🔴 Y. Letranchant, directeur des opérations spéciales, et A. Ngatcha, directeur unité de programmes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 36 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:38FerméeRéponse directe
Pouvez-vous déclarer tout intérêt public ou privé influençant vos déclarations ?
- 4:23OuverteRéponse directe
Propos liminaire sur les opérations spéciales
- 16:24OuverteRéponse directe
Exemple concret : comment se déroule une opération spéciale comme le 14 juillet ?
- 19:22FerméeRéponse directe
Les caméras et dispositifs du 14 juillet appartiennent-ils à France Télévisions ou sont-ils partagés avec TF1 ?
- 20:07RelanceRéponse partielle
Accusations de l'association Transparence Citoyenne sur votre emploi fictif à 100 000 euros
- 22:50OuverteRéponse directe
Précisions sur votre parcours et votre rôle actuel à France Télévisions
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:51Fait
« La télévision linéaire ne disparaît pas, elle change de nature, elle devient le lieu du rendez-vous, du direct, de l'exceptionnel. »
- 10:34Chiffre
« Le succès massif du Super Bowl qui a réuni dimanche dernier plus de 100 millions de téléspectateurs illustre parfaitement cette réalité. »
- 12:46Yannick LetranchantChiffre
« Les opérations spéciales représentent plusieurs dizaines d'heures de programme chaque année, voire plus en fonction des années. »
- 13:31Yannick LetranchantChiffre
« Plus de 20 événements ont donné lieu en 2025 à des comités de pilotage transverse que je dirige associant les directions de l'information des antennes, des programmes, du numérique, des régions, de la communication. »
- 33:48Arnaud GatchaFait
« Il y a eu des accusations très graves formulées contre moi. »
- 42:15Yannick LetranchantFait
« Je suis effectivement le producteur du Téléthon. »
- 45:08Yannick LetranchantChiffre
« Nous fêterons cette année le 40e Téléthon à la fin de cette année. »
- 56:01Fait
« Vous voyez une vraie contradiction entre les documents qu'on m'a transmis, les justifications qu'on m'a faites, et en même temps les déclarations de Madame Ernotte lors de son audition. »
- 1:02:25Arnaud GachaFait
« Mes 20 ans d'expérience dans les médias m'ont appris que le meilleur des projets éditoriaux doit s'appuyer sur une solide gestion des ressources. »
- 1:03:05Chiffre
« La Cour des comptes est venue devant nous, elle a révélé dans cette commission d'enquête la situation financière critique de France Télévisions, 80 millions d'euros de déficit cumulé depuis 2017. »
- 1:03:05Chiffre
« Une trésorerie qui a fondu au point de devenir négative, des capitaux propres qui ont diminué de 40 % en 8 ans. »
- 1:08:13Fait
« Les éléments qui m'ont été transmis ont été rangés dans un dossier par France Télévisions intitulé Arnaud Gacha. »
- 1:26:36Arnaud GachaChiffre
« Ce déplacement a duré, il me semble, deux jours. »
- 1:30:55Fait
« Vous n'avez réalisé aucun avenant depuis 2018. »
- 1:36:34Arnaud GachaFait
« Je ne suis pas membre du Parti Socialiste. »
- 1:42:11Arnaud GachaFait
« J'ai produit principalement des documentaires sur des chaînes justement de qui n'étaient pas du service public. »
- 1:59:47Fait
« on me l'a proposé à deux reprises la première fois j'ai dit non et la deuxième fois j'ai dit oui. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Gatcha que je vais vous présenter dans dans un instant. Compte tenu des délais très brefs dans lesquels nous vous avons convoqué, je vous remercie de vous être rendu disponible et d'être ainsi avec nous aujourd'hui. Les opérations spéciales diffusées sur France Télévision portent assez bien leur nom à défaut d'être très précisément définies et je pense qu'on aura l'occasion d'en revenir au cours d'y revenir au cours de cette audition. Si je reprends la définition que vous a donné monsieur Engatcha, Gatcha pardon, on ne prononce pas le N précisé, je pourrais m'excuser dans un entretien au site Media Plus, vous aviez déclaré que votre travail consistait à
je cite identifier des thèmes pertinents pour créer d'importantes initiatives centrées sur des problématiques qui influencent la société française. À cet égard, on peut citer la soirée intitulée Aux arbres citoyens, c'est en 2022 ou la soirée Urgence Océan, Un sommeil pour tout changer co-animée en juin 2025 par Léa Salamé et Hugo Clément. Mais les opérations spéciales se furent aussi la soirée consacrée à la mobilisation en faveur de de l'Ukraine ou la soirée consécutive à la réouverture de Notre-Dame de Paris après à la suite de l'incendie, on s'en souvient tous, qui l'a frappé et la restauration qui s'en est suivie. Lorsque l'on regarde votre profil sur
LinkedIn, monsieur Letranchant, on voit également que font partie des opérations spéciales les cérémonies du 14 juillet, du 8 mai, du 11 novembre, l'investiture d'un nouveau président de la République, des soirées électorales, des mariages princiers et cetera et cetera. Alors je vais tout de suite comme il se doit vous présenter, monsieur Yannick Letranchant, après des études de droit et de journalisme, vous êtes entré chez France 2 en 1990 comme reporter avant d'être nommé chef du service économie et sociale de cette même chaîne. Entre autres fonctions, vous avez été responsable des opérations spéciales de France 2 pendant 6 ans, d'août 2008 à juillet 2014 avant de travailler ensuite pour France 3 et de devenir directeur
exécutif de l'information de France Télévision. Vous êtes actuellement directeur des opérations spéciales de France Télévision depuis le mois de septembre 2020. Monsieur Arnaud Gachon, vous avez commencé votre carrière à Canal + à la direction des sports et vous êtes entré chez France Télévision en septembre 2008 comme responsable des documentaires sur France 2 avant d'être responsable des magazines culturels. Après un passage chez Aprime Group comme producteur associé, vous retrouvez France 2 comme directeur des études et de la diversité. Peut-être nous direz-vous en quoi ce travail a exactement consisté avant d'être conseiller en communication au cabinet de Laura Flessel, alors ministre des
sports pendant près d'un an et demi. Vous êtes directeur unité de programme à la direction des antennes et des programmes depuis septembre 2018. J'ajoute mais nul doute que le rapporteur et d'autres députés auront des questions à ce sujet, que vous êtes également élu conseiller de Paris et que vous êtes actuellement maire adjoint chargé de l'Europe, des relations internationales et de la francophonie depuis le mois de juillet 2020 auprès d'Anne Hidalgo. Alors avant que vous puissiez nous éclairer sur ces opérations spéciales, la manière dont les thèmes sont déterminés, les délais de travail et de production que tout cela nécessaire nécessite, les coûts également engendrés par tout cela. Avant de vous donner la parole et comme vous
le savez et comme nous l'impose d'ailleurs les textes, je vous remercie de vous déclarer de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire "Je le jure." Merci beaucoup. Je précise pour ma part que j'ai été journaliste pendant 40 ans, aussi bien dans le service public où j'ai passé 6 ans de ma carrière que dans
les médias privés. Euh je commencerai par vous poser à chacun une question avant de laisser la parole à Monsieur le rapporteur et aux députés des différents groupes qui souhaitent prendre la parole. Je vous laisse la parole pour un propos liminaire, 10 minutes, après quoi nous pourrons lancer la discussion.
Merci Monsieur le président, Monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés. Je vous remercie de nous donner, de me donner l'occasion de m'exprimer, de nous exprimer devant votre commission. Les opérations spéciales ont déjà été évoquées à plusieurs reprises au cours de vos travaux et je comprends car elles constituent aujourd'hui un pan majeur de l'activité linéaire et pas seulement de nombreux groupes audiovisuels en France comme à l'international dans un contexte de profonde transformation des usages et de concentration de l'audience autour de grands rendez-vous, vous le savez. Les 1er et 2e articles de notre cahier des charges confient à France Télévisions la
mission de garantir à tous les citoyens un accès gratuit aux grands moments démocratiques, culturels, sportifs et mémoriels de la nation. Les opérations spéciales constituent l'un des moyens les plus concrets de remplir ces missions. J'aurai euh l'été euh 2026 37 ans de service dans la télévision euh publique, vous l'avez rappelé euh brièvement. Je suis en effet entré à France Télévisions en 1989 comme journaliste à FR3 Bretagne, puis j'ai intégré Antenne 2 à Télématin, puis au service économie et sociale de la rédaction. J'ai fait du terrain avant de passer à l'encadrement. J'ai dirigé euh des services à la rédaction euh
nationale, des éditions, j'étais 13h, j'étais 20h, weekend. J'ai travaillé auprès d'Arlette Chabot, auprès de Thierry Thuillier. Cela m'a amené ensuite à diriger euh France 3 Régions euh comme directeur du réseau régional après avoir dirigé euh pendant 1 an le pôle Nord-Ouest de France 3, le pôle Nord-Ouest qui comprenait euh cinq sous-régions. Avant de devenir, vous l'avez dit, directeur de l'information de France Télévisions. Au cours de ma carrière, j'ai porté des réformes, conduit des réorganisations, comme la fusion des rédactions nationales, j'ai sans cesse accompagné la modernisation de France Télévisions et surtout de ses rédactions.
J'y ai appris euh le métier dans ce qu'il y a de plus exigeant, euh la rigueur de l'information, le sens du direct, la réactivité, la responsabilité éditoriale face à des millions de téléspectateurs. J'ai dirigé euh des rédactions régionales, puis assumé des responsabilités au sein de l'information nationale dans une période particulièrement éprouvante pour notre pays, celle de la crise sanitaire. Pendant ces années marquées par le Covid-19, par la désinformation, par la mise à l'épreuve de la cohésion sociale et de la résilience de la nation, euh l'information du service public a joué un rôle essentiel et j'y ai pris euh toute ma part avec, à mes côtés, des
équipes formidables et fortement impliquées. Depuis septembre 2020, je dirige en effet la direction des opérations spéciales de l'information et des antennes du groupe France Télévisions avec pour mission de concevoir, d'accompagner, de coordonner les grands dispositifs éditoriaux transversaux du groupe. France Télévisions s'appuie historiquement sur une direction des opérations spéciales rattachée à la rédaction nationale, vous l'avez rappelé, direction que j'ai moi-même occupée un temps au sein de l'information de France 2 et qui couvre depuis près de 20 ans un certain nombre de grands événements relevant directement des missions de service public que nous sommes souvent les seuls à assurer.
En miroir, France Télévisions a également souhaité créer il y a 7 ans une direction des opérations spéciales pardon au sein de la direction des antennes et des programmes. Je répondrai à vos questions avec Monsieur Gatcha qui remplit ses fonctions à la direction des antennes et des programmes. Je précise que Monsieur Arnaud Gatcha n'est pas sous mon autorité, il est sous l'autorité de Stéphane Sitbon Gomez. Dans ce contexte, je souhaiterais organiser mon propos autour de deux axes dans le temps imparti bien sûr. Je reviendrai d'abord sur la montée en puissance de l'événementialisation des antennes qui constitue aujourd'hui une tendance de fond de l'audiovisuel en France comme à l'international et qui s'inscrit pleinement dans les missions
confiées au service public. Je vous présenterai ensuite la nature et la diversité des opérations spéciales portées par France Télévisions, leur organisation ainsi que les principes éditoriaux et de gouvernance qui encadrent leur conception et leur mise en œuvre. Alors, l'événementialisation des antennes, une tendance de fond au cœur des usages et des missions du service public depuis plusieurs années, l'audiovisuel connaît une transformation profonde des usages. En France, le temps passé devant la télévision tout écran confondu a reculé d'environ 20 % en 3 ans sous l'effet de la fragmentation des usages et de la montée en puissance de la vidéo à la demande et des plateformes numériques. Ce qui rassemble encore massivement simultanément devant le téléviseur, ce
sont les grands événements, les événements d'information, les événements sportifs, les grands divertissements fédérateurs, les grandes commémorations ou moments de vie collective. La télévision linéaire ne disparaît pas, elle change de nature, elle devient le lieu du rendez-vous, du direct, de l'exceptionnel. Alors cette évolution n'est ni propre à la France, ni spécifique au service public, elle est observable partout dans le monde. Aux États-Unis par exemple, les grandes chaînes généralistes ont aujourd'hui recentré l'essentiel de leur grille linéaire autour de trois piliers, l'information, les grands événements notamment sportifs et quelques divertissements emblématiques fortement incarnés. Le succès massif du Super Bowl qui a réuni dimanche dernier plus de 100
millions de téléspectateurs illustre parfaitement cette réalité. Dans un univers saturé de contenu, ce qui continue à réunir autour du téléviseur, ce sont les événements fédérateurs, identifiés et populaires. Cette tendance internationale confirme que l'événementialisation n'est pas un choix opportuniste mais une adaptation structurelle aux usages contemporains. Pour France Télévisions, cette évolution entre en résonance directe avec les missions qui lui sont confiées par son cahier des charges. Celui-ci fait explicitement de l'événement un marqueur éditorial du service public audiovisuel. Il rappelle notamment que France 2 est placée entre guillemets sous le signe de l'événement,
je cite, et joue un rôle majeur en matière d'information et de sport selon l'article 3, que l'information et le débat doivent constituer de véritables grands rendez-vous démocratiques sur les antennes du groupe, article 14, et que la diffusion gratuite des événements sportifs d'importance majeure relevant du patrimoine national fait pleinement partie des obligations du service public, article 8. L'événementialisation des antennes n'est donc pas un choix de programmation ou un levier d'audience. Elle est un marqueur éditorial fort du service public. Elle permet d'assumer des rendez-vous exigeants, parfois complexes, souvent longs, qui mobilisent l'ensemble des compétences du groupe, l'information, les programmes, les sports, le
numérique, les régions, qu'elles soient hexagonales ou ultramarines, le marketing, la communication. Elles permettent également de toucher des publics très larges et très divers, notamment sur les réseaux sociaux, dans des moments où l'attention collective est maximale et où la responsabilité éditoriale est particulièrement forte. C'est pourquoi France Télévisions a fait le choix assumé de structurer, d'organiser et de renforcer ces opérations spéciales, non pas comme une exception, mais comme un pilier à part entière de son offre et de sa mission. Deuxième point, une mobilisation massive des antennes de France Télévisions, je tiens à le rappeler aujourd'hui devant la représentation nationale avec Arnaud Gachard à France Télévisions, les opérations spéciales représentent
plusieurs dizaines d'heures de programme chaque année, voire plus en fonction des années, bien évidemment, tous plus variés les uns que les autres avec leurs spécificités, leurs contraintes propres et surtout des audiences extrêmement importantes. Elles impliquent donc une donc une responsabilité éditoriale particulièrement lourde vis-à-vis des Français qui nous regardent. Or, ces dispositifs reposent sur des équipes extrêmement resserrées, moins d'une dizaine de personnes à l'échelle du groupe, assistantes comprises, dont l'engagement, le professionnalisme et la capacité de coordination transversale sont remarquables. Au total, plus de 20 événements ont donné lieu en 2025 à des comités de pilotage transverse que je dirige associant les directions de l'information des antennes, des
programmes, du numérique, des régions, de la communication, des fonctions support, je préfère dire partenaire et ça je pourrais le détailler plus tard si vous le souhaitez. L'année 2025 a été marquée par une séquence, pour vous citer quelques exemples, par une séquence mémorielle majeure autour des 80 ans de la période 1945-2025 dans la continuité d'ailleurs de la commémoration du débarquement et des différentes libérations de l'Europe dans la séquence 1944-2024. Quatre comités de pilotage transverses ont été consacrés à la libération des camps de concentration, à la mémoire d'Anne Frank, à la victoire des alliés, aux grands procès de l'après-guerre notamment Nuremberg, Barbie, Touvier ainsi qu'aux commémorations d'Hiroshima et de Nagasaki.
Euh la direction a également assuré un accompagnement très soutenu de la séquence dédiée aux 10 ans des attentats du 13 novembre concernant le Stade de France, le Bataclan et les terrasses comme on dit. Et cette séquence a mobilisé de manière conséquente l'ensemble des antennes du groupe de France Télévisions et a donné lieu à trois comités de pilotage dédiés. L'année 2025 a également été marquée par l'importance du calendrier électoral avec la mise en place de quatre comités de pilotage destinés à préparer en amont la montée en puissance de la couverture des élections municipales. Euh l'année 2025 a également été jalonnée de nombreux rendez-vous démocratiques et sociétaux tels que les 50 ans de la loi Veil, les 20 ans de la loi 2005 sur le
handicap, la journée internationale des droits des femmes ou le temps du handicap. 2025 a aussi euh par ailleurs donné lieu à des opérations solidaires et citoyennes majeures parmi lesquelles le Téléthon, rendez-vous emblématique du service public, je termine. Euh et qui a mobilisé l'ensemble du groupe pendant près de 30 heures d'antenne et puis il y a eu également des événements culturels patrimoniaux comme le festival de Cannes, l'Eurovision de la chanson, la panthéonisation de Robert Badinter, le millénium de la Normandie qui s'échelonne de 2025 à 2000 27. Il y a eu des des séquences internationales et scientifiques, vous les avez citées comme l'urgence océan, il y a l'opération cœur outre-mer
également. 2026, il y aura une forte mobilisation autour de plusieurs dizaines d'opérations spéciales, on pourra en parler. En tout cas, journaliste depuis plus de 35 ans à France Télévisions, passé par l'information nationale comme par les territoires, j'ai toujours exercé mes responsabilités avec une même conviction, celle que le service public est attendu dans les moments qui comptent, quand la tension est maximale et la responsabilité éditoriale la plus lourde et les opérations spéciales dans leur ensemble incarnent pleinement cette exigence, elles ne relèvent ni de l'accessoire ni de l'exception. Je vous remercie. Merci, oui, je vous ai laissé, vous avez les bornes d'une 30 comme on dit, mais enfin, on n'est pas à la seconde près. Euh, donc, avant de laisser la parole à
Monsieur le rapporteur, j'ai à chacun, j'ai j'ai une question à à vous poser. Euh, Monsieur Letranchant, on va être concret, on va prendre un exemple euh extrêmement concret, donc, une opération spéciale, euh, ça se déroule de quelle ? On va prendre l'exemple du 14 juillet euh par exemple, euh, les caméras et dispositifs divers qui sont installés euh vous appartiennent-ils euh en propre euh ou est-ce partagé avec TF1 qui couvre également ce ce ? Les coûts supportés sont-ils similaires pour TF1 et France ? Comment se passe la collaboration entre euh les deux chaînes pour couvrir un tel ? Combien de temps euh mettez-vous à préparer un tel ? Alors, pour vous répondre, il faut que je vous dise que dans le cadre de mes fonctions comme patron des opérations
spéciales du groupe, je ne fabrique pas ces événements. Euh, la seule production euh que que je fais avec mes équipes, c'est le Téléthon euh qui a été rattaché à ma direction des opérations spéciales en 2021 et que je produis pleinement. Donc, moi mon rôle est de coordonner euh d'animer, de mettre les équipes euh euh au même niveau d'information sur des événements qu'on estime devoir être transverses, transversaux. Le 14 juillet en fait partie. Donc, par exemple, sur le 14 juillet, en amont, on fait des comités de pilotage, on travaille sous sous sous cette forme-là euh qui réunit comme qui réunissent, pardon, euh euh toutes les entités, toutes les directions du groupe France Télévisions. Par exemple, il y a
évidemment l'info et c'est la direction de l'information qui produit euh l'émission du 14 juillet sur le défilé. Mais le 14 juillet, moi j'interviens parce que c'est aussi le Tour de France. Donc, ça inclut la direction des sports, euh ça inclut les divertissements et le spectacle vivant puisque il y a le soir euh le concert du 14 juillet et le feu d'artifice euh de la ville de Paris. Donc, quand on fait ce genre de comité de pilotage, on demande à tout le monde "Dans votre secteur, euh euh qu'est-ce que vous ?" Par exemple, les documentaires sont présents euh à ces réunions et nous disent "Bah voilà, nous, on travaille sur un documentaire euh sur l'armée ou sur autre chose qui sera diffusée autour du 14 juillet."
Pour en revenir plus précisément à votre question, euh euh ce n'est pas moi qui gère directement cet aspect-là, mais je l'ai fait euh euh en son temps. Sur le 14 juillet, la production est simple, c'est une alternance euh euh production des moyens TF1 et France Télévisions une année sur deux. Donc, c'est une alternance qui se fait et le le travail se fait euh ensemble, c'est-à-dire on travaille euh ensemble avec TF1, avec des moyens, c'est-à-dire il y a une chaîne, un groupe leader une année sur deux par rapport aux moyens, mais qui fournit le signal international que vous vous connaissez bien euh aux différentes chaînes. Et ensuite, il y a des moyens, qu'on dit dits privatifs, pour que chacun puisse faire ses directs à tel ou tel endroit, ou des directs depuis une base militaire, un
sous-marin, un hélicoptère, donc et cetera. Donc il y a il y a il y a un budget de de moyens mis en œuvre, et il est partagé à parité entre TF1 et le groupe France Télévisions. C'est vrai pour le 14 juillet, mais ça peut être vrai aussi sur d'autres opérations où ça peut se faire conjointement avec le groupe TF1. Merci, monsieur Letronchans. Euh une question à monsieur Gatcha. Donc l'association Transparence Citoyenne, vous savez, a déposé une une plainte auprès du Parquet National Financier, c'était le 23 mai euh 2025, vous concernant, et vous accusant de bénéficier, je cite hein évidemment, euh d'un emploi fictif à France Télévisions où vous percevez, je cite toujours, euh
c'est pas hum pas moi qui qui parle, un salaire annuel de 100000 euros sans preuve d'activité concrète, puisque vous semblez être absent des organigrammes et des projets de l'entreprise. À l'inverse, vous êtes, semble-t-il, plutôt actif dans le cadre de vos fonctions municipales, notamment, comme je le rappelais tout à l'heure, chargé des relations internationales pour la ville de Paris. Alors, on aimerait vous entendre. Que répondez-vous à ces ? Que pouvez-vous nous dire sur la réalité de votre travail aujourd'hui à France ? Merci, monsieur le président. Si vous permettez, je voudrais ajouter deux trois éléments à la présentation que vous avez faite de mon parcours, parce que j'ai pas commencé ma carrière à Canal Plus, je l'ai commencée au Figaro, j'y tiens, parce que c'est ce journal
qui m'a formé, et j'y ai passé des excellentes années. Puis par la suite, je suis arrivé une première fois à France Télévisions auprès de la directrice de la jeunesse, qui s'appelait Rachel Kahn. J'ai travaillé auprès d'elle, d'abord comme directrice de la jeunesse, puis quand elle est partie directrice des divertissements, j'ai notamment été rédacteur en chef adjoint de l'émission de l'émission de François Olivier Gisbert sur France 3, Culturel. Puis après, je suis parti réaliser des documentaires, documentaires politiques sur François Baroin, sur Jean-Marc Ayrault, et un documentaire sur l'identité noire en France, diffusé sur France 3 et France 5, ce qui m'a valu d'arriver par la suite à à Canal Plus à la direction des sports en tant que rédacteur en chef adjoint en
charge des opérations spéciales. Donc déjà sur cette fonction. Alors, en ce qui concerne mes activités à France Télévisions, Yannick Le Tranchant l'a l'a l'a un peu détaillé. En tout cas, il l'a il l'a mis en exergue. Moi, je suis je je suis arrivé sur cette fonction non pas sous la direction de Stéphane Sitbon-Gomez, je suis passé sous la direction de Stéphane Sitbon-Gomez lorsqu'il est devenu directeur des antennes et des programmes, mais lorsque Takis Candilis était directeur des antennes et des programmes du groupe France Télévisions. Alors, quel était l'objectif de cette direction des antennes et des programmes, des opérations à la direction d'une direction spéciale à la direction des antennes et des ? En fin de compte, quand Takis Candilis arrive sur son poste, nous passons dans une
transformation dans l'entreprise. Avant, c'était par chaîne, c'est-à-dire France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô avaient chacun leur directeur de programme qui eux-mêmes avaient des directions d'unités qui répondaient donc à un directeur général. Euh, il y a eu une transformation avec une direction unique et notamment une direction générale des antennes et des programmes. C'est à ce moment-là que Takis Candilis réfléchit à cette idée de d'avoir une personne auprès de lui qui va travailler sur l'événementialisation de notamment des grands objectifs de service public de la maison. Et Takis Candilis avait comme ambition, ça a été la première
mission qu'il m'a confiée, le retour d'une grande émission d'environnement sur les antennes. Et donc, ça a été la première mission qu'il m'a confiée auprès de lui euh, laquelle j'ai travaillé, qui a donné lieu notamment à cette une grande émission qui s'appelait l'émission pour la Terre. Euh, animée par Nagui et Anne-Élisabeth Lemoine, euh, qui a rencontré un grand succès sur les antennes et qui a relancé, euh, la présence de grands événements autour de la question environnementale. Je vous en donnerai un certain nombre puisque nous avons continué par la suite. Euh, ensuite de ça, vous avez fait référence, euh, je suis parti, euh, euh, être conseiller auprès Ah non, pardon, j'étais revenu après il y a donc eu, ce changement, pardon, à la direction des
antennes et des programmes. Et donc je suis arrivé auprès de Stéphane Sitbon-Gomez. Ma mission a parfaitement continué. Euh, le site auquel vous faites allusion euh, ne prend absolument pas absolument pas cherché à savoir ce que je j'ai fait exactement. Alors, je vais peut-être vous détailler ce que j'ai fait, euh, euh, soi-disant puisque je euh, elles disent que je n'ai pas travaillé. Je pense que j'ai les opérations spéciales euh, que j'ai faites. Et d'ailleurs, c'est assez simple, euh, pour moi puisque je à la différence de Yannick, je suis une unité de programme. C'est-à-dire que moi, mon travail, c'est de définir des thématiques, euh, d'en parler avec mon patron avant, euh, Takis Candilis aujourd'hui, Stéphane
Sitbon-Gomez, de faire des propositions, donc, de sujets, de thématiques à développer et à partir de là, je travaille avec un producteur et je développe un projet, une production de A jusqu'à Z, c'est-à-dire du début du choix du producteur, ensuite, euh, le développement du projet avec le producteur, les choix des animateurs, la mise en production, tout le travail dans la chaîne avec les différentes équipes de la chaîne et après le tournage. Et sans parler, évidemment, de la promotion puisque je fais la promotion, vous citiez écho, d'ailleurs, d'une interview que j'ai donnée. Je donne, sur chaque opération spéciale, chaque fois des interviews et des conférences de presse en présence de tous mes patrons et ceci tous les ans
même depuis que je suis élu. Donc je pense que le le site dont vous faites référence n'a absolument pas cherché à savoir véritablement ce que je faisais. Alors je vais vous citer quand même ce que j'ai pu faire notamment sur les années on va dire on va partir de 2020 mais je peux remonter aussi en 2019 c'est comme vous voulez selon vous voyez je sois exhaustif moins exhaustif Oui le rapporteur posera des des questions. Moi c'était plus général donc général vous répondiez à ces accusations donc aussi bien sur votre salaire l'emploi qualifié encore une fois c'est pas moi qui parle mais c'est la la plainte de de fictif et que vous passez d'après cette association et cette plainte peut-être plus de temps à la mairie de Paris que dans votre bureau à France
Télévision mais je vais laisser le monsieur le rapporteur prendre la suite et vous poser donc ces questions.
Arnaud Gatcha apparaît bien dans l'organigramme et que ça c'est été versé dans le la data room donc je je souhaitais repréciser ça. Je vous remercie. Merci monsieur le président, merci messieurs de venir répondre à nos questions. Une première question d'ordre général notamment sur l'étude de l'organigramme que France Télévision m'a m'a fourni. Si je me fie à ce document monsieur le Tranchant vous êtes directeur des opérations spéciales de l'information et des antennes de France Télévision. Pourtant donc vous n'êtes pas rattaché à la direction de l'information mais directement à la présidente madame Delphine Ernotte. Quant à vous monsieur Gatcha vous êtes vous aussi directeur des opérations spéciales mais vous êtes
rattaché non pas à la présidente mais à son numéro 2 monsieur Sidbon Stéphane Sidbon Gomez le directeur des antennes et des programmes. Est-ce que vous pourriez nous expliquer de façon synthétique, puisque j'ai beaucoup de questions à vous poser, pourquoi il existe chez France Télévisions deux directeurs des opérations spéciales, l'un rattaché à la présidente et l'autre au numéro ? Euh, je peux commencer si vous voulez, euh Alors, moi je comprends tout à fait que une appellation un peu similaire euh puisse puisse effectivement euh vous questionner. Et si on peut effectivement euh vous éclairer euh aujourd'hui sur le rôle des uns et des autres, ce sera une réussite pour nous. Euh, moi je suis
rattaché à la présidente parce que euh il y a une direction de l'information, il y a une direction des antennes. Euh, étant transversale, je ne peux pas à date dépendre ni de l'info ni des antennes, puisque euh je suis amené à travailler avec les deux. Donc, la seule personne qui chapeaute euh les directeurs à la fois de l'info et des antennes et des programmes, c'est la présidente. C'est pour ça que je suis rattaché à la présidente, puisque j'ai un rôle transversal euh euh auprès de la direction de l'info, des antennes et d'ailleurs des autres directions du du du groupe. Donc, c'est ce ce ce rattachement-là va dans ce sens-là, quoi. C'est je ne peux pas être rattaché qu'à l'info. L'info a une direction des
opérations spéciales, comme vous l'avez dit, euh qui qui euh qui produit euh euh de manière opérationnelle un certain nombre de de de de choses. Et puis, bah, Arnaud Arnaud Gachon va vous expliquer ce qu'il fait lui, puisqu'il fabrique aussi des choses. Moi, je ne je je je répète ce que j'ai dit en introduction, pardon, je ne fabrique pas. Euh, je ne je ne je ne fabrique pas, c'est-à-dire je je je je je supervise, j'anime et je fais en sorte que sur euh euh un événement ou sur une séquence d'événements qu'on souhaite mettre en valeur, et bien j'ai j'ai un rôle de de d'emmener euh euh toutes les équipes et chacun fabrique dans son secteur de ça, mais ce n'est pas moi qui fait un arbitrage sur ce qu'il faut faire ou ce qu'il faut pas faire. Après avec
l'expérience que j'ai et que vous avez gentiment rappelé, il peut arriver que parfois je pose une question en comité de pilotage où je m'interroge est-ce que vous pensez pas que souvent on estime que ma remarque est tout à fait acceptable et plausible et que j'ai peut-être raison dans mon interrogation. Tout d'abord une première remarque, c'est pas France Télévision, il y a uniquement une direction de direction des opérations spéciales. Je vous l'ai dit, j'ai été rédacteur en chef en charge des opérations spéciales du groupe Canal Plus lorsque Alexandre Bompard en était le directeur des sports. Il existait à Canal Plus par ailleurs une direction des opérations spéciales à la direction des programmes de Canal Plus qui gérait notamment le Festival de Cannes. Lorsque j'ai été
jeune stagiaire notamment, j'avais été stagiaire dans cette direction. Il y a toujours à TF1, il y a une direction des opérations spéciales à l'information, n'est-ce pas ? Et il y a également dans les programmes une direction des opérations spéciales. Donc pardon monsieur le rapporteur, ce n'est pas une spécificité du groupe France Télévision en la matière. En ce qui me concerne, Yannick Le Tranchant vous l'a expliqué. Yannick Le Tranchant n'est pas une unité de programme. Moi je suis exactement comme mes petits camarades que vous avez notamment auditionné les divertissements, les magazines, les documentaires. Moi, j'ai je vous le répète, j'ai essayé de le détailler. Alors je vais peut-être prendre un exemple, ça va peut-être être plus simple pour vous. Voilà, parce que la
dernière fois par exemple Stéphane Sitbon-Gomez est venu avant les vacances devant vous pour vous dire, vous lui avez demandé qu'est-ce que fait monsieur Gachon en ce moment. Il vous a dit il est en train de travailler sur les 40 ans de la Fondation Bardot. Alors c'est c'est un bon exemple parce que comme ça vous allez je vais vous détailler ce que c'est, comment on monte une opération spéciale sur les 40 ans de la Fondation Bardot et vous allez comprendre. Donc si vous voulez, comment est née cette ? Nous avions euh moi j'étais euh avant euh euh qu'on décide de faire les 40 ans de la Fondation Bardot, j'avais euh dit à Stéphane Sitbon-Gomez depuis un certain temps que compte tenu du fait que les Français étaient de plus en plus attachés à les animaux de compagnie,
c'était un phénomène qui devenait un phénomène de société très important. L'animal prend une place de plus en plus importante dans la famille et euh devient un élément aussi euh euh courant dans dans les auprès des des Françaises et des Français. Je lui avais notamment signalé que au Royaume-Uni un certain nombre d'émissions traitaient de ces sujets-là et qu'il me semblait intéressant de pouvoir en prime time mettre en place euh un prime d'opération spéciale. Nous l'avons fait à l'occasion de l'anniversaire de la SPA, c'était les 70 ans, pardon, je ne me souviens plus très bien euh euh donc euh suite à cela, nous avions fait un prime time euh sur France 3 animé par Stéphane Bern euh et donc j'ai proposé que nous puissions
concrétiser cette mobilisation autour des de la cause animale et j'ai proposé cette émission à Stéphane Sitbon-Gomez. Une fois que Stéphane Sitbon-Gomez me dit "Oui, monsieur Gatcha, nous allons pouvoir le faire." C'est quoi mon ? D'abord de lui proférer une Non non non une petite parenthèse. Non mais Excusez-moi, dans les autres auditions, on a essayé, je dis bien essayé, de limiter à 2 minutes les réponses Très bien. euh pour pas rentrer dans des tunnels qui nous emmèneraient jusqu'à 20h 21h. Je Monsieur le Président Je vous redonne la parole mais Je suis voilà, je suis très concis mais Pardon, monsieur le Président. Depuis 4 mois quand même, je fais l'objet d'accusations très graves. Très très graves. Donc je pense que quand même vous pouvez me laisser 5 minutes
compte tenu de la multiplicité des attaques dont j'ai fait l'objet depuis 4 mois. Donc je voudrais juste que vous me donniez l'occasion de détailler ce que je fais. Juste une fois. Donc une fois que j'ai l'autorisation de le faire, je dois lui proposer des producteurs avec qui travailler. Donc, il faut On fait un choix de producteurs puisque moi je dépends directement de lui comme c'est des opérations spéciales. Donc, une fois que nous avons dé- déterminé avec quel producteur nous allons travailler, nous travaillons sur quelle émission proposer. Donc, nous travaillons avec mon équipe sur quel va être l'angle de l'émission. Je rencontre les acteurs en l'occurrence sa fondation. Je propose un animateur à mon
directeur général. Et ensuite de cela, un dossier est constitué. Ce dossier lui est rendu et après la lecture de ce dossier, Stéphane Sidibé Gomez décide de la mise ou pas en production. En l'occurrence, je lui ai rendu la semaine dernière ce fameux dossier sur les 40 ans. Il l'a validé. Donc, maintenant nous allons rentrer dans la phase de production. Donc, je vais avec Il va y avoir des négociations avec le directeur des productions. Je sais vous allez bientôt le recevoir, je crois, avec dans quelques jours, demain, je crois. Donc, je rentre en contact avec le directeur des productions. Excusez-moi, je suis un peu didactique, monsieur. Vous êtes un professionnel des médias, donc vous connaissez cela. Mais je crois que c'est important parce que on m'a quand même
Il y a eu des accusations très graves formulées contre moi. Donc, il y a un moment, je peux pas non plus laisser passer cela et il faut quand même expliquer à ceux qui ne connaissent pas ce que c'est que la télévision, ce qu'est de la télévision. Parce que je suis un professionnel de la télévision depuis plus de 30 ans. Donc, voilà. Donc, donc il y a Voilà. Donc, si vous voulez, je Voilà. Et donc, après il y a la mise en production, il va y avoir tout le suivi, le tournage de l'émission et la mise à l'antenne. Voilà. Merci. Bon, on vous a accordé un peu plus de temps pour cette euh réponse puisque vous êtes en accusation, mais on va essayer à l'avenir de faire des réponses plus courtes pour que puisque monsieur le rapporteur a beaucoup de questions à vous poser. Monsieur le
rapporteur. Merci, monsieur le président. Oui, effectivement, j'ai j'ai à peu près une vingtaine de questions. Donc, si vous le permettez et qui donneront lieu à nombre de réponses de votre part, et je pense que vous pourrez vous justifier sur ces accusations, vraiment le le nombre de questions, et vous êtes que deux à y répondre, je pense vous vous permettra de de répondre à toutes ces accusations. Pour revenir sur ces deux postes similaires que vous occupez chez France Télévisions, d'apparence similaire, Monsieur Sidamon-Esmond vient de récupérer sous la tutelle de la direction de l'information et des programmes de France Télévisions, au motif d'ailleurs qu'il serait nécessaire d'assurer la la cohérence et la coordination entre les les directions. Euh alors même que le directeur de
l'information, le nouveau directeur, Philippe Corbé, dépend de Monsieur Sidamon-Esmond, le directeur des opérations spéciales que vous êtes, Monsieur Letranchant, vous ne répondez qu'à la présidente. Comment est-ce que vous expliquez au fond un peu ce ce statut qui pourrait s'apparenter à un statut ? Pourquoi est-ce que vous ne dépendez pas de Monsieur ? Euh pour vous répondre, je ne sais pas ce qu'il en sera dans la réorganisation qui est en cours, hein, et qui a été présentée devant les instances représentatives euh il y a quelques semaines, et ça va s'échelonner pendant une partie du printemps. Euh comme je vous l'ai dit, je suis rattaché à la présidente parce que j'ai un j'ai un rôle transversal. Et pour l'instant, comme il y avait euh Stéphane
Sidamon-Esmond euh qui euh dirigeait les antennes et les programmes, la direction de l'info d'un côté, si je voulais travailler avec les deux, si je puis dire, en surplomb, je ne pouvais être que rattaché à la présidente. Après euh euh euh votre question est tout à fait euh légitime. Est-ce que dans le cadre de la réorganisation, ces rattachements organisationnels euh pourront peut-être aussi ? C'est c'est c'est c'est quelque chose qui est qui est possible. Merci. Monsieur le rapporteur. Merci, Monsieur le président. Merci, Monsieur, pour votre réponse. Monsieur Diatcha, entre 2016 et 2017, vous avez occupé le le poste de directeur de la diversité chez France Télévision. La question de la diversité semble revenir à de multiples reprises dans la
stratégie éditoriale de de France Télévision comme d'ailleurs aussi dans les contrôles que l'Arcom mène. Lors d'une précédente audition, nous avons appris que l'Arcom et bien n'hésitez pas à classer les personnes vues à l'antenne non pas sur leurs déclarations notamment politiques mais sur la base de critères aussi discriminants. On a par exemple appris que l'Arcom comptabilisait des taux de personnes non blanches alors même que ces pratiques issues du monde anglo-saxon sont en totale contradiction avec le la culture universaliste de de la France. Est-ce que vous pouvez nous préciser monsieur Gacha en quoi consistait votre mission de directeur de la diversité chez chez France Télévision et comment cette mission que vous avez occupé influe aujourd'hui comme
directeur des opérations spéciales à ? Tout à fait monsieur le rapporteur. D'abord je ne l'occupe plus donc je vais pas apporter de jugement sur ce qui se passe actuellement sur le groupe. Je vais vous dire rapidement, je vais essayer d'être rapide, je sais que je suis un peu long. J'arrive à la direction des opérations spéciales dans un contexte politique très particulier en France. Il y a eu la crise des banlieues, je sais pas si vous vous souvenez, et le président Chirac réunit à l'Élysée à ce moment-là l'ensemble des patrons d'audiovisuel TF1 et tous les patrons publics et privés pour dire comment on peut apporter des réponses politiques à cette crise majeure que la France traversait. C'est à ce moment-là que le président de France Télévision de l'époque Patrick de Carolis
décide de confier à Hervé Bourges que chacun connaît ou ceux qui ne le connaissent pas qui est un un président emblématique de l'audiovisuel la direction d'un comité permanent de la diversité de France Télévision. Moi à l'époque, je suis à Canal Plus, je vous l'ai dit, rédacteur en chef en charge des opérations spéciales puis rédacteur en chef en charge des magazines notamment sous le successeur de monsieur Bompart, successeur qui était Cyril Linette. Pourquoi euh monsieur Carolis vient me ? Pour une raison assez simple, c'est que en tant que citoyen, j'ai toujours été quelqu'un euh d'actif. J'ai toujours participé euh à la vie euh on va dire euh sociétale de ce pays et à ce moment-là, je
j'étais dans cette dans ces mouvements et notamment le club Averroès qui réfléchissait à ces enjeux-là. Averroès qui a été euh un référent en la matière d'ailleurs au également euh euh euh avec le groupe TF1 puisque il a participé notamment à la réflexion qui a amené euh Harry Roselmack à sur l'antenne euh de de du 20h. Et donc euh c'est à ce moment-là que euh Patrick de Carolis euh entend parler de moi, me contacte à Canal Plus et me demande si je peux rejoindre le service public pour seconder Hervé Bourges dans ses fonctions en tant que délégué général. Je Au début, je lui dis "Écoutez, moi, je j'occupe des fonctions euh à la à la rédaction, je ne veux pas uniquement
faire ça." Donc par ailleurs, euh je devais devenir directeur des documentaires à France 5 en charge de la collection Empreinte et j'occupais les fonctions effectivement de directeur délégué du comité de la diversité auprès d'Hervé Bourges et nous avons mis en place une réflexion en montant un comité. D'ailleurs, Yannick était déjà là, il pourrait vous Si vous vous vous en vous vous en préciser, nous avons réuni toutes les grandes directions de la maison et nous faisions des auditions un peu comme parfois l'Assemblée nationale peut le faire quand elle a envie de s'emparer d'un sujet. Nous avons auditionné à peu près des toutes les grandes personnalités, des intellectuels, des hommes politiques, des scientifiques pour essayer d'étayer et de pouvoir rendre à Patrick de
Carolis, président de France Télévision, une boîte à outils en fin de compte, une une manière de pouvoir apporter des réponses au niveau des médias à cette crise majeure que euh et et à cette sujet de la diversité qui était très prégnant dans la société française. Merci pour Oui, c'était 2005 je pense c'est la date crise des banlieues c'est c'est la date à laquelle vous faisiez référence non c'est pour juste situer le D'accord, merci. monsieur président. Monsieur rapporteur. Merci monsieur le le président. Bon encore une fois j'ai j'ai beaucoup de questions donc je vais essayer de les les poser rapidement. Je compte vraiment sur sur la la la synthèse de de vos réponses. Euh on a interrogé Delphine Ernotte sur la répartition de vos compétences lorsque elle est venue en
audition de devant nous. Euh c'était le 10 décembre dernier et madame Ernotte nous a déclaré, je la cite, "Monsieur Gliacha s'occupe du Téléthon." Donc c'est le PV de l'audition du 10 décembre 2025. Pourtant dans de nombreuses interviews comme notamment dans la lettre de l'audiovisuel le 3 décembre 2025, c'est bien vous monsieur Letranchant qui est présenté comme chargé du Téléthon. C'est encore vous qui êtes inscrit comme producteur du Téléthon sur le site de de France Télévision. Ma question est donc simple. Monsieur Gliacha, est-ce que vous avez participé oui ou non à l'organisation du du ? Alors monsieur le rapporteur, je vais être très clair. Je pense que quand madame Ernotte au bout de ces 4h30 d'audition vous a répondu euh en fin de compte euh quand j'étais
auprès de Takis Candilis euh le directeur du Téléthon si je me trompe pas s'appelait Philippe Vilamijana qui avait été l'ancien patron de France 5. Mais j'étais le référent pour Takis Candilis auprès euh de de de Philippe Vilamijana, c'est-à-dire que c'est moi qui notamment participait aux réunions que faisait euh monsieur Vilamijana et qui référait à monsieur Candilis la manière dont le Téléthon allait se dérouler. Je pense que par la suite quand Yannick est arrivé puisque Yannick arrive 1 an après moi dans les fonctions qui sont les siennes, quand Yannick est arrivé, il a repris lui le Téléthon et à ce moment-là, moi je m'en suis dégagé. Je pense qu'il y a une confusion à ce moment-là mais Et Yannick peut apporter une un complément. Non non mais ce que ce que tu dis est
très juste euh euh euh ouais absolument. C'est ce que j'allais dire. Donc je suis effectivement le producteur du Téléthon. Comme je vous le disais, le Téléthon a été intégré à la direction des opérations spéciales euh information et antenne de France Télévisions. J'ai récupéré euh le Téléthon effectivement au départ de Philippe Vilamitjana donc que je produis euh avec France TV Studio euh qui en a la production euh exécutive et j'organise aussi alors il y a la fabrication du Téléthon, je produis le Téléthon donc que je le fabrique évidemment en association avec l'AFM Téléthon donc l'association euh de lutte contre euh les myopathies euh puisque c'est une émission qui fait euh des appels aux dons euh
et donc nous fêterons cette année le 40e Téléthon à la fin de cette année. Et j'organise comme je le fais pour d'autres sujets et je l'organise aussi pour le Téléthon des comités de pilotage transverses pour justement associer toutes les directions et toutes les unités de France Télévisions euh comité de pilotage auquel euh Monsieur Gatcha est convié euh et participe régulièrement et peut intervenir comme tous les participants à nos copiles. Merci pour cette réponse. Donc si on comprend bien Monsieur Gatcha, vous êtes sorti du Téléthon, il y a plus qu'un seul référent c'est vous euh Monsieur Letranchant. J'ai bien compris votre réponse. tout à fait exactement. Mais dans les grandes réunions Donc il organise avec tous les grands
directeurs du groupe, j'y viens, j'y participe en tant que directeur des opérations spéciales programmes mais avec les autres grands directeurs de la maison. C'est Sans responsabilité ? Non. D'accord, merci pour cette précision. Je je je suis désolé, j'ai j'ai pas bien compris. Madame Ernotte nous a expliqué dans son audition que Monsieur Gatcha vous participez à l'organisation du Téléthon. Est-ce que c'est ? Est-ce que c'est ? Quel est votre rôle exact dans l'organisation du Téléthon s'il vous plaît. Mais monsieur le rapporteur, monsieur Letranchant vient de vous le dire vous le dire à l'instant, il me semble. Je je vous avoue j'ai j'ai pas bien compris en quel a été vous votre rôle monsieur Liacha dans l'organisation du Téléthon, en quoi est-ce que vous avez ?
Je peux je peux repréciser les choses, il y a pu y avoir une petite imprécision parce qu'effectivement pendant un temps euh monsieur Gacha a été le référent antenne programme avec les producteurs du Téléthon, le producteur était à l'époque Philippe Vilamitjana qui est parti. Le Téléthon a été rattaché à ma direction, donc j'ai pris l'entière responsabilité de la production du Téléthon pour France Télévisions, euh Arnaud n'y participe pas et s'il y participe, c'est comme d'autres directeurs de France Télévisions qui sont associés à mes comités de pilotage autour du Téléthon parce que le Téléthon depuis que je l'ai repris là je viens de faire le le 5e
Téléthon avec mes équipes en décembre dernier. Euh mon ambition, mon objectif et si ce qui m'avait été demandé par la présidente était de faire en sorte de de de réintégrer, de réassocier aussi euh tout le dispositif France Télévisions notamment éditorial et euh technique, ce qui a été fait et de faire revenir aussi parce que ça s'était peut-être un peu délité au fil du temps euh de faire revenir euh euh euh les figures emblématiques les visages comme on dit maintenant euh les incarnations de France Télévisions et si bien que tout de nombreux présentateurs d'émissions que ce soit d'info ou de programme participent au Téléthon de plus en plus
et et et et ça permet aussi de montrer l'implication du groupe France Télévisions dans cette émission emblématique. Vous Vous poursuivre sur ce thème monsieur le ? simplement merci monsieur le président simplement quand madame Ernotte lors de son audition le 10 décembre 2025 parle au présent et explique que vous monsieur Gacha vous occupez du Téléthon elle aurait menti ? Mais on n'est pas dans du mensonge on est dans une imprécision qui repose sur une organisation qui était un petit peu plus ancienne. Après on peut pas forcément demander à la présidente de connaître dans le détail toutes mes réunions qui participent et qui fait quoi dans mes réunions
ça remonte pas forcément non plus jusqu'à elle donc ce n'est pas du tout un mensonge mais ça repose effectivement sur une organisation qui a été un petit peu fluctuante au fil des temps au fil du temps mais depuis c'est très clair je suis en charge de la production du Téléthon et j'y associe et j'y associe tous les directeurs de France Télévision les directeurs des unités et qui peuvent évidemment participer parce que ils peuvent avoir ils peuvent contribuer à la réflexion qu'on peut avoir sur un Téléthon tiens si on faisait ça est-ce que tu penses pas qu'on pourrait produire telle ou telle chose est-ce qu'on peut proposer ça donc donc ça il y a il y a il y a il y a une implication globale et très
transverse. Moi je suis dans un poste véritablement transverse où je travaille avec toutes les entités du groupe et qui participent d'une manière ou d'une autre peut-être pas dans la fabrication opérationnelle mais en tout cas il y a clairement une participation de toutes les entités donc y compris d'Arnaud Arnaud Gacha à ces grands rendez-vous emblématiques de France Télévision. Merci monsieur président monsieur le rapporteur par ailleurs mon mon supérieur hiérarchique est Stéphane Sitbon-Gomez je pense qu'à aucun moment Stéphane Sitbon-Gomez ne vous l'a dit madame Ernotte moi je ne la vois pas j'irai la présidente de France Télévision, elle a la gestion de l'entreprise France Télévision. Elle a un référent qui s'appelle Stéphane
Sitbon-Gomez. Je suis N-1 de Stéphane Sitbon-Gomez, pas de Delphine Ernotte. Merci, on ré-auditionnera Madame Delphine Ernotte à la fin de de cette de cette séquence. Donc Monsieur le rapporteur aura tout le loisir de de lui poser des des questions pour préciser euh le le rapport qui qui en suivra. Monsieur le rapporteur. Merci Monsieur le président. Effectivement, je je je poserai cette question mais je je m'étonne de votre réponse Monsieur Letranchant sachant que vous êtes sous la direction directe de la présidente de France Télévision et qu'à ce titre, j'imagine qu'elle est plutôt renseignée sur vos prérogatives et celles aussi qui qui dépendent notamment du du Téléthon qui est de de votre responsabilité. Je je bascule sur une autre question toujours sur les propos de Delphine
Ernotte lors de son audition le 10 décembre 2025. Elle vous présentait ainsi Monsieur Liacha. Monsieur Liacha s'occupe, je la cite hein, s'occupe du Téléthon, des panthéonisations, des anniversaires, des armistices. Il a pris en charge en particulier des émissions consacrées à l'environnement, aux arbres, aux océans. C'est lui qui a fait l'émission Urgence Océan, un sommet pour tout changer. Fin de [grognement] la citation. J'ai donc analysé la liste des 10 opérations spéciales que nous a transmis la direction de France Télévision sur les deux dernières années. Hormis les JO et la réouverture de Notre-Dame de Paris, ces opérations spéciales étaient principalement des soirées à thème pendant lesquelles des fictions et des documentaires en lien avec l'événement ont été diffusés à l'antenne.
Euh alors peut-être que vous pourrez nous expliquer en quoi ça ça permet de mobiliser, ça mérite de mobiliser six salariés toute l'année. Euh est-ce que vous pouvez nous dire, Monsieur Liacha peut-être, euh qu'est-ce que quel est votre rôle concret dans ces émissions et quand Madame Ernotte nous indique que vous avez fait l'émission Urgence Océan, je crois que vous l'avez ni produite, ni réalisée, ni rédigée. Qu'est-ce que ça signifie concrètement de faire cette émission quand vous avez pas ces ces ? Monsieur le rapporteur, j'ai essayé de vous expliquer ce que c'était qu'un directeur d'unité de programme à l'occasion de l'émission sur les 40 ans de la Fondation Bardot, mais je peux le refaire sur l'émission sur Urgence aux Cents si vous le
souhaitez. Euh, je fais le même métier que les autres directeurs d'unité que vous avez auditionnés. Donc, un directeur d'unité dans une chaîne de télévision, France Télévisions, comme Canal Plus, comme TF1, quel est son ? Identifier un sujet. Une fois qu'il a identifié un sujet ou que un producteur est venu le voir avec des un projet et qu'il considère que ce projet est un projet qui a un intérêt pour l'antenne de France Télévisions, mon travail est d'aller voir mon N+1, en l'occurrence monsieur Stéphane Sitbon Gomez. Une fois que j'ai l'accord, nous signons en règle générale un développement parce que les opérations spéciales sont des émissions,
comme leur nom l'indique, spéciales, c'est-à-dire que et par leur ampleur et par leur durée, elles prennent du temps à mettre en place. Lorsque nous faisons un une émission spéciale, nous décidons de nous inscrire dans un sommet international qui va se dérouler à Nice avec l'ensemble des grands dirigeants de la planète. Ça prend du temps de travailler au développement de ce projet. Un directeur d'unité travaille avec le producteur qui a été choisi. En l'occurrence là, nous avons choisi Winter Production. Nous avons choisi Winter Production parce que il se trouve que c'est une boîte de production notamment dans laquelle travaille Hugo Clément et que Hugo
Clément est un référent en matière d'environnement. Donc, une fois que nous avons travaillé avec Hugo Clément et Régis Wroclawski est donc un des patrons de cette boîte et il ne travaille pas tout seul, il y a des réunions régulières organisées sous mon autorité à la chaîne pour développer le projet. Ces réunions font l'objet de points d'étapes avec mon directeur général puisqu'il s'agit de grands projets importants, structurants qui vont faire l'objet notamment d'une médiatisation importante. Donc nous avons des points d'étapes éditoriaux avec le directeur général en tout cas moi, le directeur d'unité avec le directeur général pour savoir s'il est
d'accord sur la ligne qui est adoptée. Je vais au bout de ce développement. Une fois que c'est terminé ce développement, le projet est rendu au directeur général qui donne son accord pour la mise en production. Et à ce moment-là, mon travail ne s'arrête pas là monsieur le rapporteur, mon travail est non seulement de travailler à la mise en œuvre de ce projet mais je pense que monsieur le président qui a travaillé dans un média c'est ce que c'est, c'est-à-dire qu'il y a la mise en production. Moi je me suis rendu avec les producteurs, j'étais à Nice, il y a la construction du plateau, il y a ensuite les répétitions de l'émission. Nous travaillons avec les animateurs qui vont à ce moment-là rentrer pour animer
l'émission, en l'occurrence c'était Léa Salamé et Hugo Clément et ensuite il y a le le tournage qui était en direct. Par ailleurs, il vous a échappé que ce sommet international était s'est déroulé sous l'égide du président de la République. Nous voulions à cette occasion avoir le président de la République française. J'ai donc mon travail a été de négocier avec les équipes du président de la République sa présence. C'était un événement d'antenne, avoir le président de la République française sur une antenne d'une télévision, que ce soit la nôtre ou TF1, est un événement d'antenne. C'est moi qui négocie cela, c'est moi qui négocie cela avec les équipes du président de la République française. Et donc, cela fait partie du travail de directeur d'unité. Donc, je fais comme
tous les autres directeurs d'unité, monsieur le rapporteur, je travaille de A à Z et après, il y a l'émission qui arrive à l'antenne, qui est tournée. Et par ailleurs, je vous le dis également, il y a la partie promotionnelle. À chaque fois, nous donnons une conférence de presse avec tous les journalistes de la presse audiovisuelle qui sont là et qui savent exactement quel est mon rôle. D'ailleurs, c'est moi qui suis Monsieur Sidibé ne vient pas lors de ces conférences de presse, il me laisse moi-même les animer avec les journalistes. Et si je peux Oui, mais rapidement, monsieur le rapporteur, très très vite, très très vite. Très très vite parce que par exemple, sur ce type d'émission là, euh Monsieur Gatcha, comme d'autres directeurs, peuvent saisir ma direction
pour dire est-ce que sur cet événement-là, euh qui n'est pas forcément transversal multi-antenne, mais est-ce que tu peux nous aider à rassembler toutes les autres directions pour qu'on voit comment justement on peut accompagner à l'antenne cette émission euh spéciale. Merci, monsieur le rapporteur. Merci, monsieur le le président. Et vraiment, je vous demande mes mes questions euh j'ai j'essaie de maintenir à moins d'une minute. Euh j'ai beaucoup de questions à vous poser, donc s'il vous plaît, si vous pouvez euh a minima répondre en moins de allez, de de 2 minutes. Euh dans la liste des 10 opérations spéciales que nous a transmis euh France Télévisions et sur lesquelles vous auriez euh travaillé, Monsieur Gatcha, on retrouve les Jeux olympiques de 2024 et la réouverture de Notre-Dame de
Paris. Sur ces deux opérations, France Télévisions vous aurait demandé, selon le document qui m'a été transmis, un devoir de réserve. Pourtant, Madame Ernotte, lors de son audition du 10 décembre 2025, a affirmé, je la cite, "éviter de faire appel à vous à l'été 2024 pour les Jeux olympiques de Paris afin d'éviter tout conflit d'intérêts, notamment avec votre mandat, puisque vous êtes maire adjoint de Madame Hidalgo à la mairie de Paris. Vous voyez une vraie contradiction entre les documents qu'on m'a transmis, les justifications qu'on m'a faites, et en même temps les déclarations de Madame Ernotte lors de son audition. Euh Monsieur Latcha, qui dois-je ? Est-ce que je dois croire Madame Ernotte lors de son audition, qui a parlé sous serment, ou est-ce que je dois croire la
direction de France Télévisions qui m'a envoyé ces documents, et notamment les justifications de de votre de vos ? Je ne remets absolument pas en cause les propos de ma présidente. Je pense que la Je ne sais pas, moi je n'ai pas vu les documents en l'occurrence que qui vous ont été transmis par France Télévisions, mais effectivement Madame Ernotte vous l'a spécifié, et c'était tout à fait normal que pendant cette période je sois mise à l'écart. Je je précise juste, très court, que les documents qui vous ont été transmis concernent les opérations du groupe, la totalité des opérations du groupe, pas spécifiquement forcément celles euh euh
euh dont s'occupe Monsieur Latcha. D'accord, mais des fois on a du mal à faire le tri. Pour être tout à fait honnête, j'en ai reçu beaucoup moins que Monsieur le rapporteur, mais dans les documents qui m'ont été transmis, c'est c'est un un gros travail pour essayer de trier tout ça. Oui, mais Monsieur le président, je pense que c'est dû au fait aussi que à partir du moment où vous avez eu le sentiment qu'il y avait une confusion des fonctions. Parce que à partir de ce moment-là, la la direction de France Télévisions vous a fourni le le le l'ensemble de ce que nous pouvons faire. D'ailleurs, vous-même, lorsque nous sommes venus aujourd'hui, il n'y avait qu'un orateur qui pouvait prendre la parole au début. Normalement, j'aurais dû pouvoir la prendre après
Monsieur Letranchant pour vous expliquer ce que je faisais. Oui, vous vous l'avez Il nous reste On n'est pas contraints par le temps, donc si plus vos réponses seront longues, plus la l'audition durera, voilà. Non, mais dans dans clairement, pardon monsieur le président, dans la liste qui vous a été transmise, il s'agit de la liste des opérations France Télévisions, donc dans une liste globale, certaines effectivement sur certaines années peuvent être portées par monsieur Gacha et d'autres peuvent être portées par d'autres et en tout cas sur les opérations entre guillemets parisiennes que vous citiez, Notre-Dame de Paris et les Jeux Olympiques, on peut dire qu'Arnaud était déporté de ces de ces de ces événements-là, clairement. Merci monsieur le rapporteur. Merci
monsieur le le président. Je tiens à préciser, les éléments qui m'ont été transmis ont été rangés dans un dossier par France Télévisions intitulé Arnaud Gacha, donc c'est pas juste les opérations spéciales chez France Télévisions. Quand on m'indique qu'il y a 10 opérations spéciales dans le dossier Arnaud et Gacha transmis par France Télévisions, que je vois que c'est en contradiction totale avec ce que Delphine Ernotte nous dit, notamment sur la question des des des Jeux Olympiques, notamment, j'ai du mal à et et de la réouverture de Notre-Dame, j'ai j'ai du mal à savoir est-ce que je dois croire Delphine Ernotte qui nous a expliqué ça sous serment, est-ce que je dois croire les documents qui m'ont été transmis par la direction de France Télévisions dans
le dossier Arnaud ? C'est la question que que je vous pose parce que il y a une contradiction manifeste et en plus de ça, il y a des révélations qui sont faites sous serment. Donc c'est aussi pour ça que je me je me permets de de vous poser la question. Est-ce que vous voulez peut-être répondre à ça parce que vous voulez pas ? Euh Monsieur monsieur Gacha, ça a été révélé notamment, ça a été expliqué en propos liminaire par monsieur le président, vous êtes payé par France Télévisions et donc par le contribuable plus de de euros par an, euh quand on regarde la la fiche de mission que France Télévisions nous a transmise, euh cette mission se décrit comme un point d'entrée, je le cite, un
correspondant, un représentant au sein de la direction des programmes pour 10 soirées thématiques en 2 ans, euh alors même que votre mission consiste à essentiellement à donner le point de vue et je vous ai entendu donner le point de vue de la direction des programmes, notamment aussi lors de de réunions préparatoires. Est-ce que vous considérez pas que ce salaire est quand même très important au regard des missions que la direction de France Télévisions vous a ? Monsieur le rapporteur, je vous ai décrit exactement mes fonctions, donc euh je ne je vais pas revenir. Si vous voulez, je peux revenir, je suis pas un référent, je suis un directeur d'unité, je vous ai dit que je mettais en œuvre un certain nombre d'émissions euh et donc de grandes opérations spéciales. Je
peux vous en citer euh, si vous voulez, plusieurs autres, hein, que j'ai mis en œuvre et je vous rappelle que les opérations spéciales, d'ailleurs je fais exactement le même nombre d'opérations spéciales que je faisais avant mon mandat, euh sous Takis de sous Takis Kandilis euh ou que je faisais à Canal Plus. Les opérations spéciales, par essence, sont spéciales. Euh par ailleurs, en ce qui concerne ma rémunération, euh comme tout le monde euh ça vous a été donné dans les éléments de la data room. Euh vous savez que ce sont des éléments euh privés euh, d'ailleurs ça avait été rappelé par un article de la Cour de cassation, c'est un principe à valeur constitutionnelle, donc je ne je m'attarderai pas là-dessus. Euh voilà, je vous remercie. Merci, monsieur le rapporteur.
Merci, monsieur le rapporteur. Une ? Oui. Oui. Si vous permettez, je peux je peux apporter une précision par rapport par rapport à la question Il faudrait Et couper le Oui, pardon. Euh oui, dans dans le document qui vous a été donné avec euh une liste de différentes opérations, C'est bien précisé dans ce qui vous a été envoyé que pour l'ensemble de ces opérations, monsieur Gacha est le représentant de la DAP, de la direction des antennes et des programmes dans ces instances régulières, c'est-à-dire dans mes instances à moi. Ça ne veut pas dire qu'il les a qui qu'il les a produits. Donc la la phrase qui suit ce qui vous a été envoyé est très est très claire sur sur sur le rôle d'Arnaud Gacha.
Merci, monsieur le rapporteur. Merci, monsieur le président. Monsieur Gacha, en 2023, vous vous êtes présenté à la présence de de France Médias Monde, l'entité qui, je le rappelle, chapeaute notamment les chaînes internationales France 24 et et RFI. Le 9 janvier 2023, vous avez donc été auditionné par l'Arcom pour présenter votre projet stratégique. Je me permets de vous rappeler les mots que vous avez tenus il y a donc 3 ans, je vais vous citer "Mes 20 ans d'expérience dans les médias m'ont appris que le meilleur des projets éditoriaux doit s'appuyer sur une solide gestion des ressources. Par ailleurs, les temps où les groupes de médias étaient dispendieux, sacrifiant à l'urgence de l'antenne, tant la rigueur des deniers publics que le soin des hommes et des femmes qui la font, est
aujourd'hui révolu. La nouvelle dynamique reposera sur trois piliers, une gestion rigoureuse des ressources par une maîtrise des coûts et le développement des ressources propres. Fin de la citation." Vous répétez alors cette préoccupation légitime, je vous cite encore "Il faut tout d'abord promouvoir une culture de la rigueur [grognement] dans la gestion des deniers publics." La Cour des comptes est venue devant nous, elle a révélé dans cette commission d'enquête la situation financière critique de France Télévisions, 80 millions d'euros de déficit cumulé depuis 2017, une trésorerie qui a fondu au point de devenir négative, des capitaux propres qui ont diminué de 40 % en 8 ans, au risque d'ailleurs de faire peser un risque de dissolution sur le groupe France Télévisions. Quand on met
en parallèle, d'une part, le niveau record des déficits et aussi, de l'autre, des salaires mirobolants, notamment d'une trentaine de cadres dirigeants de France Télévisions qui gagnent plus que le président de la République. Est-ce que vous avez vraiment l'impression que les dirigeants de France Télévision appliquent, je vous cite, une culture de la rigueur dans la gestion des deniers ? Monsieur le rapporteur, c'est je déposais à l'époque, j'étais candidat pour être président directeur général de France Médias Monde. Donc mon dossier présenté devant les sages de l'Arcom considérait concernait France Médias Monde. Ce n'est pas à moi de porter un jugement. Je ne suis absolument pas habilité, ce n'est pas mon secteur. Je
suis directeur des opérations spéciales de groupe. Je pense que d'autres personnes seront plus à même de vous répondre. Non mais vous pouvez peut-être avoir un regard, tout simplement. Ce n'est pas mon rôle. Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le le président. Bon, vous vous percevez, ça a été dit hein, un salaire de de 100000 euros bruts annuels au titre de directeur des opérations spéciales de de France Télévision rattaché à la direction des antennes et des programmes. Vous cumulez aussi ce salaire avec une indemnité d'environ 60000 euros annuels au titre de votre poste d'adjoint à la mairie de Paris de madame Anne Hidalgo. Est-ce que vous pensez que ce total de rémunération de 160000 euros, qui vous situe dans le top 1 % des Français les mieux les mieux
rémunérés, mais qui est financé intégralement par le contribuable, est-ce que cette rémunération totale s'inscrit, je cite vos vos propos, dans une culture de la rigueur dans la gestion des deniers ? Monsieur le rapporteur, concernant la rémunération, je vous ai dit, vous avez les éléments dans la data room, je ne rentrerai pas dans le détail. Concernant mon mandat électoral, je crois que je suis auditionné ici en tant que directeur des opérations spéciales du groupe France Télévision et non pas auditionné en tant que maire adjoint de la ville de Paris. Mais alors sans rentrer dans le détail, mais par rapport à une chaîne privée de la fonction que vous occupez, est-ce qu'elle est mieux rémunérée, rémunérée de la même façon, moins ?
Monsieur euh le président, euh je ne peux pas savoir à l'heure actuelle comment est rémunéré le directeur des opérations spéciales de Canal+ il faudrait en parler à monsieur euh Gérald Brisevir et qui est le directeur général des antennes et des programmes. Oui, je peux rajouter si vous le permettez monsieur président, monsieur le rapporteur par rapport à ce que vous disiez sur les salaires que je crois que ça vous a déjà été dit par d'autres intervenants précédemment euh que tout ce qui vise des salaires au-delà d'un certain seuil, de toute façon euh le contrôle d'État doit le valider ou ne pas le valider. Donc c'est une règle intangible à France Télévisions. Merci monsieur le président. Merci monsieur le le le président, une
question euh courte. Euh vous savez que il y a eu aussi un un chiffre qui a je pense interpelle les nombres de Français, c'est celui de la cinquantaine de de cadres dirigeants qui bénéficient de de voitures de fonction chez chez France Télévisions. On a pu apprendre notamment dans les documents transmis par France Télévisions que vous en faisiez tous les deux partie. Est-ce que vous pouvez nous expliquer à quelle occasion vous faites usage de ce véhicule de de ? Alors oui, je dispose d'un véhicule de fonction euh dans un cadre très réglementé aussi par France Télévisions, c'est également fiscalisé donc évidemment. Euh moi ma voiture de fonction me sert à me déplacer notamment sur certaines opérations spéciales, sur
certains repérages, euh sur le Téléthon par exemple lorsque nous avons des conférences de presse euh en région puisque nous avons des villes des villes ambassadrices nous faisons des conférences de presse dans le mois qui précède le Téléthon. En fonction de la localisation de la ville euh je peux préférer par exemple prendre la voiture parce que ça me permet de faire du covoiturage avec des membres de mon équipe. On évite évidemment les avions dans la mesure du possible. On peut prendre aussi le train mais ça peut être en voiture si c'est c'est tout à fait faisable et ça permet de se rendre sur sur certains lieux de tournage, certains lieux euh euh d'événements et je je ne suis pas sûr que sur une année euh
ça coûterait plus cher que que des taxis ou plus de trains ou plus d'avions. Donc euh c'est un c'est un élément de mon contrat et les voitures de fonction sont clairement des éléments dans nos contrats de travail et c'est évidemment fiscalisé comme il se doit. Et monsieur Gachon, vous n'avez pas répondu. Non mais je moi je réponds la même chose que ce que je vous réponds depuis le début, ce sont des éléments que vous avez à disposition. Encore une fois, ça fait partie des éléments privés. Je vous rappelle, c'est un principe à valeur constitutionnelle. Donc je ne me prononcerai pas dessus. Merci monsieur le président. Monsieur le rapporteur. Monsieur Gachon, il y a pas d'éléments à valeur constitutionnelle. Il y a il y a une liste d'avantages qui sont attribués au titre
euh des des bénéfices accordés par la direction de France Télévision, c'est c'est de l'argent public. Je pense que il y a eu aussi une une information qui a pu interpeller nombre de Français sur la cinquantaine de directeurs qui bénéficient de de voitures de fonction. Vous en faites tous les deux partie. Monsieur Le Tranchant a expliqué comment il utilisait cette voiture-là. Ça me paraît nécessaire. Euh et et si je pose cette question, c'est parce que j'ai aussi pu voir que en comparaison à d'autres directeurs de France Télévision, vos responsabilités managériales sont plutôt réduites. Vous savez vous avez seulement quelques personnes dans vos équipes respectives. J'ai comparé par exemple avec monsieur Martinetti qui est directeur délégué des antennes et des programmes en charge de
l'offre euh régionale qui siège au comité de direction de France Télévision, qui a sous sa direction, je crois, plusieurs milliers de personnes, lui ne bénéficie pas de voiture de fonction. Qu'est-ce qui explique cette différence entre une personne qui a des fonctions managériales bien plus larges, qui ne bénéficie pas de voiture de fonction et et vous deux qui en bénéficiez sur un périmètre plus réduit avec des opérations spéciales comme vous le rappelez qui se comptent sur les doigts de deux mains euh sur sur une année. Euh alors moi je ne sais pas répondre à cette question hein, c'est géré par la direction de France Télévisions, j'imagine par le secrétariat général. Je ne connais pas moi, je ne sais pas vous répondre sur les critères d'attribution euh euh de ces voitures. Mais en tout
cas, je peux vous certifier que je l'utilise et je fais en sorte aussi puisque j'essaie d'être vertueux. Alors déjà ma voiture est hybride, c'était la condition pour que j'en ai une, euh ce que j'ai demandé et euh je fais du covoiturage en transportant de nombreuses personnes. Vous savez quand vous travaillez sur le Téléthon ou sur d'autres opérations, vous êtes euh là par exemple, on va travailler sur les 400 ans de la Marine Nationale, j'ai pas cité mais enfin ça fait ça fait partie euh des opérations sur lesquelles on travaille, il y aura certainement un certain nombre de déplacements euh euh euh prévus que ce soit euh à Cherbourg ou sur la façade Atlantique euh donc que sais-je qui peuvent se faire aussi en voiture, voilà. Et est-ce qu'on peut savoir alors c'est
pas pour vous coincer mais de quelle façon c'est ? Enfin nous en tant que député, c'est normal euh on peut pas se servir de notre voiture euh qu'on a en LOA ou dont on se fait rembourser les euh les IK euh selon les selon les cas pour euh des usages personnels. Et à France Télévisions, c'est c'est contrôlé de de quelle ? Bah me concernant, on fait on donne régulièrement hein au service en question nos relevés kilométriques donc et cetera. Ils ont également euh euh euh la liste des des des pleins d'essence qu'on peut être qu'on peut être amenés donc à faire et qui qui et qui sont euh évalués euh euh j'imagine s'ils sont raisonnables ou non raisonnables. En tout cas, je n'ai jamais été mis en cause en sachant que je sais aussi
mettre de l'essence de de mes propres deniers pour mes déplacements qui sont personnels, ça paraît être la moindre des choses. Merci monsieur le rapporteur. Oui monsieur Diatcha, je me permets de d'insister en vous posant une autre question. Comment est-ce que vous pouvez nous assurer que le véhicule de fonction qui vous est attribué, sachant que vous êtes aussi maire adjoint à la mairie de Paris, maire adjoint de Dani Dalgos, un véhicule de fonction attribué par la direction de France Télévision qui est financé par l'impôt du contribuable, comment est-ce que vous pouvez nous assurer que ce véhicule n'est pas utilisé pour vos fonctions politiques dans le cadre de votre ? Monsieur le rapporteur, je vous invite à
vous retourner vers France Télévision qui, je n'en doute pas, saura vous fournir les éléments nécessaires dans la data room. J'ai j'ai demandé à ces ces éléments comme un certain nombre d'autres, mais je m'étonne que vous puissiez pas nous répondre sur ce en fait cette stricte séparation que vous pouvez faire dans l'utilisation des deniers publics entre à la fois votre mandat politique de maire adjoint de Dani Dalgos à la mairie de Paris et les moyens qui vous sont dévolus sachant que sur les 9000 salariés de France Télévision, il y en a que 50 qui bénéficient d'une voiture de fonction. Donc comment est-ce que vous opérez une forme de séparation stricte entre votre mandat politique et les moyens accordés par France Télévision, notamment cette voiture de ?
Moi monsieur le rapporteur, je n'ai aucun élément sur ce dont bénéficient les autres salariés de France Télévision. Je n'étais même pas au courant pour monsieur Lutranchant, c'est des Je vous rappelle des éléments de la vie privée qui sont visés par un contrôleur d'État lorsque nous négocions notre contrat, je vous le rappelle, qui est visé par le contrôleur d'État, donc par l'État, hein. Et donc voilà, donc c'est et par ailleurs monsieur le rapporteur, j'ai une stricte séparation entre mes fonctions pour lesquelles je suis auditionné aujourd'hui de directeur des opérations spéciales de France Télévision et mes fonctions d'élu, mais je crois que nous ne sommes pas là ici pour cela. Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président, à nouveau c'est c'est pas de la vie privée de
demander comment est utilisée une une voiture de fonction chez chez France Télévision. Il y a il y a aucune une aucune forme de de lien avec le le droit à la à la vie privée. Bon, je constate que vous voulez pas nous nous répondre et je vois que le le temps court donc je vais me permettre de d'enchaîner sur sur une autre question, mais je compte aussi sur vous pour pour et bien répondre aux questions que je je vous pose. Monsieur Gacha, euh j'ai vu qu'on vous surnommait notamment le ministre des Affaires étrangères d'Anne Hidalgo. Vous êtes devenu suite à votre élection en 2020 le 20e adjoint d'Anne Hidalgo en charge de l'international qui est bon vous le reconnaîtrez pas forcément une une compétence dévolue à à la mairie de Paris. On apprend dans le Parisien que
vous avez effectué pas moins de 41 voyages depuis votre prise de fonction. En conséquence d'ailleurs vos postes sur vos réseaux sociaux vous montrent régulièrement en train de de parcourir le monde. J'ai pu d'ailleurs les les consulter à titre d'exemple 24 septembre 2025 vous étiez à New York d'où vous avez remercié le président du Congo pour ses actions en faveur de la protection des forêts. Les 29 et 30 janvier 2025 vous étiez en déplacement à Rome et enfin la la semaine dernière un autre exemple vous étiez en déplacement en Mauritanie au côté d'Anne Hidalgo. J'analysais la situation professionnelle aussi de l'ensemble des 19 adjoints qui vous précèdent dans l'ordre protocolaire à la mairie de Paris auprès de madame Hidalgo et seuls deux exercent une
profession en parallèle de leur mandat. Alors au vu de vos fonctions électives qui semblent vous occuper à temps plein au côté de la maire de Paris Anne Hidalgo, on est en droit de se demander s'il est possible de cumuler un mandat de maire adjoint à la mairie de Paris première ville de France avec un emploi de directeur du service public, c'est-à-dire de cadre exécutif chez France Télévision. Est-ce que vous pouvez nous donner un peu la répartition de votre temps de travail hebdomadaire entre votre mandat de maire adjoint à la mairie de Paris et vos fonctions de directeur des opérations spéciales de France ? Monsieur le rapporteur, comme tous les élus locaux, je suis couvert par l'article L 1132-1 du code du travail, le code général des collectivités territoriales, le code
électoral ainsi que la la nouvelle récente loi que vous avez voté, me semble-t-il, euh du 8 décembre 2025 portant création d'un statut d'élu local. Tous mes déplacements à France Télévision font l'objet soit d'une congé qui est posé, soit de jours élus. Donc, je suis strictement strictement la loi. Et la loi autorise des des salariés à être élus. Je suis d'ailleurs, monsieur le rapporteur, pas le seul à France Télévision parce que vous n'avez pas posé cette question-là. Je sais que lors d'une audition, quelqu'un vous l'a
signalé, mais visiblement, ça ne vous intéressait pas. Je ne suis pas unique. Par ailleurs, ce n'est pas depuis Madame Hidalgo qu'il y a des élus des des des salariés à France Télévision. Monsieur Le Tranchant pourra vous le dire. Il y a eu beaucoup de cadres dirigeants qui ont été des élus locaux. Il y a eu même également, je peux le dire puisque ça a été public, monsieur Henri Sannier, 48 ans, maire de sa commune et président de l'agglomération. Donc, si vous voulez, dans ces cas-là, c'est la loi, rien que la loi. Donc, vous faites part des déplacements que j'ai fait avec la maire de Paris. Ils à chaque fois, ils donnent lieu à une demande d'autorisation. C'est prévu par la loi, c'est prévu par le code électoral. je respecte la loi. C'est juste pour qu'on Oui, je je
voudrais mais qu'on comprenne bien, vous déposez des une demande de congé auprès de la direction de France Télévisions quand vous faites ces déplacements au titre de votre mandat électif. J'utilise effectivement mes congés si j'ai envie d'utiliser des mes congés ou bien je dépose des demandes de jours élus. Voilà. De jours ? D'élus locaux, c'est des c'est des D'accord, c'est pas et c'est pas décompté de votre de vos congés donc à ce moment-là. Non mais C'est si vous voulez, il y a on peut avoir un quota la loi autorise dans la loi est prévu un nombre de jours élus pour les élus locaux où à ce moment-là, vous faites sur vos propres congés ce que je fais moi. Moi ça fait plus de 5 ans que j'ai pas pris de vacances du tout. Voilà. Et donc c'est
un choix. J'essaie J'ai décidé de de servir ma ville un moment. C'est un choix mais Monsieur le rapporteur, je ne suis pas le seul en France. Il y a des milliers d'élus locaux qui travaillent. Je veux dire ce n'est je ne suis pas un cas unique ni à France Télévisions ni dans d'autres entreprises et d'ailleurs même à la ville de Paris, vous faites état de la ville de Paris, je veux je je connais des gens qui sont dans des très grands groupes audiovisuels ou dans des très grands groupes par exemple publicitaires qui sont par ailleurs vice-présidents à la région conseillers de Paris. Donc je ne suis pas unique, il y a des maires dans toute la France qui par ailleurs sont occupent des fonctions. C'est comme à l'Assemblée, certains députés travaillent également.
Mais merci Monsieur Gachassin mais je je compte vraiment sur sur vos réponses. Vous expliquez à chaque fois que que vous souhaitez pas forcément répondre mais ma question était simple. J'en profite d'ailleurs pour rebondir sur les questions du du président. Combien de jours de congés est-ce que vous avez déposé en 2025 pour assumer vos fonctions électives d'adjoint de Madame Hidalgo et est-ce que vous pouvez nous détailler un peu la répartition notamment d'un d'un calendrier hebdomadaire entre votre mandat exigeant à la mairie de Paris et votre fonction exigeante aussi de directeur des opérations spéciales. Et me dites pas que ça relève du de la vie privée, du droit à la vie privée parce que ce sont en plus deux fonctions qui sont intégralement payées par l'impôt du contribuable.
Monsieur le le rapporteur, j'ai j'ai d'un côté un mandat, tout comme vous, et j'ai un côté un travail. Donc c'est ce sont quand même deux choses différentes. Je vous rappelle que je suis tout cela encadré par la loi qui me donne des devoirs mais qui me donnent des droits. Je le rappelle. Et je je vous rappelle que vous venez de voter, je parle des parlementaires, une loi sur les le statut de l'élu local. Si vous souhaitez, France Télévisions vous communiquera l'ensemble des demandes de congés qui ont été posées. Voilà. Non mais convenez juste que on est à une époque où on aime la transparence. Euh et ça vaut pour les élus, bien sûr, quel que soit euh leur statut, ça vaut
aussi pour dans le milieu de la télévision, pour ceux qui sont euh des têtes connues, comme comme l'on dit. Euh c'est pour ça que je pense que les les questions précises du rapporteur sont sont fondées quand même. Moi, c'est précis, je respecte la loi, je vous l'ai dit. Donc tout cela se fait dans le strict respect de la loi et dans le cadre des textes qui ont été établis, notamment par le législateur que vous êtes. Merci monsieur Guedj Le monsieur le Tronchou On vous rajoute de depuis tout à l'heure [raclement de gorge] rapidement, s'il vous plaît. Oui, je vais essayer de faire très vite. Donc je voudrais euh rebondir sur ce qui a été dit et et peut-être partager une réflexion euh avec vous euh si vous le permettez. Euh nous sommes à quelques semaines, à quelques jours presque des
élections euh prochaines élections municipales, des élections locales qui sont euh prisées euh par les Français. Et au moment où nous le savons euh toutes et tous euh où la constitution des listes n'est pas forcément euh chose facile, euh je ne parle pas des grandes agglomérations, quoi que. Je ne voudrais pas que nous donnions l'impression, nous tous, sans doute involontairement, qu'il serait incompatible d'avoir à la fois un travail dans la société et un mandat électoral, notamment euh local. Ne donnons pas, si je puis me permettre, un mauvais signal à celles et ceux qui s'engagent, qui ont des convictions, vous en avez, des idées au service des autres et de de la collectivité. Il y a des
règles, elles sont claires et c'est tant mieux pour la démocratie, si je puis me permettre. Oui. Or, c'était pas le sens des des questions que le rapporteur ou moi-même vous ont posées. Bien, monsieur le rapporteur. Merci, monsieur le président. Non, mais un un exemple, par exemple, je vous constatez que on a considéré qu'on ne pouvait pas être à la fois député et maire à temps plein. Euh, est-ce qu'on peut être euh maire adjoint de la première ville de France à temps plein et aussi directeur des opérations spéciales de France Télévisions à temps ? Est-ce qu'il y a pas une contradiction, sachant que ces deux fonctions sont rémunérées à un niveau très élevé, 100000 euros nets d'un côté, 60000 euros de l'autre, par le contribuable, et qu'il peut y avoir aussi des des contradictions
entre ces ces ? Encore une fois, monsieur le rapporteur, il y a la loi, rien que la loi. Vous êtes des législateurs. Je respecte la loi. Voilà, si par ailleurs vous pensez qu'il faut la changer, vous êtes un député de la nation. Alors, refaites des propositions. Mais pour le moment, il y a une loi qui vient d'être votée le 18 décembre dernier. Donc, mais il vous appartient, moi je suis respecte la loi française, voilà. Et puis, il faut bien noter, si vous me permettez aussi, qu'il y a une différence entre un salaire et des indemnités d'un élu local qui sont réglementées par un code électoral. Donc, c'est c'est quand même un encadrement très très clair. Merci pour pour vos réponses. Je me
permets de relayer le le média média citoyen qui rapporte monsieur Diatch qu'il serait impossible de vous croiser dans les couloirs de France Télévision. France Télévision d'ailleurs a a justifié dans le document que il nous a fait parvenir que les réunions auxquelles vous participez se déroulent en visioconférence. Est-ce que vous pouvez nous dire à combien de reprises notamment sur les 6 derniers mois, c'est une des demandes que j'ai faites à France Télévision qui a refusé de me répondre, combien de fois vous êtes rendu au siège de France Télévision en tant que directeur des des opérations ? Euh monsieur le rapporteur, concernant média citoyen, je ne sais pas qui sont ces gens. D'ailleurs s'ils veulent se révéler, je serai très heureux parce que comme ça fait des mois que je suis
diffamé, je serai très content parce que je porterai plainte en diffamation contre eux. En ce qui concerne mes présences à France Télévision, je participe à tous les comités directeurs, tous les comités top 200 organisés, les séminaires, les réunions. Dernièrement, j'étais monsieur le tranchant peut le confirmer, toutes les réunions de transformation du groupe. Donc je participe à l'ensemble des réunions euh managériales du groupe. Je suis à France Télévision dans l'exercice de mes fonctions, dans le cadre des opérations spéciales que je vous ai développé. Je peux vous citer 10 producteurs avec qui j'ai travaillé, les réunions qui se sont passées là-bas avec les producteurs, les animateurs. Donc je encore une fois euh je ne sais pas qui sont ces médias
citoyens donc mais qu'ils se qu'ils le qu'ils le disent qu'ils viennent qu'ils se et à ce moment-là, je je saurai euh répondre euh avec la justice à aux diffamations qui me sont faites. Euh je juste revenir parce que je pense pas que ça soit ça c'est constitutionnel, c'est une peut-être une question de bon sens mais savoir dans votre agenda sur une semaine combien euh vous passez de temps. Moi j'étais maire adjoint dans une ville de 20000 habitants euh dans le Val-de-Marne euh et j'étais journaliste à l'époque. Donc vous voyez, j'ai pas de problème à vous à vous interroger là-dessus. Euh mais quand on me demandait combien de temps je passais en mairie, combien de temps je passais je passais à la rédaction, je le disais et je montrais mon agenda. Donc là, la répartition sur une semaine,
est-ce combien de jours vous passez en tant que élu et combien de jours à France ? Ça se quantifie pas de cette façon-là, monsieur. Le président, excusez-moi. Comme vous le savez d'ailleurs, monsieur le rapporteur l'a dit, c'est pas avec un petit peu d'ironie. Le poste d'adjoint international de la ville de Paris sur une ville comme Paris, c'est le président Jacques Chirac qui l'a créé. Une ville internationale comme Paris, qui est une ville-monde. D'ailleurs, il n'y a pas que Paris, l'ensemble des grandes villes dans le monde ont un nature internationale. Ça repose essentiellement sur les déplacements. Ce que je vous disais, donc ces fameux déplacements qui font l'objet de demandes auprès de ma direction pour que je puisse les
effectuer. Voilà. Le reste, je remplis les missions qui sont les miennes. J'ai toujours effectué l'ensemble des missions qui m'a été demandées par mon directeur général. J'ai toujours effectué l'ensemble des émissions qui m'ont été confiées. Donc voilà. Merci. Monsieur le rapporteur. le président. Encore une fois, je j'insisterai pas davantage hein, mais c'est la toute dernière tentative que je que je réalise sur cette question de la répartition du temps parce que c'est important parce que 100 % de vos deux enveloppes sont payées par le contribuable et qu'on est aussi à une époque de transparence. Moi par exemple, j'ai travaillé dans le privé sur les
cinq années qui ont précédé mon mandat de député, tous les Français peuvent consulter au mois après le salaire qui m'a été versé. C'était même pas un salaire qui était versé par par les Français. C'est pour ça que je me permets d'insister. Vous savez qu'il y a des soupçons aussi, vous l'avez vous avez parlé de médias citoyens de d'emplois fictifs, donc je me permets de de vous reposer cette question. La semaine dernière, vous étiez par exemple en Mauritanie pour représenter Anne Hidalgo. Euh, quel est le temps que vous avez consacré sur une semaine à votre fonction de directeur des opérations de de France ? Monsieur le rapporteur, je vous le répète, j'ai respecté la loi. Ce déplacement a fait l'objet d'une demande auprès de ma direction qui a été validée. Ce déplacement a duré, il me
semble, deux jours. Je ne remplaçais pas Madame Hidalgo, j'accompagnais Madame Hidalgo lors du dernier bureau de l'Association Internationale des Maires Francophones qui est une association créée par le président maire de l'époque Jacques Chirac. J'ai déposé ces deux jours, le reste du temps, je vous l'ai dit, je travaille avec mes équipes à la mise en œuvre des 40 ans de la fondation euh Bardot. Merci Monsieur Gatcha. Euh, autre question, euh, selon le le compte euh Média Citoyen, votre assistante, Madame Bua, serait en bore-out. Alors, le bore-out, c'est un syndrome qui est opposé au burn-out, c'est un syndrome d'épuisement professionnel euh provoqué par l'ennui. C'est un syndrome qui est déclenché par le manque de travail. L'ennui est par conséquent aussi
l'absence de satisfaction dans le cadre professionnel. Est-ce que vous pouvez nous nous confirmer ou alors réfuter cette cette ? Est-ce que aussi vous pouvez nous donner un peu les missions que que vous confiez à votre assistante qui, semble-t-il, s'ennuie et et manque de de ? Euh, là aussi, euh, Monsieur le rapporteur, ce sont des des on-dit et c'est très grave cela. Parce que cette personne est en arrêt de travail. Je n'ai pas à révéler, ça fait partie du secret médical. C'est très très grave ce qui est ce qui est ce qui a été dit par Média Citoyen. Je ne Je n'ai pas à donner les éléments de ce pourquoi Madame Bua est en arrêt maladie. Voilà. Il y a quand même à un moment, et je je je ne sais pas si les gens se rendent compte, il y a des humains derrière tout
cela. Derrière ces accusations portées sur des sites, il y a des êtres humains. Moi, Madame Bua, mon assistante, elle m'a écrit, je ne vais pas vous révéler ce qu'elle m'a dit. Mais ça l'a énormément blessée. Je dis je ne je ne sais pas si vous vous rendez compte quand même des conséquences de ce que sont sont ces dénonciations sur les réseaux sociaux sans preuve par des gens qui ne viennent même pas publiquement apporter la moindre preuve. Donc excusez-moi, moi je suis pour le respect de la loi et je respecte madame Bua qui est ma collaboratrice. Je ne répondrai pas à cette question. Merci. Merci monsieur le le président, je tiens à vous vous rappeler monsieur Liéjard que le secret médical ne ne s'oppose en rien au travail d'une commission d'enquête, c'est même
l'article 6 de l'ordonnance de 1958 qui régit un peu le le cadre d'une commission d'enquête. Donc permettez-moi de d'insister une deuxième et dernière fois sur sur cette question puisque vous êtes aussi l'objet de ces accusations relayées sur les réseaux sociaux, relayées par le compte média citoyen qui fait état d'une assistante qui s'ennuie tellement qu'elle aurait déclaré un un arrêt médical. Est-ce que c'est ? Ou est-ce que en fait c'est un autre ? C'est simplement la question aussi peut-être pour faire taire nombre de rumeurs qui qui vous concernent. Encore une fois monsieur le rapporteur, c'est vraiment pas contre vous. Vous demanderez à France Télévision si vous le souhaitez qu'ils vous communiquent les éléments concernant madame Bua. Je ne répondrai pas publiquement alors
qu'il y a c'est une audition publique concernant l'arrêt de madame Bua. Voilà. Vous demanderez à France Télévision si vous le souhaitez. Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur Liéjard. Bon je je note merci monsieur le président, je note que sur nombre de mes questions vous vous refusez de répondre et c'est dommage parce que c'était aussi le moment et cette commission d'enquête permet aussi à nombre de personnes et et de responsables de l'audiovisuel public d'avoir une tribune et aussi de pouvoir expliquer la la réalité de de de leur mission et de répondre à nombre de d'accusations. Je me permets de passer une autre question qui est importante. Donc en 2020, vous étiez tête de liste d'Anne Hidalgo dans le 9e arrondissement de Paris. Vous avez donné une interview
à cette occasion le 21 juin. Vous avez déclaré, je vous cite "Si je suis élu, je m'adapterai à cette nouvelle situation avec mon employeur." Pourtant, si j'en crois la déclaration que vous avez transmise à la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique, vous avez perçu en 2020 un salaire de 101000 euros, 100916000 euros net. Et après votre élection comme maire adjoint, rien n'a changé. Non seulement vous avez continué à percevoir le même salaire de la part de France Télévisions à temps plein, mais vous avez aussi commencé à percevoir une indemnité supplémentaire de 60000 euros en tant que maire adjoint aussi à temps plein. Les informations que j'ai reçues de de France Télévisions confirment par ailleurs que vous n'avez réalisé aucun
avenant depuis 2018. Donc même en dépit de votre élection comme maire adjoint à la mairie de Paris, alors que votre situation, vous en conviendrez, a évolué entre 2018 et votre élection en 2020. Ma question est très simple. Comment est-ce que vous pouvez encore cumuler 6 ans après votre élection deux salaires équivalents à des temps pleins payés à 100 % par le contribuable, alors que la moindre des choses aurait été de faire un avenant et de vous mettre à temps partiel ou à temps réduit, notamment pour votre fonction à la à la tête de France ? Monsieur le rapporteur, d'abord, vous faites état d'une déclaration qui a été faite en entrée de fonction. Euh je vous rappelle tout de même tout de même qu'en 2020 nous étions dans
la situation de la Covid. Pardon, où euh tout le monde était en confinement. Je tiens à le rappeler. Voilà. Après euh concernant, à part les premières années, vous faites état d'informations, encore une fois, que vous avez eues dans la data room. Je vous l'ai dit, en dehors des informations qui ont été fournies sur la première année, je ne répondrai pas aux éléments qui relèvent de la droit à la vie privée. Je vous le redis monsieur le rapporteur. Euh c'est couvert. Et donc euh voilà, je dis juste j'ai bien dit que je m'adapterai, il y a la loi, je vous ai donné les les textes de loi. Et donc euh l'adaptation au texte de loi et donc à la permission de pouvoir effectuer mes missions au regard
de texte de loi. Bon, on n'est pas sûr que ce soit couvert euh quant à ce que vous dites par par la loi. Simplement le chiffre qui a été cité par monsieur le rapporteur émane de la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique que l'on connaît bien en tant que député, il est vrai. C'est le c'est les c'est les c'est l'Autorité de la Transparence de la Vie Publique. Je n'ai pas je ne fais pas de fausses déclarations à la l'Autorité de la Transparence de la Publique. Mais ce sont des chiffres d'entrée en fonction. C'était pour avoir une précision, monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. Monsieur Le Drian, à nouveau vous expliquez que vous n'avez pas à répondre à ces questions soi-disant parce que ce serait couvert par un droit à la vie privée.
Non, c'est c'est pas couvert dans le cadre de cette commission d'enquête, c'est des rémunérations qui sont publiques. C'est même pas des rémunérations. Le l'objet n'est pas de savoir combien est-ce que vous gagnez exactement. L'objet est de savoir pourquoi est-ce que entre le moment où vous n'étiez pas élu comme maire-adjoint à la mairie de Paris et le moment où vous l'êtes, vous avez gardé un emploi à temps plein à la tête de France Télévisions comme directeur des opérations spéciales, alors qu'à minima, il aurait pu être attendu de [grognement] vous, il aurait dû être attendu de vous d'ailleurs, que vous passiez d'un temps plein à un temps partiel. J'ai posé cette même question à nombre de présentateurs, d'animateurs, producteurs de France Télévisions qui au
moment où ils ont commencé à produire leur émission sont ont basculé d'un temps plein à un temps partiel, c'est le cas de Laurent Delahousse. Il est sur le JT de du weekend, il m'expliquait que c'était un temps partiel et que sur son autre temps partiel, il produisait son émission. Et de la même façon, pourquoi est-ce que vous vous avez pas simplement respecté le cadre légal, c'est-à-dire vous mettre à temps partiel ou à temps de travail réduit au moment où vous avez été élu maire adjoint à la mairie de de Paris. Monsieur le rapporteur, j'ai respecté le cadre légal puisque je vous dis que j'ai respecté la loi sur les demandes à chaque fois que je formule à mon employeur lorsque je dois exercer mes fonctions. Donc j'ai bien respecté le cadre légal. Voilà.
Monsieur le rapporteur. Merci monsieur le le président. Il y a un article du Parisien du 18 janvier 2021 qui indique que vous avez refusé de transmettre à la commission de déontologie de la ville de Paris et vous avez refusé de publier votre déclaration d'intérêt ce qui est contraire au code de déontologie auquel sont soumis tous les conseillers de Paris et aux engagements de votre majorité municipale. Pourquoi est-ce que vous êtes pas soumis à ces obligations à la différence de 97 % des élus parisiens qui ont respecté la ? Est-ce que vous avez des choses à ? J'ai absolument rien à cacher. D'ailleurs allez voir cette déclaration est en ligne. Je crois que non, voilà, vérifiez. Et par ailleurs, je il n'y a pas 98 % monsieur le rapporteur. Je pense qu'il faut que vous
regardiez bien les déclarations de patrimoine et d'intérêt faites par l'ensemble des élus du Conseil de Paris. D'accord. Si on comprend bien, donc c'est en ligne, on peut vérifier déclaration d'intérêt et patrimoine. il y en a une qui est obligatoire qui doit être la déclaration d'intérêt qui a bien été publiée. D'ailleurs et la déclaration de patrimoine n'est pas obligatoire. En publication. Elle doit être donnée à la HATVP, mais elle n'est pas obligatoire en publication. Merci monsieur le rapporteur. Effectivement, c'est c'est la loi monsieur Lachaud, vous avez raison de le dire, mais la ville de Paris vous le vous la demande cette déclaration. C'est la raison pour laquelle je me suis permis de vous poser la question d'autant plus que elle a été révélée par la presse par un article du
du Parisien du 18 janvier 2021. Euh donc alors que vous étiez directeur des opérations spéciales de de France Télévision depuis moins de 2 ans, euh vous êtes présenté notamment comme tête de liste d'Anne Hidalgo dans le 9e arrondissement et il y a un article du Parisien aussi qui explique que, je le cite, la rédaction de France Télévision aurait moyennement apprécié votre double casquette. Est-ce que vous confirmez ces ? Est-ce que des dirigeants de France Télévision vous ont signalé qu'il n'était pas bon de cumuler euh une casquette de maire adjoint à la mairie de Paris et une casquette de directeur de France ? Non, absolument pas, non. Encore une fois, je ne suis pas le seul. Je je sais que euh il y a une volonté sans doute
euh que je serve d'exemple, mais je ne suis pas le seul salarié élu à France Télévision. Donc je ne vois pas pourquoi ma situation aurait plus dérangé que d'autres et par ailleurs, j'ai fait référence à d'autres cadres importants du groupe qui ont pu être élus et même à des figures publiques et euh monsieur Ballard l'a dit lui-même sur LCI, il a été élu également tout en étant à l'antenne. Donc c'est pas il y a rien euh d'exceptionnel à monsieur Gatcha. Alors ce c'était page précise euh à cette époque-là, j'étais pas euh enfin si, ça veut dire CTR. Ouais, enfin comme j'ai été j'ai fait trois mandats, si j'ai fait ouais France Info, RTL et LCI et [grognement] et d'autres. Monsieur rapporteur.
Merci monsieur le le président et et et je je voudrais ce sera peut-être la la dernière question sur le sujet euh monsieur Gatcha, mais vous vous êtes l'objet de de nombre d'accusations et je pense que c'est important de de clarifier. Est-ce que selon vous, il est normal de cumuler un temps plein comme directeur de France Télévision, payé plus de 100000 euros euh nets par an et en même temps un mandat qui vous occupe de façon très importante, un mandat de maire adjoint à la première ville de France, le maire adjoint de Anne Hidalgo, est-ce que selon vous c'est c'est normal de cumuler ces deux fonctions ou est-ce que vous auriez dû à minima vous mettre à temps partiel ou réduire dans votre contrat votre temps de travail de directeur des opérations
spéciales de de France ? Ça a été une critique lourdement documentée et diffusée. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur sur le ? Alors, je vais vous répondre. D'abord, il n'y a pas un cumul d'activités. J'ai d'un côté une activité professionnelle, de l'autre un mandat. Vous ne pouvez pas dire que c'est un cumul d'activités. Ça n'a rien à voir avec un cumul d'activités. C'est un mandat et une activité professionnelle. Je ne suis pas le seul. Moi, je suis pas ici pour dire un tel ou un tel. Je connais dans toute la France des maires qui ont un travail et par ailleurs un mandat. Donc, encore une fois, ce qui m'est demandé, c'est de respecter la loi. La loi a été respectée auprès de mon employeur. Voilà, j'ai des
Je dis des devoirs et j'ai aussi des droits et ces droits sont garantis par la loi, je le rappelle. Merci pour pour vos réponses. On va passer à un autre chapitre. On va essayer de terminer dans 15 dans 15 minutes. Donc, une nouvelle fois, je vous demanderais des des réponses courtes, ce que vous faites à l'heure actuelle. Avant de redonner la parole à monsieur le rapporteur, est-ce que chers collègues, vous avez une question à ? Non, pas de question. Donc, monsieur le rapporteur, si vous voulez aborder un autre chapitre. Merci monsieur le le président. Donc, vous le savez, cette commission d'enquête, il y a à peu près trois dimensions. Il y a à la fois la dimension des des conflits d'intérêts. Bon, je pense qu'on l'a on l'a abordée et merci en tout cas de de
vos réponses. Il y a la dimension du financement et du fonctionnement. Je voudrais revenir sur un point, c'est peut-être celui de la concentration d'élus du Parti Socialiste qu'on peut constater dans les instances des entreprises de l'audiovisuel public. Je vais citer bon je pense qu'on a décrit votre profil, vous êtes adjoint de Anne Hidalgo, vous êtes directeur des opérations spéciales. On a monsieur Emmanuel Grégoire qui est aussi ancien premier adjoint à la mairie de Paris et qui est membre du conseil d'administration de France Télévision. On a madame Marie-Christine Lemardeley qui est maire adjointe d'Anne Hidalgo chargée de l'enseignement supérieur et de la recherche qui est aussi la la sœur de Delphine Ernotte bien que ça n'engage en rien Delphine Ernotte sur sur le
sujet. On a eu l'occasion de de lui poser la la question. Mais quand on peut lire notamment le nouvel Obs et notamment un article du 24 janvier 2021 qui raconte le détail du parcours de Rima Abdul Malak qui était ancienne conseillère culture du président de la République puis ministre de la culture. Cet article, je le cite explique parle d'une petite mafia de la Noiste que Macron apprécie, ce sont ses termes que je reprendrai pas à mon compte mais ça m'intéresserait d'avoir votre avis sur le sujet. Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a des liens très forts entre eux, le Parti Socialiste notamment à Paris et les dirigeants de l'audiovisuel public et si oui, comment est-ce que vous ? Monsieur le rapporteur, je suis auditionné ici en tant que directeur des
opérations spéciales du groupe France Télévision. Par ailleurs, je vais vous donner une réponse personnelle. Je ne suis pas membre du Parti Socialiste. Je suis quelqu'un de la société civile. Je me suis engagé auprès d'Anne Hidalgo, je ne suis pas membre d'aucun parti politique. Voilà, j'ai été élu sur la liste Paris en commun qui était une liste qu'elle a fait constituer avec des membres du Parti Socialiste, du Parti Communiste, des gens de la société civile. Donc je ne répondrai pas à cette question parce que je suis là pour vous répondre sur les questions concernant ma fonction, c'est ça qui vous intéressait de savoir ma fonction et les contours de ma fonction. Voilà. Vous avez entièrement raison, vous êtes là en tant que salarié, je pense que vous salarié de
France Télévision mais il se trouve qu'aussi vous avez une casquette comme on dit politique. d'où ces interrogations encore une fois une époque où les gens veulent de la transparence voilà là j'invente rien j'en j'enfonce des portes ouvertes. Mais je vous ai répondu je ne suis pas membre du Parti Socialiste. Monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président vous nous avez expliqué qu'il qu'il faut vous poser plutôt des questions sur vos vos fonctions je pense que on vous a posé déjà suffisamment de questions sur ces liens et et vos vos deux fonctions euh donc une question sur vos fonctions vous avez travaillé à France Télévision de 2008 à 2012 comme responsable des documentaires puis directeur des magazines culturels avant de rejoindre une société privée de
production euh Prime Group où de 2012 à 2016 je crois vous avez produit un certain nombre de documentaires notamment pour France 2 et France 5 avant de de retourner chez France Télévision. Lorsque vous étiez dans cette société de production est-ce que vous aviez conscience d'éventuels risques de conflit d'intérêts euh et notamment quand quand vous avez rejoint France Télévision dans la foulée quelles ont été les déclarations d'intérêts que vous avez réalisées auprès de auprès du ? Tout d'abord j'ai produit principalement des documentaires sur des chaînes justement de qui n'étaient pas du service public vous faites état d'ailleurs de de mes fonctions avant que la loi Sapin hein je me suis j'étais c'est la loi Sapin qui fixe hein les les conditions comme vous le savez très bien monsieur
le le rapporteur. Euh donc j'ai principalement travaillé c'était l'objet de mon engagement dans cette société de production à développer un certain nombre de pro grammes pour les chaînes privées. J'ai beaucoup travaillé pour M6 j'ai travaillé pour Arte j'ai travaillé pour Gulli euh donc j'ai pour Canal Plus euh il se trouve que monsieur Rambiel avait des contrats avec le groupe France Télévision et mon activité principale était de travailler euh pour euh des chaînes privées. Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le le président je voudrais revenir sur les propos du président de la 3e chambre de la Cour des comptes que nous avons auditionné au début de cette commission d'enquête, notamment pour qu'il nous explique notamment de façon plus approfondie son rapport, c'est lui
qui a piloté le rapport de la Cour des comptes sur France Télévisions. Monsieur Nasser Meda occupait en 2012 la responsabilité de secrétaire général de la campagne présidentielle de Monsieur Hollande. Le 4 décembre 2025, lorsqu'on l'a interrogé donc sur vos missions, il y a eu une question spécifique qui a porté sur vous, Monsieur Gacha, et bien Monsieur Nasser Meda a d'une certaine façon évité la question et il s'est contenté d'indiquer, je le cite, "Lorsque des situations anormales ont été identifiées en cours d'instruction, France Télévisions a immédiatement fait le nécessaire pour les corriger." Sans vouloir répondre sur votre cas précis. Il a d'ailleurs omis de préciser que vous connaissiez ayant siégé tous les deux, je crois, vous pourrez répondre
évidemment à ça, au sein au sein du Haut Conseil à l'intégration en vertu du du décret du 4 septembre 2009. Quelle est la la réalité de vos relations avec Monsieur Meda qui s'est occupé qui a piloté le rapport de la Cour des comptes sur France ? Est-ce que si vous le connaissez à titre personnel, vous vous êtes déporté d'une partie de son instruction qui portait notamment sur votre département des opérations spéciales de France ? Non, Monsieur le rapporteur, je ne connais absolument pas et quant au rapport de la Cour des comptes, c'est la direction des affaires institutionnelles qui traite avec la Cour des comptes. À aucun moment, Monsieur le le salarié que je suis, le directeur
que je suis, n'est en contact avec les enquêteurs de la Cour des comptes et il me semble que je ne figure pas dans ce rapport. Merci, Monsieur le rapporteur. Merci, Monsieur le le président. Une une question sur la le la façon dont vous réalisez un certain nombre de de décisions notamment par rapport à des sociétés de de production. J'ai eu l'occasion d'interroger aussi avant vous un certain nombre de directeurs de programmes sur les contrats qui étaient passés avec les sociétés de de production privée. Je vous donnais juste un exemple lorsque France Télévision a décidé de couvrir l'événement de la réouverture de de Notre-Dame de de Paris et une décision d'externaliser cet événement via une société de de production. Vous avez fait notamment appel à la société de production
Electron Libre qui est une filiale de de Mediawan. Euh sur quel critère est-ce que vous avez choisi cette filiale de de ? Quel a été le coût d'ailleurs de la réalisation de de cet ? Est-ce qu'il y a eu un appel d'offres qui a permis de solliciter d'autres sociétés ? Et pardon pour ce point très précis. Peut-être que vous avez pas tous les éléments pour pour nous répondre. Non, pour Notre-Dame, monsieur le rapporteur, je n'ai pas d'éléments. Merci, monsieur le rapporteur. D'ailleurs, je je tiens quand même à à préciser une chose, si vous le permettez. Euh les choix euh qui peuvent être faits de producteurs euh
sont évidemment pas des choix qui sont des choix individuels puisque l'ensemble de ces choix-là sont validés par ma direction. Donc en aucun cas euh je fais des choix de production. Mais l'exemple que vous donnez en l'occurrence, je n'ai pas de réponse à vous donner. Monsieur le rapporteur.
Monsieur Letranchant, euh je j'en reviens à vous. On vous a posé quelques questions mais plutôt euh en introduction de de cette audition. Vous n'ignorez pas la valse des directeurs de l'information à la tête de de France Télévision qui ont posé question sur un certain nombre d'ailleurs de C'est c'est l'objet de nombre de questions qu'on qu'on peut poser aux dirigeants de France Télévision. Chez TF1 par exemple, il y a Thierry Thuillier qui je crois est en poste depuis près de 10 ans. Personne ne peut contester la la cohérence des missions qu'il réalise. Pourtant, il avait été remercié quand Delphine Ernotte était arrivée à la tête de France Télévisions, il était lui-même directeur de l'information de de France Télévisions. Selon vous, pourquoi il y a eu
autant de directeurs de l'information qui se sont succédé en si peu de ? Est-ce que ça traduit peut-être une absence de vision ou de cap déterminée par la direction de France Télévisions sur ? Alors, je connais bien Thierry Thuillier puisque j'étais son adjoint de nombreuses années, on a travaillé ensemble. J'ai beaucoup appris à ses côtés. Euh, je ne vous cache pas qu'un certain avoir un peu de stabilité dans certains postes n'est pas forcément une mauvaise chose euh notamment dans des postes de direction. Euh, après il appartient à la présidente de de de choisir les directeurs de l'information en sachant que parce que c'est important euh euh
être patron de l'info, notamment à France Télévisions où il y a une offre d'info beaucoup plus grande qu'à TF1 on a beaucoup plus d'heures d'info produite chaque année. C'est [grognement] un travail de tous les instants, hein. C'est c'est je je l'ai exercé à la fois comme adjoint ou comme euh numéro 1, euh c'est du c'est c'est c'est clairement un full time job en bon français. Euh, c'est du 24 24, pardon, c'est du 7 7, donc c'est c'est très c'est très épuisant, c'est très c'est très harassant. Donc que qu'à un moment on puisse être aussi fatigué voire épuisé qu'on ait envie de faire autre chose, ce sont des choses aussi qui arrivent. Et puis il y a aussi dans une entreprise, c'est vrai à France Télévisions mais c'est vrai comme ailleurs, il y a parfois des des des des
réorganisations, des évolutions euh des virages qui sont pris pour pour euh pour travailler sur un un nouveau projet stratégique et que ce soit incarné par d'autres personnes, euh ça ne me choque pas. Donc moi-même, j'ai participé à des réorganisations, j'en ai fait d'autres donc ailleurs quand je suis quand je suis passé à la direction du réseau régional, je me suis occupé d'une d'une réforme du réseau régional. Bah peut-être qu'on a estimé à ce moment-là que j'étais la bonne personne à ce moment-là pour mener pour mener ce projet-là. Donc c'est vrai aussi pour pour la formation même si je pense qu'un peu de stabilité est
toujours préférable lorsque c'est possible mais je comprends aussi qu'on puisse faire évoluer les choses parce que il y a des il y a des évolutions, il y a des réorganisations et et c'est la vie aussi d'une entreprise. Mais c'est vrai que là ces derniers temps enfin vous y référencer à Thierry Thuillier enfin monsieur le rapporteur qui est directeur de l'info à TF1 et LCI d'ailleurs depuis plus de plus de 10 ans très bon professionnel reconnu et à France Télé par contre qui a quand même une valse durée de vie c'est quoi 2 3 ans à peu près quoi pour directeur de l'info. Donc ça montre effectivement une instabilité un peu de stabilité ça ne peut pas ça ne peut que qu'être bénéfique pour les équipes monsieur le rapporteur.
Merci monsieur le le président peut-être une une ou deux toutes dernières questions sur un sujet qu'on a abordé elle vous est adressée monsieur le tranchant on a abordé cette question-là avec madame Elise Lucet hier qui nous a demandé de vous la poser parce qu'elle ne se sentait pas concernée à ce moment-là. En 2017, il y a trois journalistes d'Envoyé Spécial Stéphane Villeneuve, Véronique Robert et Bakhtiyar Haddad qui sont morts à à Mossoul le 19 juin 2017 dans le cadre d'un tournage d'une séquence d'Envoyé Spécial. Si cette mission n'a pas été validée par la direction de l'information, par les directrices des reportages de France 2 ou par le directeur de la rédaction, madame Lucet nous a dit donc qu'elle était pas en mesure de de nous répondre en raison
d'ailleurs de son hospitalisation à ce moment-là. Euh le rédacteur en chef Jean-Pierre Canet a dû démissionner suite à ce drame. Est-ce qu'il était le seul ? Est-ce que il y a eu d'autres personnes à la tête de France Télévision qui avaient connaissance de cette mission, son caractère périlleux et aussi peut-être du caractère au noir notamment sur la dimension assurantielle euh de de certains de ces ? Euh d'abord ce que je voudrais dire c'est que quand on est le patron de l'info, c'est vrai pour d'autres patrons de l'info dans d'autres médias hein et pas que le du visuel, euh la hantise d'une équipe de direction, c'est que il y a un accident euh sur le terrain euh
avec des reporters de guerre qui sont sur place. Euh donc nous devons toujours travailler dans un équilibre entre quelle est la meilleure sécurité pour nos équipes sur place et la nécessité d'informer. Nous sommes en démocratie donc il faut aller dans la mesure du possible sur ce terrain-là. Donc c'est c'est c'est c'est important et nous avons à France Télévision de très nombreux grands reporters de guerre, hommes ou femmes, qui vont sur le terrain et qui font un travail absolument formidable, il faut il faut leur rendre hommage. Alors moi je venais de prendre mes fonctions quand quand euh sur l'épisode que vous citez, je n'étais pas au courant de cette mission, je n'avais pas été mis au courant de cette mission. Euh les directrices des magazines d'information n'étaient pas au
courant de cette mission. C'est une mission qui s'est faite directement entre l'équipe de rédaction en chef et euh une société de production qui était connue euh euh euh euh par nous. Euh et quand on a appris évidemment euh ce drame-là, on a on a évidemment d'abord paré au plus pressé, c'est-à-dire comment euh venir en aide puisque euh il y avait certes des morts mais il y avait également des blessés. Donc on a instruit très vite ce qui s'était passé. Donc il y a eu clairement un non-respect de la procédure. Donc je venais d'arriver donc je je me suis séparé de Jean-Pierre Canet qui est néanmoins un excellent un excellent
journaliste mais j'avais estimé que là il avait failli à son à son à son métier et il y avait également des adjoints qui ont été sanctionnés. Il y a eu des mesures disciplinaires que j'ai que j'ai prises avec la DRH. C'est c'est c'est le pire qui puisse qui puisse nous arriver qu'on ait des équipes sur place, que ce soient nos propres équipes ou des équipes de de de boîtes de production comme on dit qui travaillent pour nous. J'ai en mémoire aussi la mort de Gilles Jacquier où ça a été effectivement un drame aussi pour la rédaction de France Télévision.
Alors nous passions par une entreprise de production par une boîte de production. Donc ces personnes-là étaient employées par la boîte de production donc qui gérait la mission, les assurances donc et cetera. On a estimé nous France Télévision, on aurait pu ne pas le faire, on a estimé que moralement, éthiquement c'était notre rôle de de de de jouer justement un rôle très important dans le suivi, dans l'accompagnement de ce qui s'était passé alors que il s'agit de de cas vraiment personnels, je peux pas forcément entrer dans les détails mais en tout cas nous avons fait en sorte que par exemple les orphelins, la famille de de de de notre fixeur soit dédommagée mais en tout cas à France Télévision donc on a rappelé après cet épisode-là on a rappelé nos
procédures nos procédures en terrain de guerre, c'est-à-dire déjà échanger avec la direction, avec déjà les responsables éditoriaux au premier rang, la direction et puis surtout, il y a une instruction. Est-ce qu'on va à cet ? Est-ce qu'il faut y ? Est-ce que c'est le moment pour y ? Est-ce que on y va dans de bonnes ? Ou pas. Et c'est vrai que sur ce terrain-là, tout le monde fait appel à des fixeurs que nous rémunérons sur place. C'est c'est c'est assez réglementé et d'ailleurs, il existe une procédure à France Télévision où annuellement nous rendons compte de ce que nous avons versé à des fixeurs soit par des virements, soit en liquide
parce qu'il y a des endroits où effectivement on ne peut pas faire autrement et c'est contrôlé très très clairement. Mais en tout cas, il y a eu un un un un engagement un accompagnement de France Télévision très très fort et notamment la directrice adjointe des magazines d'info à cette époque-là, il y a pleinement pris sa part et nous avons aussi fait déclencher alors que nous n'étions pas obligés de le faire puisque c'était via une boîte c'est extérieur nous travaillons avec Audiens et nous avons pu faire en sorte qu'il puisse être traité. En tout cas, on a veillé à ce que il y a un traitement équitable et de et de bon niveau de de de ces personnes. Merci pour votre réponse. On précise jusqu'à fixeur, c'est quelqu'un qui
généralement habite dans un pays généralement étranger et auquel les équipes de journalistes font appel et qu'il est guide parce qu'il a une connaissance du du terrain. Je dis ça pour les personnes qui nous regardent et qui savent peut-être pas forcément ce que c'est qu'un un fixeur. Monsieur le rapporteur. Merci monsieur le le président. Dernière question sur le sujet et après j'aurai une toute toute dernière question pour cette pour cette audition. Je vous remercie en tout cas pour pour votre patience. Sur le sujet de monsieur Haddad donc il était fixeur, monsieur le président a rappelé un peu le le rôle d'un d'un fixeur. Il semble-t-il il était couvert par aucune assurance, ni capital décès, ni même par le moindre contrat de travail de ce qu'on a pu apprendre. Si son corps a
finalement pu être rapatrié, c'est après avoir été bloqué plusieurs jours à la morgue d'Erbil et après que sa famille a dû emprunter 1000 euros pour sou- pour soudoyer des fonctionnaires irakiens. Pourquoi est-ce que France Télévisions à l'époque n'est pas intervenu aussitôt, notamment pour venir en aide à à sa ? Et monsieur Nicolas Jaillard, ancien rédacteur en chef de Saint-Louis Productions a indiqué, je le cite, "Pendant des années d'exercice, je n'ai pas le souvenir d'avoir assuré un fixeur, surtout en Irak." Est-ce que vous avez connaissance d'autres collaborateurs de vos émissions qui, euh, surtout sur des terrains dangereux comme l'Irak, n'ont jamais fait l'objet de couverture ? Pas de Je n'ai pas d'informations particulières
euh, sur euh la pratique en général. Parfois, c'est difficile à mettre en œuvre, hein, c'est clair. Euh, je ne connais pas là, je n'ai pas en tête ou je ne me souviens plus des conditions que la boîte de prod, effectivement, avait euh mises en œuvre à l'époque. Mais en tout cas, France Télévisions a suppléé et a fait en sorte que euh tout soit fait. Je peux vous dire, pour avoir géré euh, malheureusement, euh euh le rapatriement de corps de Gilles Jacquier, ce n'est pas toujours facile face aux autorités à qui on a affaire, hein. Faut faut et souvent, faut aller sur place. Et je me rappelle que pour euh régler le cas que vous citiez, euh la directrice des magazines d'information, Dominique Cerf, ce qui
euh aussi est fait référence euh en la matière, s'était rendue sur place pour justement essayer de débloquer euh les choses. Donc euh, en tout cas, il n'y a eu aucun manquement euh de France Télévisions en la matière et nous avons vraiment fait au-delà de ce qu'on aurait pu légalement être obligé de faire, mais on a estimé que c'était notre notre devoir. Merci. Dernière question, donc, monsieur le rapporteur. Merci, monsieur le président. Toute dernière question, effectivement Euh, elle s'adressait à vous monsieur le tranchant dans un article du monde en date du 9 mars 2018 et Elise Lucet a dit spontanément sans même qu'on lui pose la question je la cite j'ai refusé le poste de directeur de l'information trois fois en parlant du de ce poste à la tête de France
Télévision dans le même article vous avez déclaré monsieur le tranchant je vous cite ne pas avoir les mêmes informations et en lisant entre les lignes on peut comprendre que Elise Lucet aurait plutôt présenté sa candidature qui n'aurait pas été retenue je lui ai pas posé la question hier ça fait partie des questions que j'aurais aimé lui adresser mais le temps manquait quelles sont exactement les informations dont vous disposez au sujet d'éventuelles propositions qui auraient été faites à Elise Lucet pour prendre la direction de l'information de de France Télévision. Je n'ai aucune information la concernant moi je peux vous parler de moi quand est-ce qu'on m'a pro proposé la direction de l'information d'ailleurs on me l'a proposé à deux reprises la première fois j'ai dit non
et la deuxième fois j'ai dit oui euh donc je ne connais pas je en toute franchise ce qui a pu être demandé à Elise Lucet et je je ne vois pas comment je les connaîtrai je n'ai pas à en connaître comme on dit parfois. Et alors pourquoi est-ce que vous avez réagi en disant que vous aviez pas les mêmes informations quand elle a exprimé dans un article du monde qu'elle avait refusé le poste de directeur de l'information trois fois vous avez réagi j'ai pas les mêmes informations quelles étaient vos vos ? J'ai pas les mêmes informations je n'en avais pas alors ça peut-être été mal exprimé donc ou mal repris mais je n'avais pas d'information et je n'ai pas non plus donc en avoir je ne sais pas moi à qui les présidents de France Télévision ou la présidente de
France Télévision propose le le le poste je sais pas le savoir. Bien merci on arrive au terme de cette audition de à peu près 2h merci pour pour vos réponses Euh, donc la séance est élevée.