HANOUNA. De Juan BRANCO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 1 %Attaque 97 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:48Invité politiqueFait
« Voilà comment s'effondre les sociétés. Mais cela ne suffit pas. D'où les petits profits et la volonté d'arnaquer au carré. Voilà donc les BA compagnie, leurs influenceurs, leurs produits pourris. »
- 32:10Invité politiqueFait
« Entre-temps, monsieur Courbi avait récupéré dix millions d'euros pour organiser une légation immobilière à ses enfants. Il avait à peine 40 ans. »
- 33:39Invité politiqueFait
« De ce fait, dans l'oligarchie, le monde est petit. Aujourd'hui, Monsieur Courbi est à la tête de l'un des plus importants producteurs de contenu télévisuel au monde, Beniget, ainsi que de la florissante Betclic. »
- 40:12Invité politiqueFait
« Monsieur Tarel, jeune homme sans expérience avec l'autorité judiciaire, avait décidé de ne faire appel que sur un point, l'interdiction à vie d'exercer des fonctions publiques qui lui avaient été au surplus de sa détention passée à l'isolement complet imposé. »
- 46:03Invité politiqueFait
« C'est ce qui explique que l'émission génère tant de nausée. Son principe consiste à rendre prisonnier par l'addiction à une excitation frelatée mais infiniment répétée. »
- 56:18Invité politiqueFait
« Monsieur Hanouna commença à faire montre d'un désabus qui l'amènerait à, comme on le dit dans le jargon, déraper. »
- 1:03:37Invité politiqueChiffre
« Toutes ces personnes sont payées en moyenne entre et l'émission pour accepter de se soumettre au chef d'orchestre, le présentateur qui seul aura la possibilité d'altérer le cours de l'émission. »
- 1:04:22Invité politiqueFait
« Le volume de ceci pouvant être baissé ou augmenté, selon qu'il apparaîtra intéressant de laisser un intervenant s'exprimer sur tel ou tel point à tel ou tel moment. »
- 1:05:04Invité politiqueFait
« Monsieur Hanouna depuis quelques années s'est fait la spécialité, consciemment ou non, de présider un tribunal après les tribunaux. »
- 1:05:47Invité politiqueFait
« Les rivalités entre chroniqueurs et la possibilité de se voir à tout moment exclus du plateau et condamné en conséquence à une mort sociale puisque le plateau est une instance totale censée aborder le réel tout entier sont toujours réactualisés. »
- 1:10:50Invité politiqueFait
« Des personnes judiciairement condamnées se voient désormais régulièrement reçues dans l'instant de la décision judiciaire pour recevoir une forme d'onction populaire et ainsi subvertir la décision du tribunal rendue au nom du peuple français. »
- 1:13:44Invité politiqueChiffre
« Monsieur Hanouna aura ainsi permis la réhabilitation de Marco Mouli, petit arnaqueur de Belleville, ayant réussi à sionner des milliards d'euros des caisses de l'État. »
- 1:15:56Invité politiqueFait
« extraordinaire qui se compte envie volé règlement de compte trafic d'êtres humains qui détruisent au quotidien. »
- 1:18:09Invité politiqueChiffre
« La variation est extrême et l'on peut passer de quelques centaines de milliers de spectateurs jusqu'à plus de 2 millions qui assisteront à votre passage dans un jeu d'équilibre entre intérêt de l'invité et de la production déterminé par des rapports de force. »
- 1:19:35Invité politiqueFait
« Seule l'équipe de production et la rédaction détiennent le conducteur. Ce script écrit à l'avance tissant le fil qui détermine les sujets qui vont être abordés, la manière dont ils vont être traités et la temporalité qui va leur être attribuée. »
- 1:20:18Invité politiqueFait
« On essaie de vous faire venir très en avance pour vous enfermer dans une sorte de hangar parce que le lieu ressemble à ça, un hangar. Ancien bâtiment industriel 6 dans les faubours élégants de Paris à Boulogne. »
- 1:21:46Invité politiqueFait
« Le sentiment d'être de passage est immédiatement remplaçable. L'on entre en un monde où grignoter sur les moindres dépenses apparaît comme une évidence jusqu'au point où l'on s'interroge sur ce qu'ils ressentent. »
- 1:26:04Invité politiqueFait
« L'idée de cirque s'impose l'artifice dans l'artifice. »
- 1:41:24Invité politiqueFait
« L'ARCOM, malgré les garanties formelles censées le garantir, n'est pas une institution indépendante. Elle a pour fonction de faire miroiter les différentes sphères du pouvoir en tentant d'en représenter les tendances tout en demeurant parfaitement contrôlé. »
- 2:02:29Invité politiqueFait
« le prolétaire n'a jamais droit ou non qu'il était camionneur c'est-à-dire travailleur avec ce que cela emporte de dignité. »
- 2:03:12Invité politiqueFait
« Voilà ce qu'exige et impose monsieur Hanouna, y compris à lui-même, renouvelant chaque soir l'exercice avec ses invités. »
- 2:03:55Invité politiqueFait
« C'est ce qui fait ma fierté, y compris en ce dispositif de pouvoir extrêmement complexe travailler et élaboré où la marge de manœuvre est infime. »
- 2:05:23Invité politiqueFait
« L'émission de M. Anouna, comme toutes les émissions de télévision est un dispositif de pouvoir au service d'autres pouvoirs. »
- 2:09:44Invité politiqueChiffre
« CPMP, l'émission de Cyril Anouna et l'appropriatif est ici plus que jamais justifié est une création oligarchique qui coûte 80000 € par émission à sa production et a enrichi un nombre conséquent d'individus l'ayant façonné, écrite, produite, réalisé et diffusé. »
- 2:15:34Invité politiqueFait
« La télévision qui historiquement a été le premier outil de pénétration des foyers par le pouvoir, un lieu de centralisation politique et économique de tout premier ordre. »
- 2:19:14Invité politiqueFait
« La télévision est ainsi la blanchisserie du capital. Et donc de sa putin, notre système politique, le lieu où se choisissent et synchronisent nos dirigeants. »
- 2:21:25Invité politiqueFait
« Fils d'une fin de siècle décadente, il s'est vu octroyer par la marge en un premier temps. Il est en cela le pur fruit d'une transformation technoréglementaire du médium, la TNT. »
- 2:23:36Invité politiqueFait
« Monsieur Hanouna montre à des millions de français que l'on peut réussir en étant ce qu'ils sont sans effort pour peu que l'on respecte les limites fixé par les classes dominantes. »
- 2:26:31Invité politiqueFait
« L'enfant qui est conditionné dès l'enfance pour ressembler à ses parents n'aura par la suite nul effort à faire pour être reconnu par ses pères et se voir attribuer une place heureuse au sein de la société. »
- 2:32:23Invité politiqueFait
« Le présentateur qui a décidé de ne pas devenir propriétaire de ces médias qui chaque jour s'engage en tant que travailleur mais en jeu son corps. »
- 2:38:13Invité politiqueFait
« En offrant une porte de sortie courtcircuitée, trichée, bien que tout aussi fictive, le nombre de places offertes par le monde fictionnel de Monsieur Hanouna étant encore plus limité qu'au sein de l'espace bourgeois. »
- 3:04:32Invité politiqueFait
« Quiconque chercherait à le dévoiler a exposer que c'est bien chez Robon dans des restaurants où l'on facture jusqu'à plusieurs milliers d'euros le dîner »
- 3:05:17Invité politiqueChiffre
« Les quiz millions d'euros qu'il a facturé la seule année 2018 »
- 3:06:00Invité politiqueFait
« Les conflits d'intérêt systématique en violation des règles de l'ARCOM, ayant permis son ascension »
- 3:07:28Invité politiqueFait
« Monsieur Hanouna ne peut se prévaloir à cette fin que des chiffres de l'ODIMAT »
- 3:10:23Invité politiqueFait
« À la suite de la production de la vidéo dont est issue part de ce texte, je l'ai évoqué, ces équipes m'avaient invité à revenir sur l'émission afin de faire le commentaire du commentaire »
- 3:14:03Invité politiqueFait
« On ne peut sans sincérité. On ne peut pas battre le dispositif par un dispositif. »
- 3:15:29Invité politiquePromesse
« Le citoyen doit avoir prise directe sur l'information et doit avoir la capacité en organisation collective non seulement d'éteindre celle qui chercheraient à le manipuler »
- 3:16:57Invité politiqueFait
« Xavier Niel, Bernard Arnaud et Arnaud Lagarder, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy avec l'aide d'agents comme Mimi Marchand, avait mobilisé tout ce que le Petit Paris propose de petites mains et de cerveaux à vendre pour favoriser la candidature d'Emmanuel Macron »
- 3:18:24Invité politiqueFait
« La loi de Madame Chiapa sur le cyberharcèlement, présenté comme un dispositif au service des plus fragiles de la société et immédiatement utilisé et instrumentalisé par des influenceurs »
- 3:19:52Invité politiqueFait
« 28 minutes, le journal d'Arté diffusé en parallèle à son émission est détenu par la même société de production Biget tandis que quotidien a été placé sous le contrôle de son ancien complice devenu directeur des programmes de TF1 Ara Aprican »
- 3:21:20Invité politiqueFait
« Rappelons que monsieur Niel, plus puissant allié de monsieur Macron, est par ailleurs détenteur du groupe Le Monde, le Mont Telerama Post de Lops, Nice Matin, Paris-Normandie, France Anti et est le gendre de Bernard Arnaud »
Temps de parole
- Juan Branco100 %
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Anouna de Ran Branco, nouvelle édition augmentée. Préface petit note en bas de page. Ce texte est paru quelques semaines avant cet ouvrage. publié par des Mes anonymes, il a été présenté comme en étant la préface. Il a été lu plus de quinze millions de fois. Il est devenu partie intégrante du livre. Nous le reproduisons donc tel quel nouvelle édition. Monsieur Hanouna et Monsieur Boloré se sont vu un an après la première parution de cet ouvrage retirer l'usufruit de la chaîne C8 sur laquelle le premier officiait. Ce retrait était le fait de l'État et son autorité l'arrcomé réguler ses affaires.
C'est l'État et l'État seul qui a permis à ce cirque de perdurer ainsi que les circuits mafieux, politiques et afféristes qui en ce cirque auront trouvé matière à perdurer. Qu'est désormais un celui qui, par les hasards du pouvoir en fut l'éphémère instrument ? ce qu'il a toujours été celui qu'en 1957 déjà et il y a 15 ans, dépeignait dans son film A Face in the crowd un instrument et partant le vent. Cher Cyrile, contrairement à ce que tu craignais, ce livre ne portera pas sur ton intimité. Il ne parlera pas des lignes de co que tu faisais sur les seins d'énormal.
de ton exhibitionnisme forçoné, de ce sexe que tu posais sur tes stagiaires vulnérables ou encore des troubles plus secrets encore qui t'ont amené à aérer sans but dans Paris ces dernières années. Nous ne sommes pas toi et n'avons pas l'ambition de t'égaler dans ton domaine, celui de la pornographie, du voyurisme et de l'obscénité. Nous t'estimons, Cyril, car nous savons à quel point il est difficile d'exister lorsque l'on est un être sans qualité. Nous savons d'où tu viens. Ce que cela fait d'avoir été ignoré, celé, humilié. Nous qui te regardons, avons comme toi été traité comme des rien vu le malheur nous transperchapper. C'est pourquoi nous te comprenons.
Comprenons cette soumission t'ayant amené sans élégance à pénétrer les terres les plus esquives, les plus éloignées de toute notion de dignité. À ceux qui se demandaient le pourquoi des nouilles dans le slip, la dégradation permanente du soi et de l'autre, la réponse est très simple. Il s'agissait pour Cyril de créer un spectacle si indécent, si humiliant que nul ne pourrait les concurrencer, construire son royaume à tout prix pour paradoxalement nu se sentir invulnérable, souverain et protégé. Cela requiert beaucoup d'efforts en une société du spectacle qui a consacré le pornographique, l'indessence et laur. Alors Cyril, tu t'es efforcé rompant toutes les barrières, creusant le néant.
Tu t'es dégradé jusqu'à t'effondrer, jusqu'à ce que ta propension à la prostitution finisse par attirer les yeux de Mac qui t'ont adopté. On ne te méprise pas pour cela, Cyril. Ne crois pas que l'on te regarde avec des yeux souverains de là-haut avec le mépris des bourgeois. Ne crois pas que l'on jouisse de te voir ainsi tabaisser comme des millions de français. Nous savons ce qu'il en coûte en ce monde que d'être du côté des asservis des rien. Nous savons la violence la nécessité parfois de se vendre pour éprouver les effluves artificiels de la liberté. Il se trouve que nous nous ne l'avons pas fait, que nous continuons de lutter.
Là où tu as fait commerce de tout à commencer par les rêves des plus fragiles de la société. Mon Cyril, tu arnaques des millions de français en créant des schémas fraudulux avec les Berdas et compagnie sous le haut patronage de ton producteur Stéphane Courby. Tu prends à ceux qui ont peu, qui te regardent fasciné, qui pri le laideurs du monde se disent voilà un être à imiter chirurgie esthétique, produits dangereux imitation low cost fabriqué par des esclaves à des milliers de kilomètres. Que t'importe ? Tant que tout cela permet d'alimenter ton royaume, ton apparence de souveraineté. Quels sont tes vecteurs ? Les influenceurs.
Comment ces gens que tu utilises met en valeur alors qu'ils sont le néant sont arrivés à la notoriété ? Grâce à ton producteur qu'il a pai pour qu'il s'abaisse comme toi en leur vendant l'illusion de la notoriété participant à des émissions de téléalité que tu vas t'efforcer de publiciser. Voilà qu'ensuite via l'agence de votre associé Magalie Berda, ils obtiennent comme par miracle des centaines de milliers d'abonnés. Ces icônes éphémères, vides et avariées, vous les accompagnez en échange d'une promesse. Non seulement se vendre jusqu'au plus ordite de leur intimité, mais aussi la camelotte que vous leur fournirez.
Voilà ces pauvres air venues du néant et aspirant à la totalité, mille fois brisé, qui pris entre vos mains, sont transformées. Habits, parcours, comportement. Tout est fabriqué pour produire du spectacle, du désir, de l'envie. et de la férocité. Tout cela les spectateurs le supute mais ne le voit pas. Il ne vous demande qu'une chose, que ce soit assez vraisemblable ou ridicule, de sorte qu'en toute circonstance, il puisse un instant s'oublier. Et c'est cet oubli que vous allez violemment par tout moyen monayer. Tout cela vous ne dites pas dans vos émissions, vous ne le montrez pas. Vous vous en tenez à la surface.
Et voilà que sont mise en scène des vies faites de paillettes et de dorure à Dubaï ou à Saint-Tropé. Pour un temps, tout leur est offert. À une condition, qu'il se montre et qu'il se montre prêt à tout, à tout vendre, y compris leur dignité et qu'il le fassent avec une certaine efficace. Alors les voilà touchant leurs rêves, obligé d'avancer. Ils se croient privilégiés, eux qui baignent dans le vide, certain que c'est là qu'il faut nager. Il croient que le désir est là, là où tout est à consommer, là où l'autre au contraire ne cesse de s'effacer. Alors, il s'abaisse encore plus bas que toi.
Toi, qui occupe une place en une scène préservée et garde pour cela le privilège de partout tailleur te protéger. Toi, tu as un grand mac, un sacré mac et pas l'un de ces hommes de main que d'autres se chargent pour toi de cornaquer. Tu es près du Seigneur, du soleil et cela t'offre une certaine liberté. Mais tu demeures même près du sommet, une une de nos véritables maîtres. Et tu le sais, voilà comment fonctionne le monde entre illusion de la transparence et cruauté de l'exploitation. Geste circulaire.
Tous ensemble, vous financez des émissions de téléréalité diffusé dans des chaînes poubelles, celle de la TNT, créée par l'État pour complaire à sa petite clientèle, son petit paris, des émissions commentées rendues intéressantes, boucle dans la boucle sur TPMP. Tout cela est dans un premier temps financé par la publicité, c'est-à-dire grâce à l'État, qui vous autorise à occuper ses fréquences. les remplir de merde et les commercialiser. Tu le vois, tout est affaire d'achat et de vente déjà. Mais cela ne vous suffit pas.
Grâce à nous, à l'avarie de l'Arcom et de nos représentants, ce petit monde qui s'enrichit sur le dos des Français offre du temps de cerveau disponible à des marques pour nous vendre leur bveé. Nous accrochanons par des procédés spectaculaires au détriment de notre santé mentale, notre capacité à élaborer et nous émanciper. Voilà comment s'effondre les sociétés. Mais cela ne suffit pas. D'où les petits profits et la volonté d'arnaquer au carré. Voilà donc les BA compagnie, leurs influenceurs, leurs produits pourris. Voilà comment vous êtes devenu roi en surplombant, utilisant, exploitant, en mentant, en arnaquant et en prostituant.
Petit royaume 6 sur la facilité, celui des plastiques impossibles, des attributs du succès, de l'apparence de rareté, du vide incarné. Vous avez de nombreuses ressources, ce qui vous permet par exemple d'accéder au marché du luxe, de l'illustrer. C'est ce qui explique ta passion des voitures de luxe, cette façon là encore de t'exhiber. Il a bien besoin de vous ce monde pour continuer à vendre hors de prix à des personnes en difficulté des vêtements, voitures et accessoires répliqués par millions dans l'espoir de se distinguer. Il vous méprise, vous tient à distance, ne vous pérez jamais. Mais à besoin qu'en bon de la farce, vous dépensiez des millions dans les boutiques luion. L'objectif ?
Se rapprocher de la classe et du raffinement de ceux qui vous surplombent. C'est les assez doux et autres icônes fabriquées pour vous tenir en respect qui ont interdiction de vous fréquenter. Vous êtes les points de transition entre eux et le peuple, ceux qui vont montrer le chemin et pousser de façon décomplexée à consommer. Rendez quelque chose cher et clinquant, impossible à obtenir en apparence. Associez-le à une figure de désir et tout le monde le voudra et tout le monde vous voudra. Comment le faire ? Par le prix, par l'achat. Renchérissez ce qui ne vaut rien. Faites-le porter par une poufe siliconée.
Faites-la voyager en première classe et montrez-la, sain apparent dans une piscine en plein désert. Elle t'aurait joué. Voil le cercle absurde que vous ne cessez d'alimenter. C'est important les seins siliconés car c'est non discriminant. Il suffit d'avoir de l'argent. En cela, votre industrie n'est pas comme celle du cinéma qui prétend au naturel, au talent. Là, non, n'importe qui peut vous imiter puisque tout, même les seins et les lèvres sont à acheter. Le succès s'achète, la visibilité, la liberté, tout. Il suffit de vous vendre puisqu'on ne cesse de vous le répéter, de vous prostituer.
Un vrai et beau modèle de société face à vous, le monde réel, le peuple qui est pris entre son désir de croire, de s'évader et le besoin de se protéger. La fascination a une étymologie intéressante. Selon certains, elle renvoie à ses faisceaux avec lesquels les Romains s'enculaient. Vous êtes une belle bande d'enculé et nous nous faisons partie de ceux qui ont décidé de lutter. Non pour vous abattre, on en est encore loin, mais déjà pour ne pas céder. Modeste objectif qui consiste simplement à tenir dans la dignité de ne pas céder à la pulsion, de préserver l'altérité. Cela ne fonctionne pas toujours et donne une idée de l'immensité de la tâche à laquelle on est confronté.
Tous les jours des concessions, des erreurs, des compromissions. Tous les jours l'impression de s'être trompé pire d'avoir trompé enfin de la saleté. En cela, nous sommes comme toi. Ou plutôt nous aurions pu être comme toi si tu n'avais pas fait ce choix si radical qui consiste à se dénuder parfaitement entièrement, à se vendre intégralement. Voilà pourquoi tu ne cesses de fasciner. l'impression qu'il n'y a aucune limite et que s'il y en avait, tu saurais les dévaster. Aucune limite, sauf en ce qui touche encore une fois à ton intimité. Alors soudain, l'absolu se fiture, le tremblement se fait jour et tu cesses d'être rassuré. Pourquoi craindre ces dévoilements ? Parce qu'on le sait.
Au fond de toi, derrière ces décors creux, tu es aussi misérable si ce n'est plus que nous. Car nous savons quel sentiment cela produit que de se vautrer. Cette impression de saleté, le besoin de se purger, de se nettoyer, de se revaloriser, l'urgence même liée à la laideur que nous venons d'engendrer. Et c'est ce qui explique tes va et viens avec le pouvoir, la nécessité régulièrement de te voir par ces êtres pourtant plus lait encore que nous valider. Oin oin ! Monsieur Darmanin, dites-moi comme je suis bien. Mon costume trois pièces est-il ? Monsieur Darmanin regarde et ne répond rien. Mais il est là à tes côtés.
Alors toi qui viens des tréfonds et qui au tréfond toujours appartiendra, tu cesses un instant de trembler. Un peu comme lorsqu'après tes vannes pourries, immédiatement tu jetais un regard sur celui que tu venais d'humilier. Oui, Mathieu, on sait à quoi tu servais. Il est là et cela te suffit à penser je suis sauvé. Pourquoi es-tu comme ça ? Pourquoi la beauté ne t'approche pas ? Pourquoi, ma ne nous rejoins-tu pas ? Cyrile, tu n'es plus un être de rien. Après avoir coulé, tu as rebondi tel le Titanic avant de sombrer à jamais. Grâce à ta dégadance, à celle de la société, toi mon pitre, mon guignol adoré, tu es devenu pouvoir. Qui de nous peut se jouer ?
Alors, tu en as profité et après des années passées à t'humilier, tu as commencé à nous attaquer. Ne te méprends pas, mon Cyril, nous t'aimons à notre manière car tu as eu le courage toi, de t'assumer. Contrairement à bien d'autres, d'assumer la bassesse qui consiste à renoncer à sa souveraineté. La bassesse qui consiste à se vautrer, à se vendre dans l'espoir d'être un jour consacré, d'avoir l'illusion de régner. Le peuple qui te regarde n'est pas dupe, même si une frange, certes la plus vulnérable, te sert de coussin et de trampoline. Un ou deux millions de français. Ce peuple t'apprécie pour ce que tu es. Un bouffon, payé pour les distraire et quelque part les rassurer.
Il y a pire que moi. Regarde, regarde ce qu'il fait. Il va pas oser. Si il a osé. Voilà ce que tu apportes aux gens, ce précieux sentiment qu'on ne pourra jamais sur ton émission les abaisser, qu'il y a pire que le minable que l'on est. Il y a toi Cyril, il y a Anouna. Et pour préserver cela, ils sont prêts à beaucoup à beaucoup oui, si ce n'est tout pour te protéger. Tu le sais que cette confiance est un précieux bien à couver. Alors, entre deux cafés avec Gabriel Atal et son nouveau petit copain qui n'ose pas s'assumer, Olivier Verrand, tu aimes à l'inviter ce peuple que tu aimes arnaquer.
Tu fin alors d'en adopter les codes, fais semblant de t'y intéresser, paternaliste, mais en scène un rapport au don, à la générosité, soit l'inverse de la souveraineté. Mon petit-père des peuples qui achète la reconnaissance puisqu'il ne saurait autrement être aimé si rassurant par sa gaucherie, sa médiocrité assumée comme alors tu te crois aimer. Soir après soir, tu nous sussures. Courbez les chines, calmez-vous, tranquillisez-vous, soyez discret. Et tu le dis avec une telle douceur, avec une telle impression d'être de notre côté qu'on se laisse bercer.
Pour se faire, pour jouer ce rôle de passerelle entre le pouvoir que tu sers et le peuple que tu as pour fonction de dompté, tu as créé un monde et cela est rare et doit être respecté. C'est ce qui te donne ton assurance face à des êtres qui ne sont en fait que tes employés. Tu t'échines à leur rappeler à tout moment, trembler ou vous disparaîtrez. Ce monde de l'apparence, de l'image, de la visibilité est tout entier dévoué au service de l'ordre. Un mi-chemin entre les autorités officielles et le milieu. Oui, la mafia que tu aimes tant fréquenter. Tu cherches déséquilibres, les façons de transgresser.
Toute autorité te fascine pour peu qu'elle puisse menacer et tu n'as cure si elle ne fait qu'exploiter. Toute autorité te fascine non parce que tu aimes te faire mais parce qu'elle te permettra de te présenter en intermédiaire comme celui qui voudrait nous couver. Ce sont les plus déracinés, les plus écrasés qui trouvent en toi le point d'appui qui te manquait. C'est pourquoi ils sont prêts à tout accepter lorsque tu te proposes de les inviter. Car le petit peuple sait que tout est bon pour échapper à la violence que les puissants ne cessent d'engendrer et que tu incarnes pour eux la figure qui peut-être viendra les sauver.
C'est le cancer de ce monde, sa tristesse la plus absolue sur laquelle tu te fondes que tu ne cesses d'exploiter. Car ce que les gens espèrent en te voyant, en se faisant inviter, c'est que tu les sortes de la misère et non que tu rompes la misère. Tu incites ceux qui ont renoncé au monde, à l'autre, qui n'ont d'espoir que pour soi. Parce que lorsque l'autre nous a tant brisé, à croire en toi, à se laisser fasciner par toi, à se laisser berner par l'espoir que tu sauras toi les extraire du néant dans lesquels nous sommes collectivement plongés. Comme le patron du cirque de Pinocchio, tu les pousses à l'individualisme et donc au consumérisme les plus forcés.
À peine la télévision éteinte, on a quelque part une nouvelle fois envie d'y replonger, de respirer un moment dans ces couleurs criardes bleu et jaunes artificielles, de s'oublier. Tu fais ainsi de nous de purs baté. C'est ta limite cependant. Tu ne peux absolument à aucun moment et de façon définitive et irrémédiable nous dégrader. Tu es notre Cyril et non l'inverse. La condition de ton succès est de toujours te soumettre à nos désirs, de ne jamais les trahir, de ne jamais t'écarter. Nous sommes tes fansus, mais tu es notre prostituée et en cela tu es dané. Alors, tu utilises les chroniqueurs pour passer des messages lorsque vraiment n'y tenant plus, tu n'as qu'une envie nous fracasser.
Tu les invites à aller en un sens sans toi-même l'assumer. Cela te place en position modératrice, quelque part apaisante en toute circonstan jamais exposée. Toi qui es chargé de nous domestiquer, de nous dompter, tu apparais comme le gentil chien du maître qui nous reconnaît et dont on n' pas à s'inquiéter. que l'on peut même parfois caresser et cela a une grande valeur, une immense valeur car cela le rend gentil le maître. Cela permet d'oublier la façon dont il nous fouette et continue de nous exploiter. Et c'est pour cela que tu es si chèement payé. Tout cela fonctionne avec notre complicité.
C'est pourquoi parfois tu invites l'un d'entre nous afin de faire rejaillir la société, nous incarner. Ton monde devient alors une scène, un simulacre où l'ordre pourra s'imposer. Tu fais tout pour t'assurer que nous serons suffisamment humiliés, impressionnés, écrasés pour que personne ne prenne le risque de se rebeller et pour que l'on continue de venir s'asservir à tes côtés. Tout un attirail est à ta disposition. Micro, public, régisseur, chroniqueur, garde du corps, même en scène chargé de coordonner tous ces êtres. Tous les jours, tu te vois propulsé en position de pouvoir et en tir du bonheur, un sentiment exalté, tout en te comportant en bon toutou, bien inféudé.
Ce que sont tous les hommes et toutes les femmes de télé, agissant dans le cadre délimité que tes maîtres t'ont fixés, ton rôle est de t'assurer que personne ne dépasse, que personne ne cherche à s'émanciper. Pour t'en assurer à l'intérieur de ton cirque, tu es prêt à tout. Toutes les violences, toutes les cruautés, toutes les farce aussi. Lorsque l'on se vend, lorsqu'on vend son soi, il n'y a plus de limite et donc plus de dignité. tenir l'autre, le contenir, la servir puis selon le résultat récompenser ou écraser. Je l'ai éprouvé au côté de citoyens qui ne sont rien à tes yeux et à ceux de tes maîtres et que tu as fait semblant de protéger.
Des gilets jaunes à Damien Tarel, l'homme qui a baffé Emmanuel Macron. Je t'ai vu tour à tour, humilié, frappé, corrigé en une position privilégiée. À leur côté, je te regardais et je les voyais tenir, esquiver, ployer, se débattre dans ce néant que tu tentais de leur imposer. Puis je t'ai vu agir identiquement à mon égard. Tu voulais être celui qui ferait plier celui qui avait soufflotté le président, grisant et potentiellement récompensant. Ils avaient fait échouer le pouvoir en renversant le rapport de force, en humiliant ceux qui sont chargés d'humilier. Tu voulais prendre ta revanche, leur revanche ? Oui, les venger. Après tout, n'est-ce pas pour cela que tu es si chèement payé ?
Tu as échoué. Alors, tu les as réinvités pour les descendre, pour prendre cette foi ta revanche. Toi qui, excellent maître d'œuvre avait échoué. et tu as à nouveau échoué une fois, deux fois. Cela t'a rendu fou. Cela t'a donné encore plus envie de nous écraser. Et alors que tu as compris que non seulement tu ne réussirais pas, mais que si tu insistais, tout sombrerait, alors tu as dérapé et tu m'as insulté. Car tu as tes limites, Cyril. Tu n'es ni très intelligent ni cultivé. Tu as répartie aussi médiocre que tes herzates de jugement et de pensées. Quel soulagement Cyril de te voir en ce moment-là montrer ton véritable visage littéralement démasqué.
Toi si bonhomme, si assuré, si en contrôle, retrouvait la bave aux lèvres le visage du chien d'attaque que tu es infiné censé incarner. On avait plus envie de te caresser. Ce livre est un hommage, Cyril, une façon de te distinguer, de te donner de l'intérêt. Je voudrais ailleurs te rassurer, rassurer cette minable névrose qui semble tant accblée. Tu as raison, Cyril, tu n'es pas comme eux et tu as raison de les mépriser. C'est eux qui t'obsèdent que tu ne cesses d'invoquer. Celui de tes camarades bourgeois de la radio et de la télé.
ce eux auquels tu n'as jamais réussi à t'identifier et qui t'ont toujours complexé parce qu'ils avaient réussi à prendre l'apparence du beau, du propre, de l'absence de saleté. Ceux eux qui n'a pas eu besoin comme toi de se sauver pour exister. Cyril, je dois te rassurer, eux aussi se vendent et n'ont aucun argument à t'opposer. Tu as raison, Cyril, ils n'ont aucun droit à te critiquer car ils sont comme toi et se laissent même prendre encore plus violemment jour après jour par des maîtres auxquels tu n'as rien à envier. Eux qui font mine de ne pas te ressembler, jouissent de leur position de petit bâtard insoumis, incapable d'une quelconque vérité.
Grâce aux mêmes mécanismes, aux mêmes artefacts qui t'ont porté au sommet, eux qui dans leur beau costumes ou au contraire en leur apparence faussement négligée se jette sur toi comme des chiens. Des studios de France inter à ceux de TMC n'ont qu'une obsession. Se distinguer, masquer leur servitude, ne pas te ressembler. Je comprends que cela t'irrite, mais je sais que tu sais que tu n'as rien à leur envier, qu'ils sont comme toi, le creux, le vin, le dégradé, mais que toi au moins tu as gardé une part d'humanité, loin de ces êtres vides, lisses, sans personnalité. Tu peux les voir et puis penser moi ou moins, j'ai assumé.
Ma petite je t'aime car cette différence est ce qui te permet de t'identifier au plus fragile de la société. Tu sais l'absence de fierté, la dépendance, ce que cela fait que de devoir se soumettre pour persévérer. En cela je suis, nous sommes de ton côté et j'ai décidé de ne pas t'attaquer. Un jour, tu sombreras, Cyril. Car cela est le propre de tout être ayant régné. Et ce jour-là, voyant de nouveau le monde de la place que tu n'aurais jamais dû quitter, tu nous comprendras. Tu comprendras pourquoi l'on se sera un jour ainsi à toi adressé. Bonne lecture et plein de pensées. Introduction. Qu'est-ce que Cyril Anouna ? Rien.
Nada que c'est au préalable le point de vue qu'il nous convient d'adopter. Un pion dans un système qu'il serait inutile de seul faire tomber et qui va justifier que nous nous comportions avec précaution à son égard sans le dévast. La machine à fabriquer du spectacle et de la croyance en France atteint un stade terminal de corruption. Sa dégénérescence télévisée trouve à s'incarner. Prenons Stéphane Courbi. L'homme de 58 ans, regardet et visage légèrement attardés, passe ses étés à Saint-roupé et ses hivers à Courchevel, incapable la comm ailleur de la moindre originalité.
Admirable professionnel, nous lui devons ces merveilles que furent la fureur du samedi soir, les enfants de la télé, Loft et Secret Story, la ferme des célébrités, mais également les émissions de Fugiel, Arthur et la gaffe. Cet homme a passé sa vie à faire commerce du néant et de la vulgarité. Éradiquez-le et vous enfanterz de la beauté. Boîte à merde, donc au sens littéral du terme soldat de la leideur et de la vulgarité, nous lui devons encore la production de Colanta, forbyard, les Marseillais, mais aussi et surtout des émissions de Cyril Anouna.
Il est à l'interface de ce dernier et de Vincent Boloré, l'oligarque et qui prit le contrôle de Vivendy en échange d'action dans la chaîne de télévision D8 devenue C8, chaîne qu'il venait de racheter au groupes mentionnés. Allez comprendre ou l'expliquer. Tandis que monsieur Boloré traîne son curé de rendez-vous d'affaires en rendez-vous d'affaires, prenant soin de ne jamais trop l'humilier, monsieur Courbi récupère 35 millions d'euros par an pour produire l'émission Touche pas à mon poste qu'il facture près de trois fois son cours réel.
L'homme de quoi impressionné, formé dans une boîte à bac pour fils à papa l'ISG devant son glorieux chemin à un stage auprès du très regretté Christophe de Chavan. Petit deux note en bas de page. On nous signale que ce dernier n'est pas décédé. Il a commencé sa carrière en plumant ses téléspectateurs, leur faisant payer quelques francs la minute la connexion au site minitel des émissions auxquelles il s'associait. Cette vocation a l'argent comme fin en soi et comme négation de l'autre. s'est déployé jusqu'à lui permettre de s'offrir un yacht de plus de 60 mtres de long. Monsieur Courbi n'est pas chanceux.
Ce dernier a depuis sombré, forçant une opération de sauvetage menée par deux hélicoptères des gardes de côte grec au moment même où les services publics du pays étaient dévastés sur ord de son glorieux ami Nicolas Sarkozy pour sauver les banques françaises qui les avaient dévastés. Les images de ce naufrage sont jolies. On voit en une mère éigée déchaînée qui avait ironie de l'histoire servi de fond aux affiches de campagne de son ami Nicolas Sarkozi, le piteuseux équipage s'extirpait inextrémiste du bateau de 35 millions d'euros que monsieur Courbi louait 378000 € la semaine.
Quelques semaines plus tard, monsieur Sarkozy perdrait l'élection présidentielle face au candidat le plus pitoyable que la 5e République a enfanté, François Hollande. Monsieur Courbi ne se montrerait pas autre mesure peiné. Il en avait bien profité. Il faut dire que monsieur Sarkozy qui avait commencé son mandat sur le yach de Monsieur Boloré et qui détient aujourd'hui de nombreuses affaires avec son ami dont des domaines produisant d'innombrables vins rosés, lui avaient ouvert une autoroute extraordinaire, la libéralisation du secteur des paris en ligne, extraordinaire instrument de blanchiment et d'extorsion légale des plus fragiles de la société.
Alors que monsieur Courbi venait d'acheter l'un des acteurs du marché, Betclic, monsieur Sarkozy avait souhaité lui faire un second cadeau, rien de moins que la régie publicitaire de France Télévision. Au moment où il envisageait une suppression complète des ressources publicitaires du service public afin de favoriser notamment Martin Big et le groupe TF1, la mesure proposée par M. Sarkozy avait cependant fait l'objet d'une tané telle qu'il avait dû reculer. Qu'importe. Monsieur Courbi s'était rattrapé, escroquant à Lilian Betancour, une vieille femme sénil propriétaire du groupe L'Oréal, pas moins de croix millions d'euros.
L'avait-il rencontré sur recommandation de Monsieur Sarkozy qui, dit-on passait rue de la Border récupérer régulièrement des enveloppes pour financer ses diverses activités ? Pens simplement que monsieur Courbi fut condamné à une amende de cinq mille euros et qu'il dû rembourser intégralement Madame Betancour. ce qu'il put faire grâce à l'aide désintéressée de l'émire du Qatar qui lui signa un chèque via le Luxembourg de 20 millions d'euros émir dont on sait les liens particuliers qu'il entretenait avec monsieur Sarkozy. Entre-temps, monsieur Courbi avait récupéré dix millions d'euros pour organiser une légation immobilière à ses enfants. Il avait à peine 40 ans.
Monsieur Courbi avait procédé pour se faire en faisant désigner comme mandataire l'avocat de Madame Betancour. qui avait réussi à se faire nommer comme exécuteur testamentaire de l'octogénère, une pratique assez habituelle et que l'on retrouvera avec Stéphane Asbagan, avocat à la fois de monsieur Courbi, de Madame Magalie Liis, dite Perda, on y reviendra, d'Arthur et de Cyril Hanouna. Ainsi va l'oligarchie. Comme son procès l'aura établi, au moment de transférer des fonds à Monsieur Courbi sur suggestion de son avocat, Madame Betancour, dont une expertise venait d'établir que ses facultés cognitives étaient altérées définitivement, pensait de lui qu'il s'agissait d'un chanteur.
Il obtiendrait les fonds le jour même où madame Betancour se verrait placer sous protection par leur avocat commun, maître Willelm. Le banquier d'affaires en charge de gérer tout cela fut Jean-Marie Messier, celui qui créa et coula à l'orée des années Vivendy en détant un ancien service public privatisé, la compagnie générale des EOS à hauteur de 35 milliards d'euros, ce qui ne l'empêcha pas d'obtenir une indemnité de départ de près de 20 millions d'euros avant d'être pénalement condamné. De ce fait, dans l'oligarchie, le monde est petit.
Aujourd'hui, Monsieur Courbi est à la tête de l'un des plus importants producteurs de contenu télévisuel au monde, Beniget, ainsi que de la florissante Betclick. Il doit certes des centaines de millions d'euros dont de lourdes échéances tombent en 2025, ce qui crée quelques difficultés. Mais la générosité de Monsieur Bolloré qui lui a fait prêter plus de 100 millions d'euros et a commandé jusqu'à près de la moitié de son chiffre d'affaires en émission, ses participations croisées avec monsieur Hanouna et le soutien d'autres piliers de l'oligarchie, notamment celui de Bernard Arnaud et sa famille qui auront soutenu l'introduction en bourse de sa holding lui permettent de tenir bon.
Le système que monsieur Courbi a créé est simple, presque enfantin. Il produit des émissions de téléalité. dont les candidats les plus prometteurs se font recruter par des agences d'influence qu'il détient. Ce fut longtemps le travail de l'une de ces femmes de main, Magalie Li Berda et son compagnon Stéphane Tedbou. Ces personnes sont régulièrement envoyées sur les plateaux d'émission que monsieur Courbi produit, dont vous l'aurez compris celui de monsieur Hanouna qui accueille également un temps comme chroniqueuse Madame Berda. Évidemment, aucun disclaimer. D'ailleurs, madame Berda, Monsieur Courbi et M.
Anouna ont le même avocat, maître Asbagien, qui est par ailleurs actionnaire majoritaire de société, ce qui lui est absolument interdit, auquel il est associé avec son client, M. Hanouna. Le public n'est pas informé de ses manigances. Seul le spectacle compte. Madame Berda est chargée de rentabiliser la notoriété de ces personnages devenus des produits placés dans les émissions de Monsieur Hanouna en faisant vendre à leur public captif des produits avariés et les rendre participes d'escroquerie. Ainsi, de l'argent frais remonte capté au sein des couches les plus populaires de la société et permet à tout ce beau monde de se financer et de voyager d'hôtel de luxe en jet privé.
Je vous le disais. Qu'est-ce que Monsieur Hanouna dans tout cela ? Rien. Nada. Que un instrument à peine conscient. Reste à interroger comment et pourquoi il réussit à capter l'intérêt d'une grande partie des Français et à jouer un rôle taillé sur mesure pour les endormir et les exploiter. Grand 1, le tribunal des tribunaux. Touche pas à mon poste est une émission de télévision française diffusée en direct gratuitement tous les soirs de la semaine sur une chaîne de télévision C8.
Cette émission produite et présentée par un homme de près de 50 ans, Cyril Anouna, consiste en l'organisation de discussions animé par le présentateur dans le cadre de séquence de quelques minutes lors desquels interviennent un ou plusieurs invités ainsi que des chroniqueurs payés par la production. L'émission est tournée dans un studio de télévision dans les faubours de Paris et diffusé en direct. Le présentateur s'y présente debout alors que l'ensemble des autres intervenants sont assis sur deux tables continues, lui faisant face et formant un hémicycle. Lui, droit à sa propre table, son desque, derrière lequel se présente un immense écran de télévision.
Derrière les intervenants se trouvent quant à elle des personnes que l'on dit du public encadrées par des videurs et des chauffeurs de salle et plongés dans une obscurité relative. L'écran devant lequel monsieur Anoua se tient fich à la main constitue le seul point de connexion entre les téléspectateurs et les participants à l'émission. Les informations et sujets de court reportage ou montag d'images diffusé au cours de l'émission qui rythme l'émission y sont affichés. Contrairement à la plupart des animateurs, Monsieur Hanouna ne fait pas usage d'un prompteur.
Ces écrans sur lesquels défilent des textes que les hommes et femmes de télévision lisent en donnant l'impression de regarder droit dans les yeux les téléspectateurs. Monsieur Hanouna préfère se reposer sur des fiches imprimées que ses équipes lui préparent échangent à chaque pause publicitaire autour desquelles s'affiche le logo de son émission. Celles-ci sont composées de quelques phrases simples rappelant les positions de chacun des chroniqueurs et les principaux points à aborder lors des débats. Des informations et instructions lui sont transmises via téléphone qu'il consulte régulièrement ainsi que via son oreillette afin de lui permettre de s'adapter aux impromptus du direct.
Le refus du prompteur donne à monsieur Anouna une apparence plus simple et humaine, plus hésitante également. Celui-ci ayant construit tout son parcours sur le refus de la fascination et sur la recherche au contraire de la domination, une façon de subvertir sa faiblesse et d'en faire un instrument de pouvoir, ce choix le renforce paradoxalement. Les incertitudes de son phrasé, ses hésitations l'humanisent tout en lui donnant un contrôle absolu sur le rythme de l'émission sans avoir à faire l'effort consistant à lire ou à forceori à prendre des textes.
C'est d'ailleurs un point intéressant, celui qui consiste à s'interroger sur le rapport au langage et à la spontanéité de ces médias où paradoxalement tout est d'avance écrit. Je me suis quelquefois rendu à cette émission. J'y ai notamment accompagné un jeune homme provenant de Tint, un village près de Valence dans la Drô qui me l'avait demandé. Citoyen curieux, engagé, ayant participé au mouvement des gilets jaunes, Damien Terrel avait été approché par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2022. Il avait vu venir à lui le président de la République en bras de chemise de ne pas précipité alors que ses camarades venaient d'être expulsé Manu military de la zone.
Monsieur Tarel, voyant venir l'homme, avait eu le réflexe de saisir son bras alors que ce dernier essayait de lui prendre la main et avait infligé une sorte de soufflet au président de la République, presque une caresse, dans la plus pure tradition royaliste. Cela avait suscité quelques mois, détenu et jugé en 48 heures, avant même d'avoir pu prendre attache avec son conseil, il avait été immédiatement incarcéré. Les images de son geste avaient fait le tour du monde, considéré comme un affront, une atteinte à l'honneur d'un président ainsi privé de sa dignité.
Le tribunal judiciaire avait été sans pitié et mon Tarel s'était vu condamné en première instance à une peine de prison de mois avec surcis et 4 mois fermes ainsi qu'à quelques peines complémentaires. Monsieur Tarel, jeune homme sans expérience avec l'autorité judiciaire, avait décidé de ne faire appel que sur un point, l'interdiction à vie d'exercer des fonctions publiques qui lui avaient été au surplus de sa détention passée à l'isolement complet imposé.
Il m'avait alors sollicité et je l'avais accompagné dans le cadre d'une audience assez merveilleuse devant la cour d'appel de Grenoble, lors de laquelle la machine judiciaire s'était faite le théâtre d'un renversement spectaculaire des autorités, l'accusé se faisant l'incarnation du peuple français face à une justice morne et évidée, impuissante dans sa tentative de faire autorité face à l'absence de remord mais aussi de rodomontade de l'accuser.
L'audience d'appel avait permis à Monsieur Tarel de s'exprimer et de se défendre pour la première fois, lavant son honneur et enterrant l'indignité du procès expéditif tenu en première instance, lui permettant de revendiquer avec finesse et mesure son geste dont il dirait qu'il lutte aimait mieux exécuter. Cette aventure souveraine et quelque peu souterraine nous valut donc un retour dans cette machine à créer du spectaculaire qui est TPMP touche pas à mon poste où monsieur Tarel était invité et me demanda de l'accompagner.
Ma présence à ses côtés suscita des interrogations plutôt légitimes, certaines personnes disant leur troubl à l'idée de me voir croiser le fer avec des éminences intellectuelles de l'ampleur de Mathieu Deelormot, l'un des chroniqueurs. Ce passage, qui n'était pas le premier fut commenté. et une nouvelle occasion de tester le dispositif circulaire mis en place autour de Cyril Anouna. Pour ceux qui n'ont jamais entendu mot de l'émission, il suffira de rappeler que celle-ci créée le 1er avril 2010, cela ne s'invente pas, avait pour fonction initiale de proposer une émission de commentaires sur la télévision et en particulier sur les programmes de téléalité.
Il s'agissait alors pour les producteurs, en créant un espace de discussion dans lequel des personnages récurrents interviendraient, de créer un monde dans le monde et de commenter ce qui se passait sur les autres chaînes de façon à offrir aux téléspectateurs une sorte d'univers référentiel commun facilement accessible. Une grande partie de la population n'a pas véritablement d'accès à des formes culturelles ou d'informations autres que celles qui sont diffusées dans le poste. Ce dispositif qui proposait en quelque sorte une mise en abîme de la mise en abîme, on plonge dans le commentaire de la téléréalité à travers des personnages commentant d'autres personnages.
Le tout au sein du même écran qui se voit commenter avait pour objectif de faire sentir aux spectateurs une jouissance similaire à celle des bourgeois qu'en accumulant les représentations d'opéra, ceci se trouve en telle maîtrise de l'œuvre consommée qu'il se montre en mesure de commenter les performances de tel directeur d'orchestre vis-à-vis de tel autre, de tel ténor et ainsi de suite dans des discussions infinies où le niveau de connaissance du détail servira de jauge bien plus que la capacité à créer ou penser en fant ant des discussions vaines mais jouissives propres au salon mondin.
Le monde du spectacle a compris ce qu'il pouvait tirer en terme de richesse et de revenus de la mise en scène de ce spectacle du commentaire et a très vite organisé commercialement celle-ci, alimentant par des chroniqueurs payés pour écrire ou parler des débats picrocolins débordant au sein de revues plus ou moins généralistes ou spécialisées les colonnes de radio et médiia un infini spectacle dans le spectacle créant un monde en soi irrétant parce qu' inaccessible permettant aux participants de cette scène dans la scène de se distinguer et aux spectateurs du spectacle dérivé, le spectacle de la critique, par les consommations de différentes formes de point de vue plus ou moins autorisé et recyclé de se détendre en s'identifiant tour à tour à tel ou tel énonciateur, se contentant d'exercer sa capacité de jugement sans avoir à produire l'effort d'une pensée.
Cette formule qui trouve une grande part de son succès dans le jeu entre différence et répétition, des chroniqueurs incarnant leur propre stéréotype commentant soir après soir dans un cadre identique une succession d'épisodes d'émission plus ou moins similaires et se voyant par la même forcé à se réinventer pour surprendre le téléspectateur sans jamais le déstabiliser constitue donc la recette initiale qui fonde le succès de l'émission de monsieur Hanouna. Très rapidement, cette émission a commencé à s'étendre, à créer un univers autoréférentiel, c'est-à-dire à se commenter elle-même.
Les personnages qui étaient appelés à y intervenir ont commencé à jouer des rôles chargés d'agir avec vraisemblance, payés pour donner l'impression de la spontanéité, exactement comme les acteurs de téléréalité, soumis à une intense pression et à une préparation exigeante. Ils sont devenus les supports d'une émission à laquelle chacun était censé pouvoir s'identifier, catégoriser de façon à toucher telle ou telle part de marché.
Le génie de monsieur Hanounain a consisté à matiner la chose de références internes, sorte de private joke, qui ont commencer à susciter une forme d'addiction au sein des spectateurs construisant un continuum exclusif où la fidélité des téléspectateurs se voyait progressivement récompensé par les clins d'œil et références continuelles censé faire le pont d'une émission à l'autre sur le modèle des saapes opéra.
Nous avons ainsi inlassablement commencé à voir les mêmes personnages évoluer, se confronter, révéler de nouvelles facettes de leur personnalité, se fâcher et se réconcilier, nous faire rire et nous irriter, créant une forme de sentiment identificatoire particulièrement addictif en ce qu'il s'ajoutait aux couches préalablement décrites qui consistaient à se servir d'autres émissions comme points de référence initiaux pour des débats encadrés par des règles du jeu implicites relativement simple à comprendre et à embrasser. C'est ce qui explique que l'émission génère tant de nausée. Son principe consiste à rendre prisonnier par l'addiction à une excitation frelatée mais infiniment répétée.
C'est ainsi que le public plutôt populaire des émissions de téléréalité et de l'émission de Cyril Anouna est doublement récompensé lorsqu'il allume le poste tandis que le public plus bourgeois et se tenant à distance de ces mondes considérés comme vulgaires et manquant d'élaboration jour après jour renforcer son incapacité à comprendre comment de tels espaces peuvent fasciner. Cela a ouvert naturellement à une dernière phase, celle de l'autonomisation de l'émission. Autonomisation qui a commencé à se déployer par Akou avant de faire de ce modèle une forme de vecteur politique.
Cyril Anouna devenu un pouvoir en soi, capable de mobiliser jusqu'à 2ux millions de personnes tous les soirs de la semaine pendant des heures, de générer des revenus importants et de toucher une grande part de la société. a vu l'ambition commencer à le mordre si ce n'est à le dévorer et le pousser à vouloir absorber non seulement les autres représentants du monde de la télévision, les autres décors, mais le réel lui-même ou du moins celui auquel il accédait.
Doté d'importants moyens octroyés par l'oligarque Vincent Boloré, mais aussi d'une force sociale croissante, cette évolution a amené le présentateur, autrefois réduit à produire de pures démonstrations de cirque, à inviter toujours plus le réel au sein de son émission et à vouloir jouer un rôle politique, en particulier lors des campagnes présidentielles françaises. Ce moment extraordinaire où à échéance régulière, il est fait appel au peuple pour l'inviter à choisir entre tel ou tel candidat soigneusement présélectionné afin d'exercer l'insigne privilège consistant à décider qui décidera en son nom de l'usage des ressources produites par le pays tout entier les prochaines années.
glissement fascinant d'un monde de la représentation à l'autre, fruit naturel de l'extension progressive des débats animés par monsieur Hanouna à des sujets de société auquel nous avons alors assisté par l'instrumentalisation du fait d'hiver. Qu'est-ce qu'un fait d'hiver ? Après tout, si ce n'est la tentative de concentrer en une scène une seule situation, un enjeu de société chargé de projection et d'indignation, de discours et de confrontation d'idées, afin tant de se divertir que de refaire société. Qu'est-ce qu'un fait divers si ce n'est l'avant-sène du politique, son incarnation la plus épurée ?
Et comment dès lors s'étonner que monsieur Hanouna dès le moment où il s'est décidé à sortir du cadre figé consistant à se mué en le critiquant en chef de la téléréalité puis plus généralement en celui de la télévision et qu'il s'est pris de saisir des parts de ce réel et de les absorber et penser que l'étape d'après consistait à la République en son entier animé. Le guignol et le bouffon ne peuvent nécessairement pour maintenir une fonction identificatoire avec la citoyenneté que régulièrement puis en elle. Ils doivent s'en nourrir, ne peuvent rester dans le strict ordre du spectacle qui autrement éterré devient concept et idée nous faisant perdre prise avec le réel jusqu'à Bequet arrivé.
Ce mouvement qu'a connu le théâtre, Monsieur Hanouna n'était bien sûr pas prêt à l'assumer, devant assurer à son absurde une assise, ne pouvant se contenter d'un caroussel de personnages en boucle fermée, il a fait le choix pour nourrir son émission de pêtre le réel, amenant des morceaux de vie en son studio afin de les dévorer et de les décurgiter, faisant proie de véritables êtres humains débordant le cadre naturel de ce théâtre de la cruauté. C'est ce qui explique que monsieur Tarel ait été invité. Nous y reviendrons.
Ce dernier s'étant trouvé au carousel du spectacle et du réel, giflant une représentation, mais par la même rompant la barrière de la virtualité et par ce geste créant un risque de contamination subissant en retour un absolu notamment de la part du monde du spectacle qui au spectacle veut amener et non du spectacle au réel se laisser traîner.
Drôle de bascule pour monsieur Hanouna qui partant de mondes imaginaires chargé maintenant de véritables corps le ferait en pur vallet de l'ordre bouffond soumis et infrapolitique interdisant explicitement à chacun de ses chroniqueurs et inviter le moindre discours politique alors que celui-ci toujours plus affleurait donnant autant de gage que son insécurité et sa certitude intérieure de ne pas être assez armé exigeait pur illustrateur chargé d'ambiancer et de distraire, de montrer des pand de réel pour permettre à chacun ensuite en dehors de son émission de penser.
Monsieur Hanouna va cependant se laisser rattraper par Libris jusqu'à lui-même se muer en politique et s'adresser à la nation avant de se rétracter. Les mondes dans le petit Paris ne se croisent pas tant que cela. Les milliardaires, ces personnes qui disposent de fortunes à 100 m fois supérieures, mille fois, il faut le rappeler, tant les ordres de grandeur semblent intangible aux millionnaires appartenant déjà aux strates les plus supérieures de la société vivent bquérisés en desv closant de tous ceux qui chercheraient à les exploiter comme eux savent exploiter. Le rapport avec le politique n'est pas naturel et se fait le plus souvent parou. M.
Boloré, patron de Monsieur Hanouna ayant par exemple longuement tardé avant d'échanger avec celui qui à la présidence arriverait. Monsieur Hanouna en une période d'inversion radicale se sera vu confier à l'orée des années 2020 un rôle de Koby Twin particulièrement utile ne serait-ce que du fait de son idioci au sens le plus étymologique du terme politique et de la facilité avec laquelle il pouvait en conséquence se voir instrumentalisé. Instrumentalement flatté par un jeune politicien au longue, monsieur Macron, qui est cherché par tout moyen des lieux où pouvoir se mer et se voir flatter, il va devenir le valet de cet ordre existant.
Monsieur Macron, incarnation étiolée et déjà passablement hasbine du cool et du frais, va se voir mis en avant par monsieur Hanouna et en retour par ses monstrations régulières de sympathie et de considération, légitimer une émission jusque la mépriser et détester, l'inféudent et en faisant une alliée fidèle et indéfectible, un pont entre le pouvoir et les classes populaires pouvant à tout instant être mobilisé. Il faut imaginer le choc pour un homme réduit à animer des années durant de pures séquence d'humiliation et de contre-humiliation avec ce qu'une part de la société considérait comme de pur déchets. De se voir soudain légitimé par le plus haut de la société.
Monsieur Hanouna ne sait en un premier temps visiblement pas rendu compte que si le pouvoir l'approchait, c'est que lui-même se dégradait et non pas que lui s'élevait. recrutant pour se faire des figures de SAP opéra comme Marlè Chiappa dans le seul objectif d'imiter et de s'intégrer au narratif d'émission de cet ordre. Monsieur Hanouna a cru, en un comique cruel qu'il l'a fait incarner le personnage du parvenu, qu'on le faisait entrer dans la cour des grands, là où la cour s'était raptissée de telle manière qu'il pouvait désormais y entrer.
On n'oubliera jamais que, recevant tel ou tel ministre, monsieur Hanouna, d'ordinaire habillé en streetweare et se montrant léger, sans considération ni respect, seait soudain en domestique stoïque, tentant de faire autorité, vêtu de costumes trois pièces, offrant sur un plateau des heures d'ennui à tel ou tel ministre de passage, sans se rendre compte du ridicule auquel il s'exposaient. C'est le paradoxe d'un homme qui ce faisant va faire monter en puissance son émission, se croyant légitimé par sa saisigne des politiques croissantes jusqu'à penser les rapports de force basculés et sombrés de la façon que l'on sait.
Miné par les conflits d'intérêt, la fréquentation d'une pègre qu'il se sera longtemps amusé à légitimer sans se rendre compte de ce qu'ils devenaient peu à peu leur objet et saturer d'injonction contradictoire venant de monde au langage lui échappant. Il va progressivement perdre pied en un naufrage en direct que l'avidité de ses spectateurs qui aura soigneusement alimenté ne fera qu'accélérer entraînant un douloureux reflux qui ne s'est toujours pas achevé. Comment vivre un succès approché à mesure que l'on vieillissait, absorbé par son reflet et la consumation du soit, incapable de comprendre que ce que l'on avait si ardemment désiré était justement ce qui nous achevait.
Difficile pour un homme toujours plus aperçu à la ville Agar, le regard évidé, de prendre conscience des failles dans lesquelles il se sera lui-même plongé. De séquences de cvilité anthologiques, notamment lorsqu'Emmanuel Macron déigna lui répondre au téléphone ou lorsque le ministre de l'intérieur se rendrait en son émission pour commenter très sérieusement un sordi de fait de société que tous ont déjà oubliés. Monsieur Hanouna commença à faire montre d'un désabus qui l'amènerait à, comme on le dit dans le jargon, déraper.
C'est comme si une fois passée la jouissance consistant à être reconnue par un système dont on avait été le principal serviteur, la reconnaissance qui en était issue avait engendré un sentiment paradoxal. enfantait des séquences pour le moins particulières ou entre deux farces tent naître un point de vue protopolitique certes peu élaboré mais toujours plus insistant dans l'idée de se faire la caisse de résonance de cette satané société qui ne cessait de lui échapper. L'affaire Lola.
Après les gilets jaunes, du nom de l'assassinat d'une jeune fille en plein cœur de Paris par une étudiante visée par une obligation de quitter le territoire, constituerait en cela un point de bascule lors duquel monsieur Hanouna, s'adressant directement à la caméra en un monologue décousu, quelque peu laborieux mais se voulant senti, tenterait de s'imisser en un nouveau champ s'opposant au tout-puissant ministre de la justice, appelant les autorités à se ressaisir. tout à fait lui-même rassuré.
Arrivé à un âge où le père craint pour sa fille, sentant comme tous que ses affaires révéléaient quelque chose d'un pouvoir vacillant, d'un vide qui le menaçait, semblant alors pris entre l'ubrice et l'urgence d'avoir accomblé un creux où personne ne cherchait à se précipiter, il alternerait entre la conviction qu'il pouvait fort bien l'occuper, se montrant satisfait et le simple constat qu'il était le seul. par position en ce studio censé réverbérer et en conséquence incarner le pays à pouvoir le faire jetant des œillade inquiète et demandant à tout instant de se voir validé protégé par ses courtisans, ses chroniqueurs payés pour le servir et le louer.
Voilà le paradoxe d'un homme à la fois faible et puissant, pris entre les rais de monde qu'il divise en gentil et méchants, retrouvé propulsé à une place qu'il sait ne pouvoir tenir forcé de faire usage d'autorité et de ses excès pour s'y maintenir et se protéger. L'on serait tenté de dire que la nature de cet homme n'est pas mauvaise, ce qui explique le sentiment d'empathie qu'il ne cesse d'enfanter. Que sa naïveté, qui l'amène à croire au don et à la charité plutôt qu'au partage et à l'équité, est si bête, si idiote qu'elle ne sert un ordre que par ricochet, qu'il est en cela un homme qui mérite d'être aimé.
On le croit sincèrement sans cependant oublier la place qu'il occupe, sa puissance et son pouvoir et les méfets qui s'en trouvent par structure suscité. Le petit-père des peuples, animé toujours par un sentiment de justice, considérant comme fondamental de pouvoir plaire et gâter, protéger ce qu'ils l'ont fait, mettant en scène sa générosité, mais incapable pourtant de penser de façon commune plutôt que clanique à la manière de véritablement aider et moins une menace qu'une insignifiance qu'il s'agit de décortiquer. Cela va me permettre de vous raconter un peu ce que cela fait que d'aller chez TPMP.
Le plus souvent, l'invitation tombe par appel téléphonique le matin, notamment lorsqu'il s'agit de traiter de fait de société. On vous propose un horaire et des conditions de tournage sur ces types de changement. Il faut prendre en compte que c'est la seule émission qui est filmée en direct, le seul TK comme il l'appelle, contrairement à cet à vous au quotidien du paysage audiovisuel français à prendre ce risque. Les émissions concurrentes de TPMP qui auront été proposées au peuple français pendant cette période en auront d'ailleurs constitué une forme d'identité.
À la différence prêt qu'elle s'adressait à des classes plus bourgeoises, en respectait les codes et étaient en conséquence censé proposer des contenu produit de façon plus ou moins raffinée. Ce qui nous offrit notamment le privilège de voir des bourgeois dîner ensemble en bonne compagnie et de s'assurer de leur maîtrise des arts de la table et de leurs capacités concomitante à énoncer des platitudes absolues et parfaitement mesurées sur tout sujet qui leur été proposé en entrée, plat ou dessert, sans trembler ni jamais déraper.
Comment s'étonner en conséquence que toute une part de ce peuple se soit précipité loin de ses mondes vers un autre qui d'apparence du moins était moins guindé et formaté à défaut d'être plus pensé ? Au-delà de la tentative de distinction plutôt médiocre qui s'imposait en ces émissions et qui apparaissait parfaitement inexistante sur TPMP, celle-ci présentait donc la particularité d'être diffusée avec un décalage plus ou moins important de leur heure de tournage de l'ordre de quelques minutes pour quotidien à quelques heures pour le 28 minutes d'Arté, ce qui leur permettait de couper quoi que ce soit en cas d'accident mais gaindit et figeaiit d'autant plus la scène où il se produisaient.
Le contrepoint de cette perte potentielle de contrôle qu'a toujours privilégié Cilanouna a consisté en la construction d'un dispositif extrêmement ferme dans lequel le présentateur a toujours été le seul à disposer d'oreillettes sur son plateau, ainsi que de la capacité de mobilité d'une table à l'autre tandis que les chroniqueurs en sont réduits à se regarder en chien de faillance à plusieurs mètres de distance et parfois avec quelques difficultés à s'écouter. Cette oreillette lui permet de s'assurer du contrôle via la régie et les équipes qui sont sur place des réactions du public tant qu'en dehors. Les premiers se voyant indiquer quand applaudir, quand huer, quand rire.
Les seconds étant à tout instant sondés sur leurs sentiment de l'émission à travers les réseaux sociaux, les mesures d'audience et divers sondages mis en œuvre sujet après sujet. Ce dispositif a pour point cardinal la répartition de la parole entre les chroniqueurs qui ont chacun un rôle à signer via les fiches suspensionnées où figure le point de vue qu'ils se sont proposés de défendre.
Point de vue élaboré au préalable avec les équipes de l'émission chargé à partir de quiz de les solliciter pour qu'ils exposent leurs arguments éventuel, les entraîner et les affiner de façon à décider qui sera infé à intervenir, dans quel ordre et ainsi alimenter le conducteur, dérouler de l'émission préparée en avance fixant les temps de chaque débat, les ordres d'intervention et cetera. Toutes ces personnes sont payées en moyenne entre et l'émission pour accepter de se soumettre au chef d'orchestre, le présentateur qui seul aura la possibilité d'altérer le cours de l'émission.
et après avoir distribué la parole selon l'intérêt qu'il aura à défendre tel ou tel point de vue sans avoir à s'exposer lui-même, en se façonnant en quelque sorte un totem d'immunité qui l'aidera à mieux s'identifier au public, orienter le débat afin de satisfaire ce dernier. Ces personnes sont non seulement payées mais vont être notées par les producteurs de l'émission soir après soir et leurs interventions mesurées. Selon qu'elles auront participé ou non à la fabrication de l'udimat, qu'elles auront plus ou moins coopéré avec le metteur en scène, elles se verront ainsi octroyer plus ou moins de temps de paroles les fois suivantes ou tout simplement le droit ou non de se faire réinviter.
Un poule est ainsi constitué et réactualisé régulièrement de façon à maintenir une pression suffisante sur chacun sans que de trop nombreux et brusque changements susceptibles de troubler le spectateur n'intervienne. Ce n'est pas tout. Parmi une infinité d'éléments qui permettent d'assurer le contrôle et les réactions des spectateurs aux mises en scène qui leur sont proposées, mais aussi la domination de monsieur Hanouna sur l'espace qu'il a créé, peuvent être trouvés des choses aussi diverses que le contrôle du son des micros. Le volume de ceci pouvant être baissé ou augmenté, selon qu'il apparaîtra intéressant de laisser un intervenant s'exprimer sur tel ou tel point à tel ou tel moment.
Peut-être ne l'avez-vous jamais remarqué. Tendez cependant l'oreille les prochaines fois, notamment lorsqu'un brouis imprévu émergera, fruit d'un déraillement temporaire de l'organisation des débats et vous le noterez immédiatement. Une fois arrivé sur place, l'invité prend conscience qu'il fait face à un véritable dispositif de pouvoir qu'il est extrêmement compliqué de subvertir et qu'il est pourtant essentiel de subvertir pour une raison très simple. La fonction de cette émission consiste en effet à purger toute déviance et rétablir un ordre en soi. Et la survie de l'invité en son humanité, menacé par sa pinocisation dépend de sa capacité à y résister.
Tentons d'expliquer ce qui est entendu par ces termes. Monsieur Hanouna depuis quelques années s'est fait la spécialité, consciemment ou non, de présider un tribunal après les tribunaux. L'essence de l'émission qui leur envoie à ses origines consistant à se superposer aux émissions de téléalité en jugeant le jugement qu'elles proposaient sur leurs candidats repose sur des mécanismes binaires de classement et d'élimination où la survie des personnages dépend de leur capacité à s'encastrer et à se maintenir au sein du territoire que constitue le plateau.
Ainsi les rivalités entre chroniqueurs et la possibilité de se voir à tout moment exclus du plateau et condamné en conséquence à une mort sociale puisque le plateau est une instance totale censée aborder le réel tout entier sont toujours réactualisés. L'enjeu consiste à alterner entre ces moments de pur spectacle qui contiennent cependant une vérité. Les chroniqueurs ayant une dépendance réelle tente à leur revenu qu'à la visibilité que leur offre l'émission.
Le terme de poste pouvant s'entendre littéralement comme celui d'un poste de travail que les chroniqueurs, par leur capacité à divertir, doivent soir après soir batailler pour préserver, lors desquels ils s'affrontent les uns les autres. Et le moment où ceci se mut en puissance invitante, chargé d'accueillir des personnes extérieures, elle-même porteuse d'un morceau de réel qui va se voir discuter, absorbé par le spectacle, chacun prenant position avant que le public soit invité à trancher. Voilà pour la pinocisation.
Le mécanisme permet ainsi aux spectateurs d'alterner entre divertissement et exercice de sa capacité de jugement, le faisant participer d'une délibération qu'il peut poursuivre sur les réseaux sociaux, maintenu altche de l'émergence de part de vrai et de jeux au sein des équipes de chroniqueurs et d'un effet d'identification à l'égard des invités en lesquels il est naturellement amené à se projeter puisque ceci, très souvent issu des classes populaires et parfaitement extérieures au monde du spectacle, se voit soudain propulsé en un monde de l'artifice qui ne peut que susciter l'interrogation suivante chez le téléspectateur.
Lui qui tant me ressemble que cela peut-il bien lui faire que de se trouver en ces lieux-là ? Et quel envie puis-je m'autoriser à son égard ? Lui qui a le privilège d'être par moi et par des millions d'autres regardés. Afin d'accompagner le spectateur et de rendre aussi confortable que possible son estce parmi ses mondes avariés, tout va être organisé pour qu'il ne subisse aucune apreté dans un enchaînement de séquence précisément calculé. L'encadrement de celle-ci, infantile et simplifié à l'extrême va amener les chroniqueurs à brandir des pancartes oui ou non, qui vont attiser l'attention du téléspectateur et l'amener à projeter son désir d'entendre tel ou tel.
désir dont monsieur Hanouna va se faire l'ordonnateur chargé successivement d'autoriser l'un ou l'autre à parler orientant la discussion afin de lui faire atteindre une conclusion morale et ainsi trancher les projections des téléspectateurs, les canaliser après les avoir orientés et manipulés, leur avoir laissé l'illusion du libre arbitre jouir de cet instant où ils auront pu souverainement avoir eu l'impression de choisir et réfléchir. Voilà peut-être le nœud gordien.
Pour étonnant que cela puisse paraître, monsieur Hanouna n'est en effet pas seulement quelqu'un qui fait du spectacle, pas seulement le guignol du système au sens étymologique et littéral du terme, chargé de taper sur qui dévirait, mais un être qui nous apparaît profondément et intimement comme cherchant à s'instituer à tout prix en souverain, riant de lui-même, mais ne tolérant pas que l'on rit de lui, qu'on le critique, renversant en cela la fonction de bouffon, jusqu'à en incarner une forme cru cruelle et presque sadique, semblable à celle que le Joker a pu figurer. Petit 3, not en bas de page.
Là encore se trouve une ambivalence difficile à juger, car celui qui s'espère souverain est en général encore dépourvu de toute véritable cruauté. Pour se faire, Monsieur Hanouna a créé sur ce territoire qui est son plateau un dispositif dans lequel la parole lui revient toujours. Le dernier mot lui est toujours dû de façon à ce que son opinion s'impose sous condition de validation par le public qui seul peut s'autoriser à le juger.
C'est ainsi que, tel un souverain romain, le présentateur qui utilise son pouvoir d'invitation au même titre que son pouvoir sur les chroniqueurs et le dispositif scénique n'a pour objectif que de protéger sa capacité souveraine à trancher, soit en imposant son opinion, soit en laissant au public la possibilité de trancher ce qui doit être pensé. À la fois instrument de sa régie et instrumentiste, monsieur Hanouna peut ainsi, selon les soirs, varier ses plaisirs, décidant lorsqu'il souhaite décider, laissant décider lorsqu'il daigne s'effacer.
Cette configuration retire toute légèreté à une émission d'apparence anodine, de divertissement et explique son évolution en un tribunal des tribunaux non plus seulement médiatique mais judiciaire et politique dont monsieur Hanouna s'est attribué la présidence.
Les vertus tomaturges de monsieur Hanouna développé par l'extension de son émission à des pans toujours plus croissant du réel semble sans fin de sorte que des personnes judiciairement condamnées se voient désormais régulièrement reçues dans l'instant de la décision judiciaire pour recevoir une forme d'onction populaire et ainsi subvertir la décision du tribunal rendue au nom du peuple français ou au contraire se voir fermement condamné au nom du peuple de TPMP, c'est-à-dire du peuple tout entier avant de se voir éventuellement rédimé à travers l'admission publique et en direct de leur tort et la reconnaissance de responsabilité qui va s'en suivre.
Monsieur Hanouna dans ce dispositif va se faire le porte-parole de son audience, le porte-parole d'une forme normative dédiction du bien qui va avoir pour vocation d'amener son invité à dire "Oui, en effet, ce que j'ai fait n'était pas justifié ou à l'inverse dénoncer une décision qui lui apparaissait parfaitement injuste, ce à quoi le présentateur pourra soit déférer, soit rejeter." Ce nouveau tribunal populaire est extrêmement puissant et subversif pour de nombreuses raisons.
de l'une des fonctions de l'appareil judiciaire et du tribunal en tant que scène et en tant que lieu consiste à appliquer un stigmaté faire porter une forme de honte et d'humiliation qui va au nom du peuple français écarter celui qui en devient sujet à tous les sens du terme du reste de la société et amené à une forme de repli sur soi et d'internalisation de la sanction et de ses effets tandis que vis-à-vis de l'extérieur cette décision produira des effets incontestables. et incontournable figeant la personne qui se sera ainsi vue arrêtée.
L'existence d'une émission d'une puissance comme celle de TPMP qui permet de toucher 2 millions de personnes directement chaque soir et par ricocher des millions d'autres à travers les replay et les réseaux sociaux produit ainsi une déstabilisation extrêmement puissante d'un des mécanismes de régulation essentielle de la société à savoir l'édifice judiciaire dont monsieur Hanouna teste régulièrement les limites étendant peu à peu les domaines de sa souveraineté. Ce pouvoir grisant produit des effets troubles et parfois inquiétants.
Monsieur Hanouna aura ainsi permis la réhabilitation de Marco Mouli, petit arnaqueur de Belleville, ayant réussi à sionner des milliards d'euros des caisses de l'État. Donc de ressources prélevées chaque année sur l'ensemble des Français en mettant en place ce que l'on a appelé une fraude à la taxe carbone et à la TVA.
Cette personne dont la constitution de la fortune s'est traduite en la fermeture d'hôpitaux, de casernes de police et ainsi de suite, enfant de la souffrance au quotidien pour des millions de français, a, notamment grâce à monsieur Hanouna, trouvé une forme de reconnaissance après son geste profondément antisocial, pour la simple raison qu'il est apparu divertissant, générateur d'audience, du fait de la fascination que suscit immanquablement les êtres qui transgressent l'ordre établi de façon transparente et sans dommage apparent. Monsieur Hanouna se gardant bien de rappeler les conséquences que son comportement avait pu engendrer à l'échelle de la société.
Le bagou séducteur, la capacité à mentir d'une personne valorisée émission après émission rappelle la fascination qu'engendrait autrefois les braqueurs. Ces personnes qui, à travers leur liberté nous font regretter l'absence de liberté que nous ressentons au quotidien, mais qui quelque part nous soulage de ce manque en nous confortant dans l'idée que notre servitude serait le fruit d'un choix. La liberté est encore possible puisqu'il l'incarne. Lui qui se présente en homme libre après avoir volé des milliards et après avoir purgé sa peine, rédimé par monsieur Hanouna lui-même.
Comment ne pas se sentir conforté dans l'idée que notre privation de liberté, notre enfermement dans les contraintes qu'inflige toute société n'est rien d'autre que le fruit d'un choix silencieux qui aurait pu être autre, qui pourrait être autre, nous rendant à une forme d'illusoire souveraineté. tout en nous emprisonnant devant notre poste de télévision. Cette personne consacrée par monsieur Hanouna qui voit évidemment en lui un pourvoyeur de divertissement et donc d'odimat va se servir de ce vecteur antimoral pour agréger du pouvoir en une mise en abîme de l'escroc ainsi valorisé. Ces dommages symboliques s'accompagnent et de façon croissante de dommages réels.
La fréquentation du milieu a rendu monsieur Hanouna vulnérable. Comme à chaque fois que l'on s'offre à une protection qui, d'apparence désintéressée, va progressivement vous dévorer. Les leaders du monde exposent quiconque possède une visibilité à toute forme de chantage, pression, violence et explique les refuges trouvés en ces mondes interlopes en des périodes où l'État semble incapacité à se faire respecter. Ils n'en produisent pas moins des dommages collatéraux et toujours plus rapprochés. extraordinaire qui se compte envie volé règlement de compte trafic d'êtres humains qui détruisent au quotidien.
L'innocence postulée est toujours mise en scène de monsieur Hanouna ne résiste pas à l'analyse de son entourage et des gestes troubles qui ne cessent de se multiplier. De Mouau à son chauffeur en passant par les nombreux influenceurs et acteurs de téléréalité qui l'entourent, de véritables réseaux protégés et parénés par ses proches se sont constitués, produisant des féodalités où toutes les leideurs sont enfantées. C'est dans ces mondes atroces que Monsieur Tarel et moi-même nous sommes décidés à nous engouffrer. Grand derrière les portes de l'enfer. Comment pénétrer l'entre du spectacle sans s'en laisser dévorer ?
Voilà ce à quoi pensent l'homme et la femme qui, cherchant à exister, craignent cependant avant tout que cela se fasse au détriment de leur sincérité. Quiconque lutte pour faire société doit sans cesse rechercher ces mondes qui à d'autres lui permettront de se lier. Le succès de l'émission de Monsieur Hanouna repose sur la solitude croissante qui dévore la société et se présente comme une instance fondamentalement génératrice de liens réconciliatrice et en conséquence protopolitique. C'est là l'un des points aveugles des nombreuses critiques qui ont cherché à le dév.
anomique, potentiellement dévastatrice de mille façons, elle permet à des millions de Français, par son aspect parfaitement abordable, ouvert à tous, y compris aux criminels les plus chevronnés, non seulement de s'y retrouver, mais d'une façon ou d'une autre, de se sentir reconnu et de s'apaiser. s'y rendre, c'est avant tout tendre une perche à ceux qui, s'y étant constitués, cherchent et espèrent y trouver de nouveaux lieux à arpenter. L'expérience a par ailleurs quelque chose de fascinant. Lorsqu'on est parisien, cela commence par un ou plusieurs appels le matin, systématiquement doublé de messages écrits en cas de non réponse.
À quoi s'en suit une longue phase de préparation et de conditionnement de la part des équipes de l'émission ? Le format de l'émission changera mille fois au cours de la journée, du fait des contraintes du direct et de la nécessité de garder une prise sur l'actualité qui ne cesse de basculer l'ordre des priorités. L'un des principaux enjeux est celui de l'horaire de passage qui va déterminer l'audience elle-même déterminante du niveau de revenu que vont tirer les producteurs de l'émission et la chaîne qui la diffuse.
La variation est extrême et l'on peut passer de quelques centaines de milliers de spectateurs jusqu'à plus de 2 millions qui assisteront à votre passage dans un jeu d'équilibre entre intérêt de l'invité et de la production déterminé par des rapports de force que la plupart des invités vont tout simplement être dans l'incapacité d'engager, se contentant du label consistant à être passé à TPMP. La plupart des personnes ignorant que des écarts massifs d'audience existent entre eux les différentes tranches horaires. Seul le prime time aux alentours de 21h15 assurant plus d'un million de téléspectateurs. Ils se laisseront guider et trier sans faire de difficultés.
Seule l'équipe de production et la rédaction détiennent le conducteur. Ce script écrit à l'avance tissant le fil qui détermine les sujets qui vont être abordés, la manière dont ils vont être traités et la temporalité qui va leur être attribuée pour s'assurer que les plus spectaculaires et les plus excitants interviennent à telle heure plutôt qu'à telle autre avec tel ou tel chroniqueur et en suivant telle ou telle orientation. Un chauffeur vous est envoyé au moins une heure avant. On essaie de vous faire venir très en avance pour vous enfermer dans une sorte de hangar parce que le lieu ressemble à ça, un hangar. Ancien bâtiment industriel 6 dans les faubours élégants de Paris à Boulogne.
L'on va vous y laisser seul dans une petite pièce avec trois sneakers et deux Kinder Bueno. Le tout au sein d'une sorte de géole en béton sans une quelconque forme de décoration. Cette émission est tournée depuis des années dans ces lieux-là et il n'y a pourtant rien rien que du béton. Tout est assez sale. Les murs bruts écrasant sont éclairés par une lumière halogène particulièrement désagréable et tout sans le débarras. Malgré les sommes immenses générées, les conditions générales sont pour le moins spartiates. On voit les employés de la société de production de monsieur Hanouna aller acheter des sandwichs triangles au monoprix d'à côté pour eux et certains invités.
Des invités qui pour beaucoup viennent de provinces, de couches populaires et qui se trouvent en tel déséquilibre de force avec les missions qu'ils vont très souvent être traités de façon misérable, placé dans des hôtels myteux à côté de leur garde arrivée, parfois laissés en attente dans des salles sans mobilier après avoir été brusquement contrôlé. Tout est assez gloque, assez sinistre, contrairement à ce que l'on pourrait penser du milieu de la télévision qui se présente en lieu d'accès à la luxure, à une forme d'excitation. Ici, il semble que l'économie préside à tout, le précaire également. Le sentiment d'être de passage est immédiatement remplaçable.
L'on entre en un monde où grignoter sur les moindres dépenses apparaît comme une évidence jusqu'au point où l'on s'interroge sur ce qu'ils ressentent. Considèrent-ils que leur pouvoir est en soi suffisant pour ne pas avoir besoin d'en faire une quelconque démonstration ou simplement que le lieu ne leur appartenant pas et devant revenir à terme à d'autres personnes, il ne tireraient nul profit à l'investir ? Voilà. en toutes circonstances que l'on vous fait entrer dans cette loge anonyme où un écran de télévision diffuse l'émission en cours de C8 et où l'on vous fait attendre.
Avec un peu de chance, une petite fiche cartonnée avec votre nom et le logo de l'émission permettant à la régie de se repérer entre les différentes loges et invités est accollé sur la porte et vous pourrez la garder en trace de ce passage qui vous aura peut-être donné la chance de croiser dans un couloir une star de téléréalité. un chanteur ou l'un de vos concitoyens voué à se voir à son tour projeter dans le monde de l'incandescence et de la célébrité. Vous êtes en train d'y penser lorsque soudain l'on vient vous chercher pour vous amener à la loge de maquillage puis au studio en lui-même.
Jusqu'ici, vous avez été en une sorte de bunker en béton écrasant et amorphe avec des gardes de sécurité qui ne sont pas forcément très agréables, des employés dont on sent qu'ils sont quelque peu pressurisés. Un cadre en somme assez triste. Il fut un temps l'on vous faisait même signer de façon impérative et empressante une décharge vous dépouillant de vos droits à l'image avant d'entrer sur le plateau. Mais il est temps d'y aller et vous voilà guidé entre des couloirs à droite et à gauche. Tout est assez sale encore une fois. Trop grand, trop vite, trop désincarné, vraiment pas entretenu, pas décoré ni quoi que ce soit. C'est loin d'être le cas de tous les studios de télévision.
Souvent, ceux-ci sont constitués comme des lieux de pouvoir qui cherchent à impressionner au sens le plus littéral du terme, c'est-à-dire à marquer d'une façon ou d'une autre. Lorsque vous vous rendez à BFM ou RMC, vous voilà amené à traverser des couloirs lumineux, parfaitement peints, soigné à l'extrême où tout est high-tech, nettoyé à l'excès, brillant, avec des portraits grandeur nature des principaux présentateurs imprimés sur d'immenses affiches qui s'imposent à votre regard, vous rappelle qui sont les maîtres des lieux, un mobilier travaillé et ainsi de suite.
Défendant la Liga dans une affaire l'opposant au PSG et concernant Kyan Mbappé, je m'y étais rendu avant alors que Gabriel Atal, Clémentin et Jordan Bardella discutaillaient sur un plateau. Traversant l'espace dédié à leurs équipes, les voyants observaient distraitement leur poulins en costume élégant, avachés sur des poufes confortables, ils respiraient les ances. L'inverse d'un monde qui chez Monsieur Hanouna ne semble toujours pas près de quinze années après s'être assumé.
Ici, vous avancez, traversant, éclairé d'une lumière blanche ses couloirs décrépis, entouré de câbles apparents coulant de partout avant d'arriver tout à coup dans un espace étrange, étroit, où l'on vous fait attendre et d'où l'on aperçoit des rideaux noirs derrière lesquels vous devinez un semblant de scène colorée et lumineuse comme ouvrant à un cirque ambulant. Il s'agit d'une immense salle de moins quinze mètres de haut sous plafond avec derrière encore des murs de béton.
Des murs auxquels l'on a accroché une infrastructure mobile parsemée d'écran, entourée de couloirs séparés de rideaux scotchés offerts pour créer cette impression de noir en fond qui va vous apparaître lorsque vous regarderez la télévision. Derrière ces rideaux, Monsieur Hanouna au centre d'un dispositif suréclairé, petit, isolé, avec ses chroniqueur autour de lui et un petit morceau de table disponible où un régisseur va vous installer après vous fixé un micro et derrière un mre de vous, le public, sur des gradins démontables. Au-dessus, des spots de lumière extrêmement puissants.
en face des figures que vous avez vu plusieurs fois à l'écran et qui vous apparaissent cette fois dans leur réalité, recouverte d'une épaisse couche de maquillage et autour des caméras et des techniciens chargés de s'assurer que tout marche comme annoncé. L'idée de cirque s'impose l'artifice dans l'artifice. À peine avez-vous eu le temps d'entrer que vous êtes en direct. Sans qu'aucune rupture rien ne vous permette de faire la différence avec l'instant d'avant lors duquel tous parlaient entre eux l'air de rien, détendu, sans enjeu. Il y a une série de choses très troublantes la première fois que vous vous y rendez. Par exemple, découvrir que l'on n'entend pas.
On n'entend rien parce qu'il n'y a pas d'amplificateur. Les jingles ne sont pas diffusés dans le studio. Donc, lorsque l'émission reprend, alors que les spectateurs qui regardent depuis leur écran de télévision entendent une musique, une annonce, la plongée dans l'émission vous prend d'un coup. Tout à coup, une voix que l'on entend d'un peu loin, c'est Anouna qui de sa petite table a commencé à parler. L'émission est lancée. Ça y est, vous êtes en direct. Il n'y a pas eu de transition, il n'y a pas eu de cliquet. La bascule vers l'autre monde est intervenue et vous êtes lancé.
Des centaines de milliers, voire des millions de personnes sont en train de vous regarder et vous ne sentez rien, si ce n'est soudain un rythme, une discipline chez ceux qui vous entourent, qui va progressivement naître et tout aussi vite se dissiper. Vous n'avez pas d'oreillette vous-même.
Monsieur Hanouna vous traverse d'un regard absent en écoutant quelqu'un lui parler, recevant des indications, s'informant de l'intérêt des téléspectateurs en suivant son fil Twitter et d'autres indicateurs, orientant le débat entre des chroniqueurs qui s'agitent autant que possible pour se faire remarquer de lui et préserver leur poste, leur siège, inventant sur le fil des arguments insignifiants qui vont être selon l'humeur censurés ou approuvés, tandis que le maître des cérémonies continue de recevoir de nouvelles indications, de nouvelles suggestions, de nouvelles informations pour orienter les invités rendus esclaves du présentateur et des chroniqueurs qui se contentent de leurs fiches statiques immobiles.
Le présentateur, rappelons-le, est mobile, autorisé à s'approcher ou s'éloigner, faisant ordre à travers sa gestuelle, créant physiquement l'espace, chacun rendu dépendant des cadres préalablement déterminés et seul le producteur présentateur a le parfait contrôle.
Vous voilà donc entouré d'un potenta et de ses employés prêts à être pris de vitesse, à devoir vous plier, l'ouvoyer, tenter de subsister face au maître omniscient qui ne va cesser de vous prendre de cours, vous orienter, vous manipuler, vous seul sur ce bout de table, disposez à batailler pour pouvoir quelques mots énoncer avant que les micros, le public, vos vis-à-vis, le noir enfin vous engloutisse et que vous soyez renvoyé au couloir gris au silence, au câble et gentiment mais fermement escorté à la même vitesse que celle avec laquelle vous avez été amené sur le plateau vers la sortie où un VTC vous attendra pour vous ramener. Dans le meilleur des cas, 15 minutes sont passées.
Rien n'est homogène en cet espace du vide où monsieur Tarel donc m'avait demandé de l'accompagner et où l'une des premières choses qui nous serait dites proviendrait du chroniqueur qui historiquement était placé immédiatement à droite des invités, Mathieu Deelormot, un gaillard de 40 ans, à l'apparence juvénile, au corps travaillé et au rôle de souffr douleur complice de M. de Hanouna installé depuis de nombreuses années.
Profitant de la pause qui avait permis à l'équipe technique de vous infiltrer sur le plateau entre deux séquences pour se défouler hors antenne au sujet de son compagnon avec une agressivité qui avait amusé monsieur Hanouna et dont il avait été impossible de déterminer si elle était feinte. Il avait repris place et à peine l'émission relancée m'avait traité de guignole. mise en abîme brutale, beaucoup plus intéressante que ce que l'on pourrait penser parce que révélatrice d'un surgissement inconscient extraordinaire et projectif. Les chroniqueurs de M.
Anouna qui a adopté inconsciemment la position guignolesque par excellence telle qu'elle a été instituée par le théâtre des marionnettes se mettent en permanence en situation de faire des bouffonneries et ils le font à la guignole, c'est-à-dire comme le personnage et gnaffron en se comportant alternativement comme des gens qui ont l'appreté du pouvoir, qui croient dans le pouvoir, qui croient en la nécessité de s'instaurer et de se sacraliser et en la victime de cette même ubrce, de ce même pouvoir alternant entre farce et violence de telle façon que l'un et l'autre finissent par se confondre, frappant et se laissant frapper selon les nécessités de l'antenne.
Le tout, sous le regard lui-ussi ambivalent et toujours renversable de leur maître, capable en un instant de les assommer. Petit quatre note en bas de page. C'est ce qui explique que Hanouna soit à ce point haï et en même temps consommé. Nous l'avions rappelé en un petit ouvrage sur Abaoud et l'aventure de Daesh en Syrie. L'inconscient collectif nourrit les êtres les plus ignards. Nul doute que Monsieur Deormau n'a jamais réfléchi à sa position et que lorsqu'il me lance Mais vous êtes un guignol. Qu'est-ce que vous êtes ? Vous êtes avocat ? Ce n'est pas possible. Il ne perçoit pas la dimension magique et réflexive de sa parole.
Mais pourquoi outre les énervements conjugaux et autres pitoyables contingences propres à ce milieu ? Outre ensuite la nécessité de faire saine et de divertir un public qui ne souhaite s'abrutir face à un débat trop ennuyeux portant sur des enjeux politiques et les revendications réelles de monsieur Tarel et de son avocat. Ce surgissement intervient-il à ce moment-là ? Il se trouve qu'à peine la séquence commencé, abassourdie par le spectacle dans lequel on tente de nous faire pénétrer, je viens de commettre un sacrilège. J'ai ri.
J'ai ri de la présentation qui vient d'être faite de mon client et de la façon dont ils essayaient très sérieusement d'apparenter leur cirque sédentaire à un tribunal pour décider notamment, c'était le thème de l'émission, si la peine qui avait été infligée à mon client était trop clémente ou non. Lorsque ce chroniqueur infatué me voit alors que je viens en tant qu'avocat rire de cette cour de pacot plutôt que de m'y soumettre, il s'indigne comme un juge le ferait. Ne supportant pas que je ne prenne pas au sérieux son autorité.
Monsieur Deormau s'indigne de ce que et je trouve cela fascinant dans sa confusion entre les termes bouffon qui a vocation à subvertir le pouvoir et guignol qui a vocation de façon systématiquement échouie à incarner le pouvoir, ils me perçoivent immédiatement comme une personne menaçante au tout premier degré.
C'est que riant et faisant rire au détriment du souverain, du prince qui croyait en son pouvoir, du juge ou de celui qui se prenait pour un juge qui, n'ayant pas autorisé ce rire, se voit immédiatement dénudé par ce geste incontrôlable qui désactive sa prétention au contrôle, j'ai ouvert une brèche, une transgression insupportable dans le sens où le petit duc, le petit marquis, le petit chef en somme qui est à côté de moi, payer 500 € la soirée pour être là, qui a fini par croire à sa propre autorité, en cette autorité qu'il vient à peine d'installer, oubliant d'où il provenait et d'où elle était issu, finissant par se confondre avec son rôle et agissant au premier degré en une scène où il était censé en présence d'un avocat avec un prévenu, des magistrats et d'un président, d'un public enfin prêt à juger, condamné, aidé à déterminer si mon client était véritablement coupable ou pas, se voyait soudain rappeler à sa condition, non par un geste d'autorité qui l'aurait valorisé, mais par un rire qui le dénudait.
On note à ce stade la dérive au sens étymologique du terme qui a touché les missions et les effets produits par sa progressive confrontation au réel. Monsieur Deormau n'est pas plus pitoyable que le moindre juge en robe rouge à poids qui oublie que tout ce à quoi il se n'est que fabrication d'une illusion permettant d'asseoir des rapports de force sans avoir à faire usage de la violence et imposer des structures à la société. Le langage juridique n'est qu'une tentative de codifier, de catégoriser le réel pour le faire entrer dans des cases et ainsi assurer à l'ordre sa persistance, quelle que soit sa légitimité.
Il a été en ses origines aussi vulgaire et arbitraire que le dispositif dans lequel nous sommes projetés, lui-même plus élaboré qu'on pourrait le penser. C'est ce qui va rendre particulièrement frustrante et inacceptable mon intervention qui fait une nouvelle fois puisque nous y reviendrons, ce n'est pas la première fois que je m'y rends et l'effet déraillé vriller les personnes chargées d'en assurer l'ordre alors qu'un rôle nous avait été attribué un chemin au bout duquel une rédemption une décision plus clémente que celle du tribunal nous était miroité voilà que comme à la cour d'appel dès le départ nous faisons exploser le dispositif lui retirant toute autorité furie.
Car comment pourrait-il en ces circonstances nous sanctionner ? Comment pourrait-il nous exploiter faisant de nous leur chair à consommer ? Voilà que ce sont eux qui sont en danger. La suite, en conséquence, va consister en une tentative de rattrapage hystérisé où la violence et le brouis vont se faire d'autant plus prignant qu'ant vu leur autorité symbolique remise en jeu et ayant une maîtrise du langage et du discours pour le moins limité, il ne va rester à nos interlocuteurs que la force pour se réinstituer.
C'est ainsi que le personnage de l'émission censé incarner les classes populaires, Raymond ancien chauffeur livreur privé de nom de famille dans le cadre de l'émission, contrairement à d'autres participants, va se voir immédiatement attribuer le rôle de senseur en un dispositif parfaitement attendu et énoncé à monsieur Tarel dans le cadre d'une adresse directe et en le tutoyant un propos que l'on pourrait résumer en le glosant à Mais qu'est-ce que tu as fait ? Ça ne sert à rien. Moi, je suis gilet jaune et c'est un scandale d'avoir giflé le président. Tu fais honte à la France. La scène est disposée.
La France populaire, incarnée en ce chroniqueur qui dispose de ce fait toute légitimité pour se faire s'adresse à l'invité afin de le marginaliser, prenant le relais de l'estocade que monsieur de l'orm, lui-même fils d'avocat et à l'apparence bourgeoise vient de m'adresser. Les rôles sont parfaitement répartis et tout avait été préparé. Du fait du rire qui a forcé le chien de garde de Cyril Hanouna à intervenir pour établir immédiatement son autorité, quelque chose pourtant ne peut fonctionner.
Dans cette mécanique parfaitement huilée qui consistait à faire jouer à la personne à laquelle les spectateurs sont censés pouvoir s'identifier le plus, le conducteur de camion appartenant aux classes populaires, s'exprimant et se comportant comme eux, le rôle de chien de garde, non de mon Hanouna, mais du système politique et social. auquel ils sont tous asservis et rétablirent ainsi l'ordre subverti. procureur populaire, lui qui avait pour fonction de légitimer la sanction que s'apprêtait à énoncer à Nouna, c'est-à-dire quelque chose de l'ordre de "Ah oui, franchement, vous avez exagéré et ce n'est pas bien." Raymond fait face à un écueil.
Lui qui, du fait de son charisme, de son habitude des plateaux, de sa maîtrise des codes de la communication et de l'aide que la production met à sa disposition pour incarner son rôle devait rompre le processus identificatoire qui aurait pu se mettre en place avec le spectateur et monsieur Tarel. Lui, véritable homme du peuple, brut et non un personnage comme les devenu Rémon, payé pour incarner et qui, parce qu'il n'est pas personnage, ne propose pas une surface projective suffisamment lisse, suffisamment travaillée pour servir de réceptacle. en d'autres termes, n'est pas assez acteur, pas assez plaisant et séduisant pour que l'on puisse s'y accrocher.
Raymond donc qui s'est vu attribuer ce rôle fondamental consistant à s'assurer que ce geste spectaculaire et réticulaire, vu des millions de fois et ayant très visiblement suscité de ce fait, du fait de son esthétique, une jouissance et un processus identificatoire chez des millions de Français ne déborde pas, ne contamine pas, l'émission étant censée jouer le rôle de rétablissement de l'autorité tout en créant un léger décalage vis-à-vis d'une instance judiciaire désormais trop désincarnée et éloignée du peuple. Pour suturer les plais de la société, Raymond est emmerdé.
Raymond qui devait au nom du peuple réintroduire l'émission au sein de l'ordre existant après qu'elle a fait un pas de côté et suscité l'excitation des téléspectateurs en invitant, c'est-à-dire en donnant l'impression de pouvoir entendre et légitimer, une personne qui venait de la transgresser a pour fonction de bastonner son frère, scindéit toute forme de solidarité qui pourrait lier les téléspectateurs à Monsieur Tarel de la même façon que Mathieu de Lorma était chargé d'amoindrir mon autorité.
monté euphorique promise aux spectateurs à qui on autorise l'accès direct à un délinquant coupable d'un geste fantasmatique, une baffe au président et que l'on va faire redescendre de façon construite après l'avoir exposé, l'avoir laissé s'exprimer de façon à s'assurer que celui-ci ne s'en voit pas trop légitimé et en conséquence ne puisse contaminer. C'est une condition essentielle de la survie de l'émission qui évolue dans un univers contraint contrôlé par une autorité administrative indépendante, l'ARCOM, exca notes en bas de page. L'ARCOM, malgré les garanties formelles censées le garantir, n'est pas une institution indépendante.
Elle a pour fonction de faire miroiter les différentes sphères du pouvoir en tentant d'en représenter les tendances tout en demeurant parfaitement contrôlé. Ces décisions sont le fruit de jeu d'influence. L'Arcom donc doté d'un pouvoir de sanction pouvant aller jusqu'au retrait des licences des maîtres placés en quelque sorte sous la tutelle directe de l'État bien plus que des forces économiques et commerciales qu'elles sertent par ricochet. Cette mécanique est d'autant plus huilée que, tel un procès en appel, tout cela n'est qu'une mascarade, une scène dérivée.
En effet, monsieur Tarel s'était déjà rendu une première fois seul à l'émission de TPMP à sa sortie de prison et le même échange était alors intervenu. L'accouplement parasitaire à l'instance judiciaire, qui par bien des aspects ne mérite pas plus de respect que cette émission est complet. Les mêmes personnages tenant les mêmes propos dans leur contexte légèrement réactualisé par la décision nouvelle. Ma présence et ce rire qui, s'insignuant en cette mise en scène et en cette tentative de fétichisation vont en changer légèrement l'orientation.
Comme cela a été indiqué, un sondage est proposé à chaque fin de discussion qui propose aux téléspectateurs de trancher le débat en énonçant leur position. Évidemment, tout est fait, y compris dans la formulation de la question pour en orienter les résultats et les accoupler à la façon dont l'émission a été menée, aidant monsieur Hanouna, notamment lorsqu'il est remis en cause par ses chroniqueurs, à rétablir son autorité et d'ainsi composer avec les intérêts qu'il autorise, tel un locataire, à faire usage de la place qui lui a été attribuée et qu'il n'a que contribué à façonner. C'est pourquoi rarement le résultat du sondage le prend-il à rebour ?
Ce sera pourtant le cas à la fin de cette émission qui va indiquer que les spectateurs considèrent majoritairement que la peine infligé à Monsieur Tarel n'avait pas été trop clémante. La question avait été volontairement complexifiée par une double négation pour essayer de confondre le téléspectateur. Mais le résultat permettait de comprendre qu'une majorité de téléspectateurs considérait après l'émission que la peine à laquelle Damien Tarel, l'auteur de cette baffe, avait été condamné, était excessive, ce qui était pourtant la position défendue Urby et Orby sur le plateau.
Monsieur Hanouna n'avait pas hésité lui-même à prolonger la séquence au-delà du temps initialement prévu tandis que s'impatientait en coulisse, en un espace réduit, une activiste pseudoféministe qui préparait soigneusement son déshabillage en direct dans le cadre d'infoing organisé avec la production installant des stickers sur ses seins pour en masquer les tétons et deux députés de la France insoumise répétant à voix haute leur textes et leur indignation la plus absolue au sujet d'un esclubé.
Monsieur Hanouna, qui n'avait pas réussi à nous faire exprimer des regrets ni à moi ni à mon client, voyant sa scène vriller, venait de nous laisser l'espace pour revendiquer un geste qu'il pensait pouvoir définitivement sceller. Il était défit. Ce fut-là le deuxième scandale. L'idée qu'un avocat, loin de simplement défendre, c'est-à-dire épouser l'ordre existant, puisse légitimer en l'expliquant, voire la justifiant, la transgression de son client et qui venait pourtant d'être définitivement condamné de ce fait. Nous touchions là au combl et à des combles révélateurs de la nature, non plus seulement de la télévision, mais de notre système de représentation.
L'avocat est en effet au sein des systèmes de pouvoir dans lesquels nous sommes enferrés, censé être celui qui incarne la médiation entre l'ordre et la transgression de l'ordre. Dans une République bourgeoise, c'est celui qui va contribuer au rétablissement de la communication, l'échange entre l'autorité et celui qui a violer l'autorité, condition de l'effectivité de la peine et d'un édifice judiciaire qui a pour fonction de refaire société en suturant l'acte qui est censé l'avoir scindé. Mon rôle théoriquement consiste ainsi ontologiquement à être du côté de l'ordre et à essayer d'amener mon client à reconnaître et se repentir en un héritage classique de l'inquisition.
Mon refus de l'endosser, défendant mon client au sens le plus plein et assumé va générer une incompréhension massive qui amènera les chroniqueurs à surenchérir en une violence toujours moins contenue. Mon voisin de droite, fils comme nous l'avons rappelé, d'avocat d'affaires de province, c'est-à-dire du modèle absolu du tenancier de l'ordre qui, entre club rotarie, deal avec les autorités instituées, fraude systématisée et orgie prostituée, vit aussi amoralement qu'il discourt moralement afin de légitimer sa position d'exploitation au regard du peuple que ses titres et sa position lui font observer en surploman.
Interloqué à l'idée qu'une personne put et pourtant refuser d'en adopter la façon, se trouva si déré qu'il alla jusqu'à demander quel diplôme avez-vous ? C'est pas possible. Merveilleux moment que d'une part se voir demander ses diplômes par des êtres de cette nature en ce spectacle et de pouvoir déguster cette seconde erreur tactique de leur part permettant de leur renvoyer avec aisance toutes les cases du système amplement coché lors de la décennie passée que ce soit Sciencepo Normal Supé compagnie les mettant en difficulté parce que devenant par ce transfert la figure la plus à même d'incarner l'ordre sur le plateau.
et enchaînant sur un refus absolu de transiger sans essayer de rédimer celui que je défendais, rappelant ses propos tenu lors de l'audience lorsque répondant à une añeme question des juges tentant de lui arracher des recrets, monsieur Tarel, après avoir pris un temps à la barre face à des magistrats intimidants, répondrait doucement. Est-ce que je regrette ? C'est une très bonne question. un temps ? Oui, le geste aurait pu être mieux exécuté. Scandale, indignation et la machine commence tant à vriller que monsieur Hanouna, embarrassé se demande désormais sur quel pied danser. Faut-il changer de camp ? Y suis-je autorisé ?
Voilà donc qu'en face il commence à avoir le risque de la subversion et plus grave de voir la subversion légitimer et par la même occasion de faire de leur émission un foyer de danger pour les pouvoirs dont ils s'en les valaient. Ce à quoi nous assistons, c'est à la naissance d'une nouvelle souveraineté. Alors tous se jettent sur leurs proies, oubliant leur manière. Au début, un espace avait été laissé à leur chroniqueuse la moins crédible, une Miss France de la décennie passée, pour jouer le rôle miroir de Raymond et nous défendre, subtile façon de nous délégitimer.
Mais voilà qu'elle-même fait face à une difficulté, c'est-à-dire le risque de participer à la transformation de cet espace institué pour maintenir l'ordre. Frustré et inquiète d'être incapable de nous suivre sur une ligne aussi radicalisée, elle viendra nous voir entre deux encars publicitaires, horsene Sévre, pour nous grander, nous enjoignant à moi et à Damian Tarel de lui laisser de l'espace, déversant sa frustration sur des individus qui refusaient d'être représentés, sachant parfaitement qu'à défaut de reprendre le contrôle, c'est elle qui par la suite le pairait.
La défaillance de son rôle mettait en jeu son poste au sein de l'émission, mais aussi la capacité de celle-ci à s'autoréguler et se contrôler. Et l'expression de son impuissance était non seulement significative, mais particulièrement heureuse. Ceux qui ont vu l'émission se rappelleront de mon visage au moment où, comprenant immédiatement ce qui se jouait, je l'avais vu pour la première fois nous prendre la parole. Je pensais que nos adversaires que l'on se résistait à traiter ennemi étaient non seulement malins, mais disposit de bien du temps et de moyens pour préparer leur chaussrap et mettre en scène un spectacle que beaucoup se contentent à tort de regarder sans le penser.
La situation devenait critique. L'indessence exposée par ses bourgeois s'indignant de la violence d'un geste sans victime autre que l'honneur de leur président. Insignifiante et pourtant jouissive réparation au regard de la violence quotidienne qu'infligeait ce pouvoir et ses valais, les laissant nu dans leur appartenance de classe. Il suffisait de les laisser dérouler. À quoi bon en ces espaces rappeler la violence infligée au gilets jaunes qui venait d'être exfiltré alors qu'ils cherchaient à exprimer pacifiquement leurs idées ou comme le ferait monsieur Tarel qu'il avait été lui-même visé par une arme potentiellement mortelle du simple fait d'avoir manifesté pour revendiquer ses idées.
La place n'était pas au discours, mais au dévoilement d'une violence croissante, incontrôlée, symptômes d'impuissance. Les provocations se multipliant au point que je me verrais obligé de demander à monsieur Deorma de se calmer et de se tenir un peu à distance tandis que Raymond finirait par menacer. Ultime renversement et consécration définitive, Monsieur Tarel restait parfaitement calme de le baffer, signant là une défaite empêchant définitivement monsieur Hanouna de se tenir du côté de ses propres employés, devenus par un renversement merveilleux, l'incarnation de la violence qu'ils étaient censés dénoncer. Face à cette situation catastrophique, la réaction était impérative.
La prolongation du débat, ainsi que la mobilisation de la masse de chroniqueur pour réorienter le débat lui permettent de le déplacer de façon particulièrement intelligente sur un second point. Mais de toute façon, ça n'a servi à rien. Quelle est l'efficacité de ce geste ? Et d'ainsi tenter de sauver ce qui pouvait l'être à commencer par son autorité. Il faut admirer la persistance de ces êtres et quelque part le talent consistant à recadrer les choses de telle façon à toujours s'assurer la possibilité de la victoire.
Face à une armada de plus de 50 personnes, si l'on prend en compte l'ensemble des employés contrôlant le cadre, l'agenda, les temporalités, les moyens techniques, le choix des paroles, il vous faut pour survivre des réflexes et une vivacité absolue combinant capacité d'analyse et de répartie.
Dès lors que les coups ne peuvent tous être anticipés, que les façons dont les sujets seront traités ne vous sont pas par avance communiqué et que vous n'êtes pas, contrairement à eux, payés pour toute la journée y pensée, l'affaire est particulièrement complexe, à moins comme le fille Louis Boyard, petit six notes en bas de page, jeune députée de la France insoumise qui s'était fait connaître en tant que chroniqueur de l'émission avant de protagoniser une fois élu une passe d'arme avec monsieur Hanouna en dénon annonçant le 10 novembre 2022 dans l'émission l'empire de Vincent Boloré, ce qui lui vaudrait insulte, réprimande et reproche en hypocrisie qui à leur tour vaudrait à la chaîne C8 une amende de 3,5 millions d'euros.
À moins donc, comme le fit Louis Boyard, de les prendre à leur propre jeu et de préparer une bombe à l'avance dans le but de la leur placer. Fallait-il accepter ce déplacement ? Comme cela ne fut pas tout à fait le cas, et expliquer que la principale efficacité de ce geste spectaculaire, de cette baffe donnée à Emmanuel Macron était justement d'avoir pénétré la société du spectacle pour la renverser, de pénétrer des espaces nous demeurant jusque la fermée et d'en conséquence y porter une sensibilité non discursivée plus encore que de légitimer la transgression vis-à-vis d'un ordre décadent.
Ne résidait-elle pas là la puissance primordiale de ce geste revendiqué dans cette cacophonie orgiaque et ne suffisait-elle pas à justifier l'abaissement que l'on tenta sans y arriver de nous infliger ? Voilà en toute circonstan ce qui amena Cyril Auna qui ne pouvait quelque part que se montrer fasciné par un soufflet qui incarne son exact envers, à savoir la translation du guignolesque vers le politique, du spectacle vers le réel plutôt que du réel vers le spectacle, à se rendre en une position intermédiaire l'empêchant de se muer en senseur final comme il l'aurait souhaité et à renoncer à cette position d'ordre qu'il aspire toujours à faire sienne.
noyé en un océan d'agression verbale et de provocation énoncé par des êtres qui avait chargé de condamner la violence afin de démontrer la dimension excessive et donc condamnable de Monsieur Tarel qui se trouvait ainsi contre-productivement normalisé et partant légitimé. La chose aura duré près d'une demi-heure, ce qui est très long pour une émission de cet ordre. Coincée entre une séquence de commentaires sur la Star Academy, cette femme qui demandait des caches téton avant de rentrer sur le plateau pour revendiquer son féminisme en se dévêtant face aux caméras.
Et les députés insoumis venus réagir à la pseudo polémique sur les propos du député du Rassemblement national sur les politiques migratoires, prêt à prendre au premier degré une arène qui ne saurait l'être. Je serais d'ailleurs frappé en effet de découvrir à postériori puisque l'exfiltration du studio et la projection en une voiture chargé de vous évacuer se fait en un instant sans temps même pour déglutir. Mathilde Panot alors présidente du groupe parlementaire du parti politique d'opposition La France insoumise tentant d'incarner une forme d'ordre et d'autorité politique sur le plateau, c'est-à-dire tentant de l'utiliser comme un endroit souverain au sens premier du terme.
grave contresens et dangereux qui consiste à donner le pouvoir au clown qui acquièse à la soumission à un dispositif qui ne saurait sauf à consacrer l'antisouveraineté être justement souverainisé. Sauf exception, le lieu ne peut être considéré que pour ce qu'il est, fange. Et en aucune circonstance un lieu d'autorité ou d'institutionnalité, faute de quoi une forme de nausée et de rejet mutuel ne pourrait que s'installer.
Les gilets jaunes l'ont compris, s'en saisissant, sans jamais plier, sans jamais concéder, rejetant quiconque se laisserait absorber, revendiquant toujours une transgression non feinte et jamais récupérée, jusqu'à provoquer des fractures telluriques et rompre avec celui qui se ventait d'être celui qui les avait le mieux accueilli, le forçant à s'en distancier. Lieu noir et piégeux, le studio de TPMP apparaît ainsi comme un potentiel relais à des formes de révolte et de lutte plus structuré, plus organisé, moins exposante, mais seulement tant que le tenir droit et le rejet de toute forme de complicité, de jeu ou d'amitié en demeure préservée.
Il ne peut exister que s'il demeure ce qu'il est, un lieu de spectacle, de pur spectacle contre lequel il faut à tout instant lutter pour ne se voir soi-même caricaturé, pinocchioisé. Grand 3, dominant et dominé. La bourgeoisie française déteste Cyril Anouna. C'est même devenu l'un de ses marqueurs identitaires, une source de distinction. À l'heure de l'affaiblissement de nos dominants qui se veulent élite, incapable de justifier leur privilège et leur subsistence en tant que classe, monsieur Hanouna se présente à eux comme un ma appétissant, docile.
Un guignol prône à se faire humilier, inculte, vulgaire et arborant les apparences de la bêtise qui leur permet, à peu de frais, de se relégitimer. Voilà ce qu'ils sont", affirment nos classes dominantes en pointant du doigt les émissions de monsieur Hanouna, présenté comme le miroir des classes populaires, usant comme lui de l'argument de l'audience pour en déduire la chose suivante : "Ils eux." Conclusion naturelle. Voilà pourquoi il nous faut les dominer ces sauvages invétérés pour empêcher des êtres comme lui et ceux qui l'entourent de nous subvertir. Que deviendrait la société s'il venait à être consacré ?
Une version grandeur nature du cirque décadent que monsieur Hanouna nous donne chaque soir réglé. En cela, monsieur Hanouna est meilleur allié de nos dominants, l'idiot utile de ceux qui savent si bien user des stratégies du voir et du dire, de la distinction pour humilier et dominer, se montrer supérieur et par la même justifier d'exploiter. Les complexifications artificielles du réel que la bourgeoisie sait et aime tant créer ont pour fonction de fabriquer de la distance, mettre du champ entre nous et eux.
Définir et fabriquer le beau, créer de l'appara et du somptueux en des environnements imposants et intimidants, c'est donné l'impression que l'on est soi-même élaboré, construit, raffiné et en conséquence justifier son règne. aussi mettre en scène son pouvoir en démontrant que l'on peut employer voire esclavagiser les plus grands talents de son temps et à forceuriorie desser par milliers pour mettre en scène cette majesté.
C'est pourquoi les cours ont été fondés par les rois et que tous les régimes politiques appelés à survivre et se péréniser ont employé les meilleurs de leur temps, les mettant en compétition afin de les inciter à se soumettre à leur coupe, dissoudre leur esprit critique en somme, les servir et nous entretenir. Monsieur Hanouna, tel que nous l'avons décrit, est loin de tout cela. Il est le bouffon du peuple plutôt que du roi. Faut-il parler de bouffon, de guignol ? Cette question déjà effleurée, nous y reviendrons. Concentrons-nous à ce stade sur cet être et sa fonction.
Monsieur Hanouna, dans le cadre de ses émissions, est pur, simplifie, appauvrit le réel qu'il concentre en des capsules tenues en un plateau six en un lieu clos. Son identité visuelle est laide et informe au sens bourgeois du terme comme sa langue. Les lumières sont dures et directes, brutes, de sorte qu'elles marquent les traits, ne laissant aucune possibilité d'ambiguïté, de clair obscur, de désir s'enfhanter. Le maquillage est épais et lourd pour tenter de compenser tandis que les bleus et jaunes criards des fonds de scène forment une teinte homogène et grossière guidant le spectateur parmi les différentes étapes du chemin initiatique ainsi proposé.
Les habits eux-mêmes n'offrent aucune cohérence variant avec maladresse les tentatives de distinction et exigences du placement de produit toujours mis en œuvre à la limite de la légalité. Dans le cadre de conflit d'intérêt systématisé que la conivance entre monsieur Hanouna et de nombreux influenceurs et les participations croisées qu'il détenait en leur société ont fini par engendrer.
Seul un des personnages de l'émission, Guillaume Janton, mis en scène justement en ce qu'il est censé incarner la jeune bourgeoisie soignée, sert de référents alternatifs au débraillement généralisé et à une mêlée d'intervenants foutrarques et instabilisés par le dispositif que l'on a décrit au côté de Géraldine Ma, incarnation de la beauté classique, arborant des postures légèrement désuettes et aristocratiques jusqu'à se dissoudre à son tour dans le stéréotypé. Encore Janton représente-t-il une modernité commercialisée jusqu'à l'extrême ? de vêtements comme esthétique en soi et non comme représentation porteuse de sens, de hiérarchie et de valeur.
C'est ainsi une forme importante et intéressante de dégradation élaborée, construite que celle qui est proposée par cette émission qui consiste à dévaloriser toute forme de capital extérieur préexistant à l'entrée en scène. Les chroniqueurs sont recyclés de façon à ce que leur passé ne devienne qu'un instrument mobilisable à souhait par le présentateur. Benjamin Castaldi oublie et les spectateurs avec qu'il était un puissant présentateur télévisé avant de devenir l'instrument de M. Anouna jusqu'au moment où celui-ci le lui rappelle pour tenter d'en tirer juteuse anecdote où à travers son accord et en puisant en son corps y trouver Sève pour se relégitimer.
Gilverdess qu'il était un journaliste respecté et Rond puisque rappelons-le le prolétaire n'a jamais droit ou non qu'il était camionneur c'est-à-dire travailleur avec ce que cela emporte de dignité. Valérie Benahim, ancien élu de la nation voit l'autorité qu'elle en tirait diluer émission après émission. Le dernier venu, Bigar, lui-même, puisque c'est une star et eux n'ont droit qu'au nom, ne deviendra bientôt plus que Jean-Marie. siphon les capitaux de chacun jusqu'à n'enfer que des personnages et acteur de la scène d'un monde appelé à exister en soi. Voilà ce qu'exige et impose monsieur Hanouna, y compris à lui-même, renouvelant chaque soir l'exercice avec ses invités.
Voilà le rêve de tout enfant roi. Là également réside sa démonstration de force, l'excitation que suscite l'émission. Réussir à cornaquer, cadrer, intégrer, absorber quiconque se rendrait sur son dispositif jusqu'à en faire parmi d'autres l'un des siens et avoir une nouvelle fois démontrer sa capacité à dominer. gare à celui qui cherchera à y échapper ou tentera de le faire déborder.
C'est ce qui fait ma fierté, y compris en ce dispositif de pouvoir extrêmement complexe travailler et élaboré où la marge de manœuvre est infime jusqu'au positionnement des invités en bout de table marginalisé sur ce territoire et qui a pour vocation de faire de vous le bout de la chandelle le reste appelé à être avalé puis recraché avoir réussi à plusieurs reprises à le subvertir jusqu'à déstabiliser son grand maître qui appuyé par Une immense régie dans sa colère se sera vu sortir de son personnage à deux reprises pour se montrer tel qu'il est et ce sans qu'un quelconque stratagème, sans qu'une quelconque renonciation à ma sincérité ait dû pour cela lui être concédée.
C'est deux fois chacun les connaît. L'agitation qui s'en est suivie explique les prévenances avec lesquelles monsieur Hanouna m'aura pour la dernière fois accueilli, faisant mention de ma propre mère qui l'aurait croisé à un café en une tentative malaisante visant à créer une forme intermédiaire entre surplomb et complicité. L'on sait que cela va déborder. Alors préventivement, l'on tente de lier l'autre, l'enchaîner, ce qui renforce d'autant plus la position du maître et lui permet peu à peu d'imposer un rapport, un rythme qui vole à l'autre sa souveraineté.
Il faut du tacte, de la finesse, du respect et surtout de la patience et de l'humilité pour renverser ce rapport, accepter les défaites interlocutoires, nécessairement dégradantes et parfois devenir invisibilité. La seule leçon qui doivent en être tiré est que les êtres de pouvoir ne doivent jamais être sous-estimés car l'émission de M. Anouna, comme toutes les émissions de télévision est un dispositif de pouvoir au service d'autres pouvoirs. Il faut y aller non pour la lumière, mais pour la faire chanceler et dans ses clairs obscurs faire voir les crevasses, les cicatrices, la crue et nu réalité.
Et la façon de le faire ne consiste pas à rechercher, comme d'autres l'ont fait, un moment de télé, mais au contraire leur arracher des moments de vérité. Valeur politique et cardinale. La sincérité, chemin de vérité, chrétienne plutôt qu'ecclésiale et dès lors transgressive au dernier degré n'a rien à faire là en ce monde chiqué. Elle est en conséquence révolutionnaire en ce lieu-là, ce qui explique la fascination que les moments où elle surgit ne cessent de susciter.
Lorsque monsieur Hanouna, tremblant, vrillant, menace de me virer de son plateau, me traite d'abruti comme il le ferait de Lubbyard, ou se sent immédiatement concerné par un propos sur la consommation de cocaïne dans le milieu de la télévision, quelque chose de lui ressort qui était jusqu'ici demeuré masqué. Et cette mise à nu subvertit l'homme de pouvoir qui jusqu'ici par son habit construit était protégé. La foule avide alors regarde, heureuse de percer le néant, ravie de le voir soudain se remplir et le mécanisme se voit remplacer par l'humanité.
Monsieur Hanouna n'y perd pas tant qu'il croit et ne perd à mon sens qu' ce qu'une part de sa vie a été investie pour construire son personnage plutôt que de nourrir son humanité et que les creux qui s'en déduisent se voi par ses épisodes soudain révélés. Lorsque Monsieur Hanouna m'invita pour me défendre ou me condamner du fait des accusations de viol que je subissais, je craignait avant tout un dispositif de complaisance à la PPDA sur quotidien ou tant d'autres émissions bourgeoises passeplat où l'objectif est de sauver la personnalité publique qu'une personne du rien pour reprendre les termes macroniens aurait osé accuser recréant une asymétrie impossible à colmaté.
Je craignais plus que tout la complaisance et je préférais me dégrader jusqu'au dernier degré, m'exposant dans la plus triste de mes intimité plutôt que de leur concéder un geste qui à eux m'associeraiit. Devenir proche, voire pire, intégrer ce monde qui ne cherchait qu'une chose, pouvoir me rédimer et par conséquent me faire l'heure m'angoissait. En les faisant plonger en moi jusqu'à l'Alie le je chercherai au contraire naturellement à les dévoiler, ouvrant l'espace pour les frapper en retour sans prévarication aucune.
Eux qui cherchaient à me souiller, à m'utiliser et à littéralement violer une femme pour se faire se révélerait ainsi en leur laideur infiniment plus grande que celle qu'ils cherchaient à m'attribuer. À chacune des fois que nous nous sommes rencontrés, il me semble être sortis de leur scène comme j'y étais entré. Eux seront au contraire plusieurs fois rentrés chez eux en ayant vu une part de leur surface écornée, paralysé et incapacité à recycler ses instants par une opération de dévastation pourtant soigneusement préparée. Ces luttes ne sont pas insignifiantes, tout comme leur résultat.
Ce que je venais de révéler, sans même avoir à le prononcer, en renvoyant le plateau à ses rapports à l'addiction, était par exemple si intime et profond de ce qui en tant que figure les constituait et en tant que personne à leur figure les mêlaient qu'il n'avaient pu que subir et avancer. Et c'était cela et non le contenu qui comptait. Monsieur Hanouna pour la seule fois peut-être de sa carrière n'a ainsi jamais rien pu faire de moi. Il me semble que cela doit être pensé. Les conséquences de chacun de mes passages auront varié. Toutes auront évité la transformation en guignole qu'il promettait.
Pour l'un, il ferait censurer le replay après qu'en pleine affaire Griveau exposé en prime et pour la première fois les réseaux mafieux auxquels il était associé, tournant notamment autour de l'une de ses plus proches amies, madame Michelle Marchand et certains journalistes comme Aziz Zemouri, des années avant que les scandales via notamment l'affaire Garido les exposent. Pour l'autre, après que j'ai, pour la première fois en un dispositif similaire, exposé les sommes gargantues que sa société de production recevait de Boloré, il s'était vu obligé, après m'avoir lourdement sollicité, d'organiser une émission spéciale pour, sans m'attaquer, tenter de se justifier.
L'on a vu ce qu'il se passa avec l'affaire tarel et l'on ne rappellera pas l'explosion qui intervint lorsque furent mentionné des questions qui touchaient à son intimité. C'est du moins ce qu'il crut. En un cadre où si je m'étais d'un pas encore avancé, il se serait vu définitivement exposé. l'absence complète de censure a priori du fait du direct ne lui offrant comme contrôle effectif outre l'ensemble des mécaniques déjà exposé que celui de l'expulsion de l'exil de son royaume, soit sur le fondement de ses injonctions, soit sur celui de la mobilisation des quelques gardes du corps chargé de le protéger.
Moment de tremblement mythique au sens originel du terme où Monsieur Hanouna exposa sa crainte de se voir définitivement éliminé. Alors que je mentionnais la pourtant connue et banale consommation de cocaïne révélant par là même la peur profonde d'une part de se voir piégé et d'autre part de perdre le contrôle sur sa vie en l'espace qu'il l'avait consacré et où tout était censé jusqu'au moindre détail être fait pour le protéger. Personne ne le défendit ce jour-là alors que toujours plus ilait et je retins le coup qui aurait pu l'achever. Mais quel intérêt aurais-je eu à le dévter ? Je ne m'étais jamais senti humilié par lui.
Plutôt le contraire et contrairement à ce qu'il craignait, ne m'était jamais rendu chez lui doté de la moindre stratégie, du moindre calcul. sincérité qui, contrairement à l'épisode qu'il opposerait à Louis Boyard, créerait une déstabilisation profonde lorsqu'elle toucherait des points sensibles qu'il s'était évertué à enterrer. Sincérité enfin qui n'est pas en rapport avec les sous-jacences profondes de notre pensée et des combats que l'on entender.
Car celui qui, n'étant plus exploitable ni invisibilisable, remonte sur le ring au moment de plus grande fragilité et se montre en mesure de frapper quiconque cherchait à le dévorer, comme lorsque jus à le faire après qu'une accusation de viol brisa mon intimité, mais toujours apparut comme un modèle à rechercher et imité. Un modèle à rechercher et imiter qu'un peuple jaune doté de gilet sembla lui aussi connaître et rechercher, acceptant de déployer sous les coûts pour cependant entier face à celui qui le frappait demeurer.
Monsieur Hanouna nous a permis à nous et à ceux qui ont été si longtemps écrasés et méprisés de faire voir cette part de sincérité et je n'avais contrairement à ce qu'il pensait en conséquence aucune raison de le dév. sans recherche de distinction particulières puisqu'écartter des édfices bourgeois qui le tiennent en inimitié, conscient de sa maladresse et en conséquence de son humanité, je ne suis jamais ressorti frustré d'un plateau pourtant construit pour vous essaurer. Porteur d'outils qu'il ne maîtrisera jamais, je l'ai toujours perçu pour ce qu'il était. Un objet de curiosité relativement fascinant et nécessairement par son rapport au pouvoir objet de pensée.
Monsieur Hanouna et les classes bourgeoises s'observent en une querelle très localisée territorialement réduite à un pays la France Titan âgé vacillant près du néant. De ce qui fut le plus haut lieu d'observation et de diction du monde est né un spectacle dont le principe fondateur est de se regarder et de se commenter lui-même. Loin désormais les grands débats et les moments d'élaboration d'élucubration aussi par lesquels la France non seulement soupait le monde mais l'affectait. La voilà réduite à la commercialisation de ses propres instincts.
En un spectacle onaniste, les horizon se sont tant étriqués que l'on se voit réduit à débattre du devenir et de la validité d'une émission de paratéléalité qui a fait d'elle-même son propre sujet en un vase clos à l'image de la société. Il serait aisé d'en rester à ce constat accablant. Pourtant, la question tout comme l'émission présente un sujet fascinant d'étude et de pensée puisque cette métonie de notre état dont la fonction est miroitante nous amène à nous réfléchir et donc à nous penser. Après tout, faut-il pour intéresser, régner et briller de telle façon que non seulement soi-même, mais la terre entière aurait à s'intéresser à notre propre sujet ?
N'y a-t-il pas là, dans l'expression de ce désir, quelque chose de l'ordre de ce qui serait à combattre entre narcissisme, fantasme de grandeur et donc de domination et d'exploitation ? La France n'était-elle pas justement petite au moment où elle a généré ce qui par la suite la ferait rayonner ? se replie sur soi qu'incarne monsieur Hanouna qui force à s'observer et donc à se penser. N'est-il pas l'un de ces moments nécessaires de recondensation et de réflexion permettant d'intensifier notre rapport à nous-même, à la société qui pourront par la suite se déployer et alimenter d'autres mondes ?
CPMP, l'émission de Cyril Anouna et l'appropriatif est ici plus que jamais justifié est une création oligarchique qui coûte 80000 € par émission à sa production et a enrichi un nombre conséquent d'individus l'ayant façonné, écrite, produite, réalisé et diffusé. Elle est avant tout un appareil de pouvoir parfaitement construit où rien n'est laissé au hasard. Avant tout présenté comme une émission populaire, elle n'en est pas moins devenue le sujet des classes dominantes qui adorent non pas tant l'étudier ou la considérer, mais simplement la juger et la condamner. Petit sep en bas de page.
Cet élément n'est pas un Odin car il est possible que la forme adoptée par TPMP de Tribunal Populaire ne soit infinée qu'une tentative comme une autre de retournement du stigmat par un individu élevé dans la bourgeoisie. mais porteur de traits distinctifs, notamment ses origines, qui rendaient impossible une pleine et entière intégration au sein de cette classe sociale et qui, ayant eu à subir le jugement, la condescendance et le mépris si constitutif de cette classe et décidé de se saisir de cette fonction et de ses attributs pour les renverser et valoriser cela même qu'il méprisait, mais simplement la juger et la condamné, donc en somme la détesté.
Monsieur Hanouna en est conscient ce sait ciblé du fait de sa fonction qui le renvoie à une proléarisation paradoxal. Monsieur Hanouna est en effet l'une des plus riches personnes de France, statue qu'il ne cesse de façon embarrassée de chercher à combattre.
C'est ainsi que, rejeté par la plupart des aristocraties médiatiques et télévisuelles de ce pays, utilisé comme un mavrique fidèle et prêt à tout par monsieur Boloré, il ne cesse de critiquer dans ses émissions les bobos germano pratins rémunérés par le service public, c'est-à-dire par les Français qui lui donnent à lui et son patron coupable d'être catholique et de droite des leçons de morale empesée d'une médiocrité similaire à celle qu'il prétendent dénoncer. La bourgeoisie aime tourner en ridicule cet enfant de près de cinquante ans, dénué d'un quelconque intérêt pour les codes qu'elle a tardé des siècles à façonner et qui a le démérite de fasciner et de dévertuer ses rechetons.
Ament surjouer une consternation qui lui permet par effet de contraste de se mettre en valeur, elle s'emporte à chaque sortie de route de cet homme se saisissant de son cas pour remettre en cause l'existence de ceux qui le regardent, les considérant lui comme ses spectateurs, comme des pustules dégénérées, purulences inacceptables, non pas tant en ce qu'elles existent. Après tout, ces êtres sont bien nécessaires. Qui autrement les classes dominantes pourraient-elles exploiter ?
en ce qu'elle s'y affiche fier d'exister, fier d'être représenté dans un avre d'ignorance et de vulgarité, de rejet de l'élaboré et de simplicité assumée, fier enfin d'occuper l'une des chasses gardées du pouvoir, la télévision. Anouna est leur instrument pour commettre le crime le plus parfait. Car il faut comprendre ce qu'est la télévision, non en tant qu'objet de consommation, mais en tant qu'instrument tel que vu du côté de nos classes dominante.
Il s'agit avant tout d'un concentrateur de ressources, un lieu de dressage, un pur lieu du capital en somme qui sert à la fois à domestiquer les âmes et à enrichir et renforcer les dominants en générant une sous-classe en soi contrôlée par les investissements massifs que le médium exige qui en assure la soumission au détenteur de capital. À quoi s'ajoute une série de barrières réglementaires mises en place par l'État et des pouvoirs politiques alliés aux classes bourgeoises qui permettent de s'assurer que cet instrument potentiellement subversif demeure celui de la conformation ?
La télévision qui historiquement a été le premier outil de pénétration des foyers par le pouvoir, un lieu de centralisation politique et économique de tout premier ordre, est devenu le lieu du moindre effort pour nos dominants. Elle aide à ordonner et diriger la société à moindre frais depuis Paris et ses alentours, à partir de studios chers et inaccessibles, bonquérisés en diffusant des contenus via des fréquences au coût d'entrée inabordables en conséquence réservé à des empires industriels déjà constitués.
L'équilibre entre état et capital favorise la diffusion de la bonne parole, la parole décente, celle qui expliquera comment être et comment consommer, dira que faire et que penser, censurera et humiliera, valorisera et favorisera selon le camp duquel on interviendra, selon que les normes édictées par ce puissant médium seront ou non respectées. Le contrôle par l'État permet de s'assurer que la télévision ne devienne pas un pouvoir en soi et demeure une fonction instrumentale. Ces élites restant dépendantes des compromis passés entre gouvernants et possédants. La télévision est ainsi la blanchisserie du capital.
Et donc de sa putin, notre système politique, le lieu où se choisissent et synchronisent nos dirigeants, se mettent en scène nos produits. un lieu de publicité au sens le plus plein capable de renverser ou d'introniser tout-puissant où tout péché peut-être rédimé pour peu que cela sier aux classes qui la contrôlent et où à l'inverse toute déviance perçue ou qualifiée comme telle pourra être immédiatement sanctionnée. Monsieur Hanouna l'a mieux compris que beaucoup et contrairement à la plupart de ses comparses, faute de pouvoir prendre l'apparence du pouvoir, il a décidé d'inverser les codes de ceux qui l'ont investi pour mieux les servir.
Fils d'une fin de siècle décadente, il s'est vu octroyer par la marge en un premier temps. Il est en cela le pur fruit d'une transformation technoréglementaire du médium, la TNT. une licence suffisante pour imposer une émission qui au départ ne visait qu'à occuper de façon peu coûteuse un temps d'antenne dans l'attente de la production de contenu plus rentable avant de progressivement l'imposer comme un dispositif central et d'enfer paradoxalement un lieu de subversion symbolique de l'espace bourgeois dans la continuation et en enfant de la téléréalité petit notes en bas de page.
Elle-même fit de la privatisation de la télévision et de sa déterritorialisation par la construction de concepts générique tel les feux de l'amour imposé des États-Unis proposant pour la première fois sur la principale chaîne de télévision du pays TF1 dont les propriétaires promettaient au moment de sa privatisation de diffuser de l'opéra en primetime de faire de la scène télévisuelle un lieu de consécration du banal renonçant à toute forme d'élaboration. Culturellement et factuellement, son émission étant au départ un pur lieu de commentaire rétrograde au sens étymologique des émissions qui les premières introduisirent ses subversions.
Monsieur Hanouna a imposé un rapport à la banalité que le cinéma avait toujours interdit et que la télévision aura longtemps contourné. Rapport qu'on l'a laissé mettre en œuvre à la seule condition que son discours se maintienne dans les limites fixées par la bourgeoisie. régulièrement rappelé par une instance de négociation et d'équilibre entre les différentes instances du pouvoir, l'ARCOM.
Cette situation intermédiaire lui permet de refléter des parts riches de la société, de leur faire signe, d'user de mots, d'attitudes qui ne sont jamais visibilisés et qui, par leur exclusive usage en son émission, s'insère en un rapport mimétique mélant satisfaction et reconnaissance chez ceux qui le reçoivent et ont vocation à imiter. C'est ainsi que monsieur Hanouna montre à des millions de français que l'on peut réussir en étant ce qu'ils sont sans effort pour peu que l'on respecte les limites fixé par les classes dominantes. Il faut comprendre l'importance de ce geste et sa nature profondément conservatrice voire réactionnaire.
En offrant aux classe populaires une scène, la télévision qui systématiquement se charge d'assurer leur dompettage après avoir exploité leur déviance ou leur originalité, interdisant toute transgression trop marquée, monsieur Hanouna s'est mué en levallet de leur maître, leur offrant la possibilité de s'exprimer et de se comporter librement sans être par d'autres que lui, humilié, offrant une illusion de liberté que son inintelligence permet souvent de matérialiser. C'est ainsi que souvent monsieur Hanouna, bien malgré lui, subverti en surface.
Cela a le don de rendre fou ceux qui, au sein de la bourgeoisie, croi encore en la valeur sacrificielle de leur office et en la nécessité d'y faire croire et en conséquent se sont mués en maître des surfaces. Petit neuf. Note en bas de page. Cette croyance sacrificielle est évidemment très largement scénifiée et à vocation comme sa cousine méritocratique a légitimé l'ordre existant en particulier en ce qui concerne les progénitures. L'enfant qui est conditionné dès l'enfance pour ressembler à ses parents n'aura par la suite nul effort à faire pour être reconnu par ses pères et se voir attribuer une place heureuse au sein de la société.
Tandis que l'enfant des classes populaires qui souhaiterait monter aura tout à apprendre et accumuler et vivra toute sa vie avec la peur de l'erreur, du stigmat et du jugement de ce qu'il s'est décidé à imiter. L'affaire devient d'autant plus problématique lorsque des bourgeois s'aventurent en ces lieux et naturellement se trouvent placés en position d'égalité, voire d'infériorité, de ces riens indistingués sur lesquels ils étaient censés régner. Petit note en bas de page.
Monsieur Hanouna, en consacrant cet espace libéré de toute forme de jugement moral a priori réconcilie les fils prodiges dont il est fils de médecin ayant refusé de suivre la voie sacrificielle et intronisante choisie par son père avec les fils de rien tel que considéré par les dominants de la société. Et dans cette étonnante conjonction qui fascine ses enfants, la bourgeoisie voit le danger du dévoiement d'un système de valeur, d'effort, enfin pour le persévérer et le maintenir, le reproduire.
Monsieur Hanouna, lui apparaît ainsi non seulement comme un danger en soi, mais aussi et surtout comme celui qui pourrait pervertir l'enfance d'une société dont on supute de façon projective quel est son public premier. Ce sont plus probablement de jeunes adultes qui, se projetant régressivement dans le plaisir coupable de l'enfance constitue le gros de ses bataillons. Mais qu'importe !
Les adolescents et jeunes gens n'ayant pas besoin de ces artefacts télévisuels pour transgresser et se reconnaître leur socialisation horizontale via l'école suffisant, monsieur Anouna ne leur apparaissant principalement que comme une figure spectrale croisée dans le salon de leurs parents attribuables et attribué au monde des adultes qu'ils n'ont pas vocation encore à retrouver. Entrer dans le domaine de monsieur Hanouna, c'est pour eux prendre le risque de s'y perdre et de perdre avec cette dignité qu'assure les sédimentations et statut sociaux. Monsieur Hanouna s'en approche comme la bête de sa proie et se monte prêt à tout pour l'avaler.
Selon l'attitude de l'invité, il valorisera sa parole, la mettra en scène et le sanctionnera d'une dignité très particulière, celle que l'on offre au bourgeois qui aura accepté de se soumettre au peuple ou au contraire le réprimandra et l'humilira sans possibilité pour son interlocuteur de faire usage des armes dont il a normalement usage. Puisqu'ici la dignité est considérée pour ce qu'elle est un instrument pour tenir et faire tenir les populations. Comme le cirque de Pinocchio, le plateau avale qui s'y rend à la recherche de gloire ou jouissance sans offrir son écho à un système qui se nourrit de la sève de ceux qui pensent s'y rendre pour prendre et consommer.
Personne n'en sort sans donner, sans quelque part ses viic serrées. Celui qui cherchera à se faire valoir, à faire démonstration de ses capacités rhthoriques, élaboratives ou de toute autre forme de distinction se verra immédiatement rabaissée. La censure se met immédiatement en place par la coupure de sa parole, l'utilisation de commentaires dégradants, l'accélération du rythme sous la forme de vanne facile dont le but n'est pas tant de faire rire, mais de rappeler qu'ici doit régner le registre de la légèreté et que personne ne saurait s'élever au-dessus du maître en faisant usage de registre qu'il ne saurait justement maîtriser.
Monsieur Hanouna est celui qui la plupart du temps se chargera de le rappeler, envoyant par là même un clin d'œil au téléspectateurs qui se serait perdu dans la démonstration, lui rappelant qu'il est à ses côtés et qu'il ne laissera personne l'humilier. Ici, l'ennui est interdit, rappellera monsieur Hanouna, se montrant ainsi fidèle à son peuple, déclinant à l'infini les façons de le signifier. Blague vaseuse jouant sur son absence de culture.
Petit onze notes en bas de page rassurante parce qu'elle permet une inversion des qualités en faisant rire à des blagues volontairement lourdes et grossières plutôt que de mettre en avant le talent et d'utiliser la télévision comme un dispositif verticalisant d'écrasement. Il permet au français de se sentir conforté et soulagé d'avoir ainsi dans la banalité le droit d'exister. Blague vaseuse donc jouant sur son absence de culture ou sur l'insuffisance de son interlocuteur rappelle de l'un de ses interdit fondateur celui d'une quelconque parole politique et cetera.
Privé des armes qui l'arbore pourtant ailleurs, empêché de se distinguer, le bourgeois nu va se retrouver en d'autant plus grande difficulté qu'il a en face de lui, en plus de monsieur Hanouna, une horde de chroniqueur encadrée par un conducteur rigoureux, un public téléguidé, des techniciens et une régie, enfin chargé de s'assurer du maintien de l'ordre qui ne vont rien laisser passer. Habitué à l'après- sééance, le bourgeois va rapidement se transformer en un agneau sacrificiel.
à moins d'accepter de se dévêtir et d'endosser les nouveaux habits qu'on lui propose de devenir cher à divertissement, se rabaissant jusqu'à se montrer suprême jouissance, dominer, parfaitement intégré à l'imaginaire enchanté, fabriqué par l'émission et qui consiste à simuler un monde où une classe sociale fantasmée est réduite à ses attributs les plus caricaturaux régnerait. Petit 12. Note en bas de page.
C'est ainsi qu'un confrère invité alors qu'une star du passé Pierre Palmade était au cœur d'un scandale après avoir provoqué un grave accident de la route et faisait le bonheur des gazettes se verrait lourdement récompensé et valorisé par Monsieur Hanouna pour avoir accepté de nourrir son émission en lui offrant le sordide et le voyurisme le plus crass en racontant ses entretiens avec la famille de deux victimes dévoilant leur intimité, leur ressenti suite à la mort de leurs enfants en gestation et cetera.
En ces circonstances, l'avocat devient l'auxiliaire du spectacle privilégié, lui offrant son accès privilégié au monde du crime pour des raisons qui n'ont plus rien à voir, ni avec sa fonction sociale ni institutionnelle, opérant un transfert de capitaux qui lui permettra en retour de ramasser clientèle et notoriété. Alors, que faut-il penser de monsieur Hanouna lorsque l'on se retrouve en cette position intermédiaire à la fois en mépris et rejet de ceux qui dominent et exploitent à partir d'une position héritée et impensée et de ceux qui, tentant de les singer, souillent les classes qu'il prétendent représenter ? La question n'est pas aisée.
L'on pourrait, sans provoquer, penser que monsieur Hanouna appartient au camp des travailleurs. Quelqu'un qui jour après jour investit son corps et loue sa pensée pour en tirer revenu. Même si celui-ci atteint en cumulé des centaines de millions d'euros, n'en reste pas moins, fondamentalement un travailleur. De la même façon que le footballeur, même milliardaire, sera toujours populaire. Le présentateur qui a décidé de ne pas devenir propriétaire de ces médias qui chaque jour s'engage en tant que travailleur mais en jeu son corps. L'engage en une activité de Saltinban garde cependant un lien avec l'ouvrage, le labeur.
C'est cette position intermédiaire dont monsieur Hanouna tente de profiter, alternant les incarnations selon ses intérêts. L'ambivalence atteint son apex lorsqu'il décide de répliquer à ce député de la nation qui était son ancien employé qu'il avait contribué à façonner Louis Boyard. S'attaquant au patron de monsieur Hanouna, Monsieur Boyard se vit immédiatement rabroué en les termes les plus violents et insultant par Monsieur Hanouna, quit à lui rappeler à la fois son statut passé, le rôle de patron de Monsieur Hanouna, ce qu'il lui devait, mais aussi ce que Monsieur Hanouna devait à celui que Monsieur Boyard venait d'attaquer, Vincent Boloré.
Restant à sa place, conscient de sa position sociale et ne prétendant pas s'y dérober, rejetant celui qui au contraire chercherait à la subvertir, exigeant de chacun qu'il assume ses fidélités, monsieur Hanouna nous offrait une démonstration de transparence et de violence d'une parfaite honnêteté jusqu'à quelque part forcer un instant une forme de respect. Si l'on prend un peu de champ, on comprend l'équation à laquelle monsieur Hanouna s'est vu confronté entre deux feux.
immergé au milieu du pouvoir dont il est l'un des valais, il doit faire face à la bourgeoisie de droite qui voit son émission comme un symptôme, celui de la décadence de la société, comme un révélateur, celui de la médiocrité des classes populaires, comme une évidence, celle de sa supériorité. La bourgeoisie de gauche le voit quant à elle comme un vecteur. Une raison de la distraction des classes populaires qui à cause de lui ne vont pas à l'opéra, ne font pas l'effort de se soumettre à leur maître en tentant de leur ressembler.
Effort demandé aux classes populaires par leur dominant de gauche afin de les responsabiliser de leur exploitation et soi-même s'en déresponsabiliser puisque tel désir de conformation est voué à susciter dans le meilleur des cas. Frustration et impuissance, la mise en concurrence sur un terrain où les bourgeois jouent depuis qu'ils sont nés, ne pouvant qu'acroître l'accablement des classes défavorisé. La position est plus confortable encore pour la bourgeoisie de gauche que pour celle de droite qui toutes deux ne cherchent qu'une chose, naturaliser leur domination.
Elle permet de juger monsieur Hanouna en s'en distinguant, en le considérant comme un ennemi à abattre et se faisant de se réhausser moralement. Dans un cas comme dans l'autre, monsieur Hanouna fait, nous l'avons dit, une excellente proie dans les discussions de salon, dans les dîners mondin qu'il dit exécré pour s'en protéger, placé en position défensive par ses attaques récurrentes qui le forcent au repli. Son principal défaut s'en déduit, à savoir celui de ne rire que des plus faibles et fragiles, pour se réinstituer en une forme de dignité cruelle et vengeresse, se montrant veul et servil face au puissant, du moins dans un premier temps.
Car ayant capté le public populaire en renonçant à s'intégrer symboliquement au sein des classes favorisées dont il était issu et en mettant en scène son incapacité à le faire, produisant un effet de soulagement déculpabilisant au sein de ses spectateurs, le moindre signe de reconnaissance provenant d'en haut lui apparaît comme une forme de salutation divine qui lui permet à la fois de se réaffirmer vis-à-vis de son public en apparaissant comme une passerelle à l'égard des grandes semondes et en renforçant sa légitimité de se rassurer sur sa valeur, menaçant cependant de l'éloigner de ceux qui l'ont couronné.
Entre ces deux feux, le peuple instrumentalisé et vassalisé réduit à être le spectateur et le patient consentant d'opération de manipulation dont monsieur Hanouna se fait le relais, trop heureux de subjuguer, irrité, humilié et rédimé en un rapport de dépendance pervers à ceux qu'il a été chargé de capter et de contrôler. Ainsi vauna, errant et vogant, au sein de classes auxquelles il n'appartient pas, en une telle solitude qu'il s'est vu obligé de reconstituer un monde où il détiendrait une forme de centralité s'adressant à un monde dont il n'est pas issu et qu'il n'a jamais, contrairement à ce qu'il ne cesse d'affirmer, fréquenter.
Il est intéressant à cet égard de noter qu' compris dans son rapport aux classes populaires se retrouve une hiérarchisation naturelle qui va l'amener à sa coquiner avec les dominants de ces mondes parallèles, concurrant des élites autorisées, qu'il s'agisse d'individus issus du milieu de la père ou de la téléréalité et de la représentation sans jamais se mêler à une plbe qui reste cantonnée à un monde où la considération cesse dès que son utilité est épuisée.
Sans en être issu, il a ainsi reconstitué au sein de son plateau un monde non pas populaire tel que les classes dominantes se le représentent, mais censé séduire les dites classes populaires, proposer des modèles accessibles de réussite et de succès sans se soumettre à l'exigence aberrente et inhumaine que les classes dominantes imposent par leur conformation à des ordres hérités de siècle en siècle.
Il ouvre à la possibilité d'une aspiration accessible d'une identification non écrasante proposant à nombre de Français de s'y projeter allègrement et heureusement, dangereuse en cela pour une partie des classes dominantes puisque substitutives à leur propre modèle dont l'inaccessibilité offrait des garanties de soumission et de génération de désirs sacrificiels au sein des classes dominées permettant d'assurer la pérennité de l'ordre existant.
En offrant une porte de sortie courtcircuitée, trichée, bien que tout aussi fictive, le nombre de places offertes par le monde fictionnel de Monsieur Hanouna étant encore plus limité qu'au sein de l'espace bourgeois, Monsieur Hanouna crée une respiration existentielle qui explique naturellement son enliaisement avec le monde des influenceurs.
personnes d'une banalité conernante qui, du fait de cette banalité accouplée à des imaginaires fantasmatiques de réussite, de richesse et d'émancipation provoque des effets projectifs et suscitent l'adhésion de millions de personnes qui ne voient aucune raison de ne pas devenir eux et se laisse en conséquence instrumentaliser et manipuler pour en devenir les vaches à lais et ainsi renforcer la prophétie autoréalisatrice des pyramides de Pondzi proposé en devenant les consommateurs des produits miracles qui sont censés avoir permis à leur Égéie de s'extraire du néant pour devenir brillante.
Monsieur Hanouna, qui n'est pas l'un des leurs, s'amuse à donner l'impression d'en être, ne se faisant accepter qu'à la condition de sa propre dégradation et donnant une impression de facilité et d'accessibilité de son devenir, de simplicité qui renforce l'effet de sympathie et d'adhésion par projection. Ce faisant et en renonçant à toute forme d'autorité élaborante, il renvoie cependant une image dégradante de cette part de la société si stigmatisée qu'elle préfère s'en amuser à ses côtés avec cette caricature sans se l'approprier plutôt que de se révolter du stigmat originel à force lutter.
Il encourage à une consommation qui apaise mais ne porte nul devenir nulle possibilité d'émancipation. C'est contre cela que se constitue enfin le dernier bloc d'inimitié de mon Hanouna. À la fois ceux qui lutte contre cette forme d'asservissement, que ce soit par la subversion ou l'intégration, en toute circonstan par un rapport mimétique et non dissident ou criminogène au système en place et ceux qui considèrent avec dégoût leur père qui y adhèrent.
Ces derniers résistants ne considèrent monsieur Hanouna qu'en ce qu'il leur permet d'accéder à des formes de visibilité qui à leur tour permettent d'affecter les systèmes de représentation et de pouvoir et d'en faire dévier une partie de la société rendue prisonnière de ces jeux de miroir et d'illusion. L'affaire Boyard, du nom de ce jeune député et ancien chroniqueur de l'émission qui se sera artificiellement confronté à monsieur Hanouna l'a illustré. Siitôt le pouvoir accéder, la dégradation que propose monsieur Hanouna dans ses émissions, dégradation qui fait système ne saurait être subverti.
Monsieur Hanouna avait raison de clamer sa sincérité face à un Louis Boyard qui, à peine libéré de ses fers consentants, revendiquait sa souveraineté et par conséquent son absolue liberté à l'égard d'un monsieur Hanouna renvoyé au statut de Valet et d'une émission renvoyée à sa forme de prison dorée. Monsieur Hanouna lui a opposé la loyauté, une déférence assumée pour la première fois afin de pouvoir reprocher à monsieur Boyard d'en manquer et d'ainsi se sauver. Il peut y avoir de la dignité dans l'asservissement. C'est l'une des propositions fondamentales mises en avant par tout système de pouvoir. Petit 13 note en bas de page.
Nous montrons dans parole comment Barack Obama fut accepté en tant que premier président noir de l'un des derniers pays esclavagistes de l'histoire en ce qu'il semblait avoir intégré les exigences de dignité et de tenue que les maîtres auparavant exigeaient aux populations qu'il soumettait. C'est cette dignité que Monsieur Hanouna revendiquait face à l'esclandre de son ancien employé, le renvoyant à ce statut qu'il avait lui-même longtemps accepté et que Monsieur Hanouna avait longtemps nié. J'ai dit que le rapport à la dégradation ne saurait être subverti dans le système construit par M. Hanouna. Ce n'est pas tout à fait vrai.
Lorsque celui-ci a enfin réussi, après moutte, salamalek et démonstration de soumission, à faire inviter un ministre de l'intérieur sur son plateau, chose pour laquelle il bataillait depuis des mois et qui lui apparaissait comme une consécration, comme un signe d'intégration. Le présentateur est apparu sur le plateau en costume trois pièces offrant à monsieur d'Armanin une émission complètement refondée dénuée de la moindre aspérité proposant un produit d'un ennui et d'une plattitude d'éro satisfaisant à toutes les exigences du pouvoir et renonçant au sienne à cette religion impérieuse de l'udimat qu'il utilise pour polisser quiconque chercherait à contester son autorité.
Lui dont les équipes se sont fait une spécialité de piéger ses invités aura cette fois respecté à la lettre les conditions d'intronisation qui lui avait été imposé par un valet plus important que lui. Espérons par cette voie s'en ouvrir une nouvelle et acquérir une légitimité qu'il n'aura cessé secrètement d'espérer. exercice délicat qui signe son autoconsumation en ce qu'elle constitue littéralement une prise d'otage de son audience qui ne supporterait pas la répétition de cette mise en scène.
Herzat relatait des missions politiques 1000 fois vues, excluantes et réalisées au seul service d'un système politique ainsi consacré dans sa capacité à s'imposer en toute part et en tout lieux et par conséquent éteindre le désir qu'il générait. Monsieur Hanouna le sait. Répéter l'opération, ce serait ce s'aborder au profit d'un pouvoir qui en échange l'intégrerait et l'absorberait. Monsieur Hanouna cependant le sait également, entrer en les bonnes grâces du ministre de l'intérieur en une République avariée permet de se voir protéger, d'éteindre petites et grandes affaires, de s'assurer des protections utiles qui l'amèneront à continuer à dévier en parfaite impunité.
En échange d'un sacrifice partiel, d'une consommation de son capital, Monsieur Hanouna offrait à un autre valet une fenêtre démonstrative et en échange s'assurait une protection qui peut-être à ce moment-là commençait à lui manquer. En cela, il se muet en pontasse populaires et dominante, mais entre pères, médias et état, créant un espace potentiel de transaction et d'impunité. Qui à d'autres pourraient profiter ? Qu'est-ce qui a fait trembler monsieur Hanouna de façon à ce que ces puissants sources de tous ces colibets, fassent soudain l'objet de toutes ses attentions ? Quelle dérive, quel dérapage, quelle pression a bien pu l'approcher et l'inquiéter.
À la fascination et à la soumission les plus crasses vis-à-vis du système macronien a certes peu à peu laissé place une forme de dégoût matinée de lassitude qui l'accouplait à une part du peuple français alors que les crises sociales puis sanitaires se prolongaient. Cette situation l'a amené à faire évoluer ses émissions de façon à en faire des espaces de transgression à la fois que de remédiation des difficultés sociétales sous la forme parajudiciaire du tribunal populaire que nous avons décrite.
Il ne s'en est pas moins se faisant mué en l'un de ceux qu'il dénonçait, y compris physiquement son accoutrement ridicule signant, sans qu'il s'en rend compte, la soumission à un ordre dont il soulignait lui-même l'absence de maîtrise des codes, dépensant des fortunes pour ressembler à un pouvoir qu'il ne pouvait qu'imiter, suscitant sarcasme et en conséquence renforçant la domination de ceux auquels il cherchait à s'associer. Comme n'importe quel consommateur d'un produit de luxe qui en sacrifiant le fruit de lourd labeur pour se distinguer de sa masse ne fait ainsi que s'y associé et la fragiliser.
Voilà pour monsieur Hanouna, instrument au service de force qui ne cesse de le dépasser, incapable de les juguler, mais ayant l'intelligence d'à tout moment enjoué, conscient de ses forces et qualités, survivant en une jungle qu'il a fini par apprivoiser. Cette absence de rigidité que l'on pourrait qualifier d'humanité s'ajoute à une deuxième qualité que la bourgeoisie semble incapable de déceler en lui. Monsieur Hanouna, contrairement à ce qu'il pense, n'est pas un symptôme de décadence, ou du moins pas comme il le pense. Car c'est une des qualités que l'on n' jamais suffisamment loué.
Les émissions de monsieur Hanouna sont extrêmement travaillées et, nous l'avons rappelé, répondent à la mise en place d'un concept particulièrement élaboré. consistant en la construction de personnages types alimentés saison après saison chargé de commenter l'écosystème médiatique et de plus en plus le réel qui le nourrit. Monsieur Hanouna propose une accroche inédite, particulièrement divertissante et jouissive, à son public auquel il cherche à ressembler et à s'accoller. Premier effort, en s'appliquant non seulement à le divertir, mais à solliciter et mettre en jeu, émission après émission, sa capacité de jugement.
Loin de l'exiger, il use d'une part de mille stratagèmes pour le distraire et ainsi l'accrocher dans le but de rendre son émission qui dépend des revenus publicitaires eux-mêmes adossés à l'audience rentable pour ceux qui l'ont commandé. Mais il cherche également d'autre part à en faire des acteurs de son spectacle de sorte que celui-ci puisse par la suite s'étendre au dehors de l'espace fort clos du studio en générant discussions et propositions.
L'exigence de monsieur Hanouna est totale vis-à-vis de ses équipes, ce qui explique les remises à plat et recadrages systématiques qu'il leur adresse, ainsi que l'important turnover de chroniqueur qui, à la recherche de célébrité et de notoriété ne sont dans les faits que les instrumentistes du chef d'orchestre lui-même.org officier central de l'hémicycle qui l'a créé pour régner et non pour permettre à qui que ce soit de se faire valoir ou se distinguer.
La construction de mauvais goûts et manquant de profondeur n'autorise paradoxalement aucun flottement, exige une mise en tension permanente de l'ensemble des équipes afin de maintenir l'accouplement aux évolutions des téléspectateurs et par ricochet de la société et repose sur des mécanismes particulièrement élaborés de mise en scène visant à recréer des situations de délibération où un point de vue pourra être adopté sur le sujet traité. qu'il soit sérieux ou léger, m'état télévisuel ou réel. C'est en cela et pour cela que l'émission d'Anouna est par nature politique.
Qui voudrait s'armer du mépris pour le combattre ferait mieux en un premier temps de comprendre que monsieur Hanouna fait des efforts quotidiens pour se faire entendre d'une classe sociale qui n'a pas l'habitude d'être sollicitée. Des classes populaires qui menacent à tout moment de se détourner du personnage qu'il tentent de leur proposer. D'autre part, il suffit de renvoyer les détracteurs de Monsieur Hanouna à l'état de décrépitude de l'espace politique et médiatique français et son incapacité à recréer des espaces de discussion et d'élaboration qui intéressent la citoyenneté.
Enfin, au fait que tout un président depuis des années entre grands débat et conseils nationaux de la refondation patuge dans son incapacité à produire sinon de la pensée du moins de la discussion et de la délibération pour estimer le tour de pass-pass réussi par le présentateur.
Le plateau de monsieur Hanouna est devenu le point de départ risomatique d'échanges qui traversent et coagulent le pays, créant des lignes de partage artificiel qui, après avoir divergé se réconcilie sous le patronnage égotique du présentateur, ainsi mis en valeur et renforcé par sa capacité tutellaire à médier après avoir invité des personnes capables de présenter des faits réels et des perspectives divergentes le plus souvent radicalement et caricaturalement opposé. Tout est préparé en un sens chiqué et c'est en cela que le bourgeois se trompe à chercher à critiquer ce qui apparaîtrait comme le symptôme du moindre effort.
Alors qu'il s'agit de l'apparence mondaine de l'absence des forts qui est chaque soir mise en scène pour se valoriser et que ce que reproche le bourgeois, c'est que cet effort pour une fois ne soit pas dirigé afin de lui ressembler mais au contraire de s'approcher de ce peuple s'y méprisé.
Monsieur Hanouna, loin d'une quelconque forme de mondanité est un être concentré, conscient de capacité que l'on jugera certes insuffisante, mais qui justement par leur insuffisance nourrissent une volonté d'hégémonie visant à se protéger, à faire clan et partant à intégrer quiconque se trouvera de son côté, remettant sur le tapis de façon permanente ses jeux d'alliance et de fidélité, créant une dialectique du nous contre entre eux à laquelle chacun est invité à participer, d'où l'importance du caroussel régulier d'invités anonymes est projeté éphémèrement dans une illusion de notoriété afin d'illustrer cette dynamique et d'en renouveler l'effectivité.
Cea, ceux qui ne sont pas bourgeois, le savent et le sentent et lui en sont reconnaissants. Lui qui, comme beaucoup a échoué à se couler dans les moules étroits que la République fabriquait et à se faire reconnaître par ses parents symboliques que sont les classes dominantes parmi les plus méprisantes auxquelles l'on puisse penser, ouvrant et offrant un espace gratuit qui à tant n'a cessé dans leur construction de manquer. reconnaissant à cet être qui leur permet sans effort de retrouver une respiration souveraine et de se voir une nouvelle et non éème fois reconnu en tant que sujet.
Ses spectateurs ne peuvent que s'identifier à lui lorsqu'il se met en scène et réplique aux critiques qui lui sont adressées, les intégrant en son spectacle sans mouveté. C'est là que la critique de gauche devrait aller chercher l'atrocité contemporaine qui a amené une part de notre société à se donner à son image, c'est-à-dire à se vautter par l'absence d'ouverture autre qui lui serait proposée de parcours accessible et pas seulement martyrologique, héroïant et à pure vocation d'exploitation.
Fermeture ayant permis à monsieur Hanouna de s'engouffrer dans la brèche ouverte dans les années 80 par la gauche mitérandiste Alie à Berlusconi d'un espace télévisuel incontrôlé offert aux masses en échange de leur incapacitation et de leur paralysie politique mélange abrutissant de flatterie reconnaissance et distraction proposant une alliance avec les classes économiques dominantes chargées de l'exploiter et de le rentabiliser à politisation censé éteindre des contestations naissantes d'une classe ouvrière qui se voyait privée de son identité et de son destin par le renoncement de la gauche à les aimer, les protéger et les représenter.
son extension sur les réseaux à travers les pactes corruptifs qui l'ont lié à Courbi verront par achev une œuvre peu sympathique puisque toute concentré sur la recherche d'accaparement et d'accumulation de ressources stressant téléspectateur chroniqueurs et invité en une recherche d'audience et donc de succès. Il faut du temps pour sympathiser. Or la religion des temps modernes ne cesse de nous le rappeler. Le temps n'est que de l'argent mal dépensé. Grand 4, l'oubli.
Nous avons rappelé comment en cette émission tout était prédéfini du personnage que chaque chroniqueur finit Nolins Volins par incarner jusqu'au cadre dans lequel le débat va se dérouler avec le contrôle sur les invités, le conducteur, un public programmé pour orienter et peser en une direction que les téléspectateurs interrogés par sondage sur les réseaux sociaux seront chargés de sanctionner. Nous avons rappelé que l'émission était rendue paradoxalement 1000 fois moins détestable que ces conceurs bourgeoises.
De c'est à vous à quotidien en passant par on ne sait combien de plateaux mettant en scène des bas mondin formatés du fait qu'elle était diffusée en direct ce qui explique les véléités de contrôle que monsieur Hanouna cherche à y exercer. indirect qui, dans l'espace le plus chiqué qui puisse être laisse place non tant à l'impromptu qu'au révélé à la possibilité d'une bascule inespérée puisqueimprévue qui nous fera tous avancer. Un incorp intervient donc qui permet de considérer que les règles du jeu sont claires. Tout est chiqué.
Toute parole exprimée sur ce plateau est instrumentale et sert un pouvoir, sauf celle de l'invité qui, par la grâce du direct, pourra faire jaillir une forme de spontanéité et donc potentiellement de vérité. Quiconque chercherait à dévoiler ce jeu funambule sur lequel repose tout l'équilibre de l'émission se contenterait d'énoncer un truisme. Il est évident que chaque chroniqueur, tel lors qu'il est payé, orientera sa parole dans la direction souhaitée par la production. Quelles que soient les garanties qu'il prétendra avoir reçu et les piteuses des négations qu'il déploiera.
Cela ne veut pas dire que le plateau se présentera de façon monolitique, au contraire, ni même que l'autonomie de la volonté des 10 chroniqueurs sera abolie. De la même façon que la démocratie parlementaire tire son épingle du jeu en mettant en scène des confrontations qui vont toujours trouver à se réconcilier et qui instrumentalisent les passions et pensées limitées de leurs acteurs en en rémunérant et valorisant l'expression. La diversité des perspectives offertes sur le plateau est une exigence critique qui permettra infiné au présentateur d'imposer son point de vue après une apparence de délibération.
La préconfiguration de la parole des chroniqueurs reste en conséquence entière dans le but de l'exprimer de la façon la plus polycémique possible. Enora Malagré notamment l'avait admis et il n'est aucun intérêt à chercher à le démontrer ou le réfuter comme cela était proposé les équipes de monsieur Anona le soir où finalement monsieur Boyard fut invité après que dans un de ces hasards que ces mondes s'a fabriqué, j'ai refusé de m'y rendre pour discuter des modalités d'élaboration de l'émission que j'avais dans une vidéo exposée.
Il y a certes donc une valeur à le rappeler que ce monde est chiqué, mais il y a une valeur plus importante à tenter de comprendre et d'expliquer pourquoi il est nécessaire de le rappeler. Si les téléspectateurs l'oublient que ce monde est chiqué, c'est en effet parce que cet oubli est la condition du succès de l'émission comme de tout spectacle. L'oubli est au cœur du pacte qui, liant le producteur au spectateur va amener ce dernier à croire en l'invraisemblable et dissoudre sa conscience en l'espace du rêve qui lui est proposé. En conséquence de quoi rompre ce pacte par le rappel que tout cela est chiqué n'est guère productive politiquement ou pensivement.
Le besoin de rêve et d'abandon de soi au fondement de la réussite de l'émission n'étant pour autant pas résorbé au sein de la masse de téléspectateurs qui s'y vou. C'est là encore l'une des plus grandes limites d'une certaine critique de gauche dite de Bordienne d'une société du spectacle qui ne fait que généraliser des processus connus depuis toujours qui s'appliquent à tout champ de la représentation de l'école aux politiques en passant par le télévisuel et qui surtout ne disent rien du désir qui engendre ces méthodes de représentation se contentant d'expliciter les méthodes mises en œuvre pour y répondre.
Les règles du jeu sont donc claires et acceptées pour peu qu'à son tour Monsieur Hanouna respecte une condition. La possibilité du surgissement du réel et de la vérité à travers le seul élément qui ne soit parfaitement contrôlé des invités qui certes soigneusement choisis mais accouplés au direct crée cette tension addictive qui rend la génération du nouveau possible au sein du chloroforé.
C'est la rupture de ce pacte de confiance, condition du désir et de la crédulité que Monsieur Hanouna a encore une fois reproché à Monsieur Boyard lorsque ce dernier a décidé de se saifier et de se représenter au sein d'un espace où il était censé porter une part de vérité en préparant un coup visant à faire spectacle, c'est-à-dire en renonçant à sa sincérité. Grand 5, le guignol. Chaque système a son guignole. Monsieur Hanouna en éteint, au sens le plus littéral du terme, usant de la dérision et de l'autodérision pour frapper ses personnages et construire une scène dans laquelle le monde va se voir reproduit, borné et discursiivé.
Comme tout homme de pouvoir et comme tout valet de puissance décadente et avariée, Monsieur Hanouna a fait du vide son système. Le trivial et la meute. Le trivial par et pour la meute. En cela, il ne se différencie au premier abord en rien des oligarques haut fonctionnaires et politicars que j'ai eu l'opportunité de croiser. Même rapport acharné au travail d'une réalité réduite à des primas simples. même Ubris et ressenti suscité par les distorsions de la célébrité, même clôture àquis extérieure à son système ainsi se présenterait. À peine monsieur Anouna conserve-t-il dans la le laideur de son système une forme encore d'humaine vulnérabilité ?
condition d'ailleurs de l'empathie qu'il suscitent auprès des populations chargées par l'absorption de ces contenus et l'influence qu'ils sont censés avoir sur leur comportement de consommateur de le rémunérer. Cette labité réelle qui confine à la sincérité en fait en dehors de son dispositif de pouvoir quelqu'un de moins détestable car moins acharné que les membres de la superstrate des pouvoirs dont il n'est que l'une des marionnettes animées. Victime, il est avant tout de son sujet. Une tradition intellectuelle veut depuis Bart que les présomptueux donnent leurs patines à des nons sujets.
Cela enfante des pensées sans ampleur ni devenir réservé à des élites rétrécissantes qui trouvent ainsi à s'engargariser. Nous nous tenons loin de ces dispositifs car nous ne considérons pas que monsieur Hanouna qui est un être et le système qui l'alimente qui domine cet être fassent partie de ces insignifiants qu'il s'agirait d'extraire de la société pour les décortiquer et les analyser et se faisant nous valoriser. L'écrire n'est en rien une fleur à lui faire, quelque chose qui lui permettrait de s'institutionnaliser, de gagner en une respectabilité qui lui manquerait.
Contrairement à ce qu'il croit, Monsieur Hanouna n'a besoin de personne d'autre que les intégrants de son cirque et se charger de l'alimenter. Il existe par et pour lui dans ce cadre, et c'est ce qui le rend si détestable et détesté, agrissant également tous ceux qui restaient en dehors ne sauraient le juger et le rend paradoxalement sensible à l'égard de ceux qui chercheraient à le juger. Ceci se voit immédiatement absorbé au sein de son émission. ingéré, digéré et dégurgité. Multiples ont été les portraits à vocation psychopathologiques qui ont été faits de lui.
Revenant sur certaines de ses assertions, cette idée par exemple qu'il a à de nombreuses reprises énoncées, à savoir qu'il n'aurait pas de zizi, façon de se placer en une position infantile pour invoquer le tabou de la pédophilie afin de se protéger de toute pénétration non consentie de son intimité. là où lui en tant qu'enfant peut se l'autoriser d'aller partout, de tout fouiller et explorer comme il le fit ou tenta de le faire dans l'une des émissions où nous nous sommes vu confrontés. On en a déduit que Monsieur Hanouna prétendait garder le contrôle sur son intimité, mais au-delà sur cette figure qu'il est censé incarner sans filtre et qui garantit son succès.
Quiconque chercherait à le dévoiler a exposer que c'est bien chez Robon dans des restaurants où l'on facture jusqu'à plusieurs milliers d'euros le dîner et non plus, comme il le prétend encore dans les daac et autres Burger King qu'il ne cesse d'invoquer qu'il se restaure deviendrait ennemi à abattre et à dév. Nous ne le ferons pas car nous ne le prenons pas comme sujet au sens où il le fait de personnalité au sein de ses émissions. Nous aurions pu, pour nous venger, jouer au baltrap à son encontre, le traité de battleur sans profondeur, accompagné de cohortes décérébrées, amuseur public, acculturé, trimballé entre haine et jalousie depuis 20 ans, frustré et saturé.
Nous aurions pu l'exposer lui et sa tartufie. ses insécurités, son incapacité à sortir sans être entouré d'une cour entassée en une voiture qui partout le suit. Explorer son intimité, ses compagnies féminines toujours plus stéréotypées, ce chauffeur qui abuse de sa naïveté pour fournir en femme et cocaïne tout ce que le petit Paris de Plulet peut engendrer. Son très proche ami au service très particulier en direction des joueurs du PSG rémunéré jusqu'à vingtille eurent la soirée, leur lien avec Tony Gomez. Nous aurions pu rappeler ses salaires et ses revenus, les deux milleurs que sa maison de production facture pour chaque émission face aux 80000 qu'elle coûte réellement.
Les quiz millions d'euros qu'il a facturé la seule année 2018, les opérations menées avec Stéphane Courbi pour tout cela optimisé, les conflits d'intérêt systématique en violation des règles de l'ARCOM, ayant permis son ascension, mêlant des investissements dans des émissions de téléréalité qu'il se chargeait de visibiliser en invitant ceux qui y participaient. Les soirées décadentes où les substances, agression, violence se multiplient en un rapport au consentement que le contemporain aborderait. Nous aurions pu en somme s'enfin gloser socialement sur ce personnage, le salir et l'abaissée.
Nous l'aurions d'autant plus pu que mille sources nous alimentent au sujet de la moindre de ses vulnérabilités. Cela aurait été lui ressembler et faire ce qu'il adore déployer, utiliser un cadre que son invité ne peut maîtriser pour le dév.
ici l'écrit dont il aurait bien du mal à prétendre qu'il pourrait s'églisser bien qu'il ait écrit un livre risible matiné d'effets de style sur anné texte où monsieur Anouna, ou plutôt celui qui l'a véritablement écrit dit avoir voulu jeter quelques paroles en cage et en page citation originale affirmant que ces émissions répondent à une préparation architecturale recitation originale déployant page après page un rapport au langage si éloigné de ce que monsieur Hanouna s'est énoncé que l'on se demande comment la crainte du ridicule ne l'a pas approché au moment de le signer.
Voyez, monsieur Hanouna, il est facile d'humilier un tiers en des cadres où celui-ci est dépourvu d'armes pour se protéger. C'est ce que soir après soir vous faites devant des millions de personnes ainsi amusées. C'est pourquoi vous devez désormais le comprendre. Vous êtes si détesté. Grand 6. Le porte-parole. Monsieur Hanouna se veut porte-parole. Il tient à ce rôle arraché à l'éphémère. Espace intermédiaire entre le politique démonétisé. C'est là encore le sens de l'incident avec monsieur Boyard. La télévision faisant le politique en tant qu'instance d'intermédiation et une part du peuple français. Monsieur Hanouna ne peut se prévaloir à cette fin que des chiffres de l'ODIMAT.
Spectateur plutôt qu'acteur, passif plutôt qu'actif, intéressé, mais non pas en adhésion. Lorsque confronté à une personne occupant cette fonction institutionnellement de façon légitime puisque appuyé sur le consentement explicite de ceux qui la lui ont confié, c'est le cas des avocats. Le voilà qui se voit interdit à la confiscation de la parole et à la capacité de jugement à dire le bien.
Le voilà donc obligé de s'appuyer sur ses chroniqueurs et son public par le truchement de sondage Twitter biaisé qui s'il lui donne tort, comme ce fut systématiquement le cas lors des émissions auxquelles j'ai participé, le force à une soumission qui le renvoie à son rôle de battleur et d'amuseur et non de leader. Cette fonction autoattribuée de porte-parole nourrit le narratif de monsieur Hanouna. Interdire à quiconque de lui retirer sa position d'autorité. et de pouvoir, c'est s'il est perçu comme l'incarnation d'une part de la société en quelque sorte la protéger.
D'où le fort sentiment de paternalisme se dégageant de cette émission qui se transforme parfois, comme c'est souvent le cas avec les paters familiases tout-puissants qui trouvent en la famille le refuge que la société leur nie, en comportement abusif et en blying à l'égard des plus faibles du plateau et donc par ricochet du reste de la société. Monsieur Hanouna tient en équilibre entre ses deux pôles, protéger les tiers, les espaces extérieurs, les plus écrasés, d'où son obsession de la rédemption, sa proximité revendiquée avec des extollars et le faire en affirmant son pouvoir et son autorité sur ceux qui au sein de son dispositif pourraient les menacer.
Équilibre difficile à tenir qui peut à tout moment se renverser. Monsieur Hanouna se trouvant alors soudain projeté du mauvais côté de celui qui heurte et fait mal et suscitant alors une répulsion immédiate de la part de son public. On sait qu'en réalité cela arrive si souvent que la considération et la reconnaissance auquelle monsieur Hanouna prétend sont en fait quasi inexistantes, y compris chez ceux qui le regardent et l'observent. Petit 14. note en bas de page. Sauf en les moments où les élites ou un quelconque puissant s'y attaquent.
D'où l'importance pour monsieur Hanouna de réactiver le dispositif régulièrement en se saisissant de n'importe quelle critique pour l'engloutir au sein de son dispositif, la digérer et la recracher en s'étant posé soit en victime, soit en despot selon la configuration recherchée. Difficile équilibre d'autant que monsieur Hanouna n'est qu'un pion et qu'il le sait. À la suite de la production de la vidéo dont est issue part de ce texte, je l'ai évoqué, ces équipes m'avaient invité à revenir sur l'émission afin de faire le commentaire du commentaire, ingérer ma critique et s'assurer qu'elle serait ainsi désactivée.
Il sentait bien et voyait qu'alors que des centaines de milliers de personnes s'étaient précipitées sur le contenu et le partageaient, il leur fallait réingurgiter la critique au sein du spectacle critiqué en s'assurant ainsi de sa neutralisation. Fallait-il le faire ? Fallait-il s'y rendre ? Je sais ce que j'y aurais fait et comment j'aurais par au coup qu'irrémédiablement ils auraient porté dans un dispositif mêlant d'érision et violence symbolique, me renvoyant à mes insuffisances voire à mon inanité pour se réhausser en tant que seul porte-voie légitime et par l'écrasement écarter l'obstacle qui venait de se dresser.
Fallait-il s'y rendre et faire comme Godard et Bourdieu qui tous deux échouèrent en tentant de l'intérieur de la télévision de renverser son pouvoir contre ceux qui la faisaient ? Je fis attendre ma réponse jusqu'à qu heure à laquelle je savais que les sujets décidés les chroniqueurs étaient sélectionnés et les tours de parole distribué chacun devant renseigner la production sur le point de vue qu'il souhaitait incarner.
Je leur indiquais alors que l'affaire était intéressante, pour ne pas dire succulente, et que je m'étais apprêté à concéder à leur piège, mais qu'il m'aurait semblé indécent, alors que l'inquiétude grandissait sur des affaires gravissimes qui traversaient le pays, de nourrir la bête télévisuelle deux fois d'affilé et d'ainsi retirer de la valeur à la parole que je venais de porter sur leur plateau en devenant l'un de leurs personnages, ainsi rendu prisonnier du cadre télévisuel dénigué d'effectivité, il ne dirent rien et invitèrent à la place Louis Boyard pour un débat improvisé, malcalé sur les politiques migratoires et l'occhéon Viking.
Ce soir-là, à la place qui aurait dû être la mienne à partir de 20h30, monsieur Boyard fit comme il l'avait fait lors de sa toute première intervention dans l'émission, alors qu'il était dans le public, préparant un coup qui déstabiliserait la machine, reprenant l'ancienne que j'avais porté au sujet de monsieur Hanouna 3 ans auparavant, évoquant ses liens avec Boloré, le forçant à se dévoiler en mettant à nu les liens de fidélité qui unissaient le chef à son présentateur, le renforçant involontairement. lui laissant l'apparence de la sincérité et de la capacité à faire événement à un moment où il pensait le couler. Drôle de coïncidence.
Moi qui avais utilisé cette arme pour renvoyer dans les cordes un homme qui m'attaquant voyait rendu visible sa tartue frit la tartue fr utilisée contre celui auquel je m'étais opposé avec un sentiment mêlé. Hanouna retrouvait paradoxalement par cette mise en scène et sa dénonciation la bonne place. celle qu'aucun journaliste parisien n'ose tenir, celle qui consiste à assumer son allégance à son oligarque et ce faisant d'être capable de mobiliser un discours moral pour détruire littéralement ses opposants et après Lou Boyard, ce serait Jean-Luc Mélenchon qui se ferait étrier une heure du rang avec une justesse douloureuse par le souverain de l'émission ainsi revigoré.
Anouna Moral, voilà le twist plot que Louis Boyard avait enfanté, renforçant son adversaire au moment où il pensait l'achever. On ne peut sans sincérité. On ne peut pas battre le dispositif par un dispositif. On ne peut user de l'artifice pour détruire ou dévoiler l'artifice. Voilà ce que cette affaire, selon moi, révélait. Il n'y a pas de jugement dans ce pur commentaire qui permet simplement de replacer sur les chiquers les différents acteurs d'un jeu et d'un spectacle dont Hanouna cependant réussira sur le long terme à profiter. Il n'y a qu'un moyen de lutter contre ce que monsieur Hanouna a fini par représenter.
Construire un pouvoir populaire qui aura la capacité, la légitimité de le remplacer par des alternatives élaborantes, fécondes et non excluantes. Une autorité politique par nature doit avoir une capacité à décider ce qui dans le flux est proposé à ses citoyens. Ce pouvoir ne peut résider entre des mains oligarchiques en des personnes chargées d'intérêts privés qui fécondront nécessairement des instruments de l'ordre pour renforcer et légitimer leur pouvoir. Il doit appartenir au peuple.
Les discours ineptes sur la censure manquent de comprendre l'importance fondamentale du lien entre information et politique et l'inexistence de toute prise pour le citoyen sur un système dit démocratique dès lors que l'information qu'il reçoit n'est pas tout aussi démocratiquement produite mais contrôlée et distyé par des élites politiques qui vont se faisant manipuler ses idées et opinions et en conséquence influencer voire déterminer son vote après des années passées à le conformer.
Le citoyen doit avoir prise directe sur l'information et doit avoir la capacité en organisation collective non seulement d'éteindre celle qui chercheraient à le manipuler mais plus largement de la produire afin dans une coconstruction d'arriver enfin à des émissions et des contenus qui en provenant fassent société et permettent sincèrement d'informer c'est-à-dire étymologiquement donner forme faire communauté faire communauté. Autrement, la boucle du spectacle ne s'achèvera jamais et notre soumission, toujours acquise à la bêtise, ne cessera de se renforcer.
Ce n'est pas un hasard si des années durant, monsieur Anouna a fait terire chroniqueur et invité en leur reprochant de tenir une parole politique sur le plateau. Par cela, il entendait une parole sincère qui, s'exfiltrant du soi, se dirige à la société. Quelle plus grande menace pour maître Évalet. Postface. Nous avons rappelé comment Xavier Niel, Bernard Arnaud et Arnaud Lagarder, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy avec l'aide d'agents comme Mimi Marchand, avait mobilisé tout ce que le Petit Paris propose de petites mains et de cerveaux à vendre pour favoriser la candidature d'Emmanuel Macron au présidentiel de 2017.
Ces jeux de petits chevaux consomment d'immenses ressources qui sont issues de la collectivité. Monsieur Boloré, Vivendy, est donc jusqu'à peu universal, Canal Plus, Editis, C8 Cs, Capital, gala voici, lui était resté relativement sur le côté. C'était cependant avant d'acheter le JDD Europen et Paris Match, mais aussi le groupe d'édition Achète qui appartenait jusqu'alors à Monsieur Lagarder à Avas.
La plus puissante société de communication au monde avait certes été mobilisée par les réseaux macroniens qui l'avaient lourdement financé et qui en retour servirait ses acteurs secondaires tentant de les faire émerger, conseillant plus ou moins ouvertement des insignifiances comme Benjamin Grévu ou Gabriel Atal, les accompagnant dans l'élaboration de leurs plans de communication et les stratégies people mises en œuvre par Mimi Marchand et financé par les médias oligarchisés mais aussi par des intermédiaires comme Christian Darnia. Tout cet écosystème demandé à être nourri et serait alimenté et protégé comme chaque quinquena par l'adoption de mesures légales et fiscal visant à le favoriser.
Parmi celle-là, on ne s'étonnera pas de retrouver la loi de Madame Chiapa sur le cyberharcèlement, présenté comme un dispositif au service des plus fragiles de la société et immédiatement utilisé et instrumentalisé par des influenceurs afin de s'exonérer de toute critique et de toute réprobation sociale en utilisant la violence de l'État afin d'intimider quiconque les critiquerait. L'avocate de Mame Chiapa, Julia Minkowski, femme de Benjamin Grévotu, all jusqu'à la mobiliser contre un de mes clients qui avait eu le malheur d'identifier et de dénoncer un placement de produits pour lissage de cheveux effectué sur son compte Instagram par la ministre elle-même au Tempera au Morè.
Or, il se trouve que Avas est doublement au côté de Cyril Anouna qui bénéficie de l'appui intégré du groupe Boloré. L'une de ces agences de communication est ainsi une succursale discrète du groupe publicitaire PLID qui accompagne l'action de la Frenchcom, elle aussi à son service et dont le fondateur Florian Silnitki fit notamment en son temps l'objet d'une condamnation pénale pour falsification de ses résultats universitaires. individu qu'il n'hésite pas comme bien d'autres et en complète infraction des règles éthiques les plus fondamentales du métier à invité sur son plateau pour le défendre sans révéler l'instrumentalité de sa parole et leur lien d'intérêt.
Protégé en un écosystème où ses concurrents sont entre de bonnes mains. 28 minutes, le journal d'Arté diffusé en parallèle à son émission est détenu par la même société de production Biget tandis que quotidien a été placé sous le contrôle de son ancien complice devenu directeur des programmes de TF1 Ara Aprican et que c'est dans l'air est produite par KM la société de Renault Levankim dans laquelle Baniget détient également départ proche du producteur de quotidien Laurenton et qui travaille régulièrement avec Xavier Niel autour de la structure Black Pills avec lequel il est associé d' Brut.
Ce dernier qui a créé une société de production avec monsieur Hanouna et l'ancien bras droit de monsieur Lagarder Rams Kiroun Main Journey et s'est associé avec monsieur Courbi et son banquier d'affaires Grégoire Cherok pour reprendre les cahiers du cinéma et surtout le principal actionnaire de Mediawan qui produit via troisème œil l'autre grand concurrent de monsieur Hanouna. C'est à vous au-delà de sa détention de la Garder Studio sépare dans EuropaCorp, la détention des licences de Top Chef The Voice sépare dans Miramax et dans la société de Brad Pitt Plan B ainsi que de nombreuses chaînes de télévision.
Rappelons que monsieur Niel, plus puissant allié de monsieur Macron, est par ailleurs détenteur du groupe Le Monde, le Mont Telerama Post de Lops, Nice Matin, Paris-Normandie, France Anti et est le gendre de Bernard Arnaud. Autre plier de la Macronie, plus riche personne du monde, premier annonceur de France via LVMH, commanditaire d'opération d'espionnage et d'intimidation contre des journalistes et élus de la nation, détenteurs du Parisien, des échos, de part de Galimar et d'une infinité de producteurs et acteurs économiques du secteur qu'il nous coûterait ici de nommer.
Rappelons enfin que tous ces gens-là forment des cercles concentriques où chacun reste à sa place mais dont le niveau de porosité a de quoi effrayer. Qui sait que monsieur Arnaud loge dans l'hôtel particulier qu'il a racheté à la veuve de monsieur Lagarder et vincé immédiatement après la mort de ce dernier ?
que monsieur Boloré a vendu à Monsieur Niel l'hôtel particulier de la villa Montmorany Git community de l'Ouest parisien d'où les enfants de ces derniers ont lancé leur activité entrepreneuriale citation originale qu'ils y sont les voisins d'Arnaud Lagarder frères d'armes comme monsieur Arnaud et monsieur Big qui en furent tous deux les témoins de mariage de Monsieur Sarkozy mais aussi de Laurent Dassa propriétaire du Figaro que les nouveaux entrants Patrick Drahi l'Express Libération BFMRMC Rodolphe Sad La Provence et Daniel Ketenski Marianne elle publique regorge de projets de collaboration avec ces derniers.
Monsieur Saadé par exemple s'est emporté candidat avec l'aide de monsieur Courbi à la reprise de M6 mais aussi d'Éditis que tous ont un parcours semé d'escroquerie, compromission, paradis fiscaux, veulerie, leideur et prostitution, ne construisant rien et se contentant de dévorer les inspirations et créations que d'autres ont enfanté, obsédé par leur rentabilisation et obsédés par leurs concurrents, qu'ils alimentent des réseaux de policiers, magistrats et journalistes corrompus.
qui lorsque les instructions ne suffisent pas fabriquent ou éteignent les scandales pour assurer leur domination se servant de trafiquants d'information des agences de communication qui d'image 7 à Forward en passant par Adit, amarant et tant d'autres nourrissent les journalistes d'information instrumentale afin de manipuler l'opinion que tous surtout tirent leur fortune de notre exploitation et qu'Auna au milieu de tout ça n'est effectivement rien. Nada.
J'aimerais finir ce texte par une courte adresse au peuples qui nous ont pendant ces aventures accompagnées et pour lesquelles nous nous sommes rendus en ces territoires où nous aurons bonhommant et sans jamais rien concéder tenter de porter une parole qui les inclurait. vous que le 17 novembre 2018 j'ai rencontré à travers une femme qui m'aura fait vous aimer être le cœur de notre âme et le socle de notre pensée. Ce pour qui nous nous sommes en ces mondes élancés, ce pour qui jusqu'à notre extinction, à chaque jour qu'il s'éloigne rapproché, à chaque jour qu'il se rapproche éloigné, nous avons décidé de rester sur pied.
Pour beaucoup, nous nous sommes rencontrés, croisés en ces espaces où tout était fait pour nous dégrader. Nous avons tenu bon sans nous entrer dééchérer. Nous nous sommes au contraire mutuellement alimentés. Je vous le dis et le redis, ne craignez pas le stigmat, ceux qui feront tout pour vous humilier. Acceptez-le pour ce qu'il est. L'arme du pouvoir qui cherche à éliminer. Regardez-vous, rapprochez-vous. Exposez avec fierté vos marques et cicatrices et tenez en ces communautés, en cette chaleur que nous parvenons parfois à leur arracher.
Utiliser ces textes, ces images et ses émissions pour deviner comment, à travers les affres d'une vie faite pour être pillé, des stratégies et tactiques sont adoptées en permanence, non seulement pour nous piller, mais nous humilier et nous désactiver et utiliser cette force pour survivre. Vous relever et frapper. Apprendre à leur apprendre à aimer. J'ai appris de vous la valeur de l'effort et de la dignité. Vous qui avez été notre âme, qui vous sentez vacillé. Demain, vous régerez. Amen.
Juan Branco