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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 5 mars 2026 4 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

L'édito de Thomas Bonnet : «PS/LFI : rupture en apparence, accords en coulisses»

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Le Parti socialiste annonce qu'aucun accord national n'a été noué pour les municipales et je cite qu'il ne saurait y en avoir au second tour compte tenu de l'inquiétante dérive de la direction de ce mouvement. »
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    « dans plus d'une soixantaine de villes, socialistes et alfistes vont faire liste commune. »
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    « il y a en France une indulgence. Voyez, dès qu'on est d'extrême gauche, on passe tout. »
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    « entre le Rassemblement national et la France insoumise, il considère que le pire et bien c'est le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. »
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    « sans la France insoumise, la gauche risque de perdre gros municipal. »
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    « La seule voix de passage actuellement semble de devoir compter sur un soutien de LFI entre les deux tours. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

la politique française et les élections municipales. La gauche a-t-elle vraiment rompu avec la France insoumise ? C'est toute la question.

Pas vraiment à en croire selon les les exemples euh de liste commune municipale. Dès le premier tour, Thomas Bon, est devenu l'un des enjeux de ces élections, le comportement notamment des socialistes, des socialistes vis-à-vis euh du mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Oui, il y a ces dernières semaines, un consensus qui se dégage dans le pays.

LFI représente un danger. Le comportement de Jean-Luc Mélenchon n'est plus supportable. Une partie de la gauche a été gagnée par cette lucidité un peu tardive.

Bien obligé de constater le problème que constitue la moindre alliance avec LI. Lors du bureau national du PS mardi, les dirigeants du parti à la rose ont publié un communiqué qui a secoué la gauche. D'une part, les récentes déclaration de Jean-Luc Mélenchon sont décrites pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire des propos antisémites et des caricatures complotistes.

Et d'autre part, le Parti socialiste annonce qu'aucun accord national n'a été noué pour les municipales et je cite qu'il ne saurait y en avoir au second tour compte tenu de l'inquiétante dérive de la direction de ce mouvement. Quelques mots qui ont suffi à déclencher l'ire du chef des insoumis, Jean-Luc Mélenchon. Et pourtant, le divorce n'est pas totalement consommé entre le PS et les insoumis.

À première vue, quand on lit ce communiqué, on se dit que le Parti socialiste a fait une rupture totale avec la France insoumise. Et pourtant, dans plus d'une soixantaine de villes, socialistes et alfistes vont faire liste commune. C'est Mélenchant lui-même qui l'a rappelé.

Et ça pose donc la question de la crédibilité de la gauche quand elle prétend rompre avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Et c'est ce qu'a pointé du doigt hier Bruno Rota président DLR qui était l'invité de la France en face avec Laurence Ferrari et Pierre Devino. Écoutez.

Je serai demain dans une commune et je montrerai que dans cette commune déjà, il y a une alliance de la gauche avec les filles dès le premier tour et je montrerai demain d'ailleurs une carte de France et sur cette carte de France, je mettrai des points rouges partout où dès le premier tour, on a déjà un accord de la honte entre LFI et les autres partis de gauche. Il y a en France une indulgence. Voyez, dès qu'on est d'extrême gauche, on passe tout.

On passe tout et eux du coup se permettent tout. Et la gauche est en train de se rendre complice. Le président des LR et candidat déclaré pour la présidentielle tiendra d'ailleurs une conférence de presse ce matin pour épingler justement ces villes dans lesquelles la gauche s'allie avec Lfi dès le premier tour pour ce que Bruno Rotaillot qualifie d'accord de la honte.

D'ailleurs, l'ancien ministre de l'intérieur dit très clairement qu'entre le Rassemblement national et la France insoumise, il considère que le pire et bien c'est le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. C'est une évolution importante quand même de la part du chef d'un parti qui, rappelons-le, a participé à la stratégie de désistement. C'était dans le cadre du barrage républicain en 2024 lors des élections législatives.

Comment expliquer ce double discours de la gauche qui rond en apparence avec la France insoumise mais qui continue à s'aller dans certaines villes ? Pour une raison très simple, Anthony, sans la France insoumise, la gauche risque de perdre gros municipal. Nant, c'est l'exemple parfait.

La mère sortante Johanna Roland pourrait perdre sa mairie au profit du candidat LR soutenu également par Renaissance. La seule voix de passage actuellement semble de devoir compter sur un soutien de LFI entre les deux tours. Sauf que Johanna Roland, c'est la numéro 2 du PS.

Et donc en cas de rapprochement avec Lfi, c'est l'ensemble du parti qui serait entaché. Alors pour l'heure, la ME socialiste reste volontairement floue quand la question lui est posée, s'agirait, on l'a bien compris, de ne pas insulter l'avenir. Et puis il y a un un enjeu caché quand même pour terminer celui des 500 signatures nécessaires à Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle.

En étant cornéisé du reste de la gauche, le risque le risque existe que les maires autrefois enclins à pariner le candidat insoumis ne le soi plus demain. Et voilà sans doute un aspect qui va donc nourrir les discussions à gauche entre les deux tours de la des municipales avec un risque que l'ensemble des partis ne soi emportés par la radicalisation de LFI et la stratégie de la terre brûlée de son leader.