Arcom : une décision du Conseil d'Etat "très inquiétante pour l'ensemble des libertés publiques"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Marie clarcg d'être avec nous de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu de Paris membre du groupe les républicains on va parler de votre proposition de loi dans quelques instants qui fait suite à la décision du Conseil d'État sur le pluralisme des chaînes de télé mais d'abord on l'a vu dans le journal l'actualité c'est cette grande interview que donne ce matin Emmanuel Macron dans le journal l'Humanité le journal communiste alors que va être pantéonisé missac Manouchian le résiste dans quelques heures une interview dans laquelle Emmanuel Macron semble avoir une cible principale c'est le rassemblement national je n'ai jamais considéré que le RN s'inscrivait dans l'arc républicain c'est ce que dit le président de la République vous êtes d'accord avec ça alors moi je m'honore de faire partie d'un d'un mouvement politique qui a perdu beaucoup d'élections depuis plusieurs décennies pour avoir refusé de faire une alliance avec l'extrême droite ce qui n'est pas le cas de tous les partis hein il y a à gauche notamment des des partis qui ont accepté de de telles alliances comme Jacques shirac je considère que l'extrémisme est un poison euh ceci étant dit le rassemblement national LFI ont des députés à l'Assemblée nationale et donc je si s'il faut choisir je me sens plus proche de la position de Gabriel Atal qui qui considère que l'arc républicain c'est l'hémicycle que de cette stigmatisation exclusive de l'extrême droite d'ailleurs et pas et pas de l'extrême gauche ou parce qu'il dit qu'il met pas un signe égal entre les deux extrêmes partager ça alors le ce sont des extrémismes pour parties différents l'extrême droite on le sait parce que parce que son histoire elle s'accompagne de de racisme d'antisémitisme même si Marine Le Pen prétend prendre quelques distances avec cela l'extrême gauche a une autre filiation mais qui n'est pas moins dangereuse donc donc il y a une une différence une différence entre les deux mais mais au total ils se rejoignent pour ils se rejoignent pour combattre pour combattre la République donc euh donc je je ne je trouve que le propos de d'Emmanuel Macron est dans la période tel que s'est exprimé assez finalement assez finalement politicien euh ceci étant dit il y a un point que partage a est le duel en vue des européennes il veut faire européenes à nouveau un duel entre lui remblouou ça enfin de toute manière depuis 2017 et moi c'est ça qui ne me me convient pas du tout parce que je trouve ça très dangereux l'idée de se poser lui lui seul Monsieur Emmanuel Macron président de la République comme le rempart de l'extrême droite pardon mais ce ce match installé euh au prix d'ailleurs du de d'une survalorisation de l'extrême droite me déplait profondément je trouve ça très dangereux très dangereux pour l'avenir ça fait le jeu de l'extrême droite pour vous mais évidemment évidemment et ça arrange Emmanuel Macron politiquement bah oui bah oui évidemment mais mais vers où ça nous mène c'est c'est extrêmement c'est extrêmement dangereux il n'y a pas une personne ou un seul mouvement politique qui serait le rempart contre les extrêmes ça n'existe pas le rempart contre les extrêmes c'est l'efficacité de l'action publique et c'est la possibilité d'une alternance en voulant tuer la possibilité d'une alternance démocratique Emmanuel Macron joue je trouve avec le feu depuis fort longtemps et ça me déplaît fortement Bruno Le Maire on l'a vu là aussi dans dans le journal Bruno Lemer qui a annoncé hier une une croissance moindre que prévue elle sera de 1 % au lieu de 1,4 comme inscrit dans le budget et donc il annonce 10 milliards d'économie est-ce que c'est une bonne chose vous qui demandiez des économies vous les républicains alors euh plusieurs points le premier la justification de l'intervention de Monsieur le Maire c'est qu'il y aurait un nouveau contexte géopolitique depuis le 21 décembre dernier où nous avons adopté le budget euh je rappelle que euh la guerre en Ukraine qui l'a évoqué c'est février 2022 que la situation au procheoriion c'est octobre 2023 euh il n a il ne s'est rien passé de majeur entre fin des et mi-février il y a un mois et demi la justification elle est donc elle est donc erronée mais juste estce que vous nous dites que pour vous est-ce que vous nous dites que pour vous il savait ça pendant l'examen du budget et que donc ce budget était insincère il il le savait parfaitement et d'ailleurs nous l'avons nous l'avons dit et le Haut Conseil des finances publiques qu'on ne peut pas accuser d'une démarche politicienne non plus l'avait dit le Haut Conseil des finances publiques avait dit à l'automne au moment du budget le consensus des économistes sur la prévision de croissance c'est 0,8 et pas 1,4 le au Conseil avait dit également que le dans le budget on surestimé les prévisions de recettes et ont sous-estimé les les prévisions de dépenses donc le au Conseil des finances publiques l'avait dit nous l'avons dit au Sénat nous avons passé des heures et des heures au Sénat à essayer de trouver des économies en n pas rejeté le budget comme ça on n pas fait de question préalable sur le budget on a travaillé on a on a de bonnes fois jouer notre rôle de parlementaire en essayant de proposer des économies au gouvernement elles ont été balayées d' revers demain je rappelle que le vote du budget il y a eu 493 à l'Assemblée et nous toutes les propositions qu'on a fait toutes les propositions qu'on a faite elles n'ont pas du tout été retenu le gouvernement les a balayé dans revers de main ils font voter un budget qui est insincère et un mois et demi après ils nous disent ah pardon il y a un nouveau contexte géopolitique il faut revenir dessus sur nos prévisions et il faut le faire sans le Parlement parce que ça c'est la deuxème étape donc il y a deux choses inquiétantes c'est la la sincérité de la gestion des finances publque le premier point et le deuxème c'est le rôle du Parlement je rappelle que le vote du budget par le Parlement c'est un des piliers de la démocratie c'est là que tout commence et quand on piétine le Parlement et quand on piétine aussi on on raconte des carabistouilles pardon sur les prévisions de croissance au au moment du vote de budget et on passe en force il y a a quelque chose de Dang vous les les LR vous avez dit ne pas exclure une motion de censure au moment du vote du budget est-ce que du coup on se met à la place du gouvernement ça freine pas un peu l'envie de passer par le Parlement avant le budget écoutez au au Sénat euh d'abord au Sénat on fait pas de motion sens mais en fait euh en fait au Sénat écoutez moi je je regarde ce que ce que nous avons fait pendant des jours des nuits des jours des nuits au Sénat et au Sénat on a proposé des économies on a essayé de les convaincre de changer leur leurs hypothèses de croissance on a proposé des économie on a fait un travail très sérieux qui a été balayé dansun reverdement la la vérité c'est c'est que pour des raisons qui appartiennent et qui sont mauvaises le gouvernement voulait faire semblant au moment du vote du budget faire semblant que tout allait bien alors que non tout ne va pas bien on a un niveau de dette qui est qui est gravissime Monsieur le Maire nous dit l'Allemagne est dans une situation pire que la nôre parce que l'Allemagne a moins de croissance que nous bon c'est exact mais euh l'essentiel n'est pas dit à savoir que nous on est sur le podium pour le déficit extérieur 100 milliards d'euros la la 2è pire performance de l'histoire pour les déficites publics et la dette et pour le chômage on est sur le podium pour les trois catégories et notre niveau de dette il est devenu insoutenable depuis depuis le covid le la dette en en France elle a progressé 37 % en Allemagne elle a elle a progressé de 23 % et nous on est à plus de 110 % du P du PIB de dett et l'Allemagne est autour de 606 je crois donc l'Allemagne mais là du coup cette volonté de faire 10 milliards d'économie rapidement vous la saluer oui bien sûr mais les économies là on va faire on va faire du du Rabo euh à l'aveugle hein Monsieur le Maire a dit c'est c'est l'État qui va faire des économies bon très bien c'est l'État qui va faire des l'économies mais moi j'aimerais bien savoir je suis parlementaire j'aimerais bien savoir où comment à quelle hauteur sur quelle politique publ al il il a un peu commencé à le dirrière he il aura 5 milliards 5 milliards sur les ministères 5 milliards sur les politiques publiques il a notamment l'aide française au dével pas le niveau d'information l'agence de cohésion des territoires ça n'est pas ça n'est pas des des un niveau d'information qu'on satisfaisant pour pour des parlementaires qui sont en charge de voter le budget euh oui bien sûr il faut il faut faire des économies on le dit depuis fort longtemps et et là je pense que la enfin le si 50 jours après le vote du budget Monsieur le Maire doit faire cette annonce au 20H TF1 c'est que il y a une perspective de enfin la la notation de la France voilà elle est pas elle est pas figée c'est que notre dette on est très endetté on est très endetté en plus à court terme avec une vulnérabilité particulière à Ha de taux d'intérêt donc donc ils sont pris à la est-ce qu'à défaut est-ce qu'à défaut d'un budget rectificatif vous demandez au moins qu'il soit auditionné par le Parlement pour qu'il détaille ces moi je je je je ne vois pas ce qui s'oppose à faire une un projet de loi de finance rectificative et d'ailleurs je vais voir il faut voir comment techniquement ils s'y prennent mais il y a des textes il y a des règles les décrets d'annulation ça peut intervenir jusqu'à 1,5 % des dépenses sans rep par le Parlement je vois que c'est 10 milliards 1,5 % des dépenses c'est moins que ça donc je sais pas comment ils vont s'y prendre pour éviter le Parlement mais cette volonté d'éviter à tout prix et la réalité et le Parlement nous amène droit dans le mur on va parler de votre texte le Conseil d'État qui demande à l'arcom c'est le gendarme de l'audiovisuel de durcir le contrôle de la ligne éditoriale des chaînes dans le viser C news une décision qui vous a fait réagir MarieClaire carerget vous allez déposer un texte de loi on va voir tout ça avec notre journaliste parlementaire Alex [Musique] Poussard bonjour Alex bonjour ran bonjour Marie RG bonjour et Alex la droite sénatoriale dépose donc une proposition de après l'avertissement lancé par le Conseil d'État sur le pluralisme de la chaîne d'information C news oui alors on va rappeler l'affaire il y a une semaine le Conseil d'État a pris une décision à la suite d'une saisine de l'association reporter sans frontière sur la chaîne C news reporter sans frontière reproche à la chaîne du groupe Boloré d'inviter dans ces émissions essentiellement des personnalités qui ont un point de vue de droite et donc de ne pas respecter ces obligations en matière de pluralisme des obligations fixées par la loi de 1986 sur les médias et à la suite de cette saisine le Conseil d'État plus haute juridiction administrative du pays a demandé à LARCOM le régulateur français des médias et bien de mieux contrôler le pluralisme des points de vue dans les médias la télévision à la radio et donc pas seulement sur ces news d'ici à 6 mois l'arcom devra prendre en compte je cite la diversité des courants de pensées et d'opinion représenté par l'ensemble des participants au programme diffusés on le rappelle aujourd'hui l'arcom décompte uniquement le temps de parole des person des personnalité politique dans les émissions et donc pas des autres invités et cette décision du Conseil d'État elle a mis en colère les républiicain le RN reconquête des mouvements dont les idées sont plutôt ont plutôt opinion sur euux sur la chaîne C news écoutez Bruno rotillot le président du groupe LR au Sénat il répondait la semaine dernière à une question de mon collègue Quentin Calmet mais quand on regarde ces news on a le sentiment que c'est un peu tout le temps la même chose que disent les les éditorialistes en plateau c'est pas ça le pluralisme et vous croyez que sur certaines chaînes du service public on n pas le sentiment que la tonalité la ligne mélodique elle est pas plutôt à gauche vous pas ce sentiment donc écoutez moi je suis pour le pluralisme le pluralisme tel qu'il est décrit appliqué tel que l' comme a souhaité d'ailleurs le décomter mais je ne suis pas pour le déli d'opinion et je ne suis pas pour que en France on ait une sorte de chape de plomb sur un certain nombre de chaîne parce qu'elles ont du succès ou parce que par exemple la ligne éditoriale serait plus à droite qu'à gauche et la droite sénatoriale qui veut aller plus loin que la simple réaction médiatique puisque mariecler carrg vous souhaitez déposer une proposition de loi pour modifier la loi de 1986 sur les médias la modifieré en précisant je cite que les éditeurs de service de communication audiovisuelle autre que les sociétés nationales de programme déterminent librement leur ligne éditoriale et choisissent librement leurs intervenant mariecler carerger en fait ce que vous voulez faire avec votre loi c'est de permettre la création d'une vraie chaîne de télévision d'opinion en fait mon combat contrairement à à ce que et onentend Vêtre exposé pas par ailleurs très clair sur les faits mon combat c'est pas ces news mon combat c'est la liberté d'expression le pluralisme et la liberté des personnes aussi parce que avec cet arrêt du le Conseil d'État a interprété dirons nous polimon un peu inventé si on est moins une interprétation donc de la loi de 86 qui est une loi de de liberté de communication la loi elle dit quoi elle que les chaînes privées en l'occurrence ENF elle prévoit des règles pour les chaînes privées et des règles plus exigeantes bien sûr pour le service public au regard du du pluralisme et concernant les chaînes privées elle dit il faut assurer il faut assurer un pluralisme qui a toujours été compris par la com comme un pluralisme global he les téléspectateurs doivent avoir le choix entre plusieurs offres et on n'a pas le choix entre 15 chaes qui serait strictement identique d'accord on a on a le choix dans une pluralité d'offre et la loi dit ensuite dans un deuxième alinéa pour se faire l'arcom décomte les temps d'antennes des personnalités politiques ce qui est tout à fait normal et il y a des règles plus strictes encore pour les périodes électorales que dit le Conseil d'État il dit que l'arcom devra tenir compte non seulement du temps d'antenne des politiques mais de l'ensemble des intervenant c'est-à-dire des animateurs des chroniqueurs des invités ça suppose quoi alors de mon point de vue déjà c'est une c'est une décision inapplicable elle est inapplicable parce que ça suppose que l'arcom a compter les tendantennes d'invités et et assurer le fichage en quelque sorte d'invités qui n'ont rien de politique alors justement le président de l'arcom a réagi ce weekend dans une interview il a précisé qu'il n'y aurait pas de décomte précis de chaque invité dans les émissions mais une appréciation globale du pluralisme de la chaîne dans ses programmes est-ce que ça fait pas partie des obligation nécessaire d'une chaîne qui a une fréquence de diffusion sur la TNT euh c'est la lois c'est la loi que les les les chaînes doivent il y a des des des obligations de d'honnêteté d'information euh de pluralisme d'indépendance qui sont inscrites qui dans la loi oui mais de de façon globale le président de l'arcom minimise et on le comprend peut-être la portée de de cet arrêt mais je rappelle que le président de l'arcom l'arcom prend des décisions qui sont ensuite soumises au Conseil d'État donc si Monsieur le si l'arcom ne se plie pas à ce que demande le Conseil d'État B ces décisions seront annulées donc je enfin euh le le président de l'arcom euh c'est pas lui qui fait le droit il est chargé de l'appliquer et et donc cette règlementation euh prévoit implique induit un fichage politique de personnalités qui sont invités dans sur des plateaux télé dans des journaux d'information et cetera euh ce fichage politique il est déjà interdit dans les textes et au vu de quel critèrees l'arcom va-t-il décider que tel telle personnalité tel tel invité tel animateur tel chroniqueur vous devrait déclarer votre opinion politique demain mais mais mais mais on marche sur la tête c'est Monsieur shuttle qui est à la fois ancien directeur général du de l'ex CSA et ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel a parlé de logique inquisitoire mais c'est exactement cela qui est à l'œuvre mais et mais permettez-moi de revenir aussi sur ce que vous dites sur le fait que c'est la la droite qui s'oppose en gros enfin vous le dites pasement que ça dans les réaction et ben c'est pas juste il y a il y a il y a beaucoup de journalistes je sais pas que S sont de droite ou de gauche qui qui se sont insurgés quelqu'un comme Denis Oliven n'est pas connu pour être un pilier de la droite et à forceerie de l'extrême droite donc je pense que les réactions sont beaucoup plus partagé euh ce qui est exact en revanche c'est que certains ont tellement envie de se payer ces news il n'ont pas vu la portée la portée de cet arrêt du Conseil d'État qui est très inquiétante pour l'ensemble des libertés publiques et pour la liberté éditoriale des chaînes et pour la liberté des personnes tout courts moi je suis élu je suis élu sous l'étiquette àr bien sûr que je vais être comptabilisé à l'R mais quelqu'un qui scientifique sur tel ou tel sujet un représentant d'un syndicat d'agriculteur il doit être fiché comment mais alors justement sur ces news est-ce que vous diriez que c'est une chaîne d'opinion et plus vraiment une chaîne d'information écoutez moi je je je considère que tant que c news respecte le cahier des charges qui est le sien moi je suis enfin voyez je là je fais un je fais une proposition de loi parce que manifestement il y a un arrêt du Conseil d'État qui va pas bien et qu'il a il appartient de préciser la loi mais je respecte les institutions et et et les les administrations et les autorités indépendantes tant que ces news respectent son cahier des charges ce et tant qu'il respecte la loi et tant que les invités les animateurs et cetera ne n'affirme pas ce qui ne sont pas des opinions mais des des choses qui sont punies par la loi qui sont repréhensibles racistes et cetera c'est déjà arrivé il y a déjà eu des amendes et cetera moi tant qu'on respecte la loi et le cahier des charges je vois pas le problème à ce que c news soi différent de BFM soit différent de LCI moi je n'ai pas de problème avec ça 2 de sur cro en 86 selon vous C news n'a pas un projet de défendre une idéologie plutôt de droite mais oui mais c'est leur problème moi je sais pas qu' soit que que que la tonalité de la tonalité de la chaîne soit on ne peut pas est-ce que c'est simple pour la démocratie qu'une une chaîne sur la TNT devienne une chaîne d'opinion quand on connait le pouvoir de la télévision écoutez en 1986 au moment où on a élaboré ses règles il y avait pas comme aujourd'hui 30 chaînes sur la TNT on est d'accord aujourd'hui le paysage il est totalement différent parce que d'une part on a beaucoup plus de chaînes sur la TNT 30 donc dont 23 privés 23 quand même ça laisse le choix 23 les gens ils sont grands ils savent appuyer sur la télécommande s'ils sont pas d'accord s'ils aiment pas BFM ils regardent LCI s aim pas enfin ils sont grands donc il y en a 30 et par ailleurs il y a et c'est un autre problème qui n'est évidemment pas mal traité par cette proposition de loi mais qui devra être traité et par ailleurs on a une explosion d'offre d'information jusqu'à plus soif sur sur le net sur les réseaux sociaux sans aucun pluralisme sans aucun mais voilà une explosion de l'offre le paysage c'est celui-là aujourd'hui donc le paysage offre ne presque parce qu'il y a 30 chaînes et non plus trois ou quatre déjà ça offre une palette plus large je ne dis pas qu'il faudrait diminuer les règles qui s'appliquent aujourd'hui aux chaînes mais enfin quand même le paysage il est déjà plus large et aujourd'hui le Conseil d'État va vient vient dire en gros toutes les chaînes d'information doivent se se ressembler et être des chaînes de servic public en quelque sorte Toutant enfin on ne parlera pas ici de avec une pluralité d'opinion sur les plateaux c'est ce qui demandé mais la pluralité d'opinion sur les plateaux dans l'ensemble c'est ce que prévoit la loi ce qui a la loi dit pour r assurer cette pluralité la chose qu'on décompte c'est le temps d'antenne des politiques et c'est l'honnêteté de l'information enfin la loi elle est très précise elle dit que le formation qui est donnée par toute chaîne c'est news comme les autres elle doit être indépendante honnête et faire droit au au pluralisme voyez franchement les obligations sont déjà fortes la la la seule chose mais elle est gravissime qu'induit la la décision du Conseil d'État c'est les invités les journalistes les chroniqueurs mais enfin la liberté des journalistes d'abord elle est protégée par la loi de de 1881 qui donc est pas récent sur la liberté de la presse enfin là on est en train de dire que à partir du moment où on s'exprime quel que soit le sujet dans une émission d'information sur un plateau d'une chaîne d'info il faut qu'on soit catégorisé au vu de quoi au vu de quel critère mais c'est c'est fasciste fasciste les mots sont dit mais oui mais oui si on voit mais attendez mais le fichage des personnes en fonction de leur leur l'opinion politique on a pas vu ça depuis quand enfin pardon je suis désolée le les esprits sont perturbés parce que l'arrêt a été rendu à sur C news et que beaucoup de gens ont une opinion sur ces news bon et certains veulent se la se payer la chaîne dans un contexte en 2025 le renouvellement ou pas des autorisations des matres pour 15 chaîne sur 30 c'est ce que j'avais vous demandé est-ce que vous pensez que le but de tout ça c'est de sortir ces new de la TNT ah on peut le penser moi je suis pas euh je sonne pas les les esprits et les cœurs mais enfin tout ça est un peu mais que il y a des gens qui veulent payer se payer ses n moi enfin ça ça ne me dérange pas en est en démocratie ce que je n'accepte pas c'est que c'est que on doiv passer dans un un régime qui n'est pas protecteur des libertés enfin qu'on veuille tuer le pluralisme au motif qu'on au prétexte qu'on veut le défendre voilà c'est c'est ça que je je n'accepte pas et et je suis pas toute seule depuis que j'ai déposé cette proposition de loi il y a près de 90 sénateurs et sénatrices et sénateurs qui qui m'ont demandé de de la cossigner les centristes les sénateurs centristes de la majorité au Sénat vous vous soutiennent également j'en ai plusieurs j'en ai plusieurs moi j'ai j'ai j'ai envoyé le texte ce weekend et je vous dis 90 qui n'appartiennent pas tous à mon groupe politique ravi d'ailleurs si si des gens qui sont aussi dans les parties de gauche se joigner parce que je pense que le le temps va faire son œuvre les gens vont réaliser que que en fait ce cet arrêt du Conseil d'État s'il n'est pas euh comment dire si la loi ne met pas un cadre qui l'empêche il est très dangereux pour pour tout le monde et pensz pour le service public la loi de 86 dit déjà des obligations plus strictes pour le service public de l'audiovisuel elle dit pas seulement que l'information doit être honnête et cetera elle dit le service public doit être impartial vous imaginez si on transpose il a pas de raison que les chaînes privées soi soumis à des obligations que les chaînes publiques qui ass surent un service public ne doivent pas respecter donc c'est très dangereux pour tout le monde pour l'audiovisuel en général merci Alex à tout à l'heure et ben on continuera de parler de de cette affaire Conseil d'État ce news harcom reporter sans frontièrees ce sera suite dans le club on va voir l'actualité à Paris on retrouve Jacques faquier qui est le directeur de la rédaction du journal du Grand Paris Jacques avec vous on va parler de l'avenir du Parc des Princes oui bonjour madame carerg vous le savez un débat divise le conseil municipal de Paris la mairie de Paris et la maire de Paris a fait adopter un vœu soutenu par la majorité qui proscrit en quelque sorte la session du club le sujet c'est que le le club le propriétaire du club veut augmenter veut agrandir le le stade de le Parc des Princes en l'occurrence pour qu'il passe de 48000 à 60000 place et euh la la question c'est un peu de savoir qui paye donc faut-il selon vous madame la sénatrice vendre le Parc des Princes au club ou faut-il au contraire le rendre d'une certaine façon inaliénable ou encore faut-il contracter avec le club un bail an phitéotique qui qui constituerait une sorte de moy moyen terme entre ces deux extrêmes quelle est votre opinion mon opinion c'est celle du qui avait formulé le rapport ségin je pense que vous vous en souvenez en 2016 euh sur sur les stades près Euro 2016 Philippe séin avait constaté que en France contrairement à ce qui se passe dans les grands autres pays de de football euh en France très peu de clubs sont propriétaires de leur stade et le rapport sin disait que compte tenu des enjeux actuels du fait que les clubs doivent élargir et augmenter leurs ressources au-delà des ressources télé ils doivent faire des grands grands stades susceptibles d'accueillir beaucoup d'audiences euh des restaurants des des clubs accueill faire des concerts et ce et cetera c'est-à-dire organiser différemment et de façon beaucoup plus puissante les stades qu'autrefois donc c'est cette logique qui est à l'œuvre pour le pour le PSG je rappelle que en France je crois qu'à part Lyon et au il y a les les clubs sont pas propriétaires de leur stade mais il se trouve que aujourd'hui à Paris le le le club PSG voudrait après avoir investi je sais pas je crois 70 millions ou 80 millions dans la rénovation de de l'enceinte du PSG le le club a des ambitions beaucoup plus vaste c'est-à-dire à la fois augmenter beaucoup de beaucoup la la taille pour accueillir 60 ou 70000 spectateurs et faire beaucoup de choses en mettant des des briques autour du des briques autour de l'offre PSG strict a un projet d'investissement de 500 millions d'euros je crois et ça j'y adhère voilà ce projet là j'y adhère et je pense que il est catastrophique que Madame hiidalgo euh s'oppose ainsi à un club qui euh qui a des ambitions pour Paris c'est une vitrine pour Paris et puis il y a beaucoup de supporterurs de supporters du du PSG à Paris et au-delà la ville de Paris n'a pas les moyens de faire ça voilà c'est tout simple la ville de Paris n'a pas les moyens aucune collectivité d'ailleurs enfin je pense n'aurait les moyens de d'investir autant d'argent pour faire un projet un projet de la sorte et je trouve c'est c'est très grave j'ai j'ai dis que Madame Hidalgo devrait présenter ses excuses à au club et aux supporters parisiens parce que je reviens au rapport sin sin observit que en France donc la la tradition c'est que les les stades sont la propriété des collectivités sont vu plus comme des objets politiques que en tant que tel c'est ça le drame de de ce qu'est en train de faire madame Idalgo au risque que le PSG doiv quitter sa maison et ce serait une catastrophe une autre question Jacques puisque vous allez parler de la possible réforme du mode de scrutin pour les municipales à Paris absolument je voulais connaître votre opinion madame la sénatrice votre position en fait le le bon vous le savez que le président Macron lui même a a estimé qu'il convenait de réformer la loi Paris lionmseille la loi PLM he qui prévoit un vote de la mer de Paris issu de des conseils d'arrondissement selon vous quelle est la bonne réforme est-ce que vous soutenez ce projet et si oui pourquoi et quel serait chère Madame la place des arrondissements demain puisque si on revient au droit commun n'est-ce pas si on se place comme à haosser ou comme à tour cela pourrait supposer qu'il n'y ait plus d'arrondissement est-ce que vous êtes pour la suppression des arrondissements je commence par la fin non non évidemment non parce que euh on peut pas aujourd'hui euh aujourd'hui euh euh supprimer ce lien de proximité entre les entre les Parisiens et leur arrondissement donc euh euh j'y serai très défavorable euh sur ce qu'on appelle le projet lui-même euh il se trouve que euh je ne le connais pas et je crois que vous non plus et je crois que personne ne le connaî ce qu'on sait c'est que un an et demi ou avant l'élection municipale euh monsieur syvain Maillard et désormais Monsieur Emmanuel Macron ce qui n'est pas la même chose disent qu'il faut réformer le mode de scrutin PLM alors la liste de tous les défauts du système actuel je peux vous la faire elle est grande euh il y a beaucoup de défaut à ce mode de scrutin maintenant moi euh les seules exigences enfin voilà il faut un vote démocratique et il faut il faut des arrondissements il faut un lien entre le Conseil de Paris et les conseils d'arrondissement une fois qu'on a dit ça on a pas dit grand-chose parce que c'est une affaire extrêmement compliquée je me méfie un petit peu par principe des projets qui sont comme ça annoncés avec des slogans un homme une voix les Parisiens doivent élire directement leur leur mare ce qui n'arrive dans aucune commune en France pour l'instant on a des slogans et on a pas de projet donc et comme c'est un projet de réforme électorale moi je enfin je donnerai une opinion précise quand je connaîtrai le projet qui de pourrait nous être soumis pour l'instant je n'en sais rien et donc je vois qu'il y a des consultations monsieur Sylvain mayillard consulte mais je je sais pas sur quelle base il consulte il n'a donné de projet à personne donc voilà attendons attendons sereinement d'en savoir plus voilà on regarde là une journal du Grand Paris Jacques à ville juif Gabriel Attal annonce 22 territoires engagés pour le logement c'est à la Une de votre journal merci beaucoup merci Jacques Paquier d'avoir été avec nous un mot puisqueon parlait de de Paris des municipales à Paris est-ce que euh Rachida Dati qui est donc entré au gouvernement est encore la candidate de la droite parisienne pour les municipales bah le candidat de la droite parisienne ou la candidate de la droite parisienne il sera déterminé avec des procédures habuel c'està dire queil y a des on est des partis classiques avec des investitures tout ça moi j'ai en 2020 j'ai j'ai été candidate à l'investiture face à Rachid adati c'est Rachid adati qui a été investi et et d'ailleurs après on a très bien travailler ensemble ah non non j'ai pas dit ça je dis juste qu'il y a des procédures je dis juste qu'il y a des des procédures interne à chaque parti la République en marche désigne ses candidats et cetera ce qui est incontestable c'est que Rachid hadti est un est un grand leader de l'opposition parisienne évidemment on a une proximité qui est qui est réelle il se trouve que là elle a fait un choix qui est pas qui est pas le mien en l'absence d'accord de gouvernement entre l'lr Emmanuel Macron elle a fait un choix qui n'est pas le mien il n'empêche que c'est une très bonne opposante à la mer de Paris et elle a un leadership incontestable et ce sera à suivre à suivre on en reparlera avec vous merci ACL merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin
Marie-Claire Carrère-Gée