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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 17 novembre 2018 37 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSolidarités & familleTransports

Nicolas Dupont-Aignan invité de RMC Story

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 47 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:28OuverteÉludée

    Est-ce que ces mesures vont dans le bon sens, Nicolas Dupont-Aignan, pour vous ?

  • 6:37RelanceRéponse directe

    L'ensemble des mesures, 500 millions d'euros, d'accord ? L'ensemble des taxes qui vont être prélevées d'ici 2022, uniquement sur les carburants, 12 milliards 5.

  • 8:08RelanceRéponse partielle

    Vous entendez l'argument de dire 1 000 euros, 1 000 euros, même 1 000 euros pour acheter une voiture à 5 000.

  • 9:33OuverteRéponse directe

    Il y a quand même une sensation que ce mouvement détache la province de la capitale, avec ses arguments développés par Nicolas Dupont-Aignan.

  • 11:49OuverteRéponse directe

    Le problème de fond, ce sont les choix qui sont faits.

  • 21:55ComplaisanteRéponse partielle

    Ces mesures sont pas mal du tout.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:17InvitéChiffre
    « Le ministère de la transition écologique et du développement durable, c'est le seul ministère qui voit son budget augmenter. C'est plus 850 millions en 2008, plus 1 milliard en 2019. »
  • 5:24PrésentateurChiffre
    « Les gens ont pris 40 centimes comme ça en un peu plus d'un an. Et il y a encore 40 centimes qui se présentent pour les trois années qui viennent. »
  • 7:19PrésentateurChiffre
    « 4 000 euros pour 20% des Français. »
  • 10:53InvitéChiffre
    « Les 4 milliards supplémentaires sur la hausse du carburant ne reviennent pas à l'écologie. »
  • 10:58InvitéChiffre
    « Les 34 milliards qui sont ponctionnés au titre de l'écologie ne reviennent pas à l'écologie. »
  • 11:02InvitéChiffre
    « Il y a 7 milliards sur les 34 qui sont reversés à la transition écologique. »
  • 25:10PrésentateurChiffre
    « Au 1er janvier démarre un mécanisme de hausse des taxes sur le fuel, l'essence, qui va aboutir à 10 euros par plein supplémentaire. »
  • 29:31PrésentateurChiffre
    « Le pouvoir d'achat réaugmente, sauf que dedans, il y a les fameux 5 milliards pour les classes très favorisées. »
  • 34:10PrésentateurFait
    « J'ai fait le choix en conscience parce que c'était le second tour et qu'il fallait choisir. »
  • 34:46PrésentateurFait
    « J'ai proposé un travail. On a écrit un manifeste sur les européennes, très sérieux, très précis. »
  • 35:12PrésentateurFait
    « Je crois à une grande coalition avec des gens intègres et avec un programme de fonds. »
  • 35:30PrésentateurFait
    « Nicolas Dupont-Aignan fait les poubelles du Rassemblement national. »
  • 36:49PrésentateurPromesse
    « Un plan à 20 ans pour l'Europe. »

Temps de parole

  • Présentateur48 %
  • Invité14 %
  • Invité 212 %
  • ?11 %
  • Invité 38 %
  • Invité 43 %

≈ 40,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Locuteur

Bonsoir,

0:06
Présentateur

bonsoir à tous et bienvenue, vous regardez votre talk du vendredi soir, c'est talk show sur AMC Story. Bonsoir Thierry Ardisson, merci d'être avec nous. L'éthérien du samedi, l'éthérien du dimanche, c'est sur C8, nous allons y revenir. Bonsoir Isabelle Saporta d'RTL, bienvenue. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan,

0:20
Locuteur

député de l

0:20
Présentateur

'Essonne, président de Debout la France. Bonsoir Bruno Jeudy de Paris Match.

0:23
Locuteur

Bonsoir Jean-Baptiste.

0:25
Présentateur

Bienvenue Marie Lévesque, bonsoir. Vous êtes député de la République En Marche. Bonsoir Dominique Besnéard, producteur heureux d'imaginer du pourcent et de retour. C'est un carton mercredien, la diffusion des premiers épisodes. Nous sommes le 16 novembre ce soir et demain, la France très vraisemblablement devrait ressembler à ça, regardez.

0:48
Locuteur

Un

0:48
Présentateur

gilet jaune géant sur ce pays entier, il y a 1500 mobilisations, manifestations un peu partout dans la France, annoncées pour protester contre la hausse du prix des carburants. Vous avez votre gilet jaune Dominique Besnéard ? Non. Non, vous n'allez pas bloquer un rond-point demain, un feu ?

1:01
Locuteur

J'ai une

1:01
Présentateur

voiture déjà. Une station

1:02
Locuteur

d'essence, ouais.

1:04
Locuteur 10

Non,

1:04
Locuteur

je

1:04
Présentateur

prends le métro, moi,

1:06
Locuteur

et

1:06
Présentateur

les taxis quand j'ai un peu d'argent, et le train, voilà. Vous n

1:10
Locuteur

'avez

1:10
Présentateur

pas votre permis non plus de tirer à

1:11
Locuteur

l'histoire ? Non, je n'ai pas le permis. Donc pas de gilet jaune non plus. Je n'y vais pas bloquer.

1:14
Invité

Mais je suis solidaire quand même des gens.

1:15
Présentateur

Alors, la mobilisation,

1:17
Locuteur

c'est

1:17
Présentateur

important, même si le gouvernement a tout fait pour essayer d'étouffer le mouvement et de le tuer. Et spécialement ces dix derniers jours, on y revient en image avec ce sujet qui est signé Arthur Charon et Juan Palantir.

1:30
Invité

Ministre de l'Intérieur et des Cultes, Christophe Castaner, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Bonjour Edouard Philippe, bonjour Monsieur le Premier ministre. Bonjour Madame Martichoux. Bonsoir Monsieur le Président. Bonsoir.

1:39
Locuteur

Cette

1:39
Invité

semaine, le gouvernement était en ordre de marche pour affronter l'épreuve de la rue qui aura lieu samedi 17 novembre.

1:44
Locuteur

Le

1:45
Invité

mouvement des gilets jaunes appelle à manifester et à bloquer des axes routiers pour protester contre la hausse des prix du carburant.

1:50
Locuteur

Le

1:51
Présentateur

gouvernement se trouve dans une situation

1:52
Locuteur

assez

1:54
Présentateur

bizarre et assez dangereuse parce qu'il est devant un mouvement social sans interlocuteur. Il ne peut pas savoir ce qu'il doit répondre et à qui. Et il ne sait pas quelle forme aura ce mouvement.

2:08
Locuteur

Face

2:09
Invité

à l'ampleur de la grogne, le gouvernement contre-attaque. D'un côté, le ministre de l'Intérieur laisse planer la menace sur les Français qui souhaiteraient manifester. J'invite celles et ceux qui nous écoutent à réfléchir à la situation suivante. S'ils ne déclarent pas la manifestation, s'ils bloquent un rond-point, s'il y

2:23
Locuteur

a

2:23
Invité

un énervement à une personne qui s'emballe et qui a un mort, qu'est-ce qui se passe ? Ce n

2:26
Locuteur

'est

2:26
Invité

pas l'État qui sera en responsabilité, c'est la personne qui aura causé l'accident, qui n'aura pas d'assurance. Parce que l'assurance ne couvrira pas le fait d'avoir bloqué l'entrée d'autoroute ou le périphérique. Et à ce moment-là, on sera dans des situations inestricables. De l'autre, le ministre de l'Économie fait dès lundi les premières annonces.

2:43
Locuteur

Pour

2:44
Invité

moi, les deux instruments les plus efficaces, c'est d'un côté le chèque énergie et puis la prime à la conversion qui marche très bien.

2:51
Locuteur

Je ferai des

2:52
Invité

propositions précises au Premier ministre dans quelques instants. 48

2:54
Locuteur

heures

2:55
Invité

plus tard, le Premier ministre confirme en annonçant la totalité des mesures.

2:58
Locuteur

Une

2:59
Invité

superprime à la conversion de 4000 euros au 1er janvier 2019, adressée aux 20% des Français les plus modestes. L'élargissement de l'indemnité kilométrique d'ici 2022. La défiscalisation des aides régionales au transport.

3:12
Locuteur

L

3:12
Invité

'élargissement du chèque énergie de 150 à 200 euros.

3:15
Locuteur

Et

3:16
Invité

une prime pour encourager la fin des chaudières individuelles au fioul d'ici 10 ans.

3:20
Locuteur

Ces

3:21
Invité

mesures dites d'accompagnement, elles sont indispensables. Absolument indispensables. Tous les foyers n'ont pas les moyens d'acheter un véhicule électrique. Tous les foyers n'ont pas les moyens de passer du jour au lendemain du chauffage au fioul à un chauffage moins poloant. Pour tenter de calmer cette colère, le Président de la République a épaulé son Premier ministre en se livrant, mercredi soir sur TF1, à un long exercice de pédagogie. Regardons les choses en face.

3:46
Locuteur

Les

3:47
Invité

trois quarts de l

3:47
Présentateur

'augmentation du prix à la pompe. Qu'est-ce que c'est ?

3:51
Locuteur

C

3:52
Présentateur

'est le prix du pétrole mondial qui a augmenté.

3:54
Locuteur

C

3:54
Présentateur

'est ça la réalité. Mais les 3 milliards de taxes supplémentaires sur

3:58
Locuteur

l'essence et le gazole,

3:59
Présentateur

ils sont légitimes. Mais c'est votre décision.

4:01
Invité

Je l

4:01
Locuteur

'assume total.

4:02
Invité

On peut reprocher beaucoup de choses à Emmanuel Macron. On peut dire qu'il n'entend pas, puisque la demande des Gilets jaunes, c'est de supprimer ces hausses de taxes. Mais au moins, il

4:08
Locuteur

y a

4:08
Invité

une chose qu'on ne peut pas lui reprocher, c'est la cohérence. Il fait ce qu'il a dit. Et d'ailleurs, s'il renonçait, s'il venait à reculer et à annuler ses taxes, alors il ne serait pour le coup plus crédible.

4:21
Locuteur

Là,

4:21
Invité

pour le coup, il pourrait rendre son tablier. Le gouvernement aura tout tenté cette semaine pour apaiser la colère des Français.

4:29
Locuteur

Sur

4:30
Présentateur

le fond, c'est assez écologiquement responsable. Est-ce que c'est de nature à calmer la colère ? Ça, je n'en suis pas sûr.

4:36
Locuteur

Est

4:37
Présentateur

-ce que c'est habilement fait, Bruno Jeudy

4:38
Locuteur

? Les

4:40
Présentateur

mesures d'accompagnement ? Oui. Oui, ils vont bricoler quelque chose depuis dix jours. Je rappelle quand même que le président a pris la parole six fois en dix jours. La première fois, il dit « j'assume les hausses ». La deuxième fois, il dit « on va peut-être prendre ce que fait Xavier Bertrand dans le Nord ». La troisième fois,

4:54
Locuteur

il

4:54
Présentateur

dit « le Premier ministre et la majorité, il

4:56
Locuteur

y

4:56
Présentateur

a une députée à côté de moi, vont plancher sur des mesures ». Et puis sur TF1, il vient et là, il dit « soyez gentil avec moi, il faut de la considération ». Je pense que ça manquait de considération au début, qu'il n

5:07
Locuteur

'y a

5:07
Présentateur

pas eu beaucoup d'explications. Et que surtout cet été, il y avait des collègues de Marie Lebec qui

5:11
Locuteur

est

5:11
Présentateur

à côté de moi, qui avaient averti qu'il fallait anticiper. Parce que juste deux chiffres pour tenir. Le litre d'essence était à 1,10 à la fin de

5:19
Locuteur

l

5:19
Présentateur

'année 2016. Il est à peu près autour d'un 50 là en ce moment. Les gens ont pris 40 centimes comme ça en un peu plus d'un an. Et il y a encore 40 centimes qui se présentent pour les trois années qui viennent. Donc il faut forcément les aider, il

5:31
Locuteur

faut

5:31
Présentateur

forcément les accompagner. Sinon, c'est trop difficile. Même si tout ça est fait au nom de la transition écologique, ce qui est absolument non discutable. Vous n'avez pas suffisamment anticipé Marie Lebec, La République En Marche ?

5:43
Invité

Je pense qu'on a assez anticipé. Parce

5:45
Locuteur

qu

5:45
Invité

'on avait fait déjà un certain nombre de mesures avec le projet de loi de finances qui avait été adopté en 2017 pour l'année 2018. Il y a des mécanismes, on a vu, qui fonctionnent très bien, comme la prime à la conversion, comme le chèque énergie. Le sujet maintenant sur lequel on retravaille depuis quelques jours, c'est effectivement de se dire comme c'est une transition écologique, ça peut paraître un peu brutal pour les gens au niveau de leur pouvoir d'achat, puisque c'est ce que revendiquent les Gigi jaunes. Il faut qu

6:08
Locuteur

'on

6:08
Invité

fasse toujours plus de mesures d'accompagnement. Et donc c'est pour ça qu'on renforce la prime à la conversion, qu'on donne des objectifs plus ambitieux, qu'on étend le chèque énergie, qu'on réfléchit aussi dans le cadre de la loi mobilité à des mesures qui peuvent faciliter d'autres modes de transport. Ils ne sont pas possibles dans toutes les régions, dans tous les territoires, mais là où ils sont possibles, ils doivent être assistés.

6:28
Locuteur

Est

6:28
Présentateur

-ce que ces mesures vont dans le bon sens, Nicolas Dupont-Agnan, pour vous ? C'est une plaisanterie.

6:33
Locuteur

Il

6:34
Présentateur

manquait un chiffre dans votre reportage qui était très intéressant.

6:37
Locuteur

L

6:37
Présentateur

'ensemble des mesures, 500 millions d'euros, d'accord ?

6:41
Locuteur

L

6:41
Présentateur

'ensemble des taxes qui vont être prélevées d'ici 2022, uniquement sur les carburants, je ne parle pas du fioul, domestique, du gaz, 12 milliards 5. 12 milliards 5, on vous prend et on va vous donner 500 millions. Il n'y

6:55
Locuteur

a

6:55
Présentateur

pas un pays au monde qui subventionne le paiement des taxes. C'est débile. Un point qu'on n'a jamais vu. Et on va même pouvoir dégréver, il y aura des impôts sur les subventions pour payer les taxes. Enfin, c'est une usine à gaz ahurissante.

7:11
Locuteur

Mais

7:11
Présentateur

c'est une telle bêtise qu'on n'a jamais vu ça. La prime à la conversion,

7:15
Locuteur

elle

7:16
Présentateur

est sympathique. 4 000 euros. 4 000 euros pour 20% des Français. 20% des Français, les plus pauvres, qui n'ont même pas de quoi pouvoir

7:21
Locuteur

remplacer

7:23
Présentateur

leur voiture. Moi, j'avais proposé un prêt à taux zéro pour que, au moins, il y

7:28
Locuteur

ait

7:28
Présentateur

la capacité de paiement. Ce sont des gens qui vivent complètement hors sol,

7:33
Locuteur

qui

7:33
Présentateur

ne se rendent même pas compte, parce que Bruno Jeudy a été indulgent pour le président de la République, a osé quand même déclarer au début de son périple dans le nord de la France. Il a été voir les Zoulous, il a vu les indigènes, il a vu des gens bizarres, des Français qui vivent, qui travaillent. Et il a dit, moi, je taxe le travail, je ne taxe pas le travail, je détaxe le travail, mais je taxe le carburant. Mais où il vit ? Les gens travaillent avec leur voiture.

7:55
Locuteur

Vous êtes hors sol, Marie-Lebec, dans la majorité ou pas ? Juste là-dessus, vous

7:59
Présentateur

rentrez Marie-Lebec. Non,

8:00
Locuteur

non, j'ai

8:02
Invité

beaucoup écouté Nicolas Dupont-Aignan ces derniers jours et je ne m'attendais pas du tout à un argumentaire différent. Mais non, on n'est pas hors sol, sauf que quand on fait porter le prix de l'augmentation du carburant, qui est absolument nécessaire pour la transition écologique, il faut se dire les choses. On ne peut pas se mettre à pleurer quand on voit les annonces du rapport du GIEC, et en même temps dire, surtout, on ne

8:18
Locuteur

fait

8:18
Invité

rien, on ne prend pas de mesures, on n'est pas un peu radicaux dans notre façon de changer notre vie. On n

8:24
Locuteur

'est

8:24
Invité

pas hors sol, on fait porter le poids du carburant sur l'ensemble de la population, plutôt que sur les travailleurs, puisque ce que l'on dit depuis le début et ce pourquoi on a été élu, ce n

8:33
Locuteur

'est

8:33
Invité

pas du tout le pouvoir d'achat, c'est pour dire, il faut que le travail paye mieux.

8:36
Locuteur

Vous entendez l'argument de dire

8:37
Présentateur

1 000 euros, 1 000 euros, même 1 000 euros pour acheter une voiture à 5 000.

8:41
Invité

Mais ce n

8:41
Locuteur

'est

8:41
Invité

pas 1 000 euros.

8:43
Locuteur

Si on

8:43
Présentateur

vous donne 4 000 euros, vous avez acheté une

8:44
Locuteur

voiture d'occasion à 5 000,

8:45
Présentateur

il

8:45
Locuteur

vous

8:45
Présentateur

reste 1 000 euros à mettre.

8:46
Locuteur

Mais vous ne pouvez même pas l'acheter à 5 000. Attendez,

8:48
Présentateur

excusez-moi, mais il y

8:51
Locuteur

a

8:51
Présentateur

une phrase, et vous n'arrivez pas à en sortir de ce schéma, vous dites, on détaxe le travail, il faut taxer. Mais est-ce que vous vous rendez compte, combien de fois votre président, tout le monde dit à un ouvrier dont l'usine ferme, mais tu peux aller travailler à 50 km ? Combien de fois un retraité qui n

9:07
Locuteur

'a

9:07
Présentateur

pas l'hôpital qui a été fermé, on lui dit, mais il faut aller plus loin ? Les gens ont besoin de leur voiture pour vivre, tout simplement, ils ne vivent pas à Paris. Ils

9:15
Locuteur

ne vivent pas avec

9:16
Présentateur

le

9:16
Locuteur

métro, avec les

9:17
Présentateur

trottinettes, il y a autre chose dans la vie. Il y

9:19
Locuteur

a

9:19
Présentateur

un territoire vaste, tout est fermé en province, les hôpitaux sont fermés, les usines ferment, on dit aux gens, les écoles sont regroupées, et on dit aux gens, utilisez votre voiture. Et après, on les massacre.

9:33
Locuteur

C'est vrai que,

9:34
Présentateur

je vous interroge un instant,

9:35
Locuteur

j'entends, Isabelle Saperthard.

9:36
Présentateur

Il y a quand même une sensation que ce mouvement détache la province de la capitale, avec ses arguments développés par Nicolas Dupont-Aignan, de dire, vous êtes bien sympa à Paris, les élus, les journalistes, vous êtes tous très sympas, mais vous ne vivez pas là où on vit, et nous, on va prendre la bagnole, et nous, on

9:49
Locuteur

n

9:49
Présentateur

'a pas d'argent, il faut qu'on aille bosser, quoi. Mais

9:51
Invité

de toute façon, c'est vrai qu'on l'a bien vu, d'ailleurs, au moment des élections présidentielles, c'est vrai qu'il

9:55
Locuteur

y a

9:55
Invité

deux Frances, aujourd'hui, maintenant. On a une France, effectivement, des métropoles, une France bobo, une France, moi, comme vous et moi, M. Bessniard, effectivement, qui prend le métro et qui n

10:05
Locuteur

'a

10:05
Invité

pas sa bagnole, et une France, effectivement, rurale, qui est dans une diagonale du vide. Vous avez raison, M. Dupont-Aignan, il faut quand même dire les choses comme elles sont. Aujourd'hui, les services publics ferment, aujourd'hui,

10:15
Locuteur

il

10:15
Invité

faut prendre sa voiture pour aller travailler. Aujourd'hui, on a fait, on a, et ça, c'est l'État, et ce n

10:20
Locuteur

'est

10:20
Invité

pas que vous, c'est les gouvernements précédents, on a tout donné aux grandes surfaces,

10:23
Locuteur

c

10:23
Invité

'est-à-dire qu

10:23
Locuteur

'on

10:23
Invité

a laissé se fermer, effectivement, tous les centres-villes, tous les petits commerces, et tout se fait en grande surface, en périphérie. Donc, effectivement, du coup, pour aller à la grande surface, en périphérie, on fait comme en 100 voitures. Et par ailleurs, Madame, l'argument que vous donniez tout à l'heure était là,

10:36
Locuteur

ce

10:36
Invité

fallacieux.

10:37
Locuteur

C

10:37
Invité

'est-à

10:37
Locuteur

-dire

10:37
Invité

que moi, je suis hyper écolo, plus écolo que moi, tu meurs. Le problème, c'est que moi, je veux bien la fiscalité écologique. Moi, je suis pour la fiscalité écologique, mais il faut que chaque euro soit rendu à l'écologie. Or, aujourd'hui, ce n

10:48
Locuteur

'est

10:48
Invité

pas ce qui se passe. Aujourd'hui, les 4 milliards supplémentaires sur la hausse du carburant ne reviennent pas à l'écologie. Aujourd'hui, les 34 milliards qui sont ponctionnés au titre de l'écologie ne reviennent pas à l'écologie.

10:58
Locuteur

Il y a 7 milliards sur les 34 qui sont reversés à la transition écologique. C'est

11:02
Invité

pire,

11:02
Locuteur

c'est peanut. Et alors, après, excusez-moi, excusez-moi ce que vous avez beaucoup parlé.

11:05
Invité

Il y a un vrai problème, si vous voulez, sur le temps court et le temps long. Normalement, la politique, ce n'est pas que le temps court et ce n'est pas de se prendre des murs les uns après les autres. Quand vous dites que les Français sont idiots, ils ne comprennent pas. Ils comprennent très bien qu

11:16
Locuteur

'il y a besoin d'une transition. Mais c'est déjà détenu des propos comme ça. Oui, mais

11:17
Invité

enfin, c'est comme ça qu'on parle aujourd'hui aux Français. Et c'est vrai qu'on est

11:20
Locuteur

très... Comme si c'était

11:21
Invité

des abrutis. Il y

11:22
Locuteur

a

11:22
Invité

une transition qui se fait sur le temps long et qui est une transition, effectivement, il va falloir qu

11:26
Locuteur

'il

11:26
Invité

y ait plus de ferroviaire, il va falloir qu'il y

11:28
Locuteur

ait

11:28
Invité

plus de fluviales, il va falloir, effectivement, qu

11:30
Locuteur

'il

11:30
Invité

y

11:30
Locuteur

ait

11:30
Invité

des alternatives à la voiture. Sauf qu'aujourd'hui, on n'investit pas là-dedans. On ne fait rien là-dedans. Et on dit aux Français, arrête de prendre ta voiture.

11:37
Locuteur

Vous allez savoir, t'ajustes.

11:38
Présentateur

Avant que vous répondiez, Marie-Lévesque et Dominique Bessner. Moi, j'ai voté Macron parce que je ne voulais pas de la sorcière.

11:45
Locuteur

Mais

11:45
Présentateur

ce que je trouve quand même, c'est que je n'arrive pas à imaginer quelqu'un d'intelligent, parce qu'il est intelligent, arriver à se couper comme ça depuis le début. Parce que moi, qui vais beaucoup en province, et j'adore la province, Angoulême, je suis enfin, La Creuse, j'étais encore la semaine dernière. J'ai l'impression, mais ils sont où les élus pour voir la catastrophe de cette région ? Parce que moi, La Creuse, je la connais depuis toujours avec Nathalie Blais. C'est en plus un département que j'adore. Mais c'est terrible. Il y a des bourganeufs. La moitié de la ville est fermée. Alors, il y

12:21
Locuteur

a

12:21
Présentateur

un moment donné, donc, moi, j'arrive à être touché par ça. Je pense que Macron, il y a le Macron des villes, il n'y a pas le Macron des champs. Par

12:28
Locuteur

parenthèse, la sorcière, c'était

12:29
Présentateur

la personne que vous avez soutenue, hein, Nicolas

12:31
Locuteur

Dupont. Oui, mais vous savez, on a eu 10 millions 500

12:34
Présentateur

000 voix. Moi, je ne

12:35
Locuteur

renie pas mes choix. Et cela dit, ce que je ne comprends pas,

12:40
Présentateur

c'est que ces gens, quand même, ils ont des conseillers à bercer. On a l'impression qu'ils ne...

12:46
Locuteur 10

C'est

12:46
Locuteur

vrai. Mais c'est

12:47
Présentateur

quoi ? Ils font tous l'ENA, ils ne connaissent pas. Moi, je préfère quelqu'un que... Les maires sont souvent des gens qui sont dans le... Oui, dans la terre, dans les problèmes. Et on a l'impression qu'on ne pense qu'à la communication, comme vous avez dit. Alors qu'il faut une vision. Ils expliquent mal. Et à un moment donné, mais même... Et

13:09
Invité

je n'ai rien contre le président lui-même. Mais il va... Il y

13:12
Locuteur

a

13:12
Invité

un type qui lui appelle Manu.

13:14
Locuteur

Il

13:14
Invité

dit, tu ne parles pas comme ça.

13:16
Présentateur

Je ne

13:16
Locuteur

sais

13:16
Présentateur

plus où c'était. Il va en la Guadeloupe.

13:19
Locuteur

Il

13:19
Présentateur

fait...

13:20
Locuteur

Il

13:20
Présentateur

fait... Je me dis, mais... Où sont les conseillers politiques ? Est-ce qu'il

13:26
Locuteur

n

13:26
Présentateur

'y

13:26
Locuteur

a

13:26
Présentateur

pas quelqu'un qui peut le dire ? Moi, j'étais cageant. Mais si j'avais vu mon actrice... Alors, j'aurais dit...

13:33
Locuteur

Tu

13:33
Présentateur

te... Voilà. Je ne

13:34
Locuteur

sais

13:34
Présentateur

pas, il y a un moment donné. Je me dis, mais... Il ne sert à quoi les gens autour ? Tiens, regardissons le problème de com', là. Vous le partagez,

13:41
Locuteur

le point de vue de Dominique Lesnar ?

13:42
Invité

Ce qui s'est passé, on voit tous. Il y a eu la droite. Il y

13:45
Locuteur

a

13:45
Invité

eu la gauche. Rien n'a marché. C 'est le milieu, maintenant. Et on s'est dit, on va faire Macron. Et tout le monde a cru à Macron. Moi, quand je l'ai vu dans la cour du Louvre, en plus, comme je suis monarchiste, j'ai trouvé qu'il était très bon dans l'incarnation du corps du roi. Quand je dis, voilà, le mec, il a compris, quoi. Le problème, c'est qu'en fait, c'est des stagiaires.

14:02
Locuteur

C

14:02
Invité

'est que les mecs, ils n

14:02
Locuteur

'y

14:02
Invité

connaissaient rien. Ce que disait Dominique, il

14:04
Locuteur

y a

14:04
Invité

les mecs, ils ont fait Henri IV, ils ont fait Sciences Po, ils ont fait Léna, mais c'est des puceaux. En fait, ils ne connaissent pas la vraie vie.

14:10
Locuteur

Mais ouais, moi, j'ai

14:12
Invité

commencé à bosser à 19 ans,

14:13
Locuteur

je

14:13
Invité

peux te dire que je connais la vie, tu vois. Les mecs, on le sent bien, ils n'ont pas le contact avec les gens. On a vu une semaine pitoyable avec Macron.

14:21
Locuteur

C

14:21
Invité

'est un peu comme la fuite à Varennes de Louis-Saint-Denis. Le type est perdu dans son propre pays.

14:26
Locuteur

Il

14:26
Invité

erre dans son propre pays.

14:28
Locuteur

Et les gens l'engueulent.

14:29
Invité

Et les gens l'engueulent. Et il ne dit rien. Et on dirait qu'il est là. Est-ce

14:34
Locuteur

que les Français ne sont

14:36
Présentateur

pas pris à leur propre piège ?

14:38
Locuteur

Ils

14:38
Présentateur

ne voulaient pas de la droite, enfin,

14:40
Locuteur

ils

14:40
Présentateur

ne voulaient plus de la droite, ils

14:41
Locuteur

ne voulaient plus de la gauche. Le

14:43
Présentateur

dernier,

14:44
Locuteur

là,

14:44
Présentateur

franchement, on avait

14:44
Locuteur

atteint des sauvages.

14:47
Présentateur

Et du

14:48
Locuteur

coup,

14:48
Présentateur

ils se disent, super, on va prendre un

14:51
Locuteur

petit gars de 39 ans. On va prendre un petit

14:55
Présentateur

gars de

14:55
Locuteur

39 ans qui dit,

14:56
Présentateur

justement, il n'a pas fait de politique, il n

14:58
Locuteur

'a

14:58
Présentateur

pas été que les vieux crocodiles, tout ça. Ça va être mieux. Et puis,

15:01
Locuteur

ils

15:01
Présentateur

se rendent compte qu'en fait, il n

15:02
Locuteur

'y

15:02
Présentateur

avait pas d'expérience. Donc, les Français sont pris à leur propre piège.

15:05
Locuteur

Et

15:05
Présentateur

je crois que c

15:05
Locuteur

'est

15:05
Présentateur

ce qu

15:06
Locuteur

'ils

15:06
Présentateur

sont en train de se rendre compte de ça.

15:10
Locuteur

Écoutez, Marie Lebec, d'abord, s'il vous plaît. Le seul

15:12
Présentateur

truc qu'on peut dire, Thierry, c'est que Emmanuel Macron, je connais un petit peu, c'est un bon élève, il peut apprendre très vite. Donc, c'est vrai qu'une semaine d'itinérance, moi, j'ai trouvé que son intervention télé de mercredi soir, c'était peut-être l'une des meilleures, finalement.

15:26
Locuteur

Marie Lebec, s'il vous plaît. On ne comprend

15:27
Présentateur

pas ce

15:28
Locuteur

mot. S'il vous plaît, Dominique Wessner. Ça ne veut rien

15:30
Présentateur

dire,

15:30
Locuteur

on est d'accord. Monsieur,

15:31
Présentateur

essayez d'être galant, un minimum,

15:32
Locuteur

s'il vous plaît. Vous seriez sans pas de... Non,

15:35
Invité

non,

15:35
Locuteur

mais

15:35
Invité

moi, je veux bien qu'on soit là à faire un peu de démagogie, en parlant que de la communication, en parlant de son âge, en parlant de son inexpérience. Je trouve que ça n'a pas de sens. Est-ce qu'on peut, à un moment, essayer de parler un peu concrètement, un peu des chiffres ? Moi, je veux bien. Mais en dehors du budget des ministères régaliens, le ministère de la transition écologique et du développement durable, c'est le seul ministère qui voit son budget augmenter. C'est plus 850 millions en 2008, plus 1 milliard en 2019. Alors, certes, tous les 37 milliards de TICPE, pardon, la taxe qui est affectée au carburant, ne financent pas la transition écologique.

Mais il n'y a pas que ce ministère qui finance la transition écologique. Il y

16:09
Locuteur

a

16:09
Invité

aussi la mission cohésion des territoires, qui vise notamment à favoriser l'isolation de votre logement.

16:15
Locuteur

Il

16:15
Invité

y a 1,7

16:16
Locuteur

pour l

16:19
Invité

'ancienne

16:20
Locuteur

en

16:20
Invité

supérieure

16:21
Locuteur

et la recherche. Il y a également,

16:22
Invité

pour l'agriculture, une partie qui est donnée pour la conversion en bio. Donc, au bout d'un moment, il

16:28
Locuteur

faut

16:28
Invité

quand

16:28
Locuteur

même être cohérent

16:30
Invité

et parler en chiffres.

16:31
Locuteur

Moi,

16:31
Invité

je veux bien qu'on dise, ici, on est quand même essentiellement tous parisiens. Je veux bien qu

16:35
Locuteur

'on

16:35
Invité

se regarde le nombril en disant qu'il faut faire d'autres méthodes de transport, mais il faut aussi

16:39
Locuteur

s'appeler sur des chiffres. Nicolas

16:41
Présentateur

Dupont-Aignan. Franchement, le problème de fond, ce sont les choix qui sont faits. Parce que moi, j'adore cette... On est écologique, mais les super tankers qui arrivent aux frontières avec des containers de Chine, ça, vous ne les taxez pas. Le kérosène des avions pour le business class, vous ne le taxez pas.

16:57
Locuteur

Mais c'est interdit, M.

17:08
Présentateur

Dupont-Aignan. Les plus riches de France. Vous avez donné 2 milliards de plus à l'Union européenne. Vous avez donné 2 milliards pour l'accueil des migrants. C'est votre choix. Et vous prenez l'argent sur les Français qui travaillent. Soyons écologiques. La taxe carbone, oui, aux frontières. Parce que quand vous produisez en France, vous dépensez 20 fois moins de carbone que quand vous importez de Chine. Mais ça, vous ne voulez pas le faire. Vous avez signé les traités de libre-échange

17:29
Locuteur

en

17:30
Présentateur

douce. Et il

17:31
Locuteur

n

17:31
Présentateur

'est toujours pas ratifié par le Parlement, le fameux CETA. Toujours pas. Donc, ce qui choque les gens, ce ne

17:37
Locuteur

sont

17:37
Présentateur

pas vos choix symboliques. Parce qu'en parole, ça paraît très sympathique. C'est le décalage incroyable entre ce que vous affirmez et l'hypocrisie de votre comportement. Et des intérêts que vous défendez. Et il apparaît comme le défenseur d'intérêts qui ne sont pas les intérêts de l'écologie ni du peuple. Point. Et le peuple, quand on le méprise, à un moment, ça pète. Et moi, ce qui m'inquiète, on verra demain. J'appelle vraiment au calme. Je soutiens cette manifestation.

18:03
Locuteur

Vous vous

18:03
Présentateur

appelez à klaxonner à midi. J'appelle à faire des opérations escargots. J'appelle à envoyer un signal au gouvernement pour espérer qu'ils comprennent. Parce que c'est Marie-Antoinette, quoi. Ils n'ont pas de pain, mais qu

18:14
Locuteur

'ils

18:14
Présentateur

mangent les brioches. Vous n'avez pas de

18:15
Locuteur

voiture de neuf ailes. Ce n'est pas Marie

18:15
Présentateur

-Antoinette, vous le savez en vrai. Je le sais. C'est Rousseau les confessions. Mais acheter une voiture hybride, acheter une voiture électrique à 30 000 euros. Vous voyez ? Mais il n'y a plus d'argent.

18:27
Locuteur

On

18:27
Présentateur

va écouter Emmanuel Macron. Je l'ai dit au début de cette émission, Emmanuel Macron a pris le large, un peu, au large de la rate de Toulon, sur le porte-avions Charles de Gaulle. Il a reçu TF1, Gilles Boulot, pour une grande interview, une demi-heure. Il parlait évidemment de la crise autour du pouvoir d'achat, de ce mouvement des Gilets jaunes. Et il y

18:43
Locuteur

a

18:43
Présentateur

une concession, Nicolas Dupont-Aignan, on va l'écouter. Il y a une forme de petit mea culpa du chef de l'État sur peut-être ce lien qui s'est brisé, ou en tout cas qui n'a pas réussi à reconstituer.

18:53
Locuteur

Une

18:54
Présentateur

chose que je n'ai pas vraiment réussi à faire,

18:57
Locuteur

c

18:57
Présentateur

'est que je n'ai pas réussi à réconcilier

19:01
Locuteur

le

19:01
Présentateur

peuple français avec ses dirigeants.

19:03
Locuteur

Et

19:03
Présentateur

ça, c'est vrai.

19:05
Locuteur

Et

19:05
Présentateur

ça me touche moi. Mais si ça me touchait que ma personne, à la rigueur, ce ne serait pas grave.

19:09
Locuteur

Mais

19:10
Présentateur

c'est plus profond. Et ce divorce, on le voit dans toutes les démocraties occidentales.

19:15
Locuteur

Il

19:15
Présentateur

m'inquiète, et je considère qu'il est au cœur de la mission, qui est aujourd'hui la mienne. Isabelle Saporta, vous sentez de la conviction, en tout cas de la franchise, dans les propos de Macron ?

19:25
Invité

Moi, on en discutait avec Thierry Ardisson, le problème que j'ai, c'est cette mise en scène permanente. Là, je veux dire, on est dans un truc de proximité avec les Français. On sort de cette espèce de show, de l'itinérance mémorielle qui n'en finissait plus, cette itinérance mémorielle. Et on arrive là, où il veut se rapprocher des Français. Et comme vous le disiez très justement, il va sur un porte-avions, et il y a cette scénarisation de lui, un avion de chasse derrière. Moi, il y

19:47
Locuteur

a

19:47
Invité

un moment, effectivement, j'aimerais un peu de simplicité.

19:50
Locuteur

Un tout petit peu de simplicité. On n'est

19:52
Invité

pas... Voilà, ça fait fake. Donc, c'est tout.

19:54
Locuteur

On voudrait juste qu'il parle simplement aux gens. Il n'a pas de

19:56
Invité

contact avec les

19:57
Locuteur

gens. Il

19:57
Invité

pourra faire tout ce qu'il veut. Ça se voit tout de suite. Les Français sont comme ça. Au début,

20:01
Locuteur

il

20:01
Invité

y

20:01
Locuteur

a

20:01
Invité

un cru. Puis là, il voit la réalité du personnage. C'est un type

20:04
Locuteur

qui

20:04
Invité

a été mis là par le système pour gérer la France dans l'intérêt de Bruxelles. Et ce que je regrette aujourd'hui, je le dis calmement, c'est que le seul idéal de ce pauvre pays, c'est de rentrer dans les 3%. T'imagines, quand on racontera ça dans des années, on dira à l'époque, les Français, ils avaient vraiment une ambition. C'était quoi être dans les

20:24
Locuteur

3% de Bruxelles ? Ce n'est pas les Français,

20:25
Invité

ce sont

20:25
Locuteur

nos gouvernants, en fait. Parce que nous, on aimerait bien autre chose. Je ne pense pas qu'un pays puisse

20:28
Invité

fonctionner comme il faut. Vous

20:29
Locuteur

avez

20:29
Invité

raison. Quand l'idéal d'un peuple, ce n

20:31
Locuteur

'est

20:31
Invité

pas d'être sous les 3%, je pense que Macron

20:34
Locuteur

est un

20:35
Invité

peu... Désolé de le dire, c'est le goal-hiker de Juncker. Et il est là pour faire régner l'ordre de Bruxelles, quitte à ruiner la France. Voilà moi ce que je pense. Ah, et le bec. Mais qu'est-ce que vous racontez, M. Ardisson ?

20:46
Locuteur

Non,

20:46
Invité

mais ça me choque. Ça me choque vos propos, parce que vous êtes quelqu'un qui a une voix sur la scène publique et médiatique. Vous

20:55
Locuteur

ne pouvez pas dire que... Je pense

20:56
Invité

que... Mais non,

20:58
Locuteur

mais

20:58
Invité

oui, ou qui est.

20:59
Locuteur

Oui, vous ne pensez pas qu'il y a un sens à l'exemple. Je

21:02
Invité

n

21:02
Locuteur

'ai

21:02
Invité

pas encore raccroché les

21:03
Locuteur

gants, ça ne va pas très bien. Non, non, vous avez

21:04
Invité

raison. Autopos, mais ce que je veux dire,

21:06
Locuteur

c

21:06
Invité

'est que vous

21:06
Locuteur

ne pouvez pas avoir des

21:07
Invité

propos de dire que les 3%, ce n

21:09
Locuteur

'est

21:09
Invité

pas un objectif. Les 3%, c'est fondamental, parce que c'est notre voix au niveau de l'Union européenne.

21:14
Locuteur

Mais parce que quand vous êtes dans un ensemble, dans un collectif,

21:17
Invité

et que vous fixez une règle, si tout le monde ne se tient pas à cette règle, c'est absolument désastreux. Par ailleurs, quand vous dites notre seule ambition, c'est ça. Moi, juste, si je vous reprends, et on ne

21:26
Locuteur

va

21:26
Invité

pas faire toutes les mesures, mais on a dit, on veut rendre de la compétitivité à nos entreprises. On a fait les ordonnances travail. On a fait l'abaissement de l'impôt

21:34
Locuteur

sur la société.

21:34
Invité

On

21:35
Locuteur

a fait la réforme de la

21:36
Invité

formation professionnelle,

21:37
Locuteur

de l'assurance chômage. On parle d'idéal, là. Là, on parle d'un pays. Je suis désolée, mais c'est préparer le pays aux 20 prochaines années. Mais non, c'est préparer le pays aux 20 prochaines années. Mais non, c'est préparer le pays aux 20 prochaines années, M. le Président. C'est ça que c'est. Et vous leur vendez l'eau, c'est matier. C'est que vous leur vendez l'écologie. Ils

21:50
Invité

n

21:50
Locuteur

'ont pas d'argent. Mais par rapport à l'écule, c'est pas grave, on va être écologique. C'est pas grave, on va être écologique. Pour ça,

21:55
Présentateur

ces mesures sont pas mal du tout.

21:56
Locuteur

Mais oui, mais attendez. Mais tout le monde les aurait pris de milliers. L'histoire

22:01
Invité

de dédoubler les classes, par exemple, c'est un truc qui avait été fait par Luc Ferry à l'époque. Et qui est une bonne mesure. Ce que fait Blanquer.

22:07
Locuteur

C'est une très bonne mesure. Il

22:08
Invité

y

22:09
Locuteur

a plein de

22:09
Invité

bonnes mesures. Mais

22:10
Locuteur

on ne vit pas que de

22:11
Invité

mesurettes dans la vie.

22:12
Locuteur

Mais excusez-moi, excusez-moi, juste, pardon, parce que c'est aussi la

22:15
Présentateur

difficulté du discours politique et de l'action politique par ailleurs, c'est répondre à l'immédiateté, aux besoins des

22:20
Locuteur

gens, quoi. Ça prend rien dans le temps, mais. Et

22:22
Présentateur

en même temps,

22:22
Locuteur

réformer

22:23
Présentateur

pour accéder à l'idéal que vous appelez de vos voeux.

22:26
Locuteur

Le

22:26
Présentateur

pays croit. Est-ce que ce n

22:26
Locuteur

'est

22:26
Présentateur

pas une gageure, en fait ? Non,

22:28
Locuteur

écoutez, il y a des mesures. Parlons

22:31
Présentateur

écologie, parce qu'il y a un pays, moi j'ai observé, parce qu'il faut quand même regarder ce qui se fait ailleurs, il y a un petit pays, la Norvège, qui a engagé un immense plan de reconversion énergétique pour sortir du pétrole. On aurait pu faire des choses comme ça. Je veux dire, moi, je suis en désaccord avec des choix, mais j'accepte les gens cohérents. Vous n'êtes pas cohérents. Et je maintiens qu'il y

22:51
Locuteur

a

22:51
Présentateur

une transition écologique et que les Français, ils n'ont pas envie de polluer. Les Français, ils ont envie qu'on les accompagne avec une vision à long terme. M. Macron lui-même, en 2016, j'ai retrouvé la vidéo, vous pouvez la retrouver, faisait l'apologie du diesel dans une visite en Aveyron. Et on disait aux gens, il y a deux

23:06
Locuteur

ans, vous

23:07
Présentateur

devez acheter du diesel.

23:08
Locuteur 4

Et tout à

23:09
Locuteur

coup,

23:09
Locuteur 4

on leur casse les reins.

23:11
Présentateur

Mais enfin, il y

23:12
Locuteur

a

23:12
Présentateur

un moment, vous ne pouvez pas traiter mal les gens à ce point. Et ce qui me fascine

23:16
Locuteur

et

23:16
Présentateur

m'effraie, c'est cette image devant l'avion Rafale. Qu'est-ce qu'il dit ? Parce que si on analyse, qu'est-ce qu'il dit

23:23
Locuteur

? Il

23:24
Présentateur

fait une fausse contrition.

23:25
Locuteur

C

23:25
Présentateur

'est-à-dire, je n

23:26
Locuteur

'ai

23:26
Présentateur

pas assez entendu les Français. Mais on continue comme avant,

23:30
Locuteur

on

23:30
Présentateur

fonce. Mais ça veut dire quoi ? Il y a un dialogue entre un président et un peuple. Il essaye de comprendre, il essaye d'infléchir. Oui, mais Nicolas Dupont-Aignan, ne soyez quand même pas totalement dans la caricature. S'il n'avait rien dit, s'il n'avait pas fait même ce petit méa culpa, vous vous diriez, il

23:46
Locuteur

n'entend rien, il n'écoute rien. Mais il n'entend rien, là.

23:48
Présentateur

Excusez

23:48
Locuteur

-moi, il n'entend rien, il menace les préfectures. Si, si, si, moi, je vais vous dire un truc. Je pense que son

23:52
Présentateur

erreur, il y

23:52
Locuteur

a

23:52
Présentateur

deux choses. Il

23:52
Locuteur

menace.

23:53
Présentateur

Un,

23:54
Locuteur

il

23:54
Présentateur

a entendu, parce qu'il a entendu du pays, là, pendant huit jours. Parce que peut-être que ça a été long, mais

23:58
Locuteur

ça lui a fait du bien. Ça lui

23:59
Présentateur

a fait du bien. Ça lui a fait du bien. D

24:01
Locuteur

'ailleurs, on voit bien, il est groggy.

24:03
Présentateur

Je l'ai trouvé groggy, je l

24:04
Locuteur

'ai

24:04
Présentateur

trouvé touché, ayant perdu manifestement

24:09
Locuteur

sa boussole. La

24:10
Présentateur

deuxième chose,

24:11
Locuteur

c

24:11
Présentateur

'est

24:11
Locuteur

que

24:11
Présentateur

c'est vrai, dans la même phrase, où il dit, je vais gouverner d'une manière différente, je le cite, il ne change pas de ligne. Il ne fait pas une vraie inflexion vis-à-vis des gens

24:20
Locuteur

qui

24:20
Présentateur

vont avoir du mal à payer la

24:22
Locuteur

traité de l'économie. C'est

24:23
Présentateur

vrai, les mesures avaient été annoncées le matin. La

24:26
Locuteur

vraie

24:27
Présentateur

question, Nicolas-Libbonvignon, c'est que là, ça sent la panique. Parce que le même jour, c'est assez rare, ça fait quand même quelques années que

24:32
Locuteur

je

24:32
Présentateur

suis dans le curbain, le Premier ministre le matin, le Président le soir, la même journée, avec un Président qui parle depuis le Charles de Gaulle. Ce n'était pas fait pour les Gilets jaunes au début, c'était fait pour parler de défense. Il y

24:43
Locuteur

a

24:43
Présentateur

la rafale derrière pour s'adresser

24:44
Locuteur

aux Gilets jaunes. Donc je pense qu'il a,

24:47
Présentateur

encore une fois, un peu

24:49
Locuteur

dilapidé

24:50
Présentateur

son carburant

24:51
Locuteur

politique. Oui, mais Bruno

24:52
Présentateur

Jeudy, vous avez raison sur un point, mais c'est exactement Louis XVI qui, au moment du début de la Révolution, s'agite un peu dans tous

24:57
Locuteur

les champs, fait semblant.

24:58
Présentateur

Et puis, il n'y

25:00
Locuteur

a

25:00
Présentateur

pas de cohérence. Moi, ce que je demande, c'est qu'à partir du moment où il s'exprimait, il pouvait changer. Je vous rappelle qu'au 1er janvier, au 1er janvier, démarre

25:12
Locuteur

un

25:13
Présentateur

mécanisme de hausse des taxes sur le fuel, l'essence, qui va aboutir à 10 euros par plein supplémentaire. Bruno

25:19
Locuteur

Jeudy

25:20
Présentateur

l'a rappelé tout à

25:20
Locuteur

l

25:20
Présentateur

'heure. C'est considérable. Mais déjà, il

25:23
Locuteur

y

25:23
Présentateur

a l'émeute, et ils vont en remettre une bouche. Ça

25:26
Locuteur

n'a aucun sens.

25:26
Présentateur

Marie Lebec,

25:27
Locuteur

d

25:27
Présentateur

'abord, je vous donne la parole,

25:28
Locuteur

ensuite.

25:29
Invité

Moi, ce n

25:29
Locuteur

'est

25:29
Invité

pas eu depuis un bout de temps, quand même.

25:30
Locuteur

Mais vous allez l'avoir. Mais je fais rapidement, je fais rapidement. Moi,

25:33
Invité

je voudrais dire, je suis pour une fois d'accord avec Nicolas Dupont-Aignan, quand il parle de cohérence et de la Norvège comme exemple. Et à Norvège, il y a plein de choses dont on peut s'inspirer, par exemple, sur l'utilisation de la biomasse pour

25:44
Locuteur

la chaleur.

25:44
Invité

Mais je voudrais aussi qu

25:45
Locuteur

'on

25:45
Invité

soit un peu cohérents et un peu honnêtes. Quand vous parlez de la sortie du pétrole de la Norvège,

25:49
Locuteur

c

25:49
Invité

'est très bien.

25:49
Locuteur

Mais

25:49
Invité

la pollution,

25:51
Locuteur

ça

25:51
Invité

ne s'arrête pas à votre frontière. Et la Norvège, c'est quand même le 13e producteur de pétrole au monde. Donc, au bout d'un moment, moi, je veux bien qu

25:57
Locuteur

'on

25:57
Invité

cite la Norvège comme exemple en

25:58
Locuteur

disant que la Norvège, elle vend son pétrole partout dans le monde.

26:01
Invité

Non, mais elle vend son pétrole partout dans le monde. Donc,

26:03
Locuteur

c

26:03
Invité

'est très bien. Inspirons-nous des mesures de transition énergétique de la Norvège. Effectivement, il y

26:08
Locuteur

a

26:08
Invité

des bonnes choses. Il y

26:09
Locuteur

a

26:09
Invité

des choses qu'on essaye de développer, notamment, par exemple, en France, beaucoup avec la méthanisation. Mais soyez un peu

26:13
Locuteur

honnêtes aussi. Je veux dire, ils sont juste 13e producteur mondial de pétrole. Ils

26:16
Invité

ne sont pas non plus tout blanc dans la...

26:18
Locuteur

Isabelle Saporta ?

26:19
Invité

Non, enfin, la méthanisation,

26:20
Locuteur

c

26:20
Invité

'est vraiment... Alors, pour le coup, ça ne fonctionne pas du tout. Donc, ça, ce n

26:23
Locuteur

'est

26:23
Invité

pas la peine de nous le vendre comme la solution écolo. Ça n'en est pas une du tout. C'est-à

26:26
Locuteur

-dire

26:26
Invité

que

26:26
Locuteur

ça

26:26
Invité

va être une solution pour les porcheries industrielles qui ne gagnent déjà pas d'argent. Essayer de faire, effectivement, de l'énergie sur de la viande qu'elles n'arrivent plus à vendre au bon prix. Faites en sorte que les états généraux de l'alimentation accouchent d'autre chose que d'un sourisseau et qu'on paye correctement nos agriculteurs, vous ne serez pas obligés de leur greffer des usines à biogaz sur leur ferme. Mais moi, j'étais très surprise par l'intervention du Premier ministre qui était chez nous, effectivement, à RTL. Quand il a commencé à donner toutes ces mesures, les unes après les autres.

Le lendemain, nous, on avait la personne en charge du fioul en France qui nous dit, mais moi, j'ai appris en écoutant RTL qu'on allait sortir du fioul et qu'on n'a pas prévenu la filière fioul avant de le faire. C'est un truc de fou. Moi, je veux dire, ça a l'impression d'une espèce d'avenir permanent. On essaye d'éteindre un incendie, on refoue le feu dans un autre endroit. On

27:15
Locuteur

dit,

27:15
Invité

ah mince, là, il

27:16
Locuteur

y

27:16
Invité

a 14 000 emplois. Donc, on va essayer de retrouver une mesurette après.

27:19
Locuteur

C

27:19
Invité

'est absurde.

27:19
Locuteur

Une

27:19
Invité

chaudière à fioul.

27:20
Locuteur

Vous

27:20
Invité

croyez que les gens, ils vont avoir 10, 15

27:22
Locuteur

000 euros.

27:22
Invité

Et pour la changer, là, comme ça ? Pour la chaudière à fioul, moi, j'ai une maison en Normandie. On a dit, c'est 15 000 euros. Je veux dire, les gens, ils n'ont pas 15 000 euros à mettre dans des chaudières à fioul. D'un seul coup, alors, si vous n'êtes pas pour eux, vous êtes un sale populiste, c'est

27:35
Locuteur

-à

27:35
Invité

-dire que vous êtes un nazi, en quelque sorte. Vous êtes comme Marine Le Pen, voilà. Et si vous n'acceptez pas... Faites

27:40
Locuteur

gaffe pour un courtier,

27:40
Invité

vous allez vexer Nicolas Dupont.

27:41
Locuteur

Non,

27:42
Invité

on se connaît Nicolas, on se connaît. Ce que je veux dire, simplement, c'est que si

27:44
Locuteur

vous n'acceptez pas

27:45
Invité

ces mesures, vous n'êtes pas écologistes. Donc, si vous n'êtes pas d'accord avec eux, vous êtes un type qui est contre l'écologie et qui est nazi. C'est pas une méthode très intéressante de gouvernement, ça. Et puis,

27:57
Locuteur

par

27:57
Invité

ailleurs,

27:57
Locuteur

moi, je

27:57
Invité

suis là où je suis entièrement d'accord avec vous. Moi, pour le coup, je suis vraiment écolo. C'est que si vous voulez dire aux gens précaires, les montrer du doigt en leur disant, « Hé, t'es pas content de tout ça ? T'es pas écolo ? T'en as pas marre de la bronchioler ? T'en as pas marre des 48 000 morts par an

28:09
Locuteur

?

28:09
Invité

» Ça veut dire quoi, cette culpabilisation ? Je veux

28:11
Locuteur

dire,

28:11
Invité

on voudrait faire détester l'écologie, on ne ferait pas autrement que ce qu'on fait. Ça veut dire quoi de montrer du doigt quelqu'un qui n'a pas les moyens de changer de voiture, quelqu'un qui n'arrive pas à se déplacer sans sa voiture.

28:21
Locuteur

Je

28:21
Invité

veux dire, effectivement, M. Dupont-Aignan, et moi, je déteste le diesel, il a raison, ça a été une politique d'État pendant des années, le diesel. On a soutenu

28:28
Locuteur

la filière diesel. On

28:29
Invité

aura tous dit, on a fait une fiscalité exprès sur le diesel.

28:33
Locuteur

Mais si nous,

28:33
Invité

on travaillait comme ça, il y

28:34
Locuteur

a

28:34
Invité

longtemps qu'on serait au chômage. Je

28:36
Locuteur

vous dis franchement, ils ont

28:36
Invité

de

28:37
Locuteur

la

28:37
Invité

chance d'être là pour 5 ans. C'est pareil pour Roland,

28:40
Locuteur

mais

28:40
Invité

ça revient. Je

28:41
Locuteur

veux

28:41
Invité

dire, franchement, j'ai rien contre Emmanuel Macron, a priori, et encore moins contre le Premier ministre. Mais franchement, ce n

28:48
Locuteur

'est

28:48
Invité

pas du boulot, quoi.

28:49
Locuteur

Je

28:49
Invité

veux dire, ce n

28:49
Locuteur

'est

28:49
Invité

pas sérieux. Marine Lebec,

28:50
Locuteur

est

28:51
Présentateur

-ce que vous entendez cette idée de stigmatisation ? Parce qu'en fait, au-delà de la dénonciation de la hausse du prix des carburants, la crainte autour de la baisse du pouvoir d'achat, d'ailleurs, on l'a prouvé la semaine dernière ici même, ce n

29:00
Locuteur

'est

29:00
Présentateur

pas tellement vrai que le pouvoir d'achat des Français baisse. Il y

29:03
Locuteur

a

29:03
Présentateur

cette sensation. Non, mais comme il y a 2000% d'inflation,

29:06
Locuteur

il y a un chiffre, bien

29:08
Invité

sûr, d'une parenthèse.

29:09
Locuteur

Il y a une

29:09
Invité

part d'inflation. Maintenant, Bruno, dites-moi si

29:12
Locuteur

je mettrai. Il y a le retour de l'inflation. Je voudrais une parenthèse sur

29:16
Présentateur

les chiffres de l'INSEE. On nous dit que

29:19
Locuteur

le

29:19
Présentateur

pouvoir d'achat réaugmente, sauf que dedans, il y

29:21
Locuteur

a

29:21
Présentateur

les fameux 5 milliards pour les classes très favorisées. Donc, le pouvoir d'achat, globalement, il repart un peu, mais quand on regarde... Il est inégalement réparti.

29:28
Locuteur

Très inégalement réparti. Il y a l'étude de l

29:31
Présentateur

'Institut des politiques

29:31
Invité

publiques

29:32
Présentateur

qui

29:32
Locuteur

le montre et qui le démontre.

29:33
Présentateur

Mais quand on augmente une

29:34
Locuteur

taxe,

29:35
Présentateur

ça défavorise le SMIC-A, le pauvre, le modeste, le populaire. Parce que payer 10 euros de plus par plein pour quelqu'un qui

29:41
Locuteur

est

29:41
Présentateur

au SMIC,

29:42
Locuteur

c

29:42
Présentateur

'est autre chose que payer 10 euros

29:43
Locuteur

par plein. C'est ça, la question que je vous posais, celle de la... Excusez-moi, s'il vous plaît.

29:46
Présentateur

Il y

29:47
Locuteur

a

29:47
Présentateur

certains Français qui se sentent pointés du doigt en disant « Voilà, moi, je suis touché par la hausse de la CSG, je suis touché par la hausse des carburants, et on me propose de l'argent pour que je change ma voiture alors que je ne

29:56
Locuteur

peux

29:56
Présentateur

pas en changer. »

29:57
Invité

Non, mais c'est là où je pense qu'il ne

30:00
Locuteur

faut

30:00
Invité

pas faire une mauvaise analyse. Moi, j'entends l'augmentation de la fiscalité de l'essence. Oui, sur le pouvoir d'achat, quand on utilise sa voiture, quand on a une voiture qui consomme beaucoup, ou quand on fait beaucoup de kilomètres, c'est pénalisant.

30:12
Locuteur

Non, il

30:12
Invité

faut être honnête sur ce sujet-là. Mais je pense qu'il faut aussi dire les choses. On dit « Ah oui, c'est de la fiscalité punitive », OK, on peut l'entendre, moi, je ne

30:19
Locuteur

suis

30:19
Invité

pas tout à fait en accord avec ce discours, mais surtout, il ne faut pas... Toutes les mesures qu'on fait, que ce soit la prime à la conversion, la révision des barèmes kilométriques, ou ce qui sera proposé en matière de transport dans la loi mobilité, notamment l'aide pour les personnes qui vont soit en vélo, soit en covoiturage sur leur lieu de travail, tout ça,

30:39
Locuteur

c

30:39
Invité

'est des mesures, c'est incitatif,

30:40
Locuteur

c

30:40
Invité

'est de la fiscalité positive.

30:41
Locuteur

C

30:41
Invité

'est pour ça, changez vos comportements. On ne vous pointe pas du doigt en disant « Vous avez un mauvais diesel ». On vous dit « Si vous avez un vieux diesel, l'État vient vous aider pour changer ce vieux diesel ». Alors, vous n'êtes pas forcément, à l'instant T, aujourd'hui, au mois de novembre 2018, en capacité de le faire. Mais l'idée, c'est de savoir que cette mesure, elle est pérenne, que notre objectif, c'est un million de voitures qui sont converties. Et bien sûr, on fait la prime à la conversion sur les voitures de seconde main. Alors, il va peut-être y avoir une ruée vers ce marché pendant un temps, et puis ça va revenir.

L'important, c'est la durabilité et la visibilité de ces méthodes.

31:20
Locuteur

Et la souffrance. C'est de la prévisibilité. Un dernier mot au sujet, Isabelle, c'est important. Non,

31:23
Invité

mais là où vous voyez, alors moi, je suis en accord avec Thierry Ardisson, sauf que moi,

31:28
Locuteur

je

31:28
Invité

suis très européenne.

31:29
Locuteur

C

31:29
Invité

'est que le jour où on aura... Ah, vous êtes très européenne

31:32
Locuteur

? Mais oui, mais l'Europe

31:32
Invité

qu'ils ont fait, ce n

31:34
Locuteur

'est

31:34
Invité

pas l'Europe,

31:35
Locuteur

l'Europe c'est

31:35
Invité

Erasmus. Et maintenant, l'Europe,

31:37
Locuteur

c

31:37
Invité

'est devenu l'euro. C'est-à-dire qu'on s'est fait avoir. On n

31:39
Locuteur

'a

31:39
Invité

pas fait une vraie Europe, intelligente, cultivée. On a fait une Europe du pognon. C'est une Europe, oui, pour les technocrates.

31:46
Locuteur

D

31:46
Invité

'ailleurs, on est dirigé par les technocrates, et malheureusement, on voit ce qu'il fait.

31:48
Locuteur

Parenthèse européenne refermée. Non,

31:50
Invité

juste, je vais juste finir. C'est que le jour où on n'aura pas effectivement ces objectifs de 3%, mais on aura un grand plan européen, par exemple, sur une autre mobilité, sur une mobilité fluviale, sur des transports ferroviaires qui seront effectivement vraiment un grand plan, comme on a pensé des grands plans, quand à l'époque, on espérait, par exemple sur le nucléaire, je suis très contre le nucléaire, mais quand on espérait faire une filière, on mettait de l'argent, et on se projetait à 40, à 60 ans. Faites ça, je vous jure, vous donnerez envie

32:14
Locuteur

d

32:14
Invité

'Europe, là. Vous êtes tous en train de vous poser la question, qui met en tête de liste ? Arrêtez de vous poser ces questions-là. Faites un grand plan, pensez à ça, proposez-nous quelque chose, faites-nous rêver plutôt

32:22
Locuteur

que de 3%. C'est un intérêt sur ce sujet,

32:26
Présentateur

s'il vous plaît. Nicolas Dupont-Aignan, ces questions-là vous profitent pas mal. Sondage IFOP, dans la perspective des Européennes, vous êtes plutôt en forme, crédité de 7% des voix. C'est autant qu'Europe Ecologie Les Verts, c'est 0,5 point de moins que le Parti Socialiste. Vous savez, moi j'emploie toujours la fable de La Fontaine, la tortue et le lièvre. Alors, je me prends plus pour une tortue qu'un lièvre, ça prend du temps. Mais je pense qu'après toute cette ère de la com pour la com, du tog, de la frime, du fric, eh bien je pense que les Français se tournent vers quelqu'un comme moi, et surtout ceux qui m'accompagnent, qui sont peut-être moins bruyants, moins showbiz et plus solides.

Voilà, et j'espère qu'ils iront, notre projet. Vous savez, vous parliez tout à l'heure, je crois que c'est Bruno Jeudy, de la présidentielle, les Français se sont rués sur Macron. En fait, je crois que les Français, j'espère, après cet épisode Macron, vont comprendre qu'il faut peut-être lire les programmes, qu'il ne

33:19
Locuteur

faut

33:19
Présentateur

pas regarder les magazines, les couvertures de magazines, Brigitte à la plage, Brigitte au château, Brigitte, qu'il faut peut-être

33:26
Locuteur

voter en fonction du fond.

33:28
Présentateur

Et moi, j'ai une démarche de fond depuis des années, ça a été hyper dur, j'en ai pris plein la gueule, mais je maintiens qu'il y

33:35
Locuteur

a

33:35
Présentateur

des solutions pour mon pays, que j'aime, qu'il

33:37
Locuteur

y a

33:37
Présentateur

des solutions pour l'Europe différentes. Oui,

33:39
Locuteur

je

33:39
Présentateur

rêve d'un grand plan industriel, par exemple, le prêt à taux zéro, pour les voitures, je le propose pour les voitures fabriquées en France. Et là, vous auriez une fille d'hier, les panneaux solaires, parce que c'est normal qu'on importe nos panneaux solaires de Chine.

33:49
Locuteur

Nicolas Dupont

33:50
Présentateur

-Aignan... Voilà, donc je suis désolé d'être...

33:51
Locuteur

Non, je vous en prie, mais

33:52
Présentateur

je vous en prie, si ce que vous racontez nous intéresse dans la perspective des Européennes, la question que je veux vous poser,

33:57
Locuteur

c'est celle

33:57
Présentateur

de

33:58
Locuteur

votre liste,

33:59
Présentateur

Nicolas

34:00
Locuteur

Dupont-Aignan, justement,

34:01
Présentateur

sur le fond

34:01
Locuteur

des

34:01
Présentateur

choses. Évidemment, on ne

34:03
Locuteur

va

34:03
Présentateur

pas y revenir sans cesse, mais votre alliance avec Marine Le Pen au cœur de la présidentielle a dérouté certains,

34:08
Locuteur

intéressé d

34:09
Présentateur

'autres.

34:10
Locuteur

J'ai fait le choix... C'est une catastrophe, Dominique Bessner. J'ai fait le choix en conscience,

34:14
Présentateur

parce que c'était le second tour

34:15
Locuteur

et qu'il fallait choisir. Il laissait la comblée,

34:16
Présentateur

j'espère. Mais moi, j'ai choisi en conscience parce que j'estime... J'étais candidat à la présidentielle au premier tour,

34:23
Locuteur

et

34:23
Présentateur

j'estime qu'un homme candidat à la présidentielle à la plus haute fonction ne peut pas, la veille du second tour, se laver les mains et dire je vais à la pêche et vous, 45 millions d'électeurs, faites comme moi aller à la pêche. Il y avait un choix. J'ai choisi, je l'assume. Pour autant, j'ai toujours dit, tout le monde sait, que j'étais libre et je reste libre. Vous en êtes où des relations avec le Rassemblement national ? Parce que

34:41
Locuteur

pour le coup, vous n'avez pas de

34:41
Présentateur

liste commune. Non. J'ai proposé... Moi, je travaille. J'ai proposé un travail. On a écrit un manifeste sur les européennes, très sérieux, très précis. Je l'ai envoyé à M. Wauquiez, à Mme Le Pen, et je leur ai dit est-ce qu'un jour, on ne pourrait pas tous qui nous interdise de nous rassembler ? M. Wauquiez a dit non. Il reste dans sa mélasse. Je ne comprends toujours pas ce qu'il veut. Et Mme Le Pen, elle ne répond pas. Eh bien, j'avance. Ils ne sont pas candidats, d'ailleurs, ni l'un ni l'autre. Et ils restent chacun dans leur boutique. Moi, je crois à une grande coalition avec des gens intègres et avec un programme de fonds. Ce ne sera pas avec tout le monde au Rassemblement national ?

35:21
Locuteur

Ça ne sera pas avec Mme

35:21
Présentateur

Le Pen comme ça, comme intègre.

35:23
Locuteur

Eh bien, viendra ceux qui le souhaitent.

35:25
Présentateur

En tout cas, vraisemblablement, David Racheline ne viendra pas. À votre sujet, il dit Nicolas Dupont-Aignan fait les poubelles du Rassemblement national. Il prend l'intégralité des tocards. Il prend tous les déçus qui n'ont pas eu de poste chez nous. Il fait les poubelles du mouvement. Eh bien, je vais vous dire.

35:39
Locuteur

Je vais vous

35:40
Présentateur

répondre très clairement parce que je ne polémiquerai jamais

35:42
Locuteur

avec eux. On ne peut rapporter

35:42
Présentateur

par le journal du dimanche. Eh

35:43
Locuteur

bien,

35:43
Présentateur

moi, c'est curieux parce que les personnes qui m'ont rejoint, il y en a des Républicains et il y en a du Front National et des élus du Front National très bien, notamment une femme,

35:56
Locuteur

il

35:56
Présentateur

y

35:56
Locuteur

a

35:56
Présentateur

quelques années qui est enseignante en Z comme une femme exceptionnelle, des conseillers régionaux, des députés et qui ne se sentent pas du tout être des déchets du tout et qui, d'ailleurs, ont été un peu outrés d'être considérés comme ça par ceux-là même qu'ils avaient servis.

36:12
Locuteur

Est-ce qu'à la fin des fins, Nicolas Dupont-Aignan, la problématique,

36:14
Présentateur

ce n

36:14
Locuteur

'est

36:14
Présentateur

pas l'égo puisque Marine Le Pen a l'envie d'y aller parce que vous avez envie d'y aller et parce que Laurent Wauquiez a l'envie d'y aller et que vous

36:19
Locuteur

êtes

36:19
Présentateur

trop de chefs pour

36:20
Locuteur

passer de poste ? Moi, il y a

36:22
Présentateur

une conviction. Il

36:26
Locuteur

y a une peine

36:26
Présentateur

à M. Wauquiez, à

36:28
Locuteur

M.

36:28
Présentateur

Dupont-Aignan. Les électeurs sont libres et en politique, il y a des projets, il y a des personnalités et ils choisissent. Et il

36:34
Locuteur

y

36:34
Présentateur

a des élections, figurez-vous, qui normalement sont faites pour ça. Donc, moi, je présente ma liste avec mon caractère, ce que je suis. On commence à me connaître. Les gens qui vont m'accompagner, j'espère prendre le meilleur de chacun et puis dire aux Français voilà ce que je propose. Je veux aller vers là-bas. Un plan à 20 ans pour l'Europe. Maintenant, vous suivez ou vous me rejetez. Vous faites ce que vous voulez. Vous êtes libre. Mais votez en ouvrant les yeux. Arrêtez de vous laisser intoxiquer par la télévision, par les tout. Votez en fonction de

37:00
Locuteur

vous-même. Ça dépend quelle télévision, Fabien ? Bien sûr. Vous êtes dedans ce soir. Mais votez

37:04
Présentateur

en fonction de votre cœur et de votre conscience. Moi, je pense que... Voilà.