Nicolas Dupont-Aignan invité de RMC Story
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 47 %Défensif 18 %
Questions et réponses
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- 6:28OuverteÉludée
Est-ce que ces mesures vont dans le bon sens, Nicolas Dupont-Aignan, pour vous ?
- 6:37RelanceRéponse directe
L'ensemble des mesures, 500 millions d'euros, d'accord ? L'ensemble des taxes qui vont être prélevées d'ici 2022, uniquement sur les carburants, 12 milliards 5.
- 8:08RelanceRéponse partielle
Vous entendez l'argument de dire 1 000 euros, 1 000 euros, même 1 000 euros pour acheter une voiture à 5 000.
- 9:33OuverteRéponse directe
Il y a quand même une sensation que ce mouvement détache la province de la capitale, avec ses arguments développés par Nicolas Dupont-Aignan.
- 11:49OuverteRéponse directe
Le problème de fond, ce sont les choix qui sont faits.
- 21:55ComplaisanteRéponse partielle
Ces mesures sont pas mal du tout.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:17InvitéChiffre
« Le ministère de la transition écologique et du développement durable, c'est le seul ministère qui voit son budget augmenter. C'est plus 850 millions en 2008, plus 1 milliard en 2019. »
- 5:24PrésentateurChiffre
« Les gens ont pris 40 centimes comme ça en un peu plus d'un an. Et il y a encore 40 centimes qui se présentent pour les trois années qui viennent. »
- 7:19PrésentateurChiffre
« 4 000 euros pour 20% des Français. »
- 10:53InvitéChiffre
« Les 4 milliards supplémentaires sur la hausse du carburant ne reviennent pas à l'écologie. »
- 10:58InvitéChiffre
« Les 34 milliards qui sont ponctionnés au titre de l'écologie ne reviennent pas à l'écologie. »
- 11:02InvitéChiffre
« Il y a 7 milliards sur les 34 qui sont reversés à la transition écologique. »
- 25:10PrésentateurChiffre
« Au 1er janvier démarre un mécanisme de hausse des taxes sur le fuel, l'essence, qui va aboutir à 10 euros par plein supplémentaire. »
- 29:31PrésentateurChiffre
« Le pouvoir d'achat réaugmente, sauf que dedans, il y a les fameux 5 milliards pour les classes très favorisées. »
- 34:10PrésentateurFait
« J'ai fait le choix en conscience parce que c'était le second tour et qu'il fallait choisir. »
- 34:46PrésentateurFait
« J'ai proposé un travail. On a écrit un manifeste sur les européennes, très sérieux, très précis. »
- 35:12PrésentateurFait
« Je crois à une grande coalition avec des gens intègres et avec un programme de fonds. »
- 35:30PrésentateurFait
« Nicolas Dupont-Aignan fait les poubelles du Rassemblement national. »
- 36:49PrésentateurPromesse
« Un plan à 20 ans pour l'Europe. »
Temps de parole
- Présentateur48 %
- Invité14 %
- Invité 212 %
- ?11 %
- Invité 38 %
- Invité 43 %
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Bonsoir,
bonsoir à tous et bienvenue, vous regardez votre talk du vendredi soir, c'est talk show sur AMC Story. Bonsoir Thierry Ardisson, merci d'être avec nous. L'éthérien du samedi, l'éthérien du dimanche, c'est sur C8, nous allons y revenir. Bonsoir Isabelle Saporta d'RTL, bienvenue. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan,
député de l
'Essonne, président de Debout la France. Bonsoir Bruno Jeudy de Paris Match.
Bonsoir Jean-Baptiste.
Bienvenue Marie Lévesque, bonsoir. Vous êtes député de la République En Marche. Bonsoir Dominique Besnéard, producteur heureux d'imaginer du pourcent et de retour. C'est un carton mercredien, la diffusion des premiers épisodes. Nous sommes le 16 novembre ce soir et demain, la France très vraisemblablement devrait ressembler à ça, regardez.
Un
gilet jaune géant sur ce pays entier, il y a 1500 mobilisations, manifestations un peu partout dans la France, annoncées pour protester contre la hausse du prix des carburants. Vous avez votre gilet jaune Dominique Besnéard ? Non. Non, vous n'allez pas bloquer un rond-point demain, un feu ?
J'ai une
voiture déjà. Une station
d'essence, ouais.
Non,
je
prends le métro, moi,
et
les taxis quand j'ai un peu d'argent, et le train, voilà. Vous n
'avez
pas votre permis non plus de tirer à
l'histoire ? Non, je n'ai pas le permis. Donc pas de gilet jaune non plus. Je n'y vais pas bloquer.
Mais je suis solidaire quand même des gens.
Alors, la mobilisation,
c'est
important, même si le gouvernement a tout fait pour essayer d'étouffer le mouvement et de le tuer. Et spécialement ces dix derniers jours, on y revient en image avec ce sujet qui est signé Arthur Charon et Juan Palantir.
Ministre de l'Intérieur et des Cultes, Christophe Castaner, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Bonjour Edouard Philippe, bonjour Monsieur le Premier ministre. Bonjour Madame Martichoux. Bonsoir Monsieur le Président. Bonsoir.
Cette
semaine, le gouvernement était en ordre de marche pour affronter l'épreuve de la rue qui aura lieu samedi 17 novembre.
Le
mouvement des gilets jaunes appelle à manifester et à bloquer des axes routiers pour protester contre la hausse des prix du carburant.
Le
gouvernement se trouve dans une situation
assez
bizarre et assez dangereuse parce qu'il est devant un mouvement social sans interlocuteur. Il ne peut pas savoir ce qu'il doit répondre et à qui. Et il ne sait pas quelle forme aura ce mouvement.
Face
à l'ampleur de la grogne, le gouvernement contre-attaque. D'un côté, le ministre de l'Intérieur laisse planer la menace sur les Français qui souhaiteraient manifester. J'invite celles et ceux qui nous écoutent à réfléchir à la situation suivante. S'ils ne déclarent pas la manifestation, s'ils bloquent un rond-point, s'il y
a
un énervement à une personne qui s'emballe et qui a un mort, qu'est-ce qui se passe ? Ce n
'est
pas l'État qui sera en responsabilité, c'est la personne qui aura causé l'accident, qui n'aura pas d'assurance. Parce que l'assurance ne couvrira pas le fait d'avoir bloqué l'entrée d'autoroute ou le périphérique. Et à ce moment-là, on sera dans des situations inestricables. De l'autre, le ministre de l'Économie fait dès lundi les premières annonces.
Pour
moi, les deux instruments les plus efficaces, c'est d'un côté le chèque énergie et puis la prime à la conversion qui marche très bien.
Je ferai des
propositions précises au Premier ministre dans quelques instants. 48
heures
plus tard, le Premier ministre confirme en annonçant la totalité des mesures.
Une
superprime à la conversion de 4000 euros au 1er janvier 2019, adressée aux 20% des Français les plus modestes. L'élargissement de l'indemnité kilométrique d'ici 2022. La défiscalisation des aides régionales au transport.
L
'élargissement du chèque énergie de 150 à 200 euros.
Et
une prime pour encourager la fin des chaudières individuelles au fioul d'ici 10 ans.
Ces
mesures dites d'accompagnement, elles sont indispensables. Absolument indispensables. Tous les foyers n'ont pas les moyens d'acheter un véhicule électrique. Tous les foyers n'ont pas les moyens de passer du jour au lendemain du chauffage au fioul à un chauffage moins poloant. Pour tenter de calmer cette colère, le Président de la République a épaulé son Premier ministre en se livrant, mercredi soir sur TF1, à un long exercice de pédagogie. Regardons les choses en face.
Les
trois quarts de l
'augmentation du prix à la pompe. Qu'est-ce que c'est ?
C
'est le prix du pétrole mondial qui a augmenté.
C
'est ça la réalité. Mais les 3 milliards de taxes supplémentaires sur
l'essence et le gazole,
ils sont légitimes. Mais c'est votre décision.
Je l
'assume total.
On peut reprocher beaucoup de choses à Emmanuel Macron. On peut dire qu'il n'entend pas, puisque la demande des Gilets jaunes, c'est de supprimer ces hausses de taxes. Mais au moins, il
y a
une chose qu'on ne peut pas lui reprocher, c'est la cohérence. Il fait ce qu'il a dit. Et d'ailleurs, s'il renonçait, s'il venait à reculer et à annuler ses taxes, alors il ne serait pour le coup plus crédible.
Là,
pour le coup, il pourrait rendre son tablier. Le gouvernement aura tout tenté cette semaine pour apaiser la colère des Français.
Sur
le fond, c'est assez écologiquement responsable. Est-ce que c'est de nature à calmer la colère ? Ça, je n'en suis pas sûr.
Est
-ce que c'est habilement fait, Bruno Jeudy
? Les
mesures d'accompagnement ? Oui. Oui, ils vont bricoler quelque chose depuis dix jours. Je rappelle quand même que le président a pris la parole six fois en dix jours. La première fois, il dit « j'assume les hausses ». La deuxième fois, il dit « on va peut-être prendre ce que fait Xavier Bertrand dans le Nord ». La troisième fois,
il
dit « le Premier ministre et la majorité, il
y
a une députée à côté de moi, vont plancher sur des mesures ». Et puis sur TF1, il vient et là, il dit « soyez gentil avec moi, il faut de la considération ». Je pense que ça manquait de considération au début, qu'il n
'y a
pas eu beaucoup d'explications. Et que surtout cet été, il y avait des collègues de Marie Lebec qui
est
à côté de moi, qui avaient averti qu'il fallait anticiper. Parce que juste deux chiffres pour tenir. Le litre d'essence était à 1,10 à la fin de
l
'année 2016. Il est à peu près autour d'un 50 là en ce moment. Les gens ont pris 40 centimes comme ça en un peu plus d'un an. Et il y a encore 40 centimes qui se présentent pour les trois années qui viennent. Donc il faut forcément les aider, il
faut
forcément les accompagner. Sinon, c'est trop difficile. Même si tout ça est fait au nom de la transition écologique, ce qui est absolument non discutable. Vous n'avez pas suffisamment anticipé Marie Lebec, La République En Marche ?
Je pense qu'on a assez anticipé. Parce
qu
'on avait fait déjà un certain nombre de mesures avec le projet de loi de finances qui avait été adopté en 2017 pour l'année 2018. Il y a des mécanismes, on a vu, qui fonctionnent très bien, comme la prime à la conversion, comme le chèque énergie. Le sujet maintenant sur lequel on retravaille depuis quelques jours, c'est effectivement de se dire comme c'est une transition écologique, ça peut paraître un peu brutal pour les gens au niveau de leur pouvoir d'achat, puisque c'est ce que revendiquent les Gigi jaunes. Il faut qu
'on
fasse toujours plus de mesures d'accompagnement. Et donc c'est pour ça qu'on renforce la prime à la conversion, qu'on donne des objectifs plus ambitieux, qu'on étend le chèque énergie, qu'on réfléchit aussi dans le cadre de la loi mobilité à des mesures qui peuvent faciliter d'autres modes de transport. Ils ne sont pas possibles dans toutes les régions, dans tous les territoires, mais là où ils sont possibles, ils doivent être assistés.
Est
-ce que ces mesures vont dans le bon sens, Nicolas Dupont-Agnan, pour vous ? C'est une plaisanterie.
Il
manquait un chiffre dans votre reportage qui était très intéressant.
L
'ensemble des mesures, 500 millions d'euros, d'accord ?
L
'ensemble des taxes qui vont être prélevées d'ici 2022, uniquement sur les carburants, je ne parle pas du fioul, domestique, du gaz, 12 milliards 5. 12 milliards 5, on vous prend et on va vous donner 500 millions. Il n'y
a
pas un pays au monde qui subventionne le paiement des taxes. C'est débile. Un point qu'on n'a jamais vu. Et on va même pouvoir dégréver, il y aura des impôts sur les subventions pour payer les taxes. Enfin, c'est une usine à gaz ahurissante.
Mais
c'est une telle bêtise qu'on n'a jamais vu ça. La prime à la conversion,
elle
est sympathique. 4 000 euros. 4 000 euros pour 20% des Français. 20% des Français, les plus pauvres, qui n'ont même pas de quoi pouvoir
remplacer
leur voiture. Moi, j'avais proposé un prêt à taux zéro pour que, au moins, il y
ait
la capacité de paiement. Ce sont des gens qui vivent complètement hors sol,
qui
ne se rendent même pas compte, parce que Bruno Jeudy a été indulgent pour le président de la République, a osé quand même déclarer au début de son périple dans le nord de la France. Il a été voir les Zoulous, il a vu les indigènes, il a vu des gens bizarres, des Français qui vivent, qui travaillent. Et il a dit, moi, je taxe le travail, je ne taxe pas le travail, je détaxe le travail, mais je taxe le carburant. Mais où il vit ? Les gens travaillent avec leur voiture.
Vous êtes hors sol, Marie-Lebec, dans la majorité ou pas ? Juste là-dessus, vous
rentrez Marie-Lebec. Non,
non, j'ai
beaucoup écouté Nicolas Dupont-Aignan ces derniers jours et je ne m'attendais pas du tout à un argumentaire différent. Mais non, on n'est pas hors sol, sauf que quand on fait porter le prix de l'augmentation du carburant, qui est absolument nécessaire pour la transition écologique, il faut se dire les choses. On ne peut pas se mettre à pleurer quand on voit les annonces du rapport du GIEC, et en même temps dire, surtout, on ne
fait
rien, on ne prend pas de mesures, on n'est pas un peu radicaux dans notre façon de changer notre vie. On n
'est
pas hors sol, on fait porter le poids du carburant sur l'ensemble de la population, plutôt que sur les travailleurs, puisque ce que l'on dit depuis le début et ce pourquoi on a été élu, ce n
'est
pas du tout le pouvoir d'achat, c'est pour dire, il faut que le travail paye mieux.
Vous entendez l'argument de dire
1 000 euros, 1 000 euros, même 1 000 euros pour acheter une voiture à 5 000.
Mais ce n
'est
pas 1 000 euros.
Si on
vous donne 4 000 euros, vous avez acheté une
voiture d'occasion à 5 000,
il
vous
reste 1 000 euros à mettre.
Mais vous ne pouvez même pas l'acheter à 5 000. Attendez,
excusez-moi, mais il y
a
une phrase, et vous n'arrivez pas à en sortir de ce schéma, vous dites, on détaxe le travail, il faut taxer. Mais est-ce que vous vous rendez compte, combien de fois votre président, tout le monde dit à un ouvrier dont l'usine ferme, mais tu peux aller travailler à 50 km ? Combien de fois un retraité qui n
'a
pas l'hôpital qui a été fermé, on lui dit, mais il faut aller plus loin ? Les gens ont besoin de leur voiture pour vivre, tout simplement, ils ne vivent pas à Paris. Ils
ne vivent pas avec
le
métro, avec les
trottinettes, il y a autre chose dans la vie. Il y
a
un territoire vaste, tout est fermé en province, les hôpitaux sont fermés, les usines ferment, on dit aux gens, les écoles sont regroupées, et on dit aux gens, utilisez votre voiture. Et après, on les massacre.
C'est vrai que,
je vous interroge un instant,
j'entends, Isabelle Saperthard.
Il y a quand même une sensation que ce mouvement détache la province de la capitale, avec ses arguments développés par Nicolas Dupont-Aignan, de dire, vous êtes bien sympa à Paris, les élus, les journalistes, vous êtes tous très sympas, mais vous ne vivez pas là où on vit, et nous, on va prendre la bagnole, et nous, on
n
'a pas d'argent, il faut qu'on aille bosser, quoi. Mais
de toute façon, c'est vrai qu'on l'a bien vu, d'ailleurs, au moment des élections présidentielles, c'est vrai qu'il
y a
deux Frances, aujourd'hui, maintenant. On a une France, effectivement, des métropoles, une France bobo, une France, moi, comme vous et moi, M. Bessniard, effectivement, qui prend le métro et qui n
'a
pas sa bagnole, et une France, effectivement, rurale, qui est dans une diagonale du vide. Vous avez raison, M. Dupont-Aignan, il faut quand même dire les choses comme elles sont. Aujourd'hui, les services publics ferment, aujourd'hui,
il
faut prendre sa voiture pour aller travailler. Aujourd'hui, on a fait, on a, et ça, c'est l'État, et ce n
'est
pas que vous, c'est les gouvernements précédents, on a tout donné aux grandes surfaces,
c
'est-à-dire qu
'on
a laissé se fermer, effectivement, tous les centres-villes, tous les petits commerces, et tout se fait en grande surface, en périphérie. Donc, effectivement, du coup, pour aller à la grande surface, en périphérie, on fait comme en 100 voitures. Et par ailleurs, Madame, l'argument que vous donniez tout à l'heure était là,
ce
fallacieux.
C
'est-à
-dire
que moi, je suis hyper écolo, plus écolo que moi, tu meurs. Le problème, c'est que moi, je veux bien la fiscalité écologique. Moi, je suis pour la fiscalité écologique, mais il faut que chaque euro soit rendu à l'écologie. Or, aujourd'hui, ce n
'est
pas ce qui se passe. Aujourd'hui, les 4 milliards supplémentaires sur la hausse du carburant ne reviennent pas à l'écologie. Aujourd'hui, les 34 milliards qui sont ponctionnés au titre de l'écologie ne reviennent pas à l'écologie.
Il y a 7 milliards sur les 34 qui sont reversés à la transition écologique. C'est
pire,
c'est peanut. Et alors, après, excusez-moi, excusez-moi ce que vous avez beaucoup parlé.
Il y a un vrai problème, si vous voulez, sur le temps court et le temps long. Normalement, la politique, ce n'est pas que le temps court et ce n'est pas de se prendre des murs les uns après les autres. Quand vous dites que les Français sont idiots, ils ne comprennent pas. Ils comprennent très bien qu
'il y a besoin d'une transition. Mais c'est déjà détenu des propos comme ça. Oui, mais
enfin, c'est comme ça qu'on parle aujourd'hui aux Français. Et c'est vrai qu'on est
très... Comme si c'était
des abrutis. Il y
a
une transition qui se fait sur le temps long et qui est une transition, effectivement, il va falloir qu
'il
y ait plus de ferroviaire, il va falloir qu'il y
ait
plus de fluviales, il va falloir, effectivement, qu
'il
y
ait
des alternatives à la voiture. Sauf qu'aujourd'hui, on n'investit pas là-dedans. On ne fait rien là-dedans. Et on dit aux Français, arrête de prendre ta voiture.
Vous allez savoir, t'ajustes.
Avant que vous répondiez, Marie-Lévesque et Dominique Bessner. Moi, j'ai voté Macron parce que je ne voulais pas de la sorcière.
Mais
ce que je trouve quand même, c'est que je n'arrive pas à imaginer quelqu'un d'intelligent, parce qu'il est intelligent, arriver à se couper comme ça depuis le début. Parce que moi, qui vais beaucoup en province, et j'adore la province, Angoulême, je suis enfin, La Creuse, j'étais encore la semaine dernière. J'ai l'impression, mais ils sont où les élus pour voir la catastrophe de cette région ? Parce que moi, La Creuse, je la connais depuis toujours avec Nathalie Blais. C'est en plus un département que j'adore. Mais c'est terrible. Il y a des bourganeufs. La moitié de la ville est fermée. Alors, il y
a
un moment donné, donc, moi, j'arrive à être touché par ça. Je pense que Macron, il y a le Macron des villes, il n'y a pas le Macron des champs. Par
parenthèse, la sorcière, c'était
la personne que vous avez soutenue, hein, Nicolas
Dupont. Oui, mais vous savez, on a eu 10 millions 500
000 voix. Moi, je ne
renie pas mes choix. Et cela dit, ce que je ne comprends pas,
c'est que ces gens, quand même, ils ont des conseillers à bercer. On a l'impression qu'ils ne...
C'est
vrai. Mais c'est
quoi ? Ils font tous l'ENA, ils ne connaissent pas. Moi, je préfère quelqu'un que... Les maires sont souvent des gens qui sont dans le... Oui, dans la terre, dans les problèmes. Et on a l'impression qu'on ne pense qu'à la communication, comme vous avez dit. Alors qu'il faut une vision. Ils expliquent mal. Et à un moment donné, mais même... Et
je n'ai rien contre le président lui-même. Mais il va... Il y
a
un type qui lui appelle Manu.
Il
dit, tu ne parles pas comme ça.
Je ne
sais
plus où c'était. Il va en la Guadeloupe.
Il
fait...
Il
fait... Je me dis, mais... Où sont les conseillers politiques ? Est-ce qu'il
n
'y
a
pas quelqu'un qui peut le dire ? Moi, j'étais cageant. Mais si j'avais vu mon actrice... Alors, j'aurais dit...
Tu
te... Voilà. Je ne
sais
pas, il y a un moment donné. Je me dis, mais... Il ne sert à quoi les gens autour ? Tiens, regardissons le problème de com', là. Vous le partagez,
le point de vue de Dominique Lesnar ?
Ce qui s'est passé, on voit tous. Il y a eu la droite. Il y
a
eu la gauche. Rien n'a marché. C 'est le milieu, maintenant. Et on s'est dit, on va faire Macron. Et tout le monde a cru à Macron. Moi, quand je l'ai vu dans la cour du Louvre, en plus, comme je suis monarchiste, j'ai trouvé qu'il était très bon dans l'incarnation du corps du roi. Quand je dis, voilà, le mec, il a compris, quoi. Le problème, c'est qu'en fait, c'est des stagiaires.
C
'est que les mecs, ils n
'y
connaissaient rien. Ce que disait Dominique, il
y a
les mecs, ils ont fait Henri IV, ils ont fait Sciences Po, ils ont fait Léna, mais c'est des puceaux. En fait, ils ne connaissent pas la vraie vie.
Mais ouais, moi, j'ai
commencé à bosser à 19 ans,
je
peux te dire que je connais la vie, tu vois. Les mecs, on le sent bien, ils n'ont pas le contact avec les gens. On a vu une semaine pitoyable avec Macron.
C
'est un peu comme la fuite à Varennes de Louis-Saint-Denis. Le type est perdu dans son propre pays.
Il
erre dans son propre pays.
Et les gens l'engueulent.
Et les gens l'engueulent. Et il ne dit rien. Et on dirait qu'il est là. Est-ce
que les Français ne sont
pas pris à leur propre piège ?
Ils
ne voulaient pas de la droite, enfin,
ils
ne voulaient plus de la droite, ils
ne voulaient plus de la gauche. Le
dernier,
là,
franchement, on avait
atteint des sauvages.
Et du
coup,
ils se disent, super, on va prendre un
petit gars de 39 ans. On va prendre un petit
gars de
39 ans qui dit,
justement, il n'a pas fait de politique, il n
'a
pas été que les vieux crocodiles, tout ça. Ça va être mieux. Et puis,
ils
se rendent compte qu'en fait, il n
'y
avait pas d'expérience. Donc, les Français sont pris à leur propre piège.
Et
je crois que c
'est
ce qu
'ils
sont en train de se rendre compte de ça.
Écoutez, Marie Lebec, d'abord, s'il vous plaît. Le seul
truc qu'on peut dire, Thierry, c'est que Emmanuel Macron, je connais un petit peu, c'est un bon élève, il peut apprendre très vite. Donc, c'est vrai qu'une semaine d'itinérance, moi, j'ai trouvé que son intervention télé de mercredi soir, c'était peut-être l'une des meilleures, finalement.
Marie Lebec, s'il vous plaît. On ne comprend
pas ce
mot. S'il vous plaît, Dominique Wessner. Ça ne veut rien
dire,
on est d'accord. Monsieur,
essayez d'être galant, un minimum,
s'il vous plaît. Vous seriez sans pas de... Non,
non,
mais
moi, je veux bien qu'on soit là à faire un peu de démagogie, en parlant que de la communication, en parlant de son âge, en parlant de son inexpérience. Je trouve que ça n'a pas de sens. Est-ce qu'on peut, à un moment, essayer de parler un peu concrètement, un peu des chiffres ? Moi, je veux bien. Mais en dehors du budget des ministères régaliens, le ministère de la transition écologique et du développement durable, c'est le seul ministère qui voit son budget augmenter. C'est plus 850 millions en 2008, plus 1 milliard en 2019. Alors, certes, tous les 37 milliards de TICPE, pardon, la taxe qui est affectée au carburant, ne financent pas la transition écologique.
Mais il n'y a pas que ce ministère qui finance la transition écologique. Il y
a
aussi la mission cohésion des territoires, qui vise notamment à favoriser l'isolation de votre logement.
Il
y a 1,7
pour l
'ancienne
en
supérieure
et la recherche. Il y a également,
pour l'agriculture, une partie qui est donnée pour la conversion en bio. Donc, au bout d'un moment, il
faut
quand
même être cohérent
et parler en chiffres.
Moi,
je veux bien qu'on dise, ici, on est quand même essentiellement tous parisiens. Je veux bien qu
'on
se regarde le nombril en disant qu'il faut faire d'autres méthodes de transport, mais il faut aussi
s'appeler sur des chiffres. Nicolas
Dupont-Aignan. Franchement, le problème de fond, ce sont les choix qui sont faits. Parce que moi, j'adore cette... On est écologique, mais les super tankers qui arrivent aux frontières avec des containers de Chine, ça, vous ne les taxez pas. Le kérosène des avions pour le business class, vous ne le taxez pas.
Mais c'est interdit, M.
Dupont-Aignan. Les plus riches de France. Vous avez donné 2 milliards de plus à l'Union européenne. Vous avez donné 2 milliards pour l'accueil des migrants. C'est votre choix. Et vous prenez l'argent sur les Français qui travaillent. Soyons écologiques. La taxe carbone, oui, aux frontières. Parce que quand vous produisez en France, vous dépensez 20 fois moins de carbone que quand vous importez de Chine. Mais ça, vous ne voulez pas le faire. Vous avez signé les traités de libre-échange
en
douce. Et il
n
'est toujours pas ratifié par le Parlement, le fameux CETA. Toujours pas. Donc, ce qui choque les gens, ce ne
sont
pas vos choix symboliques. Parce qu'en parole, ça paraît très sympathique. C'est le décalage incroyable entre ce que vous affirmez et l'hypocrisie de votre comportement. Et des intérêts que vous défendez. Et il apparaît comme le défenseur d'intérêts qui ne sont pas les intérêts de l'écologie ni du peuple. Point. Et le peuple, quand on le méprise, à un moment, ça pète. Et moi, ce qui m'inquiète, on verra demain. J'appelle vraiment au calme. Je soutiens cette manifestation.
Vous vous
appelez à klaxonner à midi. J'appelle à faire des opérations escargots. J'appelle à envoyer un signal au gouvernement pour espérer qu'ils comprennent. Parce que c'est Marie-Antoinette, quoi. Ils n'ont pas de pain, mais qu
'ils
mangent les brioches. Vous n'avez pas de
voiture de neuf ailes. Ce n'est pas Marie
-Antoinette, vous le savez en vrai. Je le sais. C'est Rousseau les confessions. Mais acheter une voiture hybride, acheter une voiture électrique à 30 000 euros. Vous voyez ? Mais il n'y a plus d'argent.
On
va écouter Emmanuel Macron. Je l'ai dit au début de cette émission, Emmanuel Macron a pris le large, un peu, au large de la rate de Toulon, sur le porte-avions Charles de Gaulle. Il a reçu TF1, Gilles Boulot, pour une grande interview, une demi-heure. Il parlait évidemment de la crise autour du pouvoir d'achat, de ce mouvement des Gilets jaunes. Et il y
a
une concession, Nicolas Dupont-Aignan, on va l'écouter. Il y a une forme de petit mea culpa du chef de l'État sur peut-être ce lien qui s'est brisé, ou en tout cas qui n'a pas réussi à reconstituer.
Une
chose que je n'ai pas vraiment réussi à faire,
c
'est que je n'ai pas réussi à réconcilier
le
peuple français avec ses dirigeants.
Et
ça, c'est vrai.
Et
ça me touche moi. Mais si ça me touchait que ma personne, à la rigueur, ce ne serait pas grave.
Mais
c'est plus profond. Et ce divorce, on le voit dans toutes les démocraties occidentales.
Il
m'inquiète, et je considère qu'il est au cœur de la mission, qui est aujourd'hui la mienne. Isabelle Saporta, vous sentez de la conviction, en tout cas de la franchise, dans les propos de Macron ?
Moi, on en discutait avec Thierry Ardisson, le problème que j'ai, c'est cette mise en scène permanente. Là, je veux dire, on est dans un truc de proximité avec les Français. On sort de cette espèce de show, de l'itinérance mémorielle qui n'en finissait plus, cette itinérance mémorielle. Et on arrive là, où il veut se rapprocher des Français. Et comme vous le disiez très justement, il va sur un porte-avions, et il y a cette scénarisation de lui, un avion de chasse derrière. Moi, il y
a
un moment, effectivement, j'aimerais un peu de simplicité.
Un tout petit peu de simplicité. On n'est
pas... Voilà, ça fait fake. Donc, c'est tout.
On voudrait juste qu'il parle simplement aux gens. Il n'a pas de
contact avec les
gens. Il
pourra faire tout ce qu'il veut. Ça se voit tout de suite. Les Français sont comme ça. Au début,
il
y
a
un cru. Puis là, il voit la réalité du personnage. C'est un type
qui
a été mis là par le système pour gérer la France dans l'intérêt de Bruxelles. Et ce que je regrette aujourd'hui, je le dis calmement, c'est que le seul idéal de ce pauvre pays, c'est de rentrer dans les 3%. T'imagines, quand on racontera ça dans des années, on dira à l'époque, les Français, ils avaient vraiment une ambition. C'était quoi être dans les
3% de Bruxelles ? Ce n'est pas les Français,
ce sont
nos gouvernants, en fait. Parce que nous, on aimerait bien autre chose. Je ne pense pas qu'un pays puisse
fonctionner comme il faut. Vous
avez
raison. Quand l'idéal d'un peuple, ce n
'est
pas d'être sous les 3%, je pense que Macron
est un
peu... Désolé de le dire, c'est le goal-hiker de Juncker. Et il est là pour faire régner l'ordre de Bruxelles, quitte à ruiner la France. Voilà moi ce que je pense. Ah, et le bec. Mais qu'est-ce que vous racontez, M. Ardisson ?
Non,
mais ça me choque. Ça me choque vos propos, parce que vous êtes quelqu'un qui a une voix sur la scène publique et médiatique. Vous
ne pouvez pas dire que... Je pense
que... Mais non,
mais
oui, ou qui est.
Oui, vous ne pensez pas qu'il y a un sens à l'exemple. Je
n
'ai
pas encore raccroché les
gants, ça ne va pas très bien. Non, non, vous avez
raison. Autopos, mais ce que je veux dire,
c
'est que vous
ne pouvez pas avoir des
propos de dire que les 3%, ce n
'est
pas un objectif. Les 3%, c'est fondamental, parce que c'est notre voix au niveau de l'Union européenne.
Mais parce que quand vous êtes dans un ensemble, dans un collectif,
et que vous fixez une règle, si tout le monde ne se tient pas à cette règle, c'est absolument désastreux. Par ailleurs, quand vous dites notre seule ambition, c'est ça. Moi, juste, si je vous reprends, et on ne
va
pas faire toutes les mesures, mais on a dit, on veut rendre de la compétitivité à nos entreprises. On a fait les ordonnances travail. On a fait l'abaissement de l'impôt
sur la société.
On
a fait la réforme de la
formation professionnelle,
de l'assurance chômage. On parle d'idéal, là. Là, on parle d'un pays. Je suis désolée, mais c'est préparer le pays aux 20 prochaines années. Mais non, c'est préparer le pays aux 20 prochaines années. Mais non, c'est préparer le pays aux 20 prochaines années, M. le Président. C'est ça que c'est. Et vous leur vendez l'eau, c'est matier. C'est que vous leur vendez l'écologie. Ils
n
'ont pas d'argent. Mais par rapport à l'écule, c'est pas grave, on va être écologique. C'est pas grave, on va être écologique. Pour ça,
ces mesures sont pas mal du tout.
Mais oui, mais attendez. Mais tout le monde les aurait pris de milliers. L'histoire
de dédoubler les classes, par exemple, c'est un truc qui avait été fait par Luc Ferry à l'époque. Et qui est une bonne mesure. Ce que fait Blanquer.
C'est une très bonne mesure. Il
y
a plein de
bonnes mesures. Mais
on ne vit pas que de
mesurettes dans la vie.
Mais excusez-moi, excusez-moi, juste, pardon, parce que c'est aussi la
difficulté du discours politique et de l'action politique par ailleurs, c'est répondre à l'immédiateté, aux besoins des
gens, quoi. Ça prend rien dans le temps, mais. Et
en même temps,
réformer
pour accéder à l'idéal que vous appelez de vos voeux.
Le
pays croit. Est-ce que ce n
'est
pas une gageure, en fait ? Non,
écoutez, il y a des mesures. Parlons
écologie, parce qu'il y a un pays, moi j'ai observé, parce qu'il faut quand même regarder ce qui se fait ailleurs, il y a un petit pays, la Norvège, qui a engagé un immense plan de reconversion énergétique pour sortir du pétrole. On aurait pu faire des choses comme ça. Je veux dire, moi, je suis en désaccord avec des choix, mais j'accepte les gens cohérents. Vous n'êtes pas cohérents. Et je maintiens qu'il y
a
une transition écologique et que les Français, ils n'ont pas envie de polluer. Les Français, ils ont envie qu'on les accompagne avec une vision à long terme. M. Macron lui-même, en 2016, j'ai retrouvé la vidéo, vous pouvez la retrouver, faisait l'apologie du diesel dans une visite en Aveyron. Et on disait aux gens, il y a deux
ans, vous
devez acheter du diesel.
Et tout à
coup,
on leur casse les reins.
Mais enfin, il y
a
un moment, vous ne pouvez pas traiter mal les gens à ce point. Et ce qui me fascine
et
m'effraie, c'est cette image devant l'avion Rafale. Qu'est-ce qu'il dit ? Parce que si on analyse, qu'est-ce qu'il dit
? Il
fait une fausse contrition.
C
'est-à-dire, je n
'ai
pas assez entendu les Français. Mais on continue comme avant,
on
fonce. Mais ça veut dire quoi ? Il y a un dialogue entre un président et un peuple. Il essaye de comprendre, il essaye d'infléchir. Oui, mais Nicolas Dupont-Aignan, ne soyez quand même pas totalement dans la caricature. S'il n'avait rien dit, s'il n'avait pas fait même ce petit méa culpa, vous vous diriez, il
n'entend rien, il n'écoute rien. Mais il n'entend rien, là.
Excusez
-moi, il n'entend rien, il menace les préfectures. Si, si, si, moi, je vais vous dire un truc. Je pense que son
erreur, il y
a
deux choses. Il
menace.
Un,
il
a entendu, parce qu'il a entendu du pays, là, pendant huit jours. Parce que peut-être que ça a été long, mais
ça lui a fait du bien. Ça lui
a fait du bien. Ça lui a fait du bien. D
'ailleurs, on voit bien, il est groggy.
Je l'ai trouvé groggy, je l
'ai
trouvé touché, ayant perdu manifestement
sa boussole. La
deuxième chose,
c
'est
que
c'est vrai, dans la même phrase, où il dit, je vais gouverner d'une manière différente, je le cite, il ne change pas de ligne. Il ne fait pas une vraie inflexion vis-à-vis des gens
qui
vont avoir du mal à payer la
traité de l'économie. C'est
vrai, les mesures avaient été annoncées le matin. La
vraie
question, Nicolas-Libbonvignon, c'est que là, ça sent la panique. Parce que le même jour, c'est assez rare, ça fait quand même quelques années que
je
suis dans le curbain, le Premier ministre le matin, le Président le soir, la même journée, avec un Président qui parle depuis le Charles de Gaulle. Ce n'était pas fait pour les Gilets jaunes au début, c'était fait pour parler de défense. Il y
a
la rafale derrière pour s'adresser
aux Gilets jaunes. Donc je pense qu'il a,
encore une fois, un peu
dilapidé
son carburant
politique. Oui, mais Bruno
Jeudy, vous avez raison sur un point, mais c'est exactement Louis XVI qui, au moment du début de la Révolution, s'agite un peu dans tous
les champs, fait semblant.
Et puis, il n'y
a
pas de cohérence. Moi, ce que je demande, c'est qu'à partir du moment où il s'exprimait, il pouvait changer. Je vous rappelle qu'au 1er janvier, au 1er janvier, démarre
un
mécanisme de hausse des taxes sur le fuel, l'essence, qui va aboutir à 10 euros par plein supplémentaire. Bruno
Jeudy
l'a rappelé tout à
l
'heure. C'est considérable. Mais déjà, il
y
a l'émeute, et ils vont en remettre une bouche. Ça
n'a aucun sens.
Marie Lebec,
d
'abord, je vous donne la parole,
ensuite.
Moi, ce n
'est
pas eu depuis un bout de temps, quand même.
Mais vous allez l'avoir. Mais je fais rapidement, je fais rapidement. Moi,
je voudrais dire, je suis pour une fois d'accord avec Nicolas Dupont-Aignan, quand il parle de cohérence et de la Norvège comme exemple. Et à Norvège, il y a plein de choses dont on peut s'inspirer, par exemple, sur l'utilisation de la biomasse pour
la chaleur.
Mais je voudrais aussi qu
'on
soit un peu cohérents et un peu honnêtes. Quand vous parlez de la sortie du pétrole de la Norvège,
c
'est très bien.
Mais
la pollution,
ça
ne s'arrête pas à votre frontière. Et la Norvège, c'est quand même le 13e producteur de pétrole au monde. Donc, au bout d'un moment, moi, je veux bien qu
'on
cite la Norvège comme exemple en
disant que la Norvège, elle vend son pétrole partout dans le monde.
Non, mais elle vend son pétrole partout dans le monde. Donc,
c
'est très bien. Inspirons-nous des mesures de transition énergétique de la Norvège. Effectivement, il y
a
des bonnes choses. Il y
a
des choses qu'on essaye de développer, notamment, par exemple, en France, beaucoup avec la méthanisation. Mais soyez un peu
honnêtes aussi. Je veux dire, ils sont juste 13e producteur mondial de pétrole. Ils
ne sont pas non plus tout blanc dans la...
Isabelle Saporta ?
Non, enfin, la méthanisation,
c
'est vraiment... Alors, pour le coup, ça ne fonctionne pas du tout. Donc, ça, ce n
'est
pas la peine de nous le vendre comme la solution écolo. Ça n'en est pas une du tout. C'est-à
-dire
que
ça
va être une solution pour les porcheries industrielles qui ne gagnent déjà pas d'argent. Essayer de faire, effectivement, de l'énergie sur de la viande qu'elles n'arrivent plus à vendre au bon prix. Faites en sorte que les états généraux de l'alimentation accouchent d'autre chose que d'un sourisseau et qu'on paye correctement nos agriculteurs, vous ne serez pas obligés de leur greffer des usines à biogaz sur leur ferme. Mais moi, j'étais très surprise par l'intervention du Premier ministre qui était chez nous, effectivement, à RTL. Quand il a commencé à donner toutes ces mesures, les unes après les autres.
Le lendemain, nous, on avait la personne en charge du fioul en France qui nous dit, mais moi, j'ai appris en écoutant RTL qu'on allait sortir du fioul et qu'on n'a pas prévenu la filière fioul avant de le faire. C'est un truc de fou. Moi, je veux dire, ça a l'impression d'une espèce d'avenir permanent. On essaye d'éteindre un incendie, on refoue le feu dans un autre endroit. On
dit,
ah mince, là, il
y
a 14 000 emplois. Donc, on va essayer de retrouver une mesurette après.
C
'est absurde.
Une
chaudière à fioul.
Vous
croyez que les gens, ils vont avoir 10, 15
000 euros.
Et pour la changer, là, comme ça ? Pour la chaudière à fioul, moi, j'ai une maison en Normandie. On a dit, c'est 15 000 euros. Je veux dire, les gens, ils n'ont pas 15 000 euros à mettre dans des chaudières à fioul. D'un seul coup, alors, si vous n'êtes pas pour eux, vous êtes un sale populiste, c'est
-à
-dire que vous êtes un nazi, en quelque sorte. Vous êtes comme Marine Le Pen, voilà. Et si vous n'acceptez pas... Faites
gaffe pour un courtier,
vous allez vexer Nicolas Dupont.
Non,
on se connaît Nicolas, on se connaît. Ce que je veux dire, simplement, c'est que si
vous n'acceptez pas
ces mesures, vous n'êtes pas écologistes. Donc, si vous n'êtes pas d'accord avec eux, vous êtes un type qui est contre l'écologie et qui est nazi. C'est pas une méthode très intéressante de gouvernement, ça. Et puis,
par
ailleurs,
moi, je
suis là où je suis entièrement d'accord avec vous. Moi, pour le coup, je suis vraiment écolo. C'est que si vous voulez dire aux gens précaires, les montrer du doigt en leur disant, « Hé, t'es pas content de tout ça ? T'es pas écolo ? T'en as pas marre de la bronchioler ? T'en as pas marre des 48 000 morts par an
?
» Ça veut dire quoi, cette culpabilisation ? Je veux
dire,
on voudrait faire détester l'écologie, on ne ferait pas autrement que ce qu'on fait. Ça veut dire quoi de montrer du doigt quelqu'un qui n'a pas les moyens de changer de voiture, quelqu'un qui n'arrive pas à se déplacer sans sa voiture.
Je
veux dire, effectivement, M. Dupont-Aignan, et moi, je déteste le diesel, il a raison, ça a été une politique d'État pendant des années, le diesel. On a soutenu
la filière diesel. On
aura tous dit, on a fait une fiscalité exprès sur le diesel.
Mais si nous,
on travaillait comme ça, il y
a
longtemps qu'on serait au chômage. Je
vous dis franchement, ils ont
de
la
chance d'être là pour 5 ans. C'est pareil pour Roland,
mais
ça revient. Je
veux
dire, franchement, j'ai rien contre Emmanuel Macron, a priori, et encore moins contre le Premier ministre. Mais franchement, ce n
'est
pas du boulot, quoi.
Je
veux dire, ce n
'est
pas sérieux. Marine Lebec,
est
-ce que vous entendez cette idée de stigmatisation ? Parce qu'en fait, au-delà de la dénonciation de la hausse du prix des carburants, la crainte autour de la baisse du pouvoir d'achat, d'ailleurs, on l'a prouvé la semaine dernière ici même, ce n
'est
pas tellement vrai que le pouvoir d'achat des Français baisse. Il y
a
cette sensation. Non, mais comme il y a 2000% d'inflation,
il y a un chiffre, bien
sûr, d'une parenthèse.
Il y a une
part d'inflation. Maintenant, Bruno, dites-moi si
je mettrai. Il y a le retour de l'inflation. Je voudrais une parenthèse sur
les chiffres de l'INSEE. On nous dit que
le
pouvoir d'achat réaugmente, sauf que dedans, il y
a
les fameux 5 milliards pour les classes très favorisées. Donc, le pouvoir d'achat, globalement, il repart un peu, mais quand on regarde... Il est inégalement réparti.
Très inégalement réparti. Il y a l'étude de l
'Institut des politiques
publiques
qui
le montre et qui le démontre.
Mais quand on augmente une
taxe,
ça défavorise le SMIC-A, le pauvre, le modeste, le populaire. Parce que payer 10 euros de plus par plein pour quelqu'un qui
est
au SMIC,
c
'est autre chose que payer 10 euros
par plein. C'est ça, la question que je vous posais, celle de la... Excusez-moi, s'il vous plaît.
Il y
a
certains Français qui se sentent pointés du doigt en disant « Voilà, moi, je suis touché par la hausse de la CSG, je suis touché par la hausse des carburants, et on me propose de l'argent pour que je change ma voiture alors que je ne
peux
pas en changer. »
Non, mais c'est là où je pense qu'il ne
faut
pas faire une mauvaise analyse. Moi, j'entends l'augmentation de la fiscalité de l'essence. Oui, sur le pouvoir d'achat, quand on utilise sa voiture, quand on a une voiture qui consomme beaucoup, ou quand on fait beaucoup de kilomètres, c'est pénalisant.
Non, il
faut être honnête sur ce sujet-là. Mais je pense qu'il faut aussi dire les choses. On dit « Ah oui, c'est de la fiscalité punitive », OK, on peut l'entendre, moi, je ne
suis
pas tout à fait en accord avec ce discours, mais surtout, il ne faut pas... Toutes les mesures qu'on fait, que ce soit la prime à la conversion, la révision des barèmes kilométriques, ou ce qui sera proposé en matière de transport dans la loi mobilité, notamment l'aide pour les personnes qui vont soit en vélo, soit en covoiturage sur leur lieu de travail, tout ça,
c
'est des mesures, c'est incitatif,
c
'est de la fiscalité positive.
C
'est pour ça, changez vos comportements. On ne vous pointe pas du doigt en disant « Vous avez un mauvais diesel ». On vous dit « Si vous avez un vieux diesel, l'État vient vous aider pour changer ce vieux diesel ». Alors, vous n'êtes pas forcément, à l'instant T, aujourd'hui, au mois de novembre 2018, en capacité de le faire. Mais l'idée, c'est de savoir que cette mesure, elle est pérenne, que notre objectif, c'est un million de voitures qui sont converties. Et bien sûr, on fait la prime à la conversion sur les voitures de seconde main. Alors, il va peut-être y avoir une ruée vers ce marché pendant un temps, et puis ça va revenir.
L'important, c'est la durabilité et la visibilité de ces méthodes.
Et la souffrance. C'est de la prévisibilité. Un dernier mot au sujet, Isabelle, c'est important. Non,
mais là où vous voyez, alors moi, je suis en accord avec Thierry Ardisson, sauf que moi,
je
suis très européenne.
C
'est que le jour où on aura... Ah, vous êtes très européenne
? Mais oui, mais l'Europe
qu'ils ont fait, ce n
'est
pas l'Europe,
l'Europe c'est
Erasmus. Et maintenant, l'Europe,
c
'est devenu l'euro. C'est-à-dire qu'on s'est fait avoir. On n
'a
pas fait une vraie Europe, intelligente, cultivée. On a fait une Europe du pognon. C'est une Europe, oui, pour les technocrates.
D
'ailleurs, on est dirigé par les technocrates, et malheureusement, on voit ce qu'il fait.
Parenthèse européenne refermée. Non,
juste, je vais juste finir. C'est que le jour où on n'aura pas effectivement ces objectifs de 3%, mais on aura un grand plan européen, par exemple, sur une autre mobilité, sur une mobilité fluviale, sur des transports ferroviaires qui seront effectivement vraiment un grand plan, comme on a pensé des grands plans, quand à l'époque, on espérait, par exemple sur le nucléaire, je suis très contre le nucléaire, mais quand on espérait faire une filière, on mettait de l'argent, et on se projetait à 40, à 60 ans. Faites ça, je vous jure, vous donnerez envie
d
'Europe, là. Vous êtes tous en train de vous poser la question, qui met en tête de liste ? Arrêtez de vous poser ces questions-là. Faites un grand plan, pensez à ça, proposez-nous quelque chose, faites-nous rêver plutôt
que de 3%. C'est un intérêt sur ce sujet,
s'il vous plaît. Nicolas Dupont-Aignan, ces questions-là vous profitent pas mal. Sondage IFOP, dans la perspective des Européennes, vous êtes plutôt en forme, crédité de 7% des voix. C'est autant qu'Europe Ecologie Les Verts, c'est 0,5 point de moins que le Parti Socialiste. Vous savez, moi j'emploie toujours la fable de La Fontaine, la tortue et le lièvre. Alors, je me prends plus pour une tortue qu'un lièvre, ça prend du temps. Mais je pense qu'après toute cette ère de la com pour la com, du tog, de la frime, du fric, eh bien je pense que les Français se tournent vers quelqu'un comme moi, et surtout ceux qui m'accompagnent, qui sont peut-être moins bruyants, moins showbiz et plus solides.
Voilà, et j'espère qu'ils iront, notre projet. Vous savez, vous parliez tout à l'heure, je crois que c'est Bruno Jeudy, de la présidentielle, les Français se sont rués sur Macron. En fait, je crois que les Français, j'espère, après cet épisode Macron, vont comprendre qu'il faut peut-être lire les programmes, qu'il ne
faut
pas regarder les magazines, les couvertures de magazines, Brigitte à la plage, Brigitte au château, Brigitte, qu'il faut peut-être
voter en fonction du fond.
Et moi, j'ai une démarche de fond depuis des années, ça a été hyper dur, j'en ai pris plein la gueule, mais je maintiens qu'il y
a
des solutions pour mon pays, que j'aime, qu'il
y a
des solutions pour l'Europe différentes. Oui,
je
rêve d'un grand plan industriel, par exemple, le prêt à taux zéro, pour les voitures, je le propose pour les voitures fabriquées en France. Et là, vous auriez une fille d'hier, les panneaux solaires, parce que c'est normal qu'on importe nos panneaux solaires de Chine.
Nicolas Dupont
-Aignan... Voilà, donc je suis désolé d'être...
Non, je vous en prie, mais
je vous en prie, si ce que vous racontez nous intéresse dans la perspective des Européennes, la question que je veux vous poser,
c'est celle
de
votre liste,
Nicolas
Dupont-Aignan, justement,
sur le fond
des
choses. Évidemment, on ne
va
pas y revenir sans cesse, mais votre alliance avec Marine Le Pen au cœur de la présidentielle a dérouté certains,
intéressé d
'autres.
J'ai fait le choix... C'est une catastrophe, Dominique Bessner. J'ai fait le choix en conscience,
parce que c'était le second tour
et qu'il fallait choisir. Il laissait la comblée,
j'espère. Mais moi, j'ai choisi en conscience parce que j'estime... J'étais candidat à la présidentielle au premier tour,
et
j'estime qu'un homme candidat à la présidentielle à la plus haute fonction ne peut pas, la veille du second tour, se laver les mains et dire je vais à la pêche et vous, 45 millions d'électeurs, faites comme moi aller à la pêche. Il y avait un choix. J'ai choisi, je l'assume. Pour autant, j'ai toujours dit, tout le monde sait, que j'étais libre et je reste libre. Vous en êtes où des relations avec le Rassemblement national ? Parce que
pour le coup, vous n'avez pas de
liste commune. Non. J'ai proposé... Moi, je travaille. J'ai proposé un travail. On a écrit un manifeste sur les européennes, très sérieux, très précis. Je l'ai envoyé à M. Wauquiez, à Mme Le Pen, et je leur ai dit est-ce qu'un jour, on ne pourrait pas tous qui nous interdise de nous rassembler ? M. Wauquiez a dit non. Il reste dans sa mélasse. Je ne comprends toujours pas ce qu'il veut. Et Mme Le Pen, elle ne répond pas. Eh bien, j'avance. Ils ne sont pas candidats, d'ailleurs, ni l'un ni l'autre. Et ils restent chacun dans leur boutique. Moi, je crois à une grande coalition avec des gens intègres et avec un programme de fonds. Ce ne sera pas avec tout le monde au Rassemblement national ?
Ça ne sera pas avec Mme
Le Pen comme ça, comme intègre.
Eh bien, viendra ceux qui le souhaitent.
En tout cas, vraisemblablement, David Racheline ne viendra pas. À votre sujet, il dit Nicolas Dupont-Aignan fait les poubelles du Rassemblement national. Il prend l'intégralité des tocards. Il prend tous les déçus qui n'ont pas eu de poste chez nous. Il fait les poubelles du mouvement. Eh bien, je vais vous dire.
Je vais vous
répondre très clairement parce que je ne polémiquerai jamais
avec eux. On ne peut rapporter
par le journal du dimanche. Eh
bien,
moi, c'est curieux parce que les personnes qui m'ont rejoint, il y en a des Républicains et il y en a du Front National et des élus du Front National très bien, notamment une femme,
il
y
a
quelques années qui est enseignante en Z comme une femme exceptionnelle, des conseillers régionaux, des députés et qui ne se sentent pas du tout être des déchets du tout et qui, d'ailleurs, ont été un peu outrés d'être considérés comme ça par ceux-là même qu'ils avaient servis.
Est-ce qu'à la fin des fins, Nicolas Dupont-Aignan, la problématique,
ce n
'est
pas l'égo puisque Marine Le Pen a l'envie d'y aller parce que vous avez envie d'y aller et parce que Laurent Wauquiez a l'envie d'y aller et que vous
êtes
trop de chefs pour
passer de poste ? Moi, il y a
une conviction. Il
y a une peine
à M. Wauquiez, à
M.
Dupont-Aignan. Les électeurs sont libres et en politique, il y a des projets, il y a des personnalités et ils choisissent. Et il
y
a des élections, figurez-vous, qui normalement sont faites pour ça. Donc, moi, je présente ma liste avec mon caractère, ce que je suis. On commence à me connaître. Les gens qui vont m'accompagner, j'espère prendre le meilleur de chacun et puis dire aux Français voilà ce que je propose. Je veux aller vers là-bas. Un plan à 20 ans pour l'Europe. Maintenant, vous suivez ou vous me rejetez. Vous faites ce que vous voulez. Vous êtes libre. Mais votez en ouvrant les yeux. Arrêtez de vous laisser intoxiquer par la télévision, par les tout. Votez en fonction de
vous-même. Ça dépend quelle télévision, Fabien ? Bien sûr. Vous êtes dedans ce soir. Mais votez
en fonction de votre cœur et de votre conscience. Moi, je pense que... Voilà.