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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 10 février 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

La droite et l'extrême droite veulent relancer le débat sur l'immigration #cdanslair 08.02.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que remettre le droit du sol en question permet de répondre à un problème réel ou est-ce uniquement pour alimenter une stratégie politique?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    A.Bouilhaguet: Une stratégie ou une conviction chez F.Bayrou que d'ouvrir ce débat sur l'identité nationale?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Alors pourquoi il s'aventure sur ce terrain? Est-ce qu'il n'a pas été pris de court par G.Darmanin?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Fait
    « Un amendement voté par erreur par les députés de gauche durcit considérablement l'accès à la nationalité. Pour devenir français, un enfant né à Mayotte devait avoir un parent résidant sur le territoire depuis au moins 3 mois. Avec ce texte, les 2 parents devront y résider depuis 3 ans. »
  • 3:00Fait
    « La proposition de loi est adoptée dans la confusion la plus totale. »
  • 4:00Fait
    « Une victoire pour le RN. »
  • 5:00Fait
    « Ce qui fermente depuis des années, c'est: "Qu'est-ce que c'est qu'être français?" »
  • 6:00Fait
    « L'identité nationale n'appartient pas aux politiques. Rien n'est pire que d'en faire un sujet d'affrontement. »
  • 7:00Fait
    « Il faut un grand débat, comme toutes ces commissions que l'on crée pour noyer le poisson. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La question du droit du sol à Mayotte a électrisé les débats cette semaine à l'Assemblée. - C'est quoi, ce comportement? On va se calmer.

Est-ce que je peux avoir le silence? - Un débat sous très haute tension. - Vous pouvez taper tout ce que vous voulez.

Depuis quand on interrompt des... - Jeudi soir, à l'Assemblée nationale, les députés se sont déchirés à propos de la restriction du droit du sol à Mayotte. - Nous parlons de Mayotte, mais demain, vous voudrez parler de la Guyane, de Saint-Martin et de beaucoup d'autres territoires, voire de tout le territoire français.

La réalité, c'est que vous cédez à l'agenda raciste du RN. - Occupez-vous de vos propres niches. Restez-y. - La proposition de loi est adoptée dans la confusion la plus totale.

Un amendement voté par erreur par les députés de gauche durcit considérablement l'accès à la nationalité. Pour devenir français, un enfant né à Mayotte devait avoir un parent résidant sur le territoire depuis au moins 3 mois. Avec ce texte, les 2 parents devront y résider depuis 3 ans.

Une victoire pour le RN. - Elle permet d'être une petite avancée, trop petite, mais qui a le mérite d'exister, vers la suppression du droit du sol dans toute la France, car la nationalité, ne vous en déplaise, s'hérité ou se mérite. - Une proposition de loi votée avec le soutien du RN et du gouvernement.

Après avoir parlé de submersion migratoire il y a 10 jours, F.Bayrou assumait hier d'ouvrir encore plus le débat. - Je crois que ce débat public est trop étroit.

Il faut un débat public approfondi et beaucoup plus large que ça. Ce qui fermente depuis des années, c'est: "Qu'est-ce que c'est qu'être français?" - En déplacement hier dans la Sarthe, le ministre de la Justice approuve. - On n'est pas français par hasard.

Le droit du sol, qui apporte beaucoup à notre pays, connaît aujourd'hui ses limites. Il y a des difficultés autour de l'identité, autour de l'adhésion aux valeurs de la République. - Un débat sur l'immigration que souhaite depuis longtemps le ministre de l'Intérieur B.Retailleau.

Il propose carrément de faire voter les Français. - Aujourd'hui, pour faire un référendum sur l'immigration, il n'y a qu'une chose qui est possible, ce sont les questions sociales. Par exemple, sur la question de savoir s'il peut y avoir un délai de carence pour qu'un étranger touche les allocations familiales.

Je pense que le peuple souverain devra tôt ou tard trancher cette question par la voie du référendum. - L'immigration, ou l'un des thèmes phares de B.Retailleau, ministre de l'Intérieur omniprésent.

Fort de sa nouvelle popularité, il pourrait bien lorgner sur la présidence de son parti, Les Républicains. Et pourquoi pas la présidentielle, quitte à empiéter sur les ambitions de L.Wauquiez. - Merci à vous.

Vous allez vous faire mal. - Face à la surenchère sur le dossier immigration, la gauche s'insurge et accuse le gouvernement d'ouvrir la boîte de Pandore. - On vient de vivre depuis 24 heures un épisode d'extrême-droitisation de la coalition gouvernementale du centre-droit. *-Je vois le débat que cherchent à installer G.Darmanin et B.Retailleau sur le droit du sol. - Le débat sur l'identité nationale française, un dossier explosif.

Hier, un député macroniste a annoncé quitter le groupe Ensemble pour la République. - A.de Tarlé: Une vidéo-question de Nicolas dans l'Aisne. - Ma question est très simple.

Est-ce que remettre le droit du sol en question permet de répondre à un problème réel ou est-ce uniquement pour alimenter une stratégie politique? Merci et très bon week-end. - A.de Tarlé: Vous pouvez poser vos questions par vidéo ou par SMS en flashant le QR code qui s'affiche en bas à droite de l'écran.

A.Bouilhaguet, c'est une stratégie ou une conviction chez F.Bayrou que d'ouvrir ce débat sur l'identité nationale?

On a retrouvé cette phrase de 2009. A l'époque, il disait: "L'identité nationale n'appartient pas aux politiques. Rien n'est pire que d'en faire un sujet d'affrontement." - A.Bouilhaguet: Si l'on est factuel, F.Bayrou a fait 3 présidentielles.

Le sujet de l'immigration n'a quasiment jamais été traité. Un tout petit peu dans la dernière, mais vraiment à la marge. Ce n'est pas son sujet.

Et d'ailleurs, ce qui m'amuse, c'est que je pense que le point de départ, c'est ce sentiment de submersion migratoire qu'il fait au cours d'une émission. Je ne suis pas convaincue que ce soit vraiment un élément de langage. Il en a assez peu.

Je ne pense pas qu'il avait prévu d'aller sur ce terrain-là. Après, je pense qu'il n'est pas insensible à l'opinion. Il a vu qu'il y avait une prise.

Il est allé au bout. Ce qui me surprend et me fait un peu sourire, c'est quand on écoute le libellé de ce fameux grand débat sur la nationalité française ou l'identité française. C'est un décalque à la virgule près de ce qui s'est passé en 2009, quand E.Besson est la tête de l'identité nationale et que N.Sarkozy veut faire ce grand débat.

Le titre du débat, c'est: "Ce que signifie être français aujourd'hui". L'autre titre qui est affiché à l'époque c'est: "Réaffirmer les valeurs républicaines." Qu'est-ce qui va se passer?

Il y aura des consultations publiques, des sites. Les gens peuvent laisser des contributions. Jusqu'ici, pourquoi pas.

Mais si on se réfère à ce qui s'est passé en 2009, c'était une véritable catastrophe. En quelques mois, c'est devenu hautement inflammable. Il y a eu de la confusion, des violences verbales, des oppositions, des controverses.

Ce débat, qui était sur le papier une bonne idée, c'est devenu un réel fardeau politique. E.Besson a dû interrompre de manière totalement prématurée ce débat qui devait durer un an.

En quelques mois, c'était terminé. Il y a une note de synthèse. Je ne sais pas si quelqu'un l'a lue.

Je ne sais pas ce que c'est devenu. Quelques mois plus tard, N.Sarkozy perdait les régionales et E.Besson quittait son ministère.

Donc un flop. C'est surprenant. Vous avez eu raison de rappeler ce que disait F.Bayrou à l'époque.

Il était contre. Il disait: "Faire de ce sujet un affrontement politique, une utilisation partisane, ce n'est pas bien. La nation appartient à tout le monde." - A.de Tarlé: Alors pourquoi il s'aventure sur ce terrain?

Est-ce qu'il n'a pas été pris de court par G.Darmanin? C'est G.Darmanin qui a dit qu'il allait faire un grand débat sur le droit du sol. - S.Pierre-Brossolette: C'est justement parce qu'il veut apaiser qu'il propose ce débat.

Du temps de Sarkozy, c'était plutôt pour enflammer. Là, il s'en sort avec son "en même temps". Il n'entre pas dans le débat purement du droit du sol parce que ce serait trop dangereux et conflictuel.

D'un autre côté, il ne veut pas non plus se taire. Donc il a trouvé ce moyen terme pour noyer le poisson. Il dit qu'il faut un grand débat, comme toutes ces commissions que l'on crée pour noyer le poisson.

Un débat, en France, why not? Tout le monde est toujours d'accord. Il faut aussi qu'il fasse vivre son parlementarisme gouvernemental.

On a inventé avec F.Bayrou, sous la Ve République...

Nous avons eu d'abord le parlementarisme triomphant. Avec la Ve République, le parlementarisme rationalisé. Et avec F.Bayrou, nous avons le parlementarisme au gouvernement.

Chacun a sa petite tendance. Chacun y va de son petit mot. On fait vivre la démocratie au niveau gouvernemental.

Ce n'est même pas vraiment au Parlement que ça se passe. Mais sinon, le débat se passe au gouvernement et nous avons maître Bayrou à la tête de cet équipage qui prend son air de sage. Il fait la synthèse.

On va déplacer le problème, on nomme un conclave, on fait un débat...