MÉLENCHON HUMILIE L'EXTRÊME DROITE, LE PS SAUVE MACRON
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue dans Dissolution, un programme bien chargé cette semaine. Le budget Macron en Chine et Brigitte avec les féministes et la magistrale leçon de Mélenchon. Bref, de quoi se régaler.
Attends, attends, attends. Redis le début là. Entre cette semaine et la Chine, il y avait un truc.
Mais de quoi on va parler quand il y aura plus de budget ? Attends, attends. Pas de fausse joie.
Ça peut déraper à tout moment. Oh bah le dérapage a déjà bien commencé hein. La sécurité sociale aux mains des prédateurs financiers qui ne manqueront pas de se jeter sur nous.
Hein ? Pardon ? Ils font quoi les prédateurs financiers là ?
Se jeter sur nous. Et ben mes cadets. Et ben mes petits frères, ça commence bien.
Bon épisode de dissolution. Je dis sous donc ce soir l'Assemblée nationale. On n' pas le choix, il faut parler du budget.
C'est la première fois depuis décembre 2021 que l'Assemblée a pleinement voté un projet de loi budgétaire. Mardi 9 décembre 2025, c'était donc fait. Votant 574, exprimé 481, majorité 241 pour 247 contre 234.
L'Assemblée nationale a adopté. Alors on va revenir sur le contexte de ce vote. On va voir ce qu'il veut dire.
S'il est vraiment cette victoire que les médias nous vendent avant d'aller voir du côté du PS s'il est vraiment le grand gagnant de cette manche. Sérieux, pourquoi ils ont fait ça en vrai ? C'est qui tout double, je vais trahir tout le monde.
Chacun sa gueule. Je peux pas y croire. Alors, il faut commencer par dire que le débat a été assez houleux.
Ce vote, il va séparer notre assemblée en deux. D'un côté, les artisans de la stabilité, de l'autre, les ingénieurs du chaos, les professionnels du bordel, les entrepreneurs du désordre, les architectes du vacarme, les virtuoses du blocage. Ça s'est insulté dans tous les sens et ça a attaqué assez franchement. les larmes de crocodiles de Bruno Retaillot qui va parler de holdup fiscal alors que son groupe a voté la fiscalité la plus injuste de ce texte.
Donc à un moment ça suffit. Les commentateurs, moi je n'en veux plus. Mais c'était pas la première fois que le nom de l'ancien premier flic de France était prononcé à la tribune.
Bruno Rotaillot, mes chers collègues du groupe DR, a raison de parler de holdup fiscal, social et démocratique. Et ben, ça y est, l'Union de la droite et de l'extrême droite finit par se dire au grand jour. Mais rassurez-vous, Cyel Châelin avait d'autres bastos en réserve.
Édouard Philippe qui a décidé finalement maintenant qu'il n'est plus élu, qu'il n'est plus aux responsabilités de trouver je ne sais pas un peu de panache, un peu de courage mais globalement la déloyauté et l'ingratitude, je trouve que c'est assez moche. C'est vrai qu'Édouard Philippe, il fait un peu traître loser écarté du pouvoir depuis 2020. Il n'a plus Laurat de Premier ministre mais celui de maire d'une ville moyenne embarrassé par un scandale de corruption.
Mais pour essayer de se démarquer assez péniblement, il faut le dire, il trahit son propre camp. Loseer et traître, ça nous rappelle quelque chose tiens. L Non mais à un moment donné c'est de l'acharnement là.
Mais avant cette mitraillette d'accusation, un incident a un peu ébranlé la séance. les éléments de scandale sortis ce matin avec les conseillers du premier ministre qui visiblement passent des coups de téléphone obscurs à des entreprises privées pour essayer de faire changer de vote certaines et certains parlementaires. En effet, quelques instants plus tôt, Cyriel Châtelin interpellé Sébastien Lecornu.
Monsieur le premier ministre, un hier un de vos conseillers a appelé de nombreux chefs d'entreprise du secteur des énergies renouvelables et a diffusé de fausses informations. Il a affirmé que les objectifs de la programmation pluriéannuelle de l'énergie seraient conditionnés au vote des écologistes sur le budget de la sécurité sociale. Il a menacé les acteurs d'anéantir leur activité.
Ouh là ! Effectivement, ça pue. Monsieur le premier ministre avait raconté aux français refuser les arrangements de boutique et hier, nous avons assisté à ce que la politique peut donner de pire, un chantage au vote.
Monsieur le Premier ministre, je vous demande de condamner ces pratiques et de réaffirmer clairement qu'il est hors de question qu'il y ait un un lien quel qu'il soit entre le vote du budget de la sécurité sociale et la définition des objectifs en matière d'énergie renouvelable. Ah ouais, d'accord, tranquille. Une présidente de groupes parlementaires dit qu'il y a des entreprises qui font pression sur des députés pour qu'ils votent dans le sens du gouvernement.
Mais tout va bien. Et il a répondu quoi le corn en chef ? Suite à votre saisisine hier que vous avez effectué directement auprès de moi, j'ai mené effectivement une enquête interne pour savoir ce qui avait pu se passer.
C'est vrai qu'il a un petit air d'enquêteur, un genre de cherlog version pâte et croûte avec les petits pulls en laine comme quand il allait au catch avec sa maman. Mais revenons dans mouton noir. De toutes les évidences, un groupe d'intérêt a tenté de s'imisser dans les discussions politiques entre le gouvernement entre le gouvernement et votre groupe politique.
Ah bon ? Si c'est qu'une entreprise, tout va bien. Alors, j'ai décidé de saisir la justice pour se faire puisque je ne peux pas avoir une suspicion d'une défense, d'une protection d'intérêt quel qu'il soit.
Je dément, je condamne, je saisis la justice et je ne laisserai personne s'imisser dans les relations entre le législatif et l'exécutif. C'est une question de principe, c'est une question constitutionnelle, c'est une question de confiance vis-à-vis de nos concitoyens. Malin, malin, hop, on parle plus d'un collaborateur de son cabinet, mais de groupement d'intérêt qu'il ne connaît pas et dont il ne sait rien.
La question du collaborateur. Quelques heures à peine après le vote, une petite musique commençait à s'entendre. C'est une victoire.
Le Cornu et Fort ont gagné leur paris. C'est la preuve de l'efficacité de la méthode le corne. Ça replacerait le PS au centre du jeu.
C'est comme ça que la partition s'est jouée tout l'après-midi. Le PS a égrainé les mesures qu'il avait obtenues. Suppression de 2 jours fériers, il n'en est plus question.
Réforme de l'assurance chômage, il n'en est plus question. Gel des minim sociaux, il n'en est plus question. Gel des pensions, il n'en est plus question.
Gel du barême de la CSG, il n'en est plus question. Dou des franchises médicales, il n'en est plus question. Rabot sur les t restaurants et les échères vacances, il n'en est plus question.
Augmentation des cotisations sur les apprentis, il n'en est plus question. Remise en cause des aides à l'embauche. Entre ma il en est plus question et les partis du gouvernement ont ressorti la rangaine classique.
Un bon compromis c'est quant à la fin personne n'est vraiment content. Mission accomplie. Bravo champion.
Emporté par sa fougue, le député EPR n'a pas hésité à évoquer tout ce qu'ils ont permis d'éviter. Et grâce à l'action de notre groupe, il sauvegardent le salaire de nos apprentis et ne taxent pas plus les tickets restaurants de nos travailleurs. Euh, attendez, qui voulait attaquer les apprentis et les tickets restaurants à la base ?
Non, c'est pas possible. Mais si si c'était dans le projet de son propre gouvernement. Les macronistes, c'est vraiment des mecs toxiques.
Il fabriquent une menace et se pose en sauveur quand ils ont perdu la bataille parlementaire. Vive-moi. Et tout était à l'avenant.
Nous faisons le choix d'une phrase assez simple. Tout ce qui est parfait n'existe pas mais l'imparfait est mieux que le hasard. Alors nous serons rendez-vous.
Après avoir obstrué le débat parlementaire des mois durant, voté contre le projet de loi de leur gouvernement, il joue la carte du hasard et de la certitude comme d'habitude. En revanche, c'est sûr que c'est pas l'autre patate palienne là donc qui vient de Poau qui aurait pu aboutir à ce résultat. Mais à quel prix ?
Le cornu a été profondément fragilisé par cet exercice parlementaire. Horizon fait sécession et les LR se sentent libérés et se font charmer par l'extrême droite. Le cornu a d'ailleurs été obligé de venir personnellement à l'Assemblée pour mettre la pression sur les députés et le seul fait que il puisse être écrit qu'en l'absence de PFSS, la sécurité sociale puisse être hors de contrôle devrait au contraire créer un ressaisissement sur ces bancs.
C'est tout de même bizarre de voir des parlementaires en train d'expliquer qu'au fond qu'il n'y ait pas de loi, ce n'est pas grave, ça n'a aucune conséquence. Ça n'a aucune incidence. En plus, il reste encore le budget de l'État à faire adopter et ça ça semble encore moins bien parti.
Non, soyons sérieux, c'est pas le cornu qui a gagné. Et il y a pas que nous qui le disons. Qui gagnant ce soir ?
Ben l'Assemblée nationale. Quelle analyse politique et d'une finesse ? Le gagnant, c'est la démocratie, c'est l'Assemblée nationale et donc ce sont les Français qui euh par l'intermédiaire de leurs représentants vont avoir un budget pour la sécurité sociale.
C'est cela. Oui oui oui oui. Les Français se font arnaquer dans tous les sens par une assemblée incontrôlable, un gouvernement inféodé à un président pas vraiment démocratique mais le grand gagnant ce serait le peuple.
Le grand gagnant, c'est Macron. Il a fini par avoir raison. À force de nommer quelqu'un de son propre camp, les oppositions finiront bien par se lasser et lui donner un budget pour pouvoir gouverner les mains libres jusqu'au présidentiel.
Enfin, les oppositions, imparti surtout. À suivre les grands médias, l'autre grand gagnant aurait été fort et le PS qui aurait réussi à gagner des concessions pour se remettre au centre du jeu politique. Bon, déjà comme de nombreux députés à gauche l'ont souligné, euh c'était au mieux un petit texte pourri, hein.
Il y a en revanche quelques éléments dans le texte qui mérite que nous nous en débarrassions assez vite. Taxation de 1 milliard sur les cotisations des mutuels. Cela signifie que vous devrez dire au 1er janvier à nos compatriotes, c'est à cause de mon vote que tu payes plus cher pour des soins identique.
Niveau concession, on a vu mieux et la charge a continué. Et vous ne leur direz pas que cela. Vous leur direz aussi "Si j'ai voté oui, cela te conduira à plafonner à un mois maximum tes arrêts maladies." Mais également que vous direz aux assurés sociaux : "Nous avons fait des économies sur ton dos et tu retourneras travailler, y compris ce n'est pas en capacité morale ou physiologique de le faire au risque de te blesser gravement. et même le PS n'était pas toujours très convaincu.
Nous voterons ce budget de la sécurité sociale non parce qu'il est le nôtre, mais parce qu'il est le fruit du du compromis républicain. Ah, même lui peine à faire passer son compromis. Alors, analysons un peu cette nouvelle situation.
À droite, le ralliment du PS au socle macroniste libère RN et LR qui peuvent désormais afficher leur opposition en appelant à voter contre ou à s'abstenir. Cela renforce encore l'unification de la droite extrême et de l'extrême droite. Au centre, l'exécutif sort conforté.
Ce vote valide la stratégie de Macron et montre que seul un homme du bloc central pouvait négocier un accord réunissant la droite et la gauche. Pour le PS, ce vote confirme ce que l'on disait. La perspective d'un chaos budgétaire l'inquiète alors qu'il entre en campagne pour les municipales.
Le PLFSS concerne directement les services de santé locaux, les hôpitaux, les cliniques, les médecins libéraux, les pharmaciens libéraux. Sujet majeur pour les Français dont 53 % estiment que le maire n'est pas compétent pour les réaliser. Avoir un PLFSS permet d'assurer des dépense de santé stable avant les municipales afin d'en tirer un bénéfice électoral.
Mais ces municipales préparent surtout la présidentielle. Elles serviront à construire un rapport de légitimité et à façonner le rapport de force pour désigner vainqueurs et perdants. Derrière ce budget se joue un cap clair pour imposer ses conditions en se plaçant en tête à gauche après une inversion des rapports de force.
Le PS a donc voté le texte macroniste pour revendiquer le leadership à gauche et imposer son candidat pour 2027 malgré une orientation clairement à droite. Une stratégie en solo qui renforce le bloc central, rapproche la droite de son extrême et divise la gauche. Bravo champion.
Alors pour changer de sujet et rigoler un peu, on va parler des derniers exploits de notre couple présidentiel. Alors qu'il était en voyage officiel en Chine, Emmanuel Macron s'est organisé un petit moment bien gênant comme il les aime. Des gens obligés d'être là et lui qui se met en scène pour avoir l'air cool.
Et ben dis donc, il est concentré notre Manu. Alors, il va le mettre son point ou pas ? OK.
Ah non mais il peut pas s'en empêcher, hein. Escro un jour, escroc toujours. On va regarder le point.
Regardez bien ce coup de gros tricheur. De gros tricheur ou de gros losers. Il a failli louper son point pathétiquement et la table de pingpong nous fait une maradona pour le sauver une extrémiste.
Les champions, on est tous ensemble. le grand jeu et il en a profité ensuite pour séquestrer les frères Lebrin pendant quelques minutes. Et ça a l'air tellement passionnant que Jean-Pierre Rafarin parle avec Datant ce temps.
On se demande bien ce qu'il pouvait se dire derrière. Allez, c'est parti. Ah, c'est à vous.
Ah ben, je vais vous la vider. He qu'est-ce que c'est que ce truc ? Elle veut vider la poubelle de qui là ?
Avec moi la ville sera propre et elle sera tranquille. Et c'estement ce qu'attendent les Parisiens. Ils attendent des résultats et de l'efficacité de l'action.
Hein ? Non mais moi je serais la mère des résultats. Ah non mais on rêve déjà qu'elle commence à être une ministre de résultats parce qu'elle part rater la réforme de l'audiovisuel public, laisser cambrioler le Louvre, harceler des journalistes sur un plateau, menacer le chien de Gabriel Attal et être soupçonné de magouilles ultra compliquées avec une histoire de conflit d'intérêt de bijoux et de Parlement européen, Ben, on voit pas bien ce qu'elle a fait depuis le temps.
Bon, on vous laisse avec quelques petites perles parce que quand même c'est assez délicieux. Allez, Patrick. Bah oui, Patrick.
Allez, fini de chater, faut suivre. Il y a pas de raison que la ville ne soit pas mieux organisée pour que la ville soit propre 7 jours sur 7 24/ 24, ça sera mon rôle comme ver de Paris. Et ben ça promet.
Les logements sociaux, les aides aux personnes en situation de handicap, l'écologie. Hop poubelle. 650 poubelles en 4 heures, c'est ça.
Il y a des moments, ces chroniques s'écrivent toutes seullees. La réalité arrive et puis les mots surgissent. Il y a rien à faire qu'à contempler ces messieurs Jourdins de l'humour.
Ah là là, vous avez déjà un problème. C'est c'est effrayant. Ah ouais ?
En parlant de gens qui ne font pas rire du tout. J'ai peur. Tu as peur de quoi ?
De tout. Ah non. Ah non, pas lui.
Les sal con. On va les [ __ ] de Tu crois ? C'est ce que j'ai fait hier moi.
Pardon ? Mais elle parle de qui là ? Elle ?
Celle que Brigitte Macron traite de Salcon. Ce sont ces militantes féministes du collectif Nous toutes. La veille, elles avaient fait irruption au spectacle de l'humoriste Harry Habitan avec des masques à son effigie et des pancartes portant le mot violeur.
Ah ben ça c'est sûr hein. Taper sur des femmes féministes et défendre des mecs problématiques, qu'il soient accusés, poursuivis ou pas, ça le couple Macron ils aiment bien. Visiblement la Légion d'honneur est un ordre dont je suis en effet le grand maître qui est pas là pour faire la morale.
Je le dis en tant que président de la République mais en tant que citoyen, il rend fier la France. Ça ça nous rend fier. Quelle loose !
Bon, on va essayer de relever le niveau. Rubrique suivante. Samedi 6 décembre 2025, Jean-Luc Mélenchon était auditionné par la commission sur les liens entre les machins et les bidules islamiques.
Parti politique, centripque, mamie qui pique. Ouais. Bon bref, la commission théodule antifi et c'était le spectacle.
Alors Mélenchon, il était quand même bien en forme. On a une audition avec le garde des saut à 15h30 donc je Ah non, c'est pas moi le pire. és on a jamais dit ça monsieur le ministre et donc qu'on ait le temps à la fois le rapporteur pour se poser ces questions et vous vous invitez effectivement à ce qu'on soit dans un format un peu plus compact en prie pour le dernier mot que je termine sur mon format compact et oui il avait beaucoup beaucoup de choses à dire et de la vie de beaucoup de commentateurs, il a dépassé ses contradicteurs de la tête et des épaules.
Faut être honnête, il a été meilleur que tous ces contradicteurs. Faut juste nommer une réalité. Mélenchon est un homme on peut ne pas apprécier hein, j'en suis pas un fan absolu mais on est devant un homme politique d'une classe à part qui a une véritable érudition une véritable culture qui est capable d'utiliser l'histoire de France de proposer sa lecture de l'histoire de France pour se situer au temps présent devant des contradicteurs qui n'en étaient pas vraiment et qui ont une culture politique assez limitée de leur côté et qui ne savaient pas comment le critiquer.
Voilà, ça fait bizarre ça. Alors, on va regarder comment Mélenchon s'est débrouillé, comment il a réussi son paris oratoire, comment il a infligé de belles leçons d'histoire et ce qu'il avait à dire sur la politique. Spoiler alerte, c'est probablement ce que Gluxman aurait dû réussir à faire s'il avait le commencement du début d'une carrure d'homme politique.
Alors, sur la forme, le propos de Mélenchon était assez classique. Avenant, souriant et joueur face à une commission pourtant créée de toute pièces par le renvoquer pour s'attaquer spécifiquement à LFI. J'ai besoin de votre soutien pour qu'on mette la pression sur tout le monde et qu'on puisse aller jusqu'au bout de cette opération de vérité contre les liens de la France insoumise avec l'islamisme et avec le Hamas.
Merci à tous de votre soutien. Et ben, c'est ronflant tout ça. Tenez et j'arrêterai.
Là, c'est la taquinerie. Monsieur Voquet, c'est lui qui a inventé cette commission. Il s'est tellement mal pris qu'il a fallu en changer le nom.
Et pour finir, il vous abandonne. Il vient même pas là. Oh, il est pas venu.
Quelle surprise ! Il a peut-être des idées. C'est lui qui a inventé l'idée que nous serions responsables, nous les insoumis de je ne sais quelle conivance.
Où est passé monsieur Voquier ? Pourquoi ne vient-il pas ici ? Pourquoi ne vous supplie-t-il pas, président, de pouvoir venir vous tenir informé de ce qu'il a motivé à nous pour chasser comme il le fait ?
À côté de ça, Mélenchon a présenté son beau côté, celui qui ne donne pas souvent au journaliste à qui il réserve un accueil plus corsé, disons. Non, non, non, c'est fini. Terminé.
La première chose à noter dans la posture de Mélenchon, c'est qu'il s'est adressé à la commission comme à des pères, des hommes et des femmes politiques qui concourent pour le bien public. Ça s'est vu particulièrement avec la répétition des mots nous chers collègues et cetera, c'est le moment pour moi maintenant de vous mettre en alerte. Quelque chose se passe d'un peu bizarre dans ce pays.
Voilà pourquoi je vous mets en garde, je vous dis comme en tant que compatriote, attention, il y a une puissance extérieure à la France qui manipule et s'ingère dans toutes sortes de circonstances. Dans l'ensemble, il s'est attelé à créer du commun, à identifier des valeurs politiques qui caractérisent la belle part de l'histoire française. Nous les gens de raison et surtout nous les Français qui sommes des praticiens de la de la laïcité, à chaque pas, nous devons faire attention à pas donner à manger aux extrêmes, à ceux qui voudraient à tout prix que tout soit un conflit.
Il n'a pas hésité à donner de petites anecdotes parfois amusantes. J'ai le souvenir heureux de monsieur Charles Pasquis qui avait été expulsé, je lui ai dit une fois, "Tu as expulser 47 diplomates Charles, c'était des diplomates américains." Et il m'avait répondu "Pas du tout.
Moi, j'ai expulsé 47 espions. Voilà comment depuis toujours les Français n'ont jamais amis admis y compris des puissances amis qu'elle se mêle de nos affaires. Il n'a pas hésité non plus à admettre les limites de son mouvement et de sa personne.
Tu dis des questions vaste hein. Est-ce que ça nous protège de tout ? Bah non, bien sûr que non.
Nous ne sommes pas protégés nous-mêmes, ni du sexisme, ni de la bêtise, ni de tout ce qu'on voudra. Ce sont des influences de la société et il y a lieu de les combattre dans nos rangs lorsqu'on les aperçoit. Tous les partis sont confrontés à ça.
Tout le monde. Ah ben ça fait du bien à entendre parce que c'est vrai que c'est pas une parole très courante dans l'espace médiatique. Et en parlant d'espace médiatique, Blast est encore en campagne pour se financer et continuer à produire des programmes indépendants de l'oligarchie.
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Revenons donc à Mélenchon. Sa présentation a d'autant mieux fonctionné qu'il a su se faire respecter sans être excessif. souvent par un usage bien maîtrisé de l'appel aux émotions.
Montrez-nous aujourd'hui devant cette commission que vous n'êtes pas devenu, malgré vous ou par calcul, le cheval de trit idéal de l'entrice islamiste dans notre politique française. Je vous remercie. Bon, ça va faire 1 heure qu'il parle d'histoire des religions, de structure du terrorisme en France et elle débarque avec cette question moisie et mal taillée.
En prévision de la réponse de Mélenchon, on voyait deux députés LFI bien se marrer à côté de Tevennau et ça n'a pas manqué. Je ne peux pas vous cacher l'agacement qu'il y a de voir sans cesse montrer pâes blanche devant des inquisiteurs de circonstan qui vous enjoigne de dire ceci, de dire cela. B du calme.
Moi, j'ai une vie qui témoigne pour moi. Vous n'étiez pas nés. J'étais en train d'aider à quitter l'URSS alors que j'étais procommuniste.
Je j'ai passé mon existence à mener ces batailles là. Mais l'audition de Mélenchon, ce n'est pas que des petites phrases et des piques à la volée. C'est aussi des choses à dire sur l'histoire de France.
La force de Mélenchon a donc été surtout de faire dire quelque chose d'intéressant à l'histoire de France dont il a a égrainé les exemples signifiants. Je me suis intéressé à la vie intellectuelle des religions pour la raison qu'elles ont contribué à la formation de la culture nationale des Français. Combien de temps et de discussions de toutes sortes entre savants catholiques pour savoir si tel ou tel encyclique du pape était értique ou pas.
Je vous rappelle Philippe Lebel qui fait se prononcer la Sorbonne sur la question de savoir si le pape Boniface a le droit de percevoir un impôt en France. Les savants ont été bien embarrassés d'avoir à obéir à la fois au roi et au pape. Je passe cet épisode, j'y reviendrai si vous voulez.
Il est tellement savoureux. On voit déjà un thème se dessiner, le lien entre religion et politique. La bataille qui est immédiatement commencée entre catholiques et protestants puisque le roi venait de Dieu et de sa décision.
Alors de laquelle des deux religions procédaient son autorité. Très vite, les rois s'aperçoivent que de cette histoire, ils ne sortiront pas indemne. Et ils commencent par dire "Et ben, attendez, nous, on est les rois de tous les sujets." Non, c'est pas ça s'est passé comme ça.
Et il a fallu que tout ce ce cheminement du siècle, des siècles, de siècles et 19 ans, bref, la question des liens entre politique et religion a des origines profondes dans l'histoire de France. Vous avez ensuite un parti royaliste qui se fiche complètement de savoir qui Dieu a choisi. Et ils disent la loi française c'est la loi salique, l'aîné de la brancheînée et roi de France.
On se soucie pas de savoir d'où il sort. Patatra, il était protestant. C'est Bourbon de Navar et il a fallu surmonter ça.
Et puis il y a la révolution et puis a la commune, j'en passe. Derrière cette histoire de France, on retrouve la question de la laïcité comme projet et organisation politique. Un groupe de sénateurs propose d'interdire le jeûne dans le Ramadan.
Mais c'est les cinq devoirs de l'islam de faire Ramadan. Vous avez l'intention d'empêcher les gens jeû comment vous allez faire ? Personnellement, je pratique le jeûne intermittent.
Ça n'a rien à voir avec le Ramadan. C'est Ramadan toute l'année. Qu'est-ce que vous allez me demander de faire surveiller si je jeûne pour des raisons religieuses ou pas ?
Vous voyez monsieur le rapporteur, ce que je veux vous dire c'est que c'est inextricable. Et puis c'est toujours la même histoire. C'est les femmes, elles mettent un voile, elle ne doivent pas faire.
Autrement dit, non seulement c'est inextricable, mais en plus on s'attaque toujours plus aux femmes. Bref, c'est cette articulation entre le pouvoir religieux, le pouvoir politique qui n'a pas été sans sous braut. On a eu un autre problème avec l'église catholique parce que je vous rappelle ben oui, ben pardon, je suis obligé de le dire mais c'est la vie. 1906, l'encyclique Venernos, elle dit que il y a pas de loi supérieure à celle de Dieu et que penser qu'il faut en appliquer une autre est criminelle. surtout que l'Église catholique s'est longtemps opposée à la République.
Donc l'explication a été violente. Je vous rappelle que l'Église catholique non obstant le point de vue de nombre de catholiques qui ne partageaient pas son point de vue. Le point de vue clérical était que la République c'était un malentendu provisoire.
Il a fallu attendre 1920 pour que l'Église catholique reconnaisse du bout des lèvres la République française dans un pot à Alger. Alors de tout ça, qu'enentire Jean-Luc Mélenchon ? Le succès de Mélenchon durant l'audition est ainsi dû à une forme particulièrement bien maîtrisée.
Il a su ménager une place à l'humour et à la légèreté. Alors, il peut se trouver que à certains moments, on se trouve à côté de gens qu'on a pas envie de fréquenter. Je pense que c'était le cas.
De même, me suis trouvé moi des fois dans des manifestations avec des uluberlus et pas seulement. Je ne parle pas seulement de questions religieuses, je dis des uluberlus au sens le plus radical du terme portant des pancartes étranges. Franchement, vous n'avez jamais été dans cette situation vous ?
Ben, vous êtes bien embêté. Voilà. manifeste pas.
Mais si il y en a qui manifestent. Attends, regarde le mariage pour tous, ils y étaient tous. Et là, vous étiez tous avec des islamistes, ça vous a pas dérangé.
Petitle au passage, mais il a aussi donné une touche fine et intelligente d'émotion. Oui, j'ai renoncé à une forme d'anticléricalisme grossier duquel je veux m'excuser auprès de ceux que j'ai pu blesser dans le passé. Voyez-vous, quand une seule fois dans votre vie, vous croisez un groupe dans lequel il y a une bonne sœur dont vous vous êtes moqué et qu'ensuite vous la retrouvez morte après avoir été torturée par des bourreaux d'extrême droite de l'Amérique latine, plus jamais vous ne pouvez dire quelque chose contre.
Ce n'est plus possible humainement et de même pour des prêtres. au moment où m'a remis un diplôme en Argentine en évoquant la mémoire de nos 32 compatriotes assassinés par les dictateurs fascistes de l'Argentine et dedans, j'ai fait ma pause spéciale pour le curer les deux bonnes sœurs en pensant que peut-être ça me vaudrait de là où ils m'observent un peu de leur faveur de les reconnaître comme mes compatriotes et le combat extraordinaire qu'ils ont mené qui grandit l'idée qu'on se fait de la France puisqu'ils en sont morts. Ils en sont morts comme des gens qui défendaient la liberté.
Enfin, il a su faire une mobilisation claire et pertinente de l'histoire de France. Nous autres, moi je viens du mouvement socialiste, nous en savons quelque chose parce que c'est pour ça que et comme ça qu'on nous a assassiné. Je reste à force de le présenter comme un ami de l'Allemagne et la reste et cetera, il s'est trouvé un dingue pour aller lui tirer dessus.
Bon, figurez-vous que moi j'ai fait la l'objet de deux tentatives de meurtre. Mais surtout s'il a aussi bien mené son débat, c'était grâce à la simplicité de son message, l'unité. Le problème auquel nous sommes confrontés n'est pas nouveau et nous devons tenir compte des enseignements du passé ayant pour objectif l'unité des Français.
Bref, c'est une posture humaniste classique pour la gauche. Nous sommes un mouvement qui postule que la similitude des êtres humains crée leur égalité en droit. Dès lors, tout ce qui s'apparente de près ou de loin à des distinctions qui reposent sur autre chose, nous les combattons toujours.
Nous les combattons au sens de nous ne voulons pas qu'elles deviennent des règles politiques efficaces. Qui peut être contre l'unité du peuple ? Personne.
Il y a que les terroristes. C'est cousu de fil blanc. Ça a toujours été comme ça.
Et les violences de l'un servent à justifier les violences de l'autre tout le temps. Les terroristes ne font que ça. Espérez que en dénonçant leur activité, on en vienne à la confondre avec l'islam et que dès lors entre français, musulmans, non musulmans et cetera, nous nous affronts.
Donc il faut travailler avec vigilance à l'unité du peuple français. Bref, la division c'est un truc de terroriste. Quand nous affrontons des terroristes, notre intérêt est de les séparer du reste de la population et de ne leur valoir aucune sympathie.
Et il faut comprendre que dans leur stratégie, il est prévu que nous nous en portions au point, que nous confondions tout. La religion dont il se réclame à tort, si l'on en croit les savants musulmans, la religion dont il se réclament, les actes qu'il posent et cetera. C'est ça qu'ils espèrent, qu'on s'entretue entre nous, qu'on commence à se disputer entre français parce que celui-ci n'est pas de la bonne religion ou celui-là.
C'est aussi vieux que la guerre de religion. Et c'est malin d'utiliser l'unité parce que c'est en son nom que l'extrême droite justifie ces postures racistes et xénophobes qui ne mène qu'à la division. L'islamophobie c'est les gens font n'importe quoi.
Ah mon dieu, un musulman, ils vont faire c, ils vont faire là, ils vont nous égorger, ils vont nous tirer dessus. C'est de la folie. Ce n'est même plus rationnel.
On ne peut même plus parler. C'est pourquoi j'estime que le mot est bien utile parce qu'il décrit un comportement irrationnel. Par son lien avec le pouvoir réactionnaire de l'argent, l'extrême droite cherche à diviser les Français en exploitant des peurs dangereuses pour les aveugler sur les graves dysfonctionnements du système capitaliste.
Car pour nous, l'acteur de l'histoire et le peuple, nous l'avons décrit d'une manière matérialiste et nous pensons que notre adversaire, l'oligarchie, est incapable de dominer la société si elle ne divise pas le peuple. D'où la vigilance spéciale à ne pas accepter d'être divisé par le racisme euh et la vigilance sur la laïcité. Sa pensée a fait système dans son discours.
C'est celle qui s'enseignait au PC et au PS au siècle dernier. Celle de Jores et de Bloom, celle des Lumières de Rousseau et de l'humanisme de la Boesséie. Derrière les questions d'islamophobie, Mélenchon a réussi à faire monter par l'histoire une problématique politique, celle du lien de l'unité d'un peuple.
En narrant l'histoire française, il montre comment on s'est éloigné des structures religieuses. Tout simplement parce qu'elle ne marchaient pas. Et contrairement à ce que l'Afreux vomissait il y a quelques semaines, l'histoire de l'unité du peuple français s'est réalisée par la construction d'un état et donc d'un lien politique fondamentalement à religieux.
Ce qui nous rassemble, c'est d'être français. Gluxman s'était transformé en éolienne néolibérale, brassant du vent pour le capital et s'était fait démolir par le fanatique illuminé. Mais Lanchon, lui, a été sobre et efficace, revenant aux fondamentaux de la gauche sociale, les valeurs humanistes et le rapport de force.
Voilà pour cette fois. On se retrouve très bientôt pour commenter l'actualité politique et parlementaire. N'oubliez pas de liker, commenter, partager pour diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous.
Et en attendant la prochaine fois, on vous laisse avec cette citation aspirante. Le fascisme équivaut en toute logique à une esthétisation de la vie politique. Tous les efforts tendant à l'esthétisation de la politique culminent en un point.
Ce point unique est la guerre. La guerre et la guerre seulement permet d'assigner un objectif à des mouvements de masse à très grande échelle tout en préservant les rapports de propriété existant. Le détachement que l'humanité éprouve à l'égard d'elle-même a atteint à un point tel qu'elle peut vivre sa propre destruction comme un plaisir esthétique de premier ordre.
Voilà ce qu'il en est de l'esthétisation du politique à laquelle travaille le fascisme. Valter Benjamin, l'œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique, épilogue. Pour ma part, je ha les nazis et je n'ai pas l'intention de changer d'avis.
Je pense que la plupart d'entre nous on sait au même point. Joël et nazi, voilà, c'est une haine que je trouve saine, salutaire, qui m'entretient bien et que j'essaie de transmettre à d'autres. Maréchal Pétin a été pendant la Première Guerre mondiale aussi un grand soldat.
Jean-Luc Mélenchon