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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 7 juillet 2024 36 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesImmigration & asileNumérique

BIDEN, TRUMP : LES DEUX FACES DE LA DÉCADENCE AMÉRICAINE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:09?Fait
    « il y a incontestablement un vieillissement de la classe politique américaine cette difficulté de remplacer les générations »
  • 11:14?Fait
    « une vieille classe politique qui comprend pas ce qui se passe ce qui est le mandat de Biden n'a pas été aussi catastrophique que Trump le dire »
  • 23:38?Fait
    « le parti travailliste gagne haut la main et revient au pouvoir après une longue cure d'opposition changement historique au Royaume-Uni »
  • 27:17?Fait
    « le LBO a trouvé plus astucieux pour gagner les élections d'apparaître comme un parti centriste »
  • 30:53?Fait
    « le populisme il s'installe aussi dans des contextes notamment des contextes internationaux »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Non speech

[Musique]

0:05
Locuteur

le média à la place de C news ou BFM oui ou non rendez-vous sur tnt.lemediatv.fr ce sont des images qui marquent forcément d'abord celles de Joe Biden le président américain sortant en passe d'être à nouveau investi mais manifestement incapable de faire campagne après son débat raté avec Donald Trump Joe Biden s'est encore pris les pieds dans le tapis alors qu'il était interviewé radio de Philadelphie il a déclaré qu'il était fier d'être la première femme noire à servir avec un président noir manifest il un peu mélang sa personnalité et celle de sa vice-présidente Kamala Harris pendant ce temps son grand rival alterne entre campagne électorale et round judiciaire vu qu'il est l'objet d'un nombre important de poursuite devant les tribunaux pour des affaires mêlant politique business et murs comment se fait-il que la plus grande démocratie du monde tel qu'on le dit est accouché d'un tel duel pour le moins problématique qu'est-ce que cela nous dit des États-Unis mais également de l'Occident si ce terme peut être considéré comme pertinent la démocratie représentative qui s'est imposé en référent universel est-elle définitivement malade dans les pays d'où elle est partie du moins dans sa version contemporaine au moment où un parti travailliste à la proposition plutôt centriste vient de faire un rad marée électoral en Grande Bretagne faut-il considérer que la page populisme est tournée et que c'est ce fameux populisme qui déstabilise les démocratie occidentale nous diffusons cette émission en pleine période de réserve en France avant le résultat du second tour d'élection législatives anticipées qui traduisent une situation de crise politique et pourrait aggraver la dite crise mais bien entendu il n'est pas interdit d'avoir la situation française à l'esprit et en arrière-plan vous regardez le monde n'a pas de centre la chronique internationale de Bertrand Badi sur le média bonjour Bertrand bonjour il alors tu as regardé le premier débat Joe Biden Donald Trump tu as suivi la chronique des inquiétudes et des conjectures sur la santé mentale du président américain sortant et aussi bien entendu la chronique des péripéties judiciaires de son rival une question se pose comment la démocratie américaine s'est-elle débrouillée pour en arriver à cette affiche improbable qu'est-ce que cela nous dit des processus de sélection politique au sein des partis démocrates et républicains aux États-Unis alors elle s'est pas débrouillé ça lui est tombé dessus hein et c'est ça qui est intéressant à constater et s'il fallait employer le verbe débrouiller ce serait pour désigner des efforts de survie plutôt que des réussites d'adaptation alors il y a plusieurs éléments dans tout cela d'abord il y a incontestablement un vieillissement de la classe politique américaine cette difficulté de remplacer les générations jusqu'à il y a peu de temps et y compris pendant la guerre froide en remontant un peu plus dans le temps on s'aperçoit que ce renouvellement de génération fonctionnait rappelle l'élection de Kennedy en 1960 l'élection de Carter en 1976 on se souvient encore récemment de l'élection d'Obama où on voyait effectivement le système politique américain produire des acteurs des hommes plus que des femmes d'ailleurs qui étaient en harmonie avec leur temps et qui entendaient réformer là il s'agit plus de réformer il s'agit avec Trump de revenir en arrière et il s'agit avec Biden de survivre et et ça on y reviendra parce que ça me paraît très très important mais c'est pas typiquement américain cette crise de renouvellement de la classe politique on le trouve partout en Occident puisque tu as employé le terme Occident sur lequel on peut aussi revenir mais c'est un phénomène visible en France c'est un phénomène visible en Allemagne c'est un phénomène visible en Italie c'est même un phénomène visible en Grande-Bretagne peut-être qu'on en reparlera tout à l'heure tout ça ça traduit et on se rapproche du centre de gravité deux choses la première une défiance qui ne cesse de s'aggraver à l'égard des institutions une des institutions dans cette je dirais dans ce temps postbipolaire les institutions avaient été comme congelées par la guerre froide si je puis employer cette formule un peu osée mais en tous les cas lorsqu'il s'agissait de faire face à ce bloc soviétique il y avait une sorte d'affirmation de la nécessité et de la vertu des institutions en place que ce soit vrai ou que ce soit faux c'était en tous les cas perçu largement ainsi bon aujourd'hui il n'y a plus de ressort idéologique ou presque plus il n'y a plus de repères d'où l'importance croissante du marketing politique et des effets d'image et troisièmement il n'y a plus d'effort programmatique il n'y a plus de projet de cité et du coup bah il y a une désaffection à l'égard des institutions et une désaffection à l'égard de la carrière politique ça c'est quand même très très intéressant de constater que les jeunes euh ce de mon ét éblissement par exemple qui allaient vers l'enat autrefois lorsqu'ils étaient des plus brillants ben vont soit vers la finance ils sont à droite soit vers les ONG s'ils sont à gauche ça c'est un phénomène et ce phénomène de désaffection à l'égard des institutions et de la classe politique faut y prêter attention parce que il annonce ou il amorce les grandes vagues populistes et tout est détruit sur le passage de celle-ci comme nous le savons je ne peux pas vu le moment où nous enregistrons et où nous serons diffuser développer ce que ça signifie mais on peut suivre ton regard mais voilà euh et mon regard on peut pas en perdre la direction euh maintenant il y a un deuxième élément qui est typiquement américain c'estàdire que comme toujours nous sommes dans un monde qui réfléchit réagit à l'écume des choses or il y a des phénomènes en profondeur qui ont affecté sérieusement la société américaine depuis maintenant presque un demi-sècle qu'on n' pas voulu voir qu'on n pas voulu regarder enfin c'est quoi bon mettons-nous au temps du passage du 20e au 21e siècle du 2e au 3e millénaire à ce moment-là tout le monde était dans l'euphorie et la confiance absolue le bloc soviétique venait de s'effondrer le modèle occidental allait devenir le modèle universel les des gens écrivaient qu'on était à la fin de l'histoire moi cette formule m'a toujours fait un effet incroyable mais beaucoup de gens y croyaient que le la démocratie le capitalisme libéralisme allait triomphé partout et que la mondialisation était le point d'aboutissement de tout ça et puis très vite dès le tournant du siècle aux États-Unis d'abord les classes moyennes en particulier ont découvert finalement la mondialisation ne leur étit pas aussi favorable qu'il l'espérait que la mondialisation venait nourrir les puissances émergentes c'est parvenu ces gens qui sont pas du club en Asie en Amérique latine euh ces gens qui ne ne savent pas se tenir à table et qui sont en train de profiter de la mondialisation beaucoup plus que nous et euh des études très sérieuses hein je pense notamment aux travaux de branko Milanovic ont montré que euh la classe moyenne américaine a en terme relatif pas en terme absolu bien sûr subi une sorte de popérisation avec cette mondialisation d'ù rétraction c'est-àdire on s'est aperçu que cette mondialisation n'était pas un instrument d'accomplissement mais était au contraire une sorte de holdup sur la société américaine et d'une façon générale sur les vieilles puissances et du coup ce discours mondialiste naïf néolibéral celui de l'école de Chicago s'est transformé très vite en un discours de rétraction euh on est rentré chez soi on a fermé les portes les fenêtres les volets les verrous et euh on a construit un triangle ce triangle c'est quoi c'est euh souverainisme protectionnisme et euh identitarisme alors souenisme ça veut dire euh America First hein on défend d'abord nos intérêts alors qu'on est dans la mondialisation c'est pas si simple que ça protectionnisme ça veut dire quoi bah ça veut dire que on arrête tout ce qui nous vient de l'extérieur et identitarisme ça veut dire quoi et bien ça veut dire qu'on va et c'est là que le mal s'est noué on va légitimer cette fermeture aux autres au nom non pas de la nation ce qui déjà e été coupable dans un monde ouvert mais au nom de notre identité qui ne peut-être que supérieure à celle des autres les races supérieur ont repris du grade formule de Jules Ferry au 19e siècle et du coup effectivement on s'est mis à parler de civilisation occidentale pour vanter sa supériorité et cetera mais on a du coup bloquer le débat politique c'estàd le débat politique c'est entre ceux qui libèrent ce discours ça c'est le trumpisme et il faut faire bien attention hein c'est le trumpisme qui a accouché de Trump et non Trump qui a accouché de trumpisme comment ça com et ben ça veut dire que cet homme n'a fait pour construire sa carrière politique que dire ce que un une majorité du corps électoral voulait entendre c'est c'est pas un PRME rien créé et voilà c'est pour ça que je dis que le trumpisme a précédé Trump et le trumpisme bah c'était l'expression de cette frustration d'une classe moyenne qui se sent victime de la mondialisation c'est terrible d'être victime rendez compte du Brésil d'être victime de l'Inde de de la Chine peut-être même demain de l'Afrique quelle honte c'est scandaleux et c'est comme ça que c'est construit cet identitarisme et ce discours que je n'ose même pas répéter à ce micro rappelle-toi dans son premier mandat Trump comment il qualifiait certains pays du Sud encore une fois ça me fait tellement mal que je ne peux pas le reproduire mais chacun sait ce qu'il disait donc là on a vu se cristalliser pour longtemps et ça défaite Trump sa défaite en 2020 n'avait rien de définitif tout le monde le savait en réalité parce que c'était un corps un corps malsin qui flottait dans la société américaine et face à cela alors évidemment làâ je n'arrange pas les choses mais l'essentiel est pas là c'est une vieille classe politique qui comprend pas ce qui se passe ce qui est le mandat de Biden n'a pas été aussi catastrophique que Trump le dire mais il n'a pas eu d'autres rangaines que celle de la pérénisation d'un monde qui était fini et du coup le débat c'est exact exactement celui-là c'est-à-dire entre je dirais une contestation d'extrême droite identitariste raciste dans le sens le plus trivial du terme et je dirais le Radeau de la Méduse qui veut survivre sur des flots particulièrement agités alors on a l'impression Bertrand que dans notre période ultra médiatique où l'immédiateté des réseaux sociaux et des chaînes d'inforythme tout qu'il existe D met aux États-Unis des marques politiques comme les marques de savon ou des marques de fast food la marque Trump bien bien sûr qui vient du coup du monde du marketing de la télévision du business de la mise en valeur de sa personne pour faire avancer son agenda financier la marque Bush père et fils père et fils et frère la marque Clinton mari et femme et la marque Obama d'ailleurs face à la berisina Biden certaines voies s'imagine faire appel à Michel Obama qui ne veut pas ça veut dire quelque chose non quand même oui alors moi j'aime bien la formule marque parce que nous sommes effectivement dans un temps qui n'est pas spécialement États-Unis hein qu'on retrouve partout où on abandonne en même temps l'idéologie l'idéologie entendue comme vision du monde hein moi je me rappelle que quand j'étais jeune il y a pas si longtemps VO et ben il y avait vraiment modèle de cité contre modèle de cité ça c'est fini partout hein partout et et le phénomène Macron c'est la volonté militante avec le fameux en même temps de dépasser ce choc de modèle quoi en quelque sorte ça c'est un premier élément et le deuxième élément c'est qu'il n'y a même plus de programme quand j'étais étudiant alors ceci on nous apprenait que la première fonction d'un parti politique c'était la fonction programmatique il y avait même un objectif qui avait été fabriqué exprès fonction programmatique c'està dire articuler un programme alors rappelle-toi le programme commun mais quantité d'autres programmes or aujourd'hui non seulement il y a plus de programme d's l'élection présidentielle en 2022 j'ai pas vu passer de programme hein mais plus que ça on sous-entend dans le débat politique que les programmes ça sert à rien parce que ce qui est important dans la politique c'est de savoir être réactif à la conjoncture et à l'événement immédiat c'est le pragmatisme méthodologique ce qui est extraordinairement dangereux parce que que devient la démocratie dans cette affaire si tu te présentes aux électeurs en disant bah écoutez je vais pas vous dire ce que je vais faire parce que on verra bien puis ça dépendra des événements et puis de mon humeur et cetera bah où est la démocratie l'autre phase de la démocratie c'est le libre débat bah quand il y a pas confondation de programme il y a pas de débat et puis quand vous avez de grandes chaînes de télévision qui censurent certaines personnes qui sont d'un avis légèrement ou plus moins légèrement déviant il y a pas de débat non plus donc il y a là deux pathologies qui sont en train de se cristalliser alors il faut quelque chose pour effectivement maintenir un vernis et ce quelque chose c'est quoi bah c'est le marketing c'est-à-dire tu l'as très justement dit les candidats vont s'affronter comme des marques de savon des marques de voitures des marques de de vêtements et cetera pour dire ben on est plus beau on est plus esthétique on est moins coûteux on vous rapportera davantage et cetera on a même vu que les il y a un Kennedy qui était sorti un peu du de la naftaline si on peut dire pour essayer de de réimprimer la marque Kennedy et on se dit bon finalement c'est peut-être là un destin des de la démocratie représentative parce que dans l'Empire britannique on avait déjà vu en Inde avec la fameuse marque nerou Gandi et puis on a vu même au Kenya avec les kenyata les onenga c'est-à-dire que finalement étant donné que la politique coûte cher le fait d'avoir déjà un nom d'avoir une marque bah ça fait qu'on a une entrer dans le marché plus facilité ça devient vraiment une oui alors ça traduit ça mais ça traduit aussi d'autres choses préoccupantes ce qu'on appelle d'un néologisme le parentélisme hein euh c'est aussi une rétraction oligarchique de la classe politique c'est-à-dire la classe politique elle est formée de l'addition d'un petit nombre de familles et c'est un phénomène que l'on voit pousser un peu partout effectivement au sud mais de plus en plus au nord mais de plus en plus au nord et euh qui euh vient nourrir le populisme parce que effectivement c'est une conception aristocratique des choses et une façon euh de réagir contre ce qui est en train de devenir une société de court et c'est vrai que on est dans cette logique de société de cours en regardant la liste des candidats aux élections législatives euh j'ai été étonné de voir tous ces parentthellistes al euh là j'ai pas le droit d'en parler hein je crois on peut dire le mot Le Pen Le Pen c'est un peu politique la plus vieille marque politique française fin ah oui non puis alors il y a a il y a toute la famille là-dedans hein et et et donc euh c'est pas par la sœur l'autre sœur le gendre la la nièe le neveu euh euh le compagnon bon et cetera bon c'est c'est quand même quelque chose qui nous fait réfléchir sur le sens même de l'idée de démocratie alors donc sans entrer dans la politique française cette démocratie médiatique vampirisée par le fait médiatique et elle est une caractéristique également notre écosystème politique parce que finalement tu as dit que les les idéologies étai n'étent plus de saison et les grandes réunions les grands meetings les grandes les grands souffles n'y sont plus et donc les gens bah en fait c'est via leur petit écran de de téléphone ou leur moyen écran de télévision qui le côtoie le le fait politique et ça a des conséquences qui ne peuvent pas être ignorées oui et là il faut faire très attention me semblet-il à une chose c'est que on disait tout à l'heure qu'il y a de matrice à la démocratie qui est la confrontation des valeurs des convictions ce qui relève de la vision du monde et il y a la confrontation des programmes ce qui nous fait entrer dans l'action publique et les choix de de politique il y aurait un troisième élément aussi qui qui réunit les deux d'un certain point de vue qui est la vision du monde la vision du monde c'est pas seulement l'idéologie il faut comprendre une chose je me tue à la RP tout le temps c'est que notre histoire occidentale européenne euro-américaine appelons ça comme on veut c'était une histoire régionale une histoire régionale qui a tenu des siècles c'est-à-dire le système international c'était l'Europe et puis ensuite à partir de la fin du 19e si l'Europe plus les États-Unis or avec la mondialisation tout ça a changé et nous sommes maintenant dans un monde qui pour la première fois depuis Adam et ve est global c'est-à-dire tout tout le monde est est sur le bateau sauf peut-être les Palestiniens mais ça c'est une un autre sujet et ça veut dire quoi ça veut dire que nous ratons le débat politique parce que personne ne sait véritablement analyser de façon rigoureuse ce que veut dire être dans le monde c'est-à-dire travailler à part égal avec l'Afrique avec l'Asie avec bien entendu toujours l'Europe avec l'Amérique avec l'Océanie enfin avec toutes les régions du monde c'est-à-dire que il faut expliquer quelquefois c'est pas facile il faut expliquer à nos agriculteurs il faut expliquer euh aux classes moyenne que désormais bah l'agriculture elle doit tenir compte de l'agriculture mondiale l'agriculture française doit tenir compte de l'agriculture mondiale ça veut dire aussi expliquer à nos classes moyennes que la migration n'est pas ce qu'on en dit pour gagner des voix de manière plus ou moins malhonnête c'est-à-dire euh un coup euh et en même temps une menace c'est au contraire une chance et un gain mais on va te répondre en utilisant l'expression de nos cousins belges tout ça ne nous rendra pas le Congo je veux dire quand tu as fini de leur expliquer B en fait ils ont pas envie d'entendre parce que cette explication signe leur leur affaiblissement leur déclin mais pourquoi pourquoi ne voudrai-ils pas entendre ils ne veulent pas entendre parce qu'on leur dit presque de partout que si vous êtes malheureux c'est la faute des autres ça c'est la grande méthode la première méthode pour gagner des voies si vous êtes malheureux c'est la faute de l'autre l'autre est un méchant qu'il faut tenir hors de nos frontières ça rassure d'entendre ça tu te dis bon bah voilà l'autre est un salot donc il faut construire des murs et nous protéger de l'autre si on expliquait et qui le fait véritablement que l'autre est une que l'autre peut nous enrichir que l'autre peut nous aider que la relation que nous pouvons construire avec l'autre lointain si elle est bien construite elle peut être gagnante gagnante c'est évident enfin quelle bêtise de nous expliquer par exemple que le migrant coûte d'abord par définition dans un état tout individu coûte le le Français de souche enfin j'ai horreur d'employer cette cette formule il coûte aussi c'est c'est ça propre de l'état de l'État redistributeur et de l'état locataire mais le l'immigré il coûte moins que le français que je décrivais tout à l'heure parce que souvent il rentre chez lui lorsqu'il prend sa retraite et du coup il y a pas prendre en charge sa santé déclinante quand on atteint un certain âge et et puis d'un point de vue finque qui vit moins malheureusement il il a souvent moins coûté en terme d'éducation les médecins étrangers en France c'est un peu et il nous apporte énormément parce que il fait des choses que nous ne trouvons plus pour lesquelles nous ne trouvons plus de candidat à à leur accomplissement et cetera et cetera donc qui fait ce travail d'explication la gauche elle-même est foutive parce que il y a toute une partie pas toute la gauche mais il y a toute une partie de la gauche qui commençait rappelle-toi manuel Vals cas9 et tout ça qui commençait à aller sur cette pente et puis d'aucun j'ai pas le droit de dire qui parle de programme immigrationniste ce qui est effarant et et dangereux donc c'est c'est ce travail autrefois aussi on m'apprenait que les partis avaient une fonction d'éducation politique de dire attendez mes amis le monde est en train de changer on a besoin de ces flux humains on a besoin deschanges on a besoin on a besoin de respect le respect devient utile hein s'il y avait plus de respect il y aurait moins de tension dans certains qu et donc on gagnerait tout le monde y gagnerait bon tout ça plus personne ne fait le travail d'explication et de pédagogie au Royaume-Uni le grand frère des États-Unis si on peut dire le lbor le parti travailliste gagne haut la main et revient au pouvoir après une longue cure d'opposition changement historique au Royaume-Uni le Parti conservateur au pouvoir depuis 14 ans au plus mal dans les sondages depuis de longs mois a été lourdement battu par les travaillistes ce jeudi selon les les sondages de sortie des urnes le parti mené par kirstarmer obtiendrait 410 sièges et donc la majorité absolue à la Chambre des communes loin devant les conservateurs et leurs 131 députés les libéraux-démocrates arrivent en 3e position suivi par le parti anti-immigration reform UK qui entre pour la première fois au Parlement avec 13 sièges le parti écossais SNP s'effondre quant à lui passant de 38 siège à 10 mais c'est un parti travailliste soutenu par le patronat et la presse libérale et qui tient à l'écart son aile gauche qu'est-ce que cela nous dit sur la trajectoire du populisme à l'anglaise comme on peut dire incarné jadis par le Tori donc le conservateur Boris Johnson est-ce que finalement ce sont les travaillistes qui deviennent le parti de l'ordre et du système entre guillemets alors c'est très compliqué hein parce que en Grande-Bretagne le populisme a été pendant une séquence assez longue incarné par les partisans du brexit c'est-à-dire le populisme s'est cristallisé tout à l'heure quand je parlais de ces mouvements populistes je parlais d'identitarisme protectionnisme et souverainisme et ben en Grande-Bretagne ce populisme ce souverainisme cet identitarisme et ce protectionnisme se sont incarnés dans le brexit et le brexit a été essentiellement porté par le Parti conservateur mais on peut peut pas dire qu'à priori et par définition le Parti conservateur est un parti populiste il ne l'a pas toujours été enfin du temps d'Edward his par exemple ou même si on remonte encore dans le temps l'époque McMillan par exemple le on pouvait pas véritablement désigner le Parti conservateur comme étant un parti populiste et Mayer par exemple était une femme qui était extraordinairement comme chacun le sait marqué à droite à l'extrême droite mais c'était pas véritablement l'extrême droite populiste alors CIT l'extrême droite élitaire d'ailleurs on peut dire voilà exactement donc ça prouve que le populisme c'est une bactérie qui circule et qui peut se poser sur n'importe quelle formation finalement du temps de Tony bler à la fin il y avait des accents populistes qui semblaient plutôt donc animer le parti trava que le Parti conservateur après avec le brexit c'est les conservateurs et surtout incarné par des gens comme Boris Johnson qui incarnait ce populisme bon maintenant le brexit s'est révélé coûteux finalement n'a pu satisfaire en Grande-Bretagne aucune catégorie sociale chacune de ces catégories sociale s'est aperçu que finalement ça lui apportait pas grand-chose donc on est dans une nouvelle séquence où le populisme se sépare à nouveau de ce parti conservateur de ces toris qui en était autrefois le le porteur et tu as raison de dire que la la réaction du labor n'était pas de saisir l'occasion du populisme et d'en faire sa nouvelle parure le LBO a trouvé plus astucieux pour gagner les élections d'apparaître comme un parti centriste comme ce qu'on appelait autrefois un parti de gouvernement c'est-à-dire dont la substance programmatique et la vision du monde n'avait rien d'original mais s'inscrivait dans je dirais l'eau tiède consacré qui permettait de faire fonctionner le système donc je pense que paradoxalement le populisme en Grande-Bretagne a été victime de l'échec du brexit et donc n'est pas au devant de l'actualité d'ailleurs des gens comme nichael Farage par exemple qui sont aussi des figures de prou du populisme britannique bon on gagn rpiller quelques sièges mais très peu hein ce n'est pas une force véritablement montante alors que ce même courant est en train de grignoter un peu partout en en Europe donc on va est-ce que l'Angleterre était précurseuse d'une certaine manière d'un mouvement qui est plus haut ailleurs et qui va redescendre comme il est descendu en Angleterre alors il y a effectivement une interprétation qui consiste à dire le pire des cadeaux qu'on puisse faire au populiste c'est de leur permettre d'accéder au pouvoir parce que à ce moment-là ils sont obligés de faire comme les autres et la baudruche populiste se dégonfle c'est un peu ce que l'on observe en Italie par exemple et c'est un petit peu aussi ce que l'on voit ce que l'on perçoit dans les pays d'Europe du Nord sans compter ceux d'Europe orientale alors là où en Europe centrale ou orientale le populisme est plus marqué l'expérience du PCE en Pologne ou l'expérience orbane en Hongrie est quand même se caractérise par un taux de radicalité plus élevé que dans les pays d'Europe occidentale mais ils ne parviennent pas non plus à renverser la table hein ça c'est intéressant donc on peut considérer que un passage assez long au pouvoir désamorce la bombe et d'ailleurs c'est comme ça que le pis a perdu les élections et que Donald Tusk est revenu est arrivé au pouvoir à Varsovie sur un programme postpopuliste mais justement est-ce que le postppulisme n'accouchera pas d'un populisme plus argneux demain dans la mesure où il est lui-même une sorte d'impasse programmatique c'est-à-dire le labor aujourd'hui en fait ne peut afficher ce visage qu'en ayant en ayant purgé son aile gauche en ayant purgé donc son identité et donc forcément euh s'appelit le lbor et en fait être un parti euh bêtement gestionnaire est-ce que c'est pas ça qui a par exemple conduit le Parti socialiste français à à l'état ou dans lequel il est est-ce que c'est pas ça qui finalement tue les parti qui euh dans la division internationale du travail du 20e siècle avait choisi le camp du du travail alors moi j'ai jamais écrit les horoscopes hein donc je te dirai pas ce que ce qui va en advenir parce que mon métier n'est pas de prévoir hein mon métier est d'analyser et il faut quand même pas oublier une chose et ça nous ramène au début de notre échange c'est que le populisme il s'installe aussi dans des contextes notamment des contextes internationaux la grande question c'est vers quoi le monde va évoluer dans les 10 ans à venir et ça ça ça renvoie à deux trois questions qui me paraissent essentiell la première question c'est vers quoi évolue ce Sud global qui est de plus en plus un une composante active du jeu international deuxème question est-ce qu'on va assister à au renforcement de l'identitarisation des conflits partout dans dans le monde moi je suis très préoccupé par exemple de la par la lecture qu'on donne du conflit israëlo-palestinien qu'on identitarise c'estàd on fait tout ce qu'on peut pour dire c'est pas un conflit territorial c'est pas un conflit de domination c'est juifs contre musulmans ce qui est archifux et extrêmement pernicieux et qui contribue à identitariser les grandes questions du monde et on voit bien que ça un effet direct sur nos sociétés donc si cette montée de l'identitarisation des relations internationales se confirment alors là on risque effectivement d'avoir une forte cristallisation du monde occidentale sur son identité occidentale sur cet argument de la défense de la civilisation occidentale avec tout ce que ça peut avoir de belligène et même de mortifère et ça pourrait à ce moment-là ranimer fortement très fortement le le populisme en Occident puis la toute dernière variable c'est que va devenir l'économie mondiale si l'économie mondiale continue à se construire au détriment quand même de la vieille économie du Nord là à ce moment-là euh effectivement euh un néopopulisme ou un néoéopopulisme peut prendre place avec des figures gravissimes au sein du monde occidental alors euh on a parlé de cela mais on a pas parlé du développement des technologies ces technologies numériques qui peuvent être transformé en technologies de surance très efficace est-ce que euh ça ça ne contribue pas à menacer les équilibres démocratiques c'est-à-dire 1789 avec Apple Google chat GPT et puis les les les satellites d'Éon musk ce n'est pas possible du tout donc les technologies qui renforcent l'emprise des états est-ce que elles n'ont pas quelque chose de nocif pour pour les pour les démocraties on a l'impression que les teologie de sur que par exemple le système chinois et le système les systèmes occidentaux se rejoignent là-dessus sur la question des technologies de surveillance oui mais ne sous-estimons pas le facteur humain c'est-à-dire ces nouvelles technologies elles seront ce que les humains en feront moi j'ai pas peur de la mondialisation je sais que ça ne plaît pas à certaines personnes quand je dis ça parce que je suis persuadé qu'il peut y avoir une bonne mondialisation faite de solidarité faite de respect faite de multilatéralisme faite d'une vision globale et planétaire du monde notamment pour les grandes questions climatiques alimentaires sanitaires et cetera c'est ça le combat amené c'est ça la responsabilité de l'acteur humain c'est-à-dire maîtriser les technologies que finalement l'être humain a produit et je trouve absolument incroyable de nous dédoiner en disant bah on est victime d'un progrès que nous avons inventé bah non fait on est à la fois coupable et victimes c'estàdire on a envie quand on est au pouvoir d'utiliser les aspects les

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plus contrôlant de ce système pour rester au pouvoir même si et ben ne le fais pas ne laisse pas faire ne laisse pas faire en gros au citoyens de prendre le contrôle de absolument du progrès entre guillemets même si ce mot est démonétisé merci Bertrand alors nous voici arriver à la fin cet épisode du monde n'a pas de centre la chronique internationale de Bertrand Badi la dernière de la saison 2023-2024 nous vous donnons d'ors et déjà rendez-vous à la rentrée prochaine votre engagement et votre fidélité nous sont précieux d'autant plus que nous vivons un moment particulièrement important de l'histoire de notre jeune chaîne de télévision le média a candidaté pour avoir une place au sein de la TNT qui remet en jeu 15 fréquence dans celle de BFM et de C news et nous avons été retenus dans la short list des 2 5 dossiers et devont être examinés nous serons auditionnés le 12 juillet le rêve est donc possible pour cela nous avons besoin de vous pour nous donner de la force en cette période clé allez sur tnt.lemediatv.fr et donnez-nous la force de représenter vos idées restez connectés aux médias

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