Juan Branco : « La France n'a rien fait pour empêcher mon enlèvement ! »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 13 %Attaque 69 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24ComplaisanteRéponse directe
Présentation de l'invité et contexte de l'interview
- 1:50OuverteRéponse partielle
Pourquoi le Sénégal vous poursuivait-il ?
- 4:36OuverteRéponse directe
D'où viennent toutes ces charges retenues contre vous ?
- 7:56OuverteRéponse directe
La France a-t-elle joué un rôle dans votre enlèvement ?
- 11:38OuverteRéponse directe
Comment qualifier un régime politique comme celui du Sénégal ?
- 15:29RelanceÉludée
Vous êtes rentré au Sénégal de façon légale, pourquoi avoir été arrêté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:35Fait
« Tout cela fruit de système d'exploitation et de pillage extraordinairement violent tenu par un pouvoir qui lui-même est entre les mains d'un certain nombre d'autres pouvoirs, notamment celui d'Emmanuel Macron en tant que évidemment prolongement de bien d'autres. »
- 3:16Chiffre
« Il y a eu 60 morts depuis mars 2021 dans le cadre de manifestation. Ce sont des tirs à balle réel qui sont intervenus pour essayer d'empêcher donc cet homme Ousman Sonko. »
- 5:15Fait
« J'étais l'avocat de Jean-Luc Mélenchon, j'étais l'avocat de Christophe Détinget, l'homme qui en tant que gilets jaune a dégagé un pont à main nue contre des gendarmes. »
- 27:14Fait
« Il y a sur l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest des mouvements qui tendent au coup d'état dans plusieurs pays après pays. »
- 33:39Fait
« Emmanuel Macron a décidé de faire prendre en otage son propre ambassadeur au sein de sa propre ambassade et ça a duré des mois de souffrance pour le personnel diplomatique français d'humiliation internationale. »
- 39:22Fait
« La position constante de la France, c'est en gros la position que l'on a théorisé sur un domaine, sur un sujet en particulier et que l'administration fait sienne et qui ne peut être changé qu'après tout un processus. »
- 41:57Fait
« Les relations de la France avec l'Afrique n'ont jamais été aussi mauvaise que c'est la fin de la France-afrique. »
- 44:32Chiffre
« Quelques centaines de soldats russes ont suffit à chaque fois pour sortir soit des forces armées entières, soit tout simplement un système de coopération que l'on avait mis en place. »
- 48:50Chiffre
« Il y a plus de 25 langues officielles au Sénégal. »
- 1:32:18non_speechFait
« Hanouna n'est qu'un employé et pas du tout une personne puissante comme on pourrait le penser. »
- 1:32:52non_speechFait
« Il y a une éviction de l'espace public qui est majeur mais qui est simplement lié au fait que je les ai tous attaqué d'un trait. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
He. Bonsoir à tous. Ravi de vous retrouver pour ce nouvel épisode des incorrectibles. Merci d'être toujours plus nombreux à nous suivre sur cette chaîne YouTube mais aussi sur la chaîne Les incorrectibles plus sur Player. Et c'est en effet grâce à vous et à vous seulement nos abonnés souscripteurs sur player qu'on peut vous proposer chaque semaine ces émissions. Alors pour cette nouvelle émission justement, je suis très heureux de retrouver un invité que j'avais déjà reçu et qui revient nous voir mais c'est surtout à l'occasion d'une interview exclusive puisque c'est la première qu'il accorde depuis quelques mois et un été on peut le dire qui fut éprouvant pour lui. Ran Branco, bonsoir.
Bonsoir. Merci beaucoup donc d'avoir accepté de revenir dans cette émission et puis nous accorder donc cette première interview donc suite à ces événements de l'été dernier. Je vous propose justement d'entrer immédiatement dans le vif du sujet et de revenir justement sur ces événements que vous avez vécu ces derniers mois. Donc on le rappelle, vous avez été arrêté le 5 août dernier par les autorités mauritaniennes et livré au Sénégal qui avait émis un mandat d'arrêt à votre rencontre. Nous allons donc essayer d'expliquer à ceux qui nous regardent ce soir cette longue histoire. D'abord, pourquoi le Sénégal vous poursuivait-il ?
Franco, nous j'ai fait le choix de défendre les hommes sans monde, c'est-à-dire des personnes qui aujourd'hui dans notre société se retrouve privé non seulement des moyens de production et de conditions de subsistance qui soient correctes, mais également d'un accès à à des denrées plus plus virtuels comme l'amour, comme la capacité socialisation, l'amitié, ainsi de suite qui les détruisent de l'intérieur. Ça m'a amené à défendre les gilets jaunes pendant de nombreuses années gratuitement. le convoi de la liberté, toute une série d'autres mouvements citoyens.
Julien Nassan, j'avance là et ça m'a amené donc au Sénégal défendre un homme, Ousman Sonco, qui représente l'espoir d'un peuple qui à 70 % est composé d'une jeunesse qui est désespérée, qui est dévastée par la mondialisation actuelle et qui s'est retrouvé dans des circonstances où on le voit, elle doit migrer de façon massive vers l'Europe, de plus en plus vers les États-Unis avec les débordements que l'on a vu ou que certains ont vu à New York par exemple où la ville n'arrive plus à les accueillir tant ils sont nombreux.
Tout cela fruit de système d'exploitation et de pillage extraordinairement violent tenu par un pouvoir qui lui-même est entre les mains d'un certain nombre d'autres pouvoirs, notamment celui d'Emmanuel Macron en tant que évidemment prolongement de bien d'autres. Et donc on se retrouve dans cette situation où les destins des peuples sénégalais et français sont liés sont liés à la fois par ce qu'ils se rencontrent factuellement par les mouvements migratoire qui amènent de plus en plus nombreuses cette jeunesse à la France mais également parce que ils sont chacun pillés par les mêmes maîtres.
Les mêmes maîtres s'abattent sur eux abattent leur violence sur eux et les répriment avec une violence extraordinaire lorsqu'ils essayent de s'émanciper. Ça a été le cas au Sénégal où il y a eu 60 morts depuis mars 2021 dans le cadre de manifestation. Ce sont des tirs à balle réel qui sont intervenus pour essayer d'empêcher donc cet homme Ousman Sonko qui est connu parce qu'il avait dénoncé un scandale de corruption et qu'il a été radié de la fonction publique à cause de ça et qu' est rentré en politique pour revendiquer sa son intégrité. Et bien cet homme que le système et en particulier la bourgeoisie de Dakar chercha moyens.
il a trouvé un peuple qui l'accompagne, qui le défend et qui est prêt à sortir, y compris sous la menace sous la menace des balles pour défendre ses idées et pour défendre son intégrité alors même qu'il a été entre-temps accusé de viol de de de corruption de la jeunesse, de toute une série en fait de faux éléments dans le seul but d'essayer de détruire sa symbolique. Mais peut-être que le le peuple sénégalais est plus mur que nous politiquement parlant. Il sait ceux qui sont de son côté. il sait qu'il doit prendre des risques pour le défendre et le préserver, y compris si cela coûte la vie.
En France, nous avons connu quelque chose de très similaire avec les gilets jaunes, un peu peut-être moins construit, structuré politiquement avec moins de figures qui permettaient de le protéger, de l'incarner et éventuellement transformer cette révolte en révolution. Mais il y a eu quelque chose de très similaire aussi avec des outils de maintien de l'ordre et aussi extrêmement violent, une répression elle aussi extraordinairement violente. Et donc cette expérience m'a amené de la France au Sénégal où il y a encore aujourd'hui près de 1500 prisonniers politiques que l'on est chargé de défendre.
Et dans ce cadre là, évidemment le pouvoir a réagi comme voilà parce que on va être précis si j'encrois la presse, vous étiez poursuivi pour rien moins que je cite attentat, complot, diffusion de fausses nouvelles et actes et manœuvre de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves, séjour et outrage à magistrat. D'où viennent toutes ces charges retenues contre vous ?
Oui, j'encours la perpétuité au Sénégal comme j'encours de très nombreuses années de prison en France du fait de mon engagement et je trouve que dans cette similitude là encore, il y a il y a une démonstration de la porosité en France je fais évidemment l'objet de bien des procédures qui cherchent d'une part à essayer de m'éliminer du barreau de Paris parce que j'ai défendu les principaux opposants à Emmanuel Macron qui soit d'ailleurs de de gauche ou de droite.
J'étais l'avocat de Jean-Luc Mélenchon, j'étais l'avocat de Christophe Détinget, l'homme qui en tant que gilets jaune a dégagé un pont à main nue contre des gendarmes qui s'étaient comportés de façon très correcte d'ailleurs sans monter en escalade en comprenant qu'il y avait un rapport de force qui avait été momentanément perdu et qui a été écrasé par la suite de façon extraordinaire violente par la Macronie. J'étais l'avocat évidemment d'autres figures de gilets jaunes assez nombreuses. J'étais évidemment l'avocat de Piotre Pavlenski aujourd'hui de personnalité comme Kemy Sebba.
Donc en fait, vous avez une sorte que veut votre peau quoi et de gens à droite comme euh Alexandre Juven Brunet, comme l'aviateur qui euh avec la banderole destitution s'est retrouvé lui aussi arrêté arbitrairement il y a quelques jours. Donc on représente une on représente une menace qui est qui est assez importante et je je ne le dis pas par fanfaronade encore hier dans la nuit alors que je rentrais chez moi, quelqu'un d'une vingtaine d'années m'interrom de façon assez agressive dans agressive dans la rue et commence à mal paguer en me reprochant un certain nombre de propos que j'aurais tenu en se disant absolument scandalisé par en gros mon existence.
Je sais pas si vous souvenez, il y a quelques mois, c'était la sœur de Gabriel Atal qui m'interpellait de cette façon et qui m'insultait et me menaçait et me disait "Tu vas voir ce qui va t'arriver en faisant explicitement référence à des procédures dont je faisais l'objet." Cette fois, c'était le fils d'Agè Buzin, un garçon de 20 ans qui visiblement touchait touché parce que nous avons mis le point sur des éléments qui sont particulièrement difficiles à entendre pour eux mais surtout dangereux.
Et c'est là où il faut qu'on ait conscience collectivement de la menace que l'on représente de par la liberté que l'on acquis notamment grâce aux réseaux sociaux et cette capacité à contourner temporairement et de façon limitée l'emprise qu'ils avaient sur les médias dans notre pays. Et bien cela les touche, je peux vous le dire très profondément au point où des membres de leur famille lorsque vous passez devant eux ne peuvent pas se retenir de venir vous voir pour vous menacer, vous pointer du doigt et vous dire de faire attention.
Donc évidemment évidemment que ce qui s'est passé au Sénégal est probablement la pure extension du combat que nous menons en France, non seulement d'un point de vue idéologique comme je le racontais jusqu'ici, mais tout simplement parce que il y a eu utilité et instrumentalisation de ma situation au Sénégal par les autorités françaises pour tenter de me faire emprisonner.
Rappelez-vous que si j'étais poursuivi au Sénégal, c'est parce que 48 heures avant le quais d'Orset publiquement annonçait qu'il me poursuivait parce que j'avais révélé que des agents français avaient participé à cette répression meurtrière contre le peuple sénégalais et il annonçait publiquement demander des poursuites au parquet le ministre la ministre des affaires étrangères explicitement 48 heures après mandat d'ar international émis par le Sénégal contre moi on voit la logique va peut-être paradoxalement par me faire l'avocat du dire mais c'est peut-être aussi ces autorités qui ont permis votre libération non plus tard Et j'ai suffisamment d'expérience notamment avec ma défense de Juan Nassange mais aussi d'un certain nombre d'autres dissidents et opposants dans des dossiers internationaux pour savoir comment fonctionnent ces appareils de pouvoir et comment ils utilisent justement ces coopérations internationales pour essayer de se débarrasser dans des pays tiers des personnes qui les mettent en difficulté.
Et donc je me suis rendu au Sénéal Malgré les menaces qui m'avaient été faites. J'ai a donné une conférence de presse parce qu'au même moment parce que c'est pas de la provocation ça. Au même moment venait d'être arrêté. Ousman Sonco, favori pour les élections présidentielles de février 2024 venait d'être arrêté. Vous savez pourquoi ? Pour vol de téléphone portable. C'est un communiqué de presse du procureur à Dakar qui l'accuse d'être une sorte de Romain Michel qui à un moment donné viendrait voler et pardonnez-moi pour évidemment pas stigmatisante mais dans le sens commun du terme.
Aujourd'hui quelques heures après face évidemment à la sidération que suscita ce communiqué on l'accusait de fait de terrorisme de complot d'attentat exactement les mêmes faits dont j'ai été ensuite accus arrivé à devenir son avocat et et conseiller on peut dire ça quoi. J'ai été sollicité par euh euh son pool d'avocat africain et notamment Sheikh Khuliba qui est un des plus grands avocats sénégalais qui a une réputation euh euh sur tout le continent parce qu'ils avaient vu mon action auprès d'un certain nombre de militants panafricanistes de premier niveau mais aussi aux Antilles dans le dossier des grands frères en Guyan auprès de trop violence.
On a un combat qui aussi est inquiétant pour le pouvoir en France parce qu'il touche à l'ensemble des bordures de ce qui reste de cette forme d'exploitation qu'a construit notre pays ces dernières décennies et qui le rend toujours plus détestable pour une partie de la population qui se voit exploiter du fait de ces de ces systèmes d'oppression. Et ce que je veux rappeler au peuple de France c'est que en tant que peuple il n'a pas avoir honte de son histoire parce que son histoire était façonnée par les mêmes qui aujourd'hui l'exploitent et le pillent. Donc, ce n'est pas le peuple français qui est mis en danger et à chaque fois et qui est remis en question.
C'est à chaque fois ce que répètent y compris nos adversaires les plus farouches, c'est ce système de corruption oligarchique que l'on connaît y compris ici et qui est alimenté par le pillage de nos extérieurs et qui vient ensuite renforcer sa capacité d'oppression sur notre peuple à nous. Et c'est dans cette euh dimension nécessairement internationale du combat que l'on mène que j'ai été amené à m'impliquer euh euh fin mars euh dans la défense d'Osman Sonko. À mon arrivée, la première fois pour l'assister dans une procédure, j'ai été refoulé par des hommes en armes et renvoyés à Paris expulsé en en mai en en mars pardon. Nous avons fait une communication à cour internationale en juin.
En juillet, Macky Sall était obligé de donc le président actuel était obligé de renoncer un troisème mandat grâce à notre pression. là aussi dans une similarité de forme par rapport à ce qui va se passer en France et avec la volonté que qu' Emmanuel Macron qui l'a exprimé il y a quelques semaines de faire un troisème mandat et qu'il tente de mettre en œuvre partout moyen notamment en est tentant d'absorber la droite au Sénat pour permettre une réforme constitutionnelle qui y ouvrirait au Sénégal la même mécanique était en œuvre.
Nous avons réussi à l'empêcher 10 jours plus tard grâce à cette communication internationale normale notamment 10 jours plus tard j'avais un mandat d'arrêt contre moi. Nous remettre en mémoire la situation politique au Sénégal. Je dirais que c'est une dictature vous aujourd'hui c'est une dictature pour une raison très simple. Aucune manifestation si ce n'est pour soutenir le candidat du pouvoir n'est autorisé. 1500 prisonniers politiques. La prison où j'ai été rebeus dans le centre du Dakar de Dakar la corniche à quelques centaines de mètres de la présidence de la République qui ce sont des des anciennes écuries qui ont été aménagées pour accueillir 600 prisonniers.
Il y en a aujourd'hui 3000. On parle de surpopulation carcérale en France parce qu'il y a 150 % d'occupation. Là, on a cinq fois plus de prisonniers que de places disponibles dans d'anciennes écuries. Donc, vous imaginez déjà les les qualités de ces dites places. Il y a des chambres de 50 à 60 m² où les gens s'entassent à 200. C'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas dormir allongé. Ils doivent faire des tours en se mettant dos à dos pour dormir les uns sur les autres par. On est avec une latrine pour 200 personnes.
Ces personnes-là, ce sont des élus, ce sont euh des médecins, ce sont des cadres, ce sont des personnes qui sont sanctionné du fait de leur engagement politique et qui sont mêlées à des violeurs, à des trafiquants, à des meurtriers et qui ont réussi.
Et c'est une grande leçon là encore et j'encourage l'ensemble des euh militants politiques en France qui n'appartiennent pas à ces parties décadents qui euh ne représentent plus rien mais qui ont souhaitent véritablement renouveler l'engagement dans ce pays à aller au Sénégal à travailler avec le Pastef donc le parti d'Ousman Sonc pour comprendre comment ils ont structuré leur mouvement de résistance et d'opposition parce que ces personnes-là par exemple y compris dans les prisons, ont pris le pouvoir, c'est-à-dire qu'elles se font respecter les prisonniers politiques.
se font respecter et dominent les prisonniers de droits commun et réussissent comme ça à survivre, à tenir mois après moi dans ce régime d'oppression où ils ne sont même pas nourris par l'État, ils sont obligés de s'organiser pour survivre dans des situations extraordinaires. Donc comment qualifier un régime politique qui par ailleurs a mis en prison mon client Osmanco pour les mêmes encore une fois accusations que moi et se retrouve aujourd'hui dans une situation où il il cherche à le radier des listes électorales pour l'empêcher de se présenter aux élections de février 2024. Donc ils savent parfaitement qu'il les gagneraient.
Sauf que là encore, on est dans une situation similaire à France. Le problème n'est pas tant Macky Sall, le président actuel ou son candidat euh Amadouba, qui était son premier ministre, que les intérêts d'une classe qui tout entière sont menacés par cet homme parce qu'il a décidé de tirer à vue sur l'ensemble de ces gens-là parce qu'il sait que c'est eux qui empêchent les Sénégalais de s'émanciper et de cesser de vivre. Macky Sall ou pas ? Macky Sall évidemment une construction de la France-afrique par excellence. Il a été fabriqué par notre pays pour prendre le pouvoir. Il a il ne connaît pas son pays. C'est quelqu'un qui a passé sa vie entre qui se passe au Sénégal aujourd'h non.
La France l'accompagne, la France le soutient. La France encore une fois a initié les poursuites contre moi dans l'espoir dans l'espoir que je serais paralysé dans un premier temps puis éliminé que ce soit au Sénégal ou dans les La France n'a rien fait pour empêcher mon enlèvement en Mauritanie par des hommes cagoulés qui m'ont moneté et cagoulé à mon tour pour me donner à des civils sénégalais en tout cas des hommes qui n'avaient pas d'armes et qui n'avaient pas de titre à le faire qui eux-mêmes m'ont traîné au Sénégal pour me faire enfermer et je pense que les autorités françaises avaient grand désir que je passe des mois ou des années dans cette prison.
Il ne s'attendait pas à la réaction populaire extraordinaire après 20000 signatures en 24 heures d'une pétition avec le barreau de Paris qui s'est mobilisé de façon assez surprenante et toute une série d'autres mobilisations aussi de chancelleries occidentales qui sont peut-être moins corrompus que euh l'État français et qui ont immédiatement saisi la communauté internationale et les autorités sénégalaises en leur en les en les prévenant des dangers qu'ils ont cour à faire arrêter un avocat du fait de sa représentation de ses actes de représentation de son client qui lui-même était un homme politique et un opposant.
Enfin quand même, pardon R B malgré le mandat d'arrêt qui pesait sur vous, vous êtes donc tout de même entré au Sénégal de façon clandestine ? Non, je suis rentré de façon légale et j'y suis allé pour défendre un homme qui m'avait demandé et qui lui-même risquait la perpétuité. Donc, j'y suis allé pour faire honneur à vous attendiez pas à être arrêté honnêtement, vous avez pas envisagé. Je n'ai pas été arrêté au Sénégal. Oui, mais enfin, je veux dire, je n'ai pas arrêté au Sénégal et pourtant, ils ont cherché, ils sont allés perquisitionner jusqu'à des lieux sains perquisitionner l'ou Mais est-ce que est-ce que l'on va vivre maintenant sans risque ?
Est-ce que l'on va renoncer à tous nos principes et à toutes nos luttes parce que un pouvoir l'aurait décidé ? Est-ce qu'on va se soumettre lorsque des décisions justes sont prises ? Étit était non, elle était nécessaire. D'ailleurs, il y avait des centaines de jour enfin des dizaines de journalistes pardon sénégalais en face de nous. Ça a été répercuté dans le monde entier et il y avait des forces de police extérieur qui ne savaient pas quoi faire. Vous savez pourquoi ? Parce que contrairement à ce qui avait été annoncé, il n'y avait pas de mandat d'arrêt contre moi. C'était une pure mesure d'intimidation.
Il n'a été mis que dans la foulée et ils ont cherché à m'arrêter parce que j'étais au Sénégal, parce que j'ai pour m'empêcher de représenter mon client. Et ce que l'on a fait à travers ce déplacement, c'était de montrer qu'il y avait une tentative de violation des droits d'usman son qui était absolument intolérable et qu'il y avait une complicité extraordinaire dans cette situation. Il voulait me mettre dans un étau l'impossibilité avec mandataire international une notice rouge d'Interpo signifie que vous pouvez plus voyager. Ça signifie que le seul pays qui ne peut pas vous extrel vous appartenez en l'occurrence de la France.
C'est-àdire qu'à chaque traversée des frontières, il y a un risque d'arrestation et même sur votre territoire, il y a un risque à tout moment de placement des tensions dans l'attente d'une potentielle extradition. Il voulait me vivre faire vivre comme ils l'ont fait avec Julian Nassange avec cette menace euh de euh sur sur la tête qui aurait obéré ma capacité à m'opposer, qui m'aurait intimidé, qui m'aurait amené à chercher des compromis.
Et nous avons grâce aux méthodes que j'ai notamment apprise auprès de Wikiliak réussi à faire ce déplacement non de façon clandestine mais en contournant en contournant justement tous ces obstacles qui avaient été mis en œuvre pour me mettre en difficulté sans qu'il le sache jusqu'à arriver à Dakar ce qui était pas évident et une fois Dakar a resté 5 jours sans qu'il ne puisse me trouver sans qu'à aucun moment ils arrivent à m'arrêter à partir pour la Mauritanie d'où j'aurais dû pouvoir prendre un avion si les autorités françaises avaient respecté le droit si les autorités mauritaniennes avaient respecté leur propre droit rentrer en France et continuer à exercer la défense de monsieur Sonco que je n'avais déjà pu pas exercer complètement parce qu'on m'avait empêché d'aller le voir dans la cellule où il se trouvait.
Donc il y a un moment donné où vous voyez, on sort du virtuel de euh le droit est un instrument du politique et le politique aujourd'hui de plus en plus à la fois en France que dans ces pays-là décide de s'exprimer dans sa férocité la plus absolue et n'a que faire des principes. La seule chose qui lui qui compte pour lui c'est de tenir et d'écraser et à un moment donné il faut contourner ces difficultés. Mon client, l'aviateur qui appelle la destinition d'Emmanuel Macron a été donc arrêté ce weekend alors qu'il manifestait sur le sur le champ de Mars de façon parfaitement légal, parfaitement légale.
Il a été arrêté, il été traîné dans un commissariat du 5e arrondissement et on l'a convoqué pour le mardi suivant au fin d'audition libre distalable d'une garde à vue pour participation à une manifestation non autorisée. On a la la convocation. Cette convocation est illégale. Le délit de participation et de manifestation non autorisée n'existe pas. Il y a des officiers de police judiciaire aujourd'hui qui invent infractions pour priver de leur liberté des citoyens qui ont décidé de manifester. Qu'a fait mon client ? Il a déchiré cette convocation.
Et il y a un moment donné où lorsque vous êtes face à une situation où le droit n'est plus respecté où vous êtes obligé de rentrer dans ce rapport de confrontation pour faire respecter pour le coup vos droits fondamentaux ceux que l'État viole dans ces situations là. C'est intéressant terme que vous venez d'employer l'avocat enfin en tant qu'avocat que vous êtes euh est-ce queon peut dire que vous êtes un avocat de confrontation ? parce que justement j'aimerais qu'on revienne un instant quand même à ce qui s'est passé au Sénégal.
C'était l'été dernier donc et puis euh j'ai eu l'occasion à titre personnel de voir pas mal de vos soutiens euh enfin parler avec pas mal de gens qui vous soutenaient et et quelques personnes quand même malgré tout euh ont émis des réserves un peu sur vos méthodes roi de branco.
Est-ce que derrière tout ça, est-ce qu'il y a pas une volonté de faire pardon mais de faire un peu le buzz de faire enfin je je vous parle franchement puisque vous savez que c'est sur ce terrain là qu'on vous critique parce que vous êtes un citoyen français vous savez qu'en est-ce qu'il y a pas un peu de provocation Je pense que personne personne de sérieux reprocha de chercher à faire le buzz en en prenant le risque d'encourir la perpétuité dans une prison comme celle de Rebeuse. Et je quiconqueorisette forque final resté même pas 48 libéré au bout de 48 heures. Oui et j'aurais pu ne pas Comment ça se fait que vous ayez pu être libéré d'ailleurs ? Comment vous l'expliquez ?
C'est étrange par rapport à ce que vous le coup politique de ma détention était beaucoup plus important que ce qu'ils avaient prévu et cela c'est notamment le fruit de la mobilisation. d'un certain nombre de personnes. Vous avez peur pour votre vie ? Je vous donne un exemple. Quand j'étais à Rebus, donc moi j'étais privilégié, j'étais dans une chambre euh où nous n'étions que 10. Donc nous étions 10 enfermés dans un un peu plus de 20 m². D'accord. Donc ça c'est le grand privilège.
Je peux vous dire que par rapport aux conditions habituelles, c'est euh euh ces les personnes ont eu une lueur d'espoir extraordinaire quand ils sont venus me voir parce qu'ils avaient entendu via RFI, via les radios qui circulent dans la prison qu'une manifestation de gilet jaune allait être organisée à Paris en soutien à moi. Et à ce moment-là, ils sont venus me voir en me disant ne t'inquiète pas, ça va aller. C'est vous dire d'une part l'écho qu' a eu Souvement dans le monde entier.
Ils savent ce que sont les gilets jaunes et ils savent ce que représent les gilets jaunes et contrairement à ce que l'on essaie de prétendre en France comme quoi ça aurait été un petit mouvement qui n'aurait pas fait trembler le pouvoir et ainsi de suite, ce sont des choses qui ont un écho très important qui ont donné de l'espoir à l'étranger et surtout qui ont rétabli une partie de l'image de la France parce que je peux vous dire que l'image que projette monsieur Macron de la France au-delà des cercles élitaires, elle est extrêmement dégradée notamment sur le continent africain où il a fait preuve d'une condescendance extraordinaire à l'égard d'un certain nombre de dirigeants politiques mais aussi d'un certain nombre de peuples.
Et donc dans ces circonstances là, quand on a vu commencer à s'installer une sorte de mobilisation internationale avec les mystères affaires étrangères de plusieurs pays, espagnols, portugais, en Amérique latine des mobilisations, des militants panafricanistes de tous les pays, des barreaux, il y a eu 48 barreaux qui ont fini par une déclaration de condamnation de la situation et exigeant ma libération immédiate et aussi parce qu'il faut le rappeler, celle de l'un de mes confrères, ma Bakaren Deuil, qui a été arrêté lui aussi. Et je dois rappeler qu'il y a des personnes qui restent aujourd'hui détenu suite à cet épisode au Sénégal pour intimider les autres.
Il n'y a pas de provocation, il n'y a pas de jeu lorsque l'on fait ça. On joue sa vie et on sait qu'on joue la vie de nos clients et des personnes que l'on défend. Et c'est justement pour les défendre et pour les sauver et pour montrer qu'on restera quoi qu'il arrive à leur côté qu'ils ne seront pas seuls parce que c'est le sentiment le plus dévastateur que vous pouvez ressentir lorsque vous êtes en détention. C'est tout simplement de savoir que l'on vous croit de croire pardon que vous êtes oublié. de ne plus recevoir de signal de l'extérieur surtout lorsque vous êtes un détenu politique et donc vous commencez à penser que votre lutte n'avait pas de sens.
Et là il y a eu un mouvement inverse qui aurait été extrêmement difficile à mettre en œuvre à renverser pardon de la part du pouvoir sénégalais mais aussi de la France. Donc je vous rappelle pour vous donner un exemple et ce qui explique aussi en partie à la fois ce que je vous dis mais aussi pourquoi ma libération était si rapide. dès le moment qu'il a était su que j'étais au Sénégal, ce qui était inattendu, eux pensaient encore une fois me coincer, m'étouffer peu à peu sans avoir à prendre le risque et assumer le coût d'une arrestation parce qu'il savait que ce serait coûteux et il savait qu'il y aurait une mobilisation, il s'attendait pas à ce qu'elle soit si importante mais il savait.
Donc il pensait pouvoir m'étouffer encore une fois avec des méthodes similaires à celles de qui ont touché Julian Nassange le fondateur de Wikileage. Dès le moment que la France a su que j'étais au Sénégal, la FP a appelé le qu d'Orset puis le parquet de Paris a demandé où en sont les procédures comme en Bronco et ils ont tout de suite classé s. Pourquoi ? Par peur qu'on leur attribue mon arrestation.
par peur que cette séquence que je viens de vous décrire qui est pourtant évidente à savoir que c'est la France qui lance la la le le processus et la procédure et le chemin qui va amener à mon arrestation soit trop évident et que du coup l'on commence à interroger le pouvoir politique en France sur les raisons de ma détention au Sénégal et de la participation le rôle de la France dans ces dans ce cadre là et c'est par peur et par l'acheter qu'ils ont immédiatement procédé à ce classement sur et que du coup nous avons obtenu une victoire tactique qui nous a permis de continuer à faire ce travail de défense du peuple sénégalais a été des victimes de cette répression au Sénégal, il y a beaucoup de gens qui ont même parlé d'humiliation pour le pays.
Vous leur répondez quoi ? Euh, c'est une humiliation évidemment pour l'État et une humiliation extraordinaire pour Macky Sall qui a avait voulu jouer au gros bras et qui pour se venger a fait arrêter des Sénégalais que je connais pour certains Ninv d'inadan dans le cadre de la procédure concernant ma présence au Sénégal. Mais quelle humiliation ! Quelle humiliation de ne pas être capable de faire autorité sur un étranger et de le faire payer à des membres de votre propre peuple. Qu'est-ce que ça dit ? Qu'est-ce que ça dit de votre capacité réelle à faire autorité ? Elle est nulle. Elle est nulle lorsque vous vous ne pouvez pas.
Évidemment, qu'est-ce que ça dit de la réalité de ces procédures ? Elles sont inconséquentes. Monsieur Sal savait la veille que le juge d'instruction allait me placer en détention provisoire en pardon en contrôle judiciaire et que dans la foulée son ministère de l'intérieur allait rendre un arrêté d'expulsion qui me renverrait en France. Il le savait la veille. Il a fait part il en a fait part à plusieurs interlocuteurs. Il avait décidé lui-même de la marche à suivre dans la foulée. C'était pas c'était pas évident. La mobilisation e été différente et mon sort l'aurait été aussi.
et je m'y attendais et je m'étais préparé à potentiellement en effet devoir passer plusieurs mois voir plusieurs années dans cette Gole et payer le prix et nous avons commencé à nous organiser avec les détenus pour mettre en place des mesures de résistance passive pour essayer de peu à peu provoquer une bascule dans rapport de force parce que je peux vous dire que quand vous êtes dans une prison prévue pour 600 et qu'il y a 3000 prisonniers dont 700 politiques, c'est très difficile pour les matons de tenir cette prison là et les risques sont importants pour un pays tout entier, pour un régime tout entier lorsque justement une révolte peut naître de ces prisons.
On l'a vu dans beaucoup de mouvements de résistance notamment en Irlande et donc j'étais on était en train de se préparer pour rentrer dans cette démarche de moyen terme. Il se trouve que peut-être que cette fois ils ont été un peu plus intelligents que d'habitude et ils ont compris que c'était une mauvaise idée de me laisser là. Et je peux vous dire un dernier un dernier point là-dessus.
La la prison rugissait quand j'étais extrait pour être présenté euh aux officiers de policejudiciaire ou au magistrats, elle rugissait de soutien parce qu'elle voyait justement dans ce geste et dans cet engagement une mesure de fraternité qui leur redonnait de l'espoir et du courage dans la lutte qu'il mène depuis des années, souvent dans le silence de la communauté internationale qui ensuite n'envoie que les conséquences.
Encore une fois les migrations, les trafics qui augmentent à Dakar, c'est une vraie catastrophe parce que l'on utilise plus un pouvoir devient répressif, moins en fait sa capacité d'autorité réelle et sa capacité à tenir la société est réelle parce que la population commence à se défier d'elle et donc moins il sent les mouvements de la société, donc moins il a la capacité de d'en empêcher les dévquants internationaux l'ont parfaitement compris et commencent à remonter des filiales qui jusqu'ici passaient surtout dans le golf de Guinée vers le Sénégal pour transporter de l'Amérique latine vers l'Afrique puis de l'Afrique vers l'Europe toute une s toute une série de drogues et de stupéfiants qui vont ensuite abonder sur notre territoire.
Vous ajoutez à ça encore une fois les questions vous ajoutez la question de la répartition des ressources. Vous trouvez dans une situation potentiellement explosive pour l'Europe. Je rappelle dans un dans des circonstances géopolitiques particulièrement inquiétante et dangereuse avec des coups d'état pays après pays, avec une une reconfiguration et un départ des forces françaises, une perte d'influence de la France extraordinaire sur le territoire. Et là encore, ce qu'on m'a beaucoup dit là-bas, c'est vous vous savez que vous êtes des Sénégalais. Je ne je ne dis pas qu'ils ont raison, mais ils me disaient "Vous êtes en train de sauver l'honneur de la France".
Au-delà de cette affaire sénégalaise, j'aimerais revenir avec vous. R B sur les événements qui ont lieu en ce moment en Afrique et sur la relation justement entre ce continent et la France. D'abord, qu'est-ce que vous pensez de la décision de retrait du Niger qui a été annoncée par Emmanuel Macron ? Ça a été pitoyable. Alors, j'imagine que beaucoup n'ont pas eu le temps de suivre cette saga absurde. Il y a sur l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest des mouvements qui tendent au coup d'état.
dans plusieurs pays après pays, des coups d'état interviennent pour mettre fin à des régimes qui sont considérés comme étant dans une forme de compromission notamment avec la France et qui s'inscrivent dans un mouvement panafricaniste souverainiste. Comme vous le savez, euh c'est une humiliation pour la France. Vous êtes d'accord avec ça ?
L'une des plus grandes figures intellectuelles et politiques de l'histoire récente de l'Afrique, c'était un un homme militaire qui était Thomas Sankara qui a eu ces termes qui sont d'ailleurs repris par le parti d'Ousman Sonko et Le Pastef seule la lutte libère et à partir de là en fait est né une historique un historique de la lutte dans ces pays qui s'inscrit de plus en plus dans un ressentiment contre la France qui détient encore un contrôle très important notamment sur la politique militaire mais aussi sécuritaire de ces territoires.
Or, la France a violemment échoué notamment à cause d'une décision qui avait été prise par François Hollande au Mali qui était le lancement de l'opération Barcane un moment où il prétendait, ce qui a été révélé comme étant faux, que des convois se dirigaient vers Bamako, la capitale malienne de djihadist qui s'apprêtait à prendre la capitale du Mali. On a découvert que c'était pas du tout le cas des années après et ce mensonge a été admis y compris par les autorités françaises.
Mais donc cela était prétexte à une intervention militaire sur ce territoire qui était censé sécuriser le CEL, qui a eu des résultats de court terme importants avec l'élimination d'un certain nombre de chefs djihadistes. Sauf que c'était un copiercollé de la stratégie états-unienne qui avait été adoptée en Afghanistan et ensuite dans l'ensemble de la région et notamment au Yémen qui consiste à éliminer principalement à éliminer les chefs des katibas, les leaders djihadistes et essayer par des opérations commando avec peu d'effectifs, très peu d'expositions sur le terrain pour limiter les pertes humaines de tenir la la région.
Ça ça ne fonctionne pas du tout sur le moyen terme et on s'est retrouvé très rapidement avec une résurgence des effectifs djihadistes et avec un renforcement de ceci comparativement à la situation préalable à Barcade. Vous ajoutez à ça le double jeu de l'Algérie sur la région. Vous qui a besoin en fait qui utilise le Sahel comme un déversoir pour ses propres forces islamistes. Le pouvoir leur laisse en fait une sorte de d'espace une forme d'impunité. Vous rajoutez à cela la décomposition de la Libye que l'on a mise en œuvre à travers la guerre décidée par monsieur Sarkozi pour éliminer monsieur Kaddafi notamment et avec des stocks d'armes massives qui se sont déversées sur ces régions.
Vous rajoutez à cela les trafics dont je vous parlais qui commencent à croître et et on se retrouve dans une situation où réseaux sociaux aidant, il y a une coagulation et et moyens de communication aidant une coagulation de ses forces de plus en plus importante que la France n'a pas su endiguer. Et bien, dès lors que la France s'est rendue responsable de la sécurité de cette région et qu'elle n est pas arrivée, et bien qu'est-ce qui se passe ? Tout simplement la colère. La colère. Et paradoxalement ces coups d'été ces coups d'état naissent de la militarisation de la région. Quand vous allez au Sénégal ou au Maritanie, vous avez des checkpoints tous les 10 15 km.
Ces checkpoints ne sont pas du tout là pour rassurer la population. Ces checkpoints sont tenus par des forces de police qui sont surarmées. Au point où dans les véhicules de police où j'ai été entraîné à plusieurs reprise, les plastiques étaient encore là tellement en fait le renouvellement de la flotte de véhicule est rapide et vous avez des personnes qui sont habillées comme enfin pardon équipé comme des forces du GIGN de façon disproportionnée. Ces forces-là, c'est des fonds européens qui ont été déversés de façon massive parce que l'obsession européenne par rapport à cette région se réduit aux questions migratoires mais d'un point de vue purement policier.
et à la question djihadiste, c'est les deux seules choses qui nous intéressent. Sauf que les populations n'en bénéficient pas du tout et au contraire, elle voit ses appareils de répression se retourner contre eux. Et lorsque vous avez un qu'est-ce que ça a produit ? Ça a produit un déséquilibrage institutionnel, c'estàdire que les militaires et les forces de police ont pris beaucoup plus de pouvoir par rapport aux forces civiles et donc ça amène en fait presque tendantiellement naturellement au coup d'état.
Il y a un moment donné où vous avez tellement de pouvoir que vous c'est tellement facile de de le prendre tout simplement de d'accaparer une partie des ressources et donc on a ces disposition qui se cumulent à ce que je vous disais sur le ressentement contre la France et la recherche d'une nouvelle forme de souveraineté. Et bien dans ce caslà, dans ce cadre-là, vous avez plusieurs éléments qui tombent et donc vous avez le Niger. Et là, la France qui s'est faite humilier hein au Mali, au Burkina, Senses qui voit en fait tomber les uns après les autres euh ses son précarés dit au Niger non là ça suffit, ça suffit.
Et Macron qui a dévasté la politique diplomatique justement regard vous portez sur justement cette diplomatie d'Emmanuel Macron. C'est un échec absolu. Mais depuis depuis le premier mandat, j'ai j'ai je nécessaquement visibilisé par les médias et comme on n sent pas les conséquences direct en tant que français, c'est plus difficile de le juger là-dessus que sur la politique économique, sur l'inflation, sur ces on on ne si on n'est pas informé médiatiquement, on se'en rend pas compte. Mais la réalité est que la France s'est ridiculisé sur un nombre de dossiers incalculable.
Évidemment, la question ukrainienne était le cette séquence délirante au premier semestre 2022 avant l'élection avec Poutine sur la question ukrainienne était était complètement absurde. Mais elle continue en fait de commettre erreur sur erreur. La politique africaine, nous avions prévenu euh étant un échec majeur dans celle-ci parce que l'Afrique est ce qui a permis à la France de continuer à jouer dans la Cour des grands ces dernières décennies. Et les Africains le savent bien et ils se sentent instrumentalisés, utilisés. Vous diriez que la France elle est ridiculisée sur le la scène internationale en ce moment en Afrique ?
Mais elle n'est même plus ridiculisée parce qu'elle ne compte plus. On est dans une situation où je vous ai parlé du Burkina, du Mali, le Centrafrique, quelques centaines de soldats russes ont suffit à chaque fois pour sortir soit des forces armées entières, soit tout simplement un système de coopération que l'on avait mis en place pour s'allier à ces régimes et on s'est fait sortir mais avec une facilité qui est vraiment sidérante en fait.
Et ça c'est le fruit d'une décomposition de cette politique africaine qui déjà était reprochable dans la phase précédente mais qui au moins avait le souci de la cohérence et qui là s'est retrouvé en fait dans une forme d'impensée qui explique la réaction soudaine d'Emmanuel Macron qui face au coup d'état décide tout d'un coup de de d'essayer de lancer une guerre ce qui quand même on est on est quand même dans les pays les plus pauvres du monde et il voulait rajouter à cette souffrance une guerre. Pourquoi ? Parce que considérait que le nouveau régime par rapport au précédent qui n'était pas fameux et bien ne lui convenait pas.
Donc déjà, je veux dire, on est sur quelque chose qui est de l'ordre du psychiatrique, hein. C'est dangereux quand même de de de se dire qu'un président de la République, par miracle, il devait en passer par la CDAO, donc la communauté des États d'Afrique de l'Ouest qui est elle-même a ralenti notamment avec le rôle du Nigéria, mais qu'importe première phase de la guerre. Et ensuite, voyant que le caprice du roi euh ne prend pas, et bien monsieur Macron décide de maintenir son ambassadeur alors qu'il vient d'être expulsé par les nouvelles autorités.
Et il dit "Ben non, il restera." Sauf qu'en fait le pouvoir d'accréditation d'un ambassadeur, il est absolu et il est entre les mains de l'autorité de facto. Donc c'est-à-dire que lorsque vous êtes déclaré personne à non grat selon les conventions de Vienne, bien il faut partir. Vous avez 48 heures pour partir et vous n'avez plus d'immunité diplomatique et vous êtes expulsable à tout moment. Et bien Emmanuel Macron a décidé de faire prendre en otage son propre ambassadeur au sein de sa propre ambassade et ça a duré des mois de souffrance pour le personnel diplomatique français d'humiliation internationale.
C'estàd que la gente nigérienne a paradoxalement renforcé son autorité en obtenant finalement l'expulsion après 2 mois de cet ambassadeur français sans que l'on obtienne rien en retour avec une situation de crise et de tension qui aurait pu exposer nos personnels à la fois diplomatique et militaires. Et on se retrouve aujourd'hui dans une situation où la France oui a fini de perdre son autorité euh de cette façon-là.
Et c'est un impensé vraiment il se traduit dans l'ensemble euh des pays de la sous-région et on est et c'est le fruit lorsqu'on s'était vu une fois précédente, je me souviens que je vous avais parlé du euh documentaire qui avait été fait sur la gestion de la guerre en Ukraine par le personnel diplomatique de l'Élysée, notamment par un les conseillers diplomatiques d'Emmanuel Macron. C'est un une vidéo qui avait été pardon un documentaire qui avait été diffusé sur France Télévision. et on les voyait dans les coulisses euh gérer notamment les appels téléphoniques avec Poutine.
Le documentaire avait fait polémique parce qu'on les avait diffusé justement alors qu'en violant justement le secret qui évidemment doit s'appliquer aux conversations entre chefs d'État et depuis il y a plus de conversations entre Poutine et Macron et ce que l'on notait c'était la médiocrité de notre personnel diplomatique. C'est-à-dire qu'on est au sommet de l'Élysée et ces personnes visiblement ne comprenaient même pas ce qu'elles faisait. Et là, c'est un symptôme plus général d'un effondrement de la qualité de notre classe dirigeante. C'est-à-dire que on est sur une situation où notre pays s'est rétréci, où la médiocrité s'est généralisé.
Ce qui explique un peu le désarroi des Français et leur absence de volonté de participer aux élections et ainsi de suite. C'est qu'il voit bien que ce n'est pas une question d'alternative politique, c'est une question d'offre générale, de qualité, de direction. Et donc là, il n'y a pas de vision, il n'y a pas de pensée par rapport à ce que devrait être notre politique africaine avec toutes les dérives qu'elle a connu jusqu'à et comment elle devrait se renouveler. On devrait quand même se souvenir qu'on a une langue au commun avec ces territoires, avec ses peuples. On a une histoire commune qu'elle était douloureuse et violente pour eux. C'est un fait.
Mais elle existe, elle existe et elle s'appuie sur des cim qui un système par exemple au Sénégal, j'étais parfaitement capable et euh de défendre Ousman Sonko et de lui être utile parce que le code pénal sénégalais est un calque du code pénal français. non pas seulement du fait de l'héritage de de la colonisation, mais parce que depuis les actualisations des uns ont amené aux actualisations des autres et ils ont continuer à suivre les mouvements que nous adoptions de façon probablement excessive du fait de du de l'aspect quelque peu larbinant d'une partie de ces élites mais qu'importe. Et donc il y a une communauté nécessairement et encore une fois nos destins sont liés.
Si jamais il y a des tremblements là-bas, et bien ils viendront en partie euh sur notre territoire. Et si nous n'avons pas les moyens de de les accueillir parce que nous avons détruit euh notre état comme c'était le cas jusqu'ici, bien ça va créer des crises identitaires, ça va créer des problèmes sécuritaires, ça va créer justement l'émergence de toute une série de difficultés qui vont à nouveau accroître les tensions entre les forces politiques et les partis des sociétés françaises et artificiellement entre gauche, droite et ainsi de suite des débats sur toute une série de sujets qui sont sans intérêt.
Et vous, Ran Branco, justement, qui étudié le personnage, hein, je parle bien sûr d'Emmanuel Macron, comment vous expliquez euh ces échecs à répétition sur la scène diplomatique et cette capacité à placer la France dans des situations embarrassantes ? D'ailleurs, pas seulement en Afrique, hein. Je vais peut-être être euh que les Français qui m'écoutent me pardonnent, mais euh France Emmanuel Macron a un provincialisme très marqué, très marqué euh qui a trait à sa condition bourgeoise Damien. C'est un c'est un petit bourgeois, un ou un grand bourgeois euh de la province française, en l'occurrence Damien, d'une des provinces françaises.
Et donc c'est quelqu'un qui n'a pas de rapport au monde, qui est très refermé sur un territoire qui était en fait vivait en vase clos. C'est la bourgeoisie d'Amien avec bah les chocolat dis qu'il était un mondialiste de Rchill. Non, non, c'est quelqu'un qui n'a qui n'a pas de rapport à il a quasiment pas voyagé avant euh de devenir euh secrétaire général de l'ISSée, même à ce moment-là pas tant que ça. Il n'a même pas été euh il avait été choisi pour être un young leader euh mais euh il a pas pu le faire parce que sa carrière politique le prenait déjà. Donc c'est quelqu'un qui en fait a un rapport purement virtuel au reste du monde.
Il a jamais été confronté à d'autres civilisations, à d'autres cultures. Le mondialisme, ce que vous décrirez comme le mondialisme, c'est justement un rapport de surface au peuple. C'est des gens qui euh se ressemblent tous, qui ont en fait les mêmes caractéristiques euh élitaires, c'est-à-dire qui ont les mêmes codes, la même façon de s'habiller, la même façon de manger, les mêmes centres d'intérêt commun. cette mondialisation, voilà, cette mondialisation par le par le haut, elle n'a rien à voir avec le monde. Elle n'a rien à voir avec la réalité et avec la capacité du coup à comprendre les différences culturelles, civilisationnelles et ainsi de suite. Emmanuel Macron, c'est exactement ça.
C'est quelqu'un qui a ce sentiment de supériorité un peu fat que Flobert décrivait dans ses dans ses romans en décrivant encore une fois une certaine bourgeoisie de province. Il a cette arrogance du prince qui justement n'ayant pas été confronté à l'altérité ne se rend pas compte à quel point il est médiocre. Vous voyez ? Parce qu'il a été toujours pouponné par un petit système qui l'a protégé, qui lui a mis des œillères pour lui donner une sorte de confiance en lui suffisante pour pousser leurs intérêts avec lui justement.
et il a derrière cette confrontation sur ce sentiment de tout-puissance un peu ridicule qui l'amène à prendre des décisions impulsives presque infantile, vous voyez, une forme d'immaturité là qui qui l'amène justement à des catastrophes parce que les intérêts de la France encore une fois ce que l'on voit à l'échelle nationale euh n'est rien comparé à aux difficultés que l'on s'est créée à l'international ne serait-ce que parce qu'il n'y a pas de contrepouvoir sur les questions internationales parce que justement le système français a été fait pour amener à la tête de l'État des personnes qui avaient une expérience, une sorte d'ancrage dans le réel suffisamment important et évidemment de préférence une expérience internationale pour les amener à ne pas commettre d'erreurs trop massives et surtout moi quand j'étais au qu d'orsais j'ai découvert donc j'étais très jeune ce qu'on appelle la position constante.
C'est un dogme. La position constante de la France, c'est en gros la position que l'on a théorisé sur un domaine, sur un sujet en particulier et que l'administration fait sienne et qui ne peut être changé qu'après tout un processus qui va justement justifier que on bascule d'un point de l'autre. Et ça ça crée une constance dans nos relations avec les autres et une sorte d'identité de notre pays qui permet de défendre nos intérêts et ainsi de suite.
Emmanuel Macron arrive sans cette culture, sans cette connaissance et avec une sorte de suffisance et d'un fois d'une médiocrité d'accompagnement dans son personnel qui elle-même est le fruit de la décadence que que connaît notre pays et bien et du manque d'exigence qui s'applique encore une fois sur ces supposées élites qui elle-même est le fruit de la l'effondrement de de l'éducation nationale. J'ai encore appris là qu'on prévoyait de supprimer 2500 postes de professeur dans l'éducation nationale pour le budget qui vient. Alors, on justifie ça par l'évolution démographique, sauf que aujourd'hui les classes de lycée sont plus saturées que jamais et ça va continuer à s'aggraver du ce fait.
On a déjà supprimé l'année dernière des postes de de d'enseignement. Comment est-ce qu'on peut justifier cela alors que l'on voit même, on voit bien que l'éducation nationale s'effondde complètement. Et donc ça provoque quoi ? Ça provoque un resserrement des élites sur elles-mêmes parce que quand on est bourgeois, on va plus mettre ses enfants dans l'école publique. On voit bien que l'écart commence à devenir trop important. Et du coup, un effet négatif au-delà de la question de la mixité sociale cher à la gauche, c'est que la concurrence ne se fait que sur un terra toujours plus réduit et donc du coup l'exigence baisse.
Si vous comparez les concours à Normal Sup, à l'école normale supérieure qui est censée être le fleuron de notre système universitaire par rapport à ce d'il y a 40 ou 50 ans, vous serez sidéré de la chute de niveau. pas tant parce que nos enfants deviennent bêtes que parce que les professeurs eux-mêmes s'étaient déjà abétis et fragilisés par manque justement de simulation. Paris a été la capitale du monde et elle a fait circuler des énergies y compris dans la phase de décolonisation. Les principaux leaders des décolonisations étaient venus se former à Paris et donc ça nous enrichissait, ça nous stimulait, ça nous mettait en concurrence. Aujourd'hui, c'est complètement fini.
Il y a un resserrement, une provincialisation de la France et une mise en danger de celle-ci et de son identité. Alors justement, j'aimerais qu'on continue un moment à parler de l'Afrique justement. Euh est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que les relations de la France avec l'Afrique n'ont jamais été aussi mauvaise que c'est la fin de la France-afrique ? On est dans une situation où la France ne pèse quasiment plus rien économiquement en Afrique et en particulier dans son ancien précarré. Et ça c'est un effondrement qui est qui a été extraordinairement rapide. Ça s'est fait en 25 30 ans et qui est s'accélère.
Là par exemple, Boloré a vendu ses concessions portuaires qu'il avait sur toute l'Afrique de l'Ouest qui sont un outil clé d'influence. Évidemment, si vous avez accès surtout dans des pays où il y a peu de ferroviaires où les transports en avion et en voitures sont moins sur tout de camion sont moins développés que dans les pays occidentaux, le port c'est le cœur de la ressource économique de c'est c'est l'interface avec le monde et du coup c'est une source de renseignement, de compréhension du monde, d'évolution et éventuellement d'influence.
Et bien, il a décidé de le vendre à la famille àquelle appartient lointainement Alexis Colè et d'aponté d'un grand groupe en fait conglomérat suissau-italien sans qu'à aucun moment il y a eu une mobilisation politique ou une discussion sur le pourquoi de cette perte d'influence sur une région qui par ailleurs en fait est identifiée à nous culturellement, littérairement et ainsi de suite. Et bien cette situation là, elle se reproduit sur tous les domaines au point où la part de la France étant devenue marginale. Moi, j'explique l'émergence de ces mouvements panafricanistes, souverainistes, antifrançais.
comme la conséquence de cet de cet effondrement, pardon, de la capacité d'influence de la France et non comme la cause. C'est-à-dire qu'en fait la France n'a plus les moyens d'influencer sur ces territoires, n'a plus les moyens d'investir en eux et n'a même plus les moyens de maintenir ces structures de pillage sur ces territoires qui ont fait une partie de sa richesse. Et donc en conséquence, on se retrouve avec bah des mouvements qui veulent évidemment se défaire des restes d'influence qu'il y avait politique et ainsi de suite parce que ça n'a plus aucun sens.
Si vous n'avez plus de capacité économique, matérielle à continuer à être présent sur cees territoire, vous avez pas continué à tenir des régimes politiques.
Et donc là en fait on assiste à une matérialisation et donc mais c'est ce qui permet à des Russes à quelques centaines alors qu'ils parlent pas la langue alors qu'ils n'ont aucune expérience du terrain alors qu'ils n'ont plus du tout les réseaux qui existaient sous l'URSS qui étaiit lié justement au au réseau de solidarité communiste qui faisait qu'il y avait beaucoup de leaders dans les années 50 60 70 qui allaient par exemple à l'université Patrice Lumumba Moscou pour se former pour ensuite revenir sur les territoires africains pour faire la lutte pour mettre en œuvre leur lutte et bien ça permet à la Russie avec trois techniques et demi de désinf formation euh quelques quelques quelques unités militaires de nous sortir et de substituer notre domination à la leure sans permettre au peuple de s'émanciper.
Alors, il y a des personnes comme Kemis Sebba qui ont une position différente. Je suis très fier d'ailleurs d'être avocat de Oui. de le connaître parce que c'est quelqu'un qui m'a beaucoup beaucoup appris malgré un parcours qui a été très très particulier. C'est quelqu'un qui a qui a développé une pensée très profonde sur ces questions-là, qui est une des personnes les plus savantes que je que je connais sur justement la question de l'identité noire, de la lutte panafricaniste et ainsi de suite et qui m'a ouvert beaucoup de chemins intellectuellement à ce niveau-là. Et bien cet homme lui est convaincu que aujourd'hui l'émancipation de l'Afrique passera par une forme de multipolarisation.
C'est-à-dire qu'il va falloir prendre appui et sur les Russes et sur les Turcs et sur l'Iran et sur le Venéuela et sur et sur et ainsi de suite. Et voilà. Et donc il est dans cette situation sur la France et donc évidemment il se constitue d'abord lui sa théorie c'est qu'il faut d'abord dégager les Français pour casser les mécanismes de domination et de maintien des pouvoirs qui sont mis en place et qui oppriment effectivement beaucoup de peuples en Afrique avant de se rémanciper. Moi, je considère qu'il y a un risque important de se fait laisser absorber par ces forces-là. Mais Kemisba a une réponse intelligente.
Il me dit "Mais les Russes n'ont pas les moyens en fait de nous mettre sous tutelle comme la France l'avait fait. Donc le risque est minime. On utilise les Russes pour dégager les Français et après on dégagera les Russes en utilisant et ainsi de suite." En tout cas cette nouvelle génération panafricaniste qui est très formée, très cadrée intellectuellement est en train d'ouvrir des chemins et en train de vivre sa propre aventure et sa propre vie. Ouzman Sonko, lui est sur une situation où il n'est aussi lié au fait que c'est le Sénégal où il n'est pas en rupture avec la France. lui, il veut sortir du franc CFA par exemple, il veut qu'il y ait plus de base militaire française à Dakar.
Pas une forme d'ingratitude quand même de de d'africaine un petit peu à l'égard de la France parce que la France, elle a quand même malgré tout permis une forme de sécurisation et de développement de certains pays africains avec lesquels elle était liée. Est-ce que la colonisation a été pour vous que mauvaise ? Il faut souvenir que la la colonisation s'est fondée s pris a prise à puui justement sur ce provincialisme très souvent raciste et médiocre qui a fait qu'on envoyait pas du tout des lumières sur ces territoires.
Et donc quand vous envoyez des gens qui ne sont pas à la hauteur de leur tâche en leur donnant un pouvoir extraordinaire sur des territoires et des populations entières qu'ils ne connaissent pas auxquels très souvent ils ne s'intéressent pas. Il y a eu quelques exceptions, il y a eu de très grandes expéditions anthropologiques, ainsi de suite. Mais dans l'ensemble, vous ne pouvez, je finis là-dessus, vous ne pouvez que enfanter de la violence et de la confrontation parce que vous êtes obligé de dominer par la force et non pas par l'intelligence, l'alliance et ainsi de suite.
Et il y a eu une forme de dévastation de cultures entières civilisationnelles sur cette donc je comprends parfaitement qu'il y a une volonté d'émancipation aujourd'hui qui soit extraordinairement forte. Après, il y a la question de l'acquis et de l'état existant. Encore une fois, euh Ousman son coil un reflet glorieux et nous voyons en lui un reflet glorieux et il y a là de nouvelles alliances et de nouvelles constructions mais qui repartent d'une base d'égalité avec un terro fertile qui qui reste. Le Sénégal a été un des principaux vecteurs et reste un des principaux vecteurs de la richesse de la langue française par exemple.
Et on nimagine pas la perte pour la France à ce que la francophonie soit en train de s'effondrer sur ces territoires et elle s'effondre vraiment. Alors, nos diplomates s'en rendent pas compte parce qu'ils sont là dans leurs cocktail et toujours avec les élites euh frança-africaines qui elles évidemment demeurent l'avez constaté vous mais bien sûr on le voit sur le sur place sur le terrain parce que ça aussi c'est un une des choses extraordinaires, c'est que pendant ces 5 jours où j'étais au Sénégal alors j'étais recherché par toutes les forces de police du pays, le peuple était avec nous.
Donc en fait non seulement on n'était pas dénoncé mais j'ai pu en fait aller de lieu en lieu pour rencontrer des personnes, pour voir en fait comment se se situait les individus. Et c'est quelque chose que j'ai déjà vu dans d'autres déplacements ces dernières années de long voyage que j'ai fait et des enquêtes que j'ai pu mener journalistiquement au Centrafrique au Kivou donc à l'est du Congo et ainsi de suite.
Il y a un effondrement très important en effet de la francophonie par le bas du peuple parce que encore une fois qui qui est en train d'être accéléré parce que maintenant on en parle comme de la langue du maître ainsi de suite alors que très longtemps ça a été une langue de distinction par les français c'était la garantie de pouvoir accéder à un certain nombre de de fonctions publiques enfin de postes dans la fonction publique et ainsi de suite. Aujourd'hui il y a une substitution du français par l'anglais et évidemment par les langues locales. Alors les langues locales, c'est plutôt enrichissant parce que ça il y a il y a plus de 25 langues officielles au Sénégal.
Euh ça ça crée de la diversité et ça ça fait contrepoids à cette sorte de de bulldozer euh de la mondialisation qui est en train d'écraser toutes les cultures à tous les niveaux et ça permet d'enraciner à nouveau.
Vous voyez ça ça ça par contre cette perte du français au profit de l'anglais ou même de langue vernaculaire comme le soit en en en Afrique centrale et bien je pense que c'est c'est c'est assez assez désolant parce que encore une fois il faut il faut vraiment ne pas oublier que ça a été un terau et ça reste un terro fertile extraordinaire pour faire évoluer la langue de la même façon qu'aujourd'hui on est en combat en Martinique pour faire reconnaître le créole comme langue qui soit utilisable comme le français par les administrations et ainsi de suite.
du créole naissent des innovations linguistiques qui ravivent le français, qui l'enrichissent de la même façon que l'anglais est enrichi au quotidien par les millions de personnes qui parlent à la fois l'anglais une autre langue et qui créent invent de nouveaux néologismes. Et ça, on est en train de le perdre parce qu'on là encore, on est en train de se resserrer sur notre propre territoire, toujours moins en interaction avec le résum si ce n'est à travers ces dispositifs mondialistes qui sont particulièrement catastrophiques qui nous amènent à création parce que cette mondialisation c'est ça qui crée les actes, les zones d'activité commerciale.
ces sorte d'horreur qu'il y a autour des villes moyennes aujourd'hui en France, c'est la massification de la production, son internationalisation et c'est l'exacte inverse de ce qu'on défend nous en tout cas avec avec ces clutes au Sénégal et ailleurs parce qu'encore une fois on est on est engagé sur plusieurs terrains et moi ce que je cherche à faire c'est l'équilibre entre évidemment une lutte pour l'émancipation devrait être selon vous la politique de la France et en tant que français évidemment la volonté de faire que mon pays puisse retrouver un chemin qui lui permette de rester en contact et bien Le chemin en tout cas, il passe par une lutte des peuples et une association des peuples avant éventuellement qu'on en arrive à un niveau à un niveau d'état.
En tout cas, c'est le nouveau terrain de jeu des grandes puissances l'Afrique aujourd'hui. Ce que vous diriez c'est c'est pas nouveau. C'est juste qu'en fait pendant très longtemps ça a été fossilisé et en gros les États-Unis déléguaient à la France la gestion de l'Afrique de l'Ouest et d'une partie de l'Afrique centrale. En échange de quoi ? La France pouvait notamment maintenir son rang dans les négociations internationales au conseil de sécurité son son siège demande permanent et les États-Unis sont en train de voir que la France n'est plus capable de le faire.
Et d'ailleurs au Niger les États-Unis n'avaient pas du tout la même position que la France parce qu'ils voulaient maintenir la base militaire. Ils sentaient bien que s'il s'alignait sur la France, ils allaient se faire sortir au profit des Russes, au profit des Chinois et ainsi de suite.
Et donc, il y a une forme de désolidarisation qui commence à se mettre en place entre le bloc au sein du bloc occidental parce qu'on voit que la France n'est plus capable de la même façon qu'elle n'est plus capable de générer des élites entre guillemets qui soient talentueuses du fait de l'excès de corruption euh qui euh qui la nourrit et bien n'est plus capable évidemment par Ricochet de tenir sa position à l'international. B, on voit quand même tous ces coups d'état en Afrique. Est-ce que l'Afrique elle a pas un problème avec la démocratie ?
Non, parce que quand en fait quand il y avait des systèmes démocratiques à l'occidental et qu'on fait on faisait mine de de s'en féliciter occidental la démocratie selon vous al me posez une question qui àquelle je peux pas répondre à la légère. Euh si démocratie vous le prenez au sens étymologique du terme, c'est pouvoir du peuple. Non, très clairement les peuples cherchent et ça ça fait partie des mouvements. Il faut pas oublier que les coups d'état en Afrique se doublent à chaque fois. Donc un pouvoir militaire et un conseil national de transition qui lui est censé représenter la diversité de la société civile.
Et il y a une sorte de tentative d'équilibrage entre les deux dont le devenir est très incertain. Ça pourra basculer d'un côté ou de l'autre. Ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui euh les régimes PCes d'Afrique de l'Ouest ont bien moins de détenus politiques euh que au Sénégal, qu'en Mauritanie, que dans les régimes que nous considérons comme étant euh nos alliés.
Donc je dis pas qu'il faut pour autant aller vers cette forme là, mais il y a un moment donné quand votre démocratie est corrompue et ça c'est une leçon aussi pour la France que vot quand ce que l'on appelle démocratie ces démocraties supposément représentatives qui passe par les élections législatives de députés qui vont porter sont censés porter la parole du peuple et ainsi de suite ne n'est plus fonctionnel parce que le contrôle sur les médias par les classes dominantes est trop important parce que la possibilité de se présenter pour un quelconque citoyen une force citoyenne est impossible. Les gilets jaunes, combien combien de soutien la population à un moment ?
80 % combien de personnes mobilisées ? Des centaines de milliers combien d'élus ? zéro. Quand vous avez une situation dans laquelle la corruption se généralise de telle façon que le niveau s'est abaissé et qu'il n'y a plus de possibilité d'influencer les décisions politiques, par exemple avec des manifestations sur la retraite, et bien à un moment donné le peuple cherche à retrouver son pouvoir et il le cherche à le retrouver non pas à l'un par des moyens qui sont ceux du système mais en contournant et c'est une menace que devrai prendre en compte nos dirigeants.
Moi, j'ai cris un un livre qui s'appelait Coup d'état Manuel insurrectionnel que dans lequel nous avions parlé que j'incite à lire pour comprendre en fait comment un mouvement révolutionnaire comme aurait pu l'être celui des gilets jaunes pour arriver à son terme doit produire d'une façon ou d'une autre un coup d'état et comment en fait à un moment donné on va nous laisser dans une situation où l'alternative sera peut-être difficile à envisager. Alors justement après avoir parlé de l'Afrique, j'aimerais qu'on revienne cette fois à la situation en France. J'aimerais tout d'abord avoir un petit peu votre action.
Euh ce sont des propos d'ailleurs que vous avez tenu, c'était sur l'existence d'une, je cite ségrégation en France. Est-ce que vous pouvez nous expliquer euh ce que vous entendiez par euh ce terme ce sujet ? J'étais j'étais enseignant dans le secondaire comme prof remplaçant à deux reprises à Saint-toin et à Tier. Euh je suis j'ai beaucoup travaillé dans des associations dans les banlieux à Corbeillesson, à Clichis sousbois et cetera. Je me suis présenté à Clichis sous-Bois en 2017. Euh et j'ai été élevé et j'ai grandi dans le 5e et 6e arrondissement de Paris.
Je peux vous dire que c'est je désolé hein si je vais choquer les âmes sensibles mais le nombre de personnes de couleurs dans un quartier et dans l'autre à quelques kilomètres de distance, on passe de l'Infinitimal à la quasi intégralité d'une population scolaire au sein d'un établissement scolaire. Et donc à partir de là, il y a deux facto dans les faits, une séparation ethnique dans notre pays très importante avec une très maigre porosité de la part d'un certain nombre de classes dominantes à l'égard des populations qui sont arrivées qui sont aujourd'hui à 3e 4e génération d'immigration.
Donc c'est il y a pas il y a c'est on est bien au-delà d'une question de possibilité d'intégration ou pas. C'estàd qu'il y a une homogénéisation qui s'est mise en place dans ce sens-là. Ça crée des mondes qui vivent en parallèle.
Là, je vous parle de l'hypers parisien et de la grande couronne, c'est pour prendre un contraste, mais on pourrait en parler aussi de façon très différente dans un certain nombre de villes de du reste de la France dans les régions avec un rapport différencié entre la entre les les régions de campagne, enfin même entre bon, qu'importe, on pourrait on pourrait développer là-dessus, mais ce que je veux dire par là, c'est que deux factos, il y a en fait des populations qui se regardent en miroir.
Et ce que j'ai dit d'ailleurs dans cet entretien, c'était tout simplement, c'est si vous regardez l'entretien, c'est assez clair, tout le monde est d'accord sur ce constat, sauf ceux qui sont complètement aveugles parce queils vivent dans leur quartier du 5e arrondissement, il voi il voi même pas qu'il y a cette situation. La la divergence et la profonde ligne de césisure politique en France, c'est sur l'interprétation de ce constat. Et qu'est-ce qu'on en fait ? Il y a ceux qui considèrent que ça crée une sorte de crise civilisationnelle avec une absolue impossibilité d'intégration de ces populations pour des raisons qui sont soit racistes, soit culturelles, soit religieuses.
Enfin, chaque il y a des faisceaux d'interprétation diverses au sein de ces familles politiques. Il y en a d'autres au contraire qui sont dans l'extrême inverse qui consistent à dire il n'y a aucune difficulté, il faut juste mettre plus de moyens, ça va se régler tout seul. Et donc dans cette dualité-là, il y a aujourd'hui ce qui empoisonne à mon sens le débat politique en France, une incapacité à échanger. Et souvent, et c'est pour ça que j'ai fait cet entretien, souvent on prétend qu'il y a une différence de constat, mais je pense pas qu'il y a différence de constat. Je pense qu'on est tous d'accord aujourd'hui sur l'existence de cette forme de de ségrégation.
Quand vous allez dans un restaurant, vous allez avoir euh euh les les une différ dans les restaurants chics. Encore une fois, je parle de de l'expérience de que l'on peut vivre dans dans les dans les les quartiers les plus favorisés. Vous allez avoir euh des gens d'origine euh Bangladéhi ou euh ouest-africaine qui vont être aux cuisines, qui vont être les employés invisible et vous allez avoir des serveurs euh qui vont être eux euh d'apparence caucasienne qui vont être à disposition. cette invisibilisation en fait d'exploitations qui sont communes parce que leurs conditions de vie sont pas fondamentalement différentes entre le serveur et celui qui est aux cuisine.
Il y a une différence de gré mais qui est très faible va créer une désolidarisation entre ces classes populaires qui sont en fait jointes. que comme ils vivent de façon différenciée dans des espaces différents, ils vont pas se rendre compte qu'ils ont des intérêts communs et qu'ils auraient intérêt à se mobiliser de façon commune parce qu'ils n'ont pas justement pour revenir sur cette phrase de Gunterander sur cette idée des mondes des hommes sans monde c'est-à-dire en fait c'est pas seulement une question matérielle, c'est là où les marxistes commettent une erreur très importante.
C'est pas seulement la question du contrôle sur les moyens de production, c'est aussi un quelque chose de plus extensif qui est les conditions d'existence. quand vous avez des conditions d'existence qui sont très différentes parce que vous habitez dans une dans une banlieue parisienne de type clichissois alors que vous êtes plutôt que d'être un employé précaire dans la petite couronne parisienne différence qui va notamment s'expliquer du fait de votre ethnicité des réseaux que vous allez en tenir et ainsi de suite et bien vous allez penser que vous êtes différent en terme de conditions sociales et potentiellement que vous êtes opposé.
Or, du coup, l'impossibilité de peser ensemble pour produire des changements, bah va amener aux dérives et à l'effondrement où vous avez de façon successive les manifestations pour les retraites puis les mobilisations/pillage/émeut sur Naël, vous allez pas du tout avoir de coagulation, vous allez pas avoir de pensées commune et vous allez pas avoir d'effectivité de lutte et vous allez en fait avoir du coup des dérives anomiques avec des des des mouvements d'opportunités qui visent à s'utiliser ces ces ces mouvements pour Bah pour en l'occurrence se se faire un un magasin ou ainsi de suite. Alors justement, on connaît aussi votre position et vos critiques à l'égard de la police.
Enfin, vous l'avez rappelé par euh la situation. En tout cas, ça c'est très important. J'ai toujours parlé alors c'est très important sur toi et je tiens vraiment à ce que tu as dit de violence politique et justement j'ai toujours dit à à aux pensées progressistes faites attention la violence policière c'est la marge c'est l'anomie par rapport au phénomène qui est grave qui est la violence politique c'estàd celle qui est ordonnée par les gilets jaunes c'était pas des violences policières c'est pas les les policiers qui sont devenus fous qui ont décidé de frapper leurs frères leurs cousins parce que ça leur faisait plaisir.
Non non, c'est le pouvoir qui a décidé d'utiliser ces hommes qui avaient pourtant une condition sociale très similaire à ceux qui se mobilisaient pour faire frontière et pour protéger leurs intérêts contre ceux du peuple. C'est très très il faut être très attentif à ça. Qu'est-ce que vous pensez justement de la déclaration du réalisateur Laj Lili ? Je sais pas si vous avez suivi ce qu'il a dit. Il a dit que la police, je cite, à carte blanche pour tuer des jeunes de banlieu sans jamais être condamnés. Il faut faire très très attention sur ces sujets qui sont particulièrement sensibles et surtout pas les instrumentalisés.
Euh, il y a une impunité organisée au sein de la magistrature sur les violences policières de façon générale, pour une raison très simple, les magistrats dépendent des policiers pour mener leurs enquêtes euh et la plupart de ces violences policières sont sinon autorisées, du moins incité par le pouvoir politique. J'en parle des g jaunes, j'en parle en connaissance des causes. J'ai encore aujourd'hui 4 ans après les faits des clients, attendez, je finis. Oui, j'arrive, j'arrive. mais qui sont qui ont été éborgnés et dont il est impossible d'identifier qui a tiré pour un réflexe qui presque est compréhensible.
C'est-à-dire l'unité où le mec qui a tiré son flashball, le policier qui a tiré son flashball ne veut pas dénoncer celui qui l'a fait. Pourquoi ? Parce que on leur a demandé de le faire. Donc ils se disent pourquoi lui payerait et risquerait 10 ans de prison puis sa carrière ainsi de suite alors que c'était un mouvement collectif qui était désigné par priorité. Pourquoi nous on payerait à la place du politique ? Et là, il y a un problème de stratégie de la part de ces gens de gauche comme Aria Limi et ainsi de suite qui décident de s'attaquer à ce problème en attaquant les policiers plutôt qu'en allant chercher les responsabilités politiques et hiérarchiques.
Non, je pense que c'est une erreur. C'est une énorme erreur et moi, j'ai fini par le faire à certains moments parce que c'est parfois c'est notre seule porte d'entrée. C'est pour on doit commencer par là. Par exemple, Maxime Nicole qui se fait arrêter arbitrairement le 14 juillet, on porte plainte, on sait que c'est l'allemand et Castaner parce qu'ils ont fait des déclarations publiques.
Mais là euh David l'aviateur qui s'est fait arrêter arbitrairement avec un mésage de la police, la seule façon pour nous, on rappelle ce qui se concerne cet aviateur, donc il a émis une banderole, la la banderole avec son avion a fait la institution pendant des semaines qui a tourné en France et donc ils ont commencé à le persécuter, à le fouiller, à pardon, à le filer et à le suivre partout où il allait. Donc à un moment, il va faire une manifestation avec deux amis sur le Champ de Mars et là il y a trois qu pardon trois camions de CRS qui qui débarrent qui se fait arrêter. Mais aujourd'hui en France le droit est très clair. La Cour de cassation l'a rappelé.
Vous pouvez organiser une manifestation sans la déclarer. Ils étaient trois par ailleurs. La menace de trouble à l'ordre public était inexistante qui serait un facteur éventuellement d'interdiction de manifestation. Il pouvait pas l'interdire. Il était trois un dimanche matin à 9h sur champ de mars. Je remercie d'ailleurs de m'avoir fait lever à 9h du mat pour le sortir du comico. Mais enfin vous voyez c'est c'est pas une menace.
Par contre, c'est un pouvoir qui dans son excès et son abus et l'excès de zel des personnes qui en font respecter les consignes se retrouve dans une situation ridicule ridicule au quand il y a trois personnes avec une petite banderole sur le champ de Mars alors que nos amis bourgeois du 7e arrondissement nous ont même pas encore réveillé pour aller faire leur brunch sur sur les pelous. C'est du 6e leçon réveillé. Donc non, moi on me réveille justement. Donc on se retrouve dans une situation où euh ce ridicule permet évidemment de contre-attaquer.
On en rit comme quand j'ai défendu euh euh la femme qui avait été arrêtée et placée en garde à vue parce qu'elle avait traité d'ordure Emmanuel Macron sur Facebook. On est on est soulagé de pouvoir utiliser ça pour faire contrepôt au pouvoir. Mais c'est quand même inquiétant de se dire que ça arrive.
Et imaginez le nombre de situations comme celle-ci qu'on voit passer parce que les personnes ne sont pas suffisamment organisées, n'ont pas façon de faire connaître leur situation ou parce qu'elles se sentent intimidé et elles ont honte parce qu'elles sont faites arrêter, ce qui est très violent, placer en garde à vue dans des cellules qui en général sont dans un état catastrophique au côté de personnes qui ont commis elles des délisers et des crimes sérieux et qui finissent par se dire "Bon ben, j'arrête là, ça suffit." Donc cet individu, pourquoi est-ce que je vous en parle de cette arrestation ? On n' pas de déclaration publique des autorités.
cette fois il y a pas d'Armanin qui a fanfaronné la presse pour dire voilà et donc la seule façon pour nous d'identifier les responsables de cette arrestation arbitraire ce qui est un délit c'est d'aller chercher ce qu'on connaît c'est-à-dire celui l'OPJ qui a fait cette convocation ça me fait pas plaisir de poursuivre pénalement un OPJ qui a fait ça évidemment pas pour son bon plaisir mais pour obéir à sa hiérarchie mais pour moi c'est la seule façon d'une part de remonter d'obtenir l'ouverture d'une instruction qui va me permettre de remonter responsabilité ça me prendre 4 ou 5 ans.
C'est c'est aussi prendre conscience de l'épuisement auquel on essaie de vous soumettre lorsque vous tentez d'aller contre le pouvoir. Mais ça être nécessaire aussi pour une autre chose, pour envoyer un signal et pour rappeler à nos forces de l'ordre mais aussi à nos magistrats que se laisser instrumentalisé ça peut être un délit et ça peut détruire leur carrière et donc les inciter les inciter à résister aux ordres illégaux les inciter à résister à leur manipulation par l'autorité politique et à se refuser à entraver la liberté d'expression et le libre exercice des droits fondamentaux de nos citoyens.
Et on est dans une situation où malheureusement les syndicats policiers ne font pas ce travail. Les syndicats policiers sont dans une cogestion avec le ministère de l'intérieur qui pour moi est fondamentalement corrompue et corruptice et donc à partir de là, il ne protège pas si ce n'est de façon excessive, c'est-à-dire si ce n'est de façon caricaturale en s'aliénant du coup une partie euh de de l'opinion publique. Et donc je pense qu'il faut qu'on sorte de cette dynamique là et ça ça a produit des erreurs à la fois à gauche à la droite et ça expose en fait les forces de l'ordre qui par ailleurs n'ont pas assez de formation.
Ils ont réduit leur temps de formation, sont exercent dans des conditions qui sont vraiment catastrophiques, enfin dans des commissariats qui sont dans des états, on le voit en tant qu'avocat parce qu'on en fait on est dans les mêmes endroits queeux au quotidien et qui souvent en fait voit euh récompenser ceux qui qui acceptent ses formes de corruption, ceux qui a acceptent la compromission avec le pouvoir et donc une dégradation de la qualité des forces de l'ordre qui elle-même amène à des violences et qui amène du coup à cette accroissement de la confrontation avec une partie de la population.
Alors justement, on en a un peu parlé, enfin on l'a évoqué il a quelques instants le sujet des émeux du début de l'été en France. J'aimerais vous demander à présent votre lecture politique de cet événement qui s'est passé donc on le rappelle donc au début de l'été. Quel regard vous portez sur la réaction du gouvernement ? Première question. Et deuxième question peut-être la plus importante. Comment est-ce que vous avez réagi Ran Branco, à la cagnotte en faveur de ce policier qui a tué le jeune Naël ? une cagnotte qui avait été lancée, on le rappelle, par Jean Messia que nous avions d'ailleurs reçu ici. Comme je l'ai dit, j'ai été l'avocat de Christophe d'Étinger.
Je suis l'avocat de Christophe Dtinger qui était ce gilet jaune boxeur qui a été condamné à de la prison pour avoir dégagé à main nu, enfin pour s'être confronté à des à des gendarmes en l'occurrence et pour lequel une cagnotte de soutien avait été créée parce que tout le monde savait que il était, pardonnez-moi, la vulgarité, mal barrée et que les conséquences allaient être très lourdes pour pour sa vie. Elles l'ont été. sa vie a été complètement détruite. Cette cagnotte avait euh atteint euh 150000 € en 48 heures.
Ça avait amené le gouvernement à des cris d'orfrais extraordinaires sur le fait que c'était euh une façon de soutenir euh la violence et ainsi de suite et donc ils étaient intervenus pour la faire interdire. La cour d'appel de Paris dans une décision en septembre là il y a quelques semaines a confirmé l'annulation de la cagnotte au motif qu'elle en fait monétisait les violences volontaires. Je reprenais les termes exacts de la de la décision de la cour d'appel.
Comment dans un pays vous pouvez expliquer de façon cohérente que vous avez une cagnotte qui a atteint 1 million et demi d'euros pour soutenir un policieron qui a tué un individu queles que soit les circonstances et tout ça ça sera la justice qui qui tranchera et dans le même temps considérer que cette autre cagnotte qui visait à permettre à cet homme qui a en effet lui aussi en tout cas lui a commis un délit a été condamné pour mais du coup a demandé pardon tout de suite et ainsi de suite soit annulé.
Comment est-ce que vous expliquez cette dissonance absolue si ce n'est du fait d'une politisation de l'appareil judiciaire elle-même poussée par le gouvernement qui avait trop peur d'un côté de se mettre à dos une partie de la de de l'opinion et qui de l'autre en ce qui concernait les gilets jaunes savait qu'elle était perdue et donc il fallait utiliser la la manière forte pour les écraser. Moi ce que je dénonce c'est cette absence cette absence d'équivalence dans le traitement il y a il y a quelque chose qui est incompréhensible et inacceptable. Après, on peut interpréter différemment la can politique. Moi, c'était plus là-dessus que j'avais envie d'avoir votre action.
Est-ce que ça vous a choqué l'organisation de cette nouvelle cagnotte ? Moi, je trouve qu'il y a eu une instrumentalisation politique euh qui était euh qui qui est qui était euh assez euh assez indécente en fait parce qu'on parle de la mort de quelqu'un. Voilà. et que euh et ce qu' ce qu'a fait euh cet homme euh Messia euh en se saisissant qui est un qui est un acteur politique hein euh en se saisissant de ce sujet, en le mettant en scène de façon répétée soir après soir dans la médiia de façon assez hystérisante avec une forme de violence verbale incroyable. J'ai trouvé ça j'ai trouvé ça triste et voilà tout simplement.
Mais mais comme d'ailleurs beaucoup d'épisodes pendant pendant ces quelques semaines m'ont semblé particulièrement sidérant et désolé votre lecture politique justement de ces é donc c'est ce que je lui disais c'est-à-dire une ségrégation de fait qu' qu'il va falloir admettre et à partir de là on tirer des conclusions politiquement moi je trouve qu'il y a une instrumentalisation très forte des questions identitaires dans ce pays c'estàd qu'il y a une on souffle sur les braises c'est que le pouvoir il soit la guerre civil non mais je pense que la la droite et l'extrême droite instrumentalise cette question pour couvrir leurs propres insuffisances et qu'elles sont complètement incapables de proposer une lecture cohérente des défis civilisationnels que connaissent.
Il y a peut-être un problème quand même avec les banlie en ce moment. Non quand même là ça fait longtemps qu'on le dit. Il y a il y a un problème très important avec les banlieux.
C'est qu'on a une partie du territoire français qui est tenue avec notamment l'aide l'aide de toute une série de réseaux mafieux qui servent à alimenter notamment les beaux quartiers en en stupéfiant et ainsi de suite et qui servent aussi à endormir une partie de la population française avec la population française, je le rappelle, est l'une des plus grandes consommatrices de stupéfiants, que ce soit médicamente, la plus grande consommatrice au monde de psychotrope ou en terme d'herbe, la l'une des plus importantes sur le continent européen.
C'est une population qui est fondamentalement malheureuse où d'ailleurs on se lit de moins en moins où la capacité à aimer et à se désirer se réduit de façon progressive et qui favorise l'évolution de comportement compulsif. Et donc dans cette situation là, l'État a tout intérêt à ce que ces territoires restent endormis. Et donc en fait il y a les mises en scène de Darmanin sur la lutte contre les trafics de drogues et cetera et il y a la réalité. Il y a la réalité c'est qu'en fait il y a une sorte de cogestion de ces territoires qui détruit.
OK, il y a il y a un fantasme alimenté euh des horses de barbares euh qui viennent envahir la France et cetera, mais les premières victimes, c'est quand même ceux qui vivent sur ces territoires qui sont en général ceux qui tiennent le pays. Les premiers de Corvé sont quand même très largement des gens issus de l'immigration et qui doivent au quotidien vivre avec les conséquences de cette insécurité, de ces trafics et cetera.
Donc si on a une lecture ethniciste ou identitaire de cette question, je pense qu'on oublie que il y a là en fait des millions de personnes qui non seulement souffrent du mal mais qui souffrent au surplus de la stigmatisation que produisent ce mal contre elles qui sont par pourtant des personnes qui contribuent au quotidien à servir le bien commun comme elles le peuvent.
Donc il faut qu'on fasse très attention et là c'est là où où je resterai toujours profondément critique sur ces discours qui essayent d'écraser sec et qui sont surtout des des discours d'impuissance parce que derrière en fait euh si vous voulez vous placer sur du point de vue identitaire, moi j'ai envie de dire au aux dirigeants politiques de la droite de l'extrême mais proposer une offre identitaire construite, c'estàdire qu'est-ce que vous en positif vous voulez pour la France en tant qu'identité ? Est-ce que vous voulez un renouvellement avec les valeurs chrétiennes de ce pays ? ainsi de suite.
Mais alors assumez-le, développer une un programme, proposer de sortir de la laïcité, ainsi de suite. Mais cesser d'être toujours en défensif et dans la critique et dans l'utilisation de bouc émissaire pour masquer votre propre incapacité à repenser ce que devrait être la France. Qu'est-ce que devrait être la France pour vous aujourd'hui ? C'est un discours que je n'entends pas du tout de leur part, à la fois sur les questions de politique, mais soit sur les questions identitaire et culturelle. En tout cas, il y en a un qui s'est qui s'est positionné, qui semble en tout cas sur un plan euh de la carrière politique, faire un parcours pour l'instant sans faute.
C'est votre grand ami Gabriel Atal, le ministre, le nouveau ministre de l'éducation nationale. Évidemment, je dis ça ironiquement puisqu'on connaît votre animosité avec lui. Enfin, parté d'autres d'ailleurs. Euh c'est pas moi qui envoie des membres de ma famille m'insulter dans la rue et me menacer, hein. Donc je pense que l'animosité elle est plutôt penser vraiment qu'il a demandé à sa sœur de venir vous avait pas ce que je sais c'est qu'elle est venue le faire et qu'on a la preuve de cela, l'enregistrement et ainsi de suite.
Et d'ailleurs porter plainte pour menace et insulte parce que c'est c'est ce qui ce qu'on entend c'est un extrait qui a largement circulé classement sans suite sans même qu'elle soit interrogée. Pourquoi ? Parce qu'elle est sœur de ministre c'est comme ça c'est ça aujourd'hui la justice en France et c'est pour ça qu'il y a une détestation croissante vis-à-vis il y a une sorte d'impunité généralisée au sein de ces sphères. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent, même se comporter comme des petits harceleurs.
C'est c'est mignon de de se présenter en parce que c'est c'est empathique, ça permet de euh de faire pleurer dans les chaumières et de et de et de faire les les gros titres de voici et gala avec l'aide de minim marchand et compagnie qui sont quand même les gens les plus corrompus et les plus dégradés de de la civilisation. Mais dans la réalité, quand vous voyez le comportement cheveux hein, vous parlez le quand vous voyez le comportement de ces individus, c'est d'une grossièreté et d'une violence qui sont vraiment à couper le souffle.
Et ces personnes-là qui ne fonctionnent que par la menace et par le rapport au pouvoir ensuite sige en protecteur du pauvre avec des grands discours qui sont pardon sur politique par exemple sur sa mesure égar à la baaya euh vous qui êtes avocat en plus c'est intéressant d'avoir votre avéresse pas enfin je veux dire qu'est-ce qu'on on parle on parle de quoi de 200 c'était quoi combien 250 personnes qui étaient concernées chaque année et vous voulez qu'on en fait un débat national pend une semaine si vous voyez pas l'offensive médiatique et la manipulation qu' a derrière la seule volonté vous savez comment ce truc cette chose est née question l'uniforme à l'école c'est pas su national Emmanuel Macron prend la parole dans le point euh non pardon, on va la faire à l'envers.
Euh Gabriel Atal va à la Réunion faire un déplacement pour la rentrée de classe qui avancé là-bas par rapport au territoire métropolitain hexagonal. Euh Emmanuel et il annonce une conférence de presse pour 2 jours plus tard où il va énoncer ses priorités en tant que éducation nationale. Pour des raisons X ou Y, Emmanuel Macron décide de le devancer, de lui d'amener le pion et la veille dans un grand entretien au point annoncer quel décision prises en terme d'éducation et dire que l'éducation nationale est un domaine réservé du président de la République. Donc en gros, il met sous tutelle Gabriel Atal. Que fait Gabriel Atal ?
Il va sur TF1 et il parle de la BA pour contrer en fait cette opération de missotutelle d'Emmanuel. C'est tout le Oui, mais le reste en fait nous et nous on tombe dans le dans le piège du commentaire et de l'excitation par rapport à des questions qui sont franchement en fait c'est vous l'avez vu, c'est même pas un décret ou un arrêté, c'est une circulaire. Enfin, je veux dire, on est on est au niveau le plus bas de d'importance politique, réglementaire et ainsi de suite. Et on commence à s'exciter dans tous les sens, oui, non et cetera sur des non sujet.
Et du coup, on tombe dans le piège de nos gouvernants, on leur donne une importance tandis que nos conditions de vie se dégradent, tandis qu'on continue à licencier, enfin pas à licencier, mais on continue à supprimer des postes euh d'enseignant comme je vous le disais tandis que la réalité de ce pays continue de s'effondrer. Et donc moi, si vous comptez sur moi pour faire le chroniqueur de BFM qui va semaine après semaine commenter le fait d'hiver qui a été inventé par le pouvoir ou par l'opposition, qu'importe pour à chaque fois me mettre dans leur roue, franchement, on essaie d'être à un autre niveau. On essaie de préparer de façon consciente des mouvements de de long terme.
Voyez, on n'est pas sur moi je dis ça, c'est pas si anecdotique parce que justement les ambitions présidentielles des uns et des autres commencent à un petit peu se dévoiler et on commence à à parler dans les couloirs de Gabriel Atal de potentiel envie de ce jeune ministre he extrêmement jeune puisqu'il a il a votre âge puisque ensemble. Honnêtement, est-ce que Ran Branco ici, malgré tout en dépit de vos désaccords, vous pouvez pas reconnaître qu'il a plutôt un parcours sur le plan politique qui est plutôt assez remarquable quand même, non ? Je vous invite à lire crépuscule, je pense en fait, j'étais j'étais le premier à exposer son parcours politique de loin en large en travers.
Je me souviens qu'à l'époque des gens assez avariés parce que ce sont les sers d'oligarque comme Natacha Apolloni avait tenté de m'attaquer en prétendant que je faisais une fixation sur lui et que je donnais de l'importance à à ce qu'elle disait être un petit roquet de la Macronie comme d'autres. J'ai quand même eu la précience de comprendre ce qui se jouait très tôt sur cet individu et j'ai dévoilé les mécanismes d'ascension vers le pouvoir de cet individu en montrant à quel point il singe ce d'Emmanuel Macron. Donc euh il y a pas de surprise du tout. Au contraire, il y avait une forme de de non pas d'avertissement.
Et puis euh Gabriel Atal, c'est quelqu'un qui a 16 ans, je l'ai déjà raconté, mais euh sur le Ybook, donc sorte de truc que les lycéens font où ils mettent leurs souvenirs de leur scolarité chacun pour avoir un souvenir collectif, lui il avait mis une photo de George Pompidou pleine page avec sa tête dessus. Donc je veux dire, quand vous êtes avec les conditions qui sont les siennes euh né dans un milieu extraordinairement favorisé avec de nombreux réseaux qui vous appuie et que vous jouez les bonnes cartes, c'est assez attendu que vous retrouviez dans une situation comme celle-ci. En tout cas quelque part, je l'avais annoncé pas l'empêcher d'être d'être efficace là où il est.
Mais comment vous jugez aujourd'hui l'efficacité d'un homme politique si c'est à ces déclarations et aux conséquences que ça a sur les sondages qui sont commandés dans un cadre d'une guerre parce que c'est une vraie c'est une vraie guerre émotionnelle qui est menée sur la question du les sondages sont utilisés comme des instruments pour renforcer de façon autotélique ceux qui sont favorisés par ceci. Au contraire essayer d'intimider ceux qui ne le sont pas. Si vous jugez le politique à ces tonnes là de la surface qui est devenue justement le débat public évidemment qu'il est très efficace.
C'est une même une machine de guerre mais parce qu'il est soutenu par la même machine de guerre qu' a fabriqué Emmanuel Macron. C'est les mêmes personnes qui sont derrière lui. C'est Marchand, c'est Bernard Arnaud qui a qui a dégéné à plusieurs reprises. Tout ça est déjà en place pour le porter. Mais nous ce qui nous intéresse en tant que citoyen, vous voyez, moi je me place pas en concurrent de ces gens-là.
Je me place pas dans le jeu des petits chevaux pour on se nous on se place sur l'intérêt de la citoyenneté et de sortir de ces dispositifs de pouvoir d'instrumentalisation qui vous permettent à travers Paris match à travers le contrôle de tel ou tel médiolité de peu à peu accéder à une forme de visibilité qui va finir avec des instrumentalisations quand même pathologiques presque avec un niveau de l'armoiement qui est comme scandaleux sur la question du harcèlement. On va utiliser le sort de pauvre gamin de 13 ou 14 ans qu'on va citer à l'Assemblée pour faire pleurer et pour dire "Regardez, on est du bon côté". Ainsi de suite.
Faire oublier l'entreprise de dévastation à laquelle on a participé que ce soit au ministère de la santé puis ensuite au parparolat du gouvernement au ministère du budget, ainsi de suite. Faut cet homme n'a même pas fait tenu il était ministre du budget, il n'a même pas fait un budget. Il est parti avant même de défendre son premier budget parce que justement probablement il voulait éviter l'obstacle et ça réussi à se faire intégrer à l'éducation nationale. Comment vous voulez juger ces gens ? C'est exactement comme Emmanuel Macron. Comment vous voulez-vous le juger sur son résultat politique ? Qu'est-ce qu'ils ont démontré ? Qu'est-ce qu'ils ont fait dans leur vie ? Absolument rien.
Le pauvre Gabriel, il a jamais eu de travail à part à part en politique, il était à 22 ans parce qu'il était copain de la fille de la ministre enfin de Marisol Touren. Il il était déjà conseiller parlementaire, il gagnait déjà 6000 € par mois. Donc évidemment dans ces conditions-là, vous construisez après vous couchez avec le conseiller politique d'Emmanuel Macron, ce qui vous permet d'obtenir une circonscription, puis après vous mettez avec le porte-parole du gouvernement et puis enfin vous voyez, c'est des choses qui sont le talent n'attend pas le nombre des années hein.
Non mais bien sûr mais si vous si vous comprenez comment vous êtes bien euh avocat de personnalité com arrive comment on arrive au pouvoir et comment on accumule ce pouvoir, vous perdez toute forme de fascination à l'égard de ces individus. Vous comprenez en fait que c'est lié à des facteurs qui n'ont rien à voir ou peu avec le talent et le mérite et vous retrouvez dans une situation où en fait vous avez envie de faire une révolution. Et moi c'est c'est ça plutôt ce à quoi j'incite et Gabriel pour moi est C'est génial. C'est génial parce qu'il est la démonstration de tout ce qu'on est en train d'avancer depuis des années.
Et pour ceux qui nous traitent de complotistes au début, je leur dis mais vous avez qu'à lire nos textes de 2019. Tout était écrit. Tout est écrit et vous êtes en train de tomber. On vous ajoute une petite abailla par là, une petite un petit enfant qui s'est qui a dû se suicider par ici. On vous les met, on vous le cuisine et vous vous tombez. Là, il faut aussi, c'est là on en arrive à question du niveau maturité politique. J'en reviens par exemple au Sénégal. Ces gens-là ne se sont pas laissés distraire que soit par des fausses accusations de viol, que soit par des mises en scène de de d'empathie, je sais pas quoi.
Ils ont dit un moment, on a un homme qui défend nos intérêts, qui l'a démontré factuellement, qui a pris des risques pour nous, qui s'est fait radié, qui a démontré quelque chose dans sa vie, on le suit. Alors justement, la transition est simple. À vous me ramener à vous une nouvelle fois puisque vous parliez de complotisme et puis d'affaires. Euh on en est où au niveau de vos affaires judiciaire Ran Branco, puisque évidemment apparemment il y en avait euh pas mal qui étaient en cours la dernière fois qu'on s'est vu. Bon, écoutez, c'est c'est très simple. La semaine dernière, on a on a cherché à interroger ma mère sur sur ma sexualité dans le cas d'une commissionatoire.
On a forcé la serrure de de mon domicile pour pour prendre des photos de celle-ci et euh à à des magistrats qui euh qui faisaient fonction. En fait, il faut il faut savoir que c'estàd qu'on a fait une perquisition chez nous. Non, c'est pas une perquisition, c'est une c'est une scène de photo. Mais comme j'étais pas là, on pète la serrure parce que en fait c'est des tentatives d'intimidation et prendre des photos de de de mon domicile, voilà pour pour des procédures jsières. Et ça s'enchaîne et ça continue et ça ça ne s'arrête pas. Et c'est de vous souvenez de la faire Pavlenski où on a essayé de me faire passer pour un trafiquant de vidéo et ainsi de suite.
Enfin bref, des histoires complètement délirantes. Ce qui avait permis de mettre en place surveillance policière, mais sur écoute de des des policiers en bas de chez moi, je veux dire mobiliser des policiers en bas de chez moi pour me surveiller dans l'histoire de l'affaire du sexe de Grivveau, enfin de que mon client avait avait rendu public, Pot Pavlenski. Je veux dire là, il y a des disproportions qui sont quand même intéressantes à mesurer. Ou encore qu'est-ce qu'il y avait eu ?
On avait on avait réquisitionné la Sorbonne pour obtenir mes bullets de notes pour les faire fuiter à Marianne pour qu'il y a un petit article ironique sur sur telle ou telle sur telle ou telle note que j'avais pu avoir en en 2e année. Donc dans ces circonstances là où vous faites l'objet d'un harcèlement un peu régulier, ce qui arrive au Sénégal, vous le voyez s'inscrit dans cette fait pas terre puisque dans ce contexte et ben voilà vous avez eu cette c'est leur actualité très riche au Sénégal. Vous prenez la parole vous en parc encore plus parler. Oui, parce que on a moi je me suis construite il y a 10 ans quand j'étais encore à Yel. Je finis mon doctorat en droit.
J'avais fait Normal Sub, j'étais allé j'étais j'avais été au K d'orsaire à la cour internationale. J'ai trayé pour un certain nombre de de personnalités. Je décide de m'engager auprès de Wikileak et du sange. Et là commence une bascule dans ma vie extraordinairement importante qui consiste à me resouverainiser. C'està-dire je ne fais je dégis avec Xavier tout ça, ça a été raconté 1000 fois.
À partir de ce moment-là, je ne dépends plus de personne que de moi-même et je sens la vulnérabilité extraordinaire que ça produit parce que quand on est un quand on travaille, ça m'a beaucoup frappé avec le l'exemple du fils Bus quand on a échangé parce que ça a pris un quart d'heure, il était assez véhémment, il essayait vraiment de de me culpabiliser parce que j'ai raconté dans cette émission d'ailleurs, c'est c'est intéressant comme écho, comment elle s'était faite nommer à l'OMS pour obtenir les gens d'honneur en échange de son silence. Euh, il faut avoir conscience que ces gens sont aveugles à eux-mêmes.
Le système est fait d'une telle façon que vous allez avoir un certain nombre d'avantages dont vous allez croire que vous les méritez. Cet homme, ce jeune garçon de 20 ans qui était en train de prendre des verrs dans un des cafés les plus chers de Paris avec une très jolie jeune fille et qui ne me montrait aucune forme de qualité intellectuelle humaine particulière, n'avait pas du tout conscience qu'il vivait dans une position de privilège qui était elle-même le fruit des compromissions de ses parents. Et il venait me défendre. euh indigner ses parents en disant "Mais comment est-ce que vous pouvez les critiquer ?" Ainsi de suite.
Ils n'avaient pas du tout conscience de ce qu'il nous et d'à quel point tout cela était une forme d'usurpation qui était particulièrement catastrophique et il vivait très installé et très confortable dans ces circonstances-là. Et bien vous vous avez la certitude que c'est bien le fils. Ah oui, bien sûr. Ouioui. On a parlé en détail. Et donc ce travail de dévoilement c'estàd de prise de conscience que soi-même on ne mérite rien en soi en fait que nous ne sommes quand on est dans une classe sociale privilégiée que justement des privilégiés. et qu'il faut déconstruire cette certitude et cette assurance que l'on avait.
Et lorsque l'on se détache de ces appareils de pour qu'on se rend compte qu'une grande partie des facilités que l'on avait était le fruit de service qu'on nous rendait de façon discrète voire invisible. Mais c'est pas du complotisme. C'est juste je sais pas vos parents ont en ami des personnes, ont parlé de vous un dîner et ces personnesl un moment vont vous solliciter sans vous dire que ça vient soit de vos parents, soit même des amis de vos parents et ainsi de suite. Et ça c'est le quotidien de ces gens-là. Mais tout est fait pour que d'une certaine façon, ils ne se rendent pas compte qu'ils sont tenus par ce système à la fois de façon favorable.
C'està-dire on les pousse vers l'avant mais aussi pour en échange les contenir dans un certain cadre, leur éviter de trahir et s'assurer qu'ils ne vont pas décrypter ce qu'ils sont en train de de traverser. Donc moi, j'ai fait ce travail de volement, ça a pris beaucoup de temps et à un moment donné, j'ai réussi à m'autonomiser suffisamment pour ne plus avoir peur ou en tout cas pour calculer suffisamment mon risque de façon à par exemple pouvoir aller au Sénégal. Non pour faire le buzz, mais au contraire pour pouvoir utiliser ce poids politique, cette souveraineté que j'ai acquise pour pouvoir m'imposer à des forces bien péjores. Après, j'ai pas dit ça de manière forcément péjorative.
Est-ce que cette recherche enfin si tentait que il pouvait y en avoir une de temps en temps cette recherche de buz par c'est un langage, c'est pas le buz, c'est la visibilité de notre combat visibilité, est- qu'elle est pas nécessaire. Voilà le discours il est important de de transmettre. Il est très important de faire partager. Pourquoi ?
parce que ma fonction c'est de c'est de c'est non c'est oui c'est c'est de médiatiser les faits pas de médiatisé en tant que personne mais en tout cas ma personne en tant doit être médiatisée en ce que ce que je vis peut-être d'intérêt général vous que les gens sachent comment ça se passe et moi évidemment ça part de mon expérience personnelle si je faisais que rapporter des ond ou des choses que j'ai vu mais pas ricochet bien mon utilité serait moindre et aussi même la la force de ce que j'ai à transmettre parce que il y aurait toujours les distorsions de celui qui me l'a raconté et cetera, la possibilité de donner directement à des personnes quasiment continue d'exemplifier ce qui se passe et du coup de comprendre comment fonctionne le système.
Pour moi, c'est un acte révolutionnaire. Les les les révolutionnaires ont pour principale arme la vérité. La vérité dépouille le pouvoir. Elle le fragilise. En parlant de tentative de médiatisation, justement, bah il y a un sujet un peu plus léger he malgré tout. Vous avez abordé dans votre dernier ouvrage intitulé simplement Anouna. Alors, je dis plus léger mais finalement pour que vous lui consacrer un ouvrage, il est peut-être pas si léger que ça. Pourquoi avoir écrit un livre sur cette personnalité qui est Cyril Anouna ? On est dans une situation où en France tout s'effondre, les services publics s'effondrent, la justice, les hôpitaux et ainsi de suite. Je vous parlais du du fils Busin.
Il faudrait euh faudrait faudrait voir à quel point il y avait une forme d'indesscence de sa part à de se plaindre du traitement que subissait euh ses ses parents lorsque l'on voit dans quel état toute cette classe politique a laissé nos hôpitaux, nos médecins et ainsi de suite. Parmi les causes de cet effondrement, il y a une forme de connivance et de corruption très importante qui a amené la France à un moment, le gouvernement français à créer des chaînes de TNT qu'ils ont attribué à un certain nombre d'acteurs qui n'ont qu'un intérêt faire de l'argent, faire de l'argent à tout prix.
Et comment est-ce qu'on fait de l'argent lorsqueon scandale d'ailleurs de la la chaîne numéro 23 nouvellement maistoquelle a beaucoup travaillé et donc on se retrouve à une situation où on l'état offre des concessions gratuites pour diffuser des contenus. C'est ces ces concessions ont de la valeur. Pourquoi ? Parce qu'elles permettent d'y placer des créneaux publicitaires et donc de récupérer de l'argent de cette façon-là. Quelle est la meilleure façon de gagner de l'argent rapidement ? Et bien, c'est tout simplement en mettant les produits les moins chers, les émissions les moins chères à produire et à gaver en même temps de publicité autour.
Mais il faut quand même avoir un peu d'audience pour gagner de l'argent avec la publicité. Donc il faut des produits addictifs. Et c'est là qu'arrive la généralisation de la téléréalité. la téléréalité qui a pour objectif de capter à moindre frais l'attention des spectateurs en sérialisant des relations entre êtres humains, en dévoilant leur intimité, en jouant sur notre côté voyeuriste pour justement essayer de nous exciter, de nous attacher.
Ces émissions de téléréalité sont produites très principalement par un homme en France, Stéphane Courbi, qui est un allié qui est financé par Bernard Arnaud et quelques autres et elles sont diffusées sur un certain nombre de chaînes de télévision qui sont donc attribuées par l'État.
Anouna joue un rôle de plateforme où il met en avant régulièrement avec une réussite indéniable quand même hein sur un plan de l'audience des star de téléréalité pour pas que pas que parce qu'il a donné la parole régulièrement j'ai dis régulièrement il met régulièrement avant des stars de terréité ce qui leur donne une visibilité et ensuite il il s'associe avec Kurbi et des personnes comme Magal Berda pour les promouvoir sur les réseaux sociaux en les aidant à obtenir beaucoup de followers et ainsi de suite pour façonner une pseudo pseudo image de rêve en les envoyant à Dubaï et ainsi de suite pour ensuite vendre aux personnes qui les suivent une impression de réussite et des produits dérivés qui sont en général des produits qui sont complètement insignifiants.
Voilà. Et donc on a beaucoup échangé avec Booba là-dessus, on a beaucoup travaillé dessus. Ça m'a permis de comprendre en fait que c'est un système circulaire parce que tout ça ben bien sûr on est très proche et enfin on est très proche pardon je m'excède mais on a beaucoup échangé pendant cette période et je continue évidemment à suivre de près cette situation et donc ce système circulaire qui est en fait un système d'arnaque qui est protégé par l'État c'est quelque chose auquel Anouna dans lequel Anouna se trouve de façon centrale.
Et à partir de cette situation, il a développé par ailleurs une influence politique qui a été beaucoup commentée, qui a fait l'objet de beaucoup de de spéculations sur a été nocive, pas nocive. Est-ce que en invitant les gilets jaune, il a rendu service aux gilets jaunes ou pas.
Moi cette partie vous avez invité même vous m'intéresse à plusieurs reprises parce que j'étais allé à plusieurs reprises notamment pour en fait la première fois que j'y suis allé c'est pour défendre des clients et donc en fait à travers ce cet ouvrage je décris de l'intérieur dans le fonctionnement d'une émission qui est tout axée sur la recherche de profit justement la réduction des dépenses au et une forme de radinerie généralisée et une presse de maltraitance d'un certain nombre de de personnes. J'essayie de montrer en fait comment il a essayé de s'ériger comme un tribunal des tribunaux c'est-à-dire qu' il subvertit l'autorité judiciaire ce qui peut être bon ou mauvais.
Encore une fois, j'ai pas de jugement à apporter. C'estd qu'une fois quelqu'un a commis quelque chose qui pourrait être répréhensible, ce soit moralement ou même judiciairement, il l'invite pour essayer de faire son émission le tribunal de cet événement. Et j'essaie d'analyser euh en quoi ce succès, en effet très important avec de millions de personnes qui regardent ça tous les jours, principalement des gens assez âgés comme aujourd'hui est le public de télévision en général. Comment en fait il s'est façonné ?
il est devenu un pouvoir et quelque part quelque chose qui doit être pris en considération de façon sérieuse, pas comme le bourgeois qui regarde ça de haut, pas comme la personne fascinée qui regarderait ça d'en bas, mais un peu en le considérant avec une forme de respect malgré tout pour essayer de comprendre en fait le phénomène. Donc ça c'est le c'est le sens de cet ouvrage qui me semblait important parce que j'avais de de par mon expérience de l'intérieur un certain nombre de billes à partager sur le fonctionnement de cette machine de spectacle et du divertissement. Il est représentatif pour vous du système que vous dénoncez C Nonona.
Il est le fruit de sa dégénérescence et de sa corruption. Bien sûr, la médiocrité et l'absence d'intelligence de de Cyril Luna que tout le monde connaît, son absence de rapport à la culture, à l'élaboration, ce sont des éléments qui sont possibles que dans une société qui euh qui euh qui qui s'effondre. ni brillant il n'est ni br c'est des choses très différentes.
Il n'est ni brillant ni moi j'ai d'ailleurs j'ai je me suis beaucoup fait attaquer parce que j'ai souvent dit que beaucoup de mes clients étaient plus intelligents que moi y compris Maxime Nicole alors qu'on essayait de ridiculiser tout ça parce qu'en fait il avait pas les connaissances que dont dispose d'une certaine classe sociale. Donc j'ai pas du tout de présomption par rapport à l'intelligence et le rapport à la culture. Par contre Auna, il combine un peu des deux.
C'est qu'il y a une forme de bêtise et une forme d'absence de culture qui l'amène en fait à à à commettre d'ailleurs des erreurs très régulièrement et en même temps à jouer sur l'empathie, sur le sentiment, sur le divertissement le plus facile pour créer de l'attention, de l'accroche. Ce qui explique senti il a il a il a il a créé surtout une machine extraordinairement puissante. C'est une machine hein, c'est l'émission, c'est ce que j'essaie aussi de décrire dans ce livre. Tout est tout est pensé, tout est fait pour que justement on arrive à une conclusion donnée à un moment donné, rien n'est laissé au hasard dans cette émission.
C'est pas du tout un espace de liberté comme on pourrait le penser. La seule liberté qu'il a que n'ont pas les autres émissions qui est très importante mais très rare, c'est le direct. C'est le direct et donc quand même marginalement la possibilité de la du surgissement de quelque chose de différent qui soit pas fabriqué. Mais le plus souvent, je décris par exemple, j'ai assisté une fois, il y avait une femme qui s'est exposée saintnu dans l'émission.
euh elle avait demandé des caches téton en régie avant de le faire et on lui avait donné enfin et et alors que ça avait été présenté comme quelque chose de choquant, de surprenant, tout le monde faisait donc on fabrique l'événement dans ce pseudo direct enfin dans ce direct en fait c'est c'est des pseudos événements le plus souvent mais parfois et c'est arrivé à plusieurs reprises quand j'y suis allé quand on le met en tension sur des sujets qui sur lesquels il est vulnérable tout d'un coup il y a des bascules et il y a des surgissements d'une parole de vérité mais j'ai fait l'erreur d'y aller parfois en essayant de de me prêter au jeu.
Je me souviens notamment une émission suite à l'incendie de Notre-Dame parce qu'on me disait qu'il voulait parler des justement de Bernard Arnaud de Xavier Niel ainsi de suite de parler justement de cette disproportion de ces dons de 200 millions d'euros qui avaient été fait pour Notre Dame par Bernard Arnaud et de ce que ça pouvait signifier. Et si vous jouez avec les règles de l'émission, vous vous ferez écraser systématiquement. Vous ferez le jeu du pouvoir du pouvoir que monsieur Anouna sert et que servent par Ricochet les personnes qui l'emploient parce qu'il ne faut jamais oublier que Hanouna n'est qu'un employé et pas du tout une personne puissante comme on pourrait le penser.
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous accus justement de régler des comptes personnels avec lui notamment ? Mais on me dit ça de toutes les personnes dont je parle. Gabriel ATal, Benjamin Grivu, Emmanuel Macron, Martin Hirch, je veux dire à un moment donné, soit je joue en guerre avec la terre terre entière pour des raisons personnelles et alors il faudrait que j'ai une vie personnelle très agitée pour à chaque fois.
Soit c'est simplement que j'ai des propos, une analyse du fonctionnement de ces structures là et j'utilise ces personnes-là comme des exemples qui permettent de se rendre compte des phénomènes que l'on ressent tous au quotidien qui encore une fois d'effondrement complet de ce territoire dans lequel on vit. En tout cas, les informations que vous révélez sur ANA, elles sont assez peu reprises dans les médias. Comment vous l'expliquez ? Mais que ce soit sur Anouna ou sur les autres, il y a il y a une éviction de l'espace public qui est majeur mais qui est simplement lié au fait que je les ai tous attaqué d'un trait.
Moi, je joue pas au voyez, c'est un peu comme je sais pas qui c'était Eric Orsena peut-être qui qui critiquait qui critiquait Boloré dans le monde qui appartient à Xavier Niel. Enfin et par contre, il dit rien sur Xavier Niel. Pas pas de difficulté. Voyez moi ce jeu de on s'attaque à un oligarque pour faire le jeu d'un autre, ça m'intéresse pas. Soit on fait une critique systémique mais mais justement pardon enfin là dans l'occurrence euh Anuna, vous parlez indirectement euh de ces h de ces news. Est-ce que vous vous trompez pas d'ennemis quand même ? Parce que ces news mais j'ai pas d'ennemis. Non non non.
Justement, je vous dis ce livre c'est un des derniers un peu de liberté d'expression pas du tout d'accord mais non c'est un lieu de pouvoir qui sert une famille idéologique bien sûr qui qui est qui va de la droite à une forme d'extrême droite. Il faut pas être hypocrite de la même façon qu'il y a d'autres instruments médiatiques qui servent d'autres familles politiques que ce soit Macronie ou d'autres. Donc je veux dire, on va pas maintenant commencer à dire que ces news, c'est euh la représentativité de toutes les familles politiques. C'est pas vrai. Mais mais ça existe voilà, ça existe un espace pour cette force pour cette force-là comme dans d'autres il y en a.
Non, arrêtez, vous avez fait suffisamment expérience des médias, voilà. Non, mais de là-bas ou ailleurs. Enfin, des médias pour savoir que la liberté c'est quand même elle est plus libre en tout cas. D'accord. Mais vous savez comment se fabriquent les émissions, comment elles s'orientent, comment avec enfin avec toute une série des chemins de fer et compagnie, comment est-ce qu'on amène à produire une forme d'expression qui va aller dans un sens plutôt que d'un autre. On va pas maintenant jouer au naïfs sur comment fonctionne le système médiatique enz plutôt vous réjouir des CS des Sud Radio des médias que j'ai connu.
Ce que je me réjouira c'est que non Sud Radio c'est pas c'est différent parce que sous Didier Maisto sous Didier Maisto Sud Radio a vraiment joué un rôle de pluralisme qu'on a rarement connu dans ce pays mais moi je me bats de façon plus fondamentale pour qu'il a une libération des emprises oligarchiques tout court c'eston retrouve sur les médias qui soient foncièrement dépendants et sous contrôle des citoyens et pas de gens très très riches qui parce que vous enfin pas vous en l'occurrence mais les gens qui sont de droite se réjouissent maintenant qu'il y a un C News ou un C8 mais ils ont ils sont obligés de dépendre de l'existence d'un boloré.
Pour l'avoir, il faut qu'on sorte de cette de cette dynamique là et qu'on a une démocratisation de l'espace. Et là, on aura des médias de très à gauche, très à droite, très au centre. Et dans ce cadre-là, je peux vous dire que Macron disparaîtra immédiatement et qu'on retrouvera peut-être avec un débat politique sera plus sain qui faudra qu'on arrêtera de de de s'engueuler sur la baaya et compagnie. On commencera à parler de sujets de fond et à comment restaurer une forme de souveraineté dans ce pays.
Vous qui êtes justement passionné par les médias, qu'est-ce que vous avez pensé du feuilleton de l'été autour du rachat du journal du dimanche justement par ce Mais pareil, c'est Critor frais complètement hypocrite parce que tout d'un coup, il y a un média qui passe d'être macroniste à devenir boloréiste et donc on ne sait pas trop mais bon disons d'une famille plutôt plus à droite que était jusqu'ici alors que le le JDD, moi je suis complètement d'accord avec Mélenchon sur le JDD quand je sais pas si vous avez vu la fête de l'humanité, il a eu un débat avec une JDD qui disait "Pourquoi vous l'avez pas soutenu ?" Il veut dire "Voulez que je soutienne ceux qui me crachaient dessus à longueur de journée" et puis quoi encore ?
Débrouillez-vous. Vous avez décidé de venir les ser d'un oligarque, restez-le. Restez-le. Vous êtes passé vous êtes passé d'un oligarque à l'autre et vous êtes pas content. Et bien, il fallait peut-être y réfléchir en amont et peut-être avoir une autre considération pour vous-même et votre dignité au moment de choisir de faire les choixes carrières que vous avez fait. Vous, vous avez eu le courage de construire votre propre émission. Vous avez des soutiens qui peuvent varier d'un moment à l'autre. Vous avez une forme de souveraineté par rapport à ce fonctionnement là. Et c'est pour ça, c'est pour ça que vous m'invitez.
C'est vrai mais avec toutes ces attaques justement contre Anouna et l'univers Boloré, vous craignez pas d'ir prés quand même ? Mais on en a en permanence mais c'est quotidien enfin vous rendez pas compte. Ma vie est faite c'est juste qu'on on va pas mais vous les cherchez un peu. Non mais on va pas on va pas distraire les gens en leur parlant que du chaque problème que j'ai à chaque fois.
Voyez, il y en a déjà suffisamment qui surgissent dans l'espace public pour qu'en plus je commence à leur raconter au quotidien ce que ça fait que de recevoir telle menace, telle poursuite, telle intimidation, telle je prends les plus significatives, celle qui me semble porter un sens comme ce que je vous raconte sur Busin ou compagnie, mais l'ensemble est fait et surtout que en effet je le cherche parce que je reste là. Je suis pas parti m'exiler dans enfin à Newor, à Dou ou ou dans un pays étranger. Je suis resté au cœur de ce pouvoir parce que justement c'est ce qui me permet de continuer à m'informer et à faire pression sur eux et agir sur leur sur le sur leur destinée.
Et je lâche pas malgré l'avarie que connaît notamment notre système judiciaire et je continue à jouer ce rôle en tant qu'ainvocat tant qu'on on me laissera. Je suis pas sûr que ça dure longtemps, y compris si ça nous expose à des à des violentes confrontations avec le pouvoir parce que c'est là où je peux être utile, moi qui justement les codes et m'en m'en suis nourri et qui essaie de les distribuer comme je peux avant que justement une extinction politique n'arrive ou qu'une révolution n'intervienne pour nous sauver individuellement et collectivement. En tout cas, j'ai lié mon sort à celui de mon pays et surtout à celui de mon peuple et j'essaie qui m'a adopté.
Je rappelle que j'étais espagnol de de d'origine, j'étais naturalisé et donc il y a une forme de je suis redevable de quelque chose et j'essaie de le rendre non pas à ces petits tokars, pardonnez-moi, qui nous gouvernent aujourd'hui. C'est pour ça qu'on me dit "Oui, est-ce que vous avez des comptes à régler et cetera ?" Mais vraiment, ils sont trois ils sont vraiment 3 à 10 niveaux en dessous de ce qu'on on est en train d'essayer de construire. mais vraiment au au euh pour ce peuple qui m'a bah tout simplement qui m'a permis de devenir qui je suis et et de m'offrir les opportunités que j'ai eu.
Alors justement, on arrive au terme de cette émission et on va faire comme ça un un petit renvoi au sujet qu'on abordait en début d'émission. Vous avez donc été arrêté au Sénégal. Bon puis libéré, mais vous avez quand même connu à un moment donné cette prison, c'est Jul hein, puisque vous disiez que ils étaient à 3000 dans un espace pour 600. Euh comment est-ce que vous l'avez vécu sur un plan physique et moral ? de Branco, quand même des moments où vous devez quand même vous dire tiens là, est-ce que quand même j'ai pas été trop loin ? Est-ce que vous avez été soutenu pendant cette épreuve ? Par qui ? Est-ce que vous avez peur d'y rester ? Voilà. C'était choquant.
Ce qui était choquant, c'était plus le l'enlèvement de la séquestration en Mauritanie par les services secrets dans les géoles des services de renseignement parce que ça ça a précédé le Sénégal quand même et le côté le côté vraiment il y a plus de vous aviez pas envisagé que vous puissiez être arrêté en Mauritanie de cette façon. Non, parce que il y a un moment donné où même dans les États les plus euh les plus violents, euh il y a un rapport à la règle. La norme reste toujours plus ou moins importante. Et là, en Mauritanie, on a décidé à un moment donné parce qu'ils ont reçu les appels qu'il leur demandaient, qu'il fallait s'asseoir surtout.
Et là, il y a eu un moment en effet de déstabilisation assez où je me suis dit tiens, ça c'était imprévu ça. Là, il y a quelque chose qui qui se joue pas. Pour nous c'était une fois qu'on avait pris la pirogue, c'est 20h he quand même sur la mer en haute mer sur l'Atlantique jusqu'à arriver à 100 km de Noakot. Une fois qu'on a dépassé la frontière sénégalaise, la chose est à peu près réglée. Il s'agissait après de régler comme ça m'est arrivé à plusieurs reprises, il faut se faire expulser comme il enfin de façon relativement euh habituelle et puis on passe à autre chose.
Et donc là, il y a eu un moment de digestion entre guillemets qui est dire "OK, tout change, on va me ramener au Sénégal et c'est pas la même chose que de cette fait arrêter à la sortie de la conférence de presse ou le lendemain et cetera." Non là on me ramène au Sega avec tout ce que ça implique les mecs à gouler on vous on vous traîne avec les mitraillettes et ainsi de suite. OK ? Donc là, il faut reconfigurer psychiquement et se demander qu'est-ce qu'on fait. Et là, il y a une sorte de moment d'ambivalence. C'estàd que vous savez que ça va jouer soit soit soit il y a une libération dans les heures, éventuellement les 48 72 heures qui suivent, soit c'est parti pour longtemps.
Et donc vous pouvez, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est que je me préparais à passer de longs mois mais psychiquement il y avait encore cette accroche à l'hypothèse de sortir et l'espoir qui commençait à se réduire à mesure où je voyais que la France jouait le rôle qu'elle jouait. aucune déclaration publique contrairement à ce qu'elle a fait quasiment à chaque fois au question sans que vous le sachiez hein.
Oui oui oui peut-être oui on se demande dans quel sens si si l'Espagne et le Portugal on l' si mais même le à très très haut niveau hein enfin vraiment si si bien sûr mais parce que c'est ce qui n'importe quel état souverain doit faire métiennement l'Élysée répondait nous c'est pas notre affaire aujourd'hu nationalité espagnole espagnole et française française ou et donc on se retrouvait dans une situation vous sentez plus français espagnol ah non mais moi j'ai j'ai épousé mon pays enfin moi c'est enfin je suis français enfin c'est c'est une évidence mes origines mais sont c'est mais C'est pour ça aussi que j'ai une résistance par rapport à à aux discours qui sont stigmatisants ou excluants.
Enfin, je à une à ma mesure, j'ai conscience de ce que ça peut faire naître dans un pays, de grandir dans l'autre, enfin d'avoir des attaches qui nécessairement émotionnelles vous j'ai un énorme défaut. Je supporte l'équipe d'Espagne en foot. Vous voyez, c'est des choses qui vous restent de l'enfance. Vous êtes issu d'un milieu bourgeois, vous pouvez pas vous non, c'est constitué dans un milieu bourgeois, mais on vient de milieu modeste en Espagne et au Portugal.
Mais donc ce que je veux dire par là, c'est que euh je comprends le le c'est pas tant la difficulté, mais cette sorte de dualité qui peut se créer quand vous avez des attaches culturelles qui voyaient se comment vous faites quand votre cœur vous dit que vous serez toujours pour le FC Barcelone et l'Espagne en foot quoi que vous faites voyez enfin vous avez soit vous devenez un hypocrite et en disant oui oui en fait c'est équipe de France qui m'en fout et nana et donc heureusement par ailleurs tout mon univers culturel émotionnel et compagnie se construisait depuis mon plus jeune âge envers la France parce que mes parents eux-mêmes étaient dans un rapport de fascination à l'égard de la France et s'était installé volontairement en France et cetera.
C'est pas la même chose pour des populations qui ont sont ont dû fuir de forces qui viennent peut-être de plus loin aussi qui n'avaient pas de rapport culturel et qui du coup laissent leurs enfants dans une situation de de d'absence de prise par rapport à qu'est-ce que c'est la France ? C'est comme on est dans un pays qui ne comprend qui ne comprend pas qui ne transmet plus les données essentielles sur ce qu'est territoire, sur ce qu'est son histoire et ainsi de suite, on les laisse un peu dans une forme de désérance spirituelle, culturelle et identitaire qui peut provoquer des conséquences sur plusieurs générations.
Mais il faut qu'on s'interroge à chaque fois son responsabilité parce que si on se contente d'aller attaquer le mec dont on voit bien ou la femme dont on voit bien qu'elle est elle n'a aucun pouvoir à l'échelle d'un système, il faut aussi qu'on ait conscience que nous on est constitutif d'un système même si on est on n pas accès direct au on a une puissance que beaucoup de ces personnes n'ont pas. Donc au lieu d'attaquer de vouloir dresser dompetter d'abord essayer de comprendre ce qui fait qu'il y a cette défaillance et cette déficience. Voilà, c'est c'est je sais pas si c'est la question que vous me posiez mais en tout cas je trouvais c'est important de de le préciser.
Et pour le Sénégal ensuite, oui, la ce que je disais sur la prison qui rugit, la protection et la reconnaissance comme offraient les les prisonniers politiques sénégalais qui savent ce qu'on fait pour eux et vous savez à quel point c'est ce que je disais, à quel point c'est important lorsque vous êtes dans une situation comme la leure de vous sentir soutenu de l'extérieur. C'est ce qui vous permet de tenir parce que c'est des détentions indéfinies. Ils sont en détention provisoire et au Sénégal c'est illimité.
Donc vous voyez et ça c'est très différent de vivre la détention en sachant que vous avez x années à purger que d'être flottant dans une situation vous savez pas siêre des jours, des semaines, des mois ou des années. C'est ça qui dévastte les gens. C'est peut-être le cas aussi pour des gens en France qui sont en préventif parfois. C'est le c'est et la France est un des pays au monde qui qui utilise le plus la détention provisoire, ce qui a une absurdité. C'està-dire qu'en fait et vous créez des horizons temporels qui peuvent s'étendre sur des années. Vous seriez prêt à mourir pour une cause et si oui laquelle ? Mais on l'a déjà euh enfin on l'a déjà démontré.
Il y a pas de difficulté, on le fera bien sûr. On est on a moi j'ai mis ma vie en jeu. Vous vous avez les risques qu'on prend, il faut pas les sous-estimer parce que avant la mort physique qui qui est devenue menaçante depuis un certain temps, il y a la mort psychique et sociale. Et ça, cette prise de risque, on l'a prise très tôt. On l'a prise avec Wikinix, on l'a prise quand quand et d'ailleurs vous étiez très ému dans le dernier bistro liberté qu'on avait fait ensemble bien sûr sur les accusations que j'ai reçu et la dévastation que ça produit dans sur ma vie intime et ainsi de suite.
Et quand quand alors même que quand même j'y suis préparé, c'estàd que je pense à ce que Julien Nassange a vécu. Alors lui primo accédent c'est moi j'avais cette expérience là pour pouvoir quand même théoriquement m'en protéger m'en préparer. il y a des personnes qui se le prennent de fois avec une violence encore plus importante.
Et euh et euh et quand ce que je voulais vous dire, c'est que quand vous avez un un long article d'enquête de Yahoo News de avec des grands journalistes d'enquête qui permettent de de qui ont découvert et qui permettent de prouver qu'il y a eu des discussions entre Mike Pompeo, directeur de la CIA à l'époque et Donald Trump pour savoir s'il fallait assassiner Julien Assan, je le kidnappaiser, ce qu'il fallait faire et quel so il fallait réserver à ses plus proches.
Moi, vous comprenez quand vous êtes face à ce genre de disposition, à ce niveau de pouvoir auquel vous êtes confronté, bien vous comprenez que le reste derrière, voyez, enfin les menaces d'Anouna, enfin c'est c'est gentil mais je veux dire on a déjà on a déjà encaissé et pris suffisamment pour savoir que d'une part tout pouvait nous arriver et que d'autre part ça valait la peine de le faire parce que quand on dit ce mot pour peut-être pour finir de Thomas Sankara seule la lutte libère, c'est pas c'est pas que j'ai énoncé à ma sortie du Sénégal, c'est pas seulement pour dire factuellement La lutte permet de sortir de prison. En général, ça permet plus d'y rentrer que de que d'en sortir.
C'est plutôt ça vous libère des contraintes que vous êtes vous-même infligé, que la société vous infligé. ça vous permet de devenir vous-même et de redevenir souverain. Et cette force-là, c'est ça a une valeur beaucoup plus importante que euh la possibilité de continuer à avoir une vie euh euh qui va certes être plus ou moins préservée, mais vous vos affects vont être atteints, réduits et vous allez finir entre un sentiment de honte, de désespoir, de rage, de désolation à l'idée de ne pas pouvoir euh bah tout simplement changer les choses. Et ça me permet de répondre à la question de la médiatisation.
La médiatisation, c'est juste une façon de partager tout ça et de créer en fait de trouver des appuis et des points de de de contrepouvoir euh par rapport aux forces auxquelles on est on est confronté. Le prochain ouvrage, Laurent Branco, il portera sur quoi ? Euh je pense que ce sera un ouvrage de littérature parce que je vais mettre à enfin il est quasiment fini. Ça fait 7 ans que que je suis dessus. C'est un c'est un c'est un ouvrage sur la langue française en fait.
C'est euh je me bats moi je pense que je me bats pour une forme de beauté vraiment à tous les sens du terme, c'estàd beauté euh euh de l'environnement, beauté de la langue, beauté de l'engagement, de d'essayer de trouver en fait une façon d'être euh et euh et la langue française qui a été pour moi un défi, c'est pas ma langue maternelle, c'est aussi du coup en fait cette recherche d'accouplement avec celle-ci et de la pousser jusqu'au bout, c'est peut-être mon plus important défi et le plus précieux pour moi.
Ce travail c'est un c'est un texte sur sur moi ce que sur l'aspect intime de ce que tout cela traverse mais travailler comme un texte de littérature et pas comme c'est enfin ces ouvrages de enfin de mémorialiste un peu un peu débiles et sacagé que qui saturent nos librairies. Et bien ce sera le mot de la fin. Merci beaucoup Ran Branc de nous avoir accordé ces près de 2 heures d'entretien et puis surtout cette première interview depuis bah ces événements dont on parlait tragique. On est content en tout cas que vous soyez revenu parmi nous.
On se retrouve quant à nous la semaine prochaine pour un nouveau numéro des incorrectibles et d'ici là, comme je ne cesse de le répéter à chaque émission, surtout restez incorrectif. Très bonne soirée. Bye bye.