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interviewLa France insoumise· 31 août 2018 97 min

Le retour du TAFTA - #AmFis2018

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour à toutes et à tous merci beaucoup d'être présent avec nous donc pour ce débat qu'on a appelé le retour du taffetas mais qu'on pourrait aussi appeler le crime du libre échange parce qu'on va parler du taffetas mais pas seulement on va parler de tous les accords de libre échange et ils sont nombreux qui sont en négociation aujourd'hui où déjà ratifié malheureusement donc on a le plaisir pour ce débat d'accueillir emmanuel maurel donc qui est eurodéputé socialiste et frédéric viale donc qui est membre d'attac qui a écrit plusieurs livres sur le sujet qui est économiste et donc on va faire un débat où voilà chacun s'exprimera on vous fait une introduction et puis l'idée voilà c'est vraiment d'échangé autour de ces questions là parce que le libre-échange sa part est toujours un peu au dessus de nos vies et en fait ça concerne absolument toutes nos vies quotidiennes ça va impacter de notre assiette aux transports publics au service public à notre santé à nos emplois a évidemment l'écologie et ça donc ça ça impacte absolument toute notre vie donc on l'avait appelé le retour du taffetas parce que je ne sais pas si vous avez vu mais en juillet il ya eu une rencontre entre donald trump et et jean claude juncker donc le président de la commission européenne qui après on donnait lieu à une annonce de donald trump qui annonçaient qu'ils veulent relancer les négociations sur le taffetas donc ce cet accord de libre échange qui existe entre enfin qui veulent faire exister entre l'union européenne et les etats unis mais on a vu dans l'actualité aussi évidemment le ceta donc c'était accord de libre échange entre l'union européenne et le canada qui est déjà appliqué à titre provisoire dans un déni de démocratie incroyable puisque ni le peuple français ni le parlement national n'ont été saisis sur cette question et le jaf tac dans un donc entre l'union européenne et le japon qui concerne 40% des échanges mondiaux et un tiers du pip qui est passé dans un silence assourdissant et qui est déjà ratifié aujourd'hui donc c'est ces traités là donc le s'étagent afta taffetas mais il y en a encore beaucoup d'autres qui sont en négociation et nous allons en parler aujourd'hui sur le ceta ya quelque chose qui est important de se rappeler c'est que quand emmanuel macron était encore candidat il avait dit je mettrai en place un comité indépendant d'experts pour évaluer les conséquences de ce traité de libre échange entre l'union européenne et le canada et à partir des conclusions de ce comité d'experts et ben je prendrai mes dispositions selon selon les réponses qui ont été données et donc quand il est élu il met en place ce comité d'experts et donc il choisit et c'est donc en terme normalement de de bonne foi envers le ce est anormalement on est quand même bien engagée et qui rend un rapport un rapport qui est plutôt négatif sur le ceta en disant notamment ça va être catastrophique pour l'environnement et il n'ya pratiquement rien dans le traité qui concerne l'écologie l'environnement et donc ça pose d énormes problèmes alors bien sûr vous imaginez bien que emmanuel macron respectant toutes ses promesses allez et ben on a retravaillé ce texte le modifier et s'est demandé à ce qu'ils soient modifiés absolument pas et donc en septembre 2010 est ce traité s'applique de manière provisoire et devrait passer devant le parlement national ils annoncent toujours automne 2018 donc on sait pas exactement la date donc devrait passer devant le parlement alors qu'il s'applique déjà à 90 % donc on est sur un déni de démocratie vraiment incroyable et je me rappelle très bien avoir été en commission avec donc avec les comités d'experts indépendants qui donc pointé différents problèmes sur l'agriculture sur l'écologie l'environnement etc et puis un moment je leur pose une question simple mais quel est l'intérêt quels sont les avantages de ce traité est là une réponse quand même qui est hallucinante vous avez la réponse qui est on ne sait pas on ne nous a pas demandé de chercher ça donc donc on ne sait pas vous dire quels sont les avantages de ce type 2 traités parce que en fait ça se base sur quoi se base sur une idéologie qui est le libre échange du coup accroît le volume de marchandises qu'ils aient changé et donc devrait améliorer la vie quotidienne de toutes et tous sauf que cette idéologie déjà les fausses parce que quand on regarde ce qui se passe depuis 30 ans c'est plutôt les inégalités sociales qui ont complètement explosé et en plus de ça elle se heurte un phénomène qui doit redéfinir toutes nos politiques aujourd'hui et qui a un phénomène dont nous devons que nous devons prendre en compte de manière urgente qui est le changement climatique parce que plus on accroît et bien ce volume de marchandises ce qu'on appelle le grand déménagement du monde et vend plus on va avoir des émissions de gaz à effet de serre qui vont augmenter plus on va être dans un réchauffement climatique alors pensez déjà que si on continue comme on est actuellement il y à des prévisions qui montre qu'il ya des trajectoires à 4,5 degrés celsius du réchauffement climatique d'ici 2100 et que au delà de deux degrés celsius on ne sait pas ce qui va se passer donc on est devant une urgence écologique extrêmement forte mais on préfère se boucher les yeux les oreilles et continue le libre échange au nom du fait que le libre échange serait la paix serait la prospérité tout ce qui est absolument faux et ce qui se base sur des choses vraiment faim vraiment erronée pour le coup si on regarde le ceta on considère on va aller plus dans les détails mais on considère que ça devrait détruire 200 mille emplois en europe 38 milles au canada 45000 rien que pour la france donc au nom du commerce pour gaver les multinationales parce que c'est ça au nom du commerce pour gaver les multinationales et ben c'est devant des gens généralement d'ailleurs les plus pauvres qui vont payer le prix de leur emploi se retrouver au chômage donc avec des conditions sociales incroyable qui enlève toute possibilité de souveraineté populaire à un pays puisque il y à des mécanismes de tribunaux d'arbitrage dont frédéric va reparler qui notamment permettent à des transnationales d'attaquer un état sur des décisions qui ont été prises avec déjà des exemples qui sont célèbres veolia qui avait par exemple attaquer l'egypte parce qu'il ya les jets les égyptiens avaient osé augmenter leur salaire minimum de 20 euros équivalent de 20 euros est donc l'avait attaquée aux non pas de la liberté d'entreprendre bon l'egypte a gagné dans ce cas là mais même lorsqu'un état gagne déjà dans les tribunaux d'arbitrage on estime que dans deux tiers des cas c'est l'entreprise qui gagne et même lorsqu'un état gagne eh ben il a dépensé tellement d'argent on parle de 6 millions généralement pour un cas comme ça en moyenne que ces 6 millions qu'on enlève à la richesse nationale d'un pays pour se défendre face à une multinationale et vous avez des exemples où les états ont été condamnées parce que par exemple qu'il avait plafonné le les tarifs d'électricité sont fait attaquer par des sociétés privées ils ont perdu vous avez des exemples où par exemple la philippine pour se défendre a dû débourser 58 millions d'euros enfin je sais pas si vous vous imaginez pour des états à quel point voilà c'est contraignant et c'est vraiment pour le coup d'une absolument antidémocratique en plus de faire bien sûr un abaissement des normes sanitaires un abandon du principe de précaution qui est quand même quelque chose extrêmement important donc on a des ces accords de libre échange qui sont des climaticides mais de manière extrêmement forte qui sont archaïques parce que c'est plus du tout la politique qu'il faut mener aujourd'hui qu'ils sont anti sociales qui vont contre l'économie et qui sont extrêmement anti démocratique donc non à l'assemblée nationale c'est un sujet dont s'est saisie lors de la niche parlementaire qui avait lieu le 1er février 2018 donc on avait choisi et de propos de proposer différentes propositions de loi et on avait fait une résolution pour dire nous voulons qu'il y ait un référendum sur le ceta parce que ce n'est pas normal que des accords soient et ben soit complètement négocier dans le secret sur lequel les peuples n'ont plus rien à dire et donc nous voulons que le peuple soit consulté et que ça ne soit pas une une mise en application dans le temps complètement en catimini alors que personne n'a été consulté sur la question donc nous avions proposé cela nous avions mené différentes auditions pour cela notamment avec frédéric viale qui est ici donc on avait on avait travaillé ça on a rendu ses auditions publiques et bien sûr le jour du vote comme toutes les propositions de loi que nous avons que nous avions proposée bien sûr cette proposition a été complètement écartée sur 104 votants il y avait 25 votes pour et le reste qui étaient contre avec plusieurs abstentions et ça ça va cesser le travail que nous avions fait à ce moment là donc je vais laisser frédéric et emmanuel prendre la suite frédéric si tu veux commencer oui bonjour merci merci d'être d'être là alors effectivement le le sujet aujourd'hui c'est le taffetas qui revient en force et à dire l'accord entre l'union européenne et les etats unis mais ce sujet on peut l'évacuer en quelques en quelques secondes parce que en fait ce qui se passe et ce que mathilde a dit tout à l'heure c'est à dire le fait que le président de la commission et le président des états unis se soient rencontrés au mois de juillet c'est simplement une reprise d'un certain nombre de discussions bilatérales entre l'union européenne et les etats unis qui portent sur des sujets jusque là relativement limité sur les produits industriels sur l'exportation de produits agro agroalimentaire et notamment des produits qui sont ogm un puits s'il est question d'augmenter encore davantage les exportations de tourteaux de soja de gaz liquéfié mais au delà de la protection industrielle aussi mais au-delà de ces de ces quelques questions on a simplement une reprise des discussions c'est simplement l'illustration que le président trump qui dit partout qu'il est contre le libre échange n'est pas exactement contre les libre échange il veut des accords différents qu'ils estiment plus favorable aux états unis ce qui est quand même une nuance de taille on n'est pas passés d'un seul coup parce que le président des états unis a changé à la fin des accords de libre-échange pas du tout on est même on est même toujours dedans non véritablement l'actualité aujourd'hui et mathilde hull a souligné la souligner je voudrais en rajouter là-dessus l'actualité aujourd'hui c'est que nous sommes au bord d'une déferlante d'accords de libre échange c'est à dire que non seulement la dans les mois qui viennent il va y avoir je vais revenir longuement là dessus la question du ceta de l'accord entre l'union européenne et le canada qui va venir à la ratification devant le parlement national là entre le mois d'octobre et le mois de décembre on sait pas exactement nous ne sommes pas maîtres du calendrier mais aussi nous sommes face à une déferlante c'est à dire que là il y a des accords qui sont plus que dans les tuyaux nous avons le geste à l'accord avec le japon qui est un mastodonte en termes de services et en termes financiers un accord qui prévoit aussi de la coopération réglementaire je reviendrai là dessus qui lui est déjà signé c'est à dire qu'il a maintenant vocation à passer très rapidement devant le parlement européen mais il y a aussi les accords avec le marco de le mercosur les accords avec des pays d'amérique du sud avec le mexique également avec l'australie avec la nouvelle zélande qui là aussi sont des mastodontes en termes de commerce et enfin des mastodontes des membres importants ou des états importants en termes de commerce international et qui sont le vietnam également qu'ils sont là en négociation est ce qu'il faut bien voir c'est que si la commission européenne n'est pas arrêtée maintenant ou en tous les cas si elle n'est pas freiné maintenant bien entendu derrière elle poursuit et elle poursuit avec l'ensemble de ces de ces accords dont je vous ai donné un tout petit aperçu également on sait qu'un accord bilatéral sur l'investissement est en cours de mise en place c'est à dire qu'il est question de négocier le mandat avec la chine c'est à dire que il est aussi question d'avoir dans les tuyaux un accord à un moment donné qui va pas être demain matin celui là mais qui en tous les cas dans les tuyaux avec la chine donc on est véritablement là dans une politique active de la commission qui n'est pas une politique nouvelle a entre nous mais qui trouvent là ses fruits et ce qui arrive maintenant tout de suite là dans les mois qui viennent comme comme ça a été dit à l'instant c'est véritablement la ratification nationale du ceta c'est-à-dire l'accord entre l'union européenne et et le canada pourquoi ratification nationale parce que il se trouve que est bien la plus grosse part de l'accord et relève de ce qu'on appelle dans le jargon de l'union européenne de la compétence exclusive de l'union européenne lire tous les aspects commerciaux mais qu'il y a un aspect qui est un aspect assez déterminant sur la protection des investissements l'aspect arbitrage qui lui relève de la compétence aussi la compétence nationale c'est à dire de la compétence des états et c'est pourquoi le parlement est amené à se prononcer il y à là quelque chose de crucial qui est en train de se passer parce qu'il faut savoir que il suffit d'un état qu'un seul état refuse la ratification pour que normalement mais attention ça ça veut dire un combat politique ce que je vais dire c'est pas automatique pour que normalement l'application provisoire s'arrête je dis ce n'est pas automatique je souligne vraiment lourdement la question il faudra un combat politique pour qu'effectivement l'application provisoire s'arrête mais le préalable est que il y ait au moins un état qui refuse de ratifier on sait que actuellement l'italie mais on pourra revenir dessus dans le débat est en passe peut-être de ne pas ratifier dans tous les cas là pour ce qui nous concerne pour la france ça arrive ça arrive effectivement maintenant et c'est absolument crucial parce que le ceta et serait s'il est ratifié le premier accord de deuxième génération c'est-à-dire cet accord qui prévoit non seulement une libéralisation extrêmement forte du commerce international qu'est ce que ça veut dire libéralisation forte du commerce international ça veut dire que toutes les réglementations nationales qui seraient des atteintes à la liberté du commerce et qui constitueraient des obstacles ou des obstacles techniques au commerce toutes les décisions par exemple une prise de subventions décisions de subventions une réglementation qui pourrait limiter à certains égards la concurrence toutes ces décisions là qui seraient des décisions politiques pourraient être remises en cause est interdite dans le cadre de ces accords est interdite dans le cadre de ces accords grâce à l'utilisation ou du fait de l'utilisation d'un double mécanisme qu'on trouve spécifiquement maintenant dans ces accords de deuxième génération le mécanisme d'arbitrage dont on a beaucoup parlé et le mécanisme de coopération réglementaire dont on a moins parlé mais qui est peut-être aussi pire comme disent les gosses voyez c'est à dire qui lui a des conséquences également de long terme une espèce de bond comme ça à retardement sur le mécanisme d'arbitrage bon je n'insiste pas vous savez ce que c'est c'est à dire il s'agit de demander c'est assez énorme le mécanisme d'arbitrage quand on réfléchit ça consiste quand même à ce que des entreprises siffler dans leurs doigts et convoque à leur table des états parce qu'ils ont pris des réglementations qui sont contraires à je cite leurs attentes légitimes article 8 10 du ceta art en attente légitime des entreprises c'est quoi il n'y a pas besoin d'avoir fait 15 ans d'économies pour le savoir c'est faire de l'argent puisque c'est pour ça que elle existe un donc il ne faut pas s'étonner qu'à chaque fois qu'il ya une réglementation qui est contraire leurs bénéfices escomptés elle convoque des arbitres c'est à dire non pas des juges mais des avocats internationaux elle convoque des arbitres pour demander à ce que l'état soit condamné c'est ça l'arbitrage et c'est d'autant plus étonnant pour le dire avec une litote que l'arbitrage c'est quand même demandé à des avocats internationaux c'est-à-dire des gens qui ne sont pas des juges de condamner des états de condamner des réglementations d'état alors que par ailleurs il ya des juges qui existe et que les investissements sont très bien protégées par par les législations déjà existants donc c'est non seulement sur superflu mais en plus les arbitres prennent nécessairement des décisions qui sont basés sur les accords pour les qui les instituts et les accords qu'ils instituent protège les attentes légitimes des entreprises voyez on est dans un système qui tourne totalement en rond dans lequel seuls les attentes légitimes des entreprises sont prises en compte et non pas l'intérêt public d état déterminé par éventuellement des élus dont on peut considérer qu'il est bien qu'ils soient les représentants les représentants du peuple c'est à dire dont on constate qu'ils ont été élus dont il constate qu'ils ont été lus à la suite d'un processus démocratique voyez donc ça on met tout ça à la poubelle et on prend le fait de dire que ce sont des arbitres qui vont décider de la validité ou pas de décision politique 10 ans ça c'est l'intérêt général ça c'est pas l'intérêt général ça c'est ça l'arbitrage et ça c'est la première fois en tous les cas à ce niveau là c'est à dire dans un accorde une telle importance et d'une telle ampleur qu'on a ce type d'arbitrage qui arrive et l'autre chose et c'est presque plus grave c'est le mécanisme de coopération réglementaire c'est à dire le mécanisme dans lequel à l'avenir toutes les réglementations qui ont atteint tous qui touchent au commerce devront porter devront passer devant un forum de coopération réglementaire c'est un truc vous y êtes pas un personne n'y est mathilde eux non plus n'y ait personne n'y ait aucun élu niais c'est juste une superstructure dans lequel composé des représentants de du ceta est composé dé représente 2 du canada à des représentants de l'union européenne qui décideront ce qui est bon ou pas comme réglementations à venir voilà ce que c'est que cette coopération réglementaire et c'est ça qu'il s'agit d'arrêter alors on est confronté et je vais terminer en cinq minutes il doit rester à peu près ça bon on est confrontés maintenant nous comme comme force politique hommes politiques et sociales un problème c'est que ça vous a ça n'a échappé à personne nous avons un président de la république qui est furieusement libéral c'était le seul candidat qui s'est prononcé pour le ceta le seul c'est lui qu'on a et effectivement il veut aller jusqu'au bout et aujourd'hui ils déterminent à partir de ce qui a été dit dans la commission d'experts la commission schubert il fait passer dans les fantassins parmi ces fantassins c'est à dire les membres de l'assemblée nationale et du gouvernement un certain nombre d'éléments de langage pour dire que le ceta est une bonne chose et on a pu voir ces éléments de langage parce que nous avons la conduite rapide campagne d'interpellations et on a vu qu'un certain nombre de ces et landeron langage revenait figurez vous que le gouvernement a décidé de mettre un plan d'action en place pour rendre le ceta acceptable rendre le c'est acceptable c'est à dire rendre un accord de libre-échange acceptable avec le mécanisme d'arbitrage et le mécanisme de coopération réglementaire comment s'est-il il dit il y aura de la transparence mais attention de la transparence pour les accor à venir c'est à dire que ce qui nous est présenté c'est la promesse de la transparence pour les négociations des accords à venir donc déjà ça veut dire que pour le ceta le gouvernement a décidé d'enterrer laquelle cette question là la transparence pour les accords à venir c'est à dire que à partir de maintenant les négociations font se faire de manière tout à fait transparente sauf que dans tous les accords dont je vous ai parlé il y en a certains dont on n'a même pas le mandat de négociation par exemple l'accord avec l'union europe avec le vietnam on n'a même pas le mandat négociations sur les états des étapes de négociation sur aucun des accords dont je vous ai parlé on a le mandat on allait les étapes qui nous sont qui nous sont publiés qui sont transparents ya aucune transparence réelle non seulement pour ce qui est en train de se passer mais pour l'avenir c'est à dire que déjà on est dans la promesse à la charles pasqua vous savez la promesse qu'ils engagent ce qui ce se qui croit il ya une autre chose mais j'insiste pas parce que emmanuel morel va en parler tout à l'heure le il y à un nouvel accord qui s'appelle le mic c'est un truc qu'il faut retenir ça sert d'un gag mais c'est pas c'est très sérieux l'accord multilatéral l'accord sur une cour multilatéral sur l'investissement qui est un accord je n'insiste pas on en parlera tout à l'heure dans le détail qui est un accord qui va s'il va à son terme faire en sorte qu'il n'y aura plus jamais de ratification nationale voyez tout ça et après on nous parle de transparence bien entendu également le gouvernement parle de veto climatique c'est à dire il nous a dit par l'intermédiaire de ministres bien connu qui s'occupe des questions écologiques dans le gouvernement il y aura un veto climatique c'est-à-dire que si la france où l'union européenne en tous les cas la france est poursuivie dans le cadre l'arbitrage parce qu'elle a pris les réglementations pro climatique eh bien nous poserons un veto et nous ne répondrons pas à une convocation des arbitres et nous refuserons de ou plier à ce que diront éventuellement les arbitres alors évidemment au delà du discours on peut se poser la question premièrement comment la france avec ses petits bras musclés va réussir tout seul à revenir sur un accord déjà négocié c'est à dire à dire oui bon là effectivement sur ce truc là on va rajouter un truc supplémentaires non ça ça ne tient pas la route une demi-seconde ça n'existe pas en droit c'est à dire que soit l'accord il a accepté soit il est refusé mais on dit pas on va prendre un petit peu ça on va prendre un petit peu si puis on va rajouter une petite chose comme ça quand ça nous arrange ça ça n'existe pas ça c'est déjà c'est déjà la première chose mais quand on regarde le détail de ce qui est effectivement écrit il est dit accord climatique pour les mesures non discriminatoire évidemment quand on n'est pas un fou furieux comme comme moi par exemple du commerce international qui baigne dedans depuis qu'il est tout petit à quoi on discriminait mesures non discriminatoire ça passe comme ça on sait même pas ce qu'on se rend pas compte ce que ça veut dire il faut savoir qu'une mesure discriminatoire c'est une mesure qui porte atteinte aux attentes légitimes article 8 10 aux attentes légitimes des entreprises c'est-à-dire toutes les mesures qui sont susceptibles d'une manière ou d'une autre à restreindre les possibilités de profit des entreprises donc par définition un veto climatique qui porte sur des mesures non discriminatoire ne trouvera jamais à s'appliquer puisque toutes les mesures qui d'une manière ou d'une autre est règne la capacité d'action des entreprises des entreprises transnationales sont considérées comme discriminatoires exemple très simple si je j'ai vu là partout affiché planification écologique si demain on a raison un peu un président qui fait la planification écologique j'ai pas dit non et bien qui fait de la planification écologique il ya un moment donné il va falloir dire à des entreprises qui s'appelle total ou des gens comme ça il va falloir dire bon bah maintenant vous êtes gentil mais on prend des mesures réglementaires pour vous empêcher de faire telle ou telle activité c'est ça ça non c'est pas possible ça ce sera jugée discriminatoire et le véto climatique ne trouvera absolument pas à s'appliquer même chose il est question aussi de garantir c'est le gouvernement qu'il le dit que les états puissent continuer à pouvoir réglementer et à pouvoir réguler l'économie mais même démonstration le coeur des accords le coeur de ces accords c'est précisément définir la liste extrêmement précise de ce que ne peuvent plus faire les autorités publiques parce que cela va à l'encontre j'ai insisté lourdement ça fait jamais que trois fois mais c'est pas grave ça va à l'encontre des attentes légitimes des entreprises c'est ça le coeur de ces accords donc nous dire derrière et nous tenir des discours comme quoi la garantie des états à réglementer sera sera satisfaite ces quelques s'est littéralement se moquer du monde et c'est pourtant alors je vais pas entrer dans tous les détails des carabistouilles que nous raconte le gouvernement sur la question parce que là il faudra une heure et demie ce serait peut-être un peu fastidieux tellement il y en a je vais pas faire toute la liste je garde les trois quatre plus grosses mai on est on est on est là dessus alors maintenant qu'est ce qu'il ya à faire parce que finalement c'est ce qui c'est ce qui nous intéresse déjà elle est fille a fait un travail a eu a été à l'initiative d'un travail au monde la fenêtre dont a parlé mathilde tout à l'heure un travail tout à fait remarquable de poser ou en tous les cas de tenter de poser une loi qui demande qui demande un référendum ça aboutit au résultat qu'on connaît qui est normal vu l'état du rapport de forces il se trouve que ça a légèrement changé il se trouve que on a fait la une campagne d'interpellations et on s'est rendu compte qu'un certain nombre en tous les cas un certain nombre de parlementaires se manifeste désormais pour dire que éventuellement il pourrait soutenir une loi qui dans le cadre de l'article 11 de la constitution qui demande un référendum alors la procédure de l'article 11 de la constitution et est une procédure assez odieuse qui réclame un dixième des parlementaires c'est ça des deux chambres plus un dixième du corps électoral le dixième du corps électoral c'est énorme et un dixième des parlementaires c'est quelque chose qui aujourd'hui n'est pas inatteignable et en tous les cas une fenêtre là pour le coup pourrait s'ouvrir et peut-être qu'il serait et sans doute serait-il tout à fait intéressant de reprendre le bâton de pèlerin et éventuellement de recommencer à recommencer c'est pas forcément le même texte mais à refaire ce type de proposition parce que là il y a eu il ya eu un bougé et que les choses sont un peu plus atteignables je dis pas qu'on va y arriver forcément mais c'est un peu plus c'est un peu plus atteignables et en tous les cas il y a le moyen de montrer les contradictions politiques du gouvernement qui passe son temps à parler de démocratie de transparence et c est donc là pour une fois qu'il y aurait mis en place un article de la constitution qui permettrait effectivement d'aller vers un référendum s'il passait dessus s'ils s'asseyait dessus évidemment ce serait une démonstration supplémentaire de la nature réelle et autoritaire de ce gouvernement et puis je dirais je terminerais là-dessus à beaucoup plus long terme enfin beaucoup plus long terme n'ont pas tellement beaucoup plus long terme en tous les cas à terme là il ya des élections européennes qui ce qui se profile qui comme à chaque fois vont être porteuse un certain nombre d'enjeux la question qui se pose maintenant pour les mouvements politiques et pour le mouvement social plus généralement c'est effectivement de se positionner et d'avoir réellement une politique concrète par rapport à ce qu'est l'union européenne je crois véritablement en tous les cas je fais partie de ceux qui maintenant considère que la nature de l'union européenne est démontrée la nature de l'union européenne ait démontré à travers la crise grecque la nature de l'union européenne et qui n'est pas une crise d'ailleurs comme vous le savez la nature de l'union européenne est démontrée par rapport à tout ce qu'on vient dire sur le libre échange mais beaucoup plus largement par rapport dunking fiscales par rapport au dumping social etc etc il y aurait véritablement une charge très lourde affaire sur sur la question maintenant la véritable question qui se pose aux forces politiques aux forces sociales que nous sommes est de savoir ce que nous faisons concrètement par rapport à ce problème que pose effectivement l'union européenne qui ne peut pas être considéré à mon sens comme étant une solution mais comme véritablement le problème je crois véritablement qu' il y a il y aurait une difficulté extrêmement grande à ce que un président de gauche ou même simplement un président progressiste arrivent dans notre pays au pouvoir qui seraient confrontés immédiatement à l'ensemble des institutions dont ceux dont je viens de parler c'est juste une part d'entre elles une petite part d'entre elles et qu'il serait très rapidement ou marginalisés ou paralysées et donc nous devons et je crois que c'est véritablement l'enjeu autour des élections européennes que faire en sorte que le mouvement politique et les mouvements sociaux plus généralement se prononcer se prononce enfin assez clairement sur ce que nous devons faire maintenant comme combat face à cette union européenne la telles qu'elles existent effectivement merci de votre attention merci à toi mérite d'avoir posé les enjeux est d'avoir bien montrer comment effectivement l'économique ba prenait le pas sur tout ce qui pouvait être écrasés complètement la démocratie la possibilité de poursuivre en intérêt général et mettait en danger la survie même de l'espèce humaine du fait de l'aggravation de l'urgence climatique qu'elle en faisait et juste pour appuyer un point que tu disais sur jeu juste pour vous raconter une anecdote clémentine autain donc ma collègue députée de la france insoumise de lors d'une commission avait demandé à pierre moscovici ce qu'il se passerait si par hasard un pays par hasard la france voté contre le c'est à un moment on lui demanderait son avis après un an de ratification provisoire et pierre moscovici avait répondu sans aucune honte sans être absolument gênés avait répondu que et ben le ceta continuerez à s'appliquer de manière provisoire donc on a un combat pour que ça pour fin pour en parler déjà parce que c'est extrêmement secret on a un combat à l'assemblée a mené on a un combat pour les rebelles mais il y aura aussi un combat si un pays votre contre la ratification de ce traité et moniales au parlement européen si tu peux nous raconter parce que c'est une longue lutte quand même ça fait déjà longtemps voilà si tu peux nous raconter comment ça s'est passé comment ça se passe maintenant je te laisse la parole merci et merci pour votre invitation je pense que la question du libre échange c'est un condensé assez éclairant de tous les problèmes et les dérives soulevé par l'union européenne aujourd'hui et en même temps ci on réfléchit un peu tout ça vient de loin parce que pour ceux qui connaissent un peu en histoire la conviction profonde partagé par les pères fondateurs au moment de des tout débuts de la construction européenne c'est que l'amitié entre les peuples et que la paix serait assuré par le doux commerce par le libre marché et en tant que militant politique moi je conseille toujours de lire les mémoires de jean monnet parce qu'elles sont vraiment très emblématique de l'état d'esprit de l'époque qu'est ce que dit jean monnet il dit d'abord l'union entre les peuples elle doit se faire par l'économie et pas par la politique c'est écrit noir sur blanc la deuxième chose jean monnet est un commerçant de cognac qui échanger essentiellement avec les états unis et la deuxième chose il dit le lien transatlantique c'est un lien indéfectible est indispensable pour l'europe en gestation et la troisième chose on oublie toujours de dire ce que jean monnet fait partie de ces figures qui sont aujourd'hui idolâtré mais il écrit quelque chose de très intéressant en cadres au début des années 50 il dit si on fait l'union européenne face à s'appeler pas l'union européenne à l'époque s'appelait communauté économique européenne il faut faire confiance à la technocratie aux élites administratives parce que les peuples alors c'est un homme de la deuxième guerre mondiale donc il a en mémoire ce qui s'est passé en allemagne et tout ça mais les peuples ont quand même tendance à mal voté et si on veut réussir ce projet il faut faire essentiellement convainc de confiance aux élites administratives tout ça c'est écrit noir sur blanc au début de la construction européenne et finalement tout ce dont critique tout ce qu'on déplore aujourd'hui c'est à dire la religion du libre marché l'accent mis sur le commerce la défiance par rapport à la souveraineté populaire et le lien très important avec les états unis tout ça est en germe dès le début la construction européenne je sais bien que c'est pas forcément toujours politiquement correct de le dire parce que les pères fondateurs aujourd'hui sont considérés comme une sorte de sa soeur des mythes quoi mais la vérité certains finissent au panthéon mais la vérité c'est celle ci est d'une certaine façon le taffetas est l'illustration parfaite de cette longue et lente dérive privilégier l'économie privilégier le commerce privilégié la libre concurrence et asseoir un lien intangible avec les états unis d'amérique pourquoi le taffetas été lancée c'est au milieu des années du début des années 2000 c'est barroso le président de la commission européenne tout le monde se souvient de barroso c'est celui qui avait organisé le sommet des açores au moment de la guerre d'irak avec tony blair et george bush c'est un atlantiste fou et c'est un ultra libéral assumé et c'est barroso président de la commission qui lance ses négociations avec les états unis pourquoi son argument c'est de dire la croissance en europe est atone il faut trouver un moyen de relancer l'activité économique pour lui évidemment il n'est pas question par exemple de relancer l'investissement public ça c'est interdit par les traités et puis toute dépense publique est considérée comme mauvaise pour lui il est encore moins question par exemple de mener une politique d'augmentation des salaires en europe chose qui pourrait nous paraître à nouasser évidente mais qui pour cette commission était du domaine de l'absurde de l'inconcevable donc il se creuse la tête ils disent bah finalement la meilleure façon c'est de relancer l'activité économique via le commerce extérieur d'autant plus que le commerce extérieur et du libre échange a un énorme avantage c'est qu'il privilégie les grandes entreprises parce que qui est concerné par les accords de libre échange c'est pas la petite pme du coin hein c'est essentiellement les grosses boîtes ce qu'on appelle les multinationales européennes comme américaines mais c'est un autre avantage qu'on avait déjà vue dans l'accord de libre-échange qu'on appelait à l'ena l'accord de libre échange canada et aux états-unis mexique dès les années 90 c'est que c'est une formidable pression à la baisse des salaires parce que ça organise la concurrence au sein d'un marché intégré et qu' il est notablement on en arrive à une baisse des salaires en tout cas une stagnation des salaires donc c'est tout bénef pour les libéraux et c'est pour ça que barroso lance la négociation et la commission négocie tranquillement en secret puisque c'est le principe des accords de libre-échange première génération avec les fonctionnaires américains arrivent l'élection de 2014 hélas le le taffetas s'invite dans le débat européen vous en souvenez peut-être et un certain nombre de forces politiques à gauche à droite et aussi bien sûr des ong des associations qui commence à alerter l'opinion publique et ceux qui vont être élus parlementaires sur les dangers d'un tel traité on arrive en 2014 moi c'était ma première élection j'intègre la commission du commerce international qui est chargé de superviser les négociations et de ratifier les accords de libre échange et on est un certain nombre de députés tout jeune à poser des questions simples par exemple je me souviens la première question que j'ai posée c'est est ce qu'on peut avoir accès aux documents de négociation le comité le commissaire de l'époque était un bourrin néerlandais super super à droite me dit mais nan mais vous votre rôle quand parlementaires c'est de dire oui ou non vous aurez le texte à la fin c'est vrai vous aurez le texte à la fin et vous direz oui ou non mais jusque là laissez nous faire bon on se mobilise ont fait une campagne de signatures on a été aidé par les des associations des mobilisations citoyennes en allemagne avait même une énorme magnifique 350 mille personnes à berlin sur le taffetas ce n'est pas rien en france moi je me souviens de deux réunions même dans des coins les plus reculés où il y avait 200 300 personnes y avaient attaques y avait le ccfd est plein d'assaut ces deux ong pour demander au moins la transparence des négociations et on obtient à la fin de l'année 2014 on obtient une brèche on dit les députés membres titulaires membre de la commission commerce international ça tombe bien bush lui auront le droit de consulter un certain nombre de documents mais dans des conditions particulières alors je vais vous dire les conditions particulières on demande rendez-vous trois semaines avant on arrive dans une salle sécurisée du parlement européen leur faut figurer il ya un sas à l'entrée où on vous déshabillent mais je ne plaisante pas c'est vrai j'avais même tourné une vidéo à l'époque tu es con vous fouille on vous prend tout téléphone bien sur ipad stylos crayons carte tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un accessoire utile pour le travail une fois vous êtes à moitié à poil vous rentrez dans cette salle or c'est une salle qui fait trois mètres sur trois vous êtes surveillés par deux fonctionnaires les gens s'ennuient parce que c'est quand même assez triste de regarder un et vous avez le droit de demander un ou deux dossiers pour une heure et demie on vous dit j'aimerais consulter le dossier vw xb 43 parce que c'est ça qui concerne la partie on va dire par exemple sur l'industrie pharmaceutique on vous le donne alors c'est écrit évidemment dans un anglais très technique vous avez intérêt à être bilingues mais surtout il ya plein de points que en tant que parlementaire généraliste vous pouvez pas maîtriser chaque mois j'avais besoin d'avoir un avocat spécialiste d'avoir un ingénieur pour les questions techniques je me souviens à un moment d'avoir consulté le document sur les graisses industrielles pour tous les mécanismes automobiles et tout mais j'y connais rien vous avez une heure et demie pour prendre des notes mais vous prenez des notes exclusivement sur un document où il ya marqué votre nom et ne pas diffuser et vous signez à la l'issue donc avait créé un crayon à papier vous signé à l'issue un papier qui vous dit si vous révéler quoi que ce soit la presse vous aurez une retenue sur vos indemnités et vous serez traduit devant la justice interne du parlement européen pour voir ce qu'on fait votre mandat voilà la conception on va dire très démocratique de la consultation des documents de négociation ben on l'a fait quand même on l'a fait quand même on a on a participé on n'a pas pu prendre de photo mais on a pris pas mal de notes et évidemment on sait soulever pas seulement d'ailleurs photos nettes un pas seulement les parlementaires de gauche mais aussi certains de droit qui trouvait que franchement ça allait trop loin c'est la première batailles qu'on a menées après la deuxième bataille est une bataille qu'on a mené sur le fond parce qu'on a quand même eu un certain nombre d'informations c'est ce qui se passait dans le taffetas et alors là il y avait bien sûr mais tu es fait des rivières on a parlé je vais pas y assister la question de l'iace ds c'est à dire les tribunaux d'arbitrage qui étaient chargés d'arbitrer les les différends entre les états et les multinationales que tu une justice d'exception dont on sait par expérience qu'elle bénéficie quand même largement aux entreprises avec des choses aberrantes parce que tu as donné l'exemple de l'egypte qui est un exemple pertinent mais vous avez des pays qu'ont perdu je pense notamment à des pays sud américains qui décident et parce que arriver un gouvernement de gauche il décidé par exemple de nationaliser un certain nombre de sites d'extraction d'hydrocarbures cette cave l'uruguay de l'équateur les grosses boîtes alors l'occurrence c'était une boîte anglaise shell attaque l'uruguay devant un tribunal d'arbitrage en dix ans mais moi je me sens lésée par ce que il n'y a pas seulement les bénéfices que je fais aujourd'hui il ya tous les bénéfices que j'escomptais faire dans les 20 prochaines années donc j'ai besoin de réparations et dans le cas présent le tribunal d'arbitrage a condamné le pays en disant bah oui vous avez changé votre réglementation ça des conséquences pour les entreprises présentes et donc vous devez leur devais réparation et là en l'occurrence les réparations c'est plusieurs milliards de dollars on parle de ça vous avez un autre exemple qui est très parlant ledit sds c'est l'australie changes ces négociations sur le tabac et elle prévoit de faire des paquets neutres philip morris qui étaient implantés en australie depuis des années dit ah oui maintenant là ça pose un problème parce que moi c'est un manque à gagner considérable j'escomptais faire tant de milliards de dollars de profits en australie à cause du paquet neutre je vais en perdre la moitié donc je demande à m indemnisés par rapport à cette perte insupportable là en l'occurrence ils ont perdu mais au terme d'une grande bataille mais vous voyez c'est ça dont on parle c'est à dire c'est c'est la capacité même des états à légiférer donc en fait la souveraineté populaire qui est remise en cause par un tribunal qui est même pas une justice ordinaire mais qui le fait d' arbitre spécialisés et les arbitres spécialisé moi j'en connais quelques-uns sont des avocats d'affaires dont le qui prennent très cher un cd décès de plusieurs millions d'euros à chaque prestation et vous voyez bien que quand un avocat d'affaires et dans ce type de négociations comme généralement ils bossent quelquefois pour des états mais aussi souvent pour des grosses boîtes le conflit d'intérêt est évidemment majeur donc ça c'est ce qu'on avait soulevé parce que ça heurtait le bon sens démocratique mais il y avait plein d'autres problèmes plein d'autres problèmes par exemple états unis disaient vous en europe vous avez des appellations d'origine contrôlée par exemple la feta le camembert je prends l'exemple de fromage parce que c'est très parlant le bris s'est associé à un territoire savoir-faire nos états unis on connaît pas on connaît que la logique de marque c'est que nous le bris on en fabrique dans le wisconsin on appelle ça brille le parmesan en eux fabrice dans le midwest par exemple dans le minnesota on appelle ça par maison ça rien avec le parmesan mais il n'y a pas de bar le champagne le champagne dans certains états américains c'est du vin ce même pas du vin pétillant mise à péage champagne et nous en europe on disait dans les négociateurs disait il avait raison sur tous les français oui mais nous appellation d'origine contrôlée c'est vraiment au coeur de notre patrimoine alimentaire culturel européen les américains disent ah bah oui mais si c'est ça on pourra pas avoir d'accord deuxième point de blocage avec les américains ces marchés publics eux ils ont une loi est plutôt intelligent qui s'appelle le buy american act qui impose quand vous lancez un marché public que ce soit une grande entreprise publique ou un état où même un compte et de réserver une partie du marché à des entreprises locales ou américaines à mon avis on devrait faire en europe et singulièrement en france on le fait pas évidemment ça c'est la logique de la libre concurrence les américains disent nous on veut pas changer cette élimination mais par contre on est d'accord pour vous vous changez pas la vôtre c'est à dire qu'en gros la législation des marchés publics en europe s'est ouvert à 85 % ce qui explique qu'on a des choses totalement délirante vous souvenez peut-être la région ile de france avait lancé un appel d'offres pour des nouveaux trains de banlieue les transilien et c'est une boîte canadienne bombardier qui a remporté le marché un budget de 2 milliards de dol d'euros 1 quand même pas rien et des salariés d'alstom qui était déjà en difficulté la branche transport est qu'ils le sont encore plus aujourd'hui bon là ça n'a rien n'avançait pas et puis il y avait d'autres questions genre vite j'y reviens parce que ça a été ça a été évoqué la coopération réglementaire peut-être faut être très précis sur ce que c'est une fois qu'il ya un accord de libre échange qui est signé par des autorités politiques vous avez un comité d'experts qui se réunit pour une durée indéterminée indéterminée sur plein de sujets et qui va faire évoluer les normes parce que le problème du taffetas comme de tous les accords de libre échange qui arrive c'est pas un problème de droits de douane c'est pas simplement je baisse les droits doit nous aider à augmenter c'est un problème de norme c'est comment en harmonise nos normes alors quand c'est des normes techniques à la rigueur ça pose pas de problème aux etats unis les phares des voitures sont un peu sombre en france les fins en europe ils sont plutôt transparent quand une boîte veut exporter aux états unis elle doit changer toute la chaîne de production pour mettre les bons phare à la rigueur ça cette question technique et se pose pareil pour les prises électriques vous avez pas d'harmonisation dans les états mais quand il s'agit des normes phytosanitaires alimentaire environnementale les produits chimiques les médicaments en bas là quand même évidemment on est au coeur de questions très sensibles pour les gens c'est ce qu'il ya dans leur assiette c'est les médicaments qu'ils prennent et c'est un la coopération réglementaire ces données à des experts le droit sur la longue durée de changer progressivement les normes sans en référer à une autorité politique et il ya un exemple très précis dans le cadre de l'alena sceller l'accord de libre échange entre les pays nord américains alors même que les pouvoirs politiques s'en mêlent plus du tout aujourd'hui en 2018 il ya encore des experts qui se réunissent pour revoir les normes techniques entre le canada le mexique les états-unis voyez ce que ça veut dire ça veut dire que concrètement toutes les normes auxquelles nous sommes très attachés sont uniquement tributaire de la décision d'experts qui ne rendent pas compte au pouvoir politique et là évidemment sont des problèmes soulevés qui sont considérables enfin dernier point sur le taffetas et les accords qui viennent c'est parce qu'on en a pas parlé c'est la question de la libéralisation de la privatisation d'un certain nombre de services dans un accord de libre échange vous avez deux solutions soit vous faites une liste positive on m'appelle unissent positif c'est-à-dire vous faites la liste exhaustive de tous les secteurs qui vont être libéralisé c'est un problème déjà pour nous parce qu'il faut regarder concrètement ce qui va être soumis à la concurrence mais au moins c'est clair on sait exactement sur quoi se battre sauf que dans le taffetas le ceta et les autres les négociateurs ont proposé plus tôt des listes négatif c'est dire on nous dit bah on fait la liste des secteurs qui peuvent pas être privatiser et libéraliser et tout le reste ça rentre dans le champ de la concurrence alors à priori on se dit ah mais c'est pas mal parce que si on est prêt si tout mais on n'est jamais assez précis et je vais vous donner deux exemples premier exemple dans une liste négative on peut dire les services de santé échappe à la libéralisation c'est à dire ça peut pas faire l'objet d'une concurrence dans le cas d'un accord de libre échange mais si on ne précise pas derrière que les soins dentaires l'infirmerie tout ce qui est maternité accouchement ça n'échappe à la libéralisation va vous verrez que les entreprises qui sont quand même plus maligne que les pouvoirs publics elle arrive en tout de suite en dix ans mais attendez voulait pas mis dans la liste de 10 services de santé dont on considère que c'est l'hôpital public et donc sur les soins dentaires sur l'accouchement sur l'infirmerie et bannu on estime que le marché est libre et concurrentiel et on aux entreprises vont investir ces secteurs c'est déjà arrivé dans le passé sir que sur l'eau par exemple qui est un pour nous un bien commun précieux qui a vocation est gérée publiquement même si aujourd'hui c'est pas totalement le cas si on regarde le ceta précisément rien n'empêche une société canadienne de venir en france et de gérer les services d'assainissement les canalisations parce que ça n'est pas précisément écrit noir sur blanc dans le texte dans ses seins dont on parle il ya la question de la souveraineté avec les tribunaux d'arbitrage il ya la question de la coopération réglementaire et donc les normes qui échappe au pouvoir politique il ya la question des listes négatives et donc un grand nombre de secteurs qui sont susceptibles dé privatiser mis dans le marché et puis ça a été évoqué mais j'y reviens parce que c'est quand même le point le plus hallucinant c'est que à chaque commission nous on pose la même question quand je dis nous c'est un groupe de parlementaires qui est très offensif sur le libre échange il ya des gens de la gauche et la gauche unie européenne dans lequel figurent les le parlementaire la france insoumise yunus qui est en hausse au magic est un ami un certain nombre de socialistes pas tous mais en gros un tiers du groupe socialiste les écolos et quelques quelques modem enfin l'équivalent du modem et même des gens de droite qui trouve que notamment sur l'agriculture sur les services publics ça va trop loin et à chaque fois on pose la même question quels sont les gains économiques escomptées par l'accord de libre échange donc sur le taffetas ça a été dit on nous a dit on peux pas vous donner une réponse les études économiques sont contradictoires il y en a trois celle de la commission dit oui quand même à horizon 2020 25 2025 c'est un gain de pouvoir d'achat je crois de 3 euro par européen ça c'est laitiers de la commission mais il ya une autre étude d'universités américaines qui s'appelle la tufts university qui dit exactement le contraire et sur le c'est à ça c'était génial le débat sur l'état nous ont dit oui ce dont on est sûr c'est que l'on devrait arriver un gain de 0,02 point de pib là on leur dit bon d'accord ça c'est super en termes d'opportunités économiques mais si on parlait des risques et si on parlait des menaces notamment sur l'environnement notamment sur l'agroalimentaire l'agroalimentaire ça pourrait faire un débat de tout seul parce que voyez bien que l'exploitation familiale de type européen qui nourrit les bêtes sans ogm avec pas trop d'hormones enfin vous savez comme moi pas trop hors sol qui sont des exploitations à taille humaine comment elle va lutter avec les exploitations nord-américaine vous avez quelques fois mille dix mille têtes la plupart du temps hors sol bourrés d'hormones nourris aux ogm etc etc je vous parle même pas du conditionnement de la viande puisque comme vous le savez qui font l'objet de traitements alors on parle toujours du poulet au chlore mais il ya d'autres produits c'est ça dont on parle non mais je mets de côté la question agroalimentaire qui en question soit ce que je veux dire c'est qu'on est arrivé à faire échec aux taffetas parce qu'il faut aussi savoir engranger les victoires politiques on est en a fait échec aux taffetas et négociations ont été abandonnées le problème c'est que dans le même temps ils nous ont enfilé le ceta et avec un argument qui était vicieux qui était de dire bon vous voyez on est raisonnable on abandonne le taffetas vous avez quand même pas dire notre os état avec un argument qui était un argument que deux types géopolitique moi je me souviens d'un jardin d'un ministre qui hélas des socialistes mais même d'autres ministres nous disait on va quand même pas faire ça à justin trudeau les québécois sont nos amis et hélas beaucoup se sont laissé avoir ce qui fait qu'au parlement européen sur le ceta on s'est fait battre à plate couture mais même si il y avait quand même il ya eu quand même un beau combat qui nous a pris beaucoup de temps mais on a obtenu quelque chose et ça ça il faut quand même y insister on a obtenu que ce soit ce qu'on appelle un accord mixte normalement dans le traité de lisbonne tous les accords de libre échange c'est la compétence exclusive de l'union européenne c'est-à-dire le parlement vote après accord avec le conseil la commission et point barre on a obtenu que ce soit un accord mixte parce que il y avait un point de jurisprudence qui était pas clair c'est la cour de justice sur l'accord avec singapour qui disait quand ça concerne les investissements il est bien les parlement nationaux soient concernés et on a dit ça concerne les investissements parce qu'il ya un nouveau système dit sdf qui est mis en place et on a obtenu de la commission pour une fois qu en effet cet accord soit soumis à ratification du parlement l'assemblée donc va se prononcer en octobre ça va être dur parce que les maquereaux nist évidemment sont remontés comme des coucous explique que c'est assez le nec plus ultra de la modernité commercial mais il faut qu'on mène la bataille c'est une bataille d'opinion en fait c'est une bataille de mobilisation est ce que tu proposes sur l'article bon c'est formidable c'est référendum d'initiative populaire il faut la mener ça va être dur mais il faut l'amener tout ça va être d'autant plus dur que d'abord il ya l'application provisoire et ensuite vous avez vu quand paul magnette et les wallons se sont levés contre le ceta ils ont pris une branlée avec des gens qui les ont menacés on l'a même menacé de supprimer les fonds structurels européens on en était là quand même donc ça a été une bataille difficile mais on a encore une petite fenêtre de tir sur le ceta je reviens pas ça a été très bien dit mais il n'y a pas seulement ce qu'il ya dans l'accord il ya aussi tout ce que les institutions européennes ont fait à côté pour permettre que le ceta advienne je vous prends un exemple qui est passée totalement inaperçue au moment où y finaliser le ceta il y avait au parlement européen une directive sur les hydrocarbures et on voit arriver dans cette directive un truc trop bizarre qui en augmente les quotas d'énergie issu des sables bitumineux bizarre et en fait on se rend compte qu évidemment les canadiens c'est eux ces gaz de schiste et sa bitumineux et donc sans être dans l'accord lui-même dans l'accord vous avez même une déclaration préalable qui dit on va tout faire pour le climat c'est super coq 21 mai dans le même temps on modifie des textes ou de fait nos normes sont en train d'être rabaissés donc c'est ça le danger c'est que votre vision sur tout alors après le combat pour demain il yal c'est à l'assemblée nationale mais à tout le reste le vietnam s'est déjà négocié il est signé on n'a évidemment pas eu accès au mandat de négociation le geste avec le canada c'est quasiment en train d'être signés ça va se passer avec ratifié je veux dire c'est quasiment ratifié puisque ça va arriver au parlement européen là avant la fin 2018 je pense gestas avec le japon après vous avez le mercosur là les négociations sont un peu englué parce que en gros le maire ressources avec l'amérique du sud c'est en échange de la viande contre des voitures donc nous on exporte des voitures et les brésiliens nous exportent leur viande dont on sait que parfois sarcelles quand même un certain nombre de risques comme vous savez mais moi je trouve que l'accord le plus délirant dont on parle pas du tout dans les journaux qui est le plus emblématique de la folie du libre-échange aujourd'hui c'est d'accord avec la nouvelle zélande et l'australie pourquoi quelles sont les principales productions de l'australie et la nouvelle zélande c'est les ovins et le lait est donc on est en train de négocier une augmentation des quotas d'importation de lait australiens et des élèves nés en europe qu'est ce qui se passe en europe il ya une crise de surproduction laitière les éleveurs sont en train de crever parce que le prix du lait a baissé drastiquement et donc à quoi aboutir et la signature d'un tel accord c'est à tuer tous les éleveurs laitiers en europe et singulièrement en france parce que là on est très touché c'est d'autant plus délirant qu'on peut que ce qu'ils disent oui mais ça sera un accord de développement durable comment expliquer que l'intensification des nains que dégoût négociations commerciales avec des pays qui sont à dix mille kilomètres de l'europe en termes d'empreinte carbone même c'est juste du délire donc nous nouvelle-zélande et australie on n'en parle pas mais moi je pense qu'on se mobiliser parce que c'est illustratif et dans la campagne des européennes il faudra le faire 2 du système totalement absurde dans lequel on est arrivé à dire que on en vient à privilégier des haches des échanges avec des pays très éloignés pour des produits que l'on fait nous en europe avec des gens qui est déjà tire la langue pour s'en sortir donc là bien sûr surtout cet activisme débridé en matière de commerce internet international il faut une mobilisation sans précédent cette mobilisation elle est possible elle est possible chez les parlementaires se soient nationaux ou européens elle est surtout possible dans les profondeurs de la société parce que quand on rentre dans le détail et qu'on explique aux gens les conséquences que cela peut avoir pour leur santé pour les services publics pour l'alimentation pour l'idée même qu'on se fait de la décision politique les gens ils sont sensibles et donc moi je pense qu'il faut prendre notre bâton de pèlerin même si c'est pas très laïc comme expression dans les mois qui viennent pour sensibiliser les populations essayer d'accrocher les médias sur cette question et faire de la campagne européenne 1 combat contre les partisans du libre échange intégral je pourrais rajouter mais j'ai pas le temps que c'est la même chose dans les traités qu'on est en train de signer avec les pays africains ou en trop en gros les pies complètement en échange en échange de 2 des deux financière je peux vous en je pourrais vous en parler parce que je je supervise actuellement les accords que la jordanie le maroc la tunisie et les pays d'afrique noire qui sont piller tranquillement sans qu'on dise rien je pourrais vous parler des accords de pêche où c'est à peu près pareil bref c'est un sujet essentiel qui permet en plus une critique intelligente rationnelle de ce qu'est en train de faire l'union européenne aujourd'hui on peut gagner des batailles mais pour ça faut être mobilisés je ne doute pas un instant que vous en tout cas vous le soyez on a maintenant une grosse vingtaine de minutes pour débattre poser vos questions alexandra va passer essayez de faire des questions pas trop longues comme ça on peut en passer plusieurs et puis a vraiment une discussion tous ensemble bonjour est ce qu'il existe dans ces traités la possibilité pour les états de façon réciproque de porter plainte contre les multinationales lorsqu'elles menacent je reprends le texte leurs attentes légitimes non question suivante est-ce que je suis un petit peu surprise que vous disiez que c'est si difficile de sortir d'un traité alors qu'on voit des exemples constamment d'état qui dénonce un traité qui en sortent donald trump a dénoncé l'accord avec l'iran il en est sorti comme il a voulu la norvège elle n'a pas voulu appliquer l'euro alors qu'elle fait partie de l'union européenne les bambins ils ont pas l'euro alors excusez moi mais il ya des pays de l'union européenne qui n'ont pas l'euro et on fait un référendum la suite je confondais avec la suède et puis là au mois de juin on a vu l'allemagne l'italie décidé qu'il n'accepterait plus les migrants alors qu'ils avaient signés schengen donc ils sont sortis de schengen ne s'est passé très facilement et il m'a pas semblé que ça posé tant de problèmes que ça on décide de dénoncer un accord et on en sort je suis un petit peu surprise que vous disiez que ce soit si difficile bonjour je suis philippe militants de marseille moi j'ai un retour d'expérience à faire avant de poser ma question j'ai fait j'ai travaillé en centrales d'achat et en import export et jeux que j'ai vu moi est ce que j'ai vécu c'est qu'avant il y avait déjà qu internationaux qui favorisait des pays comme le pérou le bangladesh où ça ça a été une volonté à celle cinéma je suis arrivé en retard je voulais venir plus tôt mais j'ai pas tout suivi ce que bâtit la tradi mais oui oui j'ai pas tout suivi ce que matt il a dit je suis désolée d'être arrivé en retard mais il ya il ya il ya un truc c'est une volonté un j'ai vu que avant la chine on ne pouvait pas apporter de céramique on ne pouvait pas apporter de porcelaine le textile était soumis à quotas à licence tous les produits étaient vraiment surveiller le que ce soit les métaux par exemple même pour la corée il y avait plein de quotas de licence tout ça est tombé sur la volonté de monsieur clinton et monsieur chirac qui ont fait rentrer con ou la volonté de faire entrer la chine dans le gatt omc et par rapport à ça je comment peut-on ont buté et revenir en arrière maintenant et j'entendais monsieur morel qui est parlé de la nouvelle zélande par exemple avant n'importait pas de gigot d'agneau de nouvelle zélande c'est monsieur mitterrand qui a fait péter le rainbow warrior et ça a été les compensations et on peut plus revenir en arrière maintenant on va pas dire la lgv est jeune on en fait plus de votes radio c'est pas possible je vois pas comment on peut faire donc j'aimerais avoir un esprit une explication un peu plus approfondie de comment on peut dire non maintenant il revenir un peu sur les choses un peu plus posé non c'est le tour d'une femme maintenant merci de me donner le micro moi une question sur l'om s'est donc tous les traités dont on a parlé ce matin découle des premiers accords qu on appelait donc gâtés ensuite au mcs que l'om c'est existe toujours ou est ce qu'elle est vraiment disparu je n'entends plus parler des conférences qui avait lieu tous les deux ans à l'om c'est est ce que vraiment maintenant on en parle plus est ce que ces disparus très très brièvement tout à l'heure il a été fait allusion aux cas de figure on en dira ce qu on en pensera de ce gouvernement italien en l'occurrence par rapport à ce qui se décidera sur le ceta qu'elle peut être éventuellement le levier disons favorable positif intéressant qui peut découler de la position supposée du gouvernement italien une question naïve si un état dont perdre leur d'un arbre d'un arbitrage est ce qu'il peut dire non je paierai pas les indemnités que vous me demandez oui bonjour jean louis goût de 20 moi j'aimerais comme vous l'avez comme vous l'avez évoqué la philosophie générale de l'europe des ça dès sa création c'est finalement aussi un projet culturel et dans vous avez pas évoquer bien évidemment toute la dimension de l'exception culturelle que la france a défendu pendant de nombreuses années et qui me semble un bien commun comme l'eau comme la santé et comme d'autres d'autres éléments des cercles des services publics donc je crois que au cours de cette de cette campagne électorale on aura une bataille culturelle a mené fondamental pour affirmer ce qu'on a développée dans l'avenir en commun première un quart d'heure d'autres questions s'il nous reste du temps très vite l'om c'est existe-t-il encore non en fait pourquoi parce qu' un certain nombre de grands pays émergents et je pense notamment à l'inde ont fait échouer la plupart des négociations puisque il s'estimait à juste titre ou non lésés par ces accords donc en fait on parle depuis tout à l'heure d'accord vous avez bien compris bilatéraux si l union européenne avec des pays si on était dans le cadre du multilatéralisme de l'om c'est ce serait des accords globaux qui avaient des inconvénients mais aussi des avantages donc aujourd'hui l'om c'est ça fonctionne plus à tel point que parce que j'ai oublié de parler de quelque chose qui me semble totalement décisifs dont les français connaissent pas l'existence et qui épaulent le truc le plus grave est en train de se passer c'est qu'on en train de négocier en suisse en secret un accord général sur les services qu'on appelle le tease à ses 50 pays qui négocient vous avez vous avez toute l'union européenne les états unis le canada enfin le japon et qui vise à la libéralisation générale de la plupart des services incluant l'éducation la santé les services de l'eau etc alors là pour le coup c'est négocié en secret parce que c'est pas une négociation officielle c'est 50 pays qui se disent amis des services est comme ça que ça s'appelle et le teaser va s'inviter à mon avis dans le débat public dans les années qui viennent parce que là c'est c'est un accord qui est explicitement voulue par les multinationales façon vous savez dans un accord de libre-échange moi je m'étais renseigné une fois parce que c'est très dur d'avoir des infos mais comment font les négociateurs parce qu'après tout les négociateurs ils peuvent pas être des champions partout ils consultent des acteurs socio-économiques et j'avais demandé des statistiques sur le site à 93% des acteurs concernés s'étaient des grosses entreprises c'est-à-dire de type 4 40 il restait 2 % de pme et le reste c'était des experts des politiques et des ong tout ça donc voyez oui à peu près le déséquilibre dans le rapport de force ça c'est le premier point sur le mcc premier point deuxième point sur ce qui a été évoqué sur par monsieur vous disiez avant avec le pérou il y avait désaccord en fait ces accords étaient ce qu'on appelle asymétrique et progressive asymétrique c'est-à-dire que l'europe assumer le fait qu' on allait aider le pays contractants en l'occurrence le pérou est donc lui accorder des bénéfices commerciaux parce que ça permettait qu'il se développe économiquement et progressive parce que ça voulait dire que comme nos règles sont très différentes on leur laissait le temps on l'a c'est en leur administration alors règles commerciales de se mettre progressivement aux normes européennes aujourd'hui c'est plus le cas et on se bat à nos les parlementaires européens pour qu'ils en soient encore ainsi parce que j'ai pas on est en train de quand on négocie avec un pays comme la guinée conakry le ghana ou même même le maroc évidemment si on leur impose c'est la tentation de la commission on leur dit on est prêt à échanger avec vous mais il faut vous libéralisé votre marché agricole oui bien ce que ça veut dire la libération d'un marché agricole dans des pays africains qui sont ruraux à 80% et qui sont essentiellement une agriculture vivrière c'est à dire que tout bonnement on arrivera à tu es tout le tissu local dans ces pays donc il faut des accords asymétrique et progressif avec un certain nombre de pays sur la chine la situation est un peu plus complexe parce que en réalité l'union européenne est le seul continent qui refuse obstinément de se protéger même la chine se protègent la chine augmente ses droits d'importation met en place des règles administratives qui sont très compliquées pour les entreprises européennes l'inde par exemple elle c'est autre chose ou par exemple de michelin veut importer des pneus en inde et les indiens multiplient des tests mais ils font des tests tous les trois mois pour empêcher en gros les entreprises européennes d'exporter leurs pneus en inde je vous parle même pas des états unis qu un arsenal protectionnistes hyper important l'union européenne obstinément refuse de se défendre on a une petite victoire mais là aussi parce que le problème de l'union européenne c'est comme un paquebot c'est si vous voulez faire bouger de 3 cm il faut prendre un an et s'y mettre à plusieurs quand je dis plusieurs c'est une centaines d'eurodéputés mais on a fait bouger deux trois trucs là on a changé la législation sur la protection des investissements étrangers notamment pour empêcher des pays d'investir dans des secteurs stratégiques pour l'union européenne l'aéronautique tout ce qui est les ports etc bon avec plus ou moins de succès mais en gros je protège pas donc forcément on donne des armes à la chine qui elle en effet sur la céramique ses locks et délirant ce qu'ils exportent en europe près de 80% des céramiques aujourd'hui mais en revanche il nous oblige nous à passer par les fourches caudines des règles très compliqué quand on veut exporter la céramique par exemple de limoges qui est les clichés partie de l'excellence française donc de ce point de vue là il ya une impossibilité totale sur la question la première question qui disais mais pourquoi un état peut pas sortir d'un traité commercial parce qu'il a signé un traité en l'occurrence c'est le traité de lisbonne qui part du principe que et bien la politique commerciale est une compétence de exclusive de l'union à quelques exceptions près donc ce qu'il faut exiger donc ce qu'il faut exiger ce qui est très important très important c'est que tous les accords commerciaux continuent d'être mixtes c'est à dire qui est un double niveau de ratification la rectification au niveau européen la ratification au niveau du parlement national comme ça ça permet quand même d'avoir plusieurs garde-fous et que les opinions publiques soient au courant parce que là je vous parlais de la négociation que la nouvelle zélande et l'australie qui peut avoir des conséquences dramatiques pour un serbe pour nos éleveurs et même un certain nombre de nos industriels personne n'en parle personne ne connaisse d'accord et si on en reste à l'étang l'état il sera voté au parlement européen négocié par le conseil la commission et après on en parlera plus donc c'est ça qu'il faut exiger en termes de transparence démocratique enfin dernière question sur l'italie aujourd'hui le gouvernement italien a annoncé son intention de ne pas ratifier le ceta je ne sais pas si c'est une démarche de négociation ou s'ils le feront vraiment mais je vais vous dire ça sortira pas de cette salle mais tout ce qui est pris est bon à prendre s'il s'agit de faire échec à un tel traité c'est bon à prendre bien des choses sur trump là aussi on a été d'une faiblesse insigne contre up décide que toutes les entreprises négocions avec les rangs se seront seront sanctionnés l'union européenne aurait pu dire nous ok on négocie plus en dollars en négociant en euros et on continue qu'on a commencé parce que je rappelle quand même que la levée d'un certain nombre de sanctions et l'accord avec l'iran c'est l'europe qui l'a voulu et c'est l'europe qui l'a poussé et il avait raison parce qu'il fallait dans le cadre d'un rééquilibrage global dans la région une position équilibrée entre les puissances unités les plus anti chiites le fait d'avoir cédé à trump est d'avoir un président en l'occurrence macron qui disent bas je peux rien faire par rapport aux entreprises françaises je peux même que leur conseiller de quitter le territoire iranien c'est une honte un scandale surtout qu'on avait des armes dans la négociation parce que quand trump a augmenté les droits sur l'acier européen et menace aujourd'hui de taxer les voitures notamment c'est ce qui fait flipper les allemands on a totalement des moyens de rétorsion l'union européenne c'est un marché de 500 millions c'est le premier marché du monde on a les moyens mais encore faut-il vouloir le faire et pour l'instant nous sommes au milieu du gué en très rapidement pour permettre une nouvelle série de questions l'italie effectivement annoncé le gouvernement italien a annoncé qu'il ne voulait pas ratifié le ceta mais dans le cadre du traité de fonctionnement de l'union il faut non seulement qu'il ne le ratifient pas mais surtout qu'il signifie manière officielle à la commission que l'italie dans la possibilité définitive de ces pratiques de faire cette ratification donc il faut qu'il y ait une démarche positive de l'italie au conseil et au conseil par la commission au conseil donc ça veut dire que non seulement le gouvernement devra aller plus loin que sa simple déclaration de dire qu'il ne ratifie pas il faut aussi qu'ils fassent une démarche ce qui n'enlève pas derrière ce qu'a dit tout à l'heure mathilde le combat politique qui consiste à une fois qu'il y à un état qui a dit qu'il ne ratifierait pas à exiger la fin de l'application provisoire parce que moscovici est bien aimable de prendre ce genre de position à l'assemblée nationale en disant que ce sera une application provisoire définitif sauf qu'il va directement à l'encontre de l'instrument qui est attachée à eau c'est à lui-même qui est la déclaration du conseil dans lequel il est dit explicitement que dès lors qu'un état refuserait de ratifier la ratifient kla l'application défi de l'application provisoire s'arrête donc y compris le commissaire et là on voit la difficulté du combat politique à mener y compris le comice r dit le contraire des positions officielles de la propre commission à laquelle il appartient sait on en est on en est là donc ça veut dire que le combat politique il est il est de toute façon à mener quand bien même l'italie irait au terme de ce qu'elle a dit qu'elle ferait mais qu'elle n'a pas encore fait 1 voilà donc on n'est pas ou n'est pas encore sorti des ronces l'exception culturelle bon bah je vais être rapide en fait n'existe pas dans les accords de libre-échange donc les choses sont assez évident vu c'est à dire que tous les la culture c'est un service donc ça fait partie du chapitre libéralisation des services les seules choses qui lie à ce sont effectivement les réserves qui peuvent exister sur certains c'est une certaine diffusion de biens culturels et qui existent par exemple dans le ceta du côté canadien par exemple puisque les canadiens sont très attachés par exemple à leur langue ils ont une langue minoritaire qui est le français canadien au québec est donc là dessus ils ont mis un certain nombre de réserves pour le reste concernant le sénat et concernant d'une manière générale l'ensemble des accords de libre-échange l'exception culturelle n'existe pas donc ça c'est quelque chose qui est qui est un combat extrêmement important qu'effectivement on avait commencé de mener qu'il faut c'est véritablement quelque chose d'important parce que ça c'est c'est directement une menace pourquoi un état paye quand il est condamné finalement c'était la question quand il est condamnée par par des arbitres alors il ya plusieurs on peut essayer de trouver plusieurs réponses à ce genre de choses mais la première chose à dire c'est que qu'est ce qui se passe c'est un détail mais taipeh pas réponse juridiquement rien ou pas grand chose parce que finalement il n'existe pas de police internationale il n'existe pas de huissier un camp nou on paye pas on nous saisit un huissier qui vient qui sait il compte en banque la voiture si on en a une les meubles et machin ça n'existe pas en droit international ce genre de choses là bon donc qu'est ce qui se passe si un état ne paye pas bah pas grand chose sauf que ainsi temps en temps peut saisir un bateau des choses comme ça mais ça veut dire que la vraie question est de savoir pourquoi ils payent alors par exemple dans l'exemple qu'elle a donné tout à l'heure qui a été donnée sur les pays d'amérique du sud qui ont été condamnés dans le cadre des affaires sur l'eau notamment le prix maximum de l'eau pourquoi l'argentine a lâché 600 millions de dollars et bien et qui encore 600 millions de dollars autres qui attendent et bien tout simplement parce qu'elles étaient condamnés dans le cadre d'un accord qui s'appelle le cirdi c'est le centre international de règlement des différends sur l'investissement qui est le bras armé de la banque mondiale et que dès que la banque mondiale prête de l'argent elle oblige l'état à consentir la juriste à la juridiction du cirdi donc c'est la raison pour laquelle sans aucun doute l'argentine a payé pourquoi l'équateur ça a été dit tout à l'heure a lâché finalement 1 milliard 200 millions de dollars pour indemniser occidental petroleum et bien à raison de 100 millions de dollars par mois toute l'année dernière et bien parce que elle s'est probablement dit que si l équateur s'est probablement dit que s'il ne le faisait pas et bien derrière il y aurait des entreprises pétrolières qui ne reviendrait pas exploiter le pétrole or l'équateur n'a peut-être besoin et s'est arrêté d'envoyer à ce genre de considérations on peut aussi se dire pourquoi est ce que les étapes est peut-être que derrière ils craignent un certain nombre de rétorsion soit des entreprises transnationales elle-même et plus fatalement des grands états qui les soutiennent par exemple les états unis par exemple sur tous les états unis cee auquel on pense de la manière en premier parce que ce sont effectivement les plus cohérents dans les rétorsions on en a vendu quelques allusions à sa as a récemment mais ça veut dire aussi que si l'allemagne est condamnée dans le cas de la sphère vattenfall parce qu'elle a décidé de sortir du nucléaire et que va-t-elle fall qui procédait deux centrales nucléaires obtient les quelques 3 milliards d'indemnisations qu'elle demandait pourquoi l'allemagne paiera et là c'est au futur c'est pas au conditionnel mais tout simplement parce qu'elle a consenti à payer avant c'est à dire que a consenti aux traités internationaux qu'ils disent oui si je suis condamné je paye donc le l'enjeu devant lequel on est c'est que certes si jamais le mécanisme d'arbitrage devienne réalité nous aurons on se retrouve ici deux ans après et on refait une campagne sur on ne paye pas on ne lâche pas l'argent etc on peut faire ce genre de campagne et ce sera une campagne à mener si jamais ça arrive mais autant éviter d'en arriver là et donc autant mener la campagne maintenant avant que le mécanisme le mécanisme d'arbitrage soit mise en place on va prendre quatre dernières questions du coup finir je voudrais savoir s'il existe déjà enfin si c'est prévu des accords de libre échange entré dans l'un des enfin avec l'inde et la chine notamment sur le textile parce que enfin quand on connaît déjà le scandale humain sanitaire écologique que l'industrie du textile produits fins jours et ça doit justement si si c'est prévu ou pas merci on a bien compris que dans les échanges internationaux ce sont les rapports de force qui donne du poids qui qui peuvent permettre d'aboutir la par rapport à la les cas la puissance économique européenne qui est il me semble encore la première au monde pour le moment c'est peut-être pas pour longtemps mais c'est encore le cas qu'est ce qui fait que le courage politique au niveau européen ne soit pas affirmé justement pour accéder pour axe actionner ce rapport de force alors moi au vu des positions que j'ai entendu notamment frédéric et emmanuel maurel qui rappelait que roberge jean monnet aucun mot n'est n'avait pas toujours des positions très politiquement correct sur la démocratie au sein de l'union européenne mais je vais pas j'ai pas surinterpréter non plus quelle serait pour vous la position adoptée dans le futur en face à l'union européenne est ce qu'elle est intrinsèquement mauvaise donc il faudrait peut-être songer à l'acquitter façon briques sites comme les britanniques ou est-ce qu'on peut la changer de l'intérieur si on y injecte je veux dire par les élections et démocratiquement un peu les technocrates ultralibéraux qui la gangrène de l'intérieur à tous les trois la dernière question merci c'est une femme christiane gosse que que pardon que savez-vous exactement de la validité de la thèse dominante mondial sur le réchauffement climatique je suis personnellement une klimato réaliste j'ai travaillé pendant 40 ans au cnrs sur cette question et je sais par exemple quand il a fait plus chaud qu'aujourd'hui il y à 130 mille ans le sahara n'était pas un désert ceux qui ne parlent pas une catastrophe et à propos des contre vérités que l'on tendrement climatique vous avez certainement entendu parler de la mort de la grande barrière de corail qui se tue qui meurent grâce à en raison du réchauffement climatique est bien la grande barrière de corail il ya 130 mille ans était plus élevé de six mètres aujourd'hui ce qui était le niveau marin moyen mondial mais la grande barrière de corail de corail meurent parce que tout être vivant à des prédateurs là il ya une étoile de mer rouge dont j'ai oublié le nom et cette étoile de mer rouge a aussi un prédateur qui est un bulot qui produit une nacre extraordinaire les bulles ont été pêchés draguer tout ce que vous voulez il y en a plus d'ong l'étoile de mer rouge se régale à bouffer le corail et voilà pourquoi la grande barrière de corail meurt pas à cause du réchauffement climatique à cause de l'imbécillité humaine je suis parfaitement écologistes je viens de m'offrir une voiture électrique parce que j'en ai marre de bouffer du pétrole mais donc moi je me dis comment se fait-il qu'on diffuse et qu'on colporte une théorie qui qui n'est pas affirment être qu'ils paient pas solide il faut protéger l'environnement il faut être réaliste là dessus mais il vaut mieux être informé merci oui alors sur les questions un jean et c'est effectivement il ya des négociations qui sont qui sont dans les tuyaux qui ne sont pas du tout facile parce que les négociations avec l'inde sont notamment difficile sur la question de la propriété intellectuelle et sur la question extrêmement dévastatrice pour nous qui est celle du commerce transfrontières et notamment le commerce transfrontières qui passent par internet on a des prestations de services c'est dans le jargon c'est le mode 4 2 de l'om sait on à des prestations de services transfrontières qui sont en provenance de l'inde et qui sont notamment dans le domaine du calcul mathématique informatique etc ou les indiens sont très performants à des salaires extrêmement bas et ce genre de choses est très problématique les accords là-dessus n'avance pas sur la chine il y à un accord bilatéral sur l'investissement dont il est question c'est à dire que officiellement la rédaction d'un mandat est en cours voilà c'est tout ce qu'on sait puisqu'on est dans le truc le plus non transparent n'insiste pas sur ce qui a été raconté sur la non transparence tout à l'heure à propos de la question du courage politique qui n'existerait pas au niveau de l'union européenne pour pour actionner les rapports de force je crois que la question ne se pose absolument pas du tout comme ça je pense que nous avons des dirigeants des dirigeants de l'union européenne qui sont qui résonne dans des termes qui nous paraissent à nous totalement exotique et baroque mais qui qui qui sont les leurs et qui comporte la cohérence suivante ils voient non pas l'union européenne comme un territoire avec des gens ce que nous l'union européenne ou la france ou l'italie ou l'allemagne et c'est à ce que nous on a tendance à voir nous on milite sur un territoire avec des gens c'est on fait la politique pour ça l'union les dirigeants de l'union européenne voit des entreprises qui ont des chaînes de production et des chaînes de valeurs internationales dans lesquelles elles considèrent que leur leur but leur travail pour l'union europe pour la commission européenne ça consiste à faire en sorte que ces entreprises transnationales puissent avoir accès aux marchés partout et donc à partir du moment où elles ont assuré par des accords de libre échange l'accès au marché des entreprises qui par ailleurs une chaîne de production qui va de la chine jusque dans l'union européenne en passant par la thaïlande etc etc elles ont elles considèrent avoir fait leur travail c'est à dire elles sont sur cette idée qu'il y à des entreprises transnationales qui sont des entreprises à proprement parler européenne ce qui déjà en soi elles disent nos entreprises ce nom est déjà complètement délirant et elles sont dans l'idée que ces entreprises quand elles font des bénéfices parce qu'elles ont accès à d'autres marchés elles vont redistribuer ces entreprises ces entreprises vont redistribuer leurs profits sur les populations locales est ce qu'on a déjà vu une entreprise transnationale redit ce faire retomber en pluie d'or les profits qu'elles font à l'étranger enfin c'est des choses qui n'existent pas mais on est sur cette espèce de 2,2 de l'idéologie on va dire qui est proprement parler une logique néolibérale qui est explicitement affirmé et je vous invite alors tout à l'heure on vous a parlé de lire du dumonet là je vous invite à lire des choses qui sont beaucoup moins rigolote et surtout il faut pas avoir il faut ou alors vous lisez quand vous avez des insomnies c'est parfait c'est la littérature de la commission de l'union et notamment eu 20/20 qui est la feuille de route c'est pas très long qui hélas oui oui c'est pas très long c'est en français c'est même pas obligé de lire en anglais et vous verrez ce genre de raisonnement alors tenus dans ce jargon absolument incroyable mais on est dans ce genre de raisonnement c'est à dire on est dans une conception de la politique ou la politique ce n'est plus satisfaire l'intérêt général de population sur un territoire mais d'entreprises dans le monde entier voilà on en est là et c'est pour ça que en fait on a des dirigeants politiques au niveau de l'union européenne en tous les cas mais pas seulement à leurs niveaux qui sont radicalement est strictement incapable de répondre aux exigences des populations et j'en arrive tout naturellement à la question qui est la question redoutable du moment où l'âge abandonne tout mais casquette je ne représente ni mon association ni personne ici que moi je le dis parce que sinon je vais faire taper dessus je donne que mon opinion mon opinion donc j'ai bien je me suis dit aborder là je croise à vabre est la suivante tournerait bien compris l'union européenne n'est pas et formats bhl et il n'y a pas d'autre moyen à un moment donné de faire péter le cadre institutionnel mais j'ajoute tout de suite que sortir de l'union européenne pour sortir de l'union européenne pour moi n'est pas un programme ce puisque il ne me serait complètement et radicalement inutile de continuer la même chose dans le cadre national je vois pas ce que ça changerait et les britanniques en font l'expérience qui ne sont plus dans l'union européenne afin qu'ils ont vocation à ne plus l'être on verra pas encore dit mais enfin qui ont vocation à ne plus l'être dans l'union européenne mais qu'ils auront les mêmes politiques libérales punitive il ya au moins on est sûr de ça à 200% malheureusement pour eux donc c'est pas la peine de se fatiguer à péter ça si derrière c'est pour faire la même chose et donc pour moi si le syli à un programme mais encore une fois je dis pour moi c'est quelque chose qui est profond débat demandé battue je peux en témoigner au sein d'une association au sein du mouvement social je suppose au sein de l'es6 mais ça je suis mal placé pour en parler mais le je suis vraiment pour dire qu' il y a maintenant une nécessité à faire en sorte de se sortir de ce piège la question stratégique de savoir est ce que dans les élections on met en avant la sortie où on met pas en avant la sortie est une question sur laquelle j'aurais pas la prétention de prononcer parce que ça ensuite les élections aussi sa semaine en fonction de considérations politiques sur lesquels là j'ai pas me prononcer en l'occurrence mais sur le fond je crois qu'il est complètement indispensable de sortir de ce type d'institution tout simplement de le faire tant qu'il est en tort encore temps de le faire à des conditions dans lequel nous pourrions imposer quelque chose avant que ce soit d'autres forces politiques qui sont à l'opposé qu'ils le fassent pour nous et dans des conditions qui ne seront pas les nôtres et qui ne seront nécessairement palais mais voilà sur l'inde et la chine c'est un petit peu différent l'un d'eux je pense qu'on n'arrivera pas avant longtemps au moindre accord parce que c'est un pays qui d'ailleurs ça se respecte qui plébiscite le protectionnisme d'ailleurs c'est assez partagé par la majorité des indiens et qui n'a pas du tout l'intention de rentrer dans d'autant plus que leur priorité à eux c'est plutôt l'autosuffisance c'est un pays énorme avec tellement de gens que de que de l'accroissement du politique de commerce extérieur donc je pense ça n'avancera pas la chine on a un autre problème la chine a adhéré à l'om c'est il avait 15 ans pour se mettre aux normes du commerce international la difficulté pour nous c'est qu'évidemment ce n'est pas la chine n'est pas une économie de marché alors vous allez dire pourquoi pas sauf que faut voir comment c'est vraiment le capitalisme sauvage en même temps quoi donc y compris sur les questions sociales et environnementales et donc est donc là aussi va effet être très vigilant je sais que la seule négociation en cours aujourd'hui avec la chine c'est sur les investissements éventuellement un traité d'investissement à suivre mais enfin c'est dans les deux ou trois années à venir sur la question rapport de force je pense déjà il faut bien comprendre que chez les élites européennes que ce soit la commission au conseil même si au conseil c'est des gouvernements c'est quand même des gens qui sont élus il ya une sorte de religion est le que ce que je vous disais libre-échange concurrence libre et non faussée marché libre ça n'est pas du ressort de la réflexion rationnelle on est dans l'autre chose on est dans le dogme est d'ailleurs très souvent moi quand j'ai intérêt j'interroge la commissaire mal stream est une femme intelligente une suédoise mais très libéral à la fin elle s'énerve et 10 mai mais le libre échange c'est bien monsieur morel enfin je lui dis mais pourquoi dites moi pourquoi elle dit mais c'est bien parce que c'est bien parce que c'est bien parce que c'est bien donc on est on est et je caricature pas je pense que c'est vraiment du domaine de la foi et c'est très difficile donc il faut que nous menions une bataille culturelle avec des arguments rationnels ce qui compte c'est quand même convaincre les populations les opinions parce que là où je suis pas tellement d'accord c'est que je les ai vus sur le taffetas même les plus favorables aux taffetas quand ils ont commencé à voir que chez eux il y avait des manifestations des gens qui envoyait 5000 mail alors député qui les attendaient la sortie de leur permanence qui faisait des happenings des événements et tout ça ils ont commencé à flipper parce qu'un dirigeant politique certes il prend en compte les intérêts des multinationales et des lobbys patronaux parce que c'est souvent comme ça que ça se passe enfin il prend aussi normalement un peu en compte la pression populaire sauf qu'il faut qu'elle est ne relâche jamais c'est ça la difficulté c'est de construire des mobilisations en continu mais moi en tout cas c'est je pense c'est comme ça qu'on construit un rapport de force je fais le lien avec l'autre question on n'a pas tout essayé quand même [Musique] pour essayer de l'infléchir les politiques européennes moi je pense qu'il faut passer à un stade supérieur qui est le stade de la menace quand je dis ça à mes camarades socialistes vous imaginez bien que la moitié déjà évanoui mais mais mais ça c'est une conviction que j'ai depuis longtemps moi je pense qu'il faut d'abord assumer le fait de désobéir la france est un grand pays de toute façon s'il n'y a pas la france ira pas l'europe donc après c'est un débat qu'on aura entre nous mais je pense faut assumer de désobéir désobéir par exemple sur cette rive et rabelais la directive travailleurs détachés désobéir sur un certain nombre d'amendements qu'on est obligé de payer parce que la cour de justice j'aurais bien voulu parler de la cour de justice parce que c'est le bras armé en réalité du marché dans l'union européenne et c'est quelque chose dont on parle jamais désobéir à certaines décisions bref assumer un rapport de force assumer que là ce qu'on craint plus la colère des peuples que les soubresauts des agences de notation ou des marchés et donc remettre la question de la souveraineté populaire au coeur de cette campagne ça me paraît totalement fondamental et je crois pas que ça soit paumé je pensais quand même des exemples où ça peut fonctionner pourvu que on est sept volontarisme et qu'on baisse pas les bras enfin sur la dernière question moi je bosse je tiens je connais tes arguments sur réchauffement climatique je suis pas sûr d'être totalement convaincu ce que je sais en tout cas pour revenir au libre échange c'est que l'instant l'intensification sans fin des ces gens des échanges commerciaux avec des pays lointains produit de la pollution produits d'empreinte carbone détestable et surtout le plus dangereux finalement abouti en terme de normes notamment normes sanitaires normes alimentaires un abaissement continue de la qualité qualité des produits aussi bien des produits qu'on mange que des produits qu'on consomme comme médicament que même des produits industriels parce que si il suffirait de comparer l'acier chinois à lhassa l'acier européen pour voir de quoi on parle donc là dessus dire que le libre-échange généralisé aujourd'hui est une menace colossal pour l'environnement et le développement durable je pense que c'est une conviction elle avec elle vous pouvez par tirer comme conclusion d'abord un je vous remercie de m'avoir invité deux je ne doute pas qu'on se retrouvera dans des combats futurs et 3 je vous souhaite une bonne fin de l'université merci à vous tous merci manuel mercier à frédéric pour ce débat et je pense que vous voyez là donc se profiler le long combat qui arrive à venir que ce soit avec la on espère la non ratification au parlement français mais qui va faire l'objet d'un énorme combat les élections européennes dans lequel ça sera bien sûr un enjeu extrêmement fort et puis à quel point on voit bien on a parlé de dogme d'idéologie à quel point nous sommes arrivés dans un monde dans lequel le protectionnisme solidaire que nous prenons à la france insoumise et pour la première fois la solution de coopération au niveau mondial et c'est pour la première fois dans l'histoire du fait de l'urgence écologique la solution qui permet voilà de taxer les produits qui sont produits à 4000 km de l'au delà qui sont produits dans des conditions sociales déplorables interdire des produits qui sont fabriqués par des enfants donc nous avons du pain sur la planche et la première chose à faire c'est évidemment d'en parler parce qu'on le voit est bien là le le libre échange n'est pas du tout un quelque chose qui est abstrait loin de nous mais qui a des conséquences extrêmement concrètes dans nos vies donc nous aurons un travail de conviction énorme à faire dans les mois qui viennent encore merci à vous et merci aux intervenants [Applaudissements]