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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 2 septembre 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Présidentielle : "J'apprécierai le moment venu ce que j'ai à faire", dit François Hollande

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 15 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Quel est le sens de ce livre ? Est-ce celui d'un ancien président ou d'un candidat ?

  • 0:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est celui d'un candidat qui a déjà un programme prêt à l'emploi ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Êtes-vous candidat ou portez-vous simplement un projet ?

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Avez-vous signé un bail pour un QG de campagne ?

  • 3:36OuverteRéponse directe

    Revenez sur votre bilan de président avec cette anaphore : ai-je eu tort ?

  • 3:53RelanceRéponse partielle

    Ne sous-estimez-vous pas le rejet dont vous faites l'objet chez une partie du peuple de gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:42Locuteur non identifiéFait
    « C'est-à-dire avec Vladimir Poutine et Donald Trump, sans oublier la Chine. »
  • 2:06Locuteur non identifiéFait
    « Autour de la seule priorité qui vaille dans une société qui vieillit, c'est-à-dire la jeunesse, l'éducation, la formation, la qualification, et aussi la transition écologique. »
  • 6:44Locuteur non identifiéChiffre
    « Vous proposez d'augmenter la TVA de 4 points, de 20 à 24 % pour financer une augmentation du salaire net des Français de 10 %. »
  • 7:43Locuteur non identifiéFait
    « La 24 %, c'est le taux moyen dans l'Union européenne. »
  • 7:47Locuteur non identifiéChiffre
    « Je propose de baisser de 5,5 à 0 la TVA sur les produits alimentaires et sur les travaux énergétiques. »
  • 8:56Locuteur non identifiéFait
    « Aujourd'hui on a une inflation supérieure à 2%, on a une croissance nulle, on a un chômage qui monte et on a une dette publique qui est considérable. »
  • 11:40Locuteur non identifiéFait
    « J'avais stabilisé la dette, et j'avais fait en sorte que les comptes sociaux soient équilibrés. »
  • 11:44Locuteur non identifiéChiffre
    « Aujourd'hui on a à la fois un déséquilibre des comptes sociaux, 25 milliards, et on a surtout un déficit public de 150 milliards du budget de l'État. »
  • 14:01Locuteur non identifiéFait
    « La première condition pour que nous soyons efficaces, c'est d'appliquer le pacte asile-immigration que l'Europe vient de mettre en place. »
  • 15:04Locuteur non identifiéFait
    « Il faut que les personnes qui rejoignent leur conjoints parlent le français et respectent les lois de la laïcité. »
  • 17:56Locuteur non identifiéFait
    « Le mois de décembre, dans une élection présidentielle, c'est le mois clé. »
  • 20:32Locuteur non identifiéFait
    « Si Mme Le Pen arrivait au second tour et gagnait l'élection présidentielle, elle aurait une majorité à l'Assemblée, mécaniquement. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié67 %
  • Locuteur non identifié 216 %
  • Présentateur9 %
  • ?4 %
  • Auditeur4 %

≈ 26,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et dans le grand entretien ce matin, nous recevons donc un ancien président de la République, député socialiste et peut-être, peut-être futur candidat à l'élection présidentielle. Vos questions et réactions, chers auditeurs, au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Bonjour François Hollande.

0:17
Locuteur

Bonjour, bonjour.

0:17
Présentateur

Merci d'être avec nous ce matin, d'avoir choisi France Inter pour venir parler de votre nouveau livre. Ça s'appelle « Unir », sous-titré « Nouveau Monde, Nouvelle Gauche » aux éditions Robert Laffont. Vous y faites de nombreuses propositions pour le pouvoir d'achat, sur l'immigration notamment. On va y revenir. On va aussi parler de la situation à gauche, alors que vous refusez toujours de participer à la primaire de la gauche dite sociale-démocrate. On essaiera de comprendre quelle est votre ambition et votre calendrier. Mais d'abord, expliquez-nous, François Hollande, quel est le sens de ce livre ?

Est-ce que c'est celui d'un ancien président qui veut mettre à profit son expérience pour éclairer la nouvelle génération

0:55
Locuteur

?

0:55
Présentateur

Ou est-ce que c'est celui d'un candidat qui a déjà un programme prêt à l'emploi

0:59
Locuteur

? C

1:00
Locuteur non identifié

'est celui de François Hollande qui regarde

1:03
Locuteur

le

1:04
Locuteur non identifié

monde tel qu'il est, qui est beaucoup plus dangereux que celui-même que j'avais pu affronter lorsque j'étais président de la République. Et une société française qui est beaucoup plus divisée que ce que j'avais pu avoir à connaître comme chef de l'État.

1:17
Locuteur

Et

1:18
Locuteur non identifié

nous sommes à la veille d'une élection qui va être non seulement majeure pour les Français, pour leur vie, pour la France, pour sa place dans le monde, mais aussi pour l'Europe, parce que ce qui sortira du scrutin du mois de mai prochain déterminera à la fois ce que la France peut faire,

1:36
Locuteur

ce

1:36
Locuteur non identifié

que la France a comme rôle, et ce que deviendra aussi l'Europe dans le monde tel que je l

1:42
Locuteur

'ai

1:42
Locuteur non identifié

décrit, c'est-à-dire avec Vladimir Poutine et Donald Trump, sans oublier la Chine. Donc, quel était mon rôle ? Quel est encore mon rôle ? C'est de transmettre, effectivement, l'expérience que j'ai, de donner, avoir un projet, car il y a aujourd'hui une nécessité que la France soit beaucoup plus forte qu'elle ne l'est aujourd'hui,

1:59
Locuteur

et

2:00
Locuteur non identifié

qu'elle soit plus unie pour être plus forte. Alors, autour de quoi ? Autour de la seule priorité qui vaille dans une société qui vieillit, c'est-à-dire la jeunesse, l'éducation, la formation, la qualification, et aussi la transition écologique, la planification écologique, parce que nous sommes à un moment, on l'a vu cet été, mais c'était déjà vrai, y compris lorsque j'étais président de la République avec la COP21, c'est-à-dire nous sommes devant une transformation des éléments de la vie sur la planète.

2:25
Présentateur

Alors, on va parler de votre vision de ces propositions, qui seront donc celles que vous porterez devant les Français, si d'aventure, vous êtes candidat.

2:33
Locuteur

Mais

2:34
Locuteur non identifié

aujourd'hui, je ne suis pas dans cette temporalité, comme vous dites, c'est-à-dire, je porte un projet, je le livre aux Français, c'est le but d'un livre, je ne me place pas dans une candidature, il y en a suffisamment aujourd'hui, j'apprécierai le moment venu, ce que j'ai à faire. Mais aujourd'hui, ce que les Français, et pas simplement les Français, ce que le monde attend, c'est de savoir ce que nous voulons faire de notre pays. François Hollande, on va rentrer dans le détail de vos propositions, simplement pour tenter d'évacuer ce sujet, même si vous n'y rentrez pas tout à fait.

Et nos confrères de Politico nous apprennent ce matin que vous avez, ou que vous vous apprêtez à signer le bail pour un QG de campagne. Alors là, c'est la première personne qui signe un QG de campagne sans être candidat.

3:12
Locuteur

Non,

3:13
Locuteur non identifié

ce n

3:13
Locuteur

'est

3:13
Locuteur non identifié

pas un QG de campagne, ce n

3:14
Locuteur

'est

3:14
Locuteur non identifié

pas d'ailleurs moi qui signe ce bail, comme vous dites, ce sont des amis, parce que je ne

3:18
Locuteur

veux pas... Ah bon,

3:19
Locuteur non identifié

désintéressé que vous ne

3:20
Locuteur

connaissez pas ? Je ne veux pas, y

3:21
Locuteur non identifié

compris pour la promotion de ce livre, confondre ce que je fais comme ancien président, avec les moyens qui sont assignés, avec ce que doit être en totale transparence l'avis d'un auteur, demain, qui aura à prendre sa responsabilité. Oui. Bon. François Hollande, d'un mot avant de parler de ces propositions, vous revenez dans l'introduction de votre livre, sur votre bilan de président de la République, avec une anaphore, c'est visiblement votre spécialité, cette fois ce n'est pas moi président, comme pendant le débat d'entre deux tours, c'est, ai-je eu tort ? Ai-je eu

3:49
Locuteur

tort

3:49
Locuteur non identifié

sur la politique internationale, sur la question climatique ? Est-ce que vous ne sous-estimez pas le rejet dont vous faites l'objet chez une partie du peuple de gauche, et qui pourrait être un obstacle, si d'aventure, vous vous présentiez à nouveau devant les Français ? Est-ce que vous ne... peut-être que vous ne mesurez pas suffisamment

4:06
Locuteur

le...

4:07
Locuteur non identifié

voilà, la rupture, la fracture qu'a représentée ce quinquennat ? Je ne suis plus dans ce débat-là, de savoir si je dois être encore regardé sur le bilan, je l'assume, j'en vois aussi les insuffisances.

4:21
Locuteur

Ce

4:22
Locuteur non identifié

qui compte pour moi, ce n

4:22
Locuteur

'est

4:22
Locuteur non identifié

pas de savoir ce que pense tel ou tel,

4:25
Locuteur

c

4:25
Locuteur non identifié

'est de savoir ce que nous allons faire ensemble, les Français, en 2027. Jamais la situation n'a été aussi grave. Nous vivons deux guerres. Au moment où nous avons parlé, il y a eu à la fois des bombardements sur Kiev, et il y a eu des bombardements entre les Etats-Unis et l'Iran sur des bases ou sur des sites. Est-ce qu'on mesure bien ce qui est en train de se produire dans le monde ? Et nous, on est là en train de parler de telle ou telle mesure qui peut être intéressante par ailleurs, ou de telle ou telle procédure.

Mais non, aujourd'hui, ce qui est en cause, c'est de savoir ce que nous, Français, parce que nous ne sommes pas n'importe quel peuple, il se trouve que la France est l'élément moteur de la construction européenne, et que la France est un pays, membre du Conseil de sécurité, qui affirme son indépendance et qui doit peser sur les Etats-Unis comme sur la Russie. Donc, c'est ça l'enjeu principal. Et par ailleurs, quand je vois la société aussi divisée, avec des extrêmes qui jouent la division, je me dis, mais ce

5:24
Locuteur

n

5:24
Locuteur non identifié

'est pas possible que nous arrivions là, en 2027, dans un affrontement, une bipolarisation qui serait entre les extrêmes. Donc, l'enjeu, c'est d'unir. Parce que les Français sont finalement beaucoup plus en cohésion qu'ils ne le croient eux-mêmes. Mais faut-il leur proposer un projet ? Moi, je leur propose un projet. Et un projet, bien sûr, on peut me juger moins, mais ce qui compte, c'est moins ma personne aujourd'hui que ce que je vais avancer dans le débat public.

5:47
Présentateur

Sauf que ce qui nous intéresse précisément, François Hollande, c'est votre vision du monde et votre vision de la France. Quand vous sous-titrez votre livre Nouveau Monde, Nouvelle Gauche, est-ce que ça veut dire aussi que vous vous présentez comme un nouveau François Hollande

5:59
Locuteur

?

6:00
Locuteur non identifié

On n

6:00
Locuteur

'est

6:00
Locuteur non identifié

jamais complètement nouveau, ça fait partie. Oui, le j'ai changé. Oui, le j'ai changé. Vous savez, je ne suis plus au pouvoir, mais je sais maintenant tout ce qu'il faut faire que je n'ai pas pu faire quand j'étais au pouvoir. Je suis très frappé de la facilité avec laquelle tous ceux qui ont gouverné depuis 10 ans, vous les reconnaîtrez aisément, prouvent les solutions, y compris dans des domaines qui n'ont pas été forcément les meilleurs pour leur gestion, qu'ils proposent aux Français aujourd'hui. Je peux être dans le lot, donc j'assume.

Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'aujourd'hui, ce qui doit bien nous mettre en mouvement, c'est de savoir ce que nous voulons faire en tant que pays. C'est la France qui est en cause. Justement, François Hollande, rentrons dans le vif du sujet de vos propositions. D'abord sur le plan économique. Il

6:42
Locuteur

y

6:42
Locuteur non identifié

a une mesure que vous suggérez qui a été très commentée. Vous proposez d'augmenter la TVA de 4 points, de 20 à 24 % pour financer une augmentation du salaire net des Français de 10 %. Olivier Faure dans les colonnes du Parisien dimanche vous reproche de vouloir augmenter, je cite, l'impôt le plus injuste en France. Est-ce qu'on peut être de gauche et vouloir augmenter la TVA qui frappe tous les Français de façon indifférenciée

7:04
Locuteur

?

7:05
Locuteur non identifié

Être de gauche, pas simplement d'ailleurs de ce point de vue-là, c'est vouloir que les salaires augmentent,

7:12
Locuteur

que

7:12
Locuteur non identifié

le travail soit mieux rémunéré.

7:14
Locuteur

Donc

7:15
Locuteur non identifié

une des façons de mieux rémunérer, c'est de faire qu'il y ait moins de cotisations sociales salariales

7:22
Locuteur

payées

7:23
Locuteur non identifié

par les travailleurs.

7:24
Locuteur

C

7:25
Locuteur non identifié

'est la proposition que je fais.

7:26
Locuteur

Pour

7:26
Locuteur non identifié

financer la baisse des cotisations salariales, qui permettrait donc une augmentation de pouvoir d'achat d'à peu près 10 %.

7:32
Locuteur

Il

7:33
Locuteur non identifié

faut trouver de la recette pour compenser la baisse des cotisations salariales. Je propose d'augmenter d'un point par an pendant 4 ans la TVA au taux normal. La 24 %, c'est le taux moyen dans l'Union européenne. Mais je propose de baisser de 5,5 à 0 la TVA sur les produits alimentaires et sur les travaux énergétiques.

7:56
Locuteur

Et sur les

7:56
Présentateur

carburants.

7:57
Locuteur non identifié

Et sur

7:58
Locuteur

les carburants, on peut faire une mesure ponctuelle sur les carburants,

8:01
Locuteur non identifié

parce que les carburants, ce n

8:02
Locuteur

'est

8:02
Locuteur non identifié

pas à 5,5, c'est à 20. Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'on peut faire une mesure qui est doublement avantageuse pour le pouvoir d'achat des travailleurs, c'est-à-dire d'une part augmenter le salaire net, et d'autre part baisser les prix de

8:13
Locuteur

l'alimentation aujourd'hui sur l'énergie. C'est la puissance

8:15
Locuteur non identifié

publique qui se substitue au geste que pourraient faire les entreprises en décidant d'augmenter leurs salariés. Vous comprenez ce reproche qui peut être

8:21
Locuteur

fait à cette mesure ? Mais ça ne l'exclut

8:22
Locuteur non identifié

pas. Ça ne l'exclut pas. Les employeurs, dans des négociations, doivent également augmenter le salaire brut qui doit être à ce moment-là aussi proche du salaire net. Les deux vont ensemble. Mais pour augmenter les salaires

8:36
Locuteur

pour

8:38
Locuteur non identifié

les employeurs, il

8:39
Locuteur

faut

8:39
Locuteur non identifié

qu'il y ait de la croissance, de l'activité économique. C'est pour ça que l'union que je propose, c'est aussi d'investir massivement dans la décarbonation et massivement aussi dans les nouvelles technologies. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui la France a une croissance nulle ? Il faut regarder aussi le bilan. Aujourd'hui on a une inflation supérieure à 2%, on a une croissance nulle, on a un chômage qui monte et on a une dette publique qui est considérable. Donc si on veut sortir de ce étau-là, il faut investir massivement dans les investissements technologiques et écologiques.

9:12
Présentateur

Investir dans la décarbonation, mais pourtant il y a dans ce mécano de TVA, il y a cette curiosité qui est que vous voulez mettre à zéro la TVA sur l'énergie dont les carburants.

9:24
Locuteur

Donc subventionner les énergies

9:26
Présentateur

fossiles.

9:27
Locuteur non identifié

Les carburants, vous avez vu aujourd'hui, compte tenu de la situation internationale, nous avons une augmentation considérable du prix du gaz

9:33
Locuteur

et

9:33
Locuteur non identifié

nous avons un prix de l'essence des carburants qui reste maintenant supérieur à 2 euros, voire 2,20 euros pour le diesel. Donc on peut trouver une mesure ponctuelle, ça ne peut pas être une mesure durable, la baisse de la TVA sur les carburants. En revanche, la baisse de la TVA,

9:50
Locuteur

c

9:50
Locuteur non identifié

'est-à-dire la suppression même du taux réduit de 5,5 sur les produits alimentaires, aujourd'hui quand l'inflation repart, c'est une mesure en faveur de

9:58
Locuteur

la TVA. Non

9:58
Locuteur non identifié

mais attendez François Hollande, la question que vous pose Florence,

10:00
Locuteur

c

10:00
Locuteur non identifié

'est est-ce qu'on peut se dire en faveur de la transition écologique, en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique et dans le même temps prendre une mesure fiscale qui est une mesure de fait de subvention des énergies fossiles ? Vous avez vu le niveau du prix aujourd'hui ? Oui, au-dessus de 2 euros et

10:12
Locuteur

on en parle quotidiennement.

10:13
Locuteur non identifié

Est-ce que ça induit une baisse, oui, de la consommation des produits énergétiques ? À l'évidence. Donc de ce point de vue, on pourrait se dire, on n

10:22
Locuteur

'a

10:22
Locuteur non identifié

qu'à augmenter encore plus fortement le prix des carburants et on fera une mesure écologique. Non, il faut quand même qu'il y ait aussi une certaine...

10:29
Locuteur

Mais c'est

10:29
Présentateur

donc dans le match climat-pouvoir d'achat, c'est le pouvoir d'achat qui gagne

10:32
Locuteur

?

10:32
Locuteur non identifié

Mais dans une période où le prix des carburants, où le prix de l'énergie, le prix du gaz est aussi élevé, il faut quand même penser au pouvoir d'achat. C'est ponctuel, parce que les guerres ne doivent pas continuer. Ou alors c'est un reniement, un renoncement. C

10:47
Locuteur

'est

10:47
Locuteur non identifié

pour ça que je pense que le grand débat de la présidentielle, ce n

10:51
Locuteur

'est

10:51
Locuteur non identifié

pas simplement un débat intérieur, c'est aussi un débat international. Qu'est-ce que le prochain président de la République aura à faire dans le monde tel qu'il est ? Un mot encore François Hollande, et c'est à l'ancien président du ras-le-bol fiscal que je m'adresse. Sur le débat autour de la fiscalité, Raphaël Glucksmann propose de taxer ce qu'il appelle les méga-héritages au-dessus de 2 millions d'euros pour dégager de l'argent, lui aussi pour augmenter le salaire net des Français. Est-ce que ça c'est une bonne mesure de taxer de façon plus importante les grands héritages pour dégager des ressources ? Je vais d'abord répondre de manière générale.

La dette publique de la France a atteint un niveau record.

11:28
Locuteur

Vous

11:29
Locuteur non identifié

évoquez ce qui a changé depuis mon quinquennat. Moi j'avais stabilisé la dette,

11:36
Locuteur

et

11:36
Locuteur non identifié

j'avais fait en sorte que les comptes sociaux soient équilibrés. Aujourd'hui on a à la fois un déséquilibre des comptes sociaux, 25 milliards, et on a surtout un déficit public de 150 milliards du budget de l'État.

11:49
Locuteur

Et

11:50
Locuteur non identifié

nous avons des taux d'intérêt qui ne cessent d'augmenter.

11:52
Locuteur

Dans

11:52
Locuteur non identifié

quelques mois, dans quelques années, si nous ne faisons rien, nous aurons à consacrer, non pas rembourser, mais pour payer les charges d'intérêt, 100 milliards d'euros. Aujourd'hui c'est 70 milliards,

12:05
Locuteur

c

12:05
Locuteur non identifié

'est l'équivalent du budget de

12:06
Locuteur

l

12:06
Locuteur non identifié

'éducation nationale.

12:07
Locuteur

Je

12:08
Locuteur non identifié

vais parler de la finance, vous vous souvenez de la finance, mon ennemi ? Aujourd'hui l'impôt que nous payons,

12:12
Locuteur

par

12:13
Locuteur non identifié

les charges d'intérêt, c'est l'impôt que la finance prélève sur nous. C'est-à

12:18
Locuteur

-dire

12:18
Locuteur non identifié

que nous dépensons plus pour payer les intérêts de notre dette,

12:22
Locuteur

que

12:23
Locuteur non identifié

pour payer l'éducation de nos enfants. Donc à partir de là, je reviens à votre question, dire qu'on va redresser les comptes

12:30
Locuteur

publics

12:31
Locuteur non identifié

avec des économies, oui,

12:33
Locuteur

avec

12:33
Locuteur non identifié

des maîtrises de la dépense sûrement, avec

12:36
Locuteur

des réformes

12:36
Locuteur non identifié

structurelles sur les retraites et la santé, à l'évidence. Mais dire qu'il n'y aura pas d'augmentation de prélèvement est un mensonge. Il y aura des augmentations de prélèvement. Est-ce que ça doit être sur les plus nombreux ou les plus favorisés ? Ça doit être sur

12:52
Locuteur

les plus favorisés. Donc taxer les méga-héritages, comme le dit Raphaël Glucksmart

12:54
Locuteur non identifié

? Il faut regarder les choses telles qu'elles sont. Oui, il doit y avoir une contribution sur les gros héritages, mais elle sera forcément limitée. Aujourd'hui, les droits de mutation, c

13:04
Locuteur

'est

13:04
Locuteur non identifié

-à

13:04
Locuteur

-dire

13:04
Locuteur non identifié

les successions, les donations, c'est 18 milliards d'euros. On peut trouver 3, 4 milliards, mais on ne doublera pas la contribution sur l'héritage. Par ailleurs, les Français, ils sont quand même attachés à leur patrimoine transmis. Et donc il faut trouver plutôt des solutions en termes de donations aux petits-enfants pour essayer de fluidifier précisément, pour faire qu'on hérite beaucoup plus tôt dans la vie. François Hollande, tout à

13:27
Locuteur

l

13:27
Locuteur non identifié

'heure, Florence, vous demandez s'il y avait un nouveau François Hollande. Et c'est vrai que quand on lit les pages que vous écrivez sur l'immigration, on se pose la question, puisqu'on découvre avec une forme de surprise, qu'au-delà de la discussion annuelle au Parlement sur l'immigration de travail, qui là est une proposition qui peut être communément partagée, vous suggérez, vous, homme de gauche, de resserrer les conditions du regroupement familial.

Est-ce que ça veut dire que sur l'immigration, vous considérez que la gauche française doit regarder ce qui se fait, par exemple, dans les pays scandinaves, où c'est une ligne beaucoup plus dure, qui est proposée sur les questions migratoires ? D'abord, en

13:56
Locuteur

matière

13:57
Locuteur non identifié

d'immigration, nous avons une politique européenne.

14:01
Locuteur

Et

14:01
Locuteur non identifié

la première

14:02
Locuteur

condition

14:03
Locuteur non identifié

pour que nous soyons efficaces, c'est d'appliquer le pacte asile-immigration que l'Europe vient de mettre en place. Contrôle aux frontières, vérification rapide des situations des demandeurs d'asile, et renvoi de ceux qui ne peuvent pas y accéder. Sur le regroupement familial, parce qu'il y a l'immigration de travail, vous dites que tout le monde la partage, ce n

14:25
Locuteur

'est

14:25
Locuteur non identifié

pas tout à

14:25
Locuteur

fait vrai. Tout le

14:26
Locuteur non identifié

monde, j'ai dit que c'était une proposition

14:27
Locuteur

qui

14:27
Locuteur non identifié

faisait davantage consensus que

14:30
Locuteur

nous referions les critères de l'immigration familiale. Il y a l'olution de la

14:31
Locuteur non identifié

démographie, des tensions sur le marché du travail, nous aurons toujours besoin d'une immigration de travail. À nous de la fixer, de la définir, de dire sur quels emplois, avec

14:40
Locuteur

les personnes... Avec des

14:41
Locuteur non identifié

régularisations de travailleurs ou pas ? Avec des régularisations lorsque nous sommes dans des métiers en tension, et que ces personnes travaillent de manière clandestine. Deuxièmement, sur le regroupement familial, nous savons bien qu'il y a des règles qui ne sont pas respectées. Donc, pour l'immigration, pour le regroupement familial, il faut que les personnes qui rejoignent leur conjoints parlent le français et respectent les lois de la laïcité. Ce n

15:06
Locuteur

'est

15:06
Locuteur non identifié

pas déjà le cas

15:06
Locuteur

? Pas

15:07
Locuteur non identifié

toujours. Et ce n'est pas suffisamment vérifié. Par ailleurs, il y

15:11
Locuteur

a

15:11
Locuteur non identifié

des abus sur les mariages avec des personnes étrangères, mariages qui sont faits à l'extérieur de nos frontières, ce qu'on appelle les conjoints étrangers. Et là aussi, je pense qu'il faut resserrer. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Je veux dire par là que l'immigration, ça fait partie de ce qu'est la responsabilité d'un État. Et ce n

15:29
Locuteur

'est

15:29
Locuteur non identifié

pas une question simplement, est-ce qu'on est de gauche ou de droite ? On doit le faire avec humanité. Mais c'est à nous de définir ce que nous voulons avoir comme immigration ou ce que nous ne voulons pas. Par ailleurs, le vrai sujet sur l'immigration, vous le connaissez parfaitement, c'est de savoir si on raccompagne, c'est-à-dire si on écarte les personnes qui n'ont pas à faire valoir leurs droits ici.

15:47
Locuteur

Vous

15:48
Présentateur

le savez, le grand entretien est ouvert aux auditeurs qui peuvent vous poser leurs questions. Nous accueillons donc Gilles. Bonjour Gilles, bienvenue sur France Inter. Bonjour. Gilles, est-ce que vous êtes là

16:00
Locuteur

?

16:01
Présentateur

Manifestement, Gilles n'est pas là. Nous avons des petits soucis ce matin avec la régie.

16:04
Locuteur non identifié

Ce qui nous permet, François Hollande, avant de retrouver peut-être un auditeur, d'avancer sur les questions politiques. Vous avez avancé ce calendrier le mois de décembre. Vous refusez de participer à la primaire de gauche dite sociale démocrate. En fait, on a du mal à comprendre votre calendrier et votre objectif. Si on suit bien, il y aura un candidat désigné au mois d'octobre. Et votre pari, c'est que ce candidat de gauche s'effondre et que vous puissiez récupérer la mise, miser sur l'échec d'un de vos camarades. Ce n

16:32
Locuteur

'est

16:32
Locuteur non identifié

pas très confraternel, ça. Alors, n'ayant pas pu répondre à Gilles, je vais répondre

16:35
Locuteur

à Gilles. Je suis désolé.

16:37
Locuteur non identifié

Je ne sais pas si c

16:38
Locuteur

'est la même question. Je vais finir par vous donner cette question. Non, ça, c'est une autre.

16:41
Locuteur non identifié

Je vais répondre aussi clairement. Je ne suis pas candidat aujourd'hui. Donc, pourquoi irais-je dans une primaire où il n'y a que des candidats à la candidature ? Deuxièmement, au-delà de ce que je pense d'une primaire, même si j'en suis sorti vainqueur en 2011, pour qu'elle soit réussie, il faut qu'elle soit très large, avec une participation très forte. Et je souhaite que ce soit le cas, même si ça sera plus difficile aujourd'hui. Est-ce que c'est que vous avez peur du verdict des socialistes ? Est-ce que ce n

17:07
Locuteur

'est

17:07
Locuteur non identifié

pas pour ça que vous n'allez pas la

17:08
Locuteur

courir

17:08
Locuteur non identifié

? Non, c'est que le calendrier qui est le mien n'est pas celui-là. Et puis, je ne suis pas dans la même situation. J'ai été président, je n

17:13
Locuteur

'ai

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Locuteur non identifié

pas à être candidat à une procédure interne. Mais ce n

17:16
Locuteur

'est

17:16
Locuteur non identifié

même pas le sujet. Mon calendrier, c'est le mois de décembre. Il y

17:19
Locuteur

a

17:19
Locuteur non identifié

un candidat qui va être forcément désigné. Et ce candidat ou cette candidate aura à démontrer qu'il peut, j'espère sur la base du projet que je présente, être le plus rassembleur possible. Et si ce candidat ou cette candidate a la dynamique nécessaire, mais pourquoi viendrais-je, moi, interférer ? Je ne

17:40
Locuteur

suis

17:40
Locuteur non identifié

pas du tout dans une démarche... Donc vous

17:41
Locuteur

le rallierez ?

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Locuteur non identifié

Si c'est une dynamique, s'il peut gagner l'élection, mais pourquoi je veux dire... Donc

17:47
Locuteur

ce sera une

17:47
Présentateur

question de sondage ? Si les sondages sont

17:49
Locuteur

mauvais, vous y allez ? C'est une question de

17:49
Locuteur non identifié

dynamique et de sondage, même si, généralement, ils attendent de savoir exactement ce qui va se passer avec quel candidat. Et pourquoi j'ai fixé le mois de décembre ? Parce que le mois de décembre, dans une élection présidentielle, c'est le mois clé. À droite, vous allez voir, est-ce qu'il y aura autant de candidats à droite ? Bien sûr que non. Sauf s'ils s'obstinaient. Je ne crois pas que ce sera le cas. Donc il y aura une clarification à droite. Il doit y avoir une clarification dans la gauche sociale-démocrate. Et je vous l'assure ici, il n'y aura qu'une seule candidature de la gauche sociale-démocrate.

18:20
Présentateur

Figurez-vous que Gilles est revenu.

18:21
Locuteur

Bonjour. Bienvenue Gilles sur France Inter. Je

18:24
Auditeur

vous remercie d'avoir appelé. Oui, je suis revenu. Bonjour, monsieur le président.

18:28
Locuteur

Bonjour.

18:28
Auditeur

Bon, en fait, moi, je ne m'étale pas trop sur la situation française entre des propositions farfelues pour le national et dangereuses par rapport à l'international. Et je me demande ce que vous penseriez de cette proposition qui consisterait à ce qu'un candidat qui, effectivement, aille de vous-même à Édouard Philippe ou Gabriel Attal, qui s'engagerait à constituer un gouvernement d'union nationale parce que la situation française le justifie. Et il me semble que ça serait astucieux de réaliser ce que Jacques Chirac n'a pas osé faire au moment où il a obtenu 82% des voix face à Jean-Marie Le Pen.

19:11
Présentateur

Merci Gilles. Ça valait le coup

19:13
Locuteur

de

19:13
Locuteur non identifié

vous rappeler. Donc Gilles, je réponds là aussi. J'ai évoqué l'union. Pourquoi j'ai appelé ce livre « Unir

19:20
Locuteur

»

19:20
Locuteur non identifié

? Il faut unir les Françaises et les Français pour que nous puissions avoir un programme, donc une vision et peut-être demain un travail gouvernemental et présidentiel qui nous rassemble et nous permette de nous relever et de peser. Comment procéder ? Est-ce qu'on peut avoir une candidature unique de ce que vous appelez de la social-démocratie ? Ce que

19:44
Locuteur

dit

19:44
Locuteur non identifié

aussi François Bayrou,

19:45
Locuteur

par exemple. Il dit qu'il faut

19:45
Locuteur non identifié

qu

19:45
Locuteur

'il y ait

19:45
Locuteur non identifié

un candidat entre les sociaux-démocrates

19:47
Locuteur

et

19:47
Locuteur non identifié

le centre-droit. Non, je pense qu'on ne parviendra pas à avoir une candidature unique. Pourquoi ? Parce qu'il y

19:54
Locuteur

a

19:54
Locuteur non identifié

une droite qui est en train de se reconstituer. Je crois que vous avez reçu avant moi Édouard Philippe. Il n

19:59
Locuteur

'est

19:59
Locuteur non identifié

pas dans cette stratégie. Il veut reconstituer, il l'a dit lui-même, l'UMP, la droite classique, en pensant que ça peut être à ce moment-là la clé du succès s'il arrive au second tour. Je pense que pour arriver au second tour, il faut non seulement être capable déjà de rassembler, mais il faut être conscient que ce qui va faire le succès, c'est d'aller au-delà de sa famille politique. Et pour rester sur l'idée de la coalition. Je pense que si Mme Le Pen arrivait au second tour et gagnait l'élection présidentielle, elle aurait une majorité à l'Assemblée, mécaniquement.

20:36
Locuteur

Ce

20:36
Locuteur non identifié

n'est plus le cas. C'est ça aussi qui a changé par rapport à la période qui était la mienne où quand la gauche gagnait,

20:43
Locuteur

elle

20:43
Locuteur non identifié

était

20:43
Locuteur

majoritaire à l'Assemblée. Donc il faudra une coalition. Et

20:45
Locuteur non identifié

donc, de toute manière, il y aura une coalition. Donc ça veut dire

20:48
Locuteur

potentiellement gouverner, attendez, François-Centre,

20:50
Locuteur non identifié

ça veut dire gouverner avec le centre ?

20:52
Locuteur

Oui,

20:52
Locuteur non identifié

ça veut dire que nos institutions, qui n

20:54
Locuteur

'ont

20:54
Locuteur non identifié

pas besoin d'être modifiées, moi je ne suis pas du tout pour changer la constitution,

20:58
Locuteur

mais

20:58
Locuteur non identifié

nos institutions vont évoluer. Le rôle du président de la République va également changer. Le prochain président de

21:05
Locuteur

la

21:05
Locuteur non identifié

République, s'il est dans cette philosophie, il doit prendre de la hauteur, il doit être capable de donner ce cap

21:11
Locuteur

et

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Locuteur non identifié

aussi de rassembler les Français. Et en revanche, il doit laisser beaucoup plus de place au gouvernement. Lequel gouvernement doit procéder de l'Assemblée nationale ? Laquelle Assemblée nationale va être plus fragmentée ? Parce que c'est ainsi proportionnel ou pas proportionnel, c'est une affaire de mode de scrutin, mais de toute façon,

21:31
Locuteur

et

21:32
Locuteur non identifié

c'est peut-être la meilleure manière, cette coalition large, d'avoir cette solidité pour transformer, pour agir. Un tout dernier mot, François Hollande, est-ce que vous voterez à la primaire socialiste ? Oui, je suis socialiste, je vote à la primaire socialiste. Et alors vous allez voter pour qui ? Je vous le dirai le moment venu, mais je voterai bien sûr. Mais en tout cas, vous prendrez position pour quelqu'un ? Je regarderai qui sont les candidats d'abord, et ensuite...

21:50
Locuteur

Oui, ça on les connaît

21:51
Locuteur non identifié

à peu près, pour

21:52
Locuteur

l'instant. Oui,

21:53
Locuteur non identifié

c'est le 15 septembre. Et puis au-delà de ça, je regarderai celui ou celle qui est le plus proche de ce que je viens d'évoquer. Et vous entendez Olivier Faure, il dit François Hollande, il a commencé à 3%, il a fini président de la République, il pourrait m'arriver

22:03
Locuteur

à la même chose. Oui, mais ça, ça vaut

22:03
Locuteur non identifié

pour moi, exclusivement. Ah !

22:06
Présentateur

Merci François Hollande d'avoir été au micro de France Inter ce matin, la revue de presse à suivre. la revue.

22:11
Locuteur

...