Ukraine, Macron, LR, Mélenchon : à suivre dans #etmaintenant
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Comment est-ce qu'on sort de cette guerre en Ukraine ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une sortie de crise à moyen terme ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le verrou principal c'est Poutine ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous pensez de la stratégie de la France insoumise ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se joue chez les LR ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que cette affaire Mbarki dit de l'influence des lobbies ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00ChloéChiffre
« Il y a 850 morts par jour aujourd'hui côté russe, c'est un carnage qui est inimaginable. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Macron à Rungis qui parle valeur travail pour sortir de la séquence retraite cette séquence retraite justement qui déchire la droite et enfin des inquiétudes sur l'influence de l'eau bises étrangers sur la France mais d'abord donc merci président Larcher la guerre de retour en Europe depuis déjà un an c'est le 24 février 2022 que la Russie a attaqué l'Ukraine cette semaine la Vladimir Poutine a prononcé un nouveau discours offensif envers l'Occident Joe Biden lui a répondu depuis la Pologne où il était en visite officiel écouté occidentales ne cachent pas leur objectif d'infliger une défaite stratégique à la Russie c'est ce qu'ils disent mot pour mot c'est-à-dire qu'ils ont l'intention de transformer un conflit local en une confrontation globale c'est ainsi que nous le comprenons et nous réagirons en conséquence il ne doit y avoir aucun doute notre soutien l'Ukraine de faiblira pas l'OTAN ne sera pas divisé et nous ne nous lasserons pas Chloé comment est-ce qu'on sort de cette guerre si c'était si simple de répondre à cette question je pense que on le saurait c'est un triste anniversaire effectivement il y a un an on se trouvait dans un pays la France sur un continent l'Europe qui n'avait pas été capable de prévenir que cette guerre allait arriver dans une forme de déni assez assez affligeant et on pensait que en trois jours nous allions être condamnés à assister à la fin de l'Ukraine libre et au meurtre de son de son président lucrètes l'Ukraine est debout et le monde a changé l'Europe surtout a commencé à changer comment sortir de ce conflit on sait bien que il y a plusieurs façons de le faire soit une négociation soit un armistice ou en fait il y a une des deux parties qui dit stop je peux plus pour l'instant c'est loin d'être le cas il y a une forme d'équilibre des forces mais je crois que après les armes et les sanctions qui étaient deux piliers nécessaires de notre riposte et de notre résistance qu'il faut opposer à Vladimir Poutine parce que faut-il le rappeler humilié ni écrasé qui que ce soit il faut simplement que notre pouvoir arrête le pouvoir de Vladimir Poutine pour paraphraser Montesquieu et pour ça il faut soutenir ce qui lui résiste donc on a envoyé des armes à la résistance ukrainienne on a on a enfin mis les sanctions à l'encontre de la Russie et maintenant je crois qu'il faut faire plus pour isoler la Russie sur la scène internationale et pardon je termine rametez le sud global dans la condamnation de ce qui est une guerre impérialiste et c'est pour ça que je crois que la rhétorique de Occident versus Russie n'est pas la bonne parce que c'est précisément celle qu'attend Vladimir Poutine depuis le début et ce serait une très mauvaise manière de procéder puisque ça remettrait la Chine dans le conflit et nous ne voulons certainement pas de ça donc il faut aujourd'hui faire beaucoup plus pour convaincre la communauté internationale de d'isoler la Russie Fabrice est-ce qu'il y a une sortie de crise même à oriaison un horizon possible un moyen terme et comment est-ce que vous voyez les choses il y a plein de héros il y a plein de verrous il y a un premier verrou qui celui qui a déclenché la guerre en 2014 et là depuis un an qui est Poutine qui est qu'est-ce qui se passe dans sa tête quel est son schéma est-ce qu'il est dans le verrou du conflit c'est un premier verrou et qui est pas et qui est pas des moindres qui a un verrou lourd parce que il a quand même c'est les gens ils ont tendance à reproduire les succès qu'ils ont eu dans sa tête la Tchétchénie a été un grand succès il est arrivé au pouvoir grâce à elle il a conduit le conflit jusqu'à la fin ça a duré 10 ans la deuxième guerre de Tchétchénie 99-2009 donc il a peut-être ce schéma là en tête à se dire peut-être que je vais durer peut-être que en attendant à la fin je vais arriver après il y a d'autres verrous comme vous avez dit des verrous de géopolitique internationale et puis il y a un dernier verrou qu'on sous-estime souvent qui est l'Ukraine qui est la volonté de Zelensky aussi et de son peuple est-ce qu'ils veulent récupérer l'intégralité du pouvoir du territoire est-ce qu'ils veulent aller moi c'est c'est une des une des clés donc c'est cette combinaison qui va être difficile pour ouvrir la porte de la paix Nicolas vous pensez que le verrou principal c'est pout est-ce que il peut y avoir une négociation et ce qui peut y avoir un moment on se met autour de la table tous ensemble pour discuter sur la sortie de police si vous voulez ce qui se passe aujourd'hui c'est une escalade et une escalade qui est quand même pilotée par la Russie avec la mobilisation de 300000 hommes puis de 500000 hommes donc il y a une il y a 850 morts par jour aujourd'hui côté russe c'est un carnage qui est inimaginable et la profondeur historique de l'Ukraine elle elle vient de l'aide que nous pouvons lui apporter de l'aide à la fois financière évidemment surtout militaire donc c'est pour ça qu'aujourd'hui malheureusement il faut être clair on est dans un moment qui est un moment militaire et pas un moment diplomatique parce que pour être dans le moment diplomatique ce qui a été dit soit il y en a un qui gagne et pour l'instant ça n'est pas le cas soit les deux sont d'accord pour discuter pour l'instant aucun des deux soit il y a un tiers qui est capable d'imposer sa médiation pour l'instant il y en a pas puisque la Chine en réalité et de plus en plus proche de la de la Russie et que le café des propositions de sortie c'est tout sauf un plan de paye et derrière je je suis plus pessimiste que vous c'est-à-dire que je pense que le monde a changé mais que évidemment ça dépasse souhaitable mais qu'il faut être très clair on va dans une nous sommes entrés dans une grande concentration entre les démocraties et les empires autoritaires et qu'on ne le chose est-ce qu'on souhaite et une autre chose est-ce qu'il se passe le rapprochement entre la Chine et la Russie et le degré d'agressivité contre les démocraties malheureusement avec la tentative de récupérer effectivement une partie du Sud malheureusement c'est ce avec quoi il va falloir il va falloir vivre et de plus en plus on voit que cette alliance elle devient une alliance militaire si les Chinois font ce qui est annoncé c'est à dire que il livre massivement des drones tueurs à la Russie on va on va vraiment changer de parce qu'il y aura des sanctions on aura des sanctions américaines et occidentales derrière mais cette fois-ci sur la Chine et donc cet engrenage qui pour l'instant est militaire sont très sur l'Ukraine avec quand même la guerre hybride de chez nous mais là on va de plus en plus faire une confrontation pour répondre directement à votre question je pense que malheureusement cette guerre elle va durer il y a un an on aurait jamais pensé que on serait encore là aujourd'hui et je pense que ça va continuer pourquoi est-ce que ça va continuer parce que aucun des deux camps ne pense ni ne peut perdre cette guerre en fait c'est à dire que aujourd'hui le rapport de force sur le terrain les deux ont la conviction qu'ils peuvent gagner personne aucun des deux Candy la Russie ni l'Ukraine ne pense qu'il peut perdre les deux pensent qu'ils vont gagner et politiquement géopolitiquement aucun des deux camps ne peut perdre non plus Vladimir Poutine ne peut pas perdre parce que c'est son pouvoir personnel qui est en jeu parce que la Russie son peuple et la population russe n'accepterait pas une défaite on sait que dans l'imaginaire russe la défaite militaire c'est ce qu'il y a de pire et que les les dictateurs changent toujours à cette occasion là et l'Ukraine ne peut pas perdre c'est l'inscris ne peut pas perdre parce que qu'on le veuille ou non et c'est la situation aujourd'hui tout l'Occident est derrière lui a commencé par Joe Biden dont on a vu l'extrait et ma conviction profonde c'est que tant que Joe Biden sera président des États-Unis et donc il y en a au moins encore pour deux ans il ne lâchera pas l'Ukraine il va continuer à guerroyer derrière le crâne donc on voit bien qu'on a deux forces extrêmement opposées extrêmement lourde avec des réserves encore très importantes parce que les Russes ont des réserves en homme en 19 et les Ukrainiens aussi et qu'ils vont continuer malheureusement cette guerre qui est qui est terrible parce qu'elle elle fait des milliers de morts et que c'est juste après Nicolas très rapidement dans la lignée de ce que vous avez montré c'est par ailleurs sur les deux camps il faut bien voir que le en fait la vraie négociation elle sera entre la Russie et les États-Unis c'est ce qui se joue derrière effectivement mais alors justement quel peut être le rôle de la France dans cet échiquier internationale oublier complètement les propos de juin dernier sur le fait de ne pas vouloir humilier la Russie maintenant Emmanuel Macron est clair il dit vouloir la défaite de la Russie en Ukraine il dit je veux que l'Ukraine puisse défendre sa position je ne pense pas comme certains et qu'il faut défaire la réussite totalement l'attaquer sur son sol cela n'a jamais été la position de la France cela ne le sera jamais et enfin de dire toutes les options autre que Vladimir Poutine au sein du système actuel et bien tout ça ça lui paraît pire et bien là-dessus vos lumières zaninsky a répondu au Corée de la Serra et en disant Zelinski il a dit que tout cela c'était une perte de temps de la part d'Emmanuel Macron Chloé qu'est-ce que vous en pensez de cette séquence qui s'est joué entre les deux les deux dirigeants moi je pense que le discours de de Biden en Pologne a totalement éclipsé les discours du chancelier Scholt et du président Macron à la conférence de sécurité de Munich et je le déplore parce que l'Europe est totalement éclipsée alors Dieu fait des maladresses il y avait un boulevard pour que Macron incarne le lit que la France incarne le leadership dans ce nouveau contexte après il fait des erreurs il parle trop etc même si ce qui dit au fond à du sens mais moi en fait le problème dans cette séquence c'est que l'Europe se retrouve noyée dans l'Occident et c'est mauvais c'est précisément ce que veut Vladimir Poutine Vladimir Poutine ne fait que parler d'Occident il ne parle jamais d'Europe alors même que son réel ennemi c'est l'Europe puisqu'il a déclenché cette guerre contre l'Europe et contre l'attractivité qu'elle exerce sur l'Ukraine et sur les pays qui considèrent comme étant sa propriété au sein du monde russe et aujourd'hui l'Europe a disparu et donc je pense que nous de d'activer cette rhétorique qui sert Poutine notamment dans son dialogue avec les ce qui est très intéressant c'est d'abord l'Europe s'est découverte complètement vulnérable et des armées si les États-Unis n'avaient pas soutenu l'Ukraine l'Europe n'avait pas les moyens de faire quoi que ce soit c'est le principal fournisseur de d'armes loin devant les autres pays oui et puis surtout au-delà des armes il y a le renseignement du satellite jusqu'au smartphone bon et donc l'Europe elle est elle s'est découverte extrêmement vulnérable et elle fait partie aussi des des grands perdants ensuite elle est divisée et c'est quand même très intéressant de voir si vous regardez Joe Biden il aura fait deux voyages en Pologne il est pas venu ni en France ni en Allemagne et il a fait Pologne Ukraine et dans quelques on va quand même se retrouver dans quelques années dans la situation où les trois premières années d'Europe ce sera la Pologne l'Ukraine et la Turquie quant à la France il est clair que on touche la la limite et les contradictions du en même temps on peut pas aller à Munich et dire l'inverse dans l'avion et si vous voulez derrière le en même temps je pense qu'il y a une erreur complète c'est que c'est cette notion de puissance d'équilibre on n'est pas puissance d'équilibre dans un monde en guerre dans un monde en guerre il faut choisir son camp il il faut être clair il y avait effectivement et on est la grande conférence de l'OTAN à Munich et dans le dans l'avion qui le ramène de Munich effectivement Emmanuel Macron qui parle à trois journalistes de France Inter du JDD et qui donc nuance sa position en disant qu'il y a bien qu'il faut prendre en compte la lumière Poutine et qu'il faut continuer à lui parler en quelque sorte qu'est-ce que vous avez vu cette séquence vous non mais le problème c'est ce que vient de dire Nicolas c'est à dire que depuis un an et encore on est gentil quand on dit depuis un an depuis 5 ans la position française elle est compliquée à l'échelle internationale elle est ambiguë on essaye on peut pas faire du en même temps à l'échelle internationale et à force d'avoir ces espèces de prudence entre avoir une stratégie de domination une stratégie d'influence une stratégie de puissance ou au contraire être un état qui se met en retrait qui se présente comme étant soutien on a perdu une grande partie de notre influence en Afrique il faut quand même dire la vérité on parle du Mali mais Burkina Centrafrique et on voit qu'il y a d'autres points qui sont encore très très fragiles aujourd'hui on critique des dictateurs qu'on qu'on qu'on qu'on soutient et avec dont on a besoin type Paul Biya type Bongo voilà donc on est on est dans cette espèce d'ambiguïté qui fait qu'on n'arrive pas à marquer et là encore sur la question je comprends la critique de l'Occident que vous menez et la logique est là mais la réalité en même temps c'est que l'Occident s'est reconstitué à la faveur de cette guerre c'est-à-dire qu'il y a un bloc nous est défavorable historiquement peut-être peut-être trouver un autre nom mais la réalité c'est aussi ça et c'est que si on n'est pas dans ce bloc là avec les États-Unis si on n'est pas dans ce bloc là derrière l'Ukraine oui mais oui mais en attendant l'alliance était nécessaire là derrière l'Ukraine et et le manifester de manière et le manifester de manière un peu plus nette je pense aurait été meilleur de la part de Macron très rapidement Valérie je tiens quand même à noter parce que ça pas été fait le fait que Joe Biden se soit déplacé de cette façon là c'est quand même un truc historique en fait absolument et se dire le fait qu'il est qu'il soit arrivé avec ses 80 ans là après avoir donné il a fait 10 heures de train il a pris un avion jusqu'en Allemagne après il a repris jusqu'en Pologne de la Pologne à l'Ukraine à Kiev il est arrivé après c'est 10h de train c'était un moment sincèrement je trouve que c'était un moment d'une force d'une puissance politique internationale je l'ai les gens qui qui critiquaient Biden Trump qui disait que c'était un faible et un machin non c'est quelqu'un qui a été extrêmement présent et ça a été symboliquement très très important il fait pas doute que la France a raison de plaider pour un pilier européen et notamment une Europe plutôt autonome et un pays européen de défense parce que les États-Unis on voit bien la fragilité la volatilité de leur vie politique et puis parce que leur vrai priorité c'est la Chine cela dit on est dans une situation où premièrement on est les seuls à penser ça pour l'instant et qu'il y a une notation de l'Europe à cause du choc de l'Ukraine et surtout pour plaider ça encore faudrait-il qu'on soit crédible pour l'instant on n'est pas sur le fond et même et sur le et sur les armées très franchement au-delà des annonces de 413 milliards de d'euros de lois de programmation militaire mais on sait pas ce qu'il y a dedans et donc là aussi il y a une immense légèreté de cette émission cette semaine on a vu les critiques fusées envers Jean-Luc Mélenchon le leader de la France insoumise dans le leader historique du parti est sous le feu des critiques notamment des syndicats après la séquence sur la réforme des retraites à l'Assemblée nationale écoutez le spectacle qui est donné à l'Assemblée nationale il est indigne il est honteux il fallait aller à l'article 7 c'est un double problème je vous dis le premier problème c'est un délai contraint on peut pas avoir un délai contraint en termes de procédure parlementaire sur un sujet aussi important que les que ce que cette réforme de retraite le deuxième problème c'est le comportement de certains députés notamment de la France insoumise qui ont considéré que l'obstruction était plus contre la vie de toutes les organisations syndicales étaient plus bénéfiques que d'aller à l'article 7 ce qui a été fait à l'Assemblée nationale et le fait de ne pas aller à l'article 7 pour que chacun puisse afficher ses positions c'est un problème est-ce que c'est un allié du mouvement social Jean-Luc Mélenchon quand il fait des choses comme ça non il ne favorise pas la clarté des débats la clarté des positions l'article 7 qui est évoqué par les deux syndicalistes c'est celui sur le recul de la mesure d'âge Chloé et on voit qu'il y a comme ça deux tactiques différentes et cinq casques sont très critiques en vergeant avec Mélenchon moi j'irai une chose très simple le fait que l'article 7 n'est pas été voté à l'Assemblée nationale pour moi est un marché le fait que l'article 7 n'est pas été voté à l'Assemblée nationale pour moi est un échec démocratique parce que ça porte atteinte à la transparence et en tant que citoyen moi j'aurais aimé voir qui aurait voté pour cette pour cet article et ça bien des gens chez LR et dans la majorité de ne pas voter cet article maintenant à qui la faute si cet article n'a pas été voté je vois qu'on met beaucoup d'accent sur la stratégie qui a été celle de la Nupe c'est celle de LFI j'entends que peut-être que c'est pas la stratégie optimale mais pour moi la faute elle incombe quand même au choix du gouvernement dans sa procédure dans le choix de la procédure parlementaire à travers l'article 47.1 le fait que on est si peu de jours pour examiner un texte aussi important et donc c'est tous les éditeurs mettre l'accent mettre la faute sur la nuque mais je suis désolé la faute première elle est du côté du gouvernement d'avoir choisi cette procédure parlementaire là oui parce que je pense qu'en termes de stratégie parlementaire il aurait été quand même plus avisé de la part de la nupeuse sachant que la procédure choisie par le gouvernement a été celle là et après tout s'est constitutionnel et ils pouvaient le faire ça aurait été plus intéressant de choisir une tactique différente de celle qu'ils ont choisies parce que faire obstruction absolument en permanence ça a été une catastrophe ce que dit Laurent Berger ce que dit Laurent Berger est extrêmement important quand ils disent ils ont donné un spectacle honteux oui c'est vraiment dommage et c'est tellement dommage que qui va bénéficier de cette attitude ça exaspéré les Français de voir que tout le monde s'investitait que tout le monde était furieux on comprenait plus rien mais je suis pas sûr ça reflète aussi un certain état d'esprit des Français du gouvernement c'est juste que toute la terre est mis dans le temps des oppositions dans cette situation en fait il voulait c'est que il y a une il y a un parti qui a profité de tout ça c'est le rassemblement national c'est la triste vérité de ce qui s'est passé et c'est ce que souligne et la faute à qui la faute à qui la faute au parlementaire de la nupestre mais bien sûr que oui il le savait qu'il y avait qu'il y avait 9 jours de débat et au lieu de se focaliser sur le principal et de le faire de façon responsable en responsabilité les syndicats c'est vraiment dommage en fait Nicolas je voulais vous montrer la Une de Libé c'était on l'a vu cette semaine l'écrasant Monsieur Mélenchon partenaire intéressant excédé et elle est fi est divisée peut-on lire dans le sous-titre c'était donc un cette semaine dans le journal de gauche qu'est-ce que ça vous évoque vous je crois qu'effectivement il y a une petite confusion parce que dans le effectivement le désordre de l'Assemblée c'est pas la nupesse c'est les filles et donc on voit bien d'ailleurs que les partenaires de LFI dans la nuitée en grand malaise donc le paradoxe aujourd'hui c'est celui qui a pointé lamberger c'est-à-dire qu'on a des manifestations massives dans la rue et qui se passe bien et qui pour le coup sont dignes et cohérentes et que le et que le Parlement a dysfonctionné de manière majeure là où pour rejoindre c'est que il est clair que pour moi il y a au-delà de du côté tactique je pense qu'il y a un vrai problème constitutionnel à utiliser l'article alors on s'est constitutionnel qui tranchera mais pour moi la réforme des retraites on peut la prendre de quelques manières que ce soit mais c'est pas un texte budgétaire et donc il y a pas seulement le problème de l'index des seniors donc il y a cette question qui est posée qui vont du coup pas rentrer dans un texte budgétaire de parler plus longtemps en fait ça aurait été le désordre par exemple dans le parlementarisme rationalisé il y a beaucoup d'armes donc il faut être clair en dehors du budget on peut utiliser le 49-3 donc si on voulait aller vite et être clair et qui est quand même à débat de toute manière le gouvernement pouvait s'il le souhaitait utiliser le 49 3 - démocratique du coup veut pas dire que on vous a pas entendu là dessus la faute à qui elle a fauche au gouvernement qui a enclenché cette procédure 47 ans qui donc contraint la durée des débats et donc empêche les débats selon Chloé donc c'est anti-démocratique ou la faute à la bordelisation organisée au sein des musiques pareil fi non il y a effectivement le jeu des délais voulu par le gouvernement qui était dans une stratégie où ils savent qu'ils peuvent arriver à avoir une majorité en contraignant un peu les choses soit par le délai soit par le 49-3 je crois que c'était leur stratégie donc ils étaient dans leur dans leur jeu et de l'autre côté la France insoumise a eu comme stratégie celle qu'il pensait être la plus efficace auparavant qu'ils ont fait déjà plusieurs fois qui était de faire une de la déposant beaucoup d'amendements pour ralentir la procédé sauf que comme précisément les manifestations étaient dignes comme précisément il y avait un débat médiatique assez intéressant avec des arguments échangés de part et voilà les gens avaient envie d'aller au fond et c'est ça qui a en fait à la fin débouchés sur ce télescopage ou la France insoumise effectivement est jugée responsable des débordements comme par ailleurs sont frustrés voilà comme par ailleurs il y a eu un certain nombre d'échanges de noms oiseaux pas seulement de la France insoumise Sandrine Rousseau aussi a eu une attitude un petit peu comment dirais-je brutale dans les débats voilà donc tout ça a débouché sur ce sur ce blocage et d'une certaine manière une absurdité démocratique qui est que la chambre ne se retrouve pas aller au fond alors même la réalité vous avez demandé la parole très rapidement juste d'un point de vue institutionnel ce qui est vrai c'est que c'est quand même pas très brillant quand on a un projet de loi on a en réalité examiné et voter que deux arts il y en a un sur deux qui a été rejeté donc ce texte est envoyé et en réalité c'est pour ça qu'on est quand même sur cette chaîne c'est ça veut dire que par ailleurs c'est le Sénat c'est le Sénat c'est le Sénat qui va faire la loi voilà à partir de la semaine prochaine c'est là qu'il va faire la loi et c'est le conseil le juge de la procédure est-ce que je voulais dire c'est que heureusement dans dans cette modélisation dont vous parliez excusez-moi du terme il va y avoir 11 jours de débat au Sénat et mon Paris aujourd'hui c'est que si en jour vont être beaucoup plus constructif et vont apporter beaucoup plus à la réflexion nationale et au débat démocratique que ce qui s'est malheureusement passé pendant ces quelques jours à l'Assemblée LFI rapidement les tensions au sein même de la Nupe ce qu'on a entendu des critiques sur la stratégie de la France insoumise au sein de cet accord électoral et même la perspective d'un futur acte 2 de l'union de la gauche c'était sur notre plateau écoutez c'était Sandrine Rousseau cette semaine ta signe un peu la fin d'un acte 1 de la ligne PS qui a fonctionné jusqu'à présent qui était issu de l'élection présidentielle et que maintenant nous passons nous devons passer à un acte 2 mais en tous les cas au sein de l'assemblée je pense qu'il va falloir voir en effet comment manière dont nous fonctionner voilà on voit les écologistes Chloé qui sont critique de ce qui s'est passé au sein de la nuque cette semaine c'est 15 jours oui parce qu'ils ont je suis pas à l'intérieur de leur groupe je sais pas comment ça se passe mais je lis les journaux et je vois que ils ont l'impression de pas avoir été écouté mais l'acte 2 c'est un déchirement de la nuque sans vous non ça fait ça fait ça fait plus de 6 mois maintenant que on dit toutes les semaines que la nuque se centre déchire jusqu'à présent ça n'est pas ça n'est pas arrivé je sais je savais pas prédire si si cette crise est plus grave que que d'autres c'est un accord électoral de circonstances et ensuite à la présidentielle à la législative et ensuite qui va buter sur les élections suivantes donc ça c'est de la même manière que l'alliance syndicale est-elle aussi une alliance de circonstances il est pas du tout sûr que la CFDT et la CGT et même la CFTC vont continuer ensuite à travailler de conserve donc on a vouloir dire en fait des choses qui sont malgré tout très limitées dans le temps très rapide de conclusion quand il y a eu la constitution de de la nuque on a dit le PS et même les verres n'aurait peut-être pas dû être là dedans au-delà de l'accord externe pourquoi parce qu'ils sont destinés avec des parties de gouvernement LFI est destinée à être un parti de de révolte de contradiction et ce qui s'est passé là pendant ces quelques jours à l'Assemblée la montrer plus que jamais pardon les retraites mais excusez-moi il n'y aurait pas eu de débat de fond sur les 1200 euros qui en fait sur le fait que cette cette réforme soit contre les femmes et défavorable plus aux femmes etc il y a eu énormément de choses qui ont été débunker grâce à l'opposition de la nuque donc faut arrêter de construire un récit qui est contredit par les faits je suis désolé il y a eu un débat de fond voilà on avance la semaine dernière sur ce plateau on se demandait où était Emmanuel Macron et bien après des semaines de diète médiatique le président de la République est enfin sorti du silence objectif pour le chef de l'État sortir de la séquence retraite mais en évoquant la valeur travail écoutez le prénom République en visite au marché de Rungis c'est un message de reconnaissance d'abord devant toutes celles et ceux qui de tourner vous savez on a beaucoup parlé pendant le covid de cette France qui qui tenait qui était là qui nous permettait de continuer à aller faire les courses à nous alimenter elle est là et c'est celle aussi aujourd'hui qui malgré un contexte d'inflation et difficile et là pour là on est à la viande mais c'est pareil au frais et légumes au fromage aux poissons etc elle tient et c'est ce travail qui nous permet de vivre est-ce que je veux dire ici c'est que le vrai débat qu'on a à voir dans la société c'est un travail alors je vous propose un duel sur ce plateau c'est une petite habitude de l'émission vous êtes deux je crois autour de cette table va pas être d'accord sur le fait qu'Emmanuel Macron incarne ou pas cette valeur travail c'est vous Nicolas et c'est vous Fabrice vous avez 45 secondes chacun pour défendre votre avis alors Fabrice vous pouvez commencer un carnet-il cette valeur travail Emmanuel Macron sur vous bah il cherche un incarner il veut l'incarner pour deux raisons simples d'abord il y a la question des retraites qui le poussent à dire qu'il faut travailler plus longtemps à mettre en avant des arguments justement de durée j'essaie de regarder mon chrono pour pas me faire le deuxième élément qui fait que Macron veut mettre en avant le travail c'est effectivement les bons résultats qu'il a eu sur le chômage qui lui permettent de se targuer du fait que la France est une France aujourd'hui active et donc il essaye aussi d'avancer dans cette optique la difficulté c'est que il incarne le travail j'allais dire de la version d'avant c'est à dire un petit peu dans une logique sarkozyte puisque Sarkozy l'inspire d'une certaine manière quand on entend parler la France qui se lève tôt c'est un petit peu ça travailler plus dit-il on a presque envie de dire que il voudrait on gagne plus même si c'est pas le cas la grosse difficulté c'est que cette conception du travail est aujourd'hui remise en cause merci bravo 45 secondes et alors vous Nicolas vous dites en fait tout ça c'est de la com oui je crois que ça tient beaucoup de la diversion et que derrière il y a quand même cette idée de France qui se lève tôt ou de d'expliquer que en permanence finalement que le les Français seraient définiant et en réalité quand on regarde les choses en termes de taux d'emploi en termes de y compris de durée du travail la partie de la France qui travaille en réalité elle travaille elle travaille plutôt très dur donc je crois que ce discours sur le non travail est un discours en réalité qui est un discours qui qui est faux et qui ne correspond pas au fait merci alors Valérie je voyais réagir pendant ces explications oui qu'est-ce que vous savez n'a pas tort parce que en fait ce qui a fait apparaître le débat des retraites c'est qu'il aurait fallu avoir un débat sur le travail sur le sens du travail sur le sens du travail sur la pénibilité au travail sur les difficultés il y a une étude qui est sortie disant qu'en France les gens qui travaillent souffrent plus que dans les autres pays d'Europe et donc pas sur effectivement le travail pour les Français alors quand on disait le monde a changé effectivement vous aviez totalement raison et le premier sujet ou le monde a changé c'est dans le travail enfin la société a changé dans le travail c'était ne veut plus aujourd'hui travailler à tout prix à n'importe quelle condition on a fait les choses à l'envers notamment les jeunes notamment les jeunes mais pas que oui on a oublié le débat sur la valeur du travail avec la sortie de Macron à Rungis déjà il y a un vocabulaire qui pour moi est insupportable sur le plaisir les gens savent le peuple sait que il faut travailler plus longtemps c'est une manière d'étouffer le débat et de dire voilà il y a j'ai la raison pour moi et puis circuler il y a rien à voir le peuple sait les gens savent pas et puis il y a aussi le fait qu'effectivement en fond de tout ça à vouloir il y a une forme d'anachronisme dans ce discours à marteler la valeur travail je sais le travail n'est pas une valeur c'est à la limite un droit et un droit à l'emploi en France et puis il y a un droit aussi au repos aux loisirs il y a un droit à travailler de façon décente et d'une façon qui ne qui ne fasse pas à souffrir ni le corps ni l'esprit en tout cas pas de façon insupportable et donc effectivement plutôt que de marteler ça la valeur travail comme ça de façon un peu creuse il faut s'attacher aux conditions de travail en France qui selon les études de la DARES se dégradent effectivement et à la place du qu'occupe le travail dans la vie des Français qui est moins importante qu'avant on est une société où le travail permet toujours de se définir dans la vie ça a une importance et immense bien sûr pour les Français c'est aussi une la dignité passe par par l'emploi mais on peut pas que le travail c'est pas toute notre vie et on veut travailler moins et on veut travailler non rapidement je voudrais pas qu'il y ait d'ambiguïté je pense qu'il faut travailler plus longtemps je suis d'accord sur le fait qu'il faut reculer l'âge de la retraite parce que mécaniquement on peut pas continuer comme ça il peut pas y avoir un actif pour un retraité ça marche pas il y a pas de possibilité de solution et c'est pour ça qu'il faut redonner une vraie valeur très fort au travail et du sens au travail pour que les gens aient le goût du travail qu'ils aient envie d'être travaillé et que de ce fait ils aient envie d'aller travailler plus longtemps que ce soit pas la punition quand vous voyez dans les manifestations métro boulot caveau ou tombeau rapide d'abord sur la question du chômage il faut quand même être prudent parce que c'est vrai qu'il a diminué à 7,2 % des pays développés sont en pleine emploi et avec des niveaux de chômage qui sont inférieurs de mouettes prudent là dessus la deuxième chose sur le sur le travail c'est que bien sûr il y a le volume du travail mais le plus important c'est la productivité et donc et là elle est en baisse en France et effectivement le le problème considérable et ce qui explique notre décrochage vis-à-vis de beaucoup de pays c'est que la productivité aujourd'hui enfin les gains de productivité sont quasiment nuls voire négatifs depuis le covid et ça c'est terrible parce que ça c'est vraiment ça veut dire qu'il y a plus de croissance potentielle dans un pays quand il y a plus de gain de productivité mais voilà je crois qu'on était un des pays je croyais qu'on était un des pays qui par rapport à l'ensemble de l'OCDE en volume global de travail est ben oui mais qui était un de ceux dans lequel il y avait le plus faible volume de travail global non mais la productivité la productivité était assez haute mais le problème c'est que elle était haute mais elle stagne alors que là par exemple de travail en volume de travail on est loin derrière les Américains loin dernièrement et il me semble même qu'on est derrière les Italiens si on prend des chiffres le taux d'emploi multiplié par la durée de vie pendant laquelle on travaille et ensuite le nombre d'heures travaillées c'est vrai que on reste on a des plus on est au niveau de des à peu près des Allemands effectivement finalement beaucoup plus bas qu'aux États-Unis ou que juste non mais là dessus sur la question de la productivité effectivement je vous rejoins ces capitales c'est important c'est là-dessus qu'on doit s'étalonner de ce productivité qu'on doit essayer de réfléchir et il y a justement une étude récente qui nous vient du Royaume-Uni qui a été faite sur une expérimentation de la semaine de quatre jours dans certaines entreprises je dis pas que ça peut s'étendre à l'ensemble des secteurs de la société mais qui montrent que cette semaine de quatre jours permet d'augmenter la productivité en gardant le même nombre d'heures travaillées le temps de travail il y a quand même un dernier sujet c'est la répartition entre les profits des entreprises et le travail la redistribution en faveur du travail et pas assez importante en France par rapport aux très très bons résultats qu'on a vu récemment c'est à dire que les salaires les salaires il va falloir un jour qu'on arrive à augmenter les salaires depuis les 35 heures en fait et 35 heures ont entraîné une stagnation des salaires parce que les gens ont gardé un salaire égal pour travailler moins et on a un retard de salaire dans ce pays qui est très très mal vécu par la population combien il y a de personnes en France qui travaillent et qui n'ont pas de quoi payer leur vie en fait et bien un autre conclusion allez-y rapidement juste pour le effectivement le l'étude chez les Britanniques en fait c'est pas une réduction du temps de travail c'est du travail sur quatre jours et moi je suis absolument je suis absolument pour une meuf flexibilité qui soit maximale il y a des endroits dans l'industrie ou dans les services où on peut être mieux organisé ça correspond mieux aux souhaits des gens et par ailleurs quand on gagne de la productivité mais pour le coup il faut laisser beaucoup plus de latitude dans les entreprises avec évidemment un dialogue social qui permette de définir des solutions au cas par cas et ce qui compte c'est le résultat final c'est la productivité de passer au troisième thème dans cette émission et elle est LR qui se déchirent à nouveau la nouvelle direction a pourtant été nommée il y a seulement un mois c'était le 18 janvier Aurélien Pradier avait obtenu la confortable place de numéro 2 du parti mais le désaccord du député du lot sur les formes des retraites a eu raison de cette Concorde en interne Aurélien Pradier a été limite ses fonctions le week-end dernier il a réagi avec ce tweet je préfère la liberté de conviction à un poste quelconque ma parole est franche et elle le restera qu'est-ce qui se joue encore chez les LR il se joue Aurélien Pradier qui avait envie d'attirer la lumière sur lui surtout je pense parce que en fait sincèrement il était le premier à prôner un allongement de la durée avant de l'âge légal pour la retraite et quand la réforme a été présentée il a complètement fait machin arrière et à adopter une position beaucoup plus souple et surtout la façon sur laquelle le sujet des 43 annuités avant 21 ans après 21 ans etc enfin on se souvient même plus du détail me semble marginal par rapport à l'effet global de cette de cette brouille en fait entre le nouveau président de LR et Aurélien Pradier c'est un petit peu c'est une question de personne ou est-ce que derrière il y a un désaccord idéologique au sein du parti bon ils ont été en concurrence pour la présence du parti c'est vrai avec sotti et Aurélien padre mais il y a quand même je crois quand même qu'il y a il y a deux logiques qui qui se crochent chez les LR et qui les mettent en tension il y a la logique j'allais dire de l'état-major incarné par sciotique qui se dit si on veut manifester qu'on est encore un parti de gouvernement il faut malgré tout qu'on joue le jeu stratégiquement à certains moments sur des réformes clés et qu'on manifeste que c'est par nous que ça passe et voilà bon et puis de l'autre côté il y a ceux qui sont confrontés aux électeurs et qui ont des électeurs qui sont souvent plus radicaux plus dans l'opposition à Macron assez virulente qui ont le sentiment que rien n'est fait sous Macron et donc la Pradier il vient d'une circonscription c'est comme ça donc il se dit si je lâche là dessus derrière c'est la débâcle derrière chez battu donc ils sont obligés à un moment donné de rentrer en dans ces stratégies d'opposition qui peuvent paraître un peu un peu injuste un peu malhonnête un peu un peu de circonstances que en fait manifeste les besoins sur le fait que effectivement il y a ces électeurs qui et bien reprochent à leur partie d'être la béquille de la macronie c'est peut-être ça que Aurélien Pradier a représenté dans cette séquence si vous voulez tout vient d'un paradoxe incroyable pour la droite c'est-à-dire que elle sort d'une défaite électorale historique moins de 5% à la présidentielle et un nombre de députés réduits à 62 donc pratiquement la la perte de la moitié du groupe de l'autre côté à cause de cette situation de majorité relative c'est vrai que son pivots ils sont ils sont pas pivots ils sont indispensables si avec le rôle des 62 députés et surtout en réalité la capacité à trouver une majorité aussi a besoin de 42 députés pour avoir la majorité absolue la macronie ne peut faire passer de texte que avec les LR que avec et si vous voulez elle résulte de ça c'est que derrière ce parti donc il est écarte en politique qu'est-ce qu'il faut avoir il faut avoir un leader un projet une stratégie leader on pensait que c'était réglé avec cioti derrière Wauquiez et maintenant en fait évidemment avec Pradier Xavier Bertrand a ressurgi donc en réalité ils sont repartis dans un conflit de chef le projet ils n'en ont plus depuis 2007 et la stratégie c'est l'écart tellement entre eux l'Union des droites version Zemmour et de l'autre côté le rapprochement avec le les et donc aujourd'hui c'est Jean-François Copé écoutez son analyse un cycle la réaction de la sénatrice salaire Valérie Boyer alors elle elle est proche de François Fillon et elle a soutenu avec ce type pendant la campagne interne écoutez ces deux extraits si la droite veut reconquérir une crédibilité vis-à-vis des Français c'est pas en étant populiste c'est pas en épousant les idées de Madame Le Pen ou de Monsieur Mélenchon parce que pour le coup les extrémistes feront toujours mieux que nous et donc en réalité la seule manière pour nous de retrouver une incarnation politique pour la droite de gouvernement par opposition d'extrême droite populiste c'est de dire mais nous on veut faire ça pour l'avenir de la France je crois que il se plaignait de ne pas qu'il n'y ait pas de chef à droite je pense qu'il a eu il a vu qu'il y avait un chef à droite vous avez à partir d'un certain moment je pense que nous ne sommes pas un parti caporalisé loin de là mais il y avait une ligne qui avait été adoptée et je pense que c'est une bonne chose moi ce que je souhaite maintenant c'est que on passe vraiment un débat sérieux sur le fond vous n'êtes pas du tout revenu sur ce sujet depuis le début que ça vous évoque vous le fait que vous dites la droite a subi une défaite majeure à la dernière élection moins de 5%, je suis pas d'accord LR n'a pas le monopole de la droite Macron a remporté l'élection et ça fait moins de 5 % parce que avec Macron elle avait le même programme donc ils se sont neutralisés donc en fait ce que cette histoire montre c'est simplement que la droite n'assume pas que en fait Macron applique sa politique et donc se déchire sur des espèces de querelles assez artificielles où on essaie à tout prix de se démarquer côté Aurélien pratique pour dire on s'oppose au gouvernement alors qu'en réalité il soutiennent sa politique je voulais rajouter par rapport à ce qu'a dit Fabrice et qui était chez tout à fait d'accord avec lui la clé tout ça c'est que ces fameux 60 députés LR ils sont tous ruraux autrefois c'est la clé de tout ce que tu es en train de se passer parce que autrefois elle est quand il est autant de leur splendeur et que ils avaient plein de députés dans toutes les grandes villes il y avait des députés LR à Paris à Lyon à Marseille dans toutes les grandes villes cette fois-ci parmi les 62 députés il y en a aucun c'est une autre d'aller soutenir la réforme des retraites parce que c'est leur ADN qui soutient pas à la réforme pour l'appareil et c'est pas le tissu des militants là aussi le monde a changé parce que c'est députés ruraux ils écoutent qui ils écoutent d'abord leur électoratoires dans les lieux où la réforme des retraites passe le plus mal parce que c'est là que les conditions de travail sont les plus difficiles on a eu le plus de manifs et où les gens ne veulent pas retarder l'âge donc c'est ça l'explication profonde en fait c'est celle là le fait d'abord et lui elle sera dur à trouver cette majorité pour le gouvernement le gouvernement va avoir du mal à trouver sa majorité certains ne viendront pas voter chez les LR le jour où il faudra voter sur la fin du texte de la réforme nationale ils iront ailleurs ils prennent pas cet engagement ce risque là si on effectivement les conclusions si on dépasse un peu juste le texte sur les retraites il y a quand même deux grandes conclusions la première c'est qu'effectivement je pense que le Emmanuel Macron a un problème majeur de de majorité pour tout ce qui est pas de 49-3 et que sur les autres textes ça sera de plus en plus compliqué et puis il y a quand même avec l'immigration ensuite il y a quand même un effet ce qu'on a dit de dégradation des institutions avec une accélération qui est spectaculaire on a un président qui gouverne au lieu de de présider on a un gouvernement qui fait des éléments de langage au lieu de regarder et un parlement qui n'est capable ni de voter la loi ni de contrôler le gouvernement ni de débattre de manière à peu près apaisée donc ça fait quand même un panorama pour le moins inquiète en mode conclusion faut pas procéder trop par amalgame gauche droite gauche droite mais il y a des couleurs différentes les macronistes ne se considèrent pas comme une droite que vous voulez regarder comme une analyse comme ça oui peut-être mais il existe une droite mais il existe considère pas comme ça il existe une droite il faut pas faire comme si on avait pas ils sont là c'est une famille de pensée c'est une famille de penser non mais pas qu'on sonne droite c'est des logiques un peu différente sinon on comprend pas pourquoi il y a eu Giscard pourquoi il y a une chiracle il s'en est rapproché il s'en est rapproché Bruno Le Maire aussi il s'en sort ils sont allés vers cette tradition là et en fait est-ce que j'essaie juste de ce que j'essaie juste de dire c'est que cette famille politique justement de droite elle est en elle est il y en a il y en a un certain nombre d'ailleurs on les voit on les voit aujourd'hui on les voit aujourd'hui s'exprimer et il y en a un certain nombre et on va aller voir sur d'autres textes que qui tiennent justement vivre ensemble à la question de la laïcité à la question de l'immigration où on va voir s'exprimer d'autres d'autres familles ce qui est très important c'est que la recomposition actuelle on pensait que c'était réglé derrière vos pieds ce qu'on constate c'est pas seulement pratique mais c'est qu'on voit l'isnard aussi on voit différentes et c'est pas que des problèmes de personnes c'est aussi des visions du pays qui se qui sachent qui s'échappent et qui reviennent allez dernier thème dans cette émission on découvre pas à l'action de certains lobby dans la sphère politique mais ces derniers jours l'affaire mbarky a surpris par son ampleur journaliste de BFM TV et suspecté leur donner à l'antenne des informations venues d'un lobier étranger il a été licencié le BFM TV en fin de semaine la chaîne porte plein de contrix pour un but confiance et corruption passive alors qu'est-ce que ça dit cette affaire un bar qui de l'influence de ces lobbies et on les avait pas suspecté aussi important écoutez je pense que les lob en France ils existent c'est évident je veux dire chaque entreprise quand il y a un débat entre les agriculteurs et la grande distribution il y a le lobby des agriculteurs d'un côté il y a le billet de la grande distribution de l'autre à chaque fois qu'il y a un grand débat en France avec des positions opposées il y a des lobbies simplement cette affaire là en particulier elle est très différente bien sûr qu'elle est extrêmement grave c'est-à-dire c'est c'est des gens qui sont quand même payés par des gouvernements étrangers etc pour diffuser des images contre toute organisation d'une chaîne de télévision directement auprès du grand public mais c'est pour ça que le mot de lobby me gêne un petit peu parce qu'il ne reprennent c'est pas exactement la même chose si vous voulez de défendre un point de vue avec quelque chose d'organisé ou d'aller contrevenir à la loi et de balancer des images pour servir la cause de quelqu'un effectivement derrière le lobby il y a la volonté de défendre des intérêts économiques tout ce que vous voulez là le terme est mal choisi parce que il s'agit de quoi il s'agit de désinformations donc c'est pas une logique de rapport de force pour défendre ses intérêts c'est une logique de déstabilisation en répondant des fausses informations et c'est une ingérence étrangère et donc c'est très grave et ça a peut-être favorise la prise de conscience qui est toujours en cours que la France l'Europe sont déstabilisés et sont frappés par par des gens qui essaient de nous mener une guerre de l'information et donc il faut il faut y répondre plus résolument plutôt que des entreprises ont influencé les élections américaines de 2016 ou encore la campagne référendaire du brexit la même année on a toujours pas compris on n'a toujours pas pris en compte la gravité de ces influences étrangères non c'est enfin pour moi il y a deux logiques différentes il y a les lobbies les lobbies qui existent depuis l'aube de la révolution industrielle en France aux entreprises qui pèsent bon d'accord aujourd'hui la question à laquelle on est confronté c'est qu'il y a des infrastructures il y a des outils il y a des agences il y a des entreprises spécifiques qui viennent troubler le jeu de l'opinion publique comme vous l'avez dit et à la fois sur j'allais dire le citoyen lambda en passant par les réseaux sociaux puisqu'elle s'appuie beaucoup sur ces logiques là pour reprendre un petit passage d'émissions ils ont bien souligné ça les journalistes de Radio France en présentant leur enquête mais l'infrastructure va plus loin parce que ça pèse aussi sur les décideurs on a vu que là il y avait un député qui était en cause on a vu aussi auparavant que il y a eu des parlementaires européens qui ont fait l'objet donc le problème c'est comment est-ce qu'on fait pour lutter contre excusez-moi chers camarade certaines entreprises qui vont plus loin que la communication et rentre dans des logiques qui sont hybrides entre la corruption et l'influence la plus la plus délétère c'est à dire que ce sont des officines particulières qui bah forcément je suis d'accord ce que vous avez dit et c'est pas du lobbying c'est de la désinformation c'est totalement différent il y a une affaire dans l'affaire là où il faut trouver le député écologiste Hubert Julien et la Ferrière qui a fait publiquement la promotion à l'Assemblée nationale d'un homme d'affaire camerounais aujourd'hui soupçonné d'être organisateur d'une fraude massive au crypto-monnaies en Afrique donc ce député qui a voilà défendu cela dans une salle de commission au sein même de l'Assemblée nationale on écoute en extrait regardé je voudrais vous faire part de mes impressions que j'ai eu en écoutant une émission de RFI tout récemment sur sur les crypto monnaie sur le rôle des crypto-monnaies dans les pays en développement et RFI montrer l'exemple de cette entrepreneur camerounais et Émile parfait Sims qui a développé une monnaie alternative le limocoï avec le projet exclusé du peu de créer une nouvelle ville auto gérée sur les rives de l'océan Atlantique lui dit juste avoir été influencé mais Mediapart l'ulgare parle de voilà d'une organisation guidé par le même lobbyiste et que ça évoque vous le Parlement français qui est donc comme cela au cœur de la faire aussi en fait on est à peu près tous d'accord c'est que d'abord c'est tout à fait normal qui est des lobbies dans une société développée que des et d'ailleurs c'est mieux que les intérêts voilà absolument de leur point de vue il y a deux conditions il faut que ce soit transparent et puis à l'inverse depuis très longtemps on sait qu'il y a des mécaniques de corruption regardez le scandale de Panama on avait déjà des intérêts économiques qui achetaient des journalistes et qui achetaient des parlementaires et enfin 19e siècle parce que sinon avec les panamas papers tu vas créer une confusion voilà bon donc ça c'est très ancien il y a deux choses il y a une chose qui est effectivement nouvelle c'est qu'aujourd'hui avec la technologie c'est la puissance de la désinformation donc autrement dit il est tout à fait normal qu'il y ait des lobbies il faut simplement qu'il soit transparent et que ce soit régulé et ensuite il faut il faut évidemment lutter contre la corruption donc ce qu'on a vu au Parlement européen est très grave c'est vrai que ça a montré au-delà de la dérive des personnes en cause qui avait un vrai problème ce qu'on savait depuis longtemps au Parlement européen où on a les deux c'est-à-dire que on a vraiment des gens qui se via des ONG qui est typiquement ce qui s'est passé des fausses ONG qui cachent des intérêts de certains états et qui défendent des positions qui sont des positions en plus de détails qui sont très clairement aujourd'hui nos adversaires donc les législation sur la transparence au Parlement européen à la lumière du scandale sur le Qatar qui avait donné de l'argent contre à des députés contre l'Espérance d'un vote en sa faveur favorable jusqu'à reconnaître qu'il y avait pas d'infraction enfin de que le Qatar ne se rendait pas coupable d'infraction vers les droits de l'homme donc c'est quand même très grave et on a bien vu que c'était pas suffisant et que pour ce qui concernait on avait fait un registre de transparence pour les lobbys commerciaux mais pour ce qui est des ingérences étrangères il y avait rien c'est-à-dire que on interdisait pas et on ne demandait pas au député européen de renseigner sur un registre les puissances étrangères et les représentants de puissance étrangères qu'il rencontrait donc là il y avait ce qu'on appelle un trou dans la raquette pardonnez-moi l'expression et je crois que il y a plusieurs propositions qui ont émergé à la faveur de ce scandale notamment celle de créer une haute autorité de la transparence au niveau européen comme chaque semaine on termine l'émission par un top flop je repose à chacun une question simple quelle est la personnalité qui a marqué l'actualité en bien et en mal vous pouvez commencer Chloé s'il vous plaît votre top justement c'était l'étude très intéressante qui a été faite donc autour de l'expérimentation de la semaine de quatre jours dans certaines entreprises au Royaume-Uni et qui montrent que cette réduction de temps de travail sans perte de salaire entraîne une forte réduction du stress des démissions qui sont un coup important pour les entreprises parce que c'est les coups de formation des coûts de recrutement et avec une augmentation constatée du chiffre d'affaires sur sur la même période à hauteur de 1 plus 1,3% de chiffre d'affaires et en conclusion de cette expérimentation vous avez 92% des entreprises qui l'ont testées la semaine de quatre jours qui ont décidé de prolonger l'expérience et 30% qui ont décidé d'adopter la semaine de quatre jours de façon définitive et mon flop c'est le fait que le Président de la République Emmanuel Macron est décoré Jeff Bezos qui est PDG d'Amazon de la Légion d'Honneur je trouve que c'est incompréhensible de décorer un homme qui participe de la dégradation des conditions de travail en France puisque dans les entrepôts Amazon c'est une dés une déshumanisation du travail au sens propre à laquelle nous nous assistons ou les les êtres humains les piqueurs de colis sont transformés en robots et dirigé par des robots et puis c'est aussi une activité Amazon qui détruit de l'emploi en France notamment dans les librairies Fabrice d'Almeida le top ou flop comme vous voulez on peut commencer par le top allons-y on commence par le stop moi c'est les agriculteurs je vous les saluer parce qu'aujourd'hui d'Aquitaine avec leur charolaise quand ils viennent à Paris j'aime beaucoup ça et je dois avouer que ce salon de l'agriculture qui est d'une certaine manière une fête populaire mais un mérite chaque année un petit coup d'oeil une petite visite alors mon flop c'est une passion triste de la société française c'est tout ce qu'il y a autour de ce fait divers que constitue l'affaire Palmade je suis étonné à quel point nous nous laissons fasciner par ses affaires et il quelque chose là-dedans qui me paraît qui me paraît presque malsain dans ce regard qu'on se jette sur nous-mêmes Valérie vous voulez commencer avec votre j'ai deux flops c'était possible aussi le premier c'est la sécheresse en France voilà c'est quand même extrêmement préoccupant on a eu 31 jours 30 pluies 32 jours sans pluie c'est ça n'arrive pas souvent c'est ça commence à devenir répétitif et je trouve ça extrêmement extrêmement préoccupant notamment pour vos agriculteurs que vous aimez beaucoup et qui ont beaucoup besoin d'eau et donc j'espère que ça va s'arranger que ça va continuer c'est une émotion particulière enfin je voulais quand même dire un mot de cette professeur qui a été assassiné professeur d'espagnol qui alors bon c'est un fait divers qui est qui est particulier parce que malheureusement ce jeune n'était pas en possession de sa raison psychiatrique on va dire mais c'est quelque chose qui devrait pas arriver d'avoir un représentant de l'enseignement dans ce pays tué alors qu'en plus c'était une femme formidable apparemment de ce que tout le monde dit Nicolas oui c'est peut-être la période qui veut ça mais la première c'est le la décision de l'Union européenne de proscrire la construction d'interdire la construction des véhicules thermiques en 2035 c'est pas cette décision que je trouve en elle-même choquante mais c'est le fait que il y a aucune réflexion aucune évaluation donc si on veut avoir de la voiture électrique il faut deux choses il faut de l'électricité propre on reprend l’instant c'est absolument pas le cas et on régresse il faut des infrastructures c'est effectivement ce qui s'est passé à Saint-Jean-de-Luz et d'une manière générale ce qui se passe sur l'éducation nationale on a aujourd'hui un effondrement complet de ce système on a la violence qui s'installe dans ces établissements et il n'y a aucune politique digne de ce nom qui s'attaque à la chose qui est la plus importante qui est la qualité de l'enseignement et c'est pour l'éducation comme vraiment pour la santé ou même chose personne ne s'intéresse à la qualité des soins et c'est vraiment extrêmement dommage c'est la fin de cette émission merci à tous les quatre merci à vous chers téléspectateurs et à nos auditeurs carrément est également disponible en podcast sur les plateformes retour de Steve Jourdain très prochainement très belle suite des programmes sont Félix [Musique]
Emmanuel Macron