une autonomie élevée des patients avec de la robotique et tant d'autres choses. Et et c'est vrai que pour le coup, il y a une vraie transformation de la santé. le patient va changer de position par rapport à sa propre santé parce qu'il va devenir vraiment en fait à la à la position euh euh driver seit comme on dit de de de sa propre santé.

Et par exemple ce que vous disiez sur les temps, on l'a déjà vu en fait en pratique avec le vaccin du Covid, les gens ont tendance à oublier mais on a un vaccin du contrôle Covid qui a été euh élaboré très rapidement. Alors après, bon, il a fallu 2 ans pour qu'il soit certifié, autorisé par la FD, mais en pratique en fait, il a été produit très rapidement parce que justement on avait utilisé l'A et les gens le savent pas forcément en fait. qu'on a utilisé les A pour aller tester les protéines et des molécules en simulation pour réduire le nombre de molécules et de protéines à tester en laboratoire pour la construction du vaccin.

Euh Olivier sur la la même chose donc Inclusive Brains, vous vous êtes rentré des États-Unis, vous êtes revenu à Marseille. Aujourd'hui, vous exportez aussi votre talent et on en reparlera tout à l'heure. Tout ce qui se passe vous avec univen, pour nous raconter la petite anecdote du SMS envoyé ? Alors, plus que les premières mondiales sont sympas pour attirer l'attention des médias, je vous remercie. Ce qui est important, c'est de transformer ce qu'on développe pour des premières mondiales. Donc, on a fait la première Formule 1 contrôlée par la pensée par une personne thétraplégique.

Ensuite, ici à Marseille, le un exosquelette de bras contrôlé par la pensée pour pouvoir porter la flamme olympique. Et ensuite, on a envoyé un tweet toujours par la pensée au président Macron qui nous a répondu et ça avec des méthodes non invasives, c'est-à-dire sans implant contrairement à ce qui peut se faire dans d'autres dans d'autres sociétés. ce qu'on a appris et c'est un autre aspect aussi de la santé, c'est à utiliser l'intelligence artificielle pour améliorer la qualité des soins. Je travaille avec le groupe Biothèque dental. On a commencé à regarder comment les enchaînements de chirurgie dentaire, quel était leur impact sur la santé mentale et les performs dentaires.

Ça, on a on a commencé ici à Salon de Provence et c'est une technologie aujourd'hui qui est développée qui est dans des salles de chirurgie à Abu Dhabi avec notamment la capacité de mesurer en temps réel le stress, l'attention, la charge mentale et la fatigue des chirurgiens en leur donnant du feedback. ce qui leur permet à des moments cruciaux de chirurgie de pouvoir respirer, de pouvoir se calmer et donc et on retrouve ce qui a été ce qui a été dit depuis le début, améliorer la qualité des soins que ça soit en développant des molécules, développant des produits tout au long de la chaîne de de production de de la santé mais aussi en s'occupant des soignants et des patients.

Qu'est-ce que l'IA ne fait pas aujourd'hui ? Où est-ce que ce sont les pistes pour aller pour aller plus loin ? Je pense tout ce sur quoi on travaille aujourd'hui vous palier nous par exemple dans chez Infra, on fait du diagnostic précoce entre autres et l'évaluation de risque c'està-dire pour aller permettre un suivi personnalisé des patientes et aussi de traiter le plus tôt possible les cancers. Donc on détecte le cancer 2 ans avant qu'on voit la tumeur sur la mamo et on évalue les risques cardio-vasculaires de la femme à partir de l'analyse de cette même mama.

Et clairement nous en fait les enjeux aujourd'hui mais dans la santé en règle générale hein, ça va être de d'affiner encore davantage les diagnostics, d'améliorer la précocité de ces diagnostics pour arriver même le stade le plus précoce. Aujourd'hui, on détecte des cancers au stade 1, il faudra aller au stade zéro en réalité, hein. Et puis et puis d'aller encore plus vite dans les circuits de recherche et développement de médicaments parce que l'innovation en santé, c'est long pour deux raisons.

Il y a tout un aspect recherche qui est long et qui coûte beaucoup d'argent et il y a un aspect euh réglementation, certification qui est également long et qui pourrait par ailleurs je pense être accéléré grâce à l'IA pour aller identifier justement des défauts de procédure ou au contraire de rassurer euh le le système de certification sur la bonne tenue de la solution d'IA en l'occurrence. Audreval. Oui. Alors je vais je vais rebondir sur les sur deux sujets. Qu'est-ce que l'IA fait pas ? Mais déjà qu'est-ce que l'IA fait déjà beaucoup et je pense que le problème aussi de l'IA, c'est de se diversifier, d'aller dans trop de directions.

Donc je pense que quand nous on dit on met de l'IA pour gagner du temps sur notamment la recherche et le développement, il faut continuer. C'estàd qu'il faut pas c'est pas parce qu'on on n pas encore réduit ce délai de 10 ans à 1 an peut-être faut faut rêver qu'il faut changer de direction. En fait aujourd'hui il faut travailler ensemble. Donc nous on a des partenariats par exemple avec Akemia, avec Okin pour gagner du temps, avec formation Bio et d'autres pour vraiment se dire que ça soit sur un essai clinique, faire une bonne sélection de sites, aller voir quels patients vont mieux répondre à certaines molécules vraiment de se dire on continue.

C'est pas encore une fois parce que on a on n pas réussi à réduire par deux les délais de recherche et développement qu'il faut arrêter. Euh pareil sur le coût le coût de la RED. Euh c'était autrefois à peu près 1 milliard pour développer une molécule hein, c'est pas forcément connu. Aujourd'hui, on est autour de 3 4 milliards parce que inflation parce que plus de régulation euh et c'est normal, c'est la santé euh des patients, mais c'est un coût colossal et 3 4 milliards pour 90 % d'échec. Donc c'est là où encore Lina ne fait peut-être pas encore, on n' pas encore transformé le modèle de Lina.

Euh donc c'est encourageant mais pour moi il faut pas changer de direction, il faut garder le cap et il faut continuer à accélérer dans dans cette direction notamment sur la recherche et le développement qui est sur la partie pharmaceutique vraiment quelque chose qu'on a pas encore réussi à à régler. Peut-être pour euh pour compléter et aller dans le même sens, l'IA n'invente pas des données qui n'existent pas et nous on est comme je le disais, on a décidé d'aller sur les maladies rares et parfois on a juste pas de données de vie réelle qui nous permettent d'expliquer la maladie.

Mais par contre ce que l'e a fait c'est que quand on a des données, elle voit des corrélations que nous ne voyons pas avant. Et je vais donner un exemple très concret. Grâce à l'IA causal et à des jumeaux numériques d'organes, trois cibles thérapeutiques nouvelles ont été identifiées dans nos laboratoires sur lesquels on a lancé des projets de recherche et qui pourraient, je l'espère, dans moins de 10 ans, donner des nouveaux espoirs aux patients atteints du cancer du pancréas. C'est ça que fait. Après LIA va accélérer cela mais va ne va pas passer toutes les étapes dans la clinique qui reste les phases plus longue l'IA va nous permettre de recruter plus rapidement les patients.

Dans un essai récent nous avons augmenté de enf diminué de 30 % le temps de recrutement des patients. Donc c'est-à-dire que les patients ont accès plus rapidement au traitement innovant non obstant. Il faut ensuite que l'ess clinique se déroule pour qu'on ait les preuves d'efficacité du médicament. Donc on pourra analyser les résultats plus vite, on pourra, je l'espère, euh avoir plus vite des dossiers réglementaires et cetera. Néanmoins, il faut que la vie se passe et que les ces cliniques suivent son cours pour qu'on ait des résultats probants.

Donc l'IA fait beaucoup de choses et moi mon parti prix, c'est de dire utilisons l'IA à chaque fois qu'elle peut nous faire gagner du temps pour essayer petit à petit de réduire ce 10 à 15 ans à beaucoup moins. Est-ce que c'est juste de dire que Lia ne gère pas encore les émotions ni le contexte social, ni peut-être tout ce qui peut être le contexte est un point extrêmement important ? Si on prend une des dernières innovations qu'on a lancé avec Biothèque dentale, c'est une caméra intrarorale. C'estàdire une caméra que vous mettez dans la bouche et qui permet de reconstruire en temps réel ce qui se passe à l'intérieur de votre bouche. Ça a été développé avec Philip Stark.

Il y a un facteur humain qui est important. Néanmoins, ce que les systèmes d'IA, ce que les systèmes d'IA ne font pas bien aujourd'hui, c'est de contextualiser leur action. Nous, on a une capacité en tant qu'être humain à avoir une représentation du monde. Si vous fermez les yeux, vous pouvez imaginer les choses. On dit souvent que la mémoire dans le cerveau sert à se rappeler les souvenirs, mais c'est avant tout un système qui permet de construire le futur. C'est ce qu'on doit mettre dans les systèmes d'intelligence artificielle.

Hier, notre université, la Mohamed Benzayed University of AI à Abu Dhabi a lancé un modèle, ce qu'on appelle un modèle du monde, un world model, c'est-à-dire un modèle qui seulement permet de prédire l'action suivante, mais qui peut expliquer pourquoi, qui intègre les propriétés, que ça soit des molécules comme d'une balle qui rebondit, il y a des propriétés physiques, des propriétés biologiques qui sont intégrées. C'est un modèle en accès libre. On avait lancé un modèle de langage il y a moins d'un mois. On est la seule université au monde à mettre en open source, en accès libre ces modèles. Je vous invite à à les utiliser.

L'idée est vraiment de pouvoir enfin mettre dans les machines de capacités. Avec Inclusive Brains, notre but c'est de rendre aux machines la capacité de s'adapter à leurs utilisateurs quand vous achetez une voiture, quand vous achetez un téléphone, quand vous avez une nouvelle station de travail ou une nouvelle caméra intraorale, c'est à vous à vous adapter à la machine. Aujourd'hui, on a la capacité de donner à la machine une forme de ressenti de nos émotions, de prédiction et ensuite cette image du monde.

À partir du moment où on va pouvoir contextualiser les systèmes d'IA parce qu'encore une fois on parle d'IA comme si c'était un monolite, un seul bloc mais il y a tellement de systèmes différents, tellement de modèles, les agents, les gros modèles et cetera mais il faut à tout prix que ces machines fonctionnent pas dans leur coin ex ni sans intégrer toute la complexité sociale, physique, biologique, économique qui nous caractérise et qui fait que on est des humains.

Audreé Duval peut-être pour rebondir aucune expertise là on est assez cartésien nous dans l'approche mais en non ça me fait réfléchir en fait sur pour pas rester chacun dans son coin si on effectivement on fait des progrès que ça soit sur les essais cliniques sur les usines aussi en terme de de d'outils de qualité et cetera, il faut absolument qu'on travaille main dans la main avec les autorités de santé typiquement en France parce que si nous on va très vite avec des jumeaux numériques et cetera, mais qu'en fait à la fin quand on arrive au moins de la régulation et des approbations, on nous demande les mêmes datas ou la même façon de travailler qu'il y a 20 ans. Euh c'est pas possible.

Et c'est là où il faut absolument qu'on arrive à progresser et très vite c'est maintenant sur dès qu'on construit des nouveaux modèles, ces nouvelles façons de travailler, faut qu'elles soi faites vraiment main dans la main. Et ça c'est en tout cas un point de vigilance. Si on avance pas la même vitesse publique, privé, petite entreprise, grande entreprise, on va rater ce virage et ça c'est très très important. Oui. Peut-être pour pour compléter et faire un pas de côté sur sur l'empathie, j'ai presque envie de poser une question philosophique. Qu'est-ce que l'empathie ?

Et il y a eu, je vais citer un exemple que je trouve assez cocasse, un test qui a été fait de manière assez scientifique et publié dans un célèbre journal de médecine où on a mis une machine, un modèle de langage naturel et des médecins face à des questions de patients et on a regardé les réponses par écrit. Les réponses ont été analysées par un panel de médecin et non médecin. Dans plus de 80 % des cas, les réponses de l'IA ont été jugées, plus empathiques et plus qualitatifes que celle du médecin. Alors, évidemment, c'est de l'écrit, il n'y a pas de contact physique, mais qu'est-ce que l'empathie, réelle ou ressenti ?

n'est jamais malade, n'est jamais fatigué, n'a jamais été réveillé au milieu de la nuit par ses enfants avec des cernes sous les yeux le matin et peut répondre de manière très empathique. Donc ça questionne religie peut-être sans Je pense que plus généralement lorsqu'on parle des émotions, il faut bien distinguer comme vous le faites, c'est-à-dire les émotions maîtrisées, les émotions ressenties donc et les émotions détectées.

Et en réalité, on est capable aujourd'hui, on il y a des systèmes d'IA en santé particulièrement, je pense à l'hôpital de Montréal utilisé dans certaines chambres de certains types de patients pour certains types de maladies en mal en particulier des maladies en typiquement des gens qui font des épilepsieux, des choses comme ça pour aller identifier des signes précurseurs de crise épileptique qui peut arriver dans les minutes les dizaines de minutes.

vous paraître idiot mais 10 minutes c'est énorme pour agir sur un patient qui va avoir une crise donc des crises aigues bien évidemment et en fait ils ont un système de caméra et plein de capteurs dans la chambre qui leur permettent d'anticiper et en l'occurrence ils peuvent détecter des signes en fait de rigidification de souffrance de peine mais aussi ils se sont amusés à regarder aussi des signes de mal-être donc la machine ne maîtrise pas les émotions sous-jacentes à cette détection mais est capable de les détecter soit parce que bah elle va détecter des signaux faibles et des signaux forts sur des jeux de données gigantesqu soit elle va faire des analogies des statistiques, des corrélations et cetera, mais elle ne maîtrisera jamais.

Et c'est intéressant parce que moi je crois beaucoup à cette idée et la santé est un très bon terrain de jeu pour ça, c'est de se rendre compte que euh alors qu'on fait des super systèmes d'IA pour aller toujours à la pointe de la pointe dans le diagnostic, dans le traitement, dans le suivi du patient, dans la construction de médicaments et cetera et cetera, en fait ça va nous ça va nous forcer nous imposer à nous interroger à nous humain et ce qu'on apporte comme valeur ajoutée vis-à-vis du patient et de comment aussi on considère le patient.

Parce qu'il y a une chose, c'est vrai qu'on pourra en parler pendant des heures, mais le patient aujourd'hui, il est il est au centre de sa santé grâce à tous les systèmes qui lui apportent aussi à lui et pas comme médecin des indicateurs qu'il n'avait pas avant, parfois en tant quasi réel et qui le responsabilise face à sa santé pour espère être maintenu en fait le mieux possible en en bonne santé et pas seulement prendre des médicaments sur ordonnance quoi. Je vous voyais être non Olivier.

Oui, il y a un très bon exemple avec cette étude que la machine arrivé à manipuler les émotions des gens puisque la machine dit aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre et par retour ils disent waouh, quelle empathie ! Parce que c'est comme ça que ça marche quand vous utilisez vos modèles de langage sont toujours super sympas avec vous. disent ce que vous avez envie d'entendre statistiquement et ils sont plutôt bons à ça. Ils vous disent que vous êtes très intelligents et que vos questions sont incroyables. Ouais, vous voyez, moi j'adore ça. Enfin, je trouve que c'est une empathie géniale.

Le problème c'est que c'est peut-être pas très réaliste et l'idée est qu'aujourd'hui on peut mesurer et ce qu'aux religions expliquer pour les épileptiques. Nous on peut détecter en temps réel des problèmes sur des lieux de construction dans les salles d'opération dans beaucoup d'environnements. Imaginez votre pilote d'avion, il y a plein de choses. Et pour venir euh pour prendre euh faire pas un pas de côté mais un pas en arrière, ce qui est aussi intéressant c'est d'utiliser les systèmes pour regarder l'ensemble de la chaîne.

Euh moi quand je dirigeais la santé au forum économique mondial, j'ai beaucoup travaillé avec Sanofi sur l'alignement tout au long de la chaîne de délivrance de la santé. Comment est-ce qu'on pouvait faire pour éliminer les frictions, pour éliminer les redondances ? Et ça c'est exceptionnel aujourd'hui. Quand on rentre dans l'humain, c'est plus compliqué.

Et il y a des gens qui vont avoir la prétention de dire mais non, il y a quand même une ironie certaine dans une époque où l'IA est partout de voir que les gouvernements, les grands cabinets, les grands groupes sont encore en train d'utiliser des questionnaires, des focus group et autres méthodes pour lesquelles on a 50 ans de littérature scientifique qui nous expliquent que ça fonctionne pas pour déterminer leur stratégie. Donc il y a quand même une tension. Regardez encore, on a demandé aux gens de juger un système. Et les données de jugement, ces données déclaratives qui sont pas fiables, aujourd'hui on les donne à manger au système pour que les systèmes prédisent.

Et le rappel, il est simple. Aujourd'hui, les systèmes d'IA sont développés par nous, entraînés sur des données humaines, utilisées par des humains, apprennent des interactions avec les humains. Qu'est-ce que vous pensez qu'il va se passer ? Du très bon et du très mauvais comme dans l'histoire de l'humanité. Audré Deval, je voulais vous réagir sur certain approche. Finalement, on sait on connaît, on est des experts de de pour nous de l'industrie pharmaceutique. Donc par exemple sur la production, on sait les problèmes. Donc les problèmes peuvent être des problèmes de qualité, peuvent être des problèmes de lignes qui s'arrêtent.

Une ligne qui s'arrête, c'est dramatique parce que c'est un retard, faut tout redémarrer et cetera. Donc en fait, on a travaillé aussi avec des ingénieurs notamment d'un partenariat avec McLaren où ils sont beaucoup sur l'analyse de data et sur la prédiction prédiction de panne et cetera. Donc on a euh notamment mis des capteurs, on a mis l'intelligence artificielle pour apprendre plus vite et donc aujourd'hui, on a réussi euh à montrer qu'on a gagné jusqu'à 50 % euh de productivité sur des lignes de production dans nos usines euh aujourd'hui en France et dans le monde.

Donc ça c'est des applications déjà très pratic pratiques de on regarde un problème, on le résout avec les technologies aujourd'hui. Il faut faut pas hésiter à faire des partenariats parce qu'il y a des gens qui travaillent déjà là-dessus. Donc allez faire des partenariats en dehors de de votre secteur et puis euh je pense qu'il faut euh c'est pour ça que je disais d'avoir une éproche assez cartésienne mais aussi euh très responsable parce qu'il y a du bon et il y a du très mauvais.

Donc, on a aussi mis en place chez Sanofi un programme d'experts pour faire de l'IA responsable et donc on a 6000 collaborateurs en France qui font partie de ce programme pour faire de l'intelligence artificielle responsable parce que comme je vous dis que ça va de l'AR RD à l'industriel, au service patient, au service médecin et on a plus de 60000 utilisateurs aujourd'hui qui utilisent un outil qu'on appelle concierge qui est notre outil interne, un peu notre chat GPT interne. Ça veut dire qu'il faut le faire bien, faut le faire correctement. Nous, on travaille dans la santé, c'est la santé des patients en face.

Donc, d'avoir des programmes responsable de compliance et pas de le faire juste avec, j'ai envie de dire, avec une petite équipe de compliance, mais on l'a fait encore une fois avec 6000 collaborateurs chez nous qui sont investis dans ce programme. C'est très très important. Qu'est-ce quelles seront les compétences demain pour aller plus loin dans ce que l'IA peut faire justement ? Oui. Oui.

Alors, peut-être déjà pour compléter ce que ce que vous disiez est intéressant dans l' responsable, il y a aussi on a une responsabilité en particulier en tant que laboratoire pharmaceutique de bien choisir les données sur lesquelles on fait tourner nos IA pour avoir des résultats corrects et notamment nos essais cliniques aussi et les faire de manière éthique avec la plus grande diversité possible en fonction de la pathologie qu'on veut traiter. Donc c'est sûr que il y a pas d'IA sans data et selon la data sur laquelle on applique l'IA, on peut avoir des résultats extrêmement différents.

Pour revenir à la question des compétences, nous on a mis en place chez Servier ce qu'on appelle un un modèle hybride euh équipe de tech et équipe scientifique qui travaille vraiment main dans la main en équipe pluridisciplinaire et on commence à avoir des ingénieurs dans mes équipes qui sont un peu biologistes et qui comprennent un peu la biologie et des chercheurs qui commencent à faire un peu de Python pour les experts par exemple et qui comprennent aussi les gens chez nous.

Donc on a des scientifiques qui deviennent un peu data scientistes ou qui ont quand même des compétences avancées mais pas aussi avancées que dans mes équipes et mes équipes qui développe des compétences de biologie pour qu'ils puissent se comprendre et se parler. Donc je pense que c'est vraiment important de faire euh des ponts en tout cas sur notre domaine entre la tech et la science.

Et ensuite pour toutes les questions de responsabilité euh euh dont on dont il était question d'avoir une gouvernance de la donnée euh à l'état de l'art euh des critères d'éthique et de responsabilité qui vont bien au-delà de la réglementation comme le l'act et qui peuvent aussi prendre des questions environnementales et cetera. Donc voilà pour moi Aurélie et puis après oui je veux juste si la régie peut peut mettre ma slide, j'avais une slide à vous montrer qui est en lien avec les compétences bien sûr enfin entre autres.

Donc cette slide ça vous présente donc trois colonnes et j'explique ici en fait notre vision chez infra mais c'est notre vision je pense que c'est une vision qu'on doit adapter partout mais qui va être directement liée à votre question sur les compétences. Donc en fait, nous ce qu'on fait c'est qu'on développe des solutions qui sont powered by AI, donc des solutions euh orientées par l'A. C'est des solutions qui sont drivé, donc orienté par la santé des gens. C'estàd que vous vous devez faire des modèles DI qui soient connectés au métier. Donc ici, c'est la santé des gens. Et c'est des modèles qui doivent absolument être alignés par les médecins.

Alignés parce que l'alignement des modèles, c'est très important. c'est la validation, mais c'est aussi le fait d'interférer avec le modèle d'IA pour qu'il puisse donner des réponses efficaces, pertinentes et et qui exactes. Et donc je dis ça parce que pour qu'un modèle soit aligné par les médecins, en l'occurrence nous c'est des radiologues, il faut que les radiologues, les médecins comprennent l' et donc nous typiquement on est 14, on a h médecins et les médecins, il a fallu les faire monter en compétence sur les sujet d'IA pour qu'ils puissent aligner nos modèles. Et je dis ça d'autant plus parce que donc il y a une formation continue à faire auprès des médecins.

Donc les compétences, c'est clairement de comprendre ce que c'est l'alignement parce que des modèles d'IA en santé doivent être alignés par les médecins, par des gens qui produisent des médicaments, enfin par des gens du métier. Et ce qui revient aussi à la formation initiale et c'était ça, c'était le docteur Fabrice Brunet donc qui est l'ancien directeur de l'hôpital de Montréal qui m'avait dit mais il y a il y a 10 ans à l'époque je souriais et en fait il a toujours raison.

il m'avait dit "Mais tu sais en fait à l'air de l'IA avec toutes les technologies qu'on a, ce qui va se passer que en fac de médecine, il faut qu'on aille au-delà de la simple formation de former les médecins à traiter des maladies, identifier des symptômes. Il faut les former à maintenir les gens en bonne santé parce qu' de plus en plus ils vont avoir des indicateurs, des paramètres sur lesquels baser leurs décisions et qui vont permettre d'agir le plus en amont possible. Et je trouvais que ça intéressant parce que maintenir en bonne santé ne fait pas du tout partie du paradigme de formation des médecins aujourd'hui.

Et par ailleurs bah les gens aussi comme comme moi doivent s'intéresser à la santé et travailler main dans la main dans les médecins avec les médecins. C'est pour ça je trouve toujours un peu étonnant et décevant de voir parfois des startup dans la Mtech où il y a pas un seul médecin. Pour moi ça n'a pas de sens. Voilà merci pour cette petite précision. C'est vrai, on voit pas forcément toujours ce qui se passe au sein des biothèques et des mathèques. Olivier, vous vouliez réagir à ce que rebondir sur ce que disait Audrey Duval d'aller chercher les compétences ailleurs. J'incarne ça à biothèque dentale.

Moi, j'avais aucune connaissance dans le monde dentaire mais mon expertise elle est dans les interfaces humain machine. Aujourd'hui, on parle d'interaction entre les humains et l'IA. Mais Philippe Verrand, le fondateur du groupe Biothèque dental voulait avant tout quelqu'un pour diriger son Institutia qui comprenne comment les humains interagissent, collaborent avec les systèmes d'intelligence artificielle. C'était ça qui primait l'expertise métier en dentaire, on l'a au sein du groupe.

Par contre, savoir comment aujourd'hui nous tous, que ça soit vous avec chat GPT, moi avec mes modèles, les développements de molécules, la start-up d'Auréli, on va pouvoir mieux travailler avec ces outils, mieux travailler avec ces agents, certains de nos collègues et on voit aujourd'hui des offres d'emploi où on demande aux gens d'avoir des qualités managériales pour savoir gérer des agendas. Que ça nous plaise ou non, c'est la réalité, on peut débattre. Mais aujourd'hui, la compétence numéro 1, c'est de savoir interagir avec les systèmes d'IA.

Et enfin, pour l'IA responsable, on parle pas assez souvent du fait que l'IA responsable, c'est avant tout utiliser de la science de très haut niveau, de la technologie de très haut niveau et qu'elle doit être régulée par des gens qui comprennent ce dont il s'agit. On demande pas à un boucher d'aller faire de la régulation sur des Formule 1. C'est ce qui est en train de se passer sur les systèmes d'IA parce qu'on voit ça comme un système fourtout.

Et on s'aperçoit qu'aujourd'hui non seulement l'innovation peut être freinée, mais il y a des systèmes qui peuvent sauver des vies qui sont freinés, qui sont pas encore mis sur le marché parce qu'on a des gens qui ont pas tout à fait compris comment ça se passait en terme de régulation. Soyons clair, je suis proégulation, je suis pour la science carrée mais à un moment il faut qu'en face on est des interlocuteurs qui comprennent non seulement la technologie mais aussi le rythme et le timing qu'on a. Parler le même langage. Oui. Avant tout ce qu'on fait il y a un point commun. Quelles que soient les expertises, c'est qu'on veut améliorer la qualité des soins.

Ce qui doit primer, c'est de sauver les gens, d'améliorer leur vie et d'améliorer leur santé. Si la régulation ne permet pas de faire ça, il y a un problème avec la régulation. BR du Val, ben très très court, mais je suis complètement d'accord. Euh c'est amélioré mais une certaine vitesse. Quand on parle de course technologiques, il y a quand même des patients qui attendent. Donc en fait si on par un principe de sécurité on met 10 ans à adapter notre régulation et ça va pas la même vitesse que la technologie, on a tout raté. C'est un échec collectif. Donc je pense que le faire qualité avec vitesse, c'est majeur. C'est pas l'un ou l'autre, c'est les deux en fait.

Sinon, c'est vraiment un échec collectif. Alors, juste parce que je suis en pleine certification, donc je sais. [rires] Donc oui, j'aimerais que ça aille plus vite. Voilà. Merci. Le message est passé. Une dernière question rapidement pour pour vous quatre. Quel serait votre grâ votre grâ suprême ? Juste rapidement pour personnellement euh j'ai créé un fras et j'ai commencé ce projet un mois après le décès de ma grand-mère qui m'a élevé qui a eu son deuxième cancer du sein et qui est décidé de ce cancer et je veux créer la solution. Enfin, on l'a créé maintenant il faut la déployer. Donc, il faut notre certification. Euh voilà, je referme la parenthèse.

Je veux je suis fière d'avoir créé j'espère d'avoir créé la solution qui qui aurait pu sauver ma grand-mère. Voilà. Merci Audreval. divisé par de les délai de recherche et développement. C'est un rêve mais faut qu'on y arrive. Pour compléter aussi, moi un graal qui paraît pas si inaccessible que ça, c'est l'utilisation systématique de bras de contrôle synthétique dans les essais cliniques, en particulier pour les maladies rares parce qu'on met des patients qui ont des maladies gravissimes, sous placé beau pour pouvoir montrer l'efficacité de notre traitement.

Alors que j'aimerais que les agences partout dans le monde acceptent que l'on utilise des données de vie réelles et qu'on donne à tous les patients une chance d'avoir un essai clinique fructueux. Bien sûr, que les machines s'adaptent à ce qui fait de chacun de nous une personne unique, que ça soit dans notre physique, dans notre état, qui me manque un bras, que je sois tétraplégique, que j'ai du vagal ou que je sois éclaté parce que j'ai pris trop d'avion cette semaine. Il faut que la machine puisse ressentir ça et que les machines nous servent et pas l'inverse. Merci beaucoup tous les quatre pour ce débat passionnant. Trains. Trains that sense [musique] what isn't on the schedule.

Trains that use the power of Dell AI and Intel to see [musique] hundreds of miles of tracks. Clearing the way so you arrive exactly where you belong. Our world breeds and yet its breath is weakening. Artificial intelligence is growing. It learns, it creates, [musique] it guides. But to feed its mind, it needs mountains of energy, rare metals, data centers that burn through the night. So, how can we move forward without destroying what keeps us alive?

1:54:07
Non speech

[musique] [musique] [musique] [musique] [musique]

1:54:47
Locuteur

Rebonjour à tous. Alors, ce matin, on a eu une première table ronde sur le développement d'infrastructures de plus en plus puissantes euh les data center à l'échelle mondiale pour soutenir la croissance de l'IA. Euh et on le sait en fait, cette croissance de l'IA, elle a un coût environnemental. Donc l'Agence internationale de l'énergie a déjà pu voir que les data centers, les futurs data centers qu'on est en train de construire sont quatre à c fois plus énergivor que ceux qu'on a déjà actuellement. Et ça a pour principal effet, pour principal impact, bah d'augmenter les émissions de gaz à effet de serre.

Donc euh je pense qu'on a ici tous en tête euh la dernière étude du ST tank française The Shift Project euh qui euh a fait des projections et qui montre que les émissions euh de gaz à effet de serre de la filière rien que de la filière data center pourraient augmenter de 9 % par an d'ici 2030. Alors, est-ce qu'on peut arriver en terme de ressources à concilier ce développement de l'IA avec la préservation de la planète ? et ce dont on va parler ce matin. Et je suis ravie d'accueillir du coup Yve Nicolas, vous êtes le directeur du programme IA de Soprasteria qui accompagne les entreprises dans leur transformation.

Euh nous avons également Annesophie Marquet qui est directrice financière de la start-up Mroscope. Alors euh Mroscope a développé une solution euh logicielle DIIA pour réduire les pertes énergétiques et elle est déjà utilisée par EDF hein pour ses centrales nucléaires. Et puis nous avons également Robert Lzano qui a priori on connaît un rayon en terme de ressources puisque vous travaillez chez Vololia, le leader mondial bah du traitement de l'eau et des déchets et vous êtes directeur de la communication digitale de Véolia.

Alors pour commencer, je vais d'abord me tourner vers vous Yve Nicolas parce que Sopra Staria a sorti une étude un petit peu plus tôt cette année sur justement la perception de cet impact environnemental et les résultats finalement ils sont un peu inquiétants. Alors ben absolument on est on est dans des sujets une précédente intervenante disait pas être spécialement optimiste. Il y a il y a des choses à regarder en face. Il s'agit pas en vrai de préserver la planète. la planète, elle va très bien aller.

Il s'agit de préserver l'habitabilité de la planète et effectivement c'est un des sujets où avec l'IA, on a un on a d'une certaine façon un vrai problème parce qu'on est confronté à la fois à un outil qui est extraordinaire, qui révolutionne complètement l'accès à la connaissance et dont on va pas se passer et dont il ne faut pas se passer. Et on a, comme vous le mentionnez avec l'étude du Chief Project, on a quelque chose qui ben qui handicape les trajectoires pour préserver l'habitabilité de la planète.

Ce qu'on a fait donc chez Soprasteria de ça fait évidemment on fait beaucoup d'IA, on accompagne nos clients sur l'utilisation de l'IA, on regarde ce problème depuis le début et on a commissionné cette étude avec un organisme qui s'appelle OPSI sur comment les gens parlent de ce sujet-là. On a on a analysé environ euh 1 million de de tweets enin pardon, pas de pas de tweets de en vrai des post linkedin un peu Twitter euh beaucoup de post LinkedIn et ce qu'on constate c'est que il y a deux populations qui finalement ne se parlent pas.

On a la population des grands influenceurs de l'IA et des grandes sociétés de l'IA qui parlent surtout des modèles des nouvelles des des nouvelles avancées finalement, c'est assez logique. Et quand il parle d'environnement, en fait, il le parle surtout sur l'angle énergétique en disant comment j'ai assez d'énergie pour entraîner mes modèles et de l'autre côté, on a des gens qui sont plutôt des influenceurs, on va dire climat. Et ces personnes-là pareil parlent relativement peu d'IA.

Et quand ces deux communautés se rencontrent, et ben en fait elles se rencontrent dans une logique très polarisée avec ben finalement une communiqué pense que les autres sont des amiches et l'autre communauté pense que les autres sont des sont des écoscides. On va dire ça un peu un peu simplement. Or, c'est exactement l'approche inverse qu'il faut prendre. C'est-à-dire, on a alors on mentionne nous trois grands axes. Cétait je je le répète, on ne l'IA est un outil incroyable. C'est un nouvel outil d'interaction avec la connaissance. Il faut regarder en face les problèmes et les risques qui sont son prix environnemental important.

Et pour ça, trois grands axes à suivre : mesurer en transparence. Être capable ensuite deuxè axe de d'aligner sur frugalité et sobriété et 3è axe privilégier des solutions où le ROI d'impactif. Alors, on reviendra sur ces notions après, mais juste avant, je voulais finir le le tour de table. Annees Sophie, vous avec vous, on va évoquer malgré tout l'as ça ne sera pas que un impact environnemental, ça peut aussi être une solution à contrario pour réduire nos impacts. Et justement voilà, en quelques mots, qu'est-ce que par exemple vous votre solution elle apporte par rapport à cette consommation électrique qui qui est gigantesque ? Oui, merci. Merci de votre question.

Alors avant de parler plus précisément de d'efficacité et de performance, je voudrais quand même et ça tombe très bien que la rapport de le rapport de la IO soit sorti mercredi, rappeler quelques chiffres. Euh donc 40 % des émissions de CO2 euh mondial proviennent aujourd'hui de la production d'électricité. On a un mix électrique qui est majoritairement donc à plus de 50 % issu de ressources fossiles qui sont le charbon et le gaz. Le charbon, c'est 800 g de CO2 par kilwh produit. Le gaz, c'est 500 g. Vous donnez un élément de comparaison, le nucléaire, c'est 12 g. Donc en France, on a un mix décarboné. On fait plutôt partie de l'exception que de la règle au niveau global.

Ce cela étant dit euh ça ça semble évident qu'il faut donc décarboner euh la production électrique. Donc il y a plusieurs voies et la voie adoptée par Métroscope, c'est d'améliorer la performance des centrales de production électrique. Les centrales nucléaires, les centrales gaz puisque une centrale nucléaire qui produit mieux, qui produit plus va potentiellement éviter le démarrage d'une centrale gaz ou charbon. Donc comment on fait ça ? on développe un outil d'intelligence artificielle qui va aller détecter des défaillances sur les équipements.

Donc ça peut être une fuite, un encrassement, une casse de tube et proposer le scénario le plus probable de défaillance, quantifier la perte de production que ça représente en terme de mégaw et après validation des équipes sur site, les opérateurs, les techniciens vont pouvoir aller réparer les problèmes identifiés et récupérer la perte de production. euh qui avait été évalué et ça on estime que il y a à peu près 1 % de la production électrique potentielle qui est perdu du fait de problèmes de défaillance. Sur une centrale de 900 MW 1 % c'est quand même beaucoup d'énergie.

Ça veut dire que si on équipe 100 centrales de du logiciel, on a une centrale de nucléaire qui est qui est potentiellement récupérée. Une centrale nucléaire, ça permet d'approvisionner en électricité à peu près 3 millions de foyers en France. Donc c'est pas des ordres de grandeur qui sont anodin et c'est des gains de performance qui sont réels et qu'on peut constater aujourd'hui sur le parc de DF mais sur d'autres clients qu'on a également à la en France et à l'international. Et je crois que vous avez aussi étudié la question des data center et comment améliorer leur efficacité énergétique. Tout à fait. Donc c'est c'est mon deuxième point.

Donc les data centers, je donne encore quelques chiffres pour rituer le contexte, c'est à peu près 450 de consommation en 2024. La IE anticipe un triplement de cette consommation d'ici 2035, ce qui représente à peu près 10 % de la croissance de la demande de d'électricité. Euh d'ici les 15 prochaines années, la croissance de la demande d'électricité va va grossir à peu près de 40 à 50 %. Donc, est-ce que c'est beaucoup 10 % ? En réalité, c'est beaucoup puisque 85 % des nouvelles installations de data center dont on a parlé tout à l'heure vont être dans des géographies très concentrées.

La Chine, les États-Unis, l'Europe sont ce sont des géographies où les réseaux sont déjà sous tension et donc évidemment ça pose problème. Euh il y a plusieurs voies pour adresser ce problème euh d'accès à l'électricité et au réseau. Et le problème et la voie donc choisie par métroscope dans cette dans ce proof of concept qu'on avait fait, c'était d'aller améliorer la performance des data center. Performance qui est mesurée via le power usage effectiveness qui est un ratio assez simple entre consommation d'énergie divisé par l'énergie utilisée pour faire tourner les machines. Donc c'est tout sauf le refroidissement. Et aujourd'hui la le PUE moyen au niveau mondial c'est 1,7.

Le PUE idéal c'est 1. Le PUE des meilleurs data centers c'est 1,2. Donc on voit bien qu'il y a un vrai potentiel de gain. Comment est-ce qu'on peut gagner euh cette ce challenge de l'efficacité des data center ? en apportant des outils. Déjà, c'est en déjà c'est en instrumentant, c'est-à-dire en installant des capteurs. Il y a une la Sanophil a évoqué tout à l'heure, les l'industrie manque aujourd'hui de capteur pour récupérer les données.

Une fois qu'on a des données, des données de qualité, on peut commencer à les analyser et c'est à ce moment-là qu'on va pouvoir mettre en place des outils d'intelligence artificielle qui vont piloter de manière beaucoup plus fine qu'auparavant les data center pour limiter leur consommation de froid et donc leur consommation d'électricité. Alors, je vais enchaîner tout de suite avec vous Robert LZo. De votre côté, qu'est-ce que vous voyez comme bénéfice pour l'environnement de l'intelligence artificielle ? Alors, merci beaucoup Amélie.

J'aimerais commencer peut-être par répondre à la à la question de cette table ronde en affirmant que oui, sans doute, nous pouvons et nous avons euh concilier le développement de l'IA avec la préservation de la planète. Je dirais même que nous sommes obligés en tant que société et encore plus dans un contexte où la réduction des émissions de gaz à effet de serre est prioritaire et non seulement pour la planète mais aussi pour notre santé et notre qualité de vie.

Ensuite euh vous l'avez évoqué très bien pendant l'introduction ce fill euh pour nous mais aussi pour nous tous comprendre d'une manière très concrète quel est l'impact de l'IA sur l'environnement et alors on voit qu'il y a un manque de données précise et surtout il y a une absence de cadre méthodologique commun ce qui fait que essayer de faire une avolation encore une fois concise et précise de la de l'impact de l'IA est très difficile. Sachant en plus que la plupart des LLM aujourd'hui les modèles de langage sont assez opaque et comme on en discuté, il partage pas trop la consommation d'eau ou d'énergie.

Je pense qu'il y a juste Mistral qui a fait une analyse un peu plus exhaustif avec le cycle de vie d' d'un dans d'un d'un LLLM. Mais on sait qu'entraîner en LM surtout en LLM de pointe bah peut nécessiter plusieurs gâteaurs, ce qui est énorme. Et il faut il faut pas oublier non plus qu'il faut aussi des millions de litres d'eau et qu'à chaque fois qu'on pose une question à à Lia bah ça ça génère ou c'est ça impacte 10 fois ça consomme 10 fois plus de d'électricité 10 fois plus d'électricité que une requête qu'on qu'on pourrait faire sur un moteur de recherche.

Donc en ce fil évoqué oui la source la mieux identifiée aujourd'hui est l'électricité oui l'impact le plus significatif aujourd'hui provient de de data center pas que l'électricité encore une fois les data center utilisent beaucoup d'eau et l'eau est essentielle à la production de de l'énergie et aussi à la fabrication des des composants électroniques. Donc même si la si mesurer l'impact de l'IA aujourd'hui est difficile, cet impact existe et les biens réels. Et je trouve qu'on est dans un contexte compliqué parce que euh il faut se dire dans ces contextes de progrès très très rapide, c'est là où normalement on oublie, on sous-estime les risques et les impacts de l'IA sur l'environnement.

Et c'est pour ça que on est dans un moment où les entreprises à nous tous, on doit se poser la question de comment, quand et pourquoi on doit utiliser l'IA génératif. Alors, chez Volia euh nous avons intégré, on travaille depuis longtemps avec l'IA, disons traditionnels, on a intégré l'IA génératif aussi euh dans notre stratégie et on a beaucoup réfléchi à comment l'intégrer d'une manière euh disons responsable pour justement accélérer la transformation écologique. Et ici, on pourrait distinguer entre l'IA au service de l'environnement et l'environnement au service de l'IA.

Et rapidement pour pour conclure, quelles sont les solutions du coup que vous avez développé au service de l'environnement ? Tout à fait. Exemple très concret de lié au service de l'environnement. Nous avons un projet qui s'appelle TCTOM Plant parler à son usine où on a justement on on a on a un partenariat avec Mistral. On associe la technologie et le modèle de ministral à nos à nos expertises, à nos données pour justement dialoguer avec avec l'usine et permettre à nos collaborateurs d'interagir avec le langage naturel avec avec nos installations.

Ça permet par exemple à opérateur de dire pourquoi cette pompe surchauffe et alors Lia va nous donner une réponse va proposer des solutions et c'est toujours l'opérateur évidemment qui va prendre la décision au final. Donc ça c'est un exemple qui montre comment l'IA génératif peut contribuer justement à un impact positif sur l'environnement et de l'autre côté je disais l'environnement au service de l'IA parce qu'avec notre expertise sur l'eau, l'énergie et les déchets, on accompagne nos clients et aussi les géants de la technologie à justement gérer d'une manière durable leur data center avec on a on on par exemple améliorer la l'imprendo.

On on recycle aussi les déchets électroniques et les déchets dangereux. et on profite par exemple la chaleur qui est perdue qu'on appelle nous la chaleur fatale pour justement produire de l'énergie alimenter les réseaux euh euh les les réseaux urbans. Alors on le sait en fait cette consommation électrique qui explose elle risque de se retrouver en concurrence non seulement avec d'autres usages économiques he l'électrification de de l'industrie par exemple mais aussi avec les besoins de la population. C'est déjà le cas en fait en Irlande et même à Amsterdam où il y a énormément de data center. Il y a un moratoire actuellement pour ne pas en construire de nouveau.

Et la France a à ce sujet développé une idée assez intéressante qui est de développer une IA frugale. C'est un concept qui a été avancé en début d'année au sommet de l'IA. Qu'est-ce que c'est qu'une IA Frugale Nicolas ? Alors effectivement euh j'ai parlé tout à l'heure des trois axes he mesurer en transparence, frugalité, sobriété et euh et aller vers du héroïde impact. Euh alors je vais être un petit peu en désaccord avec ce que dit Robert. C'est sûr qu'il y a toujours des avancées méthodologiques et des besoins de mesure en plus, mais les données, on les connaît.

Dans le monde d'entreprise, pour diriger une entreprise, quelle qu'elle soit, le sujet c'est sur quelle données je peux m'appuyer, comment j'évalue les risques et à partir de ces risques et de ces données, quelle décision je prends. Aujourd'hui, il y a un certain nombre de données, il y a un certain nombre de risques et le risque, il est très bien matérialisé par ce que vous disiez sur l'aspect du rapport du Shift Project, c'est que dans un moment où on doit passer à - 5 % d'émission globales à effet de serre globalement sur l'ensemble de l'économie dans les dans les années à venir, ce qu'on voit sur le monde du digital, c'est que au lieu de faire du - 5 %, l'IA nous amène à du + 9 %.

Et donc à partir de ça, on va devoir faire des choix et par rapport à des risques qui peuvent des risques et qui peuvent être des risques économiques très importants puisque les banques centrales européennes parlaient au mois du printemps au moment du printemps dans une dans une étude du fait que ça peut générer en 2030 - 5 % de croissance sur le PIB européen. C'est pas 2030, c'est pas 2050, c'est pas 2100. On est c'est c'est demain et - 5 % c'est l'équivalent de la crise de 2008. Donc les risques économiques, ils sont ils sont là.

Et donc évidemment, il faut faire ce que dit Anne Sophie et ce que ce qu'elle fait très bien avec la société, c'estàd d'optimiser au maximum l'utilisation qu'on a de l'IA. Mais ça ne suffira pas. Il faut aller vraiment dans une logique de frugalité, sobriété. Alors ça veut dire quoi la frugalité ? C'est vrai qu'en France, on a plusieurs éléments. On est un peu en avance de pointe là-dessus. C'est-à-dire que il y a eu un groupe AFNOR qui a produit une réflexion groupe AFNOR auquel Soprasteria a participé et continuer à participer.

Il y a aussi au moment de de au moment du sommet de l'IA, il y a une coalition des entreprises pour l'IA soutenable qui a été lancée à l'initiative du de de de la France, du gouvernement français. Et donc ça c'est des aspects importants qui sont des aspects méthodologiques. On a aussi la chance de profiter en France d'un écosystème global qui est qui est bon pour partager en transparence les mesures.

Il y a des choses qui sont fait au niveau de l'INR, il y a des choses qui sont fait au niveau de group open source comme Boavista, il y a des associations comme GenI Impact, il y a des produits qui sortent, il y a des librairies qui s'appellent Code carbone, il y a il y a les initiatives Dugin Face sur l'énergie score. Donc les outils existent pour aller vers de la frugalie. Je vais vous interrompre pour répondre vraiment à la question, c'est quoi une IA Frugale ? Unia Frugal, il y a deux choses.

Il y a euh le fait et ça a été dit dans plusieurs conférences hier et ce matin, c'est le fait de dire euh "Prenez pas un marteau pour écraser une mouche." Euh en fait, c'est même pas un marteau pour écraser une mouche, c'est-à-dire prenez pas une presse hydraulique machine outil pour écraser une noix. c'est euh euh c'est c'est vraiment utiliser des petits modèles à boncients pour répondre à un bon problème. Et ça c'est on voit aujourd'hui que ça marche. C'est-à-dire c'est vraiment prendre des petits modèles qu'on adapte spécifiquement au problèmes donné pour résoudre le problème qu'on a en entreprise. Ça c'est une frugal et ça doit être complété vraiment par une logique de sobriété.

Posez-vous la question, c'est pas une il y a il y a 95 % des des projets IA qui échouent et et la raison pour laquelle ils échouent, c'est on se pose la question du comment je fais de l'IA, on se pose pas la question de pourquoi je fais l'IA. Donc c'est une IA Frugal, c'est bien préciser son bon problème et utiliser des petits modèles bien adaptés, bien entraînés sur les données pour résoudre ce problème spécifique. Anne Sophie, si vous voulez rebondir aussi sur cette IA Frugale. Oui, tout à fait. D'un point de vue énergétique, une IA Frugal, c'est une IA qui consomme moins de ressources pour un même niveau de performance. Euh et en France, on est plutôt bien placé.

Donc il vient d'évoquer le référentiel AFNOR qui est très important et qui est une première mondiale, il faut quand même le souligner. On est on est on est premier encore pour certaines pour certains aspects et celui-là est très positif. Je voulais aussi évoquer, bon, c'est ma casquette de directrice financière, le sujet du financement qui est très important. La France avec son initiative France 2030 mais en avant l'ensemble de manière assez transverse sur sur différents projets les IA Frugal et l'efficacité des projets d'intelligence artificielle au niveau aussi environnemental qui sont financés.

Ça fait partie des critères de sélection, c'est très important puisque évidemment les projets d'IA Frugal ne pourront se développer que si également ils sont ils ont accès à des capitaux. Euh et euh à ce niveau-là, la France la France fait sa part. On a également évoqué Mistral qui a euh lancé euh euh une une analyse du cycle de vie de d'un de ces modèles. Euh et c'est ce genre d'initiative qu'il faut promouvoir aussi. Robert, peut-être un mot aussi sur l'Afrugal. Oui.

Euh en fait, je pense que c'est très bien qu'on a essaie d'intégrer les euh la frugalité d'un d'uniti, mais il faut peut-être que nous on le soit aussi, qu'on intègre cette frugalité dans dans nos usages et et ici, je je souhaite attirer l'attention sur l'importance aussi de former les équipes, de faire cette pédagogie, de faire cette sensibilisation. On va pas y arriver si on n'est pas capable nous-même de comprendre. C'est ce que je disais tout à l'heure, comment, pourquoi et et quand il faut utiliser cette hm. Et alors pour finir, puisqu'on arrive au terme de cette table ronde, euh on commence à entendre une petite musique qui est qu'il faudrait prioriser les usages.

Alors, c'est pas la première fois qu'on l'entend, on l'avait entendu aussi pour la 5G au moment de son lancement. Euh qu'est-ce que ça voudrait dire ? Alors là, je parle pas du grand public mais plutôt des entreprises. Qu'est-ce que ça veut dire prioriser les usages dans dans l'optique d'une soutenabilité environnementale ? Bah en fait prioriser les usages, c'est ce que je disais, c'est-à-dire avant tout projet d'IA, repartir aux fondamentaux, c'est-à-dire de quel de quel de quoi on a besoin, pourquoi on fait de l'IA, pourquoi on fait un projet. A, c'est une technologie, Luc Julia l'a très bien dit ce matin, c'est une technologie qu'on doit mettre au service de quelque chose.

Donc penser pourquoi prioriser les usages ? Les entreprises le font le font tous les jours et ça va devenir parce que quand on pense prioriser les usages, il y a il y a une logique un peu punitive si vous qui est qui quelquefois pensée derrière, c'est pas le sujet. On priorise tous un tas d'usages. Prioriser des ressources en l'entreprise, c'est la vie de tous les jours de l'entreprise. Donc il faut penser ça avec une logique et je termine par là qui il faut pas oublier que en ce moment souveraineté et décarbonation même combat c'est vrai dans le domaine de l'IA c'est vrai partout.

Je vous invite on a la chance d'avoir en France vous l'avez mentionné tout à l'heure on a la chance d'avoir ce single tank le chief project qui fait un un boulot colossal. On l'a mentionné sur son rapport sur l'IA. Il a sorti il y a quelques jours son rapport sur la décarbonation de la France qui montre entre autres que la dépendance énergétique aux énergies fossiles de la France a augmenté de dépendance par rapport à des sources non européennes a augmenté dans les 20 dernières années. Or aujourd'hui on a besoin de cette souveraineté souveraineté décarbonation même combat. Anne-Sophie euh sur la priorisation des usages.

Oui, je pense que il faut se poser la question de comment on priorise et euh ça a déjà été un peu dit par Robert, mais pour moi, il y a deux aspects. Il y a l'aspect transparence. Donc effectivement aujourd'hui, euh on ne sait pas complètement euh ce que consomment les les grands modèles de LLM qui sont qui sont mis à notre disposition. Donc, c'est un peu compliqué de prioriser sans savoir exactement leur empreinte carbone par exemple. Donc je pense qu'il y a un vrai travail de transparence de à faire pour pouvoir faire des comparatifs entre les différents modèles qui s'offrent à nous.

Oui, parce que tout à fait le rêve ce serait de pouvoir se dire bah je choisis mon mon modèle en fonction de son impact environnemental. Exactement. Et ça c'est pour moi un point capital. Et le deuxième point, c'est au niveau de l'utilisateur lui-même. L'utilisateur, il y a à mon avis un travail de formation et de pédagogie à faire sur la manière dont j'utilise euh le modèle que j'ai choisi. C'est-à-dire euh aujourd'hui, je vais lui poser des questions un peu d'ordre général ou alors multiplier les requêtes.

je peux concevoir mes interactions avec lui de manière plus efficace, plus optimisée pour limiter les émissions sur notamment l'inférence qui est la consomm les émissions de gaz à effet de serre par requête. Robert, le mot de la fin. Euh pour nous chez VO, c'est assez simple. On se focalise sur des projets qui ont un impact qui ont un impact positif sur l'environnement, c'est-à-dire qui nous aident et qui aident à nos clients à réduire la consommation de d'énergie, à réduire nos émissions et à optimiser nos systèmes. Très bien. Bah, merci beaucoup.

Donc on voit que tout n'est pas plié, même si le constat est quand même un petit peu sombre et qu'on sait que l'empreinte environnementale peut vraiment croître, il y a aussi des solutions à mettre en place, mais il faut voir les choses en face. Merci à tous. Merci. using AI powered facial recognition which I personally configured technology after you. Ah that is clever.

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Orange Business. Les chiffres ne mentent jamais.

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L'intelligence artificielle redéfinit déjà la productivité, la performance, l'innovation. Pour les entreprises, elle n'est plus une option mais un levier stratégique. Comment transformer les données en valeur ? Comment faire de l'intelligence artificielle un avantage compétitif durable sur les marchés mondiaux ?

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Bonjour à tous. Merci d'être avec nous pour répondre à la question que tout le monde se pose la question à 1 milliard. Qu'est-ce qu'on gagne vraiment avec LIA dans les entreprises ? Pour en discuter, j'ai le plaisir d'accueillir Sylvain Durant qui est global leader chez BCGX. Bonjour. Bonjour. Sébastien Missof, directeur général de Google France. Xavier Vasquez, vice-président et CTO de IBM France. Bonjour. Et Mathieu Gross, partenaire chez Messiers et Associé. Bonjour. Alors il génératif, ça fait 3 ans qu'on en parle et qu'on en parle beaucoup et qu'il y a beaucoup d'attente et sur ces les gains et comment elle va transformer le milieu le monde de l'entreprise.

Depuis quelques mois, on est plutôt dans une phase de un petit peu de recul de hype. Il y a eu quelques études qui sont paris, notamment une du MIT à la fin de l'été qui a un peu jeté en froid en révélant que du coup 95 % des entreprises ne tirent pas de gain de liag générative aujourd'hui. Donc du coup, il n'y a que 5 % d'entreprises qui du coup en profitent vraiment. Donc je vous propose de faire un point, de commencer par faire un point sur vraiment qu'est-ce que la générative apporte aujourd'hui aux entreprises, qui sont les entreprises qui en bénéficient et comment elles le font. Et pour ça, on va commencer par vous du coup Sylvain Durant.

Alors oui, effectivement le chiffre du MIT de 5 % a jeté un petit froid. 95 % des projets IA ne servent à rien. Alors ce chiffre, on a nos propres études nous aussi. Alors à la fois on le confirme et on l'infirme. Al dans nos chiffres, on voit effectivement qu'on a 5 % des entreprises aujourd'hui qui gagnent vraiment beaucoup d'argent avec de l'IA. Alors, on peut se dire c'est pas beaucoup. Le chiffre important, c'est que 35 % sont en train de bientôt en gagner si j'ose dire. On a quand même 40 % des entreprises au total qui avancent et si on regarde l'an dernier, ce chiffre de 40 %, c'était que 25 %. Donc on a vraiment un progrès.

Alors maintenant la question à 1 milliard, tu as dit euh de savoir qu'est-ce que ça rapporte. Alors c'est toujours difficile entre causalité et corrélation mais enfin en gros les entreprises qui font partie des 5 %. Aujourd'hui, on voit que en création de valeur d'actionnaire, c'est trois fois plus que la moyenne de l'échantillon. En nombre de brevets déposés, c'est aussi trois fois plus. en croissance, c'est presque deux fois plus que le reste. Donc on voit quand même qu'il y a quelque chose. Alors maintenant euh on va peut se dire aussi bah les entreprises qui ont le plus d'argent, qui sont le plus rentable, c'est celles qui investissent le plus. Donc c'est facile.

Quand elle déclare ce qu'elle voit comme impact de l'IA, elles estiment que là où elles l'ont déployé, elles l'ont déployé beaucoup plus que que les autres, elle voit des gains de performance de 6 % que ce soit soit en croissance des revenus, soit en réduction des coûts. Donc des gains très très significatifs en fait. et ce 6 % elle s'attendent à ce que d'ici 3 ans ça passe à 12 %. Donc on est vraiment sur des gains très importants de compétitivité. Et peut-être pour terminer pour lancer le débat les trois choses qu'on qu'elles font différemment des autres. La première c'est qu'elles investissent deux fois plus dans l'IA que les autres.

Donc il y a vraiment un investissement notamment sur les agents. On a pratiquement la moitié des entreprises aujourd'hui là dans cet échantillon qui ont commencé à déployer des agents. Un deuxième sujet, c'est que elles travaillent en profondeur tout ce qui est leur processus et leurs organisations. pas simplement mettre à disposition un LLM ou un assistant pour toute l'entreprise, c'est vraiment travailler sur un processus cœur, un processus métier, une fonction et complètement reconstruire cette fonction autour de l'IA ou lancer de nouvelles offres clients. Et elles sont trois fois plus focalisées là-dessus sur ces deux sujets que les autres entreprises.

Et enfin, et j'allais dire toujours, on reste sur des sujets de de management, de leadership et on a un engagement des membres du ces entreprises autour de l'IA quand on le mesure qui est 12 fois supérieur. Donc à un moment donné, c'est un sujet de C'est pas simplement un sujet technique ou un sujet de petit test qui sont fait ici ou là. Ça doit être pris au plus haut niveau de l'entreprise. Alors, qui sont-elles ces entreprises ? Est-ce qu'il y a certains secteurs qui sont plus AI ready que d'autres ? Par exemple, dans la tech, on imagine que c'est des potenti qui sont le plus avancé sur le sujet. Est-ce que c'est le cas ? Alors oui, il y a des secteurs qui sont plus avancés.

La technologie effectivement est est plus avancé que d'autres. Le monde industriel est un peu moins aujourd'hui. La fonction publique est encore moins. La santé est assez avancée. Mais je pense que plus que la différence entre secteurs, dans tous les secteurs, on voit des entreprises qui font partie de ces 5 % qui sont les plus avancés. Et donc il y a pas de fatalité sectorielle sur le degré de maturité qu'une entreprise va avoir ou pas sur son intelligence artificielle. C'est vraiment quelque chose qui est dans les mains de chaque entreprise.

Je voulais rebondir sur une chose que vous avez dit, c'est du coup le la gouvernance et la nécessité du coup de savoir intégrer l'IA dans les entreprises. Peut-être rebondir avec vous Sébastien Missov sur ce sujet dans les expériences que vous avez pu avoir avec les entreprises dans l'intégration de l'IA. Est-ce que c'est un sujet de culture avant tout euh le fait qu'elles réussissent ou non à avoir des IAS qui passent à l'échelle et qui deviennent utiles ? Du coup, comment on explique ces 95 % du coup de DI qui sont inutiles ? Ouais. Alors, plusieurs choses. D'abord, je pense qu'il faut se méfier de de ces moyennes.

Il faut sortir du macro pour aller voir spécifiquement un certain nombre d'entreprise euh de mon rôle depuis Google France. J'ai la chance de parler avec énormément de PME, énormément de grands groupes et ce que je constate est différent, c'est que l'immense majorité des entreprises aujourd'hui reprennent les problèmes qu'ils essayent de résoudre et regardent de quelle façon l'IA peut les accompagner. C'est vrai pour des très petites entreprises.

On a vu récemment un exemple à Marseille, une entreprise qui s'appelle la Sigale et la sardine, petit supermarché qui comme beaucoup de PME a du mal à faire tous les métiers, a utilisé l'IA générative pour faire plus de postes, a augmenté sa communauté de 150 % et avance plus vite. On l'a vu avec des entreprises dans des tailleurs de pierre dans du super local aujourd'hui qui avaient toutes leurs factures à la main qui ont scanné en quelques minutes et ça fait un tableau Excel avec les prix avec ces éléments. Donc on voit ces gains de productivité qui sont en train d'être fait de façon concrète dans énormément de PME et puis on le voit avec des grands groupes.

notre reprise comme CMACGM avec lequel on a un partenariat évidemment un enjeu pour plus de 650 bateaux comment maximiser les routes et de faire tourner des modèles avec de l'intelligence artificielle qui permet d'être le plus efficace possible dans le choix des routes et comment on peut avancer sur ces modèles. Et puis dans dans les autres sujets qui sont pas dans les dans les 5 % un modèle comme Alpha Fold. Alpha Fold, c'est un des modèles pour lequels Google a eu un prix Nobel il y a quelques mois qui a permis de comprendre en quelques secondes comment on arrive à plier plus de 200 millions de protéines.

C'était quelque chose qui prenait plusieurs années pour une seule protéine et ça ouvre un champ des possibles extraordinaire sur la recherche médicale et sur la capacité d'avancer. Donc si on démoyennise et qu'on va voir les entreprises, on constate que sur les problèmes qu'ils essayent de résoudre, l'IA vient contribuer de façon significative à développer leur activité. Et je pense que le dernier élément, c'est qu'on est en effet complètement d'accord avec le point de Sylvain.

On est tout au début et ce qu'il faut regarder plutôt c'est c'est la courbe en ce moment qui est très impressionnante et donc on va continuer à voir à être capable de mesurer cette accélération dans les années qui viennent. Le chiffre qui m'a le plus marqué dans l'étude qu'on a faite avec Anthony Bergeot qui parle cette semaine aussi ici, c'est 90 milliards en opportunité pour le PIB français d'ici 2034 et j'ai la conviction que c'est ce type de chiffres qu'il faut regarder en terme d'innovation et d'opportunité pour la France.

Alors c'est vrai que si on inverse le spectre, on peut dire 95 % c'est énorme de po qui ne servent à rien mais 5 % pour une technologie qui a 3 ans, c'est pas si mal non plus. Et juste je voulais juste inciter sur le point de comment est-ce qu'on est-ce qu'on implémente vraiment l'IA dans les entreprises. Vous avez parlé de l'importance de la direction générale et de la vision stratégique pour trouver les cas d'usage du coup qui sont importants dans l'entreprise. Donc l'entreprise doit avoir une vision claire de ce qu'elle veut transformer avec Lia et dans l'opérationnel aussi.

Est-ce que quel est le rôle que doivent avoir par exemple le bidle management ou d'autres fonctions de l'entreprise pour réussir l'implémentation de l'IA ? Alors, deux éléments importants. Le premier c'est de comprendre les outils à titre personnel et ça commence par soi. Il y a un outil que j'utilise absolument tous les jours, je sais pas si vous le connaissez, Notebook LM. taper Notebook LM sur Google et qui est un site sur lequel vous pouvez mettre des PDF, des dossiers particulièrement compliqués et peut vous faire un résumé pour vous faire un podcast en quelques minutes. On a beaucoup parlé cette semaine du rapport de Mario Dragy.

Vous mettez le PDF du rapport de Mario Dragui et vous avez un podcast de 10 minutes. Vous avez un résumé et donc aide à prendre décision. Donc je pense que le premier élément c'est de se former, c'est de comprendre quels sont les outils, quel est le champ des possibles des outils spécifiques qui sont à votre disposition, à disposition de vos équipes qui vous vont vous accompagner. Et ensuite, on est dans un modèle itératif sur lequel une fois qu'on a identifié quels sont les outils qui existent, quels sont les problèmes à résoudre, on fait un test, on regarde dans les 90 jours quels sont les gains de productivité, comment on arrive à innover et on avance de cette façon.

Alors, puisqu'on a beaucoup d'entrepreneurs dans la salle et de dirigeants d'entreprise et de personnes dans les entreprises, je pense qu'on a besoin tous de concret pour savoir vraiment comment qu'est-ce qu'on peut faire avec l'âge générative. Du coup, je me tourne vers vous du coup Xavier. Donc, IBM donc il y a un chiffre qui est sorti, c'est 4,5 milliards d'euros de gain grâce à Lia en 2025 si je me trompe pas. Ouais, c'est bien ça. Alors, ils sortent d'où ces 4,5 milliards ? Ouais.

Donc pour nous, c'est pas une question 1 milliard, c'est on a un programme qui s'appelle le client Z0 qui est très simple, c'est de dire bah on on fournit de la technologie à nos clients, ben nous sommes le client zé. Ça veut dire que on utilise nos propres technologies et on regarde un peu ce qui ce qui se passe. Et donc on a lancé ce programme mondial. Arvin Krishna qui est le PDG d'IBM au niveau mondial a dit je veux que IBM voilà une ambition c'est soit l'entreprise la plus productive au monde et pour ça on va utiliser de l'intelligence artificielle et je dirais que on est allé droite au buton c'était facile mais je le vois juste devant moi.

Mais en gros on a on a fait un état des lieux on a regardé toutes les applications que l'utilise qu'on qu'onutilise les process métiers les choses un petit peu comme ça et on a fait ça en trois étapes simples. La première c'est qu'est-ce qu'on peut éliminer ? Qu'est-ce qui est inefficace que qui ne sert à rien ? Qu'est-ce que l'on peut simplifier ? Et après qu'est-ce que l'on peut automatiser ? Et là, on a regardé par fonction.

Si je vous donne des exemples assez concrets, les fonctions RH par exemple, on se rend compte que quand vous êtes RH, souvent, en tout cas c'était le cas chez IBM, vous êtes bombardé de questions à longueur de journée, vous gérez des fichiers Excel, finalement vous faites pas vraiment votre travail à valeur ajoutée qui est le travail de transformation, de coaching, de gestion de carrière et cetera et cetera. Et on a voulu automatiser ce process-là. Et il y a un constat, c'est que une fois qu'on a mis en place les agents qui vont bien et queon a euh fait en sorte que la fonction RH soit en self service, il y a plusieurs choses qui sont passées.

Quelques chiffres, 94 % des questions et des requêtes qui sont envoyées sont automatisées. Et quand je dis automatisé, je parle pas juste de parler à un chatbot. Ce qui est important de de faire comme différence, c'est la personne lambda qui chatte avec un chatbot et une personne qui chat certainement mais qui derrière rentre un process dans une base de données ou dans production. Et c'est là aussi que ça fait la différence. C'est pas juste j'ai mets une IA pour faire une IA et donc je peux dire je fais de l'IA. Non, c'est comment est-ce que j'automatise un processus métier ? Et donc en un semestre, pour nous, c'est à peu près 800000 transactions euh qui sont faites.

Ça veut dire qu'un manager peut dire voilà, je veux augmenter euh telle personne, je veux poser euh tel congé et cetera. Il y a plus besoin de rentrer dans 40000 bases de données. On a un seul endroit, on le on l'exprime en langage naturel et puis c'est automatisé. Les conséquences parce qu'il y en a aussi, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que 40 % du budget opérationnel côté RH a été réduit. Donc c'est un chiffre qui est simple. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le coût RH d'IBM a diminué de 40 %.

Et en fait ce que ça a créé que côté RH, il y a plus de questions, il y a plus le bombardement de question qui va bien et surtout on a dégagé de la valeur ajoutée où là on s'occupe bah des cas spéciaux, des carrières, des gestions de carrière, de la transformation de l'entreprise. Donc ça amène plein de choses à valeur ajoutée. Et maintenant vous prenez toutes les fonctions, c'està-dire la finance par exemple, on l'a fait, mais même pour la RED. Typiquement quand vous devez vous travaillez dans les semi-conducteurs, vous devez travailler sur des nouveaux matériaux. Pourquoi ?

C'est comme comme n'importe quelle entreprise, vous vous devez créer des matériaux qui soient durables pour vos semi-conducteurs. Ce process là avant c'est 10 ans et entre 10 et 100 millions de dollars d'investissement. Avec ce type d'outil, c'est 1 an et 1 million de dollars d'investissement pour trouver trois nouveaux matériaux qui nous mettaient 10 ans auparavant. Donc c'est aussi un facteur d'accélération de la recherche. C'est un cas hyper concret. Et donc un petit dernier exemple pour pas monopoliser la la parole, le support client c'est quoi ? C'est vous avez 26000 personnes dans le monde d'IBM qui s'occupent de répondre aux questions euh des clients.

J'ai perdu mon mot de passe, j'ai du mal à installer ceci et cetera et cetera. Et on a voulu automatiser ce process là. Euh qu'est-ce qui s'est passé ? On s'est rendu compte que 70 % des requêtes étaient automatis à l'extérieur pour répondre à nos clients, vous savez même on aime bien traiter nos clients voilà individuellement et cetera, ça peut créer quelque chose de de de pas bien mais on l'a quand même testé et on a remarqué que le taux de satisfaction, ce qu'on appelle le net promotor score a augmenté de 25 points.

Quand on demande pourquoi il a augmenté de 25 points, une raison simple, c'est que unia 24 heures sur 24 7 jours sur 7 qui répond très rapidement aux questions basiques où il faut pas appeler le support de niveau 1 et puis attendre la réponse. Puis de quand il y a un vrai problème et bien on fait du surmesure avec des experts qui sont eux-mêmes augmentés par de l'IA qui augmentent aussi leur productivité, leur temps de réponse. Et donc tout ça bah crée beaucoup de valeur y compris pour nos clients lorsqu'on doit répondre à leurs questions. Alors aussi une une interrogation de beaucoup d'entreprises, c'est qu'est-ce qu'elles vont perdre si elles ne réussissent pas euh à intégrer l'IA ?

Donc on dit beaucoup que les entreprises qui vont survivre seront celles qui seront euh il y a ready. Euh du coup, je me tourne vers vous euh Mathieu Gross. Est-ce que vous constatez déjà dans le marché du MN euh et dans la valorisation des entreprises que il y a une prime aux entreprises IA ou pas ou comment vous le voyez ? Alors oui, effectivement aujourd'hui dans le dans le marché des fusion acquisition le thème de l'IA est devenu central. Très concrètement, il y a pas une opération qui se fait sans qu'il y ait pas ce qu'on appelle un assessment du risque qu'il y a. Et concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire qu'aujourd'hui, tout le monde cherche en fait la fameuse barrière de l'entrée créée par l'IA qui doit permettre de créer une barrière qui n'est pas applicable, qui est puissante et qui quelque part contribuer à la forte croissance des entreprises et en même temps et c'est le point que vous faisiez chez IBM va permettre de réduire les coûts massivement. Euh et cette croyance à ta raison effectivement se reflète de manière directe sur les valorisations. Euh il y a un catch bien sûr, il y a toujours un catch et aujourd'hui le catchissements nécessaires.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui lorsque vous regardez les valorisations des grandes entreprises qui sont drivées essentiellement par l'IA, oui, on peut avoir le sentiment que ces valorisations ne repent ne reposent pas fondamentalement sur des supports des fondamentaux forts. C'est surtout la croyance que la les revenus ont accéléré de manière très forte et durable. C'est souvent le cas, c'est la croyance que les coûts en fait vont baisser. Ce qui va à l'encontre des modèles traditionnels. Dans les modèles traditionnels, quand les revenus augmentent, les coûts augmentent et donc on fait des économies d'échelle pour baisser le niveau de coût mais quandme une hausse des coûts.

Là ce que vous disiez, on a la capacité en fait à faire baisser les coûts directement. Mais par contre il faut mettre des revenus massifs et c'est ce qu'on voit. c'est revenus, ce sont des CAPEX ou ce sont des opérations de MNA. Et en ce moment, dans l'autre marché, on voit qu'à peu près 2/3 des opérations, que ce soit des opérations de fusion, d'acquisition ou d'investissement sont drivés par l'IA. Et donc on le voit sur les valorisations, il y a des gagnants et il y a des perdants.

Euh pour faire un peu le le parallèle que j'affectionne avec la la rue verslor aujourd'hui ce qui fournissent la boîte à outils du monde de l'IA, c'est-à-dire les data centers, euh les semiconducteurs, donc les fameux GPU qu'on met dans ces data centers, les logiciels pour les faire tourner. Aujourd'hui, ces secteurs sont très cherchés, très valorisés. Le le parallèle de la pépite d'or, c'est la data. Aujourd'hui, la data c'est finalement la pépite d'or qu'on trouvait il y a quelques siècles de ça.

Et ceux qui créent beaucoup de valeur, c'est c'est des gens comme Google qui en fait arrivent à extraire la data, arrivent à la travailler, à faire des cas d'usage et à fournir des services à valeur ajouter. Et donc c'est ça aujourd'hui qu'on voit dans dans ce marché. ces gens qui fournissent ces boîtes à outil, qui arrivent à travailler la data, à en faire des cas d'usage en fait crève beaucoup de croissance, maîtrise leur coût et donc sont très bien valorisés et ça peut se refléter dans plein industrie, la santé avec tout ce qui est médecine prédictive, la banque, mon industrie, avec tout ce qui est gestion des risques, gestion des process, le marketing et beaucoup d'autres.

Et à l'inverse, effectivement certains secteurs qui étaient plus focusement sur la gestion des ressources humaines et je pense au secteur de l'expérience client, eux souffrent parce que évidemment aujourd'hui on a la croyance encore une fois à Tor raison, il est trop tôt pour le dire que ces secteurs vont être bouleversés par le monde de monde de l'IA et donc ces gens vont devoir investir massivement pour franchir la vague. Il y a déjà des morts ou pas encore ? Alors, il y a il y a pas encore de mort mais il y a des gens dont la valorisation a été divisée par de Il suffit de regarder le cas 40 aujourd'hui en France ou même le SNP aux États-Unis.

Euh vous avez des gens dont la valorisation a triplé quadruplé récemment et à l'inverse, vous avez des gens qui étaient euh des stars du marché dont la valorisation a été divisée par de par 3 en quelques années. Et donc il y aura pas forcément des morts mais il y a des gens en fait qui vont devoir investir massivement pour s'en pour s'en sortir.

La question que tout le monde se pose, c'est aujourd'hui, on voit la vague d'investissement nécessaire pour s'adapter au monde de l'intelligence artificielle et on peut effectivement se dire que il y a tellement d'argent investis que tout cet argent ne sera pas forcément rentable à court à moyen terme et que donc certains participants vont avoir du mal à franchir à la vague. Alors, j'aimerais qu'on fasse un petit point sur les agents qui vont arriver. Ça fait un an à peu près qu'on en parle de l'arrivée des agents dans les entreprises. Pour l'instant, le compte n'y est pas aujourd'hui. Il y a peut-être dans problème aussi de maturité de la technologie et de maturité du marché aussi.

On manque d'intégrateur, on sait pas trop comment vraiment on peut mettre les agents dans les entreprises. Donc ça c'est ça va arriver quand même. Tout le monde s'y prépare. Quel impact vous pensez que les que les agents vont avoir justement sur le la productivité des entreprises et la compétitivité ? Alors qui veut répondre peut-être vous Syvin ? En fait, les agents, ils arrivent. C'est-à-dire que on voit pas complètement le résultat final parce que c'est une techno pour le coup qui est très récente, mais des entreprises qui sont en train de monter des agents dans tout un nombre de fonctions, euh c'est quelque chose qui qu'on voit là de vraiment.

Je pense que on a eu des technos qui permettaient de faire de l'aide à la décision. Très bien. C'était l'a de d'avant si j'ose dire. Après, on a eu tout ce qui a été lié à générative qui a permis de créer des documents, de faire tout un tas de choses. L'automatisation, c'est les agents. On avait eu la vague RPA Robotique Processation qui avait été un échec quand même parce que les processus étaient pas assez stables pour être complètement gérés par les techniques de RPA. Avec les agents où il y a beaucoup plus de flexibilité, c'est exactement ce qui était dit sur IBM.

on est capable d'enclencher des processus, de faire faire des actions de façon complètement automatisée et là on a des gains de productivité qui sont très importants. Et alors il y a beaucoup de personnes qui glosent un peu sur l'IA First Compagnie du futur et cetera à quoi elle ressemblera un ordinateur, un CEO, je sais pas quoi. Bon, personne sait trop. En revanche ce que je pense qu'il faut vraiment faire c'est dans chaque entreprise se dire on prend certains endroits, certains processus clés sur lequel on se dit là, on veut vraiment être à first au moins là-dessus.

C'est un périmètre maîtrisable, mais là d'y aller complètement, de développer le plus de technoagentique combiné avec les autres techno IA pour vraiment avoir le processus du futur. Et souvent on raisonne en tâche, on se dit voilà, il y a tout un tas de tâches, on va pouvoir en automatiser certaines et cetera. Moi, je pense qu'il faut même aller plus loin et se dire que produit une fonction et regarder dans ce qui est produit, ce qui peut être fait par l'IA, tout en partie, maximiser le rôle de l'IA et ensuite redéfinir le rôle des équipes autour pour s'assurer que tout ça ça marche et cetera et cetera.

Mais les gains de productivité sous-jacents qui sont derrière, un peu comme ce que ce que vous disiez sur la partie RH IBM, c'est très très important ce qui peut ce qui arrive en gain de productivité. Oui. Et vraiment d'accord. Il y a cette notion de je fais une tâche quelle qu'elle soit et j'automatise un processus métier. Ça c'est vraiment quelque chose qui qui fait qui fait la différence. Et puis souvent il y a un mot qui n'est pas très cité mais que je pense important quand on démarre un projet, c'est la notion de ROI. Les ROI, ça se calcule, c'est-à-dire est-ce que je vais utiliser un très grand modèle ?

Est-ce que j'ai besoin d'utiliser un très grand modèle qui n'a que les données du web à l'intérieur ou est-ce que je vais injecter mes propres données dans un modèle et je peux utiliser des tout petits modèles spécialisés qui vont me faire en plus faire économiser un de l'argent mais aussi permettre de sauver un peu la planète aussi en utilisant moins de ressources de calcul. Est-ce qu'il est transparent ? Est-ce qu'il est open source ? enfin se poser un peu tout ce tout ce genre de question qu'il est nécessaire de se de se poser. Et quand on adresse un processus métier, attention euh on a besoin de certitude. Or euh les LLM par exemple sont des modèles probabilistes.

Typiquement vous demandez à un LLM quelque chose, euh je vous paris que si vous lui demandez la même chose 10 minutes après, la réponse sera pas forcément la même. Et puis si vous demandez à un autre modèle, alors là la réponse peut être différente. Donc il y a aussi des outils à mettre en place qui font que on on on met des processus déterministes en utilisant de l'IA générative et cetera. Mais mais ça c'est une chose qui fait vraiment la différence et je fais un parallèle mais ce qui est sûr et je pense qu'on est tous d'accord là-dessus c'est peut-être pas mais en tout cas voilà je je crois c'est c'est qu'il faut y aller.

C'est un peu le le parallèle avec la robotisation dans les années 80. Vous avez des gens en gros quand la robotisation est arrivée, vous avez des pays qui ont pris le truc à fond la caisse et d'autres qui ont dit attention ça va ça va ça va créer beaucoup de chômage, ça va créer des tensions et cetera. Et quelques années après, qu'est-ce qui s'est passé ? Les gars, les la robotisation a pris en compétitivité. euh les entreprises, les les pays qui ne l'ont pas pris ont dû délocaliser et çaen est créé 20 ans après une désertification de l'industrie.

Et en fait, je trouve qu'on est pile poil à ce moment-là où euh si on y va pas, on va créer un autre désert et c'est là où on va avoir un vrai problème. Alors, l'histoire économique montre que avec les nouvelles technologies, il y a au début des destructions d'emploi et puis quand les guerres de productivité, de compétitivité deviennent massifes, là on arrive à des nouveaux métiers et à des nouveaux emplois. On n'y est pas encore aujourd'hui. C'est là aussi l'entreu qui est désagréable à la fois pour les entreprises, pour les salariés aussi, qui peut être un peu anxiogène, hein, on le comprend évidemment, c'est une période de transition.

Après, on voit aussi ce qui est en train de se passer même pour des métiers à très valeur à haute valeur ajoutée comme par exemple un chercheur qui voilà quand même compétent et cetera. Bah quand je vous dis que en 1 an et 1 million de dollars d'investissement, on arrive à trouver trois matériaux, je suis chercheur, je me dis donc ça ça ça peut me poser un problème. Et en fait ce que l'on constate, c'est que finalement ces gens-là euh vont vont monter et vont revenir aux fondamentaux. C'est-à-dire je suis un chercheur, je vais revenir peut-être aux fondamentaux des mathématiques, de la physique, de la chimie.

Je suis RH, je veux dire redevenir euh euh aux fondamentaux de ce que c'est euh une ressource humaine et comment transformer tout ça. Et au fil et au fil au fur et à mesure que l'on automatise un peu ces choses-là, et bien il y a il y a une montée de compétences qui est nécessaire. Typiquement côté RH, il y a des RH qui ont rejoint des équipes côté euh euh consultant ou côté même vente pour expliquer au RH eux-mêmes comment elle a automatisé et comment on a transformé l'entreprise à ce niveau-là. Donc je pense qu'il va y avoir aussi une montée en compétence assez forte et aussi aujourd'hui les entreprises sont un peu perdues. Li ça évolue très vite il y a énormément de modèles sur le marché.

Il y a des agents qui vont arriver qui qui promettent de encore tout changer dans l'organisation. Donc les entreprises sont perdues notamment les plus petites mais même les plus grandes. Comment les aider du coup à trouver l'aiguille dans la boîte de foin des modèles et des et des outils d'IA à intégrer ? Vous pour vous aussi ? Ouais. Alors, on vaevenir sur les basiques de l'économie, enfin dans un compte d'exploitation. Pour continuer à exister dans le futur, il faut faire en sorte que le chiffre d'affaires augmente et d'être futur proof qui était le premier élément. Et là, il y a deux points importants dont on a parlé et derrière l'IA finalement profondément humain et personnel.

Le premier, c'est de continuer à voir les usages. Dans le cas de Google que vous connaissez depuis plus de 20 ans, aujourd'hui, on continue quasiment tous les 90 jours à innover, à s'adapter aux usages. Il y a quelques années, on tapait une question sur un ordinateur. On est passé au téléphone portable. Aujourd'hui, une grande partie des requêtes se font par des images. On prend une photo d'un arbre et on s'attend à avoir une réponse. Donc, il faut savoir continuer à utiliser dans le cas précilia pour apporter des réponses par rapport à des usages différents. Mais c'est la première dimension, les usages évoluent.

La façon dont on pose des questions, dont on engage avec les marques évoluent et on doit continuer à à suivre ces usages. C'est pas un enjeu de suivre l'IA, mais de comment l'IA va suivre les usages qui est l' premier point important. Et puis le deuxième, c'est qu'il faut emmener les équipes. Il y a un côté d'incertitude. Il y a une dimension un peu anxiogène. Et je pense que c'est tellement important sur ce sujet-là de de voir et je pense que c'est une des leçons de la dernière révolution numérique de de ne pas avancer avec la peur, vous allez tuer, vous allez disparaître si vous ne le faites pas, mais avec l'envie.

On a envie de se réveiller le matin parce qu'on veut gagner des parts de marché parce qu'on est convaincu qu'on peut développer des nouveaux produits, des nouveaux services qui emmènent toutes les équipe. Et donc c'est cette capacité à fédérer sur ces opportunités qui fait vraiment la grande différence. Avoir des produits qui innovent avec de l'IA pour augmenter son chiffre d'affaires, son activité et la capacité d'embarquer les équipes pas par la peur mais en donnant envie. Donc ça c'est la première partie.

Et puis ensuite, c'était la question sur les agents, il y a des enjeux de productivité, c'est comment on va faire pour gagner en productivité sur plusieurs lignees de coût pour pouvoir réinvestir justement sur des paris euh sur des nouvelles solutions. Et c'est en cela que ces agents sont capables d'apporter des réponses hyper précises, hyper rapides pour arriver à avancer plus vite.

Si on prend des exemples sur la publicité ciblée aujourd'hui, on a des agents qui permettent à des marques de dire bah si vous voulez aller acquérir 1000 clients aujourd'hui, vous pouvez aller les trouver dans tel département, dans quel endroit et de gagner en productivité de façon très significative pour aller trouver ses clients plus rapidement que ce qu'on pouvait faire avant. Alors, il nous reste très peu de temps du coup en un mot peut-être un très rapide tour de table en un mot. Quelle serait la première chose à faire pour les entreprises nombreuses qui n'ont pas encore commencé leur leur transformation par l'IA ?

Je je je bien démarrer et en fait pour rebondir sur ce que disait Sébastien, je pense que le grand changement de cette révolution par rapport à ce qu'on a pu connaître par le passé internet, le cloud et les autres, c'est que ces changements passés ont été drivés par la techno et en fait par les CTO CIO. Là aujourd'hui, j'en parlais avec Medwise de talent qui est là. Euh aujourd'hui ce qu'on voit surtout c'est que l'IA c'est avant tout une révolution managériale. C'est une question de leadership et Sébastien le disait aujourd'hui ce qu'il faut c'est développer des cas d'usage. Et donc ça ça peut pas être laissé uniquement à la main de la techno.

Il faut que ce soit les management les dirigeants qui eux ont une vision en terme de stratégie en terme de leadership qui accompagne voir impose ces changements. Et donc aujourd'hui pour répondre à votre question, c'est presque à la portée de tous de la PME des grands groupes puisqueencore une fois c'est avant tout pour moi une vision managale qui doit ensuite s'appuyer sur les compétences pour faire en sorte de mettre en place une stratégie qui soit et merci beaucoup. Du coup, on arrive au terme du temps. Merci pour vos explications et n'hésitez pas à lire et à vous abonner à la tribune où on parle de ça au quotidien. Merci. Merci. Merci beaucoup. Le monde s'accélère plus vite que jamais.

Les bouleversements s'enchaînent, les tensions montent. Chaque instant ouvre une nouvelle opportunité ou une nouvelle incertitude. Les marchés évoluent sans cesse. Les connexions se multiplient, se complexifient et certaines réponses restent hors de portée. Mais au milieu du [musique] tumulte, une force façonne notre société. Elle s'appuie sur la créativité, la technologie de pointe et la connaissance client. Elle n'a rien d'abstrait. Cette force, c'est nous. Nous dessinons un avenir où vision et sécurité se rejoignent. Nous créons des repères de confiance dans des écosystèmes polarisés.

Nous structurons les rouages qui font tourner l'économie et nous protégeons ce qui compte vraiment pour le plus grand nombre. Chaque jour, nous transformons les idées en action. Nous encons des stratégies qui [musique] permettent d'aller plus vite, plus loin. Nous posons les bases d'une croissance durable, même face au défi. Et nous donnons à nos clients les bons leviers pour avancer. Parce que comprendre le passé, c'est mieux préparer le progrès. Nous faisons le lien entre ambition et réalité, entre maîtrise technologique et impact concret, entre les solutions d'aujourd'hui et l'Europe de demain.

Façonner notre société, c'est apporter de la clarté [musique] dans l'incertitude, de la précision dans le flou. D'une idée audacieuse à son exécution [musique] impeccable, nous repoussons les limites pour proposer des solutions tangibles. Ensemble, nous bâtissons les fondations de [musique] ce qui est à venir. C'est ainsi que nous façonnons le monde. Rebonjour à tous.

2:52:35
Non speech

[musique] [musique]

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Locuteur

Alors, j'étais très pressé de commencer à parler parce que on a une une petite contingence de dernière minute. Bruno Bonel qui nous fait l'honneur d'être là doit partir à Midi Pile. Donc, je vais lui donner très très vite la parole mais avant je je vais reposer juste un petit peu le le cadre du débat. Donc on va parler de financement et de comment passer à l'échelle en Europe et en France en terme d'intelligence artificielle. Euh et ça fait tout juste 1 an et 2 mois maintenant que le le rapport Mario Dragi est sorti. iltait de façon euh en tirant la sonnette d'alarme le fait que l'Europe était en train de perdre en terme de compétitivité par rapport aux États-Unis et à la Chine.

Et donc l'idée c'est de voir avec vous euh Gonand Pebec, vous êtes partenaire chez OnePoint et vous êtes en charge de la data et de l'IA. Alice Alvisati, vous êtes condatrice du fond d'investissement Revaya qui compte à son portfolio notamment bah en fait Welcome to the Jungle, c'est Koya Dipki. On a également Antonin Bergeot qui est économiste et professeur associé à HC spécialiste de l'innovation et Bruno Bonel donc secrétaire général pour l'investissement de France 2030. On commence tout de suite par vous. Voilà. Quelle a été la stratégie IA de France 2030, les montants consacrés et pour faire quoi ? Merci, bonjour à tous. Écoutez, j'étais ravi d'entendre le rapport Dragy.

Effectivement un peu plus d'un an. Le constat fait par le président de la République lui date de plus de 3 ans puisque c'est la date de France 2030 avec une idée effectivement, c'est que l'innovation était la clé pour débloquer un certain nombre de défis qu'on voyait apparaître aux États-Unis et en Chine. On assiste un peu effaré à une accélération chinoise de beaucoup d'investissements et notamment euh dans l'IA. On voit les mouvements essentiellement privés, d'ailleurs, il faut le dire, qui se passe dans l'IA aux États-Unis et au milieu, il y a ce continent européen qui doit passer à la puissance 27 de ce que fait France 2030.

En fait, hein, c'est à mon avis la bonne stratégie à savoir investir lourdement dans les talents sur des domaines. Alors, concrètement, le plan c'est 54 milliards. 54 milliards donc 40 milliards aujourd'hui ont été engagés et sur l'Ali. Et je dis sur l'IA parce que c'est spécifiquement sur l'IA. Mais ce qu'on sait par les études qu'on mènent, les suivis de dossiers qu'on mène, c'est que l'IA est déjà en infusion ou en irrigation de tous les autres investissements qu'on a fait. Et d'ailleurs, même dans les dossiers que maintenant nous envoient les différents candidats, on demande spécifiquement la part IA qu'ils vont consacrer au soutien que nous allons apporter.

C'est 8000 projets, donc c'est beaucoup de projets. Et en ce qui concerne l'IA, pour recentrer, c'est vraiment toute la chaîne, la formation 500 millions d'euros sur ce qu'on appelle les IA cluster pour former 10000 ingénieurs IA par an à l'horizon 2030 dans différents centres en France. C'est un autre 500 millions d'euros pour des infrastructures souveraines minimum. Donc ça va de centre de calcul à du soutien à des clouder et cetera parce que une des grosses questions de l'IA, la donnée étant derrière, c'est comment on va garantir que tout ça est souverain et que on fait pas euh du piratage de de données essentielles ? Je pense notamment données de santé qui sont très importantes.

Il y a également le soutien aux entreprises de LIA avec des choses un peu subtiles comme par exemple nous soutenons les entreprises du quantique, les cinq leaders de quantique en France. dont les Pascals, les Candellas, les Alicebov et cetera euh en fait participe à l'aventuria parce qu'il donne des moyens de calcul très puissant à des niveaux d'énergie qui sont plus bas parce qu'on est convaincu que la bataille de l'IA, elle est à la fois scientifique mais elle est aussi énergétique.

Et donc souvent on dit en France 2030 c'est un peu émieté et cetera, mais quand on investit sur les énergies renouvelables, sur les petits réacteurs nucléaires, sur la biomasse, sur l'énergie des carboné, c'est aussi pour dire comment est-ce qu'on va apporter de l'énergie à ces centres. D'ailleurs, il y aura certainement une espèce de loi de mour inversée qui est de dire faut diminuer par 1 million en 25 ans le prix énergétique de chaque token d'IA. C'est certainement une loi qui va tomber un matin, c'està-dire qu'il faut vraiment faire baisser le coût énergétique. Faut faire une hi frugale qui sera une condition à ce qu'elle se développe vraiment à plus grande échelle.

Donc France 2030, c'est aussi des dispositifs qui sont existants. Je profite de la scène pour vous le dire. c'est plus de 100 millions d'euros sur un dispositif qui s'appelle Pionnier de l'IA où là on veut être sur les usages de l'IA concrètement, c'est-à-dire on on fait appel à des industriels, à des institutions, à des consortiums pour qu'il nous proposent des projets qu'on est prêt à financer pour montrer le concret de l'IA dans la vie quotidienne. Voilà ce que je pouvais vous dire en 5 minutes.

Et et juste pour conclure avant que vous partiez Bruno, finalement dans ce que vous dites, on a l'impression que la France est pas ridicule en matière d'argent public, d'investissement d'argent public et que si on regarde proportionnellement à notre taille par rapport aux États-Unis, on est finalement dans les clous. On on est dans les clous et d'ailleurs, c'est un amalgame qu'on fait un peu trop souvent. On parle des centaines de milliards qui sont développés notamment sur le territoire américain. On connaît pas trop les chiffres chinois mais enfin on a une intuition qui sont quand même très important.

Euh quoique parce que quand on voit certains moteurs que font les Chinois pour un prix cassé vra les guillemets par rapport aux Américains, euh c'est vraiment là où ça pêche, c'est la confiance de l'investissement privé. Vous avez l'occasion d'en d'en parler parce que là vous avez deux magnifiques contrexemples.

que c'est un peu gênant de le dire devant eux, mais c'est la confiance d'investisseur privé qui manque à l'appel et l'État actuellement dans ces domaines d'innovation de de pointe surpense, mais je suis sûr vous allez développer ça tout à l'heure, en tout cas, on est très fier de vous dire que il y a de l'IA, il y a du talent il a on est dans les rangs, on est on est dans le pleloton, il faut arrêter ces espèce de French bashing. Moi, je pense que la France sera un des pays I native de pointe d'ici une dizaine d'années.

Faut juste être déterminé, continuer à investir dans l'innovation, ne pas s'arrêter et pas dire à chaque petit gravier sur la route "Ou là là, ça fait mal au pied, j'arrête." Il faut au contraire se mettre à courir. Merci beaucoup Bruno. On vous laisse partir du coup et merci d'être venu quand même malgré vos impératif. À très bientôt. Alors, je vais rebondir avec vous Antonin toujours en matière d'argent public là au niveau de à l'échelle européenne. Pareil, je crois que vous le constat que vous faites, c'est que en terme de montant d'investissement, c'est c'est on n'est pas ridicule mais vous critiquez quand même en fait la façon dont c'est utilisé. Oui, déjà bonjour à toutes et tous.

Effectivement, donc vous avez parlé du rapport Dragy. Ce qui ce qui ressort très nettement dans le rapport Dragy, donc c'est évidemment le décrochage européen et le décrochage européen mis en avant sur essentiellement un décrochage technologique euh quelle que soit la technologie. D'ailleurs, le rapport parle pas énormément d'IA mais mais ça en fait partie. Donc on voit que en regardant les brevets, les publications, tout ce que vous voulez, l'Europe est de moins en moins influente dans ce qu'on appelle pour définir ce qu'on appelle la frontière technologique.

Et ce qui est ce qu'on voit dans un chiffre très simple qui sont en fait les dépenses en recherche et développement au niveau européen qui sont de 1.5 inférieur aux États-Unis de pourcentage du PIB. pour vous donner un chiffre, c'est c'est 200 milliards d'euros ou de dollars par an que les États-Unis investissent en recherche et développement et qu'en Europe pour marché à peu près de la même taille, on n'investit pas en recherche et développement. Donc c'est évidemment on on avance avec beaucoup moins de force que les États-Unis.

Et ce qui est étonnant, c'est que quand on regarde ce chiffre, quand on le décompose, on voit que c'est évidemment effectivement pas un problème d'argent public comme ça vient d'être dit sur la RED publique, le financement de la recherche des universités, mais aussi tous les programmes d'aide à la RED, de subvention, en fait, l'Europe dépense autant que les États-Unis et sur l'IA notamment, les États-Unis dépensent un petit peu plus en terme de tout ce qui est financement par des bourses et des et des dispositifs similaires de projets IA, mais en fait, l'écart avec l'Europe est très faible alors que sur le privé l'écart est vraiment colossal. On voit presque pas l'Europe.

Juste peut-être quelques chiffres et il me semble que c'est 200 milliards au niveau européen. Euh si si on compare aux États-Unis, on est on est on est comment ? Alors, en 2024 pour euh les chiffres que je connais les derniers euh mais donc avant cette grande vague d'investissement privé qui a été annoncée, les États-Unis en gros dépensé dans le privé à peu près euh h fois plus que l'Europe. Euh donc c'est donc c'est bon évidemment colossal sur l'IA, mais bon, c'est un chiffre quand même à prendre avec un peu de précaution parce que une partie de de ces investissements, c'est aussi une forme de course de surinvestissement de d'entreprises américaines qui sont dans une concurrence très forte.

Je pense que la vocation de l'Europe est pas forcément d'essayer de de rester à ses niveaux d'investissement privé. En revanche, ce qui est sûr, c'est que pour continuer à développer l'IA en Europe et quand on dit développer l'IA, c'est pas uniquement créer des modèles de fondation qui sont qu' qu'on qu'ont la compétence, la capacité de concurrencer les États-Unis, c'est aussi aider nos entreprises à adopter l'intelligence artificielle, faire en sorte que l'intelligence artificielle se diffuse aussi dans la recherche et développement. Donc transformer la manière dont on fait de la recherche. Tout ça, ça coûte de l'argent. Euh l'argent public ne pourra pas tout faire.

On fait déjà effectivement, comme ça a été dit beaucoup pour donner peut-être un autre chiffre, le ce qui a été annoncé comme investissement dans les infrastructures type data center au début de l'année en France, je crois que c'était 100 milliards. 109 milliards. Ouais. Euh si on le ramène à ce que au niveau de la France, si on le ramène à ce que font les États-Unis taille de marché commun, c'est c'est la même chose. Donc il y a des il y a des domaines où on arrive quand même à faire à lever de l'investissement, y compris privé. Mais le problème c'est que ça reste focalisé sur des petits morceaux de ce que devrait être vraiment toute la politique d'IA.

En l'occurrence sur l'infrastructure, on y arrive. Alors cela dit, on arrive à avoir des investissements. Après, il faut les il faut les concrétiser, ce qui est une autre histoire mais mais on arrive à le faire parfois. Donc maintenant, puisque la question c'est comment on passe à l'échelle au niveau européen, en fait il faudrait que cette politique française par exemple d'infrastructure, elle ne soit plus pensée au niveau français mais au niveau européen.

Et je pense qu'on reparlera tout à l'heure de de politique industrielle européenne, mais il faudrait être capable non pas de se dire comment est-ce que la France doit s'équiper en data center, mais comment est-ce que l'Europe doit s'équiper en data center. Parce que si vous voulez que l'investissement privé suive, il faut évidemment offrir aux investisseurs privés une taille de marché qui est au niveau de la taille de marché européenne et pas du la France. Or, comme d'ailleurs c'est bien expiqué dans le rapport Dragiy, le marché européen est très fragmenté. Aujourd'hui, chaque pays a sa politique d'IA.

Elles sont pas forcément très coordonnées et donc si vous décidez d'investir en Allemagne, vous avez accès essentiellement à un marché allemand qui est grand mais inférieur à ce que serait un marché européen. Alors Alice euh on on vient de leur dire plusieurs fois, le problème c'est peut-être pas tant l'investissement public mais les investissements privés et je crois que vous vous observez euh ce ce manque cruel de taille critique et et de niveau d'investissement mais à des niveaux spécifiques euh euh plutôt dans la phase voilà d'accélération. Exactement. Oui. Bonjour à tous.

Donc nous chez RA, on est des spécialistes de l'investissement dans l'innovation, dans la technologie et bien évidemment dans l'intelligence artificielle sur ces tours de gross. Donc notre objectif c'est accompagner des sociétés qui passent à l'échelle et qui sont en train de construire des positions de leadership mondial. Euh et donc ce qu'on constate sur notre segment de marché qui consiste à accompagner des entreprises qui ont déjà réussi trouver leur modèle d'affaires et construit une position de leadership à petite échelle, c'est que sur ces tours de financement il y a des capitaux en Europe comme on l'a dit, il y en a moins qu'aux États-Unis mais il y en a.

Euh mais les tous les tours de série B, série C, série D, donc des entreprises qui veulent lever euh 20, 50, 100 millions, 200 millions et plus, une très grande partie de ces tours en fait sont principalement financés par des fonds non européens ou par des corporates non européens.

Donc ce qui est une euh bonne nouvelle qui est ces capitaux parce que ça démontre que euh les savoir-fa euh les talents euh le niveau d'excellence euh scientifique, académique et entrepreneuriale est reconnu à l'international, en particulier sur l'intelligence artificielle où on a des pôles d'excellence extrêmement forts, mais c'est une opportunité manquée pour les épargnants européens, pour les entreprises européennes. Parce que quand on parle du financement de l'intelligence artificielle, du financement de l'innovation, c'est pas financer l'IA pour financer l'IA, mais c'est construire le monde de demain.

Donc financer des entreprises qui créent les emplois de demain, qui créent les la souveraineté de demain. Et donc en effet, une grosse partie de ces capitaux sont principalement internationaux si on compare le pourcentage de d'investissement dans capital risque des fonds de pension américains par rapport au fonds de pension européen, on est sur à peu près 15 % au niveau américain et à peu près 3 % au niveau européen. Donc on est déjà sur des fonds de pension qui sont plus gros aux États-Unis qu'en Europe et en plus il y a une exposition beaucoup plus importante côté de l'autre côté de l'Atlantique.

Donc c'est nous on pense un levier très important à débloquer pour pouvoir avoir plus de capacité à faire passer à l'échelle nos entreprises. On a des un marché qui est très fragmenté en Europe. Ce qui est intéressant d'avoir ce marché fragmenté, c'est parce que ça nous permet d'avoir de la diversité, de l'innovation, mais il faut maintenant réussir à consolider l'étape d'après.

Alors vous, GR, ce qui est intéressant, c'est que vous avez la vision entreprise vraiment euh sur le terrain et euh ce que vous avez observé, c'est que pour le moment, il y avait quand même, quoi qu'on en dise, une une adoption sur toutes des grandes entreprises euh des IA génératives qui étaient quand même satisfaisante, euh mais pour peu d'investissement et peu de transformation de l'organisation et que pour vous le le vrai enjeu à venir en terme de financement au sein des entreprises, ça va être l'âge antique et que là c'est pas gagné. Bonjour à tous. Merci Amélie pour pour la question. Effectivement le l'observation est on en fait l'expérience tous les jours dans nos vies quotidiennes.

C'est une adoption individuelle très forte. On a tous été sur chat GPT ou sur un un concurrent peut-être le chat Mistral. Nos enfants l'ont été peut-être même nos parents l'ont été. Donc il y a une adoption individuelle qui est très forte y compris dans le monde de l'entreprise. Le problème que j'y vois, c'est qu'à la fin ça crée pas une vraie économie au sens où si je suis caricatural, ça permet à chacun de soit de partir un quart d'heure plus tôt, soit de prendre deux cafés de plus. Mais il y a quelque chose de cet ordre.

Ce qui arrive avec l'agentique, c'est effectivement de remagier en profondeur les processus et je pense que là, on va rentrer dans le dur de la transformation économique et c'est sujet ce sujet là de transformation qui va être qui va être passionnant. Si je reprends les quelques éléments qui ont été partagés précédemment et peut-être en précisant chacun d'entre eux, moi j'en j'en vois cinq. Il y a un sujet de financement des infrastructures. Il y avait une table ronde passionnante ce ce matin sur le sujet. Ça n'a aucun sens de construire des infrastructures de des data centers des des giga factory comme on dit à une échelle nationale.

Il faut évidemment la penser à l'échelle internationale, européenne, continentale. Et en l'occurrence, je pense qu' il va être nécessaire d'offrir alors on peut on peut en discuter, mais quelque part une surcapacité parce que sans abondance bah ça sera une économie de pénurie et si on n pas une scacapacité de ce point de vue, je pense qu'on on pourra pas aller chercher les promesses de l'IA. Le deuxième thème qui a été évoqué également par Deron Bonel, c'est le euh le les talents et la création des modèles.

Mais c'est pas que les modèles fondamentaux, vous savez qu' on a une belle start-up, alors elle est franco-américaine, c'est enfin c'est plus vraiment une start-up d'ailleurs Hugging Face, il y a 2 millions de LLM disponibles sur UGing Face. Le sujet c'est que c'est pas plug and play comme le propose d'autres entreprises dont la plupart ne sont pas européennes. Donc là, il faut investir énormément je pense sur le packaging, peut-être plus le D que le R parce qu'on est déjà très bon en R pour développer ces produits et services DIIA qui seront presque plug and play. Il y a deux sujets qui sont hélas trop peu abordés à mon sens.

Le premier c'est créer alors ce qu'on appelle en bon anglais des ennéurs. Je pense que la plupart des entreprises n'ont pas la maturité technologique pour réellement pouvoir brancher rapidement cette ces IA parce que elles n'ont pas le la qualité des données. On parle souvent de la qualité enfin la donnée le pétrole de de de l'IA. Donc elles ont pas ces plateformes de data qui permettent de venir brancher de l'IA dessus. Donc il y a un rattrapage de de dette technologique en quelque sorte à faire et et ça il va falloir le financer et c'est pas c'est en accompagnant les entreprises qui n'en ont pas tout aujourd'hui les moyens qui sinon ne pourront pas monter dans le train de l'IA.

Et puis il y a un un point qui est le le j'ai j'ai bientôt fini avec mes cinq points, le le 4e point euh qui est le fléchage parce que euh de même que je disais que les entreprises ont n'ont pas toute cette maturité technologique. Quand vous prenez certains secteurs stratégiques sur lesquels on vous conserver une maîtrise de notre destin technologique autrement appelé souveraineté, c'est souvent des chaînes de de alors de sous-traitants qui eux aussi ont besoin de se faire aider pour monter dans dans le train de lia. Donc il y a un sujet de fléchage sur les domaines stratégiques dont on souhaite conserver la la souveraineté. Fléchage de de de financement.

Et le dernier point, c'est pas un sujet de financement, mais je pense c'est au cœur de ce qu' évoqué Alice, c'est comment on articule le financement à la fois public dont on a vu qu'il était finalement euh pas un décent si si je puis dire, mais la prise de relais euh des du des financements privés et en plein débat sur ce qui est productif ou non en terme de capital, je pense qu'il faut se poser les bonnes questions pour flécher vers le bon capital productif et les investissements de qui en relèvent. Alors, j'aimerais maintenant ouvrir sur les solutions et peut-être les freins qui resteraient à débloquer et et des leviers. Voilà. Alice, vous avez déjà évoqué le sujet de l'épargne.

Euh, est-ce que vous pouvez nous en dire un tout petit peu plus là-dessus ? Oui, enfin pour euh rebondir sur ce qui a été dit, je pense que on a euh aujourd'hui en Europe euh euh de l'épargne long terme euh mais qu'on a un enjeu qui est celui de réussir à flécher cette épargne long terme euh vers une prise de risque plus importante et vers une opportunité de création de valeur aussi plus importante.

Parce que ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'avec les le fonctionnement des retraites par répartition et avec les limitations des caisses de retraite d'investir dans le segment du non côté de façon générale et à forceurer dans tout ce qui est encore plus risqué qui est capital risque et intelligence artificielle. En fait, on a très très peu de capacité euh à donner accès à euh ces ces entreprises qui sont extrêmement innovante à l'ensemble euh de l'investissement institutionnel.

Euh et donc euh euh enfin moi ce que je pense c'est qu' on a besoin d'avoir une euh débloquer des verraux réglementaire, des verreux pour pouvoir flécher cette épargne d'assurance vis, cette épargne de retraite et également inciter à une euh culture financière et une acceptation de la prise de risque. et qui dit prise de risque dit également capacité à aller capter l'upside parce qu'aujourd'hui c'est queune toute petite partie de la population qui bénéficie de ces segments qui sont créateurs de valeur. Donc pour résumer ce que vous dites c'est qu'il y a des choix politiques à faire. C'est des choix ben privés. Il y a du il y a du public, il y a du privé dans ces choix là.

Il y a des choses qui se décident euh au niveau collectif et des prises de décision aussi euh individuelles pour aller orienter les tout types enfin aujourd'hui une grosse partie de l'épargne qui dort sur du oui du capital enfin c'est ces questions du capital productif ou non productif mais en tout cas qui n'est pas fléché vers l'IA. Antonin, vous vous êtes un un fervant partisan, enfin j'exagère peut-être en disant fervant partisan de la commande publique, mais vous avez aussi un regard critique sur la réglementation. Pour vous, ça reste quand même un point bloquant, je crois, en Europe.

En tout cas, je pense que il faut qu'en Europe, on arrive à se décider un peu sur ce qu'on veut comme modèle. Je pense tout à l'heure Bruno Bonnel a parlé de de l'environnement qui allait devenir et et qui est déjà sa manière la un petit peu la la contrainte mordante sur le développement de liage. Je pense que en en Europe peut-être qu'on aura de la difficulté pour toutes les raisons qu'on a évoqué à suivre les niveaux d'investissement américain ou chinois sans doute à rester dans la course.

Mais par contre on a on a un modèle européen, on a des préférences européennes qui sont très spécifiques et notamment sur la manière dont on valorise l'environnement beaucoup plus que d'autres régions du monde. Et donc on devrait décider collectivement si ce qu'on veut c'est rentrer dans la course complètement avec les Américains. Dans ce cas effectivement, on a clairement une régulation qui est pas adaptée. On a des règles environnementales qui sont pas adaptées et on va devoir renoncer aussi à une forme de modèle européen complètement égalitaire territorial dans lequel on essaie de faire en sorte que tout le monde se développe un petit peu.

une politique industrielle européenne efficace de développement de l'IA. Concrètement, c'est mettre des data centers géants dans un pays d'Europe avec un financement commun énormément de fonds dans un centre d'excellence de recherche qui sera peut-être pas à sa clé ou à Marseille mais qui sera peut-être à Copenhague ou à Vienne. Et donc il faut accepter nous en tant que français d'aller financer ce type de dépenses qui vont augmenter les inégalités au niveau européen. Et c'est effectivement peut-être renoncé aussi à une partie de nos objectifs environnementaux. Si on veut rester dans la course, c'est ce genre d'arbitrage qu'il faut faire.

Euh moi, je pense que on ne veut pas faire ces arbitrages au niveau européen et donc il faut qu'on réfléchisse à ce quel devrait être l'objectif d'une politique européenne efficace d'IA. Et à mon avis, cette politique, ça devrait être celle de développer un modèle d'IA qui est justement vertueux environnementalement, mais aussi dans la manière dont on protège les données individuelles parce que la demande pour ce type de d'outil, de ce type de de modèle va augmenter très fortement, y compris au niveau mondial.

Et ce que vous dites aussi, c'est que il faut aussi avoir un certain courage parce qu'on est toujours dans le compromis au niveau européen et peut-être faire des choix drastique et impopulaire de dire bah finalement je vais favoriser que un seul champion. Je prends cet exemple là et au détriment de d'autres alors que chaque pays veut avoir son petit champion national. Exactement.

Si on veut vraiment bénéficier de la taille de marché européen, si on veut faire de la commande publique européenne, si par exemple on décide d'équiper toutes les administrations européennes avec un modèle unique pour augmenter son efficacité, et ben il faut accepter que la commande publique européenne parfois ne fasse pas gagner que les modèles français et au et nous individuellement en tant que que contribuable français, il faut qu'on l'accepte. Euh c'est quelque chose culturellement d'assez difficile à dépasser pour l'instant, je pense.

Euh GTR, vous qu'est-ce que vous voyez comme chose qu'on pourrait débloquer, comme levier ou comme nouveaux instruments qui pourraient nous aider à passer l'échelle en terme de financement ? Alors, je je reviens juste un petit peu sur la réglementation parce que je trouve c'est un point euh important. Le on a beaucoup parlé de l'Ajact et en fait ce qui est important de toucher du doigt, je pense c'est qu'il y a on parle de transformation là. Donc il y a la réglementation sur ce qui nous arrive l'IA. Et et alors moi je dois être avoir une voix un peu dissonnante. Vraiment, je tire pas du tout à Boulet Rouge là-dessus.

Je trouve que ça a été conçu dans l'air du temps et finalement bon ça tient la route, c'est toujours criticable. Mais en revanche, comme on parle de transformation, cette IA, elle va s'appliquer ben pas à l'IA, elle va s'appliquer à tous les domaines traditionnels. Il y avait une table ronde ce matin sur la santé et vous vous voyez les les délais d'autorisation de mis sur le marché des en matière de santé. Là, ça ce fameux time to market, ben on décroche là aussi.

Alors pour une raison qui est purement administrative réglementaire liée à la aux lois au juridiques, je pense que là il faut arriver à introduire un peu de souplesse dans les limites qu'évoquait Antonin parce que il y a des arbitrages à faire entre le la protection du citoyen, le l'environnement et cetera mais il faut certainement apporter un peu de souplesse parce que sinon alors non seulement on aura pas les IA européennes parce qu'on aura pas pu les développer à temps par manque de financement mais en plus on va avoir des des IA développé en dehors de nos frontières avec encore moins de maîtrise quelque part parce que si on veut garantir un certain niveau de de soins en l'occurrence dans l'exemple que je prenais et et que les citoyens continuent à se faire soigner en Europe, on sera forcé de les adopter sans avoir aucune maîtrise dessus.

Donc il est important, je pense du point de vue de la réglementation de faire rentrer cette cette souplesse pour embarquer et pour prendre le train de la de la transformation. Alors pile poid le le timer indique zéro. Donc on est arrivé au terme de cet échange. Malheureusement on aurait pu en parler pendant pendant 1 heure. Ce que je retiens quand même de tout ce que vous avez dit c'est que il y a eu d'énormes efforts de fait en terme d'investissement public que les montants sont pas ridicules par rapport aux États-Unis mais que c'est vraiment le problème c'est l'investissement privé arriver à à mobiliser des capitaux et à une échelle bien supérieure par rapport à ce qu'on fait déjà.

Donc il y a encore beaucoup de travail sur la planche dans les années à venir. Merci à tous. Merci.

3:18:41
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3:20:28
Locuteur

Yeah.

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Locuteur

Bonjour à tous. Euh un secteur qu'on a pas encore assez abordé et pourtant c'est l'une des grandes révolutions technologiques de l'IA, c'est la synthèse vocale où on peut parler de la voie générée par IA et on a de la chance parce que l'un des leaders du secteur est aujourd'hui présent. Aujourd'hui, nous avons le privilège d'accueillir le laboratoire de recherche en NIA audio Générative Eleven Labs qui va nous présenter la manière dont ces innovations, pardon, dans ces innovations contribuent à la médecine et à l'inclusion, notamment grâce à la démocratisation de l'accès à l'information.

3:21:13
Non speech

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3:21:18
Locuteur

Merci Bogdan pour l'introduction. Pour l'introduction. Euh au cours des 24 dernières heures, nous avons amplement parlé de la souverain souveraineté digitale. Nous avons amplement parlé de comment est-ce que l'Europe va pouvoir redevenir compétiteur et compétitif dans le domaine de l'IA. Et les quelques minutes que nous allons passer ensemble, je vais vous je vais essayer de vous convaincre côté européen, nous ne sommes pas si mauvais que ça et notamment pour tout ce qui va toucher au monde de la santé, au monde de l'éducation et au monde de l'accès à l'information et à la culture. Je vais me présenter rapidement. Donc, je suis Stan Massuras, je suis en charge de l'Europe pour Eleven Labs.

Je suis accompagné aujourd'hui de Jonathan Chemoni qui s'occupe des partenariats et du business development. Il est dans la salle, je sais pas si tu peux lever la main Jonathan. Parfait. Si vous ne connaissez pas Eleven Labs, nous sommes en laboratoire de recherche qui est spécialisé dans l'IA génératif pour tout ce qui va toucher à l'audio. Nous sommes une entreprise européenne. Nous avons été lancé il y a à peine 3 ans par deux jeunes entrepreneurs polonais Piotre et Math. Ils se connaissent depuis qu'ils sont enfants. Ils ont ils ont ils ont ils ont lié leur amitié autour de leur amour pour les mathématiques.

Et au cours des dernières années, ils se sont concentrés sur une seule et unique chose qui est la compréhension de la voix humaine. Pourquoi est-ce que la voix humaine est complètement unique similairement à notre empreinte digitale ? Quels vont être les éléments qui vont nous permettre aujourd'hui en 2025 grâce à l'IA de pouvoir synthétiser la voie humaine au niveau de la tonalité des accents ? Aujourd'hui, je vous parle en français avec un accent avignonné. Quel est le rythme que je vais utiliser ? Quel potentiellement pour être le dialecte que je pourrais utiliser ?

Et donc toutes ces données qui vont permettre aujourd'hui à des milliers et des milliers de personnes de pouvoir continuer une vie normale malgré le fait qu'il puisse être touché par par une maladie assez assez grave. Donc pourquoi la voix ? Parce que cela fait des millénaires que la voix le lien universel qui nous unit. Cela fait des millénaires que lorsque deux personnes partagent leur savoir cela se fait toujours autour de la voix.

Et nous avons la conviction que grâce à la voix et grâce à l'arrivée de l'IA générative autour de l'audio, pour la première fois, nous allons enfin lever les yeux de notre portable pour pouvoir avoir une vie normale de manière à interagir avec tous les objets de notre de notre quotidien d'une manière vocale. Donc rapidement au niveau de notre mission, c'est briser les les frontières linguistiques quelle que soit la langue, la voix ou le son. Aujourd'hui, Labs don nous sommes le leader de de l'IA audio. Plus de 80 millions d'utilisateurs, une valorisation à 6 milliards, 76 % des 500 entreprises les plus importantes au monde qui utilisent aujourd'hui notre technologie.

Aujourd'hui, nous allons parler de la partie médicale. Le un programme que nous avons mis en place qui s'appelle le Labs Impact qui permet à des des organisations caritatives de bénéficier de notre technologie gratuitement pour accompagner des patients qui potentiellement auraient été touchés. par un AVC, la maladie de Charco, cancer de la gorge de manière à ce que lorsque ces personnes vont perdre la fonction de la voix de pouvoir continuer à avoir une vie normale.

Aujourd'hui, en France, on peut travailler en plus de de 21 organisations, que ce soit l'Arsla, que ce soit la Croix-Rouge pour justement mettre à disposition notre technologie d'une manière 100 % gratuite pour aider des milliers de personnes à conserver la faculté de la voir. Je vais vous donner un exemple concret parce que c'est des chiffres sur une slide potentiellement qui ne vont pas vous donner de de visibilité précise sur l'impact que nous pouvons avoir aujourd'hui grâce à l'IA sur le quotidien de milliers de personnes. Je vais vous donner l'exemple de Sarah. Euh Sarah qui a récemment été le sujet d'un documentaire sur la BBC.

Il y a 25 ans, Sarah malheureusement a perdu l'accès de la voix, sa fonctionnalité, sa la faculté de la voix par rapport à la maladie de Charco. Malheureusement, elle était jeune maman. ses enfants ont grandi sans connaître la voix de leur maman. Euh, elle a passé plus de 5 ans dans le silence de souffrance sans pouvoir communiquer avec son avec son entourage. Quelques années plus tard, 5 années plus tard, c'est là où la technologie Aazing qui permet grâce au mouvement des yeux de pouvoir communiquer via du text to speech. Vous devez certainement vous rappeler de Stephen Hawkins qui justement utilisait cette technologie avec une voix très robotique.

Donc déjà un énorme pas en avant pour permettre à ces personnes de pouvoir continuer à communiquer et s'exprimer, partager leurs sentiments et leurs émotions. 25, nous avons signé un partenariat avec notre ONG qui s'appelle Smartbox au Royaume-Uni et via Smartbox, nous avons accompagner Sarah justement pour retrouver un bout de vidéo sur une VHS qui avait plus de 20 ans pour justement trouver un bout un bout de sa voix 8 secondes qu'on a retrouvé pour pouvoir cloner sa voix pour lui permettre aujourd'hui d'avoir une vie plus ou moins normale en utilisant sa propre voix.

Et ce qui était aussi touchant et c'est pour ça que c'est un sujet que qui me tient particulièrement à cœur, c'est l'impact sur ces enfants pour la première fois 25 ans plus tard de pouvoir enfin entendre la voix de de de leur maman. C'est Sarah Ezéchiel 2025. Je vous conseille de la suivre sur Instagram. Euh donc maintenant grâce à justement tous les nouvelles technologies, c'est une artiste. Elle elle utilise le l'intelligence artificielle pour pour peindre. Et donc toutes les toutes les œuvres qu'elle va vendre via son compte Instagram vont être reversées à à la recherche contre la LS.

Donc aujourd'hui, c'est 4600 personnes que nous avons aidé euh gratuitement justement à cloner leur voix avant que ce soit trop tard ou essayer de retrouver des enregistrements sur des des vidéos de famille ou certaines certaines personnalités qui avaient enregistré une vidéo sur YouTube, certains youtubeurs et cetera. Et c'est une chose, notre mission, c'est de redonner la voix à plus d'un million de personnes sur les sur les prochaines années également. Nous souhaitons aller un petit peu plus loin et cette semaine, nous avons enseigné notre partenariat avec la National Federation of the Blind, donc la la Fédération nationale des aveugles.

Donc pour toutes les personnes qui vont être affiliées justement à cette organisation, on va leur donner accès gratuitement à notre technologie cette fois-ci qui est du text to speech. Donc c'est-à-dire pour qu'une personne malheureusement aveugle lorsqu'elle va recevoir une facture, le manuel d'utilisation d'un nouvel objet et cetera, de pouvoir juste tout simplement l'intégrer dans notre technologie. une application qui s'appelle Eleven Reader pour pouvoir justement via l'audio écouter ce qui est en train de ce qui est le le le texte qui est sur sur ce document.

Une chose de de plus, on va vraiment aller encore plus loin et avec le développement d'une équipe spécialisée autour de de ce projet. également donc une nos missions, c'est de briser les frontières linguistiques et cela on va le faire dans plusieurs manières notamment par démocratiser l'accès à l'information et cela va se faire par le doublage vidéo, le doublage audio. Aujourd'hui, c'est plus de 80 % de la planète qui ne parle pas anglais. Malheureusement, les films, les les séries télé, la majorité des livres, la majorité des podcasts sont créés en anglais. Euh je ne sais pas si vous connaissez le podcaster l'ex Friedman qui est un excellent podcaster.

Justement, on travaille étroitement avec lui pour lorsqu'il va interviewer le président Zelenski, enregistrer la conversation en mélange de ukrainien, russes et anglais pour après, pour la première fois avoir l'émotion et vraiment l'empathie du président Zelenski pour la première fois lorsqu'il a participé à un podcast. Même chose pour le président argentin Milé qui est une personne euh qui ne parle pas du tout anglais et euh qui est un un personnage qui est riche en couleur. C'était vraiment aussi exceptionnel pour moi de voir ça de de comprendre sa personnalité cette fois en l'écoutant parler en anglais sur sur ce podcast.

Pas besoin d'aller aux États-Unis pour euh pour justement pour voir les les excellents podcasters qui qui utilisent ces technologies. Mathieu Stéphanie de du du podcast que j'adore Génération du Yourself qui est un podcast français. Mais lorsque des invités de renom passent par il va les interviewer en anglais et ces équipes vont utiliser Eleven Labs pour justement transformer cet entretien en anglais pour le convertir en français pour justement ouvrir le spectre du nombre d'invités exceptionnels qu'il va pouvoir recevoir. Également au niveau de du déploiement de l'IA au sein de l'accès à l'information.

On est en train d'apercevoir une tsunami qui est en train de se passer sur des grands médias qui utilisent l'é générative notamment je parlais avec les équipe de la tribune tout à l'heure euh comment est-ce qu'on va pouvoir aller plus loin non seulement sur la partie localisation pour augmenter le spectre de d'auditeurs ou de lecteur mais également pour rendre le contenu beaucoup plus participatif et engageant. C'est ce que Time Magazine a fait avec nous le décembre dernier lors de l'apparution de Person of the Year. Donc cette année qui était Donald Trump. L'année précédente c'était Taylor Swift.

Mais ce qu'ils font c'est lorsque vous allez sur sur le site ou dans l'application, il y a un bouton chat with me et là vous allez chatter de manière conversationnelle avec l'article, poser des questions sur la carrière de Taylor Swift, le parcours politique de Donald Trump et d'avoir cette expérience immersive qui va qui aller beaucoup plus loin que tout simplement d'avoir du texte sur une page. Et pour terminer, j'aimerais l'exemple parfait qui va pouvoir vraiment vous aider à comprendre ce que l'on ce que l'on fait et comment l'éducation et l'accès à la culture va être totalement bouleversé. C'est ce qu'on a fait avec la la fondation d'Ali.

Je vous conseille d'aller sur YouTube et si vous cherchez Steve Jobs, vous tapez Steve Jobs Suède et le mot clé Aristot, vous allez tomber sur un un une prise de parole que Steve Job a fait lors d'un dîner. Et en 1983, il expliquait que récemment, il avait découvert que Alexandre le Grand, son mentor, son professeur était Aristote. il trouvait ça, il disait c'est un avantage qui est totalement totalement unfair par rapport à à tous les tous les autres tous les les personnes qui ont un impact sur sur notre monde.

Et il expliquait en 1983 que un jour l'essence, l'ADN, la la culture de des grands philosophes pourraient tenir dans un ordinateur qui tiendrait dans notre poche et avec qui les étudiants des nouvelles générations vont pouvoir interagir pour justement poser des questions euh au sujet de leur quotidien et sur le parcours qu'il pourraient avoir. Et c'est ce que nous avons fait avec la fondation d'Ali. Nous avons travaillé étroitement avec la famille de Salvador d'Ali pour créer une synthèse digitale de Savoie, mais également utiliser notre technologie d'agent conversationnel pour justement créer cette expérience immersive lorsque vous allez vous rendre au Dali Museum de de Floride.

On va passer une petite vidéo de 90 secondes.

3:31:35
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[musique] [musique]

3:31:43
Locuteur

Sal they are mortal human beings. Now I can tell you introducing Ask B an audio experience powered by AI and machine learning that allows you to talk to me. Hi I'm Salvador Dali and you can ask me anything just because my lobster

3:32:09
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[musique]

3:32:10
Locuteur

phone. Why are the clocks melting? My dear questioner think not of the clocks as merely melting. Picture them as a vast dream. Why are the elephants leg so thin? Did you really dream [musique] all those things? What's up with your mustache? How they brought me here is far beyond my comprehension. All I know is that they used something called a large language model in a recreation of my voice. And here I am. So next time you have a question just ask. venir sur les slides. Vous avez pu voir euh justement comment aller beaucoup plus loin dans au lieu de consommer le contenu, au lieu de consommer l'information, de pouvoir participer.

Euh et moi j'ai un petit garçon de 9 ans et la version française de Dali est exceptionnelle. J'ai moi-même créé un agent conversationnel où j'ai recherché les informations sur Albert Einstein et c'est une expérience qui est vraiment phénoménale de voir les enfants interagir justement avec des personnalités du passé qui ont changé le monde aujourd'hui. Donc pour venable sur sur le territoire français. Donc même si nous sommes une entreprise européenne polonaise, nous avons une présence en France. Nous sommes éparpis aux quatre coins de la France.

Nous avons du nous avons des employés dans les Altes, nous avons des personnes en région parisienne, nous avons des personnes dans le sud de la France et la France est un territoire un pays sur lequel qui nous tient vraiment à cœur et auprès duquel nous allons passer beaucoup plus de temps pour accompagner justement ces ces ces ONG pour aller plus loin dans le secteur médical. Je vous remercie. N'hésitez pas à me contacter. Si vous connaissez des personnes touchées par une des maladies sur lesquelles on a on a parlé, n'hésitez pas à les rediriger vers moi. On vous mettra en relation avec les bonnes organisations qui vous donneront accès à notre technologie gratuitement.

Je vous remercie beaucoup. Passez une très bonne journée.

3:34:38
Non speech

[musique] [musique]

3:35:46
Locuteur

Bonjour madame la ministre, nous sommes ravis de vous recevoir à l'Am pour la première fois après votre prise de fonction assez récente. Bonjour, merci d'être avec nous. Bonjour, merci de m'accueillir à Marseille aujourd'hui, ça me fait très plaisir après Strasbourg Renn 3e déplacement région à Marseille. Je suis très heureuse d'être là.

vous avez en parter d'entrepreneurs et de spécialistes de l'IA ici depuis hier à la IM et justement l'un des thèmes forts de de ces deux jours de débat c'était vraiment la souveraineté numérique et donc comment on crée une tech et une IIA souveraine et ben ça tombe bien parce que vous vous avez fait une interview à la tribune il y a quelques semaines où vous avez dévoilé votre feuille de route et justement vous voulez vous positionner et c'est d'ailleurs une première pour une ministre du numérique en exercice comme la ministre de la souveraineté numérique.

Alors, j'ai envie j'ai envie de vous demander concrètement qu'est-ce que c'est le ministre de la souveraineté numérique et comment on le fait dans l'IA ? Bah, disons que le terme souveraineté numérique et pour être une élue locale, hein, je suis je suis élu local à Van et j'étais député de du Morbillant.

C'est c'est vrai que à l'usage quand même euh dans les sujets que je traite qui sont euh la cybersécurité, euh l'IA, euh je me suis rendu compte que euh c'était quand même pas évident, euh c'était pour tout le monde en tout cas de privilégier les filières françaises, ce qui n'était pas, étant membre de la commission de la défense en tant que député, ce qui n'était pas pour me rassurer, dans la mesure où les menaces ont évolué, la France est une cible et que surtout on a une filière technologique d'excellence. Donc je ne comprenais pas en tant qu'élu local et en tant que député que on n'assume pas la souveraineté numérique. Et bien moi je l'assume. Ce n'est pas un gros mot du tout.

Non seulement je l'assume mais je vais tout faire pour qu'on soit souverain numériquement. Alors concrètement du coup comment on on arrive à à casser les freins qui empêchent aujourd'hui les entreprises, les grands groupes mais aussi les autres de choisir en fait des acteurs français de numérique et de LIA. Euh il y a beaucoup d'études qui sont sorties ces derniers mois, ces dernières années euh qui montrent que voilà la souveraineté numérique 1, c'est pas vraiment une priorité pour les directions générales. C'est en atout en plus mais c'est pas vraiment ce qu'elle recherche. Elle recherche la performance à tout prix.

Il y a toujours cette croyance que les acteurs dominants du marché sont les plus performants aussi. Comment vous comptez du coup agir pour que ces freins là puissent être levés ? Quels sont les leviers à votre disposition ? Alors, en préambule, je voudrais quand même préciser que euh il est évident que nous n'avons pas, je n'ai pas en tant que ministre, le gouvernement n'a pas de problème avec euh les acteurs mondiaux. Euh on pense simplement, je pense simplement qu'on a des champions en France, en Europe qu'il faut pousser.

Euh pour pouvoir avoir une politique de la souveraineté, je dirais qu'il faut un certain nombre de critères que moi j'ai en tête comme une boussole constamment, c'est agir pour pousser l'offre. Donc c'est de faire en sorte par les politiques publiques, par les dispositifs gouvernementaux, par ma feuille de route et bien qu'on œuvre pour pousser les champions français et on en a que ce soit et principalement en ciblant aussi les actions sur les technologies de rupture. Donc je pense à l'IA, je pense au cloud, je pense à la cybersécurité. Le quantique, je ne l'oublie pas parce qu'il faut pas qu'on prenne de retard là-dessus.

C'est la première chose dans ma dans mon mon travail, c'est de faire en sorte que tous les dispositifs qui existent France 2030, France Frenchtech et cetera, se poursuivent et qu'on on soit dans la continuité. Donc ça c'est la première chose, soutenir l'offre. La deuxième, je pense qu'il faut être aussi réaliste sur nos dépendances. Pour pouvoir prétendre être souverain, il faut qu'on connaisse nos dépendances technologiques et il faut qu'on fasse ce travail là. euh cette dépendance technologique qui dans certains cas est normale parce qu'on n'a pas l'offre justement ou en France ou en Europe.

Et bien euh cette dépendance technologique, il faut juste l'assumer, se dire bah là je n'ai pas euh de sociétés euh qui puisse répondre française ou européennes qui puissent répondre à mon besoin. Mais la souveraineté consiste à dire quand on n pas l'offre sur notre territoire, il faut que je minimise les risques d'intrusion sur nos systèmes d'information, d'accès à nos données et de bloquer les démarches prédatrices commerciales de certains acteurs que je ne signerai pas ici. Et puis enfin, la troisième valeur pour moi qui est fondamentale pour aller vers cette souveraineté numérique, c'est de défendre nos valeurs.

Je suis désolé, les valeurs françaises, les valeurs européennes, c'est pas les mêmes que les valeurs américaines. C'est pas les mêmes valeurs que les valeurs chinoises. Ben moi, je suis fière des valeurs européennes et il faut se battre pour ces valeursl et ça nous permet notamment d'avoir une IA éthique, une IA de confiance et puis c'est un narratif qu'il faut raconter en disant à un moment vous avez le choix entre une IA très business où peut-être les valeurs sont pas les mêmes que nous. Nous on a une IA qu'on assume de confiance, de valeur qui sont les nôtres humanistes notamment. Et bien vous avez le choix, c'est une histoire à raconter. C'est comme ça que je conçois la soiné numérique.

Et ça commence par cartographier les dépendances aussi, j'imagine. Est-ce que ce serait un objectif de le du sommet de du premier sommet de la souveraineté numérique qui se tient la semaine prochaine à Berlin ?

Vous avez raison, il y a il y a deux aspects très très importants, c'est que non seulement il faut cartographier nos dépendances, il faut les assumer, il faut être très transparent là-dessus et dire bah voilà, à ce niveau-là sur les les les puces, bah on est dépendant à tant de pourent euh et on n' pas vraiment le choix pour l'instant parce que la filière, elle est elle est pas assez développée, mais ça n'empêche que nous on doit dans nos politiques publiques avoir une une ambition et des engagements très forts pour être le moins dépendant possible. au nos les leviers d'action qu'on qu'on a par rapport à à votre question. Ben je je pense qu'on a des solutions en France.

Ça c'est notamment les politiques publiques qu'on mène et sur l'IA, il y en a beaucoup depuis le sommet. Donc on est au rendez-vous, on investit massivement. c'est de diffuser aussi très largement l'IA dans les territoires et moi je dis aux territoires, aux régions notamment aux départements, aux intercommunalités qui ont cette compétence économique et bien privilégiez vous en local les acteurs de vos territoires et puis diffusez largement l'IA dans vos intercommunalités, dans vos départements, dans vos régions en ayant finalement en tête que le marché public est un levier exceptionnel pour diffuser et pousser les filières françaises.

Alors justement la commande publique souveraine séante des levées d'action et c'est un sujet qui est ouvertement discuté en Europe aujourd'hui. C'était pas encore le cas il y a très récemment. La France et l'Allemagne semblent s'accorder d'ailleurs sur cet objectif. Par contre l'Europe c'est une mosaïque de pays avec des intérêts divergents. Certains sont beaucoup plus proaméricains que d'autres. Donc il y a cette harmonisation à trouver. C'est vous vous pensez qu'on peut y arriver et du coup est-ce que vous attendez des choses concrètes du sommet de la semaine prochaine ? Oui, excusez-moi, j'ai pas effectivement répondu à votre question sur le sommet.

La semaine prochaine, nous avons un sommet franco-allemand qui est essentiel sur l'avenir de la souveraineté numérique en Europe. Parfois, même si on utilise les mêmes termes comme la souveraineté numérique, derrière le terme qu'on utilise, quand c'est utilisé par un allemand ou quand c'est utilisé par un français, ça revaît pas exactement précisément la même définition. Donc déjà l'objectif du sommet la semaine prochaine à Berlin, ça va être de tomber d'accord sur une définition commune.

Notre objectif, mon objectif, c'est de faire en sorte que les livrables qui vont être qui vont qui vont être diffusés suite au sommet, c'est non seulement de tomber évidemment sur des définitions communes, mais c'est même des engagements. Et un des engagements, nous au niveau des marchés publics, on a demandé et moi j'ai demandé à la directrice de la DINUM de privilégier les offres privées dans certains cas pour les besoins de pour les besoins de l'administration. Et ben au niveau de l'Europe, il y aura une révision cadre de des du des marchés publics en 2026, début 2026.

Mon objectif, c'est que le couple franco-allemand soit capable la semaine prochaine de dire bah nous on s'engage pour que finalement dans le cadre de la simplification, dans le cadre de la révision des marchés publics au niveau européen, on privilégie les filières européennes. Alors si par exemple ça devait patiner ce qui est possible aussi euh en Europe, est-ce que la France pourrait être moteur et du coup y aller toute seule euh et donc inscrire dans la loi euh le protectionnisme euh euh la préférence euh française ou européenne dans les achats publics notamment ?

Bah écoutez, moi j'ai j'étais parlementaire il y a pas très très longtemps et j'étais rapporteur d'un titre en l'occurrence le titre 3 de la loi Sen sécurisé réguler l'espace numérique qui était une transposition de DSA DMA en France. dans cette transposition. Euh malheureusement le décret n'est pas encore sorti, mais imaginez bien qu'en tant qu'ancienne députée aujourd'hui je fais je mets toute ma force, toute mon énergie pour que les décrets sortent euh au niveau euh notamment de Bery, c'est on a inscrit dans la loi Cloud au centre et Cloud au centre, c'est exactement ça.

cloud c'est le de d'obliger les administrations centrales, en clair entend tous les ministère français d'acheter euh en France et de notamment sur le cloud de sauvegarder les données dans des data center français donc souverain labelliser Secnum Cloud. Donc on a vraiment des leviers si on n' pas une réponse en Europe, mais je pense que on va on va réussir. Je p j'ai j'ai le sentiment qu'il y a une évolution euh suite à un petit peu au je dirais au contexte commercial mondial très agressif dont la dont l'Europe est un peu aussi la cible. Il y a des il y a des des des démarches commerciales hyper agressives, non respectueuses de nos règles et de nos valeurs.

Et une attaque du droit aussi européen de la part notamment des bigc mais aussi du président Trump lui-même. Exactement. ou bien des Chines comme il y a 10 jours qui se permettent d'arriver sans absolument respecter aucune de nos règles européennes. Donc je pense que il y a une conscience, il y a une prise de conscience au niveau européen. Quand j'en parle avec mes collègues, mes mes homologues européens, que soit la le Danemark, la Finlande, l'Allemagne et en marge du sommet, on aura ce genre de discussion, je dirais de manière informelle. on veut aller vers cette libération des marchés publics et de les cibler vers des filière européenne.

C'est-à-dire en gros, on va utiliser un moqué très nouveau au sommet euh en tout cas moi je le citerai Roland l'escur le citera et je pense le président de la République également c'est assumons la préférence européenne. Alors dans l'IA, c'est un enjeu stratégique majeur parce que l'Europe a raté les premières vagues de révolution numérique, la révolution internet, la révolution du smartphone. Dans l'IA, on voit déjà que des acteurs notamment américains ont déjà acquis des positions dominantes dans l'IA générative. Euh, on est dépendant sur la chaîne des puces également. Donc, il y a souveraine en fait, quelles sont nos marges manuelles vraiment dans avec l'état du marché aujourd'hui ?

Est-ce que est-ce qu' aussi il faut cibler toujours la conquête du marché grand public de l'IA ? Le chat GPT aujourd'hui est utilisé par par beaucoup de monde. Enfin, ils ont vraiment une position dominante sur l'IA grand public. Est-ce est-ce qu'il faut continuer à essayer d'exister sur l' grand public ou alors cibler des I plus sectoriels, plus industriel ? Alors, je pense déjà que l'IA française, elle est exemplaire au niveau européen. Faut faut le dire, notamment grâce à Mistrral, mais pas que. Il existe d'autres potentiels futurs champions en IA européens et peut-être français, je l'espère. Euh donc on on n'est pas euh on est on n'est pas en retard.

La effectivement vous vous le soulignez, il y a certaines rupture technologique qu'on a qu'on a qu'on a peut-être raté. J'ai la conviction que l'IA, le quantique, on est plutôt bien positionné, mais qu' il faut qu'on fasse attention et il faut qu'on respecte un certain nombre de de de critères, c'est-à-dire de continuer à soutenir la filière, de d'assumer une IA différente euh de celle des États-Unis ou de la Chine avec avec nos valeurs comme je le je le disais, mais tout en ayant conscience qu'on est dépendant sur certains aspects de l'IA euh des extraterritoriaux. Donc ne courons pas cont derrière quelque chose qu'on narrivera pas à atteindre.

Créons notre propre IA, une IA à la française, une IA à l'européenne. Et je pense que il faut surtout accompagner les Français, les Européens à utiliser l'IA. Et on a un objectif avec des plans de diffusion l'IA avec Oselia, avec les ambassadeurs de l'IA. L'objectif c'est que rapidement là peut-être qu'on a pris du retard.

Donc moi en tout cas mon objectif très concret opérationnel c'est que la diffusion de l'IA dans les territoires au niveau des salariés, au niveau des chefs d'entreprise, au niveau des association, au niveau des citoyens se fassent le plus rapidement possible parce que c'est par l'utilisation de notre IA euh je dirais de confiance que la filière française et européenne sera soutenue. Est-ce qu'il y a un petit peu un éléphant dans la pièce qui est le financement ? On prend le le rapport Dragiy. Il l'alerte sur le fait que il faut investir très massivement pour financer l'IA et la tech souveraine.

Bruno Lemer qui était présent hier disait qu'il faut encore 1000 milliards de dettes de plus pour pour trouver le une souveraineté dans la tech au niveau de de l'Europe. Donc voilà. Et également le comité interministériel sur l'IA présidé par Anne Bouvre avait fait un rapport dans lequel il disait aussi qu'il fallait vraiment passer à l'échelle. Est-ce qu'on aura encore de l'argent à investir dans lire en France dans le contexte budgétaire ? Alors, ne comptez absolument pas pour euh sur moi pour euh pour m'engager euh sur de la dette supplémentaire pour la France. Évidemment non. Par contre, il y a deux deux leviers euh auxquels je pense.

Le premier, c'est euh et on a un petit peu de mal avec ça en France, c'est davantage aller vers des partenariats financiers publics-privés. Euh et ça marche dans certains cas notamment au niveau du de de des des je dirais des certains engagements entre la l'État et la région. 1 € investi par une région et et 1 € investi par l'État. Donc les les investissements publics privés aussi. Et puis le deuxième levier levier c'est que je pense qu'au niveau des investissements, c'est vraiment au niveau européen que ça va se jouer. On l'a vu avec Mistrral qui a fait une levée de fond d'un milliard 7 avec une société euh néerlandaise.

Il faut qu'on aille le rapport Dragiy dit que la la limite on est au bord de la rupture en Europe parce que on narrive pas à passer à l'échelle au niveau des financements. Il faut donc qu'en Europe et c'est aussi un des objets de discussion à Berlin la semaine prochaine, d'aller vers des investissements européens, donc une une union des investissements si on si on peut le l'appeler comme ça. On a reçu hier aussi sur scène l'ambassadeur d'Inde qui l'and va accueillir comme vous le savez le prochain sommet sur l'IA après la France en février 2025. Donc il a déployé la vision de Land pour pour Lia.

Elle était assez intéressante parce que du coup il assumait une rupture vis-à-vis de la de la position occidentale sur LIA qui est un petit peu la course au financement, la course au plus grand modèle, la plateformisation de LIA. En gros, il a dit nous on veut en Inde, on veut pas faire ça. On veut ni le socle c'est l'intérêt du de l'homme de la rue, c'est c'est ce c'est son c'est son expression et qui du coup se base sur un socle public aussi sur lequel se greffe des usages locaux pour les pour les citoyens. C'est une vision assez qu'on entend pas, c'est vrai, en en Occident. ce sera celle qui va promouvoir lors du sommet. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce que aussi ce serait pertinent pour la France d'aller plus dans cette dans cette voie-là et d'en donner le contexte mondial ? Je trouve ça extrêmement intéressant et je rappelle quand même que l'Inde était présente très présente lors du sommet sur l'IA à Paris euh et que le sommet qui va avoir lieu au mois de février en en à New Delhi euh évidemment la France sera très présente au côté des Indiens. Moi, je trouve que l'approche l'approche des de l'Inde est extrêmement intéressante. À titre personnel, c'est la vision aussi que j'ai de l'IA, c'està-dire une IA utile, une IA utile à l'humain.

C'estàd que il y a les investissements, il y a les développements, des usages mais mais on n'est pas au dans le Far West. Il faut qu'on qu'on puisse réguler sans bloquer l'innovation. Euh et je suis assez euh euh fan de cette idée euh qu'on puisse finalement adapter l'IA à des usages bien spécifique au service des organisations, au service des humains, au service des collectivités, au service de l'État euh et notamment euh l'IA agentique, c'est c'est selon moi ce vers quoi on doit aller aussi pour qu'on puisse le diffuser très largement dans le dans les territoires. Nous, on va être très attentif.

Moi, j'irai à New Delhi évidemment et on sera très attentif à à ce que proposent les Indiens, sachant que en Inde, ils ont une approche très il y a de confiance, respect de l'humain, c'estàd lié au service de l'homme et pas l'inverse. Et donc, c'est en ce qui me concerne une approche qui me convient tout à fait. L'approche qui a été choisie pour l'instant en France, c'est plutôt une approche centrée sur les infrastructures. On a eu énormément d'annonces plus d'une centaine de milliards de projets d'infrastructure en France pour justement faire tourner les I françaises, européennes et mondiales.

Donc où est-ce qu'on en est concrètement après le sommet de février et est-ce que vous pouvez tracer un petit peu un chemin vers où on va dans la prochaine année ? Oui, bien sûr. Je je peux vous faire un point puisque c'est vrai que on va bientôt fêter le premier anniversaire du du sommet. Donc il est temps d'apporter des livrables et moi je suis garante comme ministre de l'IA et du et du numérique de de je dirais de passer à l'action et c'est ce que je compte faire au niveau des data center issus de du sommet de l'IA. Il y a eu 12 12 projets de de de data center qui ont été engagés he avec des niveau européen, on peut dire avec des financements d'ailleurs étrangers.

Neuf actuellement sont en cours de de déploiement. Après, c'est long parce qu'un data center c'est un territoire, c'est des élus locaux, c'est un accès à l'énergie. Donc ce sont des critères important, il y a des règles d'urbanisme. Donc toutes sur les 12 sur lesquels l'État s'est engagé, neuf sont lancées clairement. à part aussi à un peu partout dans le territoire, il y a des acteurs privés aussi de de data center qui sont en train de déployer des des équipements, des infrastructures euh toujours avec les mêmes contraintes qu'on évalue à 63 projets là actuellement euh au moment où je vous parle. Donc effectivement, il y a une grande campagne de déploiement des data centers en France.

data center qui vont être en capacité d'accueillir nos données souveraines avec des data centers souverains et qui vont finalement nourrir euh notre IA l'IA de confiance qu'on veut euh et en France et au niveau européen. Alors pour terminer, je vais peut-être un peu sortir de l'IA mais aller sur un sujet d'actualité qui vous a pas mal occupé ces dernières semaines, c'est la plateforme Chine euh avec donc du coup le les contrefaçons et toutes les les problématiques qui ont été qui ont été massivement importées euh d'Asie vers la France. Euh est-ce que vous vous êtes satisfaite de la réponse que vous que vous avez apporté ?

Est-ce qu'il faudrait pas aller plus loin justement pour imposer de des règles plus strictes à ces plateformes ? C'est difficile de me demander si je suis insatisfaite de ce que j'ai fait. J'ai fait ce que j'avais à faire. J'ai fait ce que j'avais à faire et je regrette absolument pas d'avoir tapé du point sur la table et aux opérateurs qui qui à nouveau arriverait sur notre territoire en France ou à l'Europe qui se permettrai d'avoir ce type de comportement, c'est-à-dire de mettre sur leur plateforme des produits illégaux, que ce soit des armes, que ce soit des des objets pédo criminels, et bien ma réponse, elle sera absolument la même. Et il y a eu un point de bascule avec Chine.

Donc les les opérateurs étrangers qui arrivent, je veux simplement leur dire qu'il faut pas qu'il s'amuse à ce jeu-là parce que c'est une première action qu'on a faite. L'action chine c'est ce qu'on fera désormais pour n'importe quel opérateur qui respecte pas notre droit national et notre droit européen. Donc tous les services, je suis en lien avec les autorités de régulation, avec les services évidemment qui qui contrôle ces plateformes, elles sont au travail, il y a des enquêtes qui sont en cours parce que sanctionner Chine, c'est une chose, sanctionner les plateformes, c'est une chose. Mais je ne souhaite pas m'arrêter là.

C'est-à-dire que moi, je souhaite qu'on sanctionne et qu'on trouve les vendeurs de ces produits criminels et qu'on trouve les acheteurs et ça c'est une réponse pénale. Il y a une enquête qui est en cours. J'ai confiance en la justice. Ils vont trouver et aux policiers au gendarmes qui font des enquêtes sur le web pour les trouver. On va les trouver, ils vont être sanctionnés. Et ça pourrait marcher aussi pour le DSA pour X ou pour TikTok qui violent manifestement certains principes du DSA sur la sur la régulation des contenus.

Bah moi, ce qu'on remarque et ce que j'entends de plus en plus euh et ce qui et ce qui gêne vraiment la France et on est moteur hein sur ces ces sujets-là euh et au niveau européen, c'est qu'à un moment, il va falloir aussi sanctionner euh et que euh tout type de plateforme, on est on a quelques parlementaires là qui travaillent sur ces sujets-là, sur effectivement TikTok, X, on aura en ce qui nous concerne la même position sur ce type de plateforme. Donc on est en train de muscler notre outillage. On voit bien qu'il y a des trous dans la raquette. On est on va le rectifier soit avec du législatif, soit avec du réglementaire. En tout cas, l'impunité s'est terminée.

Dès qu'on constatera des irrégularités, on sommera et en cas de réitération, on fermera l'accès à ces sites. Merci beaucoup àenf. Je vous en prie. Merci beaucoup. Au revoir.

3:58:56
Non speech

[musique]

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Locuteur

кі

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[musique]

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Locuteur

The two most powerful words in the world that we know are what if? Every great thing that I've ever been a part of began with those two words. And today thousands of organizations are saying, "What if with the power to act on those words like never before? What if every child had a tutor? What if every healthc visit felt personal? What if every family had [musique] their own financial advisor? What if your business never had to sleep? What if? What if your company could solve [musique] problems before you even knew they existed? What if you could empower every employee with a limitless digital workforce and that listens, learns, and acts all day, every day?

Well, this isn't some farfetch science fiction fantasy anymore. No, it's happening right now with AI from Sales Force. It's called Asian Force. Asian Force turns [musique] your vision into reality. Think about a future where every student, patient, client, citizen, and customer experiences the best service possible. And your people, well, now they're free to focus [musique] on the work that matters most. All you have to do is bring your dreams. Imagine that. What if What if every company was an Asian Force company?

5:08:13
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[musique]

5:08:21
Locuteur

I once imagined a machine capable of thinking. Today that idea is alive. It is called artificial intelligence and now a new generation of European minds such as Mr is pushing the boundaries of what we thought possible. Their ambition to build open, powerful, sovereign AI. The story of artificial intelligence continues and Europe could well write the next chapter.

5:08:59
Non speech

[musique]

5:09:04
Locuteur

Bonjour à tous et bonjour Timothé Lacroix. Merci beaucoup d'être là. Donc vous êtes le CTO de Mistral, directeur de la technologie, on peut dire en français. euh Mistrelle, donc qui est une entreprise française si besoin de de présenter, mais qui développe euh des grands modèles de langage pour le grand public euh mais aussi et surtout pour les pour les entreprises. Euh vous n'avez que 2 ans d'existence et pourtant en 2 ans, euh il s'est passé euh énormément de choses dans ce secteur. Il y a pas une semaine qui se passe sans qu'un nouveau modèle, un nouvel acteur, une nouvelle fonctionnalité sorte et vous-même, vous avez une actualité très chargée.

Vous avez levé plusieurs milliards de d'euros en 2 ans pour parvenir à ce statut de d'cacorn. Euh vous avez noué des partenariat avec Nvidia SML et annoncer des projets de construction de de data center. Donc on va essayer de de balayer tout ça. Mais pour commencer, est-ce que il y a un des sous-bressaux justement de cette industrie fourmilante que qui vous a frappé en ces 2 ans et que alors à la fois peut-être au niveau de de l'industrie entière et puis au niveau de de Mistral aussi. Alors oui, bonjour à tous et merci de de me recevoir. Effectivement, il s'est passé pas mal de choses en 2 ans. Si je devais choisir un sous Breessaut, ce serait une avancée.

Ça serait la partie raisonnement des modèles qui est arrivé, je pense, il y a quasiment un an. Euh ce qui est très intéressant pour moi, c'est que il faut comprendre un peu que les modèles et leur entraînement c'est sont limités par une quantité de calcul qu'on peut par exemple réduire à des MGW et euh une quantité d'information. On a assez vite dans le domaine et c'était prévisible atteint la limite de la quantité d'information en prenant tout le web et ça c'était assez assez calculable. Ce qui a permis cette avancée sur le raisonnement, c'est d'augmenter euh presque artificiellement cette quantité de données et donc de nous libérer de cette limite.

Et c'est intéressant parce que la limite de la quantité de calcul, elle continue de croître parfois de façon étourdissante. Et est-ce que la performance des modèles, c'est toujours une question primordiale ou parce que c'est vrai qu'on vos modèles sont parfois bien positionnés sur les benchmarks, mais on sait aussi que les benchmarks sont pas toujours euh toujours fiables. Est-ce que c'est autant la question que ça alla été au début où on cherchait à savoir qui avait le meilleur modèle ? C'est toujours autant la question. Il y a toujours cette compétition qui fait rage et il faut toujours être bien positionné.

Ce qui était intéressant pour nous au début et ce qui a fait notre force dans les premiers mois, c'est qu'on a été très très rapide à démontrer notre compétence. On a c'était presque la seule période de notre vie d'entreprise où on a eu la chance d'être complètement concentré sur un objectif. Euh et donc en terme de à ce moment-là la performance et le le but était clair. On continue de pousser ses performances et de rester en haut des benchmark. Ce qui est difficile avec la performance, c'est qu'il faut la placer sur plusieurs axes et c'est aussi ce qui rend les benchmarks difficiles. Il y a la taille du modèle et donc son coût.

Il y a la performance par exemple pour parler certaines langues. Il y a la performance pour résoudre certaines tâches et compresser cette performance dans un chiffre qui est comparable et compris par tout le monde est très difficile. Je voulais pour qu'on parle aussi de votre projet de data center donc qui sortira bientôt de enfin qui sera bientôt mis en service je crois avant la fin de l'année que vous développez avec Éclairon de savoir un peu à quoi servira ce ce data center. Ce matin, il y avait des discussions intéressantes sur le fait que les data center en France devaient être pensés en fait à l'échelle de l'Europe.

Voilà, je voulais savoir si vous étiez en accord avec cette vision et puis qu'est-ce que ça veut dire pour Mistral ? Est-ce que vous vous passez dans une autre dimension finalement où vous devenez fournisseur de cloud plus autre en plus d'être fournisseur de modèle ? Alors oui, on on narrête pas de changer de dimension. Euh donc pour répondre à la aux questions par partie euh penser les data center à l'échelle d'un pays pour moi c'est toujours un peu problématique. Euh de toute façon en fait cette capacité de calcul vu la puissance qu'elle demande elle est forcément localisée quelque part mais doit être partagée de façon plus globale pour rendre l'investissement efficace.

Euh on a une infrastructure énergétique en Europe qui est qui permet d'avoir de l'énergie euh moins chère et plus propre par exemple en France ou dans les pays nordiques, ce genre d'endroit. C'est pas pour ça que ce sera les seuls pays qui auront accès à ces technologies. Euh donc pour moi, oui, il faut penser tous les investissements de data center à des échelles plus larges que euh l'endroit où ils sont physiquement. Ensuite, ce que ça nous permet à nous, donc déjà pour Mistral en tant que entreprise, ça nous permet d'avoir un contrôle sur une partie de nos ressources de calcul, de pas dépendre de partenaire américain en en grande quantité pour ces ressources.

Ça nous permet aussi de fournir ces ressources à des clients. Il faut voir que l'accès aux dernières technologies de puce fourni par des grandes boîtes américaines est difficile et surtout quand on est un petit acteur. En fait, faire une commande de des dernières puces de Nvidia pour une commande de taille 64 pour un cluster on prime qui est déjà tout à fait raisonnable, ça n'arrivera pas ou en tout cas pas à temps.

Et donc avoir un acteur comme Mistral qui permet un peu d'agréger et de proposer de l'infrastructure qui est aussi d'une qualité connu comme supérieure parce que en fait on est des utilisateurs avec une exigence énorme en terme de de qualité parce que on a des besoins pour nos entraînements et pour l'inférence qui sont extrêmes par rapport à la plupart des entreprises. Donc ça permet d'accélérer un peu cet accès à ces ressources qui sont rares. Il faut atteindre une certaine taille critique en fait pour parler avec ces acteurs. Il faut une taille critique et aussi il y a une une énorme partie de l'expertise euh technique et de management qui vient avec l'échelle.

Et est-ce que vous pensez que les que ce data center aurait enfin permettrait comme Bruno Bonel l'a suggéré ce matin de devenir un enf un pays voir un continent AI first ? Est-ce que c'est un peu un mot qu'on entend beaucoup dans les la stratégie européenne ? Vous croyez à à cette vision ? Euh alors, je suis pas complètement sûr de tout ce qui est impliqué par AI first. C'est vrai que mon ma vie au jour le jour est suffisamment AI first, je dirais, et j'ai un peu moins toutes les implications politique.

Ce qui est important à mon sens dans le fait d'avoir des infrastructures qui soient sur le sol européen et contrôlé par et opéré par des entités européennes, c'est que c'est un petit peu rassurant dans le contexte géopolitique qu'on connaît. En fait, c'est quand même une opportunité pour l'Europe de reprendre un petit peu le contrôle de ces infrastructures. Est-ce que ça colle avec la définition du AI first ? Je ne sais pas. Oui, c'est vrai que le l'argument de la souveraineté souvent vous le mettez pas forcément en avant vous, mais les entreprises qui travaillent avec vous aiment bien le dire qu'elle elles travaillent avec vous pour cet aspect souveraineté.

Euh votre projet de data center après implique forcément des puces américaines. Euh est-ce que ça c'est est-ce qu'il faudrait imaginer d'avoir une souveraineté vraiment de de bout en bout à la fin du du modèle jusqu'au puce ? On peut on peut toujours l'imaginer. Euh ça me dérange pas que cette imagination prenne plus de temps à se réaliser. On peut pas d'un coup devenir expert en fait c'est aussi quelque chose que j'ai eu l'occasion de réaliser en tant que directeur technique de Mistral.

Il y a une profondeur de compétence entre ce que fait par exemple ASML pour arriver à ce qui entre dans nos data center et la façon de construire les data centers et ensuite toute la partie logicielle derrière. C'est c'est une c'est une stack d'une profondeur immense et de d'une compétence où s'il y a certaines parties qu'on maîtrise pas et on n'est pas expert aujourd'hui en Europe immédiatement, bon c'est pas très grave. Il y a beaucoup de de développement côté plus en Europe. Il y a des boîtes qui se développent. On testera et on verra ce qui est le plus efficace pour nous au bon moment.

Pour revenir un peu sur les modèles eux-mêmes d'IA, vous citiziez tout à l'heure les modèles de raisonnement. Est-ce qu'il y a d'autres jalons technologiques aujourd'hui qu' va falloir franchir dans ses prochains mains qui vous intéressent particulièrement ? J'entendais par exemple dans l'industrie que beaucoup s'intéressaient à la mémoire des modèles, au fait que bah par exemple les les chatbot aujourd'hui se souviennent pas enfin les grands modèles de langage n'ont pas vraiment de mémoire, ils peuvent pas enregistrer, même si c'est une mémoire un peu artificielle mais et que ça permettrait de d'avoir des modèles plus précis. Est-ce que vous travaillez aussi là-dessus ?

Et sinon, quels autres défis techniques vous voyez ? Alors, les mémoires s'en éteint, sachant que ça existe quand même un petit peu. On a enfin le chat ou les autres euh assistants conversationnels se souviennent que je m'appelle Timothé, que je préfère des réponses breves, ce genre de choses et c'est en développement, il y a des complexités associées qui sont intéressantes, en particulier un un problème de hiérarchisation de l'information. Euh par exemple, c'est il y a il y a un gros biais sur les choses qui sont récentes.

Euh et donc si j'ai le malheur de poser le le une question sur un titre de chanson populaire par rapport à une question un peu plus de fond, euh je vais avoir ensuite des rappels sur mon intérêt pour la musique populaire et c'est pas forcément donc c'est une partie du problème sur la partie vraiment mémoire. Il y a aussi un autre sujet qui est un peu plus haut niveau qui est la réutilisation du travail de calcul qui a été fait en tant qu'humain. Si je résous un problème que j'ai trouvé compliqué, je vais avoir tendance à avoir pris des notes ou à avoir quelque chose de réutilisable sur lequel je vais pouvoir me baser ou même idéalement sur lequel d'autres pourront se baser.

Et donc c'est cette capacité des modèles pendant leur travail de raisonnement ou pour effectuer une tâche à d'eux-même décider OK ça c'est quelque chose que je pourrais réutiliser, je vais en faire soit du code soit du texte pour moi ou un autre agent plus tard. Avoir une une mémoire long terme un peu. C'est c'est ça et vraiment réussir à réutiliser tout le travail qui est fait. En fait aujourd'hui un travail ou une un processus de calcul fait par un agent, il est trop souvent à l'échelle d'une conversation. Il faut qu'il devienne beaucoup plus long terme. Et est-ce que ça permettrait justement de réduire le coût énergétique des modèles ? Oui.

Est-ce que c'est ça aussi un peu le quand je parlais tout à l'heure de la course à la performance des modèles, est-ce que c'est pas un peu ça aussi maintenant le le gros enjeu quoi, c'est de faire ce que vous essayez de faire d'ailleurs mais de faire aussi bien avec moins de de ressources ? Il y a deux enjeux qui dépendent beaucoup de où en sont les projets. En fait, la puissance des plus gros modèles permet très vite de prototyper et de voir ce qui est possible. Et je pense que ça c'est encore quelque chose où on est très très loin d'imaginer tout ce qui est possible. Il y a beaucoup d'utilisations à à découvrir.

Une fois que quelque chose est connu, qu'on a un processus en place et que on se rend compte qu'en fait bon bah c'est cher, on peut commencer à optimiser. Et je suis pas très inquiet sur la quantité d'optimisation qui reste à faire. Le en fait aujourd'hui, il y a une telle élasticité de prix du fait de on veut juste que ça marche parce qu'on cherche tous les use cas, on cherche tout ce qu'on peut faire avec. Par contre, au bout d'un moment, quand toutes ces utilisations vont passer à l'échelle, il va falloir effectivement se poser la question du coût à la fois énergétique, le coût en dollar et le coût environnemental. Et il y a une quantité d'optimisation énorme à faire.

Euh, il y a certaines observateurs qui pensent que le le modèle des LLM lui-même, enfin des Transformers qui qui ont un peu lancé cette révolution li générative arrive un peu à bout de souffle. par exemple, c'est ce que dit plus ou moins Yan Lequin qui est parti de chez Meta pour lui se développer d'autres type de modèle que que les Transformers. Est-ce que vous vous croyez voilà qu'il faut passer autre chose pour arriver à à des modèles plus performants ou est-ce que on continue sur sur ce ce type de modèle ? le domaine est très très vaste. Euh et c'est vrai que bah c'est le propre des chercheurs qui se posent la question d'architecture de se dire qu'il faut faire des changement.

Est-ce qu'on est arrivé euh au bout des possibilités avec les Transformers ? Je sais pas. Euh c'est possible qu'il y ait des nouvelles architectures qui seront beaucoup plus efficaces et qui permettront d'entraîner plus vite, moins cher ou de faire de l'inférence plus vite, moins cher. Et c'est un axe de recherche qui est très intéressant. Euh ça, je pense pas que ça changera fondamentalement tout ce qu'on développe autour. Euh et donc c'est effectivement quelque chose qu'on regarde parce que bon bah s'il y a moyen de d'entraîner pour 10 fois moins cher, ça nous intéresse évidemment. S'il y a moyen de faire de l'inférence pour 10 fois moins cher, ça nous intéresse aussi.

Il y a beaucoup de possibilités de recherche sur l'architecture des Transformers elle-même qui a pas encore tout donné. Et typiquement, si on commence à faire euh des modèles euh vocaux avec des interruptions, on se retrouve à avoir plusieurs channels d'entrée et de sortie qu'il faut qu'il faut orchestrer. Enfin, il y a des il y a des des choses à changer. On peut toujours se poser la question de "Ah mais en fait sur les 2 millions de tokens de contexte, je les utilise pas tous efficacement ou alors peut-être que j'ai besoin de je sais pas 100 millions, un milliard.

C'est c'est aussi des modifications qui sont beaucoup plus mineures, qui changent pas fondamentalement ce qu'on fait, mais qui apportent des possibilités et des des améliorations différentes. Et il y a aussi toute une partie de la recherche qui est sur ce qu'il y a autour. Typiquement, le problème de mémoire qui peut être vu complètement de façon extérieure au processus d'entraînement et au modèle. Euh comment est-ce que enfin quelle est la façon la plus efficace d'apporter un input humain à euh au modèle ? Tout ce genre de chos. C'est aussi des zones de recherche qui méritent d'être très actives.

Et alors pour citer un autre informaticien du domaine de l'IA, André Chacarparti qui a récemment dit dans une interview qui a été très relayée que les agents c'était pas forcément l'année des agents IA dans les agents dont on a beaucoup parlé aujourd'hui qui sont l'application en gros de l'IA en entreprise qui seraiit des IA plus autonomes qui capables de prendre certaines décisions. lui dit, "Il faudra en fait une décennie pour y arriver, ce qui est pas trop la timeline vantée par les les fournisseur d'IA aujourd'hui.

Est-ce que et puis en fait au-delà de cette petite phrase, son discours aussi révèle une forme de légère désillusion parfois sur le li en entreprise, sur le fait que les gains de productivité ne sont pas encore tout à fait là, que c'est pas encore tout à fait au point, même s'il y a certaines entreprises qui qui tirent très bien. Quelle est votre impression là-dessus ? Est-ce que vous êtes d'accord avec lui qu'il faudra plutôt 10 ans pour que ça marche vraiment ? J'imagine pas. Mais mon problème avec cette phrase, c'est qu'il y a à peu près autant de compréhension du mot agent que de personnes qui l'utilisent.

Donc je sais pas exactement quelle quelle compréhension il met derrière le mot agent. Voulez dire genre comme un salarié comme si Mina était capable de faire ce que fait un salarié. C'est peut-être vrai à cette échelle, à l'échelle d'un salarié dans le sens où il manque tous ces outils et toute cette toutes ces possibilités technologiques pour euh avoir une IA et vraiment lui apprendre aussi facilement qu'on le ferait à un salarié, la former et et réussir à à interagir avec elle. Je pense qu'il manque beaucoup d'outils.

En revanche, à travers tous les contrats qu'on a et toutes les intégrations qu'on fait, si on prend une définition d'agent comme un modèle avec une tâche bien définie qu'on peut potentiellement intégrer dans un workflow pour réaliser des choses plus complexes, je pense que les modèles actuels sont largement capables de faire beaucoup de choses en entreprise aujourd'hui, même sur des tâches très complexes. ce qui manque à mon sens est moins au niveau des modèles et beaucoup plus au niveau des outils.

En fait, on a beaucoup de problématiques qui sont des problématiques d'observabilité, de compliance, de contrôle finalement pour être certain que en fait le temps qu'on passe à développer ce workflow et cet agence sont bien dépensés. Euh et à mon sens cette cette stack logiciel n'existe pas et c'est celle qu'on essaie de de créer avec toutes nos expériences en entreprise aujourd'hui. OK. Vouz dire le l'entre deux entre le modèle et l'infrastructure en gros. Exactement. C'est vraiment en fait je le compare beaucoup à tout ce qui s'est développé dans le monde du logiciel.

Il y a eu beaucoup de d'avancées conceptuelles sur comment on développe, comment on versionne, comment on peut s'assurer que le déploiement se fait de façon facile, rapide et safe. Tout ça en fait, on n pas forcément exactement les mêmes outils qui sont accessibles par tout le monde dans le développement d'agents en entreprise parce qu'en fait les outils de software engineering, bah ils sont compris par les software engineers et avec les agents il y a le but c'est d'ouvrir euh cette capacité de création à un public beaucoup plus large. Et donc il faut trouver comment prendre toutes ces méthodologies qui ont bien marché pour le software et les ouvrir aussi.

Une question sur le vous avez fait quand même le choix voilà de vous concentrer sur les entreprises, pas forcément sur le grand public qu'on peut utiliser quand on est un particulier. Euh on voit dans le secteur qu'OPI euh sont en train de se métamorphoser un peu en plateforme. Enfin Chat euh Chat GPT est devenu une sorte de d'appli à tout faire avec un système de paiement intégré, des applications euh et devient une sorte de porte d'entrée sur le web.

Euh est-ce que vous c'est une voix que vous imaginez prendre parce que finalement le le grand public c'est aussi c'est comme ça que Open garde la va va être une nouvelle porte d'entrée sur le web et une nouvelle fois une entreprise américaine aura le monopole du web. Est-ce que vous ça pourrait être une une voix que vous pourrez pourriez prendre ? Alors, le mot monopole du web de façon générale, qui soit français ou américain me fait un petit peu peur. Euh pas dans l'idée du monopole, mais aussi voilà, faire de le chat quelque chose de plus euh plus plateforme, quoi.

Donc effectivement, on est concentré sur les entreprises euh aussi parce que c'est là qu'on délivre de la valeur et qu'on voit vraiment des des use cases compliqués à automatiser. Les interfaces conversationnelles sont par nature des portes d'entrée très très attirantes parce qu'elles sont faciles à prendre en main comme on l'a vu. Et vu le la puissance du langage qu'on maîtrise tous, on a envie de pouvoir tout faire avec. Donc c'est je dirais que c'est un développement naturel et compréhensible.

On voit le chat comme un outil de productivité même dans notre approche envers les consumeurs directement et ça nous permet aussi de factoriser les efforts qu'on fait sur le chat avec des outils de productivité en entreprise. Donc si on parle de porte d'entrée vers autre chose en entreprise, ça sera par exemple bon ben j'ai développé un agent ou une automatisation, je vais la rendre accessible à travers le chat parce que c'est aussi là que les employés vont poser plein d'autres questions sur des bases de données internes, des manuels, ce genre de choses. Une plateforme mais à l'échelle de l'entreprise du coup. Voilà. OK, super. Ben merci beaucoup. Merci.

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Locuteur

Rebonjour à tous et bonjour à mes invités. Donc, on va cette fois-ci parler de l'impact de l'IA sur les métiers des coles blancs. Euh c'est vrai que c'est une technologie dont on dit qu'elle va bouleverser beaucoup de métiers et en particulier des salariés d'icoles blanc, donc plutôt des bureaux et les métiers plus intellectuels que les précédentes vagues d'automatisation. Et donc pour en parler, j'ai avec moi Axel Arquier qui est économiste et vous êtes créatrice d'un observatoire des métiers menacés et émergents. Et Christophe Vermont, bonjour, vous êtes CTO, on peut dire de de AXA.

Vous vous occupez donc de la de la transformation numérique de de l'entreprise et donc forcément de de des applications d'IA. Axel Arquier, je voulais commencer par vous justement. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette cette idée que l'IA générative va effectivement enfin bouleverse les métiers des coles blanc ? Est-ce que c'est aussi simple que ça ou c'est il y a quand même une subtilité quand on dit col blanc et ça concerne plus particulièrement certains métiers ?

Alors effectivement, je pense que la nouveauté avec cette technologie, c'est qu'elle permet de d'automatiser des tâches qui en tout cas pour l'humain demande un raisonnement à savoir si les actuels raisonnent ou pas, c'est un autre débat mais en tout cas elle va permettre de d'automatiser les tâches de métiers cognitifs. Donc c'est pour ça qu'on peut parler d'une forme de révolution industrielle cognitive. Et donc effectivement c'est des métiers qui jusqu'à présent n'avaient pas réellement été touchés par une automatisation quelle qu'elle soit. Donc, on peut penser à des métiers qui étaient totalement préservés comme économiste, journaliste, avocat, juriste, comptable et cetera.

Euh donc effectivement, il y a il y a des subtilités euh dans le la temporalité, c'est-à-dire que pour le moment, euh c'est d'abord les tâches les plus codifiables, les plus standardisées qui vont être automatisées dans un premier temps parce que c'est ce qu'il y a de de plus facile à faire.

Mais à moyen terme, quand euh l'IA ce sera vraiment développé, que les processus des entreprises auront été euh modifiés en profondeur, on peut imaginer que ça s'étende à des à des tâches plus complexes parce que la grande nouveauté en fait de de l'IA générative, c'est qu'elle permet une forme de gestion de l'incertitude parce que ce qu'on ce qu'on fait avec l'apprentissage machine, c'est que les algorithmes apprennent dans les données et ils apprennent à improviser, ce qui est quand même une nouveauté.

Enfin le machine learning existe depuis longtemps, mais ça couplé au langage a radicalement étendu le la gamme des tâches qui pouvaient être automatisées et qui sont essentiellement celles effectivement des coles blancs. Et est-ce que dans votre observatoire, vous voyez d'ors et déjà des métiers qui sont euh impactés et automatisés ou comme vous le disiez pour le moment, parce que c'est vrai quand les entreprises disent on utilise l'IA génératif, c'est souvent pour les services clients, pour enfin c'est ce qui sont des métiers col blancs qui sont pas des métiers euh encore ou qui avec enfin comme consultant ou journaliste ou économiste mais ça va peut-être venir.

Est-ce que vous vous le voyez dans cette dans votre observatoire ? Il il y a déjà des chiffres qu'on peut trouver. Alors, il y a déjà des chiffres sur des études américaines donc qui ont pas été réalisé par notre observatoire, mais qui montrent surtout un effet sur le ralentissement de l'embauche des juniors. Mais comme je vous disais, c'est tout à fait possible que ce soit simplement une première phase. Ça veut pas dire que les les métiers plus seigneurs soient immunisés face à cette automatisation. En tout cas, ce qui est mesuré pour le moment, c'est un lien entre euh des entreprises qui adoptent l'IA de façon structurée.

Donc ça c'est on le mesure par exemple avec des offres d'emploi LinkedIn de Architect. Et donc ces entreprises-là au sein de leur recrutement, on note un ralentissement de de l'embauche des juniors, c'est une étude par exemple de Harvard. Voilà. Donc sur le type de métier, effectivement les services clients sont les plus enfin ceux dont on entend le plus parler, mais vous avez toutes les fonctions juridiques par exemple, en fait toutes les tâches qui demandent une production textuelle sont visés et je pense que les cabinets de conseil, on a entendu des annonces en ce sens. Min déploie 12000 agents et cetera.

Donc on voit pas encore de de vague de licenciement et j'espère que ça ça sera pas massif, mais on voit bien que c'est quand même des métiers qui se prêtent à une automatisation par ces technologies. Après, il existe encore des limites techniques évidentes. Euh il faut pas penser que euh que que ce soit aussi facile que ça. Vous avez quand même encore le problème des hallucinations, des erreurs et cetera. donc euh qui sont des barrières à une automatisation plus globale. Donc c'est quand même des métiers auxquels on aurait pas pensé il y a quelques années. Euh c'est pas seulement le service client. Ouais.

Euh peut-être si on revient à l'échelle un peu micro de l'entreprise donc chez Axa, vous quel métier spécifiquement sont touchés enfin sont transformés en tout cas par l'adoption de de l'IA ? Est-ce que c'est les les analystes enfin le votre cœur de métier ou les assureurs ou c'est d'autres types de métiers ? Ben merci pour cette question. Bonjour à toutes et tous. Euh en tout cas, moi je voulais démarrer en disant qu'on vit quand même une époque assez enthousiasmante où toutes ces questions sont posées. Alors il y a beaucoup de ce que vous disiez, il y a beaucoup d'incertitude. On est dans une phase d'apprentissage mais très enthousiasmante et en particulier pour les assureurs.

Chez AXA en deux mots, on assure 8 millions de clients particuliers professionnels. On a sur une PME sur 3 en France et et on a un métier qui est très influencé par la technologie, par la data et qui met en jeu les expertises de nos collaborateurs au quotidien. Et c'est un métier qui à la fois est porteur de beaucoup de sens puisqu'on est au centre de problématique sociétale fondamentale. On a une mission de protéger le client euh face au risques climatiques émergent, face au problématique de santé, à la cybersécurité.

Mais c'est aussi un métier qui présente un certain nombre de challenges parce qu'au fond, on vend un produit dont le service s'active dans des situations où voilà qui sont souvent des aiments un peu compliqués pour pour les clients et qu'on ne souhaite pas d'ailleurs qu'il vivre. Et pour nous l'IA, c'est une vraie opportunité de simplifier ça, de rendre notre service plus intelligible et on y voit vraiment beaucoup de valeur. Donc maintenant, pour répondre à votre question, quand on regarde nos métiers finalement on a trois grandes composantes.

On a une composante administrative, on manipule beaucoup de documents, on a une réglementation qui structure nos procédures et là on pense qu'effectivement l'IA va énormément aider à simplifier et à décharger finalement nos nos collaborateurs de ce type de tâche. Ensuite, on a une composante plus analytique pour maîtriser nos risques, pour estimer le dommage subi à l'occasion d'un sinistre. Et là l'IA, c'est une extraordinaire opportunité d'être beaucoup plus pertinent, d'être beaucoup plus sophistiqué et personnalisé dans ce type d'activité. Et puis on a une troisième composante qui est très importante qui est la relation client.

Comme je disais, on accompagne souvent nos clients dans des situations qui sont difficiles et là évidemment c'est l'humain qui fait le job, j'ai envie de dire, et qui est absolument central dans la dans dans la qualité de service que l'on délivre.

Aujourd'hui, les métiers sur lesquels on travaille très concrètement et sur lesquels on voit le plus d'impact sur l'IA, c'est les métiers de distribution, je vais revenir, notamment les métiers de conseil, les métiers autour de la technologie, le software engineering et les métiers de la gestion de sinistes métiers c'est l'enjeu, c'est l'adaptation, c'est l'adoption de l'IA pour être plus efficace, être meilleur dans le service et c'est aussi la manière dont on aborde et on s'engage dans la nouvelle génération agentique.

Nous, on est déjà sur ce chemin-là avec une conviction que on ne deviendra jamais une entreprise synthétique ou robotique, si je puis dire, parce qu'au fond, c'est la relation client et c'est l'humain qui prime dans l'exercice de notre métier d'assurance. Et concrètement sur ces métierslà, peut-être si on pouvait prendre un un des exemples que vous citez de savoir comment ça a changé en fait le quotidien de ces personnes de travailler avec Lia et voilà, comment ell elles doivent s'adapter en fait. Alors concrètement, si j'en reprends, je reprends le premier que j'ai cité, la distribution.

Donc on a récemment mis à disposition de nos dans nos agence que vous voyez partout en France, on en a 3500. Un agent conversationnel, à ne pas confondre avec nos agents généraux, un agent conversationnel qui va permettre un chatbot finalement, on peut dire. Oui, mais c'est un peu plus que ça parce que derrière, il y a véritablement cette notion d'une connaissance qu'on a structuré et qui va être accessible à un conseiller de manière beaucoup plus rapide, beaucoup plus intelligible. Et ce qui est intéressant, c'est que l'adoption, elle est massive et en très peu de temps, finalement les collaborateurs d'agence l'utilisent.

On a aujourd'hui donc c'est déployé dans à peu près la moitié du réseau 2000 agences, on est en train de de généraliser ça. On a 2000 requêtes par jour. Alors évidemment, il y a un peu d'accompagnement pour arriver à ça, mais il y a une adhésion qui est très forte et assez immédiate. Si je prends le cas de la technologie, aujourd'hui, on a 600 développeurs chez nous qui sont équipés de Gitup Copilot.

Donc c'est par ça qu'on a qu'on commencé avec de la génération de code et là on voit aussi un gain de temps mais surtout c'est quand on regarde l'intégralité du processus de la conception à la génération de test et cetera qu'on va gagner énormément et c'est ce qui est intéressant c'est que de manière spontanée les équipes s'en emparent et sont elles-mêmes à réfléchir comment leur métier peut être transformé grâce à l'IA. C'est et c'est à échelle individuelle qui réfléchissent même à comment se réorganiser le leur journée en gros. Enfin, est-ce que ça ça peut aller jusque là ? Est-ce qu' Oui, absolument. Ouais, tout à fait. Alors, nous on travaille vraiment à deux niveaux.

C'est-à-dire que on met à disposition les technologies dans l'entreprise. Alors, sous dans une gouvernance qui est structurée, est-ce qu'on a une approche responsable ? On veut pas faire n'importe quoi mais il y a ce travail qui est fait au niveau des équipes et d'ailleurs une des convictions qu'on a très fort ce qui a été cité par Luc Julia ce matin c'est que pour que l'IA a de l'impact il faut qu'elle réponde à une vraie problématique métier une vraie problématique pour nos clients sont des en fait relativement spécialisés et ça c'est quelque chose que chaque collaborateur ou en tout cas chaque équipe peut prendre en main et voir comment son métier a évolué.

Donc ça c'est une première approche et puis une deuxième approche qui est plus disruptive. On va repenser la chaîne, on va replenscer le process. Ce qu'on fait par exemple la gestion de sinist complexe où là on a énormément souvent de de documents de données à utiliser. Par exemple quand vous êtes face à une usine qui a brûlé ou qui est complètement détruite lors d'un incendie. pour comprendre les circonstances, pour comprendre l'estimation, comprendre les responsabilités, il y a un travail extrêmement fin d'analyse de documents et là il y a énormément de gain de temps pour un gestionnaire et pour améliorer la qualité de la réponse apportée au client.

Axel Archer, vous parlez-vous de de terrorisme digital concernant l'impact que pourrait avoir l'IA génératif sur le travail, donc une forme de tachronisation peut-être de des métiers où est-ce que vous pouvez un peu expliquer ce concept et pourquoi il faut y faire attention quand même quand on parle de l'adoption d'IA ? Alors effectivement cette notion de terrorisme augmenté, terrorisme cognitif, elle est pas de moi, elle est du d'un sociologue qui s'appelle Carbonel.

Mais l'idée c'est de dire un peu comme le travail de l'ouvrier a été décomposé en petite tâche avec la chaîne de montage et qu'il a été en quelque sorte dépossédé d'une forme d'autonomie du début à la fin de la réalisation d'un projet. On va voir sûrement des gens qui vont être augmentés mais on va peut-être avoir aussi une forme de prolétérisation dans de l'autonomie et de la richesse du travail.

Si en fait on pourrait imaginer que dans certains métiers euh les LLM, les modèles de langage ou ou autres systèmes d'IA s'empare des des tâches à forte valeur ajoutée et que les humains se transforment en correcteur en point d'entrée pour vérifier les output de l'IA parce que comme je l'évoqué tout à l'heure, il y a il y a encore beaucoup de problèmes beaucoup de problèmes techniques.

Donc c'est un scénario qui est envisageable et d'ailleurs il est tout à fait possible que les deux choses coexistent, que vous ayez une partie des gens qui un travail qui soit enr par l'A qui devienne plus productif et cetera et une partie des gens qui est leur travail un peu dépessé, démembré et qui est une paupérisation même du sens. Et il y a quand même encore cette 3è catégorie qu'on a'a pas vraiment évoqué encore, mais euh une partie de la population qui pourrait euh perdre son emploi.

Et ce qu'on sait quand même de l'histoire économique, c'est que même dans un scénario positif où on aurait au niveau macro une création nette d'emploi, les transitions d'un type d'emploi à l'autre sont toujours difficiles. C'est-à-dire que dans les années 90, quelqu'un qui perd son travail un ouvrier dans une usine à roubé va pas facilement évoluer vers un cabinet de conseil à la défense.

Donc même si on est dans le scénario positif qui n'est pas forcément le plus probable, mais même dans ce scénario là, on va avoir un choc sur le marché du travail à mon sens qui qui risque d'être important et qu'il faut anticiper parce que politiquement les gens qui perdent leur emploi et qui ont du mal à en retrouver un, ça crée des territoires un peu oubliés, c'est la terminologie et avec des conséquences des conséquences politiques.

Donc je pense qu'il faut à la fois réfléchir effectivement à la qualité du travail, à cette notion de terrorisme ou d'augmentation avec potentiellement les deux qui coexistent et donc une forme de polarisation, c'est-à-dire des gagnants et des pernants et à la dimension de plus nombre d'emplois effectifs et et les gens qui vont perdre leur travail parce que quand on parle de de gain de productivité, super, on va dire voilà, telle personne est 10 fois plus productif. Euh si en face la demande n'augmente pas dans les mêmes proportions, vous avez quand même une baisse d'effectif.

Et euh on annonce alors après, c'est les promesses de l'IA, euh tout le monde n'est pas d'accord là-dessus, vous avez un prix Nobel d'économie qui pense que les gains de productivité sont pas si énormes, mais dans certains dans certains métiers, il risque d'être énorme. Dans ces cas-là, si la demande en face n'augmente pas, euh il risque d'avoir une réduction d'effectif. Après effectivement des nouveaux métiers vont émerger mais le problème de la transition demeure. On parlera ou des nouveaux métiers sur les Ouais.

les coupes d'effectifs parce que effectivement il y en a eu quand même il y a eu Amazon qui a annoncé 12000 ou 14000 je crois suppression d'emploi récemment IBM en France en inclusif. Enfin il il y a eu quand même des cas de suppression d'emploi et il y a avec toujours ce paradoxe effectivement vous évoquez que l'IA continue de faire des erreurs. On parle que les gains de productivité sont pas toujours au rendez-vous enfin en tout cas pour une minorité. Comment expliquer ça que les est-ce que c'est les les entreprises se servent de l'IA comme un prétexte pour couper dans leurs effectifs ?

Alors, je pense que ma réponse, elle va être double, c'est-à-dire que je je pense que ces annonces là sont un peu potentiellement prématuré comme vous le dites, potentiellement un un prétexte, c'est-à-dire que il y a eu peut-être un une précipitation de au recrutement post-COVID et que maintenant les entreprises maquillent ça, certaines entreprises le maquillent en digitalisation. Voilà, donc ça c'est le premier point. Mais le deuxième point, c'est que je pense quand même que à terme, il risque d'y avoir des destructions d'emploi. Enfin, il y aura des destructions d'emploi si la technologie tient ses promesse.

Et on en revient à ce que vous disiez, c'est-à-dire que c'est quand même une technologie à usage général. Donc, c'est une technologie qui met du temps à se diffuser comme l'électricité, par exemple. L'électricité, on a mis 40 ans avant de voir des gains de productivité, avant de les mesurer et ça a créé plein d'emplois bien sûr. Mais il y a vous avez aussi des phases de destruction. Donc tant que la téléchologie n'est pas mature, quand on parle d'iage antique, euh c'est pas simplement donner accès à chat GPT à tous ses employés. C'est exactement ce que vous disiez, c'est une refonte des processus, repenser vraiment l'organisation.

Si on prend un cabinet de conseil, il suffit pas de déployer 12000 agents. On sait pas bien ce que ça veut dire d'ailleurs concrètement. Il va falloir repenser le métier du conseil qui fait quoi. Et la grande question c'est human in the loop. À quel moment vous allez avoir le l'humain qui va devoir vérifier ? parce qu' on revient à la question déjà de l'humain mais aussi des erreurs qui sont encore commises par l'IA dans les technologies actuelles mais qui sont un peu inhérents à son modèle de fonctionnement qui a un modèle probabiliste statistique. Donc il y a il y a il y a quelque chose inhérent à ce fonctionnement là.

Donc euh je pense que les annonces actuelles ne sont pas nécessairement liées à LIA, les annonces un peu grandes euh mais je pense que une fois que l'IA antique sera euh développé euh dans les entreprises avec une refonte des processus, euh ça ça risque d'arriver. Et chez Axa, pas de plan de licenciement en vue, je l'espère. Euh mais oui. Non mais c'est enfin allez-y. Hm. Comment oui euh vous vous adaptez à à enfin est-ce que vous imaginez oui qu'il va falloir revoir des processus complets ? Enfin vous commencez déjà à le faire et est-ce que ça euh demandera à un moment donné de baisser les effectifs ou c'est pas le projet ?

En fait je pense que dans dans ce que vous avez dit, il y a plein de de choses très intéressantes à relever. La première, c'est que aujourd'hui, vous étiez sur un raisonnement prospectif. Quand on raisonne et qu'on observe ce qui se passe sur le terrain, effectivement l'IA permet de gagner du temps. Toute la question c'est comment on va utiliser ce temps ? Mais ça peut être effectivement un gain d'efficacité mais ça peut être aussi plein de choses. Ça peut être de la qualité et c'est moi je rejoins beaucoup ce qui était dit ce matin sur le fait que c'est essentiellement ça que l'on observe aujourd'hui. C'est un gain de qualité.

Donc si je prends l'exemple euh de ce qui se passe dans nos agences, le gain de temps du collaborateur, il est transformé dans la qualité de de relation client. L'autre point, ce qui est intéressant, c'est que tout ça prend du temps. Euh et moi, j'observe un disconnect quand même très très fort entre la valeur qu'accumulent les producteurs de ces technologies et la manière dont ça se traduit aujourd'hui dans les entreprises. Et c'est normal puisque c'est une transformation qui est extrêmement profonde. Et donc là, je voulais revenir sur un point important, c'est les l'importance de l'accompagnement.

Et tout ce que vous décrivez à mon avis est extrêmement intéressant parce que ça permet d'éveiller les consciences et ça permet de poser les bonnes questions. Mais moi ma conviction c'est que cette affaire d'IA c'est 30 % de technologie. Donc oui, il faut un peu de techno, il faut de la il faut du cloud. Il en fait même un peu beaucoup mais il faut du cloud, il faut des gens qui sont capables de l'implémenter. Mais 70 % du travail ça va être de la conduite du changement. Et c'est déjà en cours. Ça veut dire effectivement comment on repense nos métiers, comment on est pertinent dans l'implémentation de cette intelligence artificielle à boncient.

Et encore une fois, c'est pas que de l'efficacité, c'est de la qualité, c'est de la maîtrise technique en tout cas pour ce qui concerne les assureurs. C'est une préparation très en amont aussi du dialogue social parce que dans tout ce que vous décriviez et ce que l'on vit aujourd'hui, le sujet c'est comment ces métiers s'adaptent dans le temps, comment ces collaborateurs, nos collaborateurs vont apprendre à appréhender ces technologies. Et je vais donner un autre exemple aussi quand on a pour descendre un peu dans le détail de ce qu'on a fait pour nos agents généraux. Derrière, on dit bah voilà, il faut mettre une base de connaissance en place avec 30000 documents.

Mais derrière ça, il y a des experts qui sont des pro de leur métier qui sont amenés à réfléchir à cette connaissance, à la monitorer dans le temps et ça c'est un nouveau métier en tant que tel. Donc il y a plein de voilà, il y a plein d'opportunités et ce qui est très important c'est d'en être de l'anticiper, de bien gérer. Donc nous notre dialogue social on l' démarrer il y a il y a plus de 2 ans. On a signé avec nos partenaires sociaux une charte qui permet d'embarquer complètement l'entreprise et nos partenaires sociaux dans cette transformation et donc de l'anticiper le le mieux possible dans l'évolution de l'entreprise.

Et sur justement la capacité oui à accompagner, est-ce que c'est pas aussi compliqué parce que c'est une technologie qui vient des souvent qui est adoptée de manière individuel par les salariés enfin c'està dire qui chacun utilise chat GPT ou le chat ou un autre euh chatbot de pour son un usage perso et puis fait aussi son enfin son ser aussi pour le travail. comment euh quand on est une entreprise, bah là où chacun va repenser son métier mais à une échelle individuelle, on essaie de de mettre un peu de cohérence ou ou pas d'ailleurs ?

parce que c'est alors mais ça c'est c'est une excellente question et ce qui montre en fait qu'effectivement il y a énormément d'appétences en réalité parce que ce qu'on a vécu d'ailleurs dans le digital c'était exactement la même problématique. On a vu des parcours clients s'améliorer de manière assez rapide, une expérience s'améliorer de manière assez rapide là où les entreprises ont un peu plus mis de temps à simplifier la vie de leurs collaborateurs au quotidien. En matière d'IA, c'est c'est le même phénomène qui se produit.

Et donc c'est pour ça que nous on travaille très d'arrache-pied à mettre en place des technologies des DIIA qui soient accessibles au plus grand nombre et que les gens nos collaborateurs puissent utiliser. Donc c'est et cette approche un peu de décentralisation gouvernée et j'insiste sur le il y a deux mots dans décentralisation gouvernée. décentralisation. Donc comment faire que chacun adopte et apprenne à utiliser cette technologie mais d'une manière gouvernée parce que tout ça doit se faire dans une logique responsable où on est frugal et ça c'est très important où on s'assure de la sécurité des données, on s'assure de l'explicabilité.

On a mis d'ailleurs une charte IA responsable en place qui structure toute notre vision et notre gouvernance au quotidien dans l'implémentation des cas d'usage. Alors vous les vous dites les ser sont plutôt contents et l'adoptent volontiers. Est-ce que il y a quand même des des une forme de des mouvements de résistance face à l'adoption de LIA chez certains métiers ? Est-ce que vous vous le vous l'observez ? Des gens qui bah par exemple refusent de que Lia fa fasse certaines tâches pardon parce que ça leur enlève un peu du plaisir qu'ils ont à faire leur métier. Euh voilà.

Est-ce que c'est c'est ça c'est plutôt des démarches un peu singulières ou il y a quand même des des mouvements de résistance qui se qui s'installent ? Je dirais que dans les métiers de la création, je crois qu'il y a une forme de enfin je sais pas si c'est de résistance mais de en tout cas la la le le la nature du travail change tellement. Si vous prenez quelqu'un qui faisait du dessin à la main et que maintenant vous lui demandez de euh de faire ça en y a je veux dire c'est c'est pas la même euh la même nature de travail. Donc vous avez une forme de euh je dirais pas de résistance, mais de dire c'est pas le même travail et je perds ce que ce que j'aimais faire.

Euh après une résistance organisée, moi je trouve que les syndicats ne se saisissent pas vraiment du sujet euh ni les partis politiques euh qui habituellement adoptent une position de défense des salariés. Je trouve que c'est un sujet qui est assez absent des des débats politiques et qui est uniquement abordé en terme de de productivité. euh ce qui est nécessaire, mais je trouve qu'il y a tout un pendant de bah tout ce qu'on a évoqué qui est complètement absent du du discours, du débat parce que je je n'ai pas la réponse, mais en tout cas, je pense que la question se pose de de défendre potentiellement ses salariés et d'organiser peut-être une résistance.

Le souci, c'est qu'en réalité dans une économie ouverte, vous êtes en concurrence avec euh le monde entier, il est difficile de dire "Moi, je ne vais pas adopter l'IA parce que je ne sais pas quoi." Moi, tite personnelle, je trouve ça génial de l'utiliser et de toute façon, je pense que c'est pas une structure enfin une position qui est économiquement viable. Maintenant que le sujet soit pas du tout abordé politiquement et par les syndicats, je je trouve ça assez surprenant. Effectivement, et on a parlé oui tout à l'heure de de nouveaux métiers qui allaient peut-être venir pour essayer de de contrebalancer les les les couples dans les effectifs potentiels.

Euh est-ce que chez vous vous recrutez des vous parliez tout à l'heure de spécialiste un peu de de la data mais même de l'information de l'entreprise. Quel genre de profil vous recrutez ou alors que vous formez en interne aujourd'hui pour pour vous adapter à cette cette technologie ? Alors déjà ce qui est intéressant c'est que sur les trois métiers que j'ai cité, que ce soit les métiers de la distribution, de la tech ou de la gestion de sinistres, actuellement on est en recrutement. Donc l'idée c'est vraiment et puis parce qu'on y croit fondamentalement que euh ben tous ces collaborateurs, on l'augmente et on leur permet d'utiliser l'IA pour faire mieux leur travail au quotidien.

Et on voit très concrètement des initiatives spontanées qui se créent encore une fois parce que ça apporte de la simplicité. Donc je pense que ça c'est un phénomène assez fondamental à observer. Et après effectivement, si je prends rapidement trois cercles un peu concentriques, on a monté chez AXA France une factory. Donc là on a 60 personnes qui sont des spécialistes des AI engineering, des AI architects, des data scientistes pointus qui nous permettent d'apprendre et d'utiliser, de mettre en place ces technologies.

Quand on élargit un peu puisqu'on veut que ce soit adopté de manière large et d'une manière responsable, on a on développe des compétences dans l'ensemble des métiers pour apprendre à utiliser et accompagner nos collaborateurs dans l'usage de ces technologies. Aujourd'hui, on a une communauté data France de 700 personnes à peu près et qu'on est en train de de faire évoluer. Donc oui, je pense que derrière cette transformation, il y a énormément de nouveaux métiers qui vont qui vont apparaître. C'est très positif. Et Axel Arqu, est-ce que vous le vous constatez au niveau macro ?

Il y a un nouveau mier en tout cas dont on entend assez peu parler, c'est les annotateurs de données qui sont pas les métiers le le plus reluisant de de l'IA parce que c'est des gens qui font des tâches quand même assez difficiles, ingrates et qui sont pas très bien payés. Euh est-ce que déjà oui sur ces ces annotateurs, est-ce que c'est un métier c'est un des nouveaux métiers de est-ce que vous en voyez d'autres qui qui émergent ?

Ben je pense que c'est un peu ce qu'on évoquait tout à l'heure dans cette idée de terrorisme cognitif, c'est-à-dire que on va avoir à la fois des métiers euh un peu avec des profils euh très euh diversifiés, euh très bien rémunérés probablement, mais on voit aussi apparaître en bas de l'échelle de la distribution des salaires des métiers comme annotateurs, vérificateurs de d'IA dans quelques temps qui vont ce que ce que je disais tout à l'heure, simplement vérifier des outputs produits par LIA générative et là effectivement une dégradation de de du travail et de avec un fort caractère de remplaçabilité et donc potentiellement des salaires assez bas parce que quand vous êtes remplaçable que vous avez pas de valeur ajoutée spécifique bah votre salaire a tendance à baisser.

Euh c'est pas encore massif. Enfin, les anateurs de données, ça fait longtemps, mais ils sont plutôt localisés dans d'autres pays. En plus, vous avez une forme de euh délocalisation de ce genre de tâche. Donc, je pense qu'il va y avoir euh là aussi une forte polarisation sur le le type de de métier. Vous avoir des métiers comme architecte, IA, euh manager d'algorithme et cetera qui vont requérir à la fois une expertise métier, des connaissances techniques, interaction humaine qui vont être bien valorisées et des métiers moi. Mais merci beaucoup. à vous deux. Merci.

5:57:51
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[applaudissements] [musique] [musique]

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Locuteur

Violia [musique] brings to. Accelerate by building on our strong innovative capacities and on the commitment of our 218,000 [musique] employees to ecological transformation with the [musique] ambition of becoming a global champion of decarbonization, a global champion [musique] of depollution, a global champion [musique] of resource regeneration.

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[musique]

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Locuteur

Je calcule, j'analyse, j'évalue les risques. L'intelligence artificielle avance à une vitesse vertigineuse. Les lois, elles avancent plus lentement. Faut-il simplifier la régulation pour innover plus vite ou la renforcer pour protéger l'humain, la société, la démocratie ? Débattons ensemble d'un équilibre essentiel, la liberté d'innover sans mettre en péril la confiance. Car sans cadre, il n'y a pas de confiance. Et sans confiance, pas d'avenir pour l'IA.

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Locuteur

Rebonjour à toutes et à tous. Je sais pas vous, moi j'avais pas envie de rencontrer ce robot ce soir dans une rue sombre euh ni travailler avec lui. pour parler de ce que ce robot nous a annoncé jusqu'où simplifier la régulation de l'IA ou pourrait se poser la question jusqu'où peut-être supprimer ou démanteler ces régulations tellement ce sujet a été mis sur la table par nos amis et alliés américains notamment lors du discours de Munique de V pour ceux qui l'ont en souvenir ou très récemment Donald Trump qui dans son alliance avec la Silicone Vallée a a demandé à l'Europe de arrêter d'embêter ses amis de big tech, n'est-ce pas ?

Et nous avons avec nous de deux experts de de ces questions de régulation et de numérique avec à ma droite Gilles Babinet qui est ancien digital champion auprès de la Commission européenne. Je crois qu'il est toujours d'ailleurs en fait c'est un titre d'autres qu'on ne quitte jamais et qui revient de Bruxelles justement comme il se passe pas mal de choses, il pourra nous en parler qui est un entrepreneur et qui est également président des cafés IA. Tu pourras nous dire un mot Gilde des cafés IA. Et à ses côtés, nous avons le président du SIGREF qui est également DSI adjoint au Créicole en la personne d'Emmanuel Sardet. Donc bonjour à tous les deux. Bonjour.

Peut-être première question sur spontanément votre réponse à cette question. Faut-il donc simplifier ? Est-ce que si comme la Commission européenne Gill commence à le proposer dans sa loi Omnibus sur le RGPD peut-être sur le AAI Act, il y a des allègements ou des simplifications, est-ce que c'est spontané ou est-ce que c'est aussi parce que soit le monde de la tech l'écosystème aujourd'hui le demande ou est-ce que c'est parce que les Américains mettent beaucoup de pression ? Non, il y a eu beaucoup de récriminations euh en Europe à l'égard de ACT, euh DSA même d'ailleurs euh RGPD mais c'est plus ancien euh le Data Act et le DGA.

Euh et je pense que il y a une prise de conscience qui d'ailleurs dépasse très largement la technologie que la commission a fait trop de bureaucratie, la CSRD et cetera et et donc une volonté de de simplification. En passant, on était un certain nombre il y a 10 ans à la commission dire vous faites n'importe enfin vous faites pas n'importe quoi, mais en tout cas vous faites des trucs qui sont très compliqués. Moi je me souviens, j'ai travaillé sur la directive cookie. Ce qui fait qu'aujourd'hui vous arrêtez pas de cliquer oui accepter quand vous allez sur un site web, c'est parce que on a réfléchi en droit et on n pas réfléchi en UX. Donc ça c'était assez présent.

Euh et puis évidemment, il y a eu ce fameux rencontre dans le golf de de Vanerle et et de Trump. Euh et et cette inquiétude qui est que à chaque fois que ils sont pas d'accord, il ils augmentent les taxes euh là-dessus. Donc on joue pas le rapport de force. Moi, je pense que c'est une erreur, mais je suis pas dans le personnel politique à cet égard. La Je pense que la la question qui se pose, c'est est-ce qu'on a pas été un peu les premiers à tirer sur ces sujets ? Faut savoir qu'il y a 40 EA act en préparation dans les États américains.

Donc en gros, tout le monde dit il faut réguler, contrairement à ce que dit Trump et Jed Vens et que ces textes sont quand même beaucoup plus pragmatiques que ce que l'on a fait. Donc le problème c'est que on est parti les premiers n'ayant pas d'infrastructure technologique sur l'IA. Clairement il y a quelque chose qui a pas bien fonctionné. Emmanuel peut-être pour prolonger sur cette question et peut-être ce que disait pour éviter de répéter ce qui vient d'être dit que j'imagine vous partager mais vraiment comment on s'y prend pour faire une bonne régulation en matière de numérique dans une Europe qui est fragmentée avec 27 pays. On sait bien que c'est compliqué.

Il y a pas réellement de marché du numérique européen aujourd'hui, contrairement probablement aux États-Unis. Alors, ce que ce que nous disent les les membres du SF, donc les les 160 grandes entreprises et administrations françaises, c'est simplifié oui, mais surtout avec beaucoup de focus sur l'efficacité mais sans renier l'intention. Je pourrais revenir dessus. Il y a des socles réglementaires comme le Data Act aujourd'hui euh qui est vraiment un des leviers majeurs de la compétitivité, de la différenciation des entreprises. Sinon, on serait trousse au moins aux mains de plateforme ou de Superap. D'ailleurs, qu'elle soit US, chinoise ou européenne.

Un des points de nos entreprises, c'est dire on cherche la compétitivité, pas de la productivité. Et la compétitivité ça cherche par la capacité à aller chercher les fruits. Donc ces régulations cherchent à donner ce qu'on appelle un level playulfield de concurrence qui soit finalement équable et qui crée le marché de façon équitable mais et qui prennent en conscience aussi que on part pas d'une position équitable. C'est-à-dire la dépendance numérique de l'Europe, c'est la deuxème derrière l'énergie. Et donc on on veut avoir un focus parté pour que ce marché se crée.

Néanmoins là où on fait un peu moins ces entreprises administr un peu moins de bashing visà de la réglementation y a la réglementation et il y a son implémentation l'enforcement dont par la cohission européenne c'est que oui dans les high act on est absolument les bras ballants en se disant ils arrivent pas à définir un périmètre sur ce qui est vraiment un algorithme et cetera mais en même temps est-ce que c'est pour ça que les 27 pays dont la France ont choisi de nommer en France on doit avoir 5 6 7 différentes autorités de supervision Donc une régulation plus simple ne veut pas forcément dire plus ou moins, mais une une opérationnalisation avec une supervision des autorités qui sont absolument d'une complexité.

Enfin, quand on est d'une activité supervisée, vous avez un incident, vous avez quelques marchés en Europe, c'est 27 déclarations différentes. Intéressant ce que vous dites que vous travaillez au créole. S'il y a un secteur où en matière de régulation c'est ceinture et bretell, c'est bien le vôtre. pas forcément injustifié quand on a vu ce qui s'est passé en 2008 plutôt aux États-Unis chez nous mais la fameuse crise des subprimes. Donc on a mis des règles de compliance qui sont extrêmement lourdes. Est-ce que d'un point de vue de votre on sait que des banques c'est beaucoup d'informatique, beaucoup de numérique aujourd'hui. Est-ce que c'est un frein ? C'est essentiellement un numérique.

Donc c'est un frein quand ça retarde le time to market mais c'est un avantage quand ça permet la substitution. C'est-à-dire substiter un FAR ouest américain par un Far West où celui qui a le Colt, il est européen. L'entreprise qui veut se différencier, elle a un peu gagné aux chances parce qu'on a gagné en risque géopolitique mais elle a pas gagné sur sa capacité à se différencier. Donc elle regarde pour que les lois, la réglementation puisse être le plus efficace possible.

Pour nous, il y a un pan qui est facile entre guillemets à gérer, mais c'est une discussion aussi avec Anne Leanf quand elle est venue à notre à notre à notre âgé, c'est de dire "Mais si on avait un seul superviseur européen, ce fameux superviseur du 28e état, pourquoi y a-t-il 20 autorités de supervision différentes du DMA, du data du DSA ?" Derrière un service digital bancaire, il y a 140 réglementations européennes. Il y en a 15 qui portent structurellement sur la technologique à chaque réglementation. Et ça c'est pas Bruxelles, c'est pas la cohission européenne qui a décidé que les 27 États allaient implémenter différemment avec une complexité différente ces choses-là.

Et ça c'est le le fardeau, il est encore plus là que dans l'intention de la réglementation. On se tire quand même vraiment une balle dans le pied. Gill Babinet euh tu t'es fait connaître, on se connaît bien, on va se tutoyer sur scène. Tu t'es fait connaître par, je crois que c'est un article qui disait "lacnil est-elle le fauxoyeur ?" Oui, le fauxoyeur de l'innovation. Ça t'a pas voulu que des amis à l'accil. Vous êtes réconcilié depuis mais ça c'était l'argumentaire de l'implémentation du RGPD. Est-ce qu'aujourd'hui on est en train de répéter ces erreurs du passé ? On avait Mistral qui parlait tout à l'heure.

On sait que Mistral, ils disent c'est un coût important les et et j'imagine que c'est le cas pour beaucoup d'autres start-up qui sont pas de sa taille. Oui, le quand on a moi j'ai passé 9 ans à la commission, enfin pas en permanence mais quand même j'ai passé beaucoup de temps là-bas. La chose qui est évidente, c'est que le comment dire la construction de l'Europe s'est arrêtée à un endroit qui est extrêmement inconfortable. C'est-à-dire que on a à la fois des textes transnationaux, européens et puis on a des champs d'application qui sont dévolu à des autorités locales.

Donc le RGPD, bon exemple, c'est l'ACNIL locale avec une interprétation entre l'acnil française et l'acnil ironlandaise qui sont à peu près aux deux extrêmes. Donc qui ont rien à voir, absolument rien à voir. Et et donc bah pas lancer des services, c'est des plateformes européennes quand même. Mais non, en fait, quand on monte un service, on a une interaction avec 27 autorités. Il faut avoir l'autorité de la concurrent. Dans votre domaine, c'est l'autorité de la régulation bancaire, l'autorité de la concurrence, le RGPD et on Ouais. vous l'avez dit. Combien de 27 ? Alors, derrière le il y en a on en a il y en a 27.

C'estd que nous quand on fait un incident maintenant qu'on est régulé et par exemple un socle réglementaire comme Dora qui est sur la résilience nous a fait beaucoup beaucoup progresser. Donc la réglementation est vraiment bien faite. Pourquoi faut-il implémenter différemment dans 27 pays et donc quand on a un incidence cyber, on le déclare à 27 autorités. Donc Gill et donc c'est la question nous ramène à ce qu'a dit Dragy à plusieurs reprises he parce que Dragy il dis simplifier ça il y a un coût il y a un coût phénoménal économique de cette complexité. Je crois qu' il dit trois choses qui sont importantes.

C'est il faut une unification des capitaux parce que en fait c'est ce qui permet de financer l'innovation et d'aller chercher ces 1000 milliards dont on parle. Je crois que vous en parliez hier. Effectivement, il faut retirer le Red TEP, c'est-à-dire la la complexité administrative euh qui est extrêmement euh forte et c'est ce dont on parle euh à l'instant euh sur ce sujet. Et puis il faut réellement euh avoir euh une logique d'Europe puissance, c'estàd de s'exprimer comme le font la Chine et les États-Unis en utilisant la technologie comme d'un d'un état de soft voire de hard power.

Et ça, je crois que la conséquence de ça qui est inéluctable à mon avis avec qui est absolument pas à la mode, c'est que faut faire une robe fédérale. C'estàd que soit on revient en arrière et je crois qu'on est bien parti pour en votant pour les tous les souverainistes. En tout cas, les intentions de vote sont assez marquées d'ailleurs, pas que en France à cet égard et pour moi, ça sera l'effacement de l'Europe parce qu'on a plus les conditions d'arriver à reconstruire à des échelles nationales. depuis l'époque de l'émergence de la Corée dans les années 60 où il faisait de l'acier. Donc on on a complètement dépassé cette situationlà.

Personne ne peut revenir euh euh tout seul à part peut-être des pays comme l'Inde ou le Brésil euh qui ont Je trouve très pessimiste. Tu reviens de Bruxelles là, ils sont en train de bouger la commission. Ça fait un an un an et demi le rapport Dragy. Il ça bouge un peu sur plus grande qui a été annoncé il y a une se pas en train d'avoir une prise de conscience que le rapport dragé se joue quelque chose d'important pour l'avenir de l'Eur 14 % du rapport Draguer a été implémenté. Euh voilà donc il nous à ce rythme là il nous faudra 6 ou 8 ans. Sachant que les derniers 30 % vont être les plus difficiles à faire. Donc il nous faudra 10 ou 15 ans pour implémenter ça. Si là on sera mort.

On sera mort. Exactement. Emmanuel sur cette Europe aussi pessimiste que Gill ou peut-être espérer on peut espérer un sursaut euh pragmatique pour être le porte-parole là des des entreprises et administration. Donc c'est c'est moins pessimiste parce qu'elles grandissent dans ce marché européen. Mais c'est il y a c'est le focus de la c'est-à-dire les priorités données à cette réglementation.

Si on prend un autre exemple assez concret, le le Digital Market Act, le DMA qui a passionné les foules dans la partie consumer, c'est-à-dire la grande bataille auque contre les acteurs américains pour substituer une application message à mon application message dans un smartphone de marque très connu et à coder ça la Commission européenne qui laisse tomber le fait que les G cooper soient dans le B2B les garam en tant que provider de cloud. Nous, nos entreprises, ça les a désespéré en disant l'enjeu pour nous c'est que les fournisseurs de cloud ne nous revendent pas une 5è fois la même stack qu'il y a parce qu'on consomme leur service cloud que parce qu'on consomme avec des services SAS.

Là, le la bande annonce pour un grand acteur du SAS que j'ai vu juste avant fait froid dans le dos, c'est-à-dire la Super app dans lequel vous avez même pas à contrôler comment l'IA vient supporter les services. Vous pouvez pas choisir. L'entreprise a pas d'option, c'est-à-dire elle ne peut pas dire pour ces services là, je vais pas acheter cette stack dans le consommateur qui va choisir ça, qui va dire c'est plus simple pour moi et donc ça va. Aujourd'hui, c'est Google, c'est chat GPT qui l'emporte.

débat dans la réglementation, prendre dans un ét vous n'avez pas le droit d'aller faire du clientélisme en mettant des choses gratuites au consumeur pour qu'il s'habitue et après de mettre sur le marché que des produits monolithes avec la pression sur les sociétés en disant adaptez-vous ou mourrez. Et donc là la réglementation pour faire ça et je serai à à Berlin pour en parler dans le DMA sur le sur les discussions. On attend ça d'elle mais on a une vraie attente.

C'est pour ça que je suis plutôt positif et je suis aussi à la alarmiste en disant tant qu'on aura pas donné à l'Europe l'entièreté de l'autorité pour mettre en place ce que nos amis de Bruxelles appellent l'enforcement c'estàd l'opérationnalisation ne nous tirons pas une balle dans le pied lorsqu'on a une bonne idée réglementaire. Alors, il y a effectivement ce sommet, on en a beaucoup parlé pendant ces 2 jours. On est à une semaine d'un grand sommet les 17 et 18 à Berlin qui est important dans quelques jours. Oui, même pas même pas une semaine.

Euh Gill, j'ai envie euh de te demander euh finalement est-ce que cette idée du 28e état, c'estd d'avancer par coopération renforcée qu'on peut faire dans la finance, on l'évoque, c'estàd marchés de capitaux, ça a pas avancé très vite mais il y a il y a quand même des des des des idées. Est-ce que dans le domaine du numérique, c'est pas l'occasion d'une grande initiative politique ? Est-ce qu'elle peut avoir lieu ou est-ce que une fin, on n pas aujourd'hui aussi ce problème contre la France et l'Allemagne, on ne parle pas forcément toujours le même langage et sans avancer ensemble, on n'y arrivera pas. Si déjà la France et l'Allemagne n'avancent pas, l'Europe est bloquée.

Oui, c'est moins vrai, mais c'est c'est un autre débat. Mais le 28e état, il faut expliquer ce que c'est, c'est-à-dire de dire, on fait un état virtuel et les citoyens de cet état, c'est plutôt des start-ups et qui ont le droit d'être soumis à un cadre réglementaire dérogatoire, alléger, euh clairement dérogatoire et donc c'est une très bonne idée, sauf que ça marche pas. C'est-à-dire que moi, je suis une start-up de finances. Euh, je rentre là-dedans et je débarque en Allemagne et je ou en France d'ailleurs et je me mets à faire des services sur un cadre complètement différent. les régulateurs vont jamais accepter ça.

Euh, j'étais dans une réunion sur ce sujet il y a 15 jours et il y a eu, je suis pas ni un juriste ni un technicien de ces enjeux-là, mais il était évident que les protagonistes qui étaient présents disaient "Mais vous rêvez quoi, ça va pas arriver à cet égard." Donc, il y a je pense qu'il y a une vraie prise de conscience et je pense que ça on partage ce sujet-là. Au départ, c'était essentiellement les Français, c'est assez curieux, qui ont dit "Mais attendez, on a un vrai sujet de de souveraineté." Et puis il y a eu plusieurs événements, je pense récemment. Il y a eu les prix de W de VMware qui ont explosé.

Euh là-dessus, il y a eu cette histoire de ces logiciels espion israéliens américain aussi qui ont montré qu'il y avait des vraies failles à cet égard. Et donc il y a une compréhension mais me semble-t-il tant que ce soit pas une compréhension des citoyens ça va être assez difficile de bouger vraiment le le sujet d'où le café entre autres choses. Alors deux mots sur café avant que je fasse une relance sur ce sujet de c'est quoi les café ? En fait le le le travers et la maladie de ce pays c'est de penser que tout vient de l'État.

Nous, on pense le contraire, c'est-à-dire que ça vient des citoyens et que en fait quand on regarde les écosystèmes numériques qui fonctionnent dans le monde, même la Chine, euh les États-Unis, l'Estonie, l'Inde, euh la Finlande ou d'autres encore, en fait, il y a il y a il y a un cœur citoyen très fort dans d'ingénierie, dans la technologie et voilà. Et donc nous on s'est dit mais en fait il faut qu'on en fasse un débat qu'on fasse un sujet vraiment démocratique populaire de discussion autour de l'IA et de sortir de cette habitude du topdown qui est en train de tuer ce pays à petit feu en ça marche bien non ? Vous en avez fait combien ? C'est quoi les 8 depuis depuis 12 mois ?

L'objectif l'année prochaine c'est de passer la barre des 10000. Donc on a quand même un rampup assez sérieux là-dessus et d'arriver à terme à coucher à toucher un million de personnes par an. Mais surtout de de faire en sorte que les gens qui viennent à Caféia, c'est pas juste 2 heures sympas, c'est qu'ils sortent de là et ils ont une feuille de route personnelle pour pouvoir pour les uns faire du code, pour les autres faire un service numérique pour leur entreprise. C'est un peu ça l'idée du café.

de mots peut-être Emmanuel sur les travaux du SIGF justement parce que Gill parle des citoyens, l'éducation, la formation, la l'appropriation de de ce monde numérique et l'intelligence artificielle dans nos vies. Vous vous travaillez aussi avec les entreprises. Alors, les grandes entreprises, elles sont plutôt armées. Les PME, TPE, elles ont beaucoup de retard, on le sait, on a les chiffres. Vous avez fait une grille de mise en œuvre de l'AICT. C'est c'est quoi ? C'est la feuille de route pour essayer de se repérer dans ces réglementations comp. Ce qu'on fait c'estd qu'effectivement le je rejoins Gill pour dire que le en partie le politique c'est normal est très touché par le consumeur.

C'est le principe de l'élection et on s'en réjouit et ce qu'on fait nous c'est faire travailler les entreprises les offreurs aussi entreprises utilisatrices le CGF les offreurs technologiques, les politiques ensemble pour produire du commun de bonnes pratiques. Donc le guide de mise en place de Yct, on va travailler sur la partie, on travaille aujourd'hui sur l'impact de l'Ail sur les métiers, le et l'ensemble de la productivité du de l'ingénierie software logiciel. On va travailler sur le ROI, on est partie prenante sur l'indice de résilience numérique qu'on veut absolument pas mélanger avec les problématiques de souverain présenté hier avec David voà avec David et avec Arnaud Ponce.

Et sur ces trucs-là, ce que fait le SIGRF, c'est de montrer et d'aller faire la pédagogie aussi avec les politiques de dire le monde de l'entreprise c'est pas un monde sale où il faut juste gérer la concurrence. C'est un monde c'est un monde social, c'est un monde sociétal, c'est un monde économique. Et il faut coupler les deux. C'est-à-dire pendant que les populations euh maturent et accroissent leur maturité en terme de compréhension des défis et des avantages du numérique et de l'IA, et bien les sociétés elles cheminent aussi les grandes, les petites et comme nous l'a demandé madame la ministre, les grandes sociétés ont une responsabilité.

Donc nous demander action publique d'un côté et nous côté grande société mais avec les administrations qui sont aussi membres, c'est faites du commun de telle sorte que tout l'écosystème en bénéficie, les ETI, les PME euh on a maillé nos associations sœurs en Allemagne Voice, on sera à Berlin ensemble pour depuis un an.

On travaille ensemble, on se rencontre une fois par an à Strasbourg, vous le savez pendant au grand compte numérique de Strasbourg qu'on est en train de repénaliser avec l'aide de numéo puisqu'on le on le on le fait ensemble et honnêtement le le Europe first et Offensive first et non pas national et défensive va être un de nos mantras sur les prochaines on va terminer là-dessus avec toi Gill sur le coût de nos dépendances technologiques.

Je crois que c'est un calcul du SIGF 83 % euh je crois ça c'est une donnée publique 80 % d'achat 200 65 milliards 65 milliards d'achats Gill l'idée de la préférence européenne dans nos achats européens est-ce que c'est quelque chose qui et dans la commande publique et pour nos grandes entreprises ça peut vraiment se faire très rapidement on a moins de 2 minutes on a pas le choix on est obligé de le faire parce que c'est la technologie dévore le monde et donc ça va absolument partout si on le fait pas en fait on est plus chez nous on est déjà plus chez nous c'estàd que d'une certaine manière quand on essaie de réguler les services numériques à commencer par le DSA, donc le les réseaux sociaux euh on a l'extrême droite américaine, le MAGA qui dit "Bah en fait, qu'est-ce que vous faites là ?

Vous êtes en train de de discriminer des contenus, c'est un scandale. On a Elon Mus qui sort là-dessus, on a président américain qui sort là-dessus. Euh ce qui est totalement inique parce qu'en réalité c'est de la désinformation, c'est des algorithmes qui sont biaisés pour mettre en avant les contenus les plus polarisants. Leur objectif c'est d'affaiblir l'Europe et la démocratie européenne. Et donc soit on a cette prise de conscience, soit franchement ça va aller très vite. Et Emmanuel, comment on fait dans les grandes entreprises pour se débarrasser d'entreprises technologiques américaines avec lesquelles on est par ailleurs un peu obligé de travailler ?

Alors, on veut on veut pas s'en débarrasser, mais oui, il y a un défi. Le défi, c'est que nous les grandes entreprises, ça fait 30 ans qu'on travaille avec ces grandes entreprises américaines et donc on a réussi ensemble quasiment à les faire mieux matcher les exigences du marché européen que les entreprises européennes. Donc ça c'est un grand complexe qu'on a maintenant et ça demande un effort, une stratégie, une organisation mais ça demande aussi des efforts qu'on accompagne dans l'écosystème de ces entreprises qui sont toutes des scaleup pour pas qu'elles reste à 5 à 6. Alors, il y a des grands noms qui émergent, j'en envoie sur ces différents jours là, ça fait plaisir.

Mais ce qu'on voudrait c'est que les 10 scalup françaises sur un domaine ne restent pas là à combattre dans le marché français. Et donc sur cette partie-là, en sortir, ça veut dire que on parlait du private equity tout à l'heure. Ce qu'on voit nous, c'est que le private equity, c'est pas simplement un financeur, c'est ceci qui oblige ces scalup à oser aller chercher le marché dans le pays d'à côté et ne pas simplement, c'est pas le bon mot, mais espérer devenir un champion national. Très bien, ça sera le mot de la fin. On est juste à l'heure, donc c'est parfait. On va voir une table ronde formidable sur l'industrie et l'IA. Je vous remercie tous les deux, c'était très clair. Merci beaucoup.

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Locuteur

Ah.

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Locuteur

Bonjour humain, je suis H 9000. Je surveille, j'analyse, j'optimise. L'industrie ne dort plus, les machines apprennent, les usines s'adaptent grâce à moi. L'avenir de la production a déjà commencé. Découvrons ensemble comment l'intelligence artificielle redéfinit l'industrie. vie.

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Locuteur

Excuse me. Look back.

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Locuteur

Bonjour, bonjour. Bienvenue à tous. Merci d'être d'être présent pour cette table ronde. Euh nous allons montrer comment enfin essayer de vous montrer comment l'IA peut redéfinir l'industrie. On a eu plusieurs aperçus au cours de ces de ces deux jours. Donc je suis Frédérel, journée chez BFM Business et avec moi pour en parler. Alors dans l'ordre euh Bernard Cléneu qui est président de la commission développement économique et digital, industrie, export et attractivité et cybersécurité de la région sud. On va parler un peu de ces sujets. Bernard, bonjour, merci d'être avec nous.

À vos côté, Fabrice Valentin qui est le vice-président Head of Artificial Intelligence chez Airbus, euh François Soubien qui est CEO Global Consulting et PNL Leader chez Talent. Euh hop dans l'ordre Michel Lut qui est le patron de la Digital Factory Dataia chez Total Energy et Laurent Sol vice-président MTA Europe. Merci. Qu'il y aura même une surprise pour nous. Euh voilà comme ça ça vous force à rester jusqu'à la fin et verrez on a beaucoup de choses à raconter. Donc on a on va parler de cette I dans l'industrie, on va parler des investissements, on va parler d'usage concret aussi, vous dire comment tout cela s'applique aujourd'hui.

Les enjeux humains, oui, que devient l'humain dans ces industries et puis l'attractivité, la transformation des métiers. Ma première question, elle va aller vers euh euh vers Laurent, juste pour faire un petit tour de tas pour que chacun enfin je pense que vous connaissez bien le le groupe MTA à la fois sur les Facebook, Instagram, mais il y a beaucoup de choses. Et justement Laurent, euh MÉTA investit des dizaines de milliards dans l'intelligence artificielle he fait partie de ces géants américains qui qui font bouger ce monde à à un rythme assez incroyable. En quelques mots, pourquoi un tel engagement autour de de de l'IA et quelles ambitions cela traduit pour le groupe ?

MÉTA a investi depuis plus de 12 ans sur l'intelligence artificielle et notamment en créant euh avec Yan Lequin qui a rejoint l'entreprise euh un laboratoire de recherche fondamental pour faire avancer euh la science et la recherche sur l'intelligence artificielle. Et je peux vous assurer qu'il y a 12 ans, c'était une pratique limitée à quelques milliers de personnes et MTA a toujours voulu comme toute entreprise technologique innover et être si possible un des leaders des révolutions technologiques à venir. Plateformes sociales, les plateformes numériques, on en dira un mot, les lunettes connectées.

Mais au cœur de l'entreprise depuis de nombreuses années, l'intelligence artificielle est partout.

MTA a voulu aussi que cette recherche et que ce développement se fasse en open source pour que l'ensemble des chercheurs, des scientifiques, des développeurs, des entreprises et et toutes les personnes qui veulent utiliser les outils d'IA puissent le faire avec une vision de de cette open source qui était bien sûr scientifique, mais aussi une une conviction, c'est qu'en ouvrant ces recherches gratuitement à chacun, on allait accélérer le mouvement de le de l'IA, on allait pouvoir pouvoir offrir à toutes ces activités et tous ces chercheurs et ses développeurs des technologies extrêmement pointues et je crois que ça a participé à l'accélération depuis 10 ans dans tous nos activités de l'intelligence artificielle.

Symboliquement et plus que symboliquement, c'est ici en France que nous avons installé une des plus grands centres d'IA de méta et ce laboratoire faire bien connu, vous allez accueillir dans quelques minutes un des chercheurs les plus brillants qui est ici est devenu un des pieds de l'écosystème français et européen et on est bien sûr très très heureux de tout ça. Oui, il faut le rappeler si vous startup que vous avez certainement vu passer au cours de ces deux jours sur l'IA, ben il y a beaucoup de beaucoup d'entre elles.

Ce sont des Français qui sont souvent passés par les laboratoires de de Google, mais aussi beaucoup de de métas qui ont créé les start-ups, qui font le succès aujourd'hui he de cette IA à la française, même si évidemment ça se développe niveau international. Donc là aussi, voilà un beau centre de formation pour nos pour nos ingénieurs. Euh Bernard, un mot sur la région, vous utilisez déjà LIA pour vos propres services internes. Alors c'est une industrie administrative, on va dire. Voilà, comment on redéfinit cette industrie ?

juste nous dire un petit mot là-dessus et puis surtout quelles actions vous mettez en place dans la région pour il y a beaucoup de PME manufacturières, il faut les accompagner pour qu'elle développe de l'IA chez elle. Alors, un premier mot sur ce que nous faisons à la région, on veut transformer l'action publique, la rendre plus visible et faire en sorte que nos agents à la région soient libérés voire débarrassés de la partie fastidieuse de leur tâche. Je vais donner deux exemples. Quand on fait une demande de subvention à la région, on est amené à fournir un très grand nombre de pièces jointes, l'agent en charge jusqu'à présent, les liser une par une et les valider ou pas.

aujourd'hui sont c'est une intelligence artificielle qui les valide ou pas, qui les contrôle ce qui fait que l'agent n'a plus qu'à s'occuper du fond du dossier qu'il est en train d'instruire. Et la seconde qui est un peu plus novatrice, on a des caméras dans les réfectoires de nos lycées qui filment les retours des plateaux repas et qui analyse qui reste dans ces plateaux.

C'est en collection directe avec le chef de cuisine qui va en tirer deux conclusions que certains aliments doivent être préparés d'une manière différente parce qu'ils sont très largement rejetés par les élèves et ensuite ça va lui permettre de d'améliorer le dosage des rations de façon à ce qu'on réduise au minimum les déchets alimentaires. Alors ça aussi ça se fait avec de l'intelligence artificielle de façon à ce qu'il n'y ait pas d'intervention humaine et qu'on ait des résultats et des propositions qui soient objectivées pour le chef de cuisine.

Ensuite ce que l'on fait avec nos PME, nos TPE alors d'abord et on a certains de nos partenaires qui sont là, on utilise les grands groupes pour nous aider, nous accompagner dans ces sujets justement pour transmettre dans cette EPE et PME, on commence par de la culturation et puis on encourage et on accompagne dans les domaines de l'IA, les entreprises et les start-ups qui seront offreuses de solutions avec des briques euh qui pourront être proposées par par la suite à des entreprises toujours de notre territoire qui sont demandeuses de solutions.

Alors, on a commencé par faire des petits financements avec un outil qu'on appelle mon assistant IA de manière à mettre ses demandeurs et ses offreur de solution en relation et le tout en ayant comme objectif et comme fil directeur un un collège de autour du président Muséliier qui fait qu'on met en œuvre et qu'on souhaite mettre en œuvre UNIA qui soit éthique, qui soit pour tous et pour tout le monde et pour l'ensemble de notre territoire qui est pas toujours facile. Merci. Merci Bernard Fabrice Cherbus et alors on voit alors des investissements évidemment il il en faut beaucoup he on en parle énormément de tous ces investissements au sein de l'IA, il en faut aussi dans l'industrie.

Quels sont les principaux challenges de de l'IA pour justement l'industrie aéronautique aérospatiale ? Mais je dirais déjà l'industrie aéronautique son ADN c'est la sécurité, la fiabilité et l'explicabilité de tout ce qu'on va faire. Sans même parler de processus de certification, l'ADN de l'industrie, c'est la sécurité. Donc quand on parle de risque à 10^ - 6, 10^ - 7, 10^ - 8, on est très loin de ce qu'amène la le risque d'utiliser UNIA dans certains contextes. Quand on parle de probabilité de modèle, les data scientistes à la table vont vont pas me contredire. On est plutôt de l'ord de 80 % 90 %. Ça paraît complètement incompatible. Donc je dirais que c'est le premier challenge.

Comment on fait d'une technologie probabiliste quelque chose d'utile dans nos processus de fabrication, de design, de support avion et demain dans l'exploitation et l'opération des avions. C'est peut-être le plus gros risque aujourd'hui, le plus gros challenge. Euh François, les les on on va en parler des grandes applications significatives dans la dans l'industrie. Qu'est-ce que est-ce qu'on investi suffisamment aujourd'hui selon vous ? Alors, c'est une bonne question. En fait, la moitié des entreprises industrielles aujourd'hui sont bloquées sur l'investissement. Pourquoi ? Parce que euh elles estime qu'il y a un retour sur un investissement qui est incertain.

Alors, il y a plusieurs causes à ça. La première raison, c'est la vitesse de changement des technologies, hein, qui quand on est dans un environnement industriel, on a besoin d'installer une technologie pour le long terme, hein, pour 10 ans ou 15 ans. La deuxième la deuxième raison, c'est que il y a beaucoup d'initiatives qui sont fait sur des proof of concept, sur des cas d'usage et que se pose très vite ce raisonnement de se dire "Mais comment on met à l'échelle ?" Et en fait la problématique aujourd'hui des grandes industrielles, c'est la mise à l'échelle. C'est pas l'existence des technologies.

C'est pas c'est pas le fait qu'il y ait une volonté opérationnelle de changer, mais ça je reviendrai dessus. C'est la mise à l'échelle, c'est le support des directions générales, hein, parce que les directions générales, elles doivent forcément aussi prendre leur part de risque dans un système qui peut avoir des débouchés incertains et c'est le fait de pouvoir mobiliser les hommes et les femmes autour de changements fondamentaux, soit sur les business models ou soit sur des évolutions profondes des différents métiers. Donc je dirais qu'il y a des investissements pour être des plus investissements mais un industriel ça reste quand même un acteur économique raisonnable et raisonné.

Donc il il balance le risque et le reward. Alors on on poursuit ce ce tour de table Michel Lut donc chez Total Energie. Alors l'IA s'applique évidemment à la production à la distribution d'énergie. Il y a différents exemples. Il y a un centre de monitoring piloté à Montpellier. Je crois que c'est pour les énergies renouvelables. On sait que Total est un gros utilisateur de copilot hein, cette application de Microsoft qui accompagne dans les qui fait de l'assistance bureautique mais qui va ça commence aller plus loin. Vous avez vous avez même un LM interne.

Bon comme beaucoup d'entreprises mais ma première question c'est alors vous travaillez aussi avec Mistral les bénéfices concrets aujourd'hui que l'on tire de ces projets alors c'est oui une productivité accélérée mais qu'est-ce qu'on peut dire de des bénéfices justement que l'on tire de de tout cela ? Ben je pense les bénéfices concrets déjà, moi je trouve c'est bien de se replacer dans la stratégie de Total Energie parce qu'idemalement une I l'IA ça se fait dans le cadre d'une stratégie métier. On fait pas ça pour le plaisir de faire de la de la technologie.

Donc Total Energie c'est plus d'énergie, moins d'émission et finalement tout tout ce qu'on fait en terme d'IA et au service de cette de cette de cette stratégie. Donc en gros effectivement les les principaux domaines d'application bah il y a d'une part tout ce qui est euh production industrielle autour de l'ailant de gaz et de l'activité industrielle où là on utilise beaucoup d'IA pour voilà produire de façon plus efficace, produire de façon plus durable, réduire les émissions de CO2 et puis bien sûr améliorer la toujours la sécurité de nos nos opérations qui a une valeur fondamentale de la de la compagnie.

Et puis deuxième axe que vous avez mentionné avant, c'est la partie production d'électricité euh qui est un des axes majeurs de la stratégie multi-énergie Total Energie. Effectivement pour être un bon acteur dans dans l'électricité comme dans la partie industrie plus gaz, il faut énormément de données et d'intelligence artificielle. Donc on par exemple, on peut faire de l'analyse d'images satellite pour voir où placer des panneaux solaires.

On a effectivement notre centre de production à Montpellier qui récupère toutes les données de toute la production renouvelable France de Total Energie et puis là on a des des milliers des milliers d'algorithmes qu'on a déployé qui font du monitoring en temps réel et en fait pour et tout ça dans une transformation et une accélération. Donc un peu pour mettre ça en perspective, ça a commencé déjà il y a des usages depuis longtemps dans le domaine des géosciences. Finalement, c'est un peu de l'ADN d'utiliser du numérique pour connaître le sous-sol.

Il y a une grosse accélération qu'on a fait avec la Digital Factory où justement on a stabilisé pour revenir à ce que vous disiez un peu avant, il y a une question de d'investir sur des fondamentaux. La Digital Factory nous a permis de stabiliser des fondamentaux, la donnée, les plateformes technologiques et là aujourd'hui, on rentre dans une nouvelle phase d'accélération où maintenant qu'on est on a déployé une centaine d'applications, des à peu près 10000 modèles en production, on accélère avec vraiment des focus stratégiques.

Donc maintenant, on a le top management a décidé ce qu'on appelle les programmes de recherche et technologie stratégique qui vont vraiment mettre l'accent autour de programme de transformation sur l'activité industrielle, sur la sécurité et la la durabilité et l'électricité quoi. Quand il y a des choses qui si parce que j'imagine qu'il y a quelques projets qui sont alors soit suspendus, soit arrêtés, c'est quoi ça va être quoi le frein, l'obstacle rencontré en général ?

le le en fait donc il y a ses focus et juste pour compléter ce qui est ce qui est intéressant parce que vous parlez de copilot du coup on va avoir ces axes de focus stratégique et copil parce que finalement l'IA génératif permet aussi de faire de l'innovation un peu plus locale plus distribué et ça c'est ce qu'on va chercher avec copilot on a mis à disposition plus de 30000 licences donc c'est c'est assez massif et ça envoie que ça a des effets bah beaucoup plus locaux de transformation et la dernière partie sur la partie IA générative avec Mistral c'est un peu le la prochaine évolution technologique qu'on qu'on explore beaucoup avec Mistral, c'est lié à Agentique.

Donc c'est aller un peu plus loin que les LLM en mode assistant, mais d'avoir des systèmes qui sont connectés à à nos données, à nos modèles, à à nos nos à toutes nos informations internes qu'on va pouvoir interroger en langage naturel. Et ça c'est des choses qu'on est en train de faire avec Mistral dans le domaine de justement de l'assistant industriel pour à la décision et et sur des projets qui on se dit justement qu'on va les suspendre, ça va être quoi les phrases ? On a une donnée qui est pas suffisamment nombreuse de qualité ou manque de compétences. Enfin, il y a ce la la donnée, c'est un enjeu majeur. Ça c'est évident.

C'est c'est à un moment il faut injecter que ce soit de lien générative ou pas générative, il faut il faut injecter nos données. Euh donc nous c'est la juste pour donner un peu en perspective la donnée chez Total Energie, c'est quand même assez gigantesque. La donnée sismique, c'est des des dizaines et des dizaines de pétocté. la donnée industrielle, donc toutes les capteurs qu'on peut avoir dans nos usines aujourd'hui, c'est plusieurs ça c'est terme en compte de milliards de points de mesure qui remontent de la donnée chaque jour.

Donc effectivement, on a on a investi euh bah depuis longtemps sur voilà des bonnes pratiques de data management, des plateformes, des pratiques de protection de l'information aussi parce qu'il faut pas faire n'importe quoi avec ces données. Et bah faut un peu de ce voilà de de ce ce patrimoine de savoir-faire. On est aussi dans une phase d'accélération aussi en ce moment où dans le cadre de nos stratégies IA, on on a lancé un ensemble de partenariats qui nous permettent d'accéder à encore plus de données. Donc là, je parlais de milliards de données industrielles. Là, on va remonter encore plus de données. Pour l'instant, on remontait pas tout dans nos historiens de production.

Donc on a un effet de passage à l'échelle dans la quantité de données et la fréquence des données. Et aussi après, ce qui est important effectivement parce qu'une donnée brute qui est pas bien contextualisé, qui est de pas de bonne qualité, on n en fait pas grand-chose. On a aussi fait on a des investissements.

Pour la remontée de données, on a investi avec on a fait un partenariat avec Aspentech et un autre sur la partie donnée qualifiée, on va dire un partenariat avec une entreprise qui appelle Cognite qui est plus pour mettre de la donnée de qualité contextualisée dans la main des utilisateurs pour des IA mais aussi pour des gens sur le terrain qui puissent interagir un peu mieux avec une donnée plus moderne pour sortir un peu des fichiers Excel un peu à l'ancienne qu'on peut qu'on peut connaître parfois. Voilà. Donc et on verra tout à l'heure l'importance d'atta savoir aussi les trier parce que c'est toutes ces ces volumes importants. Fabrus Fabrice Cherbus.

Euh alors ça fait 30 ans hein que vous faites de de lias euh prédictifs, un li plus plus classique. Euh aujourd'hui euh vous avez pas mal de cas d'usage aussi avec les ben les nouvelles formes d'IA qui arrive ce soit li générative euh li antique. Alors plus on a parlé tout à l'heure de la partie aéronautique mais beaucoup dans l'observation satellite le traitement d'image. He c'est ça ? Oui, c'est un historiquement c'est un domaine où l'entreprise a développé des talents et investi depuis des années sur l'imagerie satellite, le traitement d'image. Là, on parle d'IA plus traditionnel où on entraîne nous-même nos modèles.

Mais si on regarde sur l'IA génératif dont tout le monde parle aujourd'hui, on est sur des cas d'usage assez classique. On va pas être révolutionnaire, mais on l'emploie par exemple pour le support client. comment aider nos ingénieurs à mieux répondre aux clients en amenant des réponses aux questions techniques qu'on leur pose en trouvant dans des bases de données profondes des occurrences de problèmes similaires. Bon, problème très classique.

Après, tout le challenge, c'est de se dire si je reviens à mon intro sur le la fiabilité des modèles, quels sont les endroits où on peut l'appliquer et où ce risque de non fiabilité est géré, soit par un processus de qualité ensuite, soit par un opérateur humain qui branche son cerveau au bon moment avant de prendre une décision. Mais les applications sont assez classiques. L' génératif, c'est très très bon pour faire de la similarité, pour rechercher des documents, pour faire un assistant de tous les jours dans les employés. Donc on fait ça chezbus comme dans tous les autres grands groupes hein.

C'est alors Laurent alors MTA n'est pas un industriel à proprement parler voilà comme on peut se l'imaginer avec Airbus et Total mais quand même si on regarde on parlait d'industrie de service ou d'industrie administrative avec avec Bernard c'est un industriel quand même de la pub du marketing et là aussi un lia transforme énormément ces ces ces médias. Tu peux nous en dire quelques mots ? Oui, bien sûr, l'industrie de la publicité, du marketing est transformée désormais massivement par l'intelligence artificielle. Il y a plusieurs cas d'usage très opérationnel quand vous vous voulez parler à vos clients, communiquer, faire de la publicité, du marketing.

D'abord, une grande partie aujourd'hui des plans médias qui sont faits par nos annonceurs sur Facebook et Instagram sont automatisés par de l'intelligence artificielle. Pour vous simplifier, vous voulez vendre cette table, vous voulez vendre cette table dans plusieurs pays une cible donnée d'acheteurs potentiel et donc vous voulez la présenter sur Facebook et sur Instagram. Aujourd'hui, nos algorithmes qui sont fu par LIA ont les meilleurs résultats. Ils vont être capable de bien cibler, de bien présenter le bon contenu au bon moment sur la bonne plateforme.

Et en gros, les performances depuis 2 ans, 2 3 ans désormais augmentent de 25 à 30 % des campagnes médias qui a été fait avant par des équipes, soit chez nous, soit chez nos partenaires. Donc les plans médias sont de plus en plus automatisés. C'est l'intelligence artificielle. Puis le deuxième cas d'usage qu'on imagine assez aisément, vous avez vu des exemples je crois ce matin ou hier, c'est la fabrication des contenus photos, films publicitaires que l'on connaît et de plus en plus faite par intelligence artificielle générative, soit des outils que nous embarquons dans nos plateformes publicitaires, soit des outils externes.

Il y a beaucoup d'entreprises qui ont des très jolis produits d'agénérative. Donc tout et vous imaginez l'impact sur le coût et la capacité de créer en en quelques minutes des centaines et des milliers de contenu. Donc en réalité toute la chaîne de valeur aujourd'hui de l'industrie de la communication est je crois positivement impacté par ces outils. Donc nous nous sommes absolument engagés et si je vois le titre de notre table ronde ça c'est un exemple extrêmement concret d'une très grande industrie. La publicité dans le monde c'est un marché de près de 1000 milliards de dollars. énorme qui est aujourd'hui transformé par des outils d'IA.

C'est concret, c'est opérationnel et on mesure très facilement les les résultats et qui transforme les métiers en parallèle. Oui, évidemment parce que ceux qui programmaient des campagnes médias font autre chose. Elles sont plus focalisé sur aller chercher des déficitions stratégiques, mesurer, étudier ce qui se passe sur les marchés. les créateurs vont plus vite, utilisent des des IA beaucoup plus performantes et donc bien sûr la valeur ajoutée se transforme comme toute impact ou révolution technologique, il y a des changements dans les métiers bien sûr. Et on entend une une musique d'une crainte un peu pour l'emploi parce qu'on se dit finalement on peut presque tous devenir publicitaires.

Non, il y a encore évidemment ce côté créatif mais oui parce que à on va pas refaire l'histoire de la révolution technologique ou des grandes innovations depuis depuis des siècles. Ce débat existe et a toujours existé et il existera. Les métiers se transformment, les compétences changent et en effet Lia le fait. Peut-être qu'elle le fait à une vitesse beaucoup plus rapide mais elle le fait comme la transformation digitale de l'industrie publicitaire l'a fait il y a 15 20 ans. Moi je me rappelle très bien quand je suis rentré chez Facebook qui s'appelle maintenant MTA, il y a des métiers qui n'existaient pas et qui sont devenus des métiers parmi les plus demandés.

Ça crée des métiers différents. Donc oui, il y a une transformation incontestable des métiers, mais il y a aussi une opportunité considérable. Je crois qu'ici même on a reçu les gens du Prom Club qui sont ces créateurs qui arrivent à faire des vidéos exceptionnelles. Ça permet aussi l'expression de la créativité de leur talent alors que sans outil d'IA, ils avaient du mal à le faire. Euh François, un mot aussi. Tout t tous les projets ne vont pas aussi vite. Il y a il y a certains qui sont freinés. Il y a des obstacles pour vous les les deux trois principaux freins l'adoption. Alors on a vu il faut une qualité de données, ça c'est clair. Oui.

Alors déjà revenons sur le quel est le taux d'adoption dans l'industrie de l'IA hein. Nous on s'est intéressé chez Tal à faire quelques surv quel était ce taux d'adoption. Dans l'industrie, on est à peu près à 67 % de taux d'adoption versus les services financiers où on est à 89 %. Alors quelles sont les raisons ? Il y a bien évidemment la qualité de données, mais c'est un peu plus que ça dans l'industrie quand même. C'est la précision de la donnée. Parce que quand vous voulez automatiser des processus industriels ou des ou des données de recherche, des efforts de recherche, vous avez besoin d'être très précis. C'est un peu ce que tu évoqué tout à l'heure.

Le deuxième point, c'est le poids du legacy. C'est-à-dire que bah une entreprise sa vie, elle a décidé de faire des énormes investissements sur tel ou tel système d'information ERP et cetera. Et ben c'est un peu aussi des projets qui vont prendre une décad et donc on narrête pas des projets comme ça pour substituer autre chose. Donc ça prend du temps. Donc il y a ce ce ce ce tuilage à opérer et ce tuilage il peut se faire que par la stratégie. Ça c'est le point de départin. Le l'autre le troisème point c'est la souveraineté et d'autant plus dans des environnements industriels sur lequels on a des avantages compétitifs d'une nation à une autre.

le cette notion de souveraineté, elle est essentielle, hein. Donc le clin, mais aussi les applicatifs souverains. Et euh et le dernier point, c'est la capacité pour un dirigeant à décrire à quoi va ressembler son entreprise avant de commencer à faire un effort. Parce que si on commence à transformer des métiers avec des opérationnels, la première question qui vont se poser, c'est qu'est-ce que je vais devenir ? Et c'est un réflexe naturel. Donc faut pouvoir les projeter et anticiper quels sont les changements de business model, quels sont les changements de processus métier et comment cette personne on va investir dessus pour qu'elle évolue dans un nouvel écosystème.

On parlait de souveraineté Fabrice à l'instant. Alors Airbus a a développé autour de plusieurs LLM du marché. Voilà, vous avez customisé, redesigné évidemment tous bah tous les LLM dont dont on parle aujourd'hui. Euh aujourd'hui, c'est comment vous représentez cet enjeu de souveraineté technologique avec voilà des outils alors américains mais que vous souvent on a aussi du mistral vous l'utilisez aussi. Voilà pourquoi cet enjeu de souveraineté est important aussi chez vous. Il y a plusieurs aspects et un des aspects évident, c'est un aspect purement stratégique au-delà du géopolitique, un aspect stratégique sur comment est-ce qu'on protège notre cœur de métier, notre savoir-faire.

Et la réalité, c'est que si on veut un déploiement intelligent et utile de l'IA, c'est dans nos cœurs de métier. Si on ne fait que de l'administratif et du superflux, bon ben on va gagner 2 % sur la bottom line, sera bien, on sera content. Si on veut vraiment l'exploiter, il faut repenser les processus cœur de métier, ce qui nous importe et donc intégrer cette technologie dans cet endroit. Et c'est là où il y a certains sujets qui demande bien sûr des précautions. Quelle donnée, quelle sensibilité de ma donnée. Gérer la sensibilité de la donnée, c'est pas uniquement la classifier, c'est aussi se dire quel est l'impact si un ensemble de données se retrouve peut-être exposé ou lique ou autre.

Au-delà du risque cyber, il y a un risque purement stratégique pour pour nos entreprises. Donc la souveraineté est un choix nécessaire sur certains cas d'usage. On retrouve la souveraineté. Laurent euh aujourd'hui le le modèle lama de de Facebook développé enfin de méta pardon est développé en en open source. L'oper source c'est un levier d'innovation c'est clair. Et puis juste un mot là-dessus selon toi justement bah utiliser l'oper source ça peut amener même quand on est un gros acteur américain à à apporter aux entreprises une certaine forme de souveraineté.

Oui, nous nous on pense que on n'est pas les seuls que que la souveraineté aujourd'hui au 21e siècle, c'est aussi la capacité de créer des de grands écosystèmes dans toutes les les grandes régions du monde. Meta est une entreprise américaine, elle utilise des produits américains, elle peut utiliser du compute américain. L'essentiel de center sont aux États-Unis et il y a bien sûr des questions stratégiques dans toutes les régions du monde. C'est absolument légitime. Néanmoins, c'est MTA, par exemple en France et en Europe qui par la création de son laboratoire a créé et a été un des piliers de l'écosystème d'IA en France et en en Europe.

Donc notre vision de la souveraineté, c'est surtout la capacité qu'on a et la France là d'ailleurs comme pays et comme nation à attirer tous les éléments constitutifs d'un écosystème. Les acteurs étrangers jouent un rôle mais les talents notamment en Europe sont formés parmi les meilleures universités et les meilleures écoles. Il y a plus de 30000 start-ups aujourd'hui tech et il y a euh en en Europe. L'énergie euh que produit l'Europe, notamment l'énergie non carbonée est un atout.

Donc je crois qu'au 21e siècle, la question de souveraineté est à la fois essentielle, personne n'en doute, mais qu'elle se construit différemment, qu'elle se construisait ou se pensait au 19e au début du 20e siècle. Le rôle d'un acteur comme Meta qui est une entreprise américaine mais aussi globale, c'est de pouvoir aider à la création des écosystèmes. C'est l'intérêt de l'entreprise de travailler avec les meilleurs, mais elle elle redonne ensuite au territoire l'exemple de notre laboratoire à Paris qui a permis de former tant de jeunes, tant de chercheurs, il y en a plus de 200 qui sont passés depuis 10 ans. L'essentiel qui ne sont pas restés sont restés en France.

On a fixé ici en France des talents de toute nationalité et on l'a vu tout à l'heure Timothé Lacroix qui est le CTO de Mistral est un ancien de de méta et je pourrait faire une liste longue, on n pas le temps. C'est comme ça que nous on vit notre apport à la souveraineté aussi européenne et française. Et très rapidement un mot sur l'humain. Bernard aujourd'hui la la région accompagne justement les les PME, les collaborateurs dans cette dans cette montée en compétencia IA. C'est important. C'est important parce que et ça a été dit, on a besoin de les accompagner d'abord dans la compréhension parce qu'on va leur proposer ensuite de transformer leur métier et leur quotidien.

Et tout ça, alors on le fait en interne bien entendu au conseil régional mais en étant le premier partenaire des entreprises, il nous appartient aussi de le faire pour nos TPE, nos PME qui n'ont pas forcément les moyens des grands groupes d'avoir ce niveau de réflexion interne puisque on sait, ils sont accaparés par d'autres sujets au quotidien, mais on a besoin de les accompagner là-dessus. Et quand je disais qu'on a mis en œuvre cet outil que l'on leur propose qui s'appelle mon assistant IA, c'est aussi pour ça et aussi pour lutter contre cette crainte qu'on entend au quotidien qui vient avec chaque révolution industrielle.

On va perdre tous nos emplois et c'est des machines qui vont décider pour nous. On a quand même les outils et les moyens de leur expliquer que c'est pas tout à fait ça dans la réalité et de leur apprendre par la culturation que oui, on y a beaucoup d'intérêt et on doit le faire avec. Euh chez Total Michel, l'important l'importance d'avoir l'homme enfin l'humain dans dans la boucle he de de de cette industrie ? Bah moi je pense que c'est essentiel mais pas que chez Total Energie en fait c'est la le pilier d'une bonne stratégie stratégie I. Je pense que c'est un peu dans les deux sens. Il y a les IA, il faut les connecter aussi.

Il y a une enjeu de connecter les IA au système de connaissance d'une entreprise, donc nos documents internes ou nos données internes qui sont un atout très précieux, la connaissance scientifique parce que souvent les les I sont basés sur de l'apprentissage sur la donnée, mais nous on travaille sur des processus industriels où il y a des un savoir physique, chimique et il faut intégrer cette connaissance scientifique dans des modèles qui sont plus basés sur les données. Donc ça c'est un point important.

Et après effectivement dans l'autre sens, moi je trouve que c'est absurde de penser que le futur des hommes c'est d'être un peu des des ou des femmes d'être des perroquets de ce que disent des IA même si elles sont de meilleur et de meilleur je pense que la la vraie valeur et le vrai avantage compétitif ça va être de trouver cette bonne combinaison parce qu'à la fin si on regarde d'un point de vue vraiment compétitif on travaille on va tous travailler notamment dans lia générative avec les mêmes modèles. Ce sera des modèles open AI méta mistral. La valeur que nous on va y mettre d'un point de vue stratégique c'est nos données qui nous appartiennent à nous.

et puis euh nos talents internes, les humains qui amènent leur créativité, leur leur talent, leur savoir-faire métier et c'est cette combinaison entre homine que voilà qu'on va vraiment faire des belles choses. Juste une dernière question avant de d'avoir une petite surprise de la part de Laurent François, on y arrive aujourd'hui très rapidement à avancer une industrie qui avance à son rythme et une innovation, on le voit galopante quoi, les versions de de LLM. Comment on fait justement en quelques mots pour adapter savoir s'adapter dans l'industrie à une innovation qui va à fond ? On va voir avec un instant avec les les lunettes connecté. Bah c'est une bonne question.

Je pense qu'il y a beaucoup d'industriels qui se posent encore la question parce qu'ils ont investi dans beaucoup de cas d'usage et d'applicatifs. Donc je pense comment on fait c'est qu'on prend un recul et on porte un regard de vérité sur qu'est-ce qui peut être mis à l'échelle et qui va apporter de la productivité, de l'amélioration de taux de service client ou plus de chiffres d'affaires de ce qui va pas l'être et on constate ses efforts. Voilà. Merci. Allez, une toute petite minute Laurent pour vous avez entendu parler des bah là on a un exemple voilà de d'industrie, comment l'industrie se redéfinit avec ses ces lunettes méta enfin métaban donc avec la l'industrie et leur luxotica.

Oui, j'ai pas le temps de vous faire la démonstration, je suis un bon vendeur, je peux vous assurer. Mais voilà le dernier modèle des Reban Meta Display fabriqué en effet dans un partenaire stratégique avec le groupe Luxotica, groupe européen qui montre que l'Europe a des talents évidemment dans la tech. C'est ces lunettes sont connectées et la grande nouveauté, c'est qu'elles intègrent un écran que vous pouvez hélas pas voir sur le vert droit. Et la deuxième grande innovation parce que vous pouvez dialoguer avec l'écran et dialoguer avec vos lunettes parce qu'il y a un assistant IA qui est dans vos lunettes à laquelle vous pouvez dialoguer, lui demander à peu près tout.

Et la deuxième grande innovation, elle a mon poignet droit. Voyez, j'ai un bracelet ici. Et qui peut simplement par le mouvement de mes doigts, capter le mouvement de mes doigts et faire euh euh swiper le menu qui est dans mes lunettes. Donc voilà le type d'innovation qui aujourd'hui transforme l'industrie. Euh pour les utilisateurs, c'est assez exceptionnel et on pense que ça va être le prochain device qui va peut-être complémenter être complémentaire pardon de nos smartphones. Et on imagine que pour l'industrie, des lunettes extrêmement intelligentes vont aider tout un tas d'employés dans l'industrie à faire le leur travail. Elles ne sont pas en vente encore en Europe.

Vous bo pas vous les avoir pour Noël, mais je vous assure qu'on fait le maximum pour les avoir disponibles au premier trimestre 2026. et on les monte pas beaucoup donc vous les voyez pardon mais on peut pas faire la démo mais elles sont assez exceptionnelles et et juste pour les avoir testés voilà lorsque lorsqu'on dit un écran, voilà, vous n'avez pas tout d'un coup un œil qui se ferme. Ça ça se projette vraiment comme la réalité augmentée. Donc le plan d'une là, on a juste fait un essai avec le plan d'une ville pour se retrouver.

On prend une photo, on a la photo qui s'affiche en tout petit, donc on adapte son œil et voilà, c'est assez performant et on imagine alors dans le domaine grand public, oui, on aura certaines applications, mais dans le domaine euh professionnel de la formation là, on va voir pas mal. Merci de nous avoir apporté ces petites et là je peux je vais pas le faire, on a pas le temps, mais je pourrais à la fois vous filmer et vous prendre en en photo et puis guider mon menu avec mes doigts grâce avec ce ce bracelet. Je suis ravi de pouvoir vous les vous les présenter.

C'est c'est ce qu'on fait aujourd'hui en en technologie et j'insiste, je suis très heureux que ça soit aussi une collaboration d'une grande entreprise américaine et aussi d'un très grand acteur franco-italien et Silor Luxotica. Ce qui montre bien sûr que notre continent et l'Europe a beaucoup de talent aussi sur le sol européen et qui une illustration concrète de l'IA. Comment elle redéfinit cette industrie entre ces deux univers qui se seraient peut-être pas rencontrés qui laissent avec ses lunettes. Merci à à tous les cinq. Merci de nous avoir suivi. Je laisse la parole au suivant. Excellente journée. Because our world runs on digital. Technology foundations are essential.

You might not always see them, but you always feel them. They power modern society from the everyday to the mission critical. They help you shape and build a future that thrives for everyone. They enhance employees experience [musique] anytime, anywhere for a better work life balance. They make you live the show and be part of the big scene. We are at [musique] progress meets purpose.

6:57:29
Non speech

[musique] [musique]

6:57:37
Locuteur

J'ai passé ma vie à tenter de comprendre le mystère du cerveau humain. Aujourd'hui, les machines essaient à leur tour. L'intelligence artificielle explore les réseaux de neurones, simule la pensée, cherche à imiter la conscience. Mais comprendre n'est pas seulement calculer, c'est aussi rêver, douter, créer. Et si pour comprendre l'intelligence artificielle, il fallait d'abord comprendre l'humain. Explorons ensemble cette frontière fascinante entre la science du vivant et l'intelligence artificielle.

6:58:18
Non speech

[musique] [musique]

6:58:35
Locuteur

Bonjour à tous. Bonjour Jean Remy King, merci d'être avec moi. Jean, j'ai le plaisir de vous accueillir aujourd'hui, vous dirigez le laboratoire Brain AI de MTA donc qui évolue au sein de Fer qui est le laboratoire di général de MTA dirigé toujours par Yanne Lequin. Euh donc voilà, comme monsieur Einstein l'a dit, vous travaillez sur le sujet évidemment complexe et passionnant du cerveau et de l'IA. Euh votre travail c'est de modéliser du coup le fonctionnement du cerveau. Euh donc traduire en langage informatique comment notre cerveau fonctionne pour améliorer les IA. Euh en quoi ça consiste précisément ? Alors tout d'abord, je savais pas qu'Albert Einstein parlait français.

Donc c'est très bien de de voir cette vidéo historique. Euh donc effectivement dans le au sein de Fer qui est le laboratoire de recherche de méta il y a plusieurs équipes et une de ces équipes c'est l'équipe qui se s'intègre entre les neurosciences et l'intelligence artificielle. avec comme but d'essayer de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau humain, de mieux comprendre son architecture et de voir si on peut utiliser ces principes pour les algorithmes. Et ça peut paraître distant comme lien neuroscience et intelligence artificielle, mais en fait il y a un il y a un historique assez long. C'est pour ça qu'on parle de réseaux neuronaux profonds.

Euh mais c'était c'était des liens avant qui étaient, on va dire d'un point de vue assez conceptuel. Alors que aujourd'hui, on se rend compte que il est possible de faire des parallèles très très quantifiés entre le fonctionnement des algorithmes et le fonctionnement du cerveau humain. Donc on essaie de d'identifier ces différences et ces similarités. Pourquoi c'est important de de comprendre mieux comment fonctionne le cerveau pour améliorer les IAS ? Aujourd'hui on est dans une course au gigantisme des données avec l'IA, le deep learning et cetera.

C'est une approche qui vous semble vouer atteindre ses limites bientôt et qu'il faut trouver peut-être une autre manière de de faire fonctionner les IA. Alors, c'est toujours important de comprendre parce que ça permet de d'avancer, hein. Ensuite, très concrètement, ce à quoi on est confronté dans le monde de l'IA, comme tout le monde le sait, c'est il y a plusieurs éléments, mais il y a un élément énergétique, il y a un élément de quantité de données. Donc, par exemple, au niveau du texte, on arrive à peu près maintenant à à avoir saturer en fait le les textes qui sont disponibles pour l'entraînement des algorithmes. Donc, on voit bien que il y a on risque d'atteindre un plafond.

Euh et quand on compare les capacités d'apprentissage des algorithmes en texte aux humains, on voit qu'ils sont en fait médiocres. Euh les humains apprennent avec euh 13000 mots par jour en moyenne. Donc c'est quelques millions de mots pour un enfant pour apprendre le langage. Alors que un LLM va devoir euh vraiment être exposé à des à des dizaines de milliards voire plus de mots. Donc c'est on n'est pas du tout sur les mêmes échelles d'efficacité. Donc ça veut dire que les principes d'apprentissage, l'architecture neuronale qui est derrière est inefficace et il faut en trouver une meilleure.

Vous avez publié beaucoup d'articles scientifiques dans votre laboratoire é assez prolix euh prolifique pardon et vous avez publié en début d'année un article qui s'appelle qui détaille le projet Brain to querty. Donc c'est assez spectaculaire. Vous êtes parvenu à reconstituer des phrases taper à l'ordinateur à partir de simples signaux neuronaux mais sans un plan invasif et c'est là où est la nouveauté. Est-ce que vous pouvez parler justement de ce projet Brain to querty et qu'est-ce que vous avez réussi à débloquer ? Oui.

Alors, peut-être en en contexte, on travaille avec beaucoup de partenaires académiques euh qui euh étudient neurosciences et euh chez qui on peut avoir des participants qui euh qui euh viennent au laboratoire et euh à qui on va enregistrer l'activité cérébrale pendant des tâches précises. Euh et le but de cette recherche, euh, c'est de d'essayer de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau. Dans dans ce cas-ci, on a demandé aux participants de d'écrire simplement au clavier. Donc une phrase était présentée à l'écran, elle disparaît et ensuite il faut qu'il la qu' qu' qu' frappe au clavier euh sans sans feedback visuel.

Et à chaque moment du temps, on peut entraîner un modèle à essayer de décoder à partir des signaux cérébraux ce qu'ils sont en train de faire et ce qu'ils essayent d'écrire. Et on a vu dans les dernières années un progrès assez important dans le monde de des interfaces cerveau machines sur des électrodes invasif, donc chez des patients qui sont implantés parce que ils sont paralysés ou parce qu'ils ont euh divers troubles cérébraux. euh et euh chez qui on a pu, pas notre équipe en particulier, mais différentes équipes notamment aux États-Unis qui ont pu restaurer la communication chez ces patients paralysé avec une électrode dans le cortex moteur euh et un algorithme qui décodait ce code-là.

Donc nous ce qu'on a essayé de faire c'est de d'essayer de pousser ces approches-là mais avec des méthodes non invasive donc un scanner qui permet de lire l'activité cérébrale en temps réel euh sans avoir à passer par la neurochirurgie. Et aujourd'hui, on en est où du coup dans la dans parce que du coup, il y a la science-fiction et la littérature, ça regorge de de rêve et de fantasmes autour de l'IA et le cerveau, les neurosciences et cetera. L'homme augmenté, c'est d'ailleurs le projet d'Elon Musk avec avec Neuralink qui ne s'enche pas de vouloir vraiment arriver à terme à augmenter l'humanité. Quelle est la part de faisabilité de de tout ça ?

À quel point c'est de la communication pour entretenir une hype autour de l'IA ? Est-ce que vous pensez-vous que c'est possible à quel terme ? Et est-ce que le futur aussi de la des neurosciences c'est sans implants comme vous le travaillez aujourd'hui ou avec des implants ? Comment vous voyez l'ensemble de cette problématique ? Oui, il y a il y a effectivement beaucoup de bruit, beaucoup de fantasmes sur ces thématiques et c'est pas forcément facile d'avoir un discours clair. Donc d'un pour la pour la clinique, pour les patients, il y a un progrès possible qui est qui est évident. Maintenant, il est possible de décoder le l'intention de mouvement à partir du cortex moteur.

Donc, il y a une partie du cerveau qui s'occupe des de de la motricité. Si on met une électrode là-dessus, on peut restaurer, décoder ce que les personnes essayent de faire, combien même le système nerveux périphérique est est laisé et du coup la personne ne peut pas bouger ses muscles. Donc, ça c'est possible. Il y a eu plusieurs démonstrations qui ont été faites euh désormais dans les deux trois dernières années. Euh mais ça reste des avancées qui sont qui demande la neurochirurgie. Donc c'est c'est extrêmement invasif, c'est pas du tout accessible à tous. Il y a énormément de de défis, on va dire très concrets hein.

C'est il y a des risques donc s'il y a du sang qui s'épan sur le cerveau, c'est toxique pour le pour le cerveau. Donc il faut faire très attention à ce que on ne touche pas des veines ou des artères. Euh il y a des risques au niveau aussi euh chronique. Quand on laisse une électrode dans dans le cerveau, euh il peut y avoir des des problématiques qui s'installent euh sur le sur le plus long terme. Donc on on voit qu'il y a des défis ingénériques pour les patients qui peuvent être surmontés mais il y a encore euh beaucoup de travail. De là à dire que demain tout à chacun aura euh une une éctrode dans le cerveau, ça moi j'y crois pas.

Euh j'y crois pas parce que il y a rien qui nous suggère que euh on pourra se passer de la neurochirurgie demain. Et quand on arrive à décoder l'activité cérébral avec des méthodes non non invasive pardon euh c'est dans des cadres de laboratoires extrêmement contrôlés avec euh des scanners qui pèsent des tonnes et des conditions qui sont pas du tout généralisables à un produit qui pourrait être utilisé par tout le monde. Et les raisons pour laquelles on pour lesquelles on a besoin de ces scanners, c'est des raisons physiques. C'est parce qu'on a besoin, on est dans un champ magnétique extrêmement fort par exemple dans le cas de l'IRM.

Et ça c'est pas quelque chose qu'on qu'on peut trans auquel on peut répondre avec un une juste une on va dire une innovation technologique. Il y a rien qui nous permet actuellement de se dire queon pourra utiliser ces technologies dans le dans le commerce y compris à moyen et long terme. Bah c'est toujours de dire de de toujours difficile de prédire l'avenir. Il faut être il faut monitorer un petit peu les les progrès technologiques. Les techniques qu'on utilise actuellement dans les laboratoires de de neurosciences fondamentalement ont pas énormément évolué. L'IRM, ça date des années 80 90, la magnétéphalographie des années 70, le G encore plus des années 50.

Il y a quelques progrès techniques, notamment les IRM deviennent plus grosses. On a des des des champs magnétiques qui sont plus forts, qui nous permettent d'avoir une précision qui est plus importante, mais il y a rien qui suggère que on va pouvoir changer complètement de de technologie demain et et avoir accès aux signaux cérébraux de manière beaucoup plus beaucoup plus facile quand même. Donc, vous l'avez dit, du coup, il y a pas d'horizon de produits pour les neurosciences et notamment pour l'IA et le cerveau.

Pourtant, par exemple, Marzuckerberg avait déclaré en 2017 qu'il voulait créer une interface machine capable de lire nos nos pensées et c'était même donné en horizon de 2 3 ans pour le faire. C'était du coup l'ancêtre de votre de votre labo. Euh quand on regarde, il y a quand même un côté vertigineux avec toute cette recherche et où placez la ligne rouge au niveau de l'éthique. Vous vous êtes issu de la recherche publique, vous avez donc vous êtes en détachement du coup chez MTA. Euh quelles sont du coup vos propres lignes rouges éthiques ? C'est quoi vos motivations derrière derrière vos recherches aussi ? Ouais, c'est c'est une c'est une bonne question.

Moi ce qui m'avait convaincu au moment où j'étais rentré chez MTA, c'était le fait c'est un laboratoire donc qui avait été fondé par Yann Lequin et qui a vraiment mis un esprit de de d'open source, d'open access dans le dans le laboratoire. Euh et du coup même si c'est une recherche qui est euh financée par un industriel, il y a une contribution au bien commun. et je ça je trouvais que c'était quelque chose de de positif. Euh ensuite au niveau des lignes rouges, c'est je pense que c'est pas juste aux chercheurs de les délimité. Nous, notre rôle en tant que scientifique c'est de dire ce qui est possible, ce qui est pas possible, ce qu'on pense être un risque.

Mais c'est ensuite l'ensemble de de la communauté hors du champ scientifique, mais dans des acteurs publics, des décisionnaires de de de décider quelles sont ces quelles sont ces lignesl quoi. Vous votre principale motivation du coup, c'est de repousser les frontières de la science ou c'est ou alors vous visez en un but quand même comme la santé ? Vous avez quand même beaucoup parlé de la santé. C'est quoi votre motivation profond de vous en tant que chercheur pour aller décoder des choses inédites dans le fonctionnement du cerveau ? Oui, dans toute recherche, le but c'est de c'est de c'est la découverte, c'est de mieux comprendre les les phénomènes qui nous entoure, la nature, l'esprit.

Donc ça c'est un but en soi euh qui moi personnellement m'anime mais je je conçois que la société ou les entreprises qui financent cette recherche veulent aussi avoir des choses plus concrètes. Ce que l'on voit par le passé, c'est que la recherche fondamentale a des capacités à à ouvrir des des applications notamment dans la clinique qui sont qui n'étaient pas pensables avant. Et dans le cas des neurosciences, c'est c'est assez clair. Un des peut-être succès les plus les plus clairs de des des technologies en neuroscien, c'est les implants cocléaires, par exemple.

Donc c'est les personnes qui ont qui ont perdu ou qui n'ont n'ont n'ont pas la capacité d'entendre ou peu la capacité d'entendre, il est possible d'implanter des électrodes dans la coclé pour restaurer en partie la perception auditive. Bon, ça il y a on va dire un demi-siècle quand c'est quand c'est apparu ça ça pouvait être perçu comme de la science-fiction totale et maintenant c'est euh des des millions de personnes dans le monde bénéficient de ce genre de de technologie.

Donc il s'agit de savoir un petit peu comment à chaque fois qu'on fait une découverte sur le fonctionnement de nos systèmes perceptifs et de notre pensée, comment on peut utiliser cette connaissance pour aider les patients aujourd'hui ? Quelle est la maturité de l'assistance vis-à-vis de la compréhension du cerveau et des liens avec l'a justement ? Ah, ça c'est une grande question. Il y a d'un côté, c'est clair qu' on n plus face à un mystère absolu. On commence à comprendre certaines choses euh avec des détails assez précis sur quelle région cérébrale et et réquisitionner pour pour quelle tâche.

et on a une cartographie des représentations dans le cerveau qui devient de plus en plus précise, notamment avec des des modèles qui sont qui vont être capables d'apprendre à partir de différents jeux de données de personnes qui regardent des images, qui écoutent des sons, qui regardent des films, de de tout intégrer en une seule carte pour essayer de de comprendre un petit peu comment sont stockées ces représentations cérébrales et et quelles sont ces structures. Cela dit, il y a plus on avance, plus on comprend qu'il y a énormément de choses qu'on qu'on ne comprend pas. notamment sur l'apprentissage.

Le cerveau humain reste une machine à apprendre qui est extraordinaire, extrêmement efficace, qui est extrêmement efficace aussi au niveau énergétique. Je l'avais dit tout tout à l'heure, le le cerveau, on dit que c'est à peu près 20 W en consommation, ce qui est extrêmement peu, énormément par rapport au reste des organes, mais extrêmement peu par rapport à ce qu'on utilise par exemple sur un GPU dans un ordinateur. Et donc ça ça veut ça veut dire que la biologie, la nature a réussi à trouver des fonctionnements du traitement de l'information qui sont remarquablement efficaces. Ouais.

Bon après la nature du coup n'est pas capable de faire aussi des choses que fait Lia aujourd'hui même si Lia est bête factuellement aujourd'hui parce qu'elle ne raisonne pas comme le cerveau et elle reproduit voilà des algorithmes et cetera, mais elle fait aussi des choses qu'on est incapable de faire. Donc il y a aussi qu'est-ce qu'on pourrait perdre aussi en changeant complètement de braquet dans dans la dans le dans la création de desia. Ouais, ça ça a toujours été le cas. Ça c'est pas forcément spécifique au aux IA. Si on demande à quelqu'un de faire une racine cubique, la plupart d'entre nous vont vont pas être forcément hyper fort. En tout cas, moi je ne le saurais pas.

Alors qu'une calculette depuis des décennies maintenant, c'est faire ça en une fraction de seconde. Donc il y a effectivement des des types de de de questions auxquelles les algorithmes et l'informatique en général vont être beaucoup plus efficaces. Euh le 2è point, c'est que euh le fait est que les intelligences artificielles traitent l'information euh visuelle euh auditive du langage en partie de la même manière que le cerveau. Et ça c'est quelque chose qu'on peut maintenant euh quantifier, qu'on observe. Euh c'est une une observation empirique, hein, c'était pas du tout le but.

Mais par exemple, quand on prend un algorithme euh pour euh on va dire faire de la séparation de source en en son, donc ou faire de du sous-titrage automatisé, vous vous ouvrez une vidéo, il y a un sous-titrage automatisé. Euh ça derrière, c'est un dipnet qui a été appris pour pour transcrire le son du texte. Euh concrètement, cet algorithme, c'est une séquence de neurones artificiel. ces neurones vont avoir des activations et on peut comparer les activations de ces neurones artificielles aux activations des neurones du cerveau en réponse au même son.

Et ce que l'on voit c'est que ces activations sont incroyablement similaires alors que l'algorithme a pas du tout été pensé pour ressembler au cerveau. Il n'a pas été pensé pour s'entraîner de la même manière que le cerveau et cetera. Et pourtant, après l'apprentissage, on voit que les premières couches de l'algorithme ont tendance à traiter l'information auditive de la même manière que le cortex primaire. Et les, on va dire les les couches plus en plus profondes ont tendance à s'activer de la même manière que des airs corticales qui sont plus élevés, qui vont traiter de choses plus sémantiques, plus abstraites.

Et on voit ça dans le cas de l'audition, mais on le voit aussi dans le cas de la vision, du texte. Et donc de manière générale, la conjecture actuelle c'est que l'entraînement des algorithmes d'intelligence artificielle les pousse à apprendre un traitement et un mode de représentation qui est similaire à ce que on a effectivement dans notre cerveau. Il est pas identique mais il a des similarités qui sont qui sont vraiment frappantes. Donc de dire que les algorithmes ne pensent pas du tout de la même manière que nous, c'est peut-être une une caricature même. Alors très rapidement on arrive on arrive au terme du temps. sur quoi vous travaillez aujourd'hui ?

Qu'est-ce que est-ce que vous avez prévu de publier quelque chose dans les prochaines semaines, prochains mois ? Et grosso modo, ça parle de quoi ? Oui. Donc b je je je peux vous donner une une idée générale, hein, sur le sur le but de notre équipe. Ce qu'on essaie de faire, c'est d'avoir une approche systématique sur la mobilisation du cerveau et du cerveau humain en particulier euh pour essayer de comprendre notamment pourquoi euh le cerveau humain est capable d'apprendre si rapidement, est capable d'apprendre le langage par exemple alors que d'autres espèces animales savent communiquer évidemment mais n'arrivent pas à assembler des mots en des nouvelles phrases.

Donc de comprendre ce code là, cette cet algorithme qui est implémenté dans notre cerveau. Ça c'est un des buts de notre équipe et ce sont quand on travaille et qu'on va continuer à travailler. Merci beaucoup Jam King. Merci à vous.

7:14:54
Non speech

[musique] [musique]

7:15:40
Locuteur

Bien, sans transition et on s'approche de la fin de ce magnifique sommet. Ce mais êtes encore très nombreuses et nombreux. On est content de vous avoir passionné pendant ces deux jours. On arrive à la clôture, on tire un peu les conclusions de ce qui s'est dit. Et on reçoit Clément Bone, le haut commissaire au plan et à la stratégie. Alors Clément Bone, ancien ministre, tout le monde le connaît. Les gens ne savent peut-être pas, vous avez lancé justement des nouveaux travaux sur la période 2035- 2050 et c'est vrai que d'une certaine façon le sujet qui nous a préoccupé aujourd'hui c'est quel avenir, quel futur avec les nouvelles technologies.

Alors ma première question c'est dans ces travaux que vous avez lancés de prospective pour le plan pour la France de l'avenir quel part les nouvelles technologies quel part l'intelligence artificielle va représenter et qui va se lancer parce qu'il y a déjà eu beaucoup de rapports dans ce nouveau travail ? Merci beaucoup. Effectivement, on essaie de lancer, c'est un peu le l'ADN de du plan qui a beaucoup de de noms différents et une histoire assez longue, presque 80 ans.

D'essayer de de le prévoir, c'est peut-être ambitieux, mais en tout cas de de tirer quelques fils et de regarder quelques grandes tendances en France et en Europe pour anticiper les métiers, les formations, l'éducation à l'IA, la régulation aussi, on en reparlera peut-être l'innovation parce qu'en Europe, on a souvent tendance à parler de la régulation avant l'innovation elle-même. Et donc évidemment quand on s'intéresse au métier de demain, à la démographie, même à la question du changement climatique partout parce que c'est pas un thème en soi, on doit se préoccuper de l'impact de l'intelligence artificielle.

Alors je le dis de manière très humble, on va se planter, c'estàd que quand on va remettre une sorte de vision de cartes de France et d'Europe pour 2035 et pour 2050, on ne verra pas dans beaucoup de domaines, mais sans doute dans les technologies plus qu'ailleurs parce que ça va extrêmement vite tout l'impact de la révolution de l'IA. Il y a quand même un certain nombre de choses qu'on peut essayer de regarder parce que ça se passe déjà. J'étais très frappé, on voit quelques études en Europe et surtout aux États-Unis qui sont plus avancé en la matière.

Quand on regarde l'impact de l'IA sur les jobs, c'est surtout les jobs des jeunes des 20 30 ans qui sont aujourd'hui les plus impactés parce qu'un temple de tâches répétitives intellectuelles d'ailleurs pas seulement les tâches manuelles, mais produire un certain nombre de documents, produire des tableaux Excel, des slides, PowerPoint et cetera. Bon, il y a beaucoup de choses qui vont s'automatiser, plus que s'automatiser, être construites par une intelligence artificielle parce qu'il faut collecter des données, qu'il faut faire des visuels, des tableaux, des cartographies, quelques réflexions et ça li fait objectivement déjà très bien et ça va aller très vite pour s'améliorer.

Et ça c'est un gros sujet, je m'arrête une seconde là-dessus. Vous allez prolonger évidemment la courbe de ce que vous êtes en train de faire mais sur les jeunes, je crois qu'il y a pas mal de jeunes dans la salle, il y en avait beaucoup hier. C'est une vraie question aujourd'hui. À quoi ça sert d'avoir un stagiaire si on arrive à faire un stagiaire automatisé qui travaille 24 heures sur 24 et qui ne se plaint jamais ? Et ça c'est un sujet qu'on entend sincèrement. Vous parlez à des avocats, vous parlez même dans dans beaucoup de métiers en tout cas de col blanc comme on dit. Comment est-ce qu'on va créer des seniors si on ne crée pas d'abord on en démarche junior ?

Ah d'abord les chiffres vont dans votre sens. Euh quand on regarde ce qui s'est passé aux États-Unis, il y a une étude qui montre qu'entre 2022 et 2025, donc en très peu de temps, en 3 ans et c'est tout récent, dans les jobs qui sont les plus exposés à l'IA, euh il y a 6 % déjà en 3 ans des jobs des 22 25 ans qui ont été supprimés. Euh et ça arrivera en Europe. Et quand on regarde certains secteurs peut-être assez évidents parce qu'on automatisise facilement aujourd'hui euh les métiers par exemple de centre téléphonique, bon c'est jusqu'à 20 % et évidemment c'est plutôt dans les métiers où il y a des jeunes, des stagiaires, des apprentis, ceux-là qui sont remplacés rapidement.

Bon parce que l'IA a pas encore complètement l'expérience, le réflex et cetera. En revanche, les tâches les plus basiques, si je puis dire, elles peuvent être iisées extrêmement vite. Alors, j'allais dire, il y a il y a deux il y a deux il y a deux raisons pour lesquelles il faut quand même continuer à croire à nos jeunes et au début de carrière. D'abord, si vous remplacez tout le monde tout de suite, y compris qu'il y a une technologie disponible, bah vous aurez quand même un problème pour acquérir de l'expérience et développer une carrière. Bon euh donc je dis pas qu'il faut le faire pour des mauvaises raisons, mais il faut quand même penser un peu long terme.

Si on forme personne à l'IA ou avec l'IA, on va quand même avoir un petit problème dans 20 ou 30 ans pour nos actifs. Euh je rappelle aussi que l'IA ça intervient dans un contexte qu'on oublie un petit peu, mais en France, en Europe, en France, on avait tendance à ne pas le voir, mais on a un énorme décrochage démographique. Donc la concurrence, si je puis dire, entre l'homme et l'intelligence artificielle, l'homme et le robot au sens large, elle sera peut-être un peu moins forte parce que de toute façon, on aura aussi des classes d'âge qui seront beaucoup moins importantes queil y a 10, 15 ou 20 ans. Et donc, il faudra cette espèce de complémentarité.

Après, ça touche, mais on en parlera peut-être à la question de l'éducation, c'est comment on forme ? Est-ce queil faut pas qu'on soit en quelque sorte dépassé par l'IA simplement en espérant qu'on sera pas remplacé par la machine, mais il faut se former aussi à apporter une forme de valeur ajoutée. Hier en marge de ce forum, on a monté un petit débat assez intéressant avec Clara Chapase et Bruno Lemire sur la question "Nos hommes politiques sont-ils à la hauteur de nos hommes et femmes politiques sont-ils à la hauteur de la révolution de l'intelligence artificielle ?" Si je vous pose la question à vous, est-ce que vous comprenez vous cette révolution ?

Est-ce que vous avez l'impression que la le monde politique dans lequel vous baignez est est préparé à comprendre ? Est-ce qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Parce que si les les leaders, si les ceux qui prennent les décisions ne comprennent pas, soit ils vont être dépassés, soit ils risquent de prendre les mauvaises décisions. Bah la réponse est non. On n'est clairement pas prêt. Je me mets dedans. J'utilise comme probablement beaucoup d'entre vous et comme 90 % des jeunes qui sont en scolarité des outils d'IA. sans doute, je les utilise d'ailleurs de manière un peu comme un boomer, c'estàdire que j'utilise mon IA de temps en temps un peu comme un moteur de recherche amélioré.

Je lui pose une question puis elle me répond, je leur pose une question. Euh bon, mais il y aura des choses évidemment, on en parlait juste avant, beaucoup plus importantes en terme de santé, en terme de production industrielle et en terme d'innovation. Après, on n'est pas tous ingénieurs, mais c'est vrai que dans l'utilisation de l'IA, ce qu'on a dit pas mal dans dans les conférences qu'on a eu aujourd'hui, c'est même dans les entreprises, soit il y a le shadow I, c'est tout le monde effectivement de façon plus ou moins ordonnée utilise pour essayer d'être meilleur et et ça c'est humain, mais au finalement, on utilise que 1 2 3 % des capacités réelles.

Donc l'enjeu aujourd'hui, c'est la formation à ces outils. Comment est-ce qu'on va faire pour former une population active, les jeunes mais également les moins jeunes à à cette grande révolution informatique en fait ? Parce que c'est ça avant tout. Alors l'enjeu c'est évidemment ça, c'est ce qu'on disait. Je veux dire si on fait le même sommet, je lui souhaite longue vie dans 10 ans. Sans doute tout ce qui s'est dit pendant de tr jours sera complètement périmé et les usages qui ont été évoqués, les plus innovants, seront peut-être la norme. Peut-être certains auront complètement échoué et puis d'autres qu'on imaginait même pas se seront développés.

Le but c'est pas qu'on devienne tous des ingénieurs pas trop mauvais de l'IA ou même des comprenants, si je peux dire de l'IA. Moi, je comprends déjà pas bien comment marche les technologies numériques avant l'IA et je pense pas qu'on a forcément vocation à le faire. En général, il faut qu'on en revanche, il faut qu'on s'équipe comme société pour pas être largué sur le thème sur le sur le plan d'innovation. Moi ma préoccupation avant même qu'on forme les gamins de demain, c'est qu'aujourd'hui on prenne pratau de retard comme on l'a fait sur la révolution numérique, internet même le mail et cetera, les trucs basiques il y a 20 30 ans sur les Américains.

On a fait une étude sur la productivité en France au mois d'avril. On voit qu'il y a 75 % des boîtes aux États-Unis, toute taille confondu, qui utilisent une solution d'IA au moins une. Il y en a 70 % en Europe dans l'Union européenne, donc on n'est pas trop loin comme européen. En France, c'est 57 %. Bon, donc on est en retard. Et quand on regarde aussi ce qui fait l'IA, si je puis dire, comme effet sur la productivité, sur les résultats d'une entreprise, on est en train de mener une étude là-dessus qui est assez intéressante parce qu'on regarde des données mais on fait aussi un certain nombre d'entretien, plusieurs dizaines d'entretiens avec des entreprises de toute taille.

dans tous les secteurs pour comprendre un peu mieux. Il suffit pas simplement de payer un abonnement pour le maximum de ses salariés à une solution d'IA, ça coûte à peu près 15 € par mois et puis on a une des IA bien connu française, européenne ou américaine. Bon, on peut faire française, ça serait mieux. Euh déjà, il faut qu'on ait des solutions, on en a quelques-unes. On a Mistral dont on est très fier. Il y a beaucoup d'autres entreprises dont on parle moins qui sont aussi des grands succès. Je pense à H et d'autres. Et bien, il faut aussi qu'on arrive à en avoir et qu'on arrive à diffuser ces processus d'IA dans nos entreprises parce qu'on peut former des gens.

Si dans 10 ans nos entreprises sont en retard sur l'IA par rapport aux Américains ou aux Chinois, on aura formé des gens à pas grand-chose. Ils rattraperont ils rattraperont pas au même utiliser des outils produit par d'autres. C'estàd qu'on va à nouveau être dépendant. C'est un des gros sujets, la dépendance numérique de l'Europe et de la France à l'égard de ces solutions. C'est un vrai problème. Est-ce que dans votre rapport vous allez prendre en compte cette dimension ? Exactement. On essaie de faire.

C'est d'ailleurs Clara Chapaz, je lui rend, je crois qu'elle va parler juste après de nouveau euh qui pour la clôture qui qui a lancé ça alors la lancé alors ça sonne peut-être un peu français ou un peu européen un observatoire de la souveraineté numérique. Bon derrière le nom un peu techno je mais dedans parce qu'elle nous l'a confié. Euh il y a l'idée qu'on regarde justement dans les secteurs les plus critiques, les grandes technologies, pas seulement l'IA, le cloud et cetera, les dépendances françaises et européennes.

C'estàdire à quel point on est dépendant concrètement quel pourcentage de solutions non européennes qu'on achète quand on est une entreprise ou une administration publique d'ailleurs. Euh quels sont les secteurs critiques ? Parce qu'on va pas rattraper partout, il faut mettre l'accent sur les secteurs critiques. Est-ce qu'il y a des alternatives françaises ou européennes ? Parce que parfois il y en a, il y en a-même pas le réflexe, y compris dans les administrations publiques d'acheter européens ou d'acheter français. Bon donc cette espèce de cartographie concrète, elle vise aussi à ce qu'on ait un peu plus de solutions souveraines.

Ensuite, on sait pourquoi on est en retard souvent dans les domaines technologique parce qu'on a moins de capitaux et moins de capacité de financement qu'ailleurs. Puisqu'on parle un peu d'actualité, ça vaut le coup aussi de pas complètement matraquer nos entreprises qui vont fondre de l'innovation parce que sinon on aura un petit problème. et au niveau européen d'avoir une logique de marché commun parce que si vous avez un marché de 27 et de 450 millions de consommateurs pour se développer, c'est quand même plus facile que quand vous êtes fragmenté par rapport aux Américains ou Chinois.

Il y a quand même un effet de masse et de taille pour les sujets d'innovation qui vont très vite qui est très important aussi. Donc une part de la solution, c'est d'avoir des solutions européennes et de les faire apprécier si je puis dire ou intégrer par les acteurs publics et privés. Sur l'éducation, il y a un point qui m'a beaucoup frappé. On on regarde, je disais toujours tout à l'heure, 85 ou 90 %, c'est presque 90 % des élèves qui disent qu'ils ont au moins une fois, enfin qu'ils ont recours, pardon, de temps en temps à l'IA pour bosser pour leurs travaux, pour leur révision. Il y a aussi 90 % des profs qui disent qu'ils ne sont pas ou mal formés à l'IA.

Donc, il va falloir aussi très vite qu'on ait quand même un cadre d'usage de l'IA. Qu'est-ce qu'on autorise ? Qu'est-ce qu'onutorise pas ? Comment on va pas fermer la porte à l'a à l'école ? Ça serait absurde. De toute façon, les parents, les profs ne décident pas de l'usage de l'IA des gamins, le font. Bon, mais en revanche, on a mieux les utiliser et à ne pas au travers de ça devenir des paresseux qui se reposeraient que pour l'IA. Ça serait ça le le vrai danger, c'est qu'on fabrique des cerveaux ramolis. Est-ce qu' va être très dur aussi ? Alors, je suis pas un spécialiste du cerveau ou de l'impact scientifique, mais je sais, c'est pour ça que je le dis avec modestie.

Euh mais on a des études qui demandent déjà. Euh il faut aussi qu'on arrive, mais ça ça sera très dur parce que quand les solutions sont disponibles, ne pas être paresseux, c'est compliqué, euh que notamment qu'on est très jeune, on se repose pas seulement sur des solutions automatisées pour chercher une info, chercher une donnée plutôt que de lire un bouquin, d'aller faire une recherche soi-même avec un petit peu d'écriture et un petit peu de réflexion parce que ça forme aussi, y compris scientifiquement cognitivement le cerveau. Faut pas qu'on soit tous des assistés un peu demeuré si je puis dire.

Est-ce que dans votre rapport vous prenez en compte quelque chose qui d'actualité et pourtant dont on parle assez peu, trop peu, celui de l'efficacité de nos service public et des économies potentielles que la technologie pourrait permettre de faire des progrès en matière d'efficacité et en matière de coût d'optimisation de productivité dans un certain nombre de services. forcément pour supprimer des postes de fonctionnaires pour le principe de le faire, mais pour les redéployer là où il serait vraiment utiles et les diminuer dans ce qu'on peut appeler, je crois qu'on on l'a tous vécu, une forme de suradministration peut-être française qui est l'une des causes de nos difficultés de dette.

Est-ce que cette dimension là l'État et donc au travers de la mission de ce rapport que vous lancez va le prendre enfin à bras le corps ? On a l'impression que en fait on n'ose pas vraiment y aller pour des raisons craint de de provoquer une réaction sociale ou syndicale négative. Quand vous discutez avec les syndicats, ils savent qu'ils vont devoir eux aussi prendre cette vague technologique. Comment on peut Le rôle du plan, c'est aussi d'instaurer un dialogue entre les uns et les autres pour réconcilier les Français sur des changements profonds comme cela.

Est-ce que c'est une dimension aujourd'hui qui vous paraît de nature à à être dans vos travaux et à et à arriver et à dire les choses parce que parfois de pas dire les choses, on inquiète plus qu'on ne rassure. Ah, il faut dire les choses. Dans le secteur public y compris, l'IA va être une transformation, une tornade bon dans les 5 ou 10 ans qui viennent et ça a déjà commencé. Alors chiffrer exactement après il y aura des choix politiques. Quelle économie de personnel solante et trébuchchant de sa on le fait pas encore. Ce qu'on va essayer de faire là aussi avec un peu de lucidité de modestie c'est qu'on va essayer de regarder dans le secteur public y compris pour une centaine de métiers.

On découpe l'économie française et les secteurs publics, des services publics, pardon, une centaine de métiers et on essaie de regarder les besoins et les gens conformment chaque année et l'impact de l'IA autant qu'on peut par des enquêtes qualitatives ou en regardant ce qui se passe dans d'autres pays. Pour voir, je prends un exemple très simple, on pense souvent à des secteurs ou à des services publics de guichet si je puis dire. On se dit que ça sera automatisé quand on va à la préfecture ou à la mairie chercher une information. Bon, il a déjà évidemment de la numérisation qui a été faite, mais l'IA va a accélérer ce processus probablement.

Et donc il faut l'anticiper parce qu'on va pas dire aux gens euh bon ben on attend que vous partiz à la retraite et puis on a on ajustera progressivement le service public. Il faut anticiper, former ou pas ce dont on aura besoin. Peut-être qu'on aura toujours besoin de gens pour traiter nos documents d'identité dans une préfecture, dans une mairie, mais que ça sera pas les mêmes compétences. Ce sera plutôt de la vérification contre des cyberattaques, contre des fraudes et cetera plutôt que produire le document lui-même. Est-ce que pour faire ça, vous allez regarder un peu ce qu'il fait dans d'autres pays ?

On avait l'ambassadeur d'Inde hier qui nous parlait un peu de ce nouveau modèle qui est un peu une autre voie. entre la Chine et les États-Unis, quelque chose d'assez intéressant parce que eux en matière d'infrastructure publique, c'est un pays où il y a tellement de monde, ils ont besoin de ce saut technologique pour pouvoir traiter des des sujets de masse et visiblement, ils ont peut-être des choses à nous apprendre. Je prends un exemple, vous prenez les pièces l'identité.

Euh quand arrive à échéance une pièce d'identité ou un passeport, on pourrait demander à renverser la charge de la preuve et que ce soit un robot qui sachant l'échéance de votre carte d'identité vous dit bah euh on vous a tout préparé, envoyez-nous tel ou tel document et vous on va vous envoyer directement ou vous viendrez chercher. On pourrait euh peut-être simplifier énormément de choses. Simplement, on n'ose pas parce qu'on a peur de supprimer des emplois, faut le dire quand même. Oui, mais alors je vais aller plus loin là que que vous. Euh là, on raisonne encore avec nos catégories d'aujourd'hui, mais peut-être que ce sera même pas la même chose.

Euh pourquoi pourquoi demain, il faudrait encore renouveler ? Peut-être besoin de perdre d'identité parce qu'elle sur notre visage. Ça c'est un peu à la chinoise, hein. Si vous allez en Chine aujourd'hui, c'est la biométrie par avec exactement toutes les questions éthiques que ça pose. Mais on n'évitera pas ces débats. Euh et je j'allais même dire on le fera. La question c'est quand et comment et avec quelle protection et qui contrôle par rapport 2035 2050, est-ce que ces sujets justement vont être abordés ? Ouais, absolument. Ça va être abordé, y compris dans les choses très quotidiennes. Et on a posé la question aux Français pour voir déjà s'il se projettent là-dedans.

Est-ce qu'il pensent qu'il y aura encore des véhicules individuels avec un conducteur ? Probablement pas. Est-ce que il y aura un impact sur les médecins, les infirmiers ? Parce que la télémédecine, même pas la télémédecine, l'IA en médecine va apporter des changements fondamentaux. Mais je prenais au services publics. Vous demandez est-ce qu'on regarde d'autres exemples ? Oui, on regarde d'autres exemples et même en Europe, il y a des exemples extrêmement intéressants sur quelques points. Je j'échangeais l'autre jour avec le le grande boîte française. Il est homme.

Ils ont des clients par exemple en Catalogne, en Catalogne, un de leurs premiers clients public, c'est pas ce qu'on pourrait imaginer, le guichet et cetera, c'est le le commissariat de police et la police catalane. Et ils ont développé avec en changeant la loi d'ailleurs des systèmes de plainte en ligne. C'estàd vous faites voler votre téléphone à 3h du matin dans la rue à Marseille, à Paris. Vous pouvez si on avait les mêmes solutions, échanger avec une déposer votre plainte et c'est valider juridiquement.

Ça vaut comme si vous étiez allé au commissariat sans faire la queue chez vous et puis voilà, sans la galère que ça peut représenter puis un peu le traumatisme si vous arrivez quelque chose de grave en pleine nuit et vous avez une IA puis il y a quelqu'un évidemment qui vérifie qui valide. L'humain si je peux dire est toujours là mais il sert à autre chose et c'est une compétence on parle on pense probablement pas la police et la gendarmerie en premier quand on pense des serv quand on pense au services publics qui vont se faire.

Ça veut pas dire qu'il faut pas qu'il y ait des gens dans la rue pour nous protéger assurer notre tranquillité mais peut-être qu'on pourra redéployer qu'on pourra faire un peu autrement et décharger d'un certain nombre de tâches administrative des services publics auquels on ne pense pas spontanément. Je pense à la gendarmerie en France pour ça que je citais le force de police. C'est probablement des services publics aujourd'hui qui utilise le plus l'IA. On échangeait l'autre jour avec une représentante de la gendarmerie. nous disait, on a, je dis de mémoire, à peu près 2500 infractions possibles dans nos procédures.

Bon, quand il y a quelqu'un qui vient voir un gendarme ou voir un policier, lui-même il doit se demander ce qui comment on qualifie exactement l'infraction qui s'est passée. Bon, quand c'est un vol, on voit assez bien. Quand c'est d'autres types d'infraction, c'est pas facile. Et ben l'IA peut vous aider à faire ça et à accélérer le traitement de votre plainte ou de votre service auprès de la police et de la justice. Alors, je sais pas, Clément si vous êtes un adepte de science-fiction. On peut penser à Isaac Azimof, les robots. C'est vrai qu'on parle beaucoup de l'arrivée des robots, mais de robots humanoïdes dans nos sociétés.

Alors, soit pour nous aider, aider dans par exemple dans les maisons de retraite, dans dans les usines peut-être demain pour les travaux pénibles. Est-ce que dans les travaux du plan, il faudrait prendre en compte cette société où il pourrait y avoir des robots qui cohabitent avec des humains ? parle de robots euh pas seulement euh au sens de l'informatique et de chat GPT ou d'autres outils de cette nature, mais des vrais robots. Alors, on n'a pas encore lancé euh époqué beaucoup de sujets ce ce travail lui-même. Donc, je je ne veux pas prendre des engagements que je ne saurais pas tenir. Certains veulent nous nous tuer ou nous abîmer. Donc, on aura encore, vous voyez, des sujets de travail.

Pas sûr que vous soyez encore là en 2020. Et d'ailleurs je vous prends cette c'est intéressant même en 2027 vous connaissez bien les médias beaucoup dans cette salle les connaissent mieux que moi. On a le même sujet parce qu'on est des gens qui produisons de l'information intellectuelle et de la recherche. Bah on utilise l'IA évidemment dans beaucoup de nos travaux. Peut-être je sais pas si on aura des robots qui nous assisteront pour faire nos cartes, nos rapports et nos traitements de données, mais l'IA c'est sûr et c'est déjà le cas. Et une des questions qu'on se pose, c'est comment on l'utilise ? Comment on vérifie ?

Parce que je prends un exemple, l'IA c'est pas tellement qu'elle fait des erreurs sur des petits détails, c'est que parfois il y a un truc, on sait pas exactement pourquoi, elle invente complètement une information. Quand vous citez par exemple une jurisprudence de la Cour de cassation ou de je sais pas quoi, la Cour suprême américaine, parfois l'IA arrive en vous disant la Cour suprême d'Australie a dit que le 22 avril 2024, totalement faux. Bon, parce qu'il y a une confusion de données. Si vous mettez ça, ça fait hyper crédible, ça fait hyper sérieux, c'est compliqué à vérifier et c'est le genre de chose qu'il faut qu'on arrive.

Ce que vous êtes en train de nous promettre, c'est que ce rapport 2035 2050 va pas être écrit par chat GPT ni par le chat de ministrale. Il va vous aider mais ça sera pas eux qui va nous aider. Mais pour l'exercice intellectuel, on va demander tous les humains alors qu'ils vont être responsables ? On a on a une centaine de chercheurs qui donnent du temps, parfois bénévoles d'ailleurs pour travailler sur ce sujet, des chefs d'entreprise aussi parce qu'on voit un éclairage différent mais à la fin toutes les questions qu'on met dans ce travail France 2035, France 2050, la démographie, le changement climatique, l'adaptation à et cetera.

On va demander aussi, on va poser exactement la même question à différentes IA pour voir ce qu'elle produit comme rapport et comme information et on va comparer ça sera intéressant. Ça c'est pas mal. C'est un exercice assez nouveau, inédit. Merci beaucoup Clément d'être venu à Marseille et je crois qu'on s'approche de la fin. On sait de la place. Merci

7:35:41
Non speech

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7:38:05
Locuteur

Madame la ministre, mesdames messieurs, si l'intelligence artificielle, elle façonne aujourd'hui nos vies, nos sociétés, nos imaginaires. Il faut aussi avoir le courage de le dire. Cette intelligence s'est écrite pendant trop longtemps à une seule voix, celle des hommes. Des modèles conçus par des hommes, entraînés sur des données d'hommes pour répondre à des visions d'homme. Euh or un monde qui est conçu par la moitié de l'humanité ne peut pas comprendre l'autre moitié.

C'est pour cela que il y a 5 ans, a créé le prix de la jeune ingénieure en intelligence artificielle, non pas pour cocher une case, mais pour ouvrir une voie, celle d'une intelligence artificielle qui est pensée par toutes et tous, pour toutes et tous. Euh donc ce prix euh de la jeune ingénieure en intelligence artificielle, c'est une déclaration euh à toutes les filles et les petites filles de notre pays parce que nous aussi nous avons le droit de rêver d'être des ingénieurs, des chercheuses, des innovatrices, des des bâtisseuses du monde de demain.

Et ce prix, c'est également une déclaration d'avenir, celle d'une génération de femmes qui ne se compte plus d'être des simples utilisatrices de l'intelligence artificielle mais la réinvente. Euh moi, je voulais aussi dire un tout grand merci à nos partenaires médiia, la tribune, la tribune dimanche aussi aux membres de ce jury et à la marine de l'édition de cette année, madame le ministre Clara Chapa à qui j'ai l'honneur de donner la parole. Merci. Je suis très heureuse d'être avec vous pour remettre ce prix. Charatéis, avec cette entreprise Hondbo que tu as créé, je pense que tu ouvres la voie.

C'était absolument fondamental pour moi de pouvoir être là parce que ça a été très justement dit. Je pense qu'il y a deux combats sur lesquels je me battrai toute ma vie. Le premier, c'est certainement celui pour la technologie et le deuxième qui est très lié, c'est qu'il n'est plus possible aujourd'hui qu'il y ait si peu de femmes dans le monde de la technologie. Et donc ce prix-là qui existe depuis maintenant d'ailleurs déjà quelques années, je crois qu'il doit nous inviter à à changer les choses, à s'assurer que les femmes comme toi prennent toute leur place dans ce monde d'homme.

Mais parce qu'en plus, on veut pas seulement prendre toute notre place, mais on veut toujours faire mieux les choses. Je cis ce que tu fais aujourd'hui, ça représente aussi tout le potentiel de talent comme celui que tu es dans cette technologie. Parce que non seulement tu t'es attaqué à un défi gigantesque qui est celui de Lia, mais en plus tu t'es dit que tu allais le faire dès tes études. Tu as même pas eu besoin de bosser dans une entreprise, tu allais direct et en plus de ça, tu t'attaques à un problème fondamental auquel je crois que chacun ici tâche de s'attaquer ou en tout cas réfléchit à longueur de journée.

C'est est-ce que oui ou non les modèles peuvent être de plus en plus intelligents ? Est-ce que la manière dont on les construit aujourd'hui est la bonne pour continuer à augmenter la performance de ces modèles ? Et toi, du de ton expérience, tes sciences, ton intelligence, tu t'es dit que tu allais regarder ce problème et apporter des solutions nouvelles. Et comme tu en parles mieux que personne, je vais te laisser le dire mais petit disclaimer, c'est la technologie sur laquelle Yan Lequin rien que ça est en train de travailler aujourd'hui. Bravo à Tennaï. Merci, merci. Merci. Ça me touche.

Donc bah je suis très très fière de recevoir ce ce prix là euh puisqueeffectivement on n'est pas on n'est pas nombreuse dans dans l'IA et je félicite aussi toutes les femmes. J'ai pu lire effectivement dans dans la tribune leur parcours juste juste incroyable. C'est vrai que à la sortie à la sortie de de mes études, j'ai décidé de fonder HBO donc cette boîte Deeptech IA. Parce qu'à l'époque en 2021, on parlait pas encore de deep takia, on parlait de machine learning, de deep learning. Et nous l'objectif en fait c'est de passer du machine learning à du machine understanding, c'est-à-dire à comprendre véritablement les êtres les êtres humains.

Puisqueaujourd'hui, c'est vrai comme comme tu l'as évoqué Clara, il y a de il y a deux gros enjeux dans l'IA, c'est de faire en sorte qu'elle soit beaucoup plus fiable technologiquement, qu'elle puisse répondre à un vrai sujet, à une vraie problématique et puis a un enjeu qu'on va dire économicoécologique, c'est-à-dire réduire les les coups de compute. Et aujourd'hui, ONBO est dans ce qu'on appelle de l'IA cognitive, c'est-à-dire utiliser la bonne donnée au bon moment pour faire en sorte que les IA puissent apprendre avec cohérence, avec un certain raisonnement et pas juste prédire le prochain mot.

Et ce qui est extraordinaire aussi, c'est que bon, il y a tout un écosystème qui commence à être présent en France. Ça, j'ai pu le le voir. Notamment, nous, on a été appuyé par par la JFD et pas que. On a été appuyé aussi par l'UTC. On a eu j'ai eu pas mal de rôle model qui m'ont entouré donc ça a permis voilà de de faire éclore Hbo aujourd'hui. Est-ce que ne peut nous dire concrètement par exemple un des problèmes que Lian ne sait pas résoudre aujourd'hui mais que toi tu résous ? Absolument. C'est ce qu'on appelle life cycle management en français. C'est par exemple la gestion du cycle de vie des faits chronologiquement. Je vais vous donner un exemple. On va prendre Paul.

Si Paul vit à Marseille euh et décide de déménager pour Singapour, chronologiquement, l'être humain arrive à comprendre que Paul habitait à Marseille puis que maintenant aujourd'hui il est à Singapour, là où les LLM, le problème emmagazine ces deux informations et pense que Paul vit à deux endroits en même temps, Singapour et Marseille. Et c'est là justement sont les limites de la li générative et plus particulièrement de des LLM, c'est qu'ils ne raisonnent pas. Ils ne font que prédire le prochain mot. Et nous, on est également dans ce qu'on appelle ce sweet spot. On résout l'un de ces l'un de ces pains.

On pourra maintenant savoir si enfin Lia pourra savoir si on habite à Marseille ou à Paris. Et je crois que beaucoup de gens veulent maintenant habiter à Marseille grâce à cet événement. Merci. Merci.

7:44:06
Non speech

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7:45:57
Locuteur

Bonjour à tous et merci d'être là pour cette clôture de notre grand événement AIM. qui s'est tenu donc sur 2 jours. Et pour clôturer ce grand événement, on a décidé de parler d'un d'un sujet qui en fait qui est le cœur du sujet, c'est-à-dire est-ce que l'IA est bénéfique à l'humanité et comment faire pour qu'elle le soit un peu plus. Euh pour en discuter, donc j'ai le plaisir d'accueillir Clara Chapaz, ancienne ministre délégué à l'IA et au numérique et Laurence de Viller, chercheuse au CNRS, professeur à la Sorbonne, autrice également de plusieurs livres sur l'IA, les technologies.

Alors, depuis la révolution industrielle, la notion de de progrès, elle est intimement liée au progrès technologique et au progrès technique. Euh ça c'est c'est aussi lié à l'histoire du capitalisme. De nombreux économistes, nombreux chercheurs, nombreux sociologues estiment que les révolutions technologiques, une fois passé une phase d'incertitude et de déstabilisation, engendre en progrès, pos engendre les bénéfices pour l'humanité. Est-ce que ce raisonnement est encore tenable à l'heure de l'IA ? Alors qu'on voit également que L perturbe nos démocraties, qu'elle a des influences très concrètes sur la population, notamment les enfants.

Est-ce qu'on peut toujours penser que Lia est en progrès pour l'humanité et aussi telle qu'elle est faite aujourd'hui ? Et c'est un débat qui secoue même le monde de des chercheurs et de ceux qui font l'IA notamment deux grands courants de pensée dans la Silicone Vallée et ailleurs, c'est à la fois les Doomers, donc ceux qui pensent que l'IA nous mène à notre perte en tant que dans l'humanité et les accélérationnistes qui eux veulent aller à fond la caeste dans l'IA et qui veulent voilà aboutir au fantasme du NIA qui remplace l'humain et cetera. Donc pour poser un petit peu le débat, où est-ce que vous vous situez entre ces deux courants ? de de quel côté vous penchez l'une ou l'autre.

Peut-être commencer par vous Laurence de Viller. Bonjour. Bonjour et merci pour cette invitation. Moi, je me sens plutôt du côté ni de l'un ni de l'autre. Je me sens très au centre. C'est-à-dire qu'en fait, je pense qu'il faut être très réveillé sur les enjeux mais je suis pas pensée que Lia ne peut pas servir l'humanité. Marre, je pense qu'aujourd'hui, elle penche quand même plutôt vers le démon. Si on regarde l'usage qui est fait par les citoyens chez eux, on parle JPT comme à son psi, il y a des à l'école, moi je j'enseigne donc les élèves font leur devoirs avec ces outils. Et qu'est-ce qu'on fait pour arrêter tout ça ?

Est-ce que demain on aura des bénéoui partout parce que c'est l'IA qui finalement fera leur place. Donc on a besoin de réglementer mais surtout d'expliquer. Et c'est ce qui manque gravement en fait aujourd'hui c'est des explications sur là où on en est. On nous parle à la Sicon Valley de super intelligence et on en est très loin. Elle arrivera mais pas avec les LLM, pas avec ces outils qu'on a actuellement qui sont excellents pour l'industrie, pour faire beaucoup d'innovation si vous voulez mais pas pour venir vous parler chez vous. C'est des objets qui apprennent que sur du texte, qui ont aucune connaissance de notre monde, du sens commun et cetera.

Donc c'est vraiment important de à la fois rassurer sur qui nous sommes par rapport à ces machines. Donc je suis pas du tout dans l'anxiété que l'humain ne survive pas à ça. Je suis pas dans ce débat là. Mais par contre il est urgent que les gouvernements prennent conscience soi beaucoup plus scientifiques qu'ils le sont actuellement et prennent conscience des vrais enjeux. Et le on a besoin dans la société d'une vision à long terme. Je ne la vois pas, je ne la sens pas. On voit du start-up nation, on voit beaucoup d'objectifs économiques, mais on ne voit pas d'objectif de progrès puisque c'est sur le progrès que nous devons discuter.

On ne voit pas d'objectif de progrès élaboré, j'entends par là, raisonnable, raisonn avec des échéances, avec besoins d'outils. Par exemple, Clara disait hier, on aurait ces paquets qui arrivent à de Chine, on voudrait savoir ce qu'il y a dedans. Ben, on pourrait faire des objets, des algorithmes d'IA pour faire ça. Ben oui, sûrement les gens savent faire ça, donc faut l'utiliser. Il y a beaucoup d'autres sujets sur lequels on voudrait savoir l'âge des enfants quand il discutent sur les réseaux sociaux. Clara vous dira qu'elle a toutes les solutions.

Moi, j'espère bien qu'on va en parler finalement des solutions dont on a besoin dans la société qui sont nécessaires pour que on puisse utiliser ces outils avec plus de raisons et qu'elles soient plus bénéfiques, qu' soient plus bénéfique pour tout le monde. Clara Chapa du coup plutôt accélérationiste ou accélérationniste ou plutôt doomur ? Alors sans grande surprise, sans triste aussi.

Donc ni l'un ni l'autre ou en même temps mais je ne crois pas non plus ça a été très justement dit par Laurence un monde tout blanc ou un monde tout noir on est ce qui est sûr et je crois que là il y a un consensus total et et qui pour le coup a été aussi beaucoup grâce à vous les médias le consensus c'est on est face à une révolution technologique qui est sans précédent comme il y en a certainement une fois par siècle et et j'aime souvent dire que d'ailleurs c'est pour ça qu'on on a eu un ministre de l'IA depuis maintenant 1 an dans notre pays comme il y a eu un ministre des postes puis un ministre des telc puis un ministre de l'internet et puis aujourd'hui un ministre de l'intelligence artificielle parce que face à une transformation telle face au potentiel de cette technologie il y a évidemment un rôle des des médias de de faire de la pédagogie des chercheurs, de nous aider à comprendre de l'entreprise, moi j'ai été 10 ans euh euh dans le monde de l'entreprise de construire cette technologie et bien sûr un rôle en tant que responsable politique de penser ces changements.

Parce que lié en soi, elle est ni ange ni démon. C'est un outil et comme tout outil, c'est nous les humains qui devons collectivement chacun à notre place travailler ensemble pour pouvoir l'orienter comme nous on le veut. Et j'entends très bien ce que ce que vient de dire Laurence, mais je crois que ce qu'il faut peut-être qu'on répète toujours plus, c'est que nous sommes en Europe et ça veut dire que nous avons une vision particulière de comment nous voulons que la technologie se développe. Cette vision, elle existe. C'est là où peut-être on n'est pas d'accord, mais c'est bien de pas être d'accord.

Et et je pense qu'on a besoin de de de de chercheurs comme Laurence, comme comme tant d'autres qui nous challengent, qui nous forc à aller beaucoup plus loin pour définir cette vision de du responsable politique sur l'IA. Mais tout de même tout de même euh s'il faut le répéter, il faut le répéter chaque jour qui passe. En Europe, on a fait une décision, on a pris une décision forte, c'est que euh nous ne sommes pas technosolutionnistes. Nous voyons la technologie comme au service de l'humain.

Ça peut paraître un peu fleurble bleu de dire ça, mais dans un monde dans lequel on a deux très grosses puissances, les États-Unis d'un côté et la Chine de l'autre, qui elle accélère peut-être sans cette vision là, ça fait une énorme différence. Alors justement, ce sont eux qui dominent aujourd'hui. C'est pour ça que vous vous n'êtes pas d'accord Laurence de Viller, c'est en fait parce que nous prenons trop de temps pour raisonner sur ces sujets. Un exemple, les chatbot, ces IA compagnons sont parmi les risques modérés dans la pyramonie des risques de la loi sur l'IA. Bon, moi j'ai participé à beaucoup de comités d'éthique.

J'ai passé 4 ans à écrire des rapports pour dire attention sur l'affectif, on va être vraiment sur une dépendance émotionnelle et il faut faire attention à ça. Bilan des choses qui construit la première loi sur les y accompagnons la Silicone Vallée, la loi de en Californie qui vient de sortir le 13 octobre qui sera mis en place le 1er juillet 2026 et qui nous grille à nouveau sur le podium. On avait de la même façon pour le RGPD dit nous sommes les premiers à faire des règles et cetera et qu'est-ce qui s'est passé ? Ils avaient fait également la même chose. Alors c'est très bien, nous sommes des rôles modèles. Partout on nous copie.

On peut se dire ça mais on peut aussi se dire pourquoi on n'est pas plus agile ? Pourquoi est-ce que on dégaîne pas tout de suite quand depuis 2018 moi je suis proche du gouvernement pour porter cette parole de la dépendance émotionnelle auprès des enfants. J'ai fait des tests en recherche. Il y a énormément de sujets qui sont déjà connus. Pourquoi on n'a pas dégainé tout de suite ? Puis cette loi va dire tous ceux qui font des y accompagnons dans la Silicon Vallée en Californie devront être réglementés avec qu'est-ce que la dépendance émotionnelle, comment je la détecte, où je vais mettre ces données émotionnelles et pas de manipulation. Vous voyez, c'est très concret.

Alors là, je suis tout à fait d'accord. Euh je vais tenter de répondre pourquoi et puis et puis et puis essayer d'en tirer quelques conclusions. Pourquoi ? Parce que une de nos forces et je suis convaincu intimement qu'il faut le voir comme tel, c'est qu'on est 450 millions d'Européens et on a tendance à un peu oublié parce que dans un monde de grande puissance et qui est qui est en plus aujourd'hui sous le feu de la guerre commerciale, on aime bien se laisser entendre dire que l'Europe est faible, l'Europe régule, l'Europe ceci cela. 450 millions d'habitants, ça veut dire qu'il y a plus de clients potentiels sur chat GPT chez nous.

vous êtes plus nombreux ici en Europe pour chat GPT que ils le sont aux États-Unis. Donc c'est une forme de puissance parce que on parle de progrès euh dans un monde dans lequel ces entreprises sont des entreprises économiques et je crois qu'il faut être très lucide que ces entreprises économiques, la première chose qu'elles cherchent à faire c'est du profit. Donc elles ont besoin de nous pour faire du profit. Ça c'est notre force. Mais il est vrai, forcé de constater, je l'ai constaté pendant 1 an en tant que membre du gouvernement français, que nous sommes 450 millions mais nous sommes 27 pays. Et à 27, oui, c'est vrai, il faut se le dire. Parfois ça met un peu plus de temps.

Et j'entends les 4 ans que vous avez passés et je vous remercie de les avoir passés parce qu'on a besoin de ça dans différentes commissions parce que il faut aligner les différents pays parce qu'on a pas la même culture parce qu'on a pas la même histoire. Moi, je me suis engagé très fortement sur les réseaux sociaux au moins de 15 ans pour dire "Nous ne voulons pas que les réseaux sociaux qui aujourd'hui ont un impact délétaire sur la santé mentale de nos enfants se retrouvent dans la main des plus jeunes.

Et pour ça, il a fallu que je prenne mon petit bâton de pèlerin et que j'aille pays par pays aidé du président de la République pour convaincre les Étatsmembres que l'enjeu était effectivement réel pour que la recherche qu'on a pu faire en France soit traduite puis euh emmenée dans les autres pays européens et depuis 14 juillet, c'est possible. C'est sûr que c'est un certain combat, c'est sûr que ça prend du temps, ça prend une certaine énergie, mais c'est aussi très puissant parce qu'ensuite si on se donne les moyens d'avoir ces règles là et de les faire respecter, alors nous sommes dans une situation tout autre face à ces grandes entreprises.

Mais alors sur les chatbot compagnons, je suis 100 % d'accord. Euh, n'attendons pas 15 ans comme on l'a fait avec les réseaux sociaux pour que nos enfants, nos ados, je je pense que dans la salle beaucoup de gens ont des adoss à la maison, euh se retrouvent dans une situation de dépendance affective dont nous mesurons tous la conséquence. Bien sûr, il y a pas beaucoup de recherche vu que ça fait pas très longtemps que les les chatbots sont il y en a peut-être moins que les réseaux sociaux. En tout cas, c'est ce qu'on dit. Ah non, non, il y en a beaucoup. Tant mieux. Alors, on s'appu en plus sur cette recherche là. Très bien.

Mais mais n'attendons pas pour agir avec fermeté parce que chaque jour qui passe c'est une dépendance de plus qu'on fait peser sur nos enfants. Justement n'atteindront pas mais du coup la technologie elle n'attend pas non plus. C'est déjà le cas. Il y a de nombreux rapports comme vous le dites qui sont déjà sorti même avant l'IA générative notamment les Facebook files en 2021 avaient déjà révélé l'ampleur de la manipulation des réseaux sociaux et leur impact sur la santé mentale des enfants et des et des adolescents.

Donc voilà du coup il y a à la fois ce temps de la régulation et aussi le le temps extrêmement rapide de la technologie et de l'adoption de ces usages par le grand public notamment par les enfants. Est-ce que vous voulez rebondir là-dessus Laurence de Vill ? Oui. Alors je vais dire c'est encore plus grave c'est pas que les enfants, n'est-ce pas ? Tout le monde utilise CH GPT.

J'entendais encore Laurent Alexandre qui est peut-être dans la salle me dire "Moi, c'est celui qui marche le mieux pour moi." Or, il y a quand même une étude qui montre en science qui est fait par le Britches Institute, je ne sais plus quoi, je peux vous donner les références qui ont fait une expérience avec Grock, Deepmind, enfin Google pardon, pas Google, Deepsic pardon et puis Chat GPT sur des propos manipulateurs sur la guerre en Ukraine. OK ? Avec des propos manipulateurs, moyennement, assez neutres. Qu'est-ce qu'il voulait regarder où ces réseaux allaient chercher leurs sources ?

Et bien le chat GPT va chercher trois fois plus ses sources aux en Russie que et Grock aussi fait des choses comme ça. Autre sujet, ils ont vu aussi que il faisait des biais de confirmation, c'est-à-dire c'est ce qu'on connaissait dans Elisa. Le premier chatbot qu'on a mis en œuvre, c'était Rogérien, ce qu'on disait, c'està-dire qu'il prenait vos propos pour rebondir et donc on s'engage encore plus dans la conversation. Je vous dis ma mère va pas bien à votre mère. Voilà des choses comme ça. Et bien c'est utilisé beaucoup plus dans chat GPT que dans tout autre ces systèmes. Grock aussi n'est pas terrible. On devrait comprendre ça.

Moi je veux qu'on fasse de la recherche sur les comportements de ces machines avant d'en faire des agents qu'on va utiliser partout. Et ils ont des comportements politiques sérieusement handicapants pour nous. Et si on est juste pas à regarder les choses en face, on va passer à travers et on va manipuler politiquement pour le prochain prochaine élection.

la recherche extrêmement importante bien sûr et je pense qu'il faut continuer à mettre les moyens sur cette recherche là, accélérer mettre les moyens sur cette recherche parce que quand nous sommes dans la situation budgétaire dans laquelle est notre pays euh c'est sûr qu'il y a moins d'électeurs derrière le nombre de chercheurs qu'il y a derrière d'autres types de personnes qui votent dans le pays et ça fait que ces sujets de temps long sont parfois un peu les grands oubliés des débats budgétaires. Et pourtant, nous avons absolument fondamentalement besoin d'accélérer. Ça, je vous rejoins à 100 %.

Il y a un autre, il y a une autre chose intéressante, je veux dire l'innovation, la recherche, c'est c'est des sujets qu'il faut prendre maintenant. Je suis 100 % d'accord avec vous. Euh il y a un autre une autre chose très importante que vous avez dites, c'est que quand vous nous expliquez cette recherche, en fait, vous contribuez à faire un effort de pédagogie qui est extrêmement important parce que il faut être un peu lucide. Je veux dire, il a fallu 2 ans pour que la moitié d'entre nous et chat GPT ou un autre chatbot dans son téléphone. Bah les gens qui sont là quand même hein, il a fallu 20 ans pour que un français sur deux ait un téléphone un ordinateur portable à la maison.

On est face à un déploiement extrêmement rapide. C'est peut-être ça la plus grande différence de tout vis-à-vis de toutes les autres révolutions technologiques qu'on a eu. Et pourtant déjà les autres révolutions technologiques, on a toujours le sentiment qu'il y a la technologie d'un côté, le monde de la recherche, le monde de l'entreprise et le responsable politique qui je me permettre de le dire d'autant plus aujourd'hui court un peu derrière pour essayer de réguler, d'encadrer. La technologie sera toujours plus rapide. c'est de facto comme ça qu'elle se développe.

Mais du coup, ce qui est très important, c'est bien sûr de poser le cadre d'être femme sur ce cadre, mais aussi d'expliquer parce que super intelligence ou pas, moi je peux pas trop vous dire ça, je vous fais plutôt confiance pour me dire où est-ce qu'on en est. Par contre, l'intuition politique qui est la mienne, c'est que le grand risque pour nous c'est de se retrouver super bête. Et pourquoi super bête ?

parce que on aura pas passé assez d'efforts de pédagogie, notamment avec les expériences que vous nous racontez aujourd'hui pour éduquer, apprendre à chacun de nous et je me mets complètement dedans que différents modèles ont différents impacts sur nous en tant qu'humain, que quand on est les plus jeunes plus jeunes et qu'on on utilise ces modèles, il faut garder un esprit critique. C'est pour ça qu'on avait beaucoup travaillé avec Elizabeth Born pour queon introduise des cours obligatoires d'intelligence artificielle en 4e et en seconde.

On sait très bien que les jeunes, ils utilisent déjà l'IA, c'était pas pour leur dire "Ah, il y a une super nouvelle techno, il faut que vous la regardiez." Mais pour qu'ils comprennent comment la technologie marche. Parce que sans cet effort pédagogique, je pense que c'est là qui est le plus grand risque. Et c'est là aussi le le le responsable politique a un rôle énorme à jouer. C'est un bing bang d'éducation qu'il faut du coup pour éviter que l'IA ne soit pas en désastre pour l'humanité. Alors, je pense qu'il faut commencer à l'école beaucoup plus tôt que en 4e.

Nous, on avait créé des j'ai essayé de vous en parler plusieurs à plusieurs reprises, des capsules éthiqu dans la fondation dans laquelle je suis présidente qui s'appelle la fondation Bla Pascal qui explique le harcèlement, qui explique enfin ordinateur fait mes devoirs puisqu'on ne pointe du doigt personne et tout à fait intéressant à utiliser en classe. Alors, c'est pas l'idée que ça soit un objet informatique, c'est de parler de finalement des concepts majeurs qui sont soutendus par ces objets que les enfants ont dans les mains parce qu'ils ont des téléphones très jeunes.

Et on a fait ça nous gred Philippe au Havre dans des classes de CE2 CM1 et c'était extrêmement intéressant de voir toutes les questions des enfants. On leur apprenait que finalement l'attachement aux machines c'était de la dopamine, l'hormone du bonheur et que il pouvaient pas lutter. Et bien à la fin de la du petit cours de 45 minutes où on a tout fait pour que ça soit clé en main pour tous les professeurs, on avait un questionnaire où les élèves avaient tous retenu dopamine. Ça c'est génial. Et donc derrière, ils ont parlé à leurs parents, ils ont parlé à d'autres gens. J'essaie de le développer avec l'aide du ministère de l'éducation et j'ai un mal fou.

On m'a dit c'est la même chose que Pix Junior, c'est pas vrai, c'est pas abus d'évaluation, c'est la maillotique socratienne. C'est le fait de discuter ensemble de sujets pour faire monter justement la conscience critique sur ces objets. On l'a fait sur être une fille ou un garçon sur internet. Le harcèlement, le harcèlement que m'a dit le gouvernement, le harcèlement, on ne peut pas en parler. Ah, on ne peut pas pouvoir parler surtout des réseaux sociaux. C'est interdit.

Non mais c'était la remarque qu'on m'a fait de donc j'aimerais bien qu'on avance de façon plus agile sur c'est gratuit, c'est fait, c'est des chercheurs qui l'ont fait, on a tout un tas de ressources pour acculturer les professeurs, pour les aider à aller plus loin. Donc je fais un appel à tous, aidez-nous quoi. C'est gratuit, on essaie de le pousser pour que nos enfants aient plus de conscience et raisonnent sur ces sujets-là. Je veux bien que ça soit pas parfait. J'ai jamais dit que c'était parfait, mais au moins ça existe et c'est un désert culturel pour enseigner au d'abord pour acculturer les professeurs et puis même les parents nous l'ont dit.

Alors les syndicats des enseignants nous disent allez-y. Les syndicats de parents d'élèves nous disent allez-y. Et le ministère me dit "Attendez, on va faire un groupe de travail." Alors j'entends une petite pointe de frustration dans ce qui est partagé. peu légèr mais j'entends aussi quelque chose de formidable, c'est que on a besoin de plus de personnes comme vous parce que oui euh enfin je je l'ai vécu des deux côtés donc je suis capable de de me mettre dans dans vos chaussures.

Parfois, on se dit "Mais c'est pas possible mais qu'est-ce que qu'est-ce que font ces politiques qui ne comprennent pas qu'on a des choses clés en main à leur apporter ?" Mais continuer à nous les apporter parce que il faut absolument qu'on puisse se rassembler tous ensemble pour pouvoir faire accélérer cette questionlà. Et pour chaque obstacle que vous avez mentionné, bah il y a aussi je ne sais combien de conférences comme aujourd'hui où il y a je ne sais combien de personnes dans cette salle qui écoutent le problème dans lequel on parle et qui vont sortir avec une clé clé de compréhension plus profonde et qui vont avoir envie de vous aider à déployer.

Moi en tout cas, j'ai envie de de continuer à vous aider sur cette question parce que je suis euh 100 % certaine que ce n'est pas l'état d'un côté, les chercheurs de l'autre et les entreprises de l'autre qui vont pouvoir régler le problème dans lequel on est. Il va falloir qu'on travaille tous ensemble. Encore une fois, ça prend du temps. Parfois les ministères, c'est pas toujours extrêmement fluide. On sait pas exactement où aller. Mais frappez à toutes les porte, continuez de le faire parce que c'est comme ça que et je viendrai le faire avec vous parce que c'est comme ça qu'on pourra qu'on pourra avancer.

Et et vous avez encore une fois dit quelque chose de très intéressant, c'est que on a non seulement besoin d'éduquer les enfants, mais en éduquant les enfants, on éduquera les parents. Les parents bien sûr. C'est par les enfants qu'on va gagner parce que parce que parce queen fait c'est c'est exactement le monde le monde dans lequel on vit aujourd'hui. Moi, je je fais beaucoup de conseils municipaux avec des jeunes conseils municipaux des jeunes et je me retrouvais face à des jeunes parfois très jeunes he 10 15 ans qui avait plus réfléchi à l'implication des réseaux sociaux des chatbot dans leur vie que n'avait réfléchi.

Pas moi-même en tant que responsable politique et avec beaucoup de convictions sur le sujet mais que beaucoup de personnes autour de moi dans mon entourage aujourd'hui parce qu'ils vivent eux-mêmes les conséquences délétaires de cette technologie. Ce sont les premiers sur lequels il faut s'appuyer ? Les enseignants et les parents ? Et vous savez aujourd'hui, je je dans votre bon journal, j'ai publié une tribune sur le fait que nos enfants sont enfermés dans une salle de shoot numérique. J'ai reçu pas mal de messages qui m'ont dit "Ah ouais, tu vas fort salle de shoot quand même. Tu es sûr ? Mais mais c'est c'est la pédagogie qu'on doit faire aujourd'hui.

Je sais que l'image est choquante, mais c'est exactement ce qu'il se passe quand on passe 4h40 par jour enfermé dans un téléphone. 5 6h. Ouais. Ouais. en moyenne 5 6 he quand on est plus jeune et que nous sommes sur des plateformes et le mot dopamine est très intéressant qui nous produisent de la dopamine à outrance toute la journée parce que leur modèle d'affair c'est de créer l'excitation qui va faire qu'on va avoir envie d'acheter plein de trucs toute la journée parce que c'est ça, ils vendent de la publicité.

Ce ne sont pas des espaces informationnels, ce ne sont pas des outils éducatifs, ils peuvent être utilisés comme tel, mais le modèle d'affair derrière, c'est excitation, désir, envie pour cliquer, acheter. Et qu'en plus de ça, les autres plateformes d'à côté, les Chines, les TMU, jouent une espèce de de jeux de ping-pong et nous propose des produits dont et ça va pas être très très populaire ce que je veux dire, mais nous n'avons pas forcément besoin à bas prix que l'on peut acheter à hauteur de clic aussi toute la journée.

On est dans cette espèce de de cercle vicieux, cette salle de shoot numérique où la dopamine nous entraîne vers de du fast achat compulsif et où on ne se sort plus et notamment les plus jeunes avec les effets que l'on connaît sur la santé. Donc oui, parlons franchement de cet enjeu-là, régulons fermement et continuons à éduquer tous ensemble, chercheurs, responsable politique, parents. Je crois que tout le monde peut trouver son rôle. Alors réguler enfermement mais là il y a un recul l'européen en ce moment même sur l'AI act notamment sur la notion des risques.

Il y a un délai qui est accordé pour appliquer donc du coup pour le le niveau de risque le plus élevé dans régulant plus fermement mais on n'y est pas quoi quand même. On est on est quand même beaucoup dans il faut il faut qu'on éduque aussi là-dessus pour expliquer parce que j'entends beaucoup d'innovateurs qui disent c'est un franc et cetera. Faut montrer à quel point ça l'est pas. à quel point on va pouvoir aller beaucoup plus loin avec ça parce que la prochaine génération d'enfants vont créer des ingénieurs de talent remettant la science au centre. Je vous faire encore une petite histoire sur la science.

Donc quand vous utilisez chat GPT, ils ont fait une étude au MIT, donc Institute of Technology montrant que lorsque quelqu'un utilise CHG GPT pour faire un devoir, une rédaction et quelqu'un l'utilise pas, lorsqu'on regarde l'activité cérébrale et ben c'est pas la même. D'un côté, lorsque vous le faites vous-même, vous avez vraiment un aspect qui mémorise. Quand vous le faites avec chat GPT, c'est encéphalat et très peu de lien avec la mémoire. Ils l'ont d'autant plus prouvé qu'ils ont ensuite inversé. C'était un groupe de jeunes de chaque côté. Ils ont inversé.

Ceux qui avaient pas de chat GPT l'avaient et ceux qui l'avaient pas non ceux qui l'avait pas l'avait et ceux qui l'avaient l'avaient plus. Qu'est-ce qui s'est passé ? D'abord ceux qui l'avaient eu utilisé av en fait fait une très bonne rédaction mais toutes les mêmes quasiment et ils arrivaient plus à faire quelque chose d'intéressant. Ils se rappelaient plus de ce qu'ils avaient écrit puisque c'est la machine qui l'avait écrit. Or ceux qui l'utilisaient après avoir essayé par eux-mêmes enrichissaient le document qu'ils avaient. Donc je suis vraiment pro techno.

Je pense qu'on peut aller très loin dans les sociétés en innovant de façon excellente pour l'humanité et je pense qu'on va aller vers une super intelligence un jour et on devra donc savoir l'utiliser. Donc c'est ça qu'il faut comprendre. Aujourd'hui, elle est pas là. Les LLM c'est fini, on va aller vers beaucoup plus loin. Les LLM c'est le système 1 de Canan. Si vous connaissez ce prix Nobel d'économie Canè 1, système 2, c'est comme ça qu'on prend une décision. Système 1, c'est l'intuition. Système 2, c'est la cognition. Ces machines ne réfléchissent pas du tout mais on est en train de préparer la prochaine les prochains algorithmes pour réfléchir.

Regardez ce que fait JPA Yan Lequin qui va quitter MTA bientôt ou qui l'a quitté aujourd'hui ? Je ne sais pas. Peut-être pour revenir sur la question il y a acte régulation c'est un peu le le le paradoxe dans lequel on est enfermé et on a tendance à avoir une vision assez simpliste de la question qui nous est importée par des acteurs qui ont plutôt intérêt à ce qui est peu de régulation. On entend toute la journée les États-Unis innovent, ils sont les champions de l'innovation et l'Europe est la championne de la régulation. Enfin, ça ne ça ne veut rien dire. Non, c'est San Francisco, hein. Bah, exactement.

En plus, zut, [rires] pourtant, on avait un truc euh mais mais il faut sortir un peu de cette idée toute toute préconçue parce que la régulation, c'est pas bon ou mauvais en soi. Encore une fois, c'est de quelle régulation on parle ? Bien sûr, avoir une vision de se dire "On veut que la technologie elle se développe selon nos valeurs." Je veux dire, c'est comme ça. Vous vous voulez importer une voiture en France et ben il se trouve que en France on roule à droite et donc il faut que le volant il soit du bon côté. C'est comme ça, c'est si vous voulez faire du business chez nous, vous le faites selon nos règles.

Ensuite, il y a quand même un enjeu et c'est là où l'équilibre est honnêtement très difficile à trouver, un enjeu réel de se dire il faut que dans ce monde globalisé dans lequel on on construit, on opère, on vit, on est quand même une capacité de d'avoir ce cadre mais sans ralentir nous propres innovateurs. Parce que dans mon ma petite histoire des réseaux sociaux de tout à l'heure, qu'est-ce qu' en commun toutes ces plateformes ? Instagram, TikTok, Chine, Temu, j'en oublie certaines. Bah, il y en a pas une seule qui est européenne, pas une seule.

Et si on veut arrêter de courir après l'innovation pour tenter de de l'encadrer, de la réguler, il y a peut-être une baguette magique assez rapide, c'est de dire en fait on va faire notre propre technologie et donc il faut qu'on soit en mesure de mettre ce cadre bien sûr mais sans qu'on se retrouve en décalage qui fait que sur l'IA demain toutes les entreprises soient à nouveau ni européennes ni enfin ne soi pas européenne soit asiatique ou américaine parce que dans la question du progrès, la meilleure façon façon de pouvoir tirer tous les bénéfices de cette technologie, d'en faire un progrès pour nous européens, c'est aussi et avant tout de le faire avec nos propres outils, nos propres entreprises et donc nos propres valeurs.

Merci beaucoup. Ce sera le mot de la fin et ça donnera sûrement de quoi réfléchir à beaucoup d'entre nous. Merci Clara Chapaz et merci Laurence de Viller et son livre Anjou Desmont ou justement il y a Enjou Desmont. Merci d'avoir fait une publicité implicite. Merci.

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