Mélenchon : Macron prépare la riposte - Reportage #cdanslair 12.05.2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Jean Castex sur le perron de l'Elysée, l'air de rien. Bonjour monsieur Castex, comment ça va ? Et pourtant hier il s'agissait certainement de son dernier conseil des ministres. Un pot de départ organisé un peu plus tard dans les jardins de Matignon et son ministre de l'économie qui lui rend hommage sur Twitter.
Un formidable chef d'équipe, un premier ministre à l'écoute, un ami. Merci Jean Castex.
Un merci pour un au revoir qui n'en finit pas plus de 15 jours après la réélection d'Emmanuel Macron. Le président de la République dit prendre son temps pour nommer le successeur de Jean Castex à Matignon. Même s'il connaît son identité comme il l'a révélé à Berlin dans un sourire.
Oui, mais ce n'est pas ici que je vais le dire ni maintenant. On a le droit d'avoir de la suite dans les idées mais de faire les choses en bon ordre. Donc je vous rassure.
Le futur hôte de Matignon doit avoir selon lui la fibre sociale, environnementale et productive tout en étant capable de conduire la bataille des législatives. Car l'union de la gauche change la donne. Elle est même annoncée en tête dans un sondage IFOP paru aujourd'hui et obtiendrait 28% des voix au premier tour des élections législatives. La réunion des candidats de la majorité mardi s'est transformée en mobilisation générale conclue par un discours d'Emmanuel Macron dans lequel il dénonce la prise de pouvoir idéologique de la gauche radicale dans cette nouvelle alliance rivale.
L'extrême gauche n'est unie que par une chose, la décroissance. L'extrême gauche a choisi le communautarisme plutôt que l'universalisme.
Et ces troupes marchent dans ses pas en tapant sur Jean-Luc Mélenchon et la NUP comme l'un des plus fidèles du président Clément Beaune.
L'image de rassemblement d'ailleurs serait relative, on n'a pas vu Yannick Jadot, M. Roussel a fait le service minimum. Ils ne sont pas d'accord sur le nucléaire, ils ne sont pas d'accord sur l'Europe, donc c'est une union de façade. C'est essentiellement une mascarade à ce stade.
Décredibiliser la nouvelle union populaire, écologique et sociale. Car en demandant aux Français de l'élire Premier ministre, Jean-Luc Mélenchon s'est positionné comme le principal opposant au président de la République, avec un mot d'ordre simple en vue des législatives, tous contre Macron.
Comme l'a dit quelqu'un, on n'élit pas le Premier ministre. C'est malin de dire ça. Eh bien on élit des députés qui constituent une majorité. Lesquels ? Ceux de l'Union populaire. Ah oui mais, là je vais quand même mettre les points sur les i. Toutes les familles sont dans l'Union populaire. Ceux qui présentent des candidats contre les candidats de l'Union populaire sont des candidats macronistes parce qu'ils ne servent que Macron.
Le quinquennat d'Emmanuel Macron, menacé par une éventuelle cohabitation souhaitée par Jean-Luc Mélenchon et par les difficultés économiques qui s'annoncent. Car les indicateurs ne sont pas bons. 0,25% de croissance seulement prévue au deuxième trimestre selon la Banque de France et une inflation qui grimpe à plus de 5% en juin sur un an selon l'INSEE. Le gouvernement prévoit déjà des mesures après les élections législatives.
Nous proposerons de prolonger le bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie jusqu'à fin 2022. Nous mettrons en place un dispositif pérenne et mieux ciblé que la remise de 18 centimes pour les prix du carburant qui sera poursuivie évidemment. Nous allons continuer à baisser les impôts avec la suppression de la contribution à l'audiovisuel public qui avait été annoncé dans le cadre, proposé dans le cadre de la campagne par le président.
Des mesures coûteuses pour l'État, qui inquiètent déjà le gouverneur de la Banque de France. Entre deux élections, il a un message à faire passer.
L'illusion d'une dette qui est sans limite et sans coût, c'est une illusion très séduisante mais très dangereuse. Donc il y a des choix de priorité à faire en termes de dépenses.
Le quoi qu'il en coûte finalement à un prix. La dette française atteint 2 900 milliards d'euros, soit 115% du produit intérieur brut.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Jean-Luc Mélenchon