EN DIRECT 🔴 Discours de politique générale de Sébastien Lecornu au Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 51 %Attaque 31 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment va se passer cet après-midi ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que malgré la suspension de la réforme des retraites, vous soutenez toujours ce gouvernement ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a un duel entre Laurent Voquier et Bruno R ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Fallait-il exclure aussi vite les six LR qui ont rejoint le gouvernement ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y aura un accord de coalition avec le RN ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quel est l'état d'esprit du Sénat avant cette déclaration ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Sébastien LecornuFait
« Le gouvernement a une première mission d'urgence donner un budget sérieux et fiable à la France. »
- 12:00Sébastien LecornuFait
« Les crédits consacrés aux armées connaîtront une augmentation inédite, non seulement le respect de la loi de programmation militaire actuelle, mais aussi l'accélération annoncée le 14 juillet dernier. »
- 16:00Sébastien LecornuFait
« Le gouvernement considère qu'il ne faut pas augmenter la masse globale des prélèvements obligatoires. »
- 22:00Sébastien LecornuPromesse
« Il n'y aura aucune fermeture d'hôpital en 2026. »
- 24:00Sébastien LecornuChiffre
« La santé représentera ainsi 5 milliards de plus l'année prochaine dans le budget de la sécurité sociale. »
- 28:00Sébastien LecornuPromesse
« Le gouvernement proposera un texte pour suspendre dès maintenant la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'au lendemain l'élection présidentielle. »
- 34:00Sébastien LecornuFait
« Les dépenses de logement ont atteint dans le revenu des ménages une part excessive et c'est au fond l'un des principaux problèmes du pouvoir d'achat des Français. »
- 39:00Sébastien LecornuFait
« La France doit savoir accueillir, mais elle doit aussi savoir dire non. »
- 0:15Sébastien LecornuChiffre
« Sous les quinquena d'Emmanuel Macron, les dividendes du CAC 40 ont explosé et la fortune des 500 familles les plus riches a doublé. »
- 0:25Sébastien LecornuFait
« En 2023, le groupe LVMH percevait 275 millions d'euros d'aide publique tout en engrangeant 15 milliards d'euros de bénéfices. »
- 0:45Sébastien LecornuPromesse
« Il faut d'urgence des mesures pour soutenir le pouvoir d'achat des Français et pour leur permettre de vivre dignement de leur travail. »
- 2:15Sébastien LecornuFait
« Cette réforme de 2023 injuste imposée sans débat, rejetée massivement et resté comme une blessure sociale et démocratique profonde. »
- 2:35Sébastien LecornuChiffre
« 3 millions et demi de français qui vont pouvoir partir plus tôt en retraite et profiter d'un repos bien mérité. »
- 3:05Sébastien LecornuChiffre
« En 2026, la charge de la dette atteindra 70 milliards d'euros, soit l'équivalent de toute la richesse nouvelle créée la même année. »
- 3:35Sébastien LecornuFait
« Il n'y aura pas de justice durable sans justice sociale. Il n'y aura pas de justice sociale sans justice fiscale. »
- 5:05Sébastien LecornuFait
« La décentralisation providence est devenue une décentralisation pénitence. »
- 4:30Locuteur 2Chiffre
« Le fond vert pour le climat est divisé par 2, soit une division par 4 depuis 2 ans. »
- 12:30Sébastien LecornuChiffre
« L'instabilité aurait coûté 12 milliards depuis la censure de décembre dernier. »
- 16:30Sébastien LecornuFait
« La légitimité des membres du gouvernement repose sur la nomination par le président de la République. »
- 1:00Claude RenalFait
« On a entendu certains qui disaient "Mais si ça passe par un amendement au budget de la sécurité sociale, on n'est pas du tout sûr que ça arrive jusqu'à son terme." »
- 3:00Claude RenalFait
« Tout a été fait à l'époque par 493 et que donc l'Assemblée n'a jamais pu voter ni même le Sénat d'ailleurs voté cette réforme. »
- 11:00Sébastien LecornuFait
« Je considère que cet effort fiscal doit être le plus limité possible. »
- 13:00Sébastien LecornuFait
« Le budget 2025 ne prévoyait aucune diminution. Ce projet de budget prévoit une baisse de la CVAE au profit des petites et moyennes entreprises. »
- 0:15Fait
« Les socialistes n'ont jamais été socio-démocrates. En France, c'est pas grave. »
- 0:30Fait
« Éfi sur le terrain local est plus marginalisé qu'on veut bien le dire parce que c'est pas un parti, c'est pas un parti local. »
- 1:00Fait
« J'ai trois enfants au lycée à la fac. cette réduction d'empit de respirer un peu financièrement, la supprimer, ça va augmenter de beaucoup le budget familial. »
- 3:00Fait
« la campagne électorale de 2024 s'est faite à l'aveuglette sur la question économique et sur la question du déficit budgétaire »
- 4:00Fait
« une des difficultés aujourd'hui pour les partis politiques, c'est qu'ils ne savent pas s'ils ont été élus au fond sur la question économique »
- 5:00Fait
« on peut même penser qu'il y a eu une sorte de dissimulation, disons-le. Veut dire, c'est un choix qu'on a pas vraiment fait, c'est un choix qu'on a pas assumé, qu'on a pas débattu électoralement »
- 6:00Fait
« on a voté il y a pas longtemps, mais on n'a pas voté en en prenant en considération ce qui nous arrive »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
cours connecté à la vie des Français et également au territoire. Tout au long de cette émission, je serai accompagné par Alexandre Poussard dans l'hémicycle du Sénat pour l'analyse, pour le décryptage et pour commencer un point programme. Alexandre, comment va se passer cet après-midi ?
Et bienam, dès 15h00, Sébastien Lecnu va monter à la tribune du Sénat pour faire sa déclaration de politique générale et ensuite chaque président de groupe politique au Sénat euh lui répondra et s'exprimera dans un temps de parole qui est défini en fonction du poids de chaque groupe politique euh dans l'hémicycle de la haute assemblée. sur le fond. Bien sûr, Sébastien Lecnu va revenir sur la suspension de la réforme des retraites sur le renoncement à l'article 493 de la Constitution.
Mais il va également aborder d'autres sujets qui n'ont pas été évoqués hier à l'Assemblée nationale. Il va parler d'écologie, de transition énergétique et aborder des sujets qui sont très préoccupants pour le Sénat, pour les sénateurs qui représentent les collectivités territoriales. Comment renforcer sur le terrain l'action des élus locaux et puis comment résoudre la crise en Nouvelle-Calonie.
Ça, ce sont des sujets sur lesquels les sénateurs attendent des précisions. Merci. Merci beaucoup Alexandre.
On vous retrouve tout à l'heure et vous pourrez tous suivre en direct en intégralité sur Public Sénat bien sûr le premier ministre et puis ensuite les interventions de tous les présidents de groupe au Sénat. De nombreux invités vont se succéder également en salle des conférences. Et j'accueille pour commencer Mathieu d'Arnaud.
Bonjour. Bonjour. Vous êtes le président du groupe LR.
Vous êtes sénateur de l'Ardèche. Un mot tout d'abord sur le fait que et bien le Premier ministre ait annoncé la suspension de la réforme des retraites. Est-ce que malgré cela, vous soutenez toujours ce gouvernement ?
Je crois qu'il va falloir qu'on en sache plus sur les intentions du Premier ministre et du gouvernement. C'est l'objet pour nous de cette déclaration de politique générale. On a besoin d'être éclairé.
On a vu que nous n'avions pas grand-chose à nous mettre sous la dent lors de la déclaration de politique générale hier euh à l'Assemblée nationale et c'est important pour nous euh qui allons construire euh ce budget également ici au Sénat comme nous l'avons fait l'année dernière de pouvoir avoir un cap et des éclaircissements sur les intentions réelles du premier ministre et de son gouvernement. Vous vous réservez le fait de dire si vous soutenez ou non, qu'est-ce qui pourrait faire que vous souteniez vous ne souteniez pas pragmatique. Nous jugerons sur pièce à l'un des éléments que le gouvernement nous communiquera et particulièrement sur le projet de budget.
Vous savez qu'ici au Sénat, nous travaillons depuis plusieurs mois, plusieurs semaines à à construire ce budget, à dire précisément ce que nous souhaitons pour la France, pour les Français, notamment sur la baisse de la dépense publique, la réduction de la dette, mais aussi sur des sujets comme le travail, les sujets régaliens, les sujets liés. On nous annonce 30 milliards d'efforts, donc 14 milliards de haus des prélèvement obligatoire. Le premier ministre nous dise comment il arrive à la trajectoire budgétaire qui a été annoncée à savoir 4,7 % parce que à force d'empiler les dépenses, on a le sentiment que nous serons pas au rendez-vous justement des économies annoncées et c'est essentiel encore une fois c'est pas des économies c'est pas des économies pour des économies c'est des économies qui permettront demain à notre pays de pouvoir investir pour le quotidien des Français de travailler justement pour être au rendez-vous des attentes des Françaises et des Français.
Est-ce que chez LR actuellement on voit les députés qui s'opposent actuellement au reste du parti ? Est-ce qu'il y a un duel entre Laurent Voquier et Bruno R ? Non, nous avons présenté il y a de cela plus de 3 semaines nos volontés programmatiques au Premier ministre le Cornu et nous étions tout à fait alignés.
Nous avons porté euh des sujets comme la location euh de solidarité unique plafonnée, euh des mesures encore une fois sur la réduction euh de la dépense publique. Nous avons euh une commission d'enquête ici au Sénat sur les opérateurs et les agences de l'État euh dont nous avons porté les conclusions et nous aurons une proposition de loi qui sera déposée dans les prochains jours justement pour décliner nos orientations et ça nous l'avons porté ensemble avec les députés et les sénateurs. Donc il y a ce partage sur les aspects programmatiques, sur les décisions que nous entendons voir prises par le gouvernement.
Pas de duel entre Laurent Voquet et Bruno Rotaillot. Non, le sujet il est aujourd'hui clairement de savoir comment nous répondons aux attentes des Français, comment nous avons un budget mais un budget qui épouse aussi les souhaits que nous portons pour répondre encore une fois aux besoins dont la France au sujets dont la France a besoin. Un mot sur ces six LR qui ont tout de même rejoint le gouvernement dont Annie Jeunevar, Philippe Tabarot, Rachid Adati.
Fallait-il les exclure aussi vite dès ce weekend ? Je le regarde, j'observe que c'est pas une exclusion qu'il y aura. Vous savez, nous avons des instances dans notre parti. un bureau politique que ce sera l'occasion d'en reparler autour du du président Bruno Rota.
Je regrette euh que la décision qui a été prise avec l'ensemble du comité stratégique de nos instances euh n'est pas permis de respecter la trajectoire qui était la nôtre, c'est-à-dire un soutien au texte par texte sans participation. Et voilà, c'est ce que j'appelais comme d'autres de de mes vœux, la réalité en est différente. Ce qui est important aujourd'hui, encore une fois, c'est le fond, c'est les sujets que nous allons porter, c'est le fait qu'il y ait un budget qui réponde aussi aux attentes que nous avons porté parce qu'elles sont plébiscitées, si on j'en juge par les enquêtes d'opinion par les Françaises et les Français.
Tandis que l'on voit arriver justement Sébastien le cornu qui va rentrer euh d'un instant à l'autre dans l'hémicycle, le Premier ministre qui fait son entrée au Sénat. Euh une question sur le fait que on a vu Éric Sioti proposer à Bruno Rotaillot un renversement d'alliance à droite, être prêt à s'allier avec le Rassemblement national pour faire barrage à la gauche. Nous avons toujours été clair là-dessus.
C'est très clair. Le président du parti l'a dit, nous le redisons à l'enville. Il n'y aura pas d'accord de gouvernement de coalition.
Les choses sont très claires et très nettes. Un dernier mot sur le fait que Bruno Rotaillot va retrouver sa place au groupe LR le 6 novembre prochain. Est-ce qu'il va retrouver sa place de président du groupe ?
Non, il l'a dit lui-même. On a eu des élections, vous le savez. On a eu l'occasion sur votre plateau d'ailleurs d'en discuter et il a lui-même dit auprès de de journalistes encore lundi dernier.
Et bien merci. Merci beaucoup Mathieu d'Ana d'avoir répondu à mes questions alors que va débiter d'un instant à l'autre cette déclaration de politique générale. Le premier ministre va s'exprimer, prononcer cette déclaration.
Vous l'a dit, ça ne sera pas la même que celle qu'il y a eu hier à l'Assemblée nationale. Son discours sera suivi par les prises de paroles des différents présidents de groupe. Nous allons pouvoir tout suivre en direct et en intégralité. avec nos analyses décryptages puis de nombreuses réactions ici dans cette salle des conférences sur ce plateau qui joue l'hémicycle.
On va tout de suite rejoindre Alexandre dans la tribune de presse du Sénat. Un mot Alexandre pour donner un peu et bien l'état d'esprit du Sénat avant cette déclaration de politique générale et notamment de la majorité sénatorial. Ah oui, il y a un contexte politique important à préciser.
Une majorité au Sénat qui est constituée, on le rappelle, des Républicains et des centristes du parti de l'UDI. Et cette déclaration de politique générale arrive après une semaine de forte tension entre Sébastien Lecnu Emmanuel Macron d'un côté et de l'autre le parti les Républicains qui a refusé de participer à ce gouvernement et on voit que son soutien vis-à-vis de ce gouvernement est très hésitant. On a entendu Mathieu d'Arna parler d'éventuellement d'un soutien texte par texte ou encore de pragmatisme.
On voit que le torchon a brûlé entre la droite sénatoriale et le gouvernement de Sébastien Lecornu, le socle commun qui avait fait cette alliance nager entre les macronistes et le parti allé républicain et les centristes de l'UDI. Le socle commun c'est désormais terminé. Donc l'accueil politique de la majorité sénatoriale reste risque d'être un petit peu froid cet après-midi pour Sébastien le Cornu.
Voir s'il va y avoir effectivement un accueil un peu frais pour ce deuxè discours de politique générale. Le premier ministre va s'exprimer d'un instant à l'autre tandis que vous avez vu le président du Sénat, Gérard Larcheter, il s'est installé au plateau devant cet hémicycle bien plein en ce mercredi. cette séance qui va s'ouvrir d'un instant à l'autre.
Je vous le rappelle, il va y avoir et bien ce discours suivi des interventions des différents présidents de groupe. Voilà, la cloche vient de retentir. On prend la direction de l'hémicycle.
Mon pr ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, notre séance est ouverte. Par l'ide du 15 septembre 2025, le ministère de l'intérieur m'a fait connaître qu'à la suite des opérations électorales du dimanche 14 septembre, madame Annique Gérardin a été proclamée élu sénatrice de Saint-Pierre et Miclon. [Applaudissements] Au nom du Sénat, je lui souhaite à nouveau la plus cordiale bienvenue.
Mes chers collègues, la conclusion adoptée par la conférence des présidents qui s'est réunie hier sont consultables sur le site du Sénat. En l'absence d'observation, je considère ces conclusions comme adoptées. Notre ordre du jour appelle une déclaration du gouvernement suivie d'un débat en application de l'article 50-1 de notre constitution et j'appelle immédiatement monsieur le premier ministre Sébastien Lecordu à la tribune pour cette débat.
Monsieur le Premier ministre, vous avez la parole. Merci monsieur le président du Sénat. Mesdames et messieurs les sénateurs, il y a des crise et il y a le rebond.
De la division né le débat, du débat né le compromis. Le temps du compromis est indispensable car la France a besoin de stabilité et il n'y a pas de compromis sans bicamérisme. Vous connaissez et représentez dans notre République les collectivités territoriales au sein desquelles il faut pouvoir s'entendre avec ses oppositions, parfois même au sein de sa majorité, d'autres fois avec les maires des communes d'à côté.
Tous ne pensent pas comme vous, mais tous veulent servir. De ce qui semble une contrainte n'est une intelligence locale et il faut que cette intelligence locale nous inspire nationalement. Le gouvernement, en mêlant les expériences et les profils souhaite porter cette ambition.
Il nous faut sortir de cette crise par le haut dans le respect des convictions de toutes et tous et de la parole de chacun y compris de nos oppositions. Nous ne l'avons sans doute pas suffisamment fait par le passé. Il faut bien le reconnaître.
Le gouvernement a une première mission d'urgence donner un budget sérieux et fiable à la France. Un budget utile pour les Français et donc un budget avant la fin de l'année. Pour réussir cette mission, nous aurons ensemble à redonner du sens à la politique et à la vie parlementaire par des paroles sans doute pour apaiser un débat qui s'est trop invenimé, par des actes surtout par une nouvelle pratique du pouvoir qui doit amener plus de progrès pour nos concitoyens et des résultats.
Cette nouvelle pratique du pouvoir doit nous permettre de porter quelques dossiers que le gouvernement estime urgent. J'en vois H. Permettez-moi de vous les présenter en complément de ma déclaration qui vous a été lu hier.
Mesdames et messieurs les sénateurs, la priorité absolue du gouvernement, c'est le budget. Le budget de l'État, celui de la sécurité sociale. Les Français n'attendent pas moins de leurs représentants à gouvernement au gouvernement de le proposer, à nous collectivement d'en débattre, à vous de le voter.
J'admets au regard des circonstances que le projet de budget est plus que perfectible. À l'instard de mon prédécesseur Michel Barnier qui était il y a un an dans une situation semblable à la mienne, j'ai choisi de déposer ces textes en respectant les délais constitutionnels, en faisant évoluer la copie sur les points les plus saillants suite à mes nombreuses consultations. Mais il reste encore beaucoup de choses à améliorer et je sais que le Sénat y prendra toute sa part en responsabilité.
J'aurai l'occasion de vous présenter plus en détail ce projet de budget, mais vous l'avez compris, il repose sur un principe simple une maîtrise des comptes publics qui dans sa version initiale réduira le déficit à 4,7 % du PIB. Dans tous les cas de figure, à la fin de la discussion budgétaire, il devra être à moins de 5 % du PIB. L'impératif de souveraineté s'impose à tous.
Je sais que vous y veillerez. La trop forte dépendance à des prêteurs étrangers n'est pas acceptable. Aussi, dès 2025, nous aurons respecté les 5,4 % de déficit prévus, ce qui ne constitue qu'une étape, mais elle est clé.
Certains questionnent à juste titre notre capacité collective à faire de réelles économies. C'est pour moi une priorité dans la relation à nos concitoyens et pour le consentement à l'impôt. Le président de la République a fait le choix de ne pas transiger avec notre souveraineté, notre sécurité.
C'est pourquoi les crédits consacrés aux armées connaîtront une augmentation inédite, non seulement le respect de la loi de programmation militaire actuelle, mais aussi l'accélération annoncée le 14 juillet dernier. Il en va de notre indépendance. De même, les moyens des ministères de l'intérieur et de la justice seront en progression.
Mais pour le reste des ministères, les moyens dont ils disposent baisseront en euroconstant. C'est inédit. Même si cet effort est encore insuffisant, il ne sera pas pour autant indolore.
Cela signifie que les moyens des administrations pour conduire les politiques publiques baisseront en eurocant. À titre d'exemple, j'ai décidé que l'an prochain, les dépenses de communication de l'État et de ses opérateurs baisseront de 20 %. Cela ne suffit pas.
C'est pourquoi j'ai installé dès mon arrivée à Matignon cette mission état efficace pour faire en continu des propositions de rationnalisation des dépenses publiques à commencer par la suppression ou la fusion d'administration ou d'organisme en s'appuyant notamment sur les travaux que vous avez vous-même menés. Ce qu'il faut enfin engager, c'est un mouvement continu d'amélioration de l'efficacité de l'État dans un cadre pluréannuel, crédible en revoyant le format de l'État central qui demeure trop plétorique malgré les mouvements de décentralisation et de déconcentration. C'est aussi un chantier en la faveur de l'État des concentrés qui de son côté s'est trop souvent popérisé ces 20 dernières années.
Ensuite, nous avons décidé de présenter un projet de loi de lutte contre la fraude fiscale et sociale. C'est le projet de loi le plus ambitieux contre les fraudes depuis plusieurs décennies. Je sais qu'il y a une majorité dans votre hémicycle pour trouver des économies avec ce texte.
Je sais aussi qu'il y aura des propositions pour le renforcer. Le gouvernement y est très ouvert. De la même manière, les soutiens financiers de l'État dans ces nombreuses interventions ne doivent pas donner lieu à de l'opacité ou à des situations de rente que l'on ne saurait expliquer.
Je prends pour exemple le secteur des énergies renouvelables ou de la sobriété énergétique. S'il est hors de question de baisser nos ambitions environnementales, il est tout autant hors de question que cela pèse anormalement sur le contribuable. Les prix pratiqués doivent être maîtrisés.
Les structures de coût doivent être transparentes et ces secteurs doivent supporter la concurrence. Il y a un marché, il y a des consommateurs. Il ne faut avoir aucun tabou dans les solutions à adopter pour lutter contre les effets de rente, y compris en matière de police des prix.
Je sais que le Sénat a proposé des mesures d'économie. Certaines sont consensuelles dans cet hémicycle, d'autres non. Toutes seront examinées et débattes.
Aucune ne doit être repoussée a priori par dogmatisme. Seul le résultat compte dès lors que ces mesures sont sincères, documentées et justes. Mesdames et messieurs les sénateurs, en matière fiscale, certaines formations politiques réclament des hausses d'impôts.
D'autres souhaitent une autre répartition des efforts entre les ménages, notamment avec les très grandes fortunes ou sur les entreprises. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, le gouvernement considère qu'il ne faut pas augmenter la masse globale des prélèvements obligatoires. Mes prédécesseurs qui ont eu la lourde tâche de faire voter le budget 2025 dans les conditions que vous connaissez ont déjà dû recourir à la fiscalité avec une augmentation des prélèvements obligatoires pour cette année 2025.
Par principe, je considère que cet effort fiscal doit être le plus limité possible. Poursuivre l'effort de redressement de compte public, l'effort sera contenu et moins important que l'année dernière. Pour nous situer, cela porte la pression fiscale à près de 36 milliards d'euros de moins qu'en 2017.
Mesdames et messieurs les sénateurs, je sais que cette question fera ici débat et ce débat devra avoir lieu en ne perdant jamais de vue la croissance, l'emploi, l'attractivité économique. Et je suis ouvert également aux discussions sur la répartition de ces impôts. Le budget 2025 ne prévoyait aucune diminution.
Ce projet de budget prévoit une baisse de la CVAE au profit des petites et moyennes entreprises. Là encore, c'est une proposition, vous trancherez. Mesdames et messieurs les sénateurs, vous le savez, ce budget demandera un effort aux collectivités locales comme à tous les autres acteurs de la République à commencer par l'État qui doit être exemplaire.
J'ai conscience comme élu local que cet effort est difficile et parfois incompris. aussi ai-je souhaité en reprenant cette copie et j'y reviendrai car cela est la base de la confiance pour réussir l'acte de décentralisation que les moyens alloués aux collectivités maintiennent une trajectoire de hausse en 2026. Par ailleurs, il faudra veiller adapter ces mesures au cas par cas.
Comment ne pas voir la situation préoccupante des conseils départementaux ? L'État sera au rendez-vous avec un fond de sauvegarde pour 2026. Mais au-delà de ces mesures d'urgence, il faut enfin se mettre au travail pour adopter des mesures structurelles pour les départements.
C'est ce que j'ai demander à la ministre en charge des collectivités locales. Nous y reviendrons. Mesdames et messieurs les sénateurs, une autre conviction anime ce gouvernement, celle qu'il faut décentraliser et que cette décentralisation n'est possible qu'en réformant et en repartant de l'État.
C'est une conviction forte que je partage avec le Sénat. et en particulier, je le sais, avec son président. Il n'y aura d'ailleurs pas de débat sur le rôle des collectivités sans d'abord parler du rôle de l'État.
Un projet de loi sera soumis en ce sens au Parlement avant les élections municipales. Je l'avais annoncé dès ma prise de fonction, je souhaite ici maintenant en préciser les grands principes et les domaines d'application dans la vie de nos concitoyens. Après les grandes réformes de décentralisation, le projet que vous présentera le gouvernement réformera l'action publique de manière globale, non pas pour faire plaisir aux élus locaux, comme on peut le lire ici ou là, mais pour rendre le fonctionnement de tous nos services publics plus efficaces dans une logique de modernisation, de responsabilité et plus encore de proximité.
Les débats que nous mènerons ensemble devront d'abord poser une question centrale. Qu'est-ce que l'on attend de l'État ? La police, la justice, la sécurité, la défense, les relations internationales sont les missions qui font le cœur même de l'État.
D'abord parce qu'il ne peut s'y soustraire, ensuite parce que nos compatriotes attendent plus de lui et rien, ni les bouversements géopolitiques ni la situation intérieure du pays ne laisse présager que les attentes des Français diminueront en la matière. C'est pourquoi les budgets d'émission régalenne de l'État, je le disais, ont augmenté depuis 2017 et continueront d'augmenter. L'État régalien s'est renforcé et il ne faut pour rien au monde y renoncer.
Pour le reste, il faudra se réorganiser. Des missions aujourd'hui assumées par l'État pourront être prises au niveau local. L'inverse pourra aussi être vrai, mais la question au cœur de ce texte sera d'identifier bonne fois pour toutes qui est responsable de quoi.
Je proposerai un principe simple, celui de l'identification d'un seul responsable par politique publique. Il s'agirait d'un ministre, soit d'un préfet, soit d'un élu au suffrage universel. Il ne s'agira pas seulement de décentraliser des compétences, il faudra décentraliser des responsabilités avec des moyens budgétaires et fiscaux et des libertés, y compris normatives.
Ce principe répond à un autre principe démocratique et donc de bon sens, celui qui décide et celui qui est responsable devant les électeurs. Il faut donc donner aux élus les moyens d'exercer leur responsabilité. Beaucoup l'ont dit, peu l'ont fait, nous le ferons car c'est une conviction qui m'anime personnellement.
Un nouveau grand acte de décentralisation peut-il être engagé par le gouvernement dans les 3 mois ? On m'a beaucoup dit que cela prendra du temps. On m'a beaucoup dit que le Parlement était trop divisé pour s'entendre sur ce sujet, notamment à l'Assemblée nationale.
Je pense tout le contraire. C'est précisément parce que cela prendra du temps qu'il faut engager cette réforme tout de suite. Sinon, elle sera reportée une fois de plus. et jusqu'à quand nous n'attendrons pas.
D'autres textes issus du Sénat avancent. Vous venez d'examiner pour la deuxième fois la proposition de loi créant le statut de l'élu. Elle apportera des réponses à des problèmes anciens pour simplifier l'engagement des élus locaux, mieux reconnaître et sécuriser juridiquement leurs actions et faciliter l'engagement de tous les profils en conciliant le mandat et la vie professionnelle.
Cela se traduira notamment par une amélioration de leur régime indemnitaire. Le gouvernement la soutient et s'engage à faciliter son adoption aussitôt que possible. C'est clé pour notre démocratie locale, c'est clé pour les prochaines élections municipales.
Mesdames et messieurs les sénateurs, le troisème la troisème priorité que je souhaite développer devant vous est évidemment la santé. Pour les comptes de la sécurité sociale, la question des franchises médicales posera un débat. J'ai été attentif à ce que les femmes enceintes, les enfants mineurs et nos concitoyens les plus pauvres soient exclus de cette mesure, ce qui représente 18 millions de françaises et de Français.
Pour autant, il faudra débattre de cette mesure qui ne peut être balayée d'un revers de main, y compris car elle renvoie au débat de la justice fiscale et sociale. Débat aussi sur l'accès aux soins pour nos hôpitaux et pour la médecine de ville. Je ne vois personne oser dire à nos compatriotes que pour lutter contre les déserts médicaux, on devra attendre la prochaine élection présidentielle.
Établir France santé partout en France, un rendez-vous chez un médecin à 30 minutes de chez lui en moins de 48 heures. C'est possible dès lors que l'on accepte de réfléchir et de travailler complètement différemment en cassant les logiques et les oppositions actuelles. Une première base est prévue dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale.
La ministre de la santé vous le présentera tout prochainement. D'autres mesures rendront l'accès aux soins plus simples dans nos territoires. La facilitation de l'ouverture d'officine dans les communes de moins de 2500 habitants, l'installation de jeunes médecins dans les territoires concernés et l'installation de 3700 docteurs juniors dans le cadre de leur dernière année de diplôme d'études spécialisées de médecine générale.
Il n'y aura aucune fermeture d'hôpital en 2026. Une fois de plus, on peut faire des économies sans tomber dans l'austérité. Mieux, on continue à investir dans les hôpitaux à hauteur de 2,3 milliards d'euros.
La santé représentera ainsi 5 milliards de plus l'année prochaine dans le budget de la sécurité sociale. Et je veux également vous dire que le budget poursuit l'effort pour la santé mentale avec 300 millions d'euros dédiés comme s'y était engagé un de mes prédécesseurs. Plus globalement, on ne peut pas ne pas voir que l'organisation de notre politique de santé doit être réinterrogée.
Trop d'acteurs interviennent sur une même politique. On multiplie les initiatives et donc les dépenses. Il va falloir une grande clarification des responsabilités.
Vous le réclamez, je le sais, depuis longtemps. Le projet de loi sur la décentralisation et la réforme de l'État doit nous permettre de poser sereinement ce débat. Que doit prendre l'État en charge plus directement ?
Quelle réflexion doit-vous nous menz sur le fonctionnement actuel des agences régionales de santé ? Les élus doivent-ils participer à leur gouvernance ? Que faut-il décentraliser ou au contraire mieux assumer au niveau de l'État ?
Qu'attend-on des élus locaux qui siègent dans les conseils d'administration des hôpitaux ? Il n'y a pas de réponse magique, mais je sais une seule chose, c'est que le statut clos et le sur place n'est plus possible. Il y a une urgence pour l'accès aux soins et ce n'est pas qu'une affaire d'argent, nous le savons tous.
Il faudra être réformateur en respectant les femmes et les hommes qui rendent ce beau service public. Mesdames et messieurs les sénateurs, le gouvernement porte aussi une ambition pour protéger notre environnement et lutter contre le réchauffement climatique. La France entend continuer à mener le combat comme elle le fait depuis 2017 et il a autant besoin d'être porté à l'international.
La nouvelle ministre en charge a démontré par son bilan ses capacités qu'au niveau local. Nous devons avancer avec efficacité et sans dogmatisme et avec une approche locale car l'écologie c'est de l'aménagement du territoire. Décraliser les compétences, les responsabilités, les moyens, c'est aussi une formidable occasion de repenser complètement notre planification écologique et énergétique.
Nous ferons des propositions précises sur le sujet. Certains travaux du Sénat pourront nous guider dans ce chemin. Je pense en particulier sur la gestion de l'eau qui, comme vous le savez très bien n'obéit pas à des périmètres administratifs mais à des réalités géographiques de terrain.
L'écologie c'est aussi pouvoir se déplacer et moins polluer. Sans mobilité. Les Français ne peuvent avoir accès à l'emploi, à la santé, à l'éducation, au loisirs et donc à leurs besoins essentiels.
Pas de croissance sans transport. La question de la desserte des territoires est capitale. Pour éviter qu'un sentiment de relégation ne se développe davantage chez des millions de nos concitoyens.
Le ministre des transports vous proposera une loi cadre qui permettra notamment de flécher les recettes des futures concessions autoroutières vers le développement de nouvelles mobilités et de nouvelles infrastructures notamment ferroviaire. Cette loi devra avancer en miroir des travaux de décentralisation. L'écologie c'est de l'aménagement du territoire.
C'est donc aussi parler du logement. Il faut bien le reconnaître. Si Boup a été entrepris depuis 2017 avec bonne foi et volontarisme, les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous.
La panne de la construction affecte toute l'économie. Je veux saluer les premières décisions prises récemment par la ministre Valérie Lettard. Trop de nos compatriotes ont du mal à se loger.
Les dépenses de logement ont atteint dans le revenu des ménages une part excessive et c'est au fond l'un des principaux problèmes du pouvoir d'achat des Français. Le reste à vivre. Ce qui reste quand vous avez payé toutes vos factures se réduit.
Des solutions pourtant existent. Réduire le 1000 feuille de documents de planification pour les rendre plus durables, moins coûteux pour les collectivités et plus efficaces. Simplifier les procédures d'urbanisme pour baisser les coûts de construction peut en être une autre.
La proposition de loi Uvart était un premier pas. Il faudra continuer. Les ministres sont à votre disposition.
Mesdames et messieurs les sénateurs, la 5è priorité est confiée à la ministre de l'amement du territoire et de la décentralisation accompagné du ministre délégué en charge de la ruralité. Il porte des convictions fortes pour nos territoires et une feuille de route claire. Il y a urgence pour nos campagnes, pour notre ruralité. 80 % de notre territoire est rural.
Je vous le dis comme je le pense, ce sont des territoires d'avenir. 22 millions de Français y vivent, ils travaillent, y compris dans notre industrie et bien sûr dans notre agriculture qui garantit à la France une souveraineté alimentaire. Il est temps de leur faire confiance aux agriculteurs comme aux habitants de ces villages.
Le ministre Michel Fournier qui porte cette voie de la ruralité familière ici aura pour mission et moyen de développer toutes les formules itinérantes de services publics et de commerce de proximité sur le modèle des Frances Services. Il aura aussi pour mission de garantir un accompagnement adapté des collectivités rurales les plus fragiles selon la méthode du programme village d'avenir. Je veux le remercier pour son engagement.
Sa voix, je le redis, est singulière et elle pèsera au sein du gouvernement. Le gouvernement poursuivra ce qui a été fait il y a quelques années par Jacqueline Gourot avec le plan d'action cœur de ville et petite ville de demain pour sauver et surtout développer le commerce de centre-ville. Je compte sur le nouveau ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat pour le porter avec eux.
C'est un homme qui entre au service de l'État avec une solide expérience et des idées qu'il aura l'occasion de vous présenter. Mesdames et messieurs, les sénateurs, 6e priorité du gouvernement, il faut répondre aux attentes immenses de nos concitoyens pour plus de justice et de sécurité dans leur vie quotidienne. La loi de programmation de la justice que vous avez largement enrichi et votée sera respectée à l'eur auprès pour renforcer nos tribunaux et nos prisons de façon considérable pour le bien du service public de la justice.
La loi narcotraficue de Vaubanc par le travail de Muriel Jourda et d'Étienne Blanc mais aussi de François Noël Buffet et Jérôme Durin sera intégralement appliqué avec au 5 janvier l'installation du parquet national anticriminalité organisé. Grâce à l'action du garde des SAAU, les prisons de haute sécurité sont déjà une réalité pour la sécurité des Français et le retour de l'autorité de l'État. J'aurai l'occasion avec lui d'annoncer dans les tout prochains jours de nouvelles mesures de fermeté et surtout de respect des règles dans la détention.
Appliquons les textes en vigueur, c'est une évidence, mais nous le savons, ce n'est pas toujours le cas. Le ministre de la justice se tient aussi à la disposition des groupes parlementaires du Sénat et de l'Assemblée nationale pour construire un projet de loi pénale prévoyant également l'ordonnance de protection des mineurs et la simplification de nos procédures. Nous le proposerons, vous en débatterez, vous le voterez.
Le ministre de l'intérieur a reçu quant à lui pour mission d'obtenir des résultats contre la délinquence. Il en aura pour cela les moyens. Les budgets de l'intérieur sont en augmentation constante.
Je souhaite aussi que le projet de loi pour le renforcement des pouvoirs des policiers municipaux et des gardes-champres soit rapidement examiné fruit du travail du Sénat et des ministres du gouvernement précédents pour la sécurité des Français au quotidien. L'immigration constitue pour l'Europe un défi majeur aujourd'hui comme pour les décennies à venir en raison des effets lié au réchauffement climatique, aux évolutions démographiques et au contextes géopolitiques et sécuritaire dans certaines régions du monde du proche Orient au Sahel. Nous devons affronter ce défi avec sérieux et responsabilité, c'est-à-dire en ne cherchant pas la popularité dans nos paroles mais l'efficacité dans nos acte.
Cette question est régalienne, humaine mais désormais complexe et technique. Nous avons à construire une politique migratoire claire, stable et conforme à nos valeurs. La France doit savoir accueillir, mais elle doit aussi savoir dire non.
Le défi n'est pas seulement juridique ou administratif, il est social et républicain. L'intégration n'est pas une option, c'est une responsabilité partagée dont on ne parle plus assez dans le débat public de l'État, des collectivités, des entreprises et du monde associatif. Notre boussole doit être l'efficacité dans le respect du droit et l'équilibre évident entre humanité et autorité.
La République est forte quand elle est juste et la République est forte quand elle maîtrise ses propres choix. Il faudra continuer tant au niveau français et européen à améliorer les contrôles à l'entrée des frontières européennes. L'exécution effectif des obligations de quitter le territoire français est en cela une priorité absolue.
Mais le bon sens commande de traiter le problème à la racine avec calme, méthode et discernement. Comme pour le narcotrafic, je souhaite que l'on cible plus durement et plus efficacement les réseaux de passeurs et de trafiquants d'êtres humains. Ils ne sont d'ailleurs pas sans lien avec la grande criminalité, voire même dans certaines régions du monde avec les réseaux terroristes.
Demain, dans la guerre hybride que nous mènent certains compétiteurs, l'instrumentalisation des flux migratoires figurera parmi leur stratégie. Les membres de la commission de la défense et les affaires étrangères du Sénat le savent. Nous aurons l'occasion avec les ministres d'y revenir.
Mesdames et messieurs les sénateurs, agir pour nos territoires, c'est aussi agir pour nos outres mères. Je vois une urgence absolue parmi toutes les autres pour nos outre mères, c'est bien entendu la vie chère. La ministre a reçu pour mission d'en faire sa priorité.
Elle sera la ministre de la lutte contre les abus et les ententes qui pès sur le portefeuille de nos compatriotes ultramarins. Elle connaît ce sujet. Un projet de loi est prêt, elle le portera avec conviction.
La concertation avec les parlementaires ultramarins a permis d'aboutir à un texte de départ. La ministre vous le présentera. Il y aura beaucoup de sujets à débattre, d'autres à introduire.
Cela pourra se faire dès les débats budgétaires. La copie est imparfaite. Nous la reverrons lors des débats avec les parlementaires ultramarins et plus largement au Sénat comme à l'Assemblée.
Nos compatriotes dans les trois océans attendent que les prix baissent. Pour cela, il faut mieux faire jouer la concurrence, mettre de la transparence là où il y a trop d'intermédiaire, en particulier dans la grande distribution et ne refuser aucune réflexion par principe, y compris sur les outils fiscaux. Le gouvernement est ouvert.
Ce chantier ne m'a pas été possible lorsque j'étais en charge des outresemères à cause de la COVID-19. J'en fais aujourd'hui une priorité. Autre urgence la reconstruction de Mayotte dévasté par le cyclone Chido.
L'État a pris des engagements, ils seront tenu. Urgence aussi en Nouvelle-Calédonie. La fin des accords de Numéa a créé un vide.
Il fallait trouver un nouveau cadre institutionnel. Les accords de Bougival l'ont fait. Le conseil des ministres a adopté hier le projet de loi constitutionnelle pour mettre en œuvre l'accord.
Il sera soumis au votes des Calédoniens au début du printemps. Je veux saluer les travaux du Sénat qui ont guidé l'État. dans la poursuite de cet accord et j'ai la conviction que le Sénat et en particulier son président est le meilleur acteur pour porter le suivi précisément de cet accord dans la durée après que le Sénat et l'Assemblée se soient prononcé.
Je souhaite néanmoins que nous allions plus loin, notamment sur le traitement des difficultés économiques et sociales du Caillou. Pas de paix sociale durable en Nouvelle-Calédonie sans un plan de développement économique du territoire et de lutte contre les inégalités sociale. La Nouvelle-Calédonie a besoin d'un choc de confiance.
Les Calédoniens ont besoin d'un emploi, pas que l'État ne leur pai le chômage indéfiniment. La ministre proposera des solutions en concertation avec les acteurs du territoire. C'est une priorité.
Enfin, une demande d'évolution institutionnelle est formulée par certains acteurs ultramarins qui souhaitent s'en emparer. Le président de la République a annoncé le 30 septembre dernier confié au gouvernement le soin de constituer des groupes de travail avec les territoires qui ont des projets précis sur la table. C'est le cas de la Guyane, de la Martinique, de la Guadeloupe.
C'est un travail qui a été largement entamé par le Sénat et nous devons l'organiser au mieux en définissant les principes et un calendrier. Quant à la Corse, un projet a été déposé au conseil des ministres et donc le Sénat et l'Assemblée nationale seront amenés à se prononcer comme je l'ai confirmé hier à l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les sénateurs, je veux enfin vous parler d'un sujet qui me tient à cœur et qui est aussi un des combats menés par certains sénateurs qui s'yagiss même et sur lequel je ne doute pas que nous saurons construire une majorité dans cet hémicycle.
C'est la question du paritarisme. Le ministre de l'intérieur vous l'a dit hier à cette tribune. Le gouvernement proposera un texte pour suspendre dès maintenant la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'au lendemain l'élection présidentielle.
C'est un acte de compromis pour la stabilité du pays, y compris pour son économie comme l'a rappelé le nouveau prix Nobel Philippe Agon. Et cet acte devra être financé comme toute chose. Mais je veux surtout aller plus loin cet après-midi devant le Sénat et vous parler de l'acte de confiance que cela doit représenter pour notre démocratie sociale dans les semaines à venir.
Suspendre la réforme n'a d'intérêt que si c'est pour avancer. J'ai donc proposé dans les semaines qui viennent une grande conférence sur les retraites mais aussi le travail avec les organisations syndicales et patronales mais aussi les meilleurs experts. Il aura le temps de la concertation mais je souhaite que la conférence fasse ses propositions d'ici le printemps.
La gestion de notre système de retraite devra être réinterrogée. Toutes les propositions seront à étudier. Certains veulent les systèmes par point, d'autres par capitalisation.
D'autres veulent abandonner toute référence d'âge, mais ces propositions ne valent que si l'on sait qui est responsable, aux partenaires sociaux de s'emparer de cette question centrale, qui doit avoir la responsabilité de gérer le régime. Ce serait revenir aux sources historiques de notre modèle de retraite. C'est d'ailleurs ce que font toujours la plupart de nos voisins européens.
J'ai confiance dans la démocratie sociale. Le ministre du travail et des solidarités proposera de confier la gestion de notre système de retraite aux partenaires sociaux. C'est une conviction profonde que je partage avec le ministre.
Faire confiance, apporter ses fruits dans de nombreux domaines, c'est notamment le cas allergique Arco. Pourquoi ne pas développer ce qui fonctionne ? C'est le bon sens.
Sans doute là aussi, est-ce une rupture. Il faudra en débattre et ne pas en avoir peur, mesdames et messieurs les sénateurs, et le décider. Mesdames et messieurs, je veux aussi revenir sur les réactions qui ont pu suivre et que j'entends sur ces bancs sur l'annonce de cette suspension de la réforme des retraites.
Je le répète, suspendre ce n'est pas renoncer, ce n'est pas reculer non plus si nous savons utiliser ce temps avec intelligence et volonté d'avancer. La cohésion sociale, l'unité du pays et donc sa stabilité sont une force. La droite dans le passé a su le montrer.
La division elle a un coût. L'instabilité aurait coûté 12 milliards depuis la censure de décembre dernier. Celle de septembre a eu un effet direct sur les taux d'intérêt.
Les agences de notation l'ont dit clairement. Le Haut Comité des finances publiques a évalué le coût de l'incertitude politique à 0,7 % de croissance. Ces données s'imposent sur tout le monde.
Je crois en la sagesse du Sénat pour aider ce gouvernement à calmer les tensions, surpasser les divisions, renforcer notre économie, maintenir les investissements locaux, c'est-à-dire trouver des compromis dans l'intérêt du pays. Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, après des semaines difficiles, il est permis, je le crois, d'espérer, d'espérer que le Parlement fonctionne comme nos concitoyens nous le demandent. Nous pouvons faire plus qu'un pas dans les trois prochains mois.
Nous pouvons donner un budget à la France, soutenir la croissance et l'emploi dans les territoire, renforcer la justice, la sécurité du quotidien et notre défense, prendre soin des plus vulnérables et notre environnement. En un mot, redonner confiance. Le gouvernement y est prêt.
Le budget, les projets de loi sont prêts. Et je crois, mesdames et messieurs les sénateurs, que le pays est prêt. La politique s'est parfois éloigné des problèmes de la vie quotidienne, qui s'est même parfois isolé des méthodes de gouvernance qui prévalent partout ailleurs dans les grandes démocraties parlementaires du monde comme dans nos conseils municipaux.
Le débat, le compromis, le Sénat saura le trouver, je n'en doute pas. C'est son histoire depuis 150 ans. Je vous remercie.
Merci. Merci monsieur le premier ministre. Nous allons aborder la suite de notre débat.
Voilà pour cette déclaration de politique générale de Sébastien Lecnu à peu près comme hier une demi-heure et notamment et bien de nombreuses mesures qui étaient consacrées aux priorités pour des élus locaux. Mais vous avez entendu la fin, il a à nouveau explicité ce qu'il entendait par suspension. de la réforme des retraites.
On va voir si cela va satisfaire le président du groupe LR, Mathieu d'Arna que l'on écoute. L'heure est grave car partout dans le pays, des voix s'élèvent qui traduisent l'inquiétude, l'exaspération et la colère des Français. L'heure est grave car inexorablement la France s'engloutit dans l'abîme de la dette.
Une dette qui affaiblit notre économie, qui affaiblit nos entreprises, menace le pouvoir d'achat des Français, pèse sur les générations futures, fragilise nos services publics et nos collectivités. L'heure est grave car le monde nous regarde et on nous comprend plus dans un temps où la voix de la France doit être forte. L'heure est grave, monsieur le Premier ministre et il faut agir.
Face à cela, vous plaidez la rupture. Nous pourrions vous suivre sur cette voie et je le dis sans malice, si cette rupture était porteuse de souffle et de méthodes nouvelles. Monsieur le Premier ministre, il va falloir nous en dire plus pour nous convaincre.
Plus que le renoncement au 49 aliné à 3, plus que cette formule aux allures d'évidence, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. C'est simplement l'article 34 de la Constitution, monsieur le Premier ministre. Plus encore plus encore que le contenu flou de votre déclaration de politique générale qui était tout au plus hier une discussion de politique partielle tant l'essentiel n'y était pas.
Les esprits chagrins auraient même pu parler de déclaration de politique partial tant elle s'adresser à un groupe et un groupe seulement de la représentation parlementaire. Et aujourd'hui, monsieur le Premier ministre, nous avons la déclaration de politique plétorique. Il y a autant de mesures que de priorités et face à cela, je suis au regret de vous dire que nous peignons à deviner quel pourrait être le calendrier qui permettrait de répondre à toutes ces priorités.
Alors, monsieur le Premier ministre, je vais aller droit au but. Car cette situation, car cette gravité de l'instant exige de la clarté, nous oblige à nous élever et agir en responsabilité. Nous avons besoin que vous réaffirmiez un cap clair et des mesures qui le sont tout autant.
Si vous faites preuve de courage, si ce cap est à la hauteur des enjeux notamment sur le budget, alors vous pourrez nous trouver à vos côtés. Si à contrario, vous cultivez le flou en ne cherchant que des voies de passage bâtis sur de petits dénominateurs communs qui ne répondent pas à l'urgence, si vous ignorez nos propositions et n'avez d'autres objectifs que de gagner du temps, alors je vous le dis clairement, ce sera sans nous. Monsieur le Premier ministre, je vous le redis, la gravité de la situation dans laquelle est malheureusement plongé notre pays ne permet plus les approximations, l'indécision, les équivoques ou les petits calculs.
La stabilité institutionnelle de la France est fragilité et sa crédibilité internationale affaiblit. Le poids d'une dette colossale finit par nous interdire toute véléité d'action publique. Notre économie vacille et peine à encourager l'innovation et l'investissement.
Il faut dire que lorsque l'on dépense euh lorsque la dépense pardon publique d'un pays atteint 57,3 % du PIB, il ne reste pas beaucoup d'enthousiasme pour l'investissement et les initiatives privées. Les Français sont épuisés, monsieur le Premier ministre, agacés par ces péripéties politiques désastreuses et inquiets pour leur avenir, leur pouvoir d'achat, leur santé et leur sécurité. Ce portrait en gris, c'est celui d'une France bloquée et nous ne pouvons l'accepter.
Pour notre groupe, les choses sont claires. Il n'est pas question d'abdiquer dans la tourmente. Il faut, pour rebâtir la confiance, mépriser les agitations, prétentions, surenchère.
Il s'agit de retrouver en France le sentiment profond du pays qui se fait jour dans sa réalité. Parce que et je crois que vous le savez, les pouvoirs publics ne valent en fait et en droit que s'il s'accorde avec l'intérêt supérieur du pays, s'il repose sur l'adhésion confiante des citoyens. Car en matière d'institution, bâtir sur autre chose ce serait bâtir sur du sable.
C'est notre notre vision du gouvernement de la France. Notre vision tout simplement de la France. Est-ce votre monsieur le premier ministre ? loin des mauvais feuilletons politiques.
Ce sont nos convictions que j'affirme devant vous. Des convictions fortes qui s'appuient sur un triple principe de cohérence, de liberté, de responsabilité. Nous n'en avons pas dévié.
Et pourtant, ce que je viens de dire, ce sont les mots prononcés par le général de Gaul lors de son discours de Bailleux de 1946. Ce discours qui fondra plus tard les bases de la réflexion et de l'élaboration de notre Constitution, celle de la 5e République. Ces mots demeurent décidément d'actualité car peu importe les sousbressaux de la petite histoire, seuls sont déterminants pour l'action politique, la prise en compte des besoins et des attentes, la compréhension profonde des Français, la capacité à agir et une vision précise de la direction à faire prendre au pays.
C'est précisément là où le bas blesse. Car entre votre déclaration d' votre déclaration de politique générale hier à l'Assemblée et celle aujourd'hui au Sénat ne nous dit pas grand-chose ou des choses relativement floues ou trop peu de la direction à faire prendre au pays. En janvier dernier, monsieur le premier ministre, j'ai interpellé votre prédécesseur d'alors François Berou en ces termes.
Soyons clair, la France pourra-t-elle encore peser en Europe et dans le monde si elle perd la maîtrise de son destin ? Regardons avec lucidité le monde de 2025. Il ne nous fera pas de cadeaux.
Il ne fera pas de cadeau aux nations fragiles. Nous devons retrouver notre force et quelques réajustements budgétaires n'y suffiront pas. Il ne nous faudra rien de moins qu'un rétablissement historique comme celui de 1958.
Il faut à nouveau dessiner l'horizon aux français, leur montrer une voix de progrès et d'espoir. 10 mois après et après vous avoir écouté, je crains de ne pas avoir à changer une ligne de ce propos et je le regrette. Monsieur le Premier ministre, la sincérité nous pousse à nous interroger.
Aurez-vous l'audace d'agir pour redresser enfin nos finances publiques afin de desserrer l'étau dans lequel est étranglé désormais la France ? Les premières pistes qui nous ont été présentées nous inquiètent quand même. 14 milliards, monsieur le ministre de l'économie, de hausse d'impôt au Sénat, le groupe LR et la majorité sénatoriale ont toujours fait preuve de responsabilité, travaillant avec notre rapporteur général à dégager de réelles économies et d'éviter l'impôt.
Nous allons, soyez-en convaincus, continuer. Allez-vous brader l'avenir en croyant gérer le présent ? Ce n'est pas en refusant des réformes structurelles que l'on améliore durablement la situation.
Pourtant, c'est le cas lorsque vous annoncez vouloir suspendre la réforme des retraites. Certes, elle est imparfaite et nous l'avons dit ici même au Sénat, nous avions proposé des mesures d'amélioration. Certes, elle doit mieux prendre en compte la pénibilité, la carrière des femmes, les carrières longues, mais elle permet une nouvelle prise en compte des conséquences de notre démographie.
Elle permet à notre pays de ne pas se laisser glisser, distancer dans la compétition des grandes nations. Nous aurons sûrement, puisque vous l'avez affirmé, l'occasion d'en débattre pour mieux agir. Mais vous l'aurez compris, nous n'accepterons pas les renoncements.
Votre programme. Ce programme que nous avez annoncé devrait également intégrer la remise à plat des politiques publiques en retrouvant enfin un critère simple d'utilité et d'efficacité. la réduction du périmètre de l'État en supprimant au ou fusionnant ces multiples émanations ératiques et désordonné que sont ces agences, ces opérateurs en ajustant enfin, comme nous l'avons proposé lors de la commission d'enquête sur ces agences présidées par Christine Lavarde des budgets de fonctionnement et des missions premières qui soient redéfinies. l'arrêt des fausses solutions à coup de hausse d'impôts ou de taxes nouvelles dans un pays déjà étouffé par la fiscalité.
Il est en effet un domaine dans lequel la France excède malheureusement, c'est celui de la créativité fiscale qui étrangle chaque jour davantage l'initiative et l'envie de progresser. Des mesures claires et compréhensibles faveur de la en faveur de la sécurité, d'une justice efficace et accessible, d'un pouvoir d'achat préservé, d'un accès aux soins pour toutes et tous, du soutien des plus fragiles dans une économie dynamique. Alors oui, bien sûr, votre gouvernement nous proposera des projets de loi, vous l'avez annoncé et comme nous l'avons dit, nous les examinerons avec exigence et pragmatisme.
L'heure est trop grave pour qu'il en soit autrement. C'est en responsabilité que nous travaillerons sur le budget sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Nous déposerons aussi des propositions de loi lorsqu'elles nous paraîtront nécessaires.
Nous serons très vigilants sur les mesures que vous envisagerez concernant les collectivités territoriales car elles sont au service des Français et assurent aujourd'hui l'essentiel des investissements sur les territoires. Elle constituent un soutien majeur à l'économie et à l'emploi. De tout cela, monsieur le Premier ministre, nous débattrons et nous voterons.
Et non, monsieur le Premier ministre, ce n'est pas une rupture, c'est simplement notre rôle plein et entier. Car nous assumons toujours pleinement notre mission au Sénat. Nous travaillerons pour donner toute sa chance à la France.
Je voudrais insister sur un dernier point. Nous avons peu attendu, peu entendu, pardon, un mot pourtant essentiel lorsque tout se complique, ce délite ou se crispe, celui de liberté. Je tiens à vous en parler car il manque singulièrement.
Il est dans une démocratie, vous en conviendrez, consubstantielle à l'exercice du pouvoir. Bien sûr, il est absent du discours des démagogues, c'est évident, mais les Français aimeraient tellement l'entendre et le voir se concrétiser. Qu'en pensez-vous, monsieur le Premier ministre ?
La France se fatigue. Elle fléchit sous le poids des contraintes des interdits dont les objectifs sont parfois peu clair et les conséquences non mesurées des volte face ou tête à queue elle s'asphyxie dans une surburocratisation qui entend se mêler de tout jusque dans notre vie quotidienne. La la détermination s'estompe devant le mur de normes et de règles qu'elle doit affronter.
L'entrepreneur recule devant les seuils à franchir et leurs coûts pour se développer. La collectivité renonce devant le nombre d'obstacle administratif à résoudre avant de mettre en œuvre un projet. Le citoyen se replie et s'isole devant la difficulté à dépasser dans sa vie de tous les jours.
L'audace et la créativité finissent par aller s'exercer ailleurs qu'en France. Nous espérons vraiment que ce principe de liberté, monsieur le Premier ministre, guidera votre action. Vous le constater pour notre groupe les Républicains, la route à suivre est clairement tracée.
Nous avions d'ailleurs communiqué nos priorités qui n'ont à ce jour trouvé que peu d'écho. Monsieur le Premier ministre, il n'y a chez nous aucune ambivalence. Nos priorités ne s'appuyent pas sur des postures idéologiques.
Elles découlent de la réalité de la France. Nos priorités s'appuient sur l'efficacité retrouvée de l'État. Il faut remédier à l'impuissance publique ce fléau politique moderne qui encourage les démagogues aux promesses trompeuses.
Nos priorités s'appuyent sur la liberté et son corolair la responsabilité. Victor Hugo affirmé a raison que les écrivains ont mis la langue en liberté. Aux politiques revient maintenant la charge de mettre la France en liberté en faisant confiance aux Français.
Saurez-vous, monsieur le Premier ministre, emprunter ce chemin ? Finalement, nos priorités découlent d'une certaine idée de la France. Monsieur le Premier ministre, au fond, peut-être auriez dû, vous écoutez plutôt le Sénat, cette maison qui allie sagesse et audace, détermination et constance.
Depuis longtemps, la majorité sénatoriale et particulièrement notre groupe à voter chaque année pour chaque budget des mesures d'économie, à travailler à réduire la dépense publique tout en protégeant les Français et en préservant les entreprises et les collectivités territoriales. Ce sera encore le cas cette année. Nous nous mettrons au travail.
Nous avons déjà commencé en travaillant sur ce budget depuis plusieurs semaines et plusieurs mois. Alors euh, monsieur le Premier ministre, je finirai simplement par une invitation, celle qui consiste à entendre enfin le Sénat. Après tout, il n'est pas trop tard.
Je vous remercie. Merci. Merci monsieur le président.
Voilà pour l'intervention du président du groupe LR, Mathieu d'Arnaud. Et c'est maintenant le président du groupe socialiste, Patrick Caner, qui va prendre la parole. Son discours devrait durer une douzaine de minutes.
Voilà Patrick Caner qui s'installe, le sénateur du Nord qui est maintenant à la tribune. Monsieurs les ministres, mes chers collègues, monsieur le premier ministre, avez-vous seulement conscience du niveau de constation et de colère que ressentent les Français devant le spectacle donné par ceux qui les gouvernent ? Le spectacle de quelques Happy Fiew qui s'accapare le pouvoir, qui s'y accroche coûte que coûte, qui se nomme, se renomme entre eux bien au chaud dans leur tour d'ivoire.
Avez-vous seulement conscient du degré de déconnexion entre vous qui gouvernez et les Français qui vous regardent ? Savez-vous quel est le mot qui revient le plus lorsque j'échange sur la situation politique avec les habitants de mon département du nord, le cirque ? Oui, par l'attitude de votre camp politique et en premier lieu du président de la République, la politique est devenue un vaste cirque aux yeux de nos concitoyens.
Et que dire du cirque joué par les acrobates en chef ? Les Républicains qui participent au gouvernement puis n'y participe pas les Républicains qui excluent ceux qui font le choix personnel d'y participer mais qui soutiennent ce même gouvernement qu'elle cacophonie. N'y voyez aucune ironie de ma part.
Je ne me réjouis pas de ce désordre, mes chers collègues. Ça ne m'amuse pas quand la Macronie et la droite donne ce spectacle. C'est l'ensemble de la classe politique qui est éclaboussée.
Aux yeux des Français, ne nous y trompons pas. Nous sommes toutes et tous dans le même sac. Dans cette confusion générale, nous socialistes aurions pu faire le choix de la censure.
La tentation était grande de sanctionner d'emblé ce gouvernement. tant il est insupportable de voir le pouvoir confisquer encore et toujours par les mêmes. Nous n'avons pas fait le choix de la censure car nous avons fait le choix des Français.
Si je me suis engagé en politique, c'est avec la conviction que la politique pouvait changer leur vie. C'est ma seule boussole encore aujourd'hui. Et croyez-moi, ils ne veulent pas le chaos.
Ils n'espèrent pas non plus le grand soir. Ils veulent vivre mieux là, maintenant sans attendre 2027 ou ni hypothétique démission du président de la République. Non, les Français n'ont pas le temps d'attendre.
Voilà pourquoi nous avons répondu présent, monsieur le Premier ministre, à chacune de vos invitations. Pour vous faire part de nos demandes, elles sont claires et surtout elles sont plébiscitées par les Français. La justice fiscale d'abord, elle est incontournable, monsieur le premier ministre.
Les Français ne peuvent plus supporter de se serrer la ceinture pendant que certains s'exonèrent de contribuer à l'effort national. Sous les quinquena d'Emmanuel Macron, les dividendes du CAC 40 ont explosé et la fortune des 500 familles les plus riches a doublé. Pendant ce temps-là, en 2023, le groupe LVMH percevait 275 millions d'euros d'aide publique tout en engrangeant 15 milliards d'euros de bénéfices.
Preuve, s'il en fallait, de votre priorité donnée au confort des ultrariches. Monsieur le Premier ministre, demander un tout petit peu à ceux qui ont tout, plus que tout pour épargner un peu ceux qui n'ont rien ou presque rien. C'est bien la moindre des choses.
C'est pour cela que nous réclamions la taxe Zukman. Vous l'avez refusé. Nous proposerons un amendement en ce sens et si le gouvernement sans tête à le rejeter, nous attendrons qu'il avance des alternatives concrètes et solide.
J'ajoute au passage que le RN qui prétend défendre les classes populaires sur tous les plateaux de télévision a déjà annoncé qu'il s'opposerait à notre amendement. Les masques tombent laissant apparaître le visage de ceux qui derrière les beaux discours ne défendent en réalité que les nantis. Contrairement à l'extrême droite, la justice sociale est au cœur de nos combats.
Il faut d'urgence des mesures pour soutenir le pouvoir d'achat des Français et pour leur permettre de vivre dignement de leur travail. Là aussi, nous attendons vos engagements clairs. J'en viens à la suspension de la réforme des retraites.
Enfin, fallait-il que votre gouvernement soit en grand péril pour que vous consentiez enfin à renoncer à cette réforme ? Je vous le dis, monsieur le Premier ministre, cette réforme de 2023 injuste imposée sans débat, rejetée massivement et resté comme une blessure sociale et démocratique profonde. Il était temps d'y renoncer. vous l'avez fait.
La force de nos arguments finit par s'imposer et la suspension de cet impôt sur la vie est venue. C'est la colère du pays qui vous l'a arraché et c'est une victoire indéniable pour les 3 millions et demi de français qui vont pouvoir partir plus tôt en retraite et profiter d'un repos bien mérité. C'est à eux que je pense en ce moment et en particulier ceux et surtout celles qui ont travaillé dur depuis leur jeune âge.
C'est aussi une reconnaissance tardive mais bienvenue du combat des organisations syndicales. Alors j'entends déjà l'écrit d'orfrais et autres procès en trahison. Et bien je le dis haut effort de ce plateau.
Oui, nous assumons de ne pas censurer ce gouvernement pour arracher des victoires comme celle-ci pour des millions de français. Oui, nous assumons de faire le choix de la stabilité parce que cette stabilitél doit être gage de justice et nous vous jugerons sur vos actes. Mais soyons clair, monsieur le premier ministre, notre décision de ne pas censurer ne vaut ni approbation ni chèque en blanc à votre gouvernement.
Les textes budgétaires présentés hier en conseil des ministres ne sont pas les nôtres. Certes, l'assouplissement de la trajectoire budgétaire que vous proposez est un premier signal intéressant. Mais jamais nous nous n'accepterons le doublement des franchises médicales, le gel du barê de l'impôt sur le revenus ou encore l'année blanche qui correspond de fait à un gel des prestations.
Vous le trouverez sur votre chemin tout au long des débats budgétaires et nous resterons intrait sur ces sujets comme sur l'ensemble de ceux qui concernent les plus modestes. Il est temps de tourner le dos à 8 ans d'une économie dérégulée, d'une fiscalité inéquitable, d'une action publique affaiblie. Cette politique a échoué, elle a aggravé les inégalités, elle a dégradé nos services publics et elle a mis en péril nos équilibres budgétaires.
Monsieur le Premier ministre, cela fait 8 ans que vous participez à cet affaiblissement généralisé. Vous promettez une rupture. Nous vous prenons au mot.
Quant à nous, membres du groupe socialiste écologiste républicain, ça a fait 8 ans que dans l'opposition, nous avons nous n'avons cessé d'affirmer qu'une autre voie était possible, plus juste, plus efficace, plus fidèle à l'intérêt général. Parce que nous n'acceptons pas que 10 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté, que 5 millions de salariés vivent péniblement avec le SMIC, que les classes moyennes s'enfoncent dans le déclassement. Que l'insécurité progresse, que les services publics se délitent et que la France procrastine en matière d'engagements environnementaux.
Pendant ce temps, notre pays s'endettete de 60 milliards de recettes fiscales par an sans stratégie ni vision. En 2026, la charge de la dette atteindra 70 milliards d'euros, soit l'équivalent de toute la richesse nouvelle créée la même année. Cette politique, en creusant les fractures sociales et territoriales a ouvert la voie au populisme.
Vous emportez une lourde part de responsabilité. Je n'ai pas oublié la promesse faite au pied de la pyramide du Louvre le 7 mai 2017 par Emmanuel Macron, nouvellement élu président de la République. Je cite "Je ferai tout pour que les Français n'aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes.
En 2017, il y avait h députés d'extrême droite. Aujourd'hui, ils sont 140. Voilà le résultat de vos choix.
Malgré ce contexte, je salue votre décision de ne pas recourir à l'article 49 alinéa 3. Nous l'avions réclamé parce qu'il fallait la réparer une anomalie démocratique. Le Parlement reprend enfin la main et c'est heureux.
Gageons que les débats à venir permettront de corriger les mesures qui ne sont pour nous inacceptables. Nous serons extrêmement vigilants et déterminés face à tout recul social. Notre ligne écarlate et claire.
Nous refusons que les plus modestes payent une fois de plus le prix des erreurs accumulées depuis 2017. Monsieur le premier ministre, il n'y aura pas de justice durable sans justice sociale. Il n'y aura pas de justice sociale sans justice fiscale.
Il n'y aura pas de croissance sans relance du pouvoir d'achat. Et il n'y aura pas de redressement sans confiance retrouvé envers les collectivités territoriales. Ce sont elles qui souvent seul avec courage et abnégation palient vos recul en matière de solidarité.
Ce sont elles qui encore font face à des restrictions budgétaires toujours plus sévères et à des transferts de compétences sans moyens à des suppressions de recettes fiscales. Ce sont elles qui subissent vos critiques injustes de mauvaise gestion. Quelle considération avez-vous pour nos territoires quand vous leur demandez toujours plus, en leur donnant toujours moins ?
La décentralisation providence est devenue une décentralisation pénitence. Je vous en conjure, reprenez à votre compte le principe de subsidiarité pour rendre plus efficace l'action publique. Reprenez à votre compte l'indispensable confiance envers nos 500000 élus locaux qui ne doivent plus douter de leur utilité, de leur engagement.
Reprenez à votre compte l'extraordinaire créativité, les innovations améliorant la vie quotidienne cultivée par nos collectivités territoriales comme autant de réponses républicaines. Et que dire des territoires ultramarins une fois encore relégué au second plan de votre action, ils subissent un coût de rabot inacceptable dans votre texte budgétaire avec près de 750 millions d'euros de coupe sur un budget annuel d'à peine 3 milliards. C'est une véritable claque infligée à des territoires déjà fragilisés par la vie chère, la pénurie de logement et l'insécurité économique.
Alors, j'ai une pensée émue pour le concitoyen Maoré, durement touché par le passage du cyclone Chido qui attend encore les moyens à la hauteur des promesses gouvernementales. Je pense aussi la Nouvelle-Calédonie où la situation demeure très très préoccupante. Les orientations gouvernementales passées éloignées de l'esprit de l'accord de l'UMA ont pu accentuer les divisions.
Les accord de Bougival, fruit d'un dialogue patient et constructif, doivent être respectés et appliqués. Ces règles rappellent une même exigence, celle de la parole donnée, du respect des engagements et de la fidélité aux valeurs républicaines. Monsieur le Premier ministre, j'ai évoqué de nombreux aspects budgétaires, mais au-delà des finances publiques, d'autres menaces pêchent sur notre démocratie. des menaces qui ne se mesurent pas en euros mais en valeur.
Protéger l'état de droit qui est sacré et intangible ne coûte rien. Monsieur le premier ministre, accorder à chacun une fin de vie digne et librement choisie ne coûte rien. Monsieur le Premier ministre, renoncer à la loi audiovisuel publique ne coûte rien, monsieur le Premier ministre.
Par contre, par contre, et je termine monsieur le président, par contre, soutenir l'extrême droite plutôt que le front républicain comme dans le Tarn Garon dimanche dernier, fait payer le prix fort à notre démocratie. Vous l'aurez compris, nous ne serons jamais vos alliés. Si nous ne vous censurerons pas demain, c'est aussi parce que au regard des bouleversements qui secouent le monde, la voix de la France doit être forte.
Dans ce contexte anxiogène, nous ne vous sererons pas demain, mais nous resterons une opposition exigeante et nous n'aurons pas la main tremblante si vos engagements n'étaient pas tenus. Alors, à la veille des 90 ans du Front populaire, je fais mien les mots de Léon Bloom. Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l'existence.
Voilà la base de notre engagement. Monsieur le Premier ministre. Merci monsieur le président.
Dans la suite du débat, je donne la parole au président Hervé Marseille pour le groupe de l'Union centriste, [Applaudissements] monsieur le président, vous avez la parole. Merci monsieur président. Monsieur le président, monsieur le premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, j'avais prévu moi aussi un texte, j'ai écouté les orateurs précédents et j'ai pensé plus utile de vous parler avec mes sentiments qu'en lisant le texte.
D'abord, j'ai des sentiments pour vos prédécesseurs. Je pense à Michel Barnier, à François Bairou qu'on a peu cité et qui ont essuyé les plâtres avant vous pour essayer de construire des budgets dans le compromis et qui ont échoué. Ils ont d'autant plus échoué qu'ils n'ont pas eu la faculté de renoncer à la réforme des retraites, ce qui leur aurait permis à l'un ou à l'autre d'être encore ici.
Et puis [Applaudissements] j'ai une pensée j'ai une pensée pour Manuel Vals qui a beaucoup travaillé sur les sujets que vous avez rappelés et notamment la Calédonie et j'ai une pensée amicale pour lui en ce moment précis parce que son expérience était précieuse. Quand j'écoute mes collègues, je me dis que le problème depuis le début, c'est la méthode. C'est la méthode et c'est la confiance.
Chacun, notamment dans ce qu'on appelle d'un mot barbare le socle a annoncé son soutien annoncé son soutien à votre gouvernement. Mais depuis le début, nous nous sommes rencontrés à votre invitation à Matignon. Et semaine après semaine, vous n'avez jamais voulu dévoiler vos intentions.
Certains ont parlé contrat de gouvernement euh en 20. Euh on leur a dit "Dites-nous de quoi vous avez besoin. On vous dira comment vous en passez." Euh après, mes collègues m'ont souhaité avoir des engagements un peu plus précis, ils ne les ont pas obtenu.
Et puis on est arrivé au bout du processus, au bout de la procédure et il fallait bien un budget, il fallait bien des orientations et il fallait bien un gouvernement. Et puis on a rien su des orientations, on a rien su du budget qu'on connaît depuis 48 heures et on a rien su du gouvernement qui était à 15 limité pour arriver à un gouvernement à plus de 30 aujourd'hui. Ça aurait été plus simple dès le départ.
Et vous n'avez rien voulu dévoiler, problème de méthode et vous vous êtes enfermé dans le dialogue avec nos collègues socialistes. C'était nécessaire parce qu'il fallait trouver un compromis. et d'autres d'autres on l'ont fait, je l'ai dit, mais n'y n sont pas arrivés et il fallait un dialogue.
Mais là, vous vous êtes exclusivement enfermé dans le dialogue avec les socialistes en oubliant qu'il y avait des forces politiques qui vous soutenaient, qui vous soutenaient et qui continuent à vous le dire. Mais à ce moment, j'ai écouté vos propos depuis hier et la déclaration d'intention hier qui était succinte que vous avez développé aujourd'hui là encore mérite des orientations parce que vous avez théorisé ce que j'appellerai le le principe de chevalier et la palè c'est vous qui voyez et Donc j'ai été j'ai été heureux aujourd'hui de vous entendre repréciser que la dette était au cœur des préoccupations. C'est indispensable.
Il faut faire des économies. On le dit depuis des mois, depuis des années et notre crédibilité internationale et notre souveraineté rend nécessaire, vous l'avez souligné, ce besoin de faire des économies. Mais comment pouvons-nous être crédible aux yeux de nos concitoyens dès lors que nous avons abandonné une réforme majeure après avoir dit Urbi et Torbi qu'elle était indispensable ?
Comment pouvons-nous faire croire à nos concitoyens qu'il est indispensable qu'on revienne à 3 % du PIB en 2029 ? Cette crédibilité, elle est endommagée, elle est émoussée. Il va falloir faire beaucoup pour être entendu.
Avec Michel Barnier, on était passé de l'horizon 2027 à l'horizon 2029. Qui peut croire aujourd'hui qu'on va atteindre 3 % en 2029 ? Personne.
Simplement, autant le dire. Autant le dire et essayer de le faire. Vous avez vous avez ce qui avait disparu ces dernières semaines parler des dépenses militaires parce qu'effectivement on parlait des 40 milliards, je me souviens de l'horizon qui était borné par François Baou mais on y avait ajouté les dépenses militaires indispensables aujourd'hui en Europe.
Donc vous aujourd'hui vous l'avez reprécisé, je vous en remercie parce que ça fait partie évidemment des priorités mais ça fait aussi partie, j'allais dire du des dossiers qui alourdissent notre problème de dette. Le second point que je mettrai en évidence, c'est l'équité fiscale parce que s'il faut faire des efforts, on a bien dit depuis longtemps qu'il fallait qu'il soit réparti. C cet effort fiscal, vous l'avez dit dès hier dans votre déclaration, il s'agit de prélèvement supplémentaire évidemment sur ceux qui sont les plus fortunés au Sénat.
Ça fait longtemps que nous avons fait des propositions dans ce sens et évidemment nous vous accompagnerons ainsi que s'agissant évidemment du dossier de la fraude fiscale évidemment qui met en joie ma collègue Nathalie Goulet dès que ce dossier est évoqué. Il y a un autre dossier qui a simplement été affleuré et que je vous demande, monsieur le premier ministre, de prendre en considération, c'est celui du Mercoû parce que s'il y a beaucoup de français qui se sentent concernés par la répartition de l'effort, il y a nos agriculteurs et on a l'impression qu'ils sont abandonnés [Applaudissements] puisque le dossier est au niveau européen, ça se passe ailleurs. et que pendant les soldes les affaires continuent et on a le sentiment que ce dossier va aboutir à l'insu de notre plein gré contre la vie de nos agriculteurs et contre leurs besoins.
Et le troisième point que je voudrais mettre en évidence, c'est le pouvoir d'achat. Parce que à partir du moment, monsieur le Premier ministre, où vous avez fait le choix que je ne partage pas et que beaucoup ici ne partagent pas, mais qui est qui est réglé maintenant, qui est réglé, celui de l'abandon de la réforme des retraites. Le pouvoir d'achat va avoir du mal à trouver des solutions parce qu'on ne peut pas mettre de l'argent à la fois pour compenser ce qu'on perd sur les retraites, sur la dette sur le pouvoir d'achat.
Donc, il va falloir trouver des solutions et faire des choix politiques. Et là encore, on peut le dire, mais il faut surtout le mettre sur la place publique. On peut pas dire à tout le monde, on va continuer à faire des économies, c'est nécessaire.
On va faire des efforts pour le pouvoir d'achat et puis il va falloir trouver des sous parce que la première année les retraites c'est pas 400 mais c'est 800 millions et la deuxème année c'est pas 1 milliard 5 ça c'est le surcoup c'est 3 milliards donc il faut donner les chiffres et dire comment on fait c'est ça et donc ma conclusion je serai je serai bref monsieur le premier ministre parce que tout a déjà été dit je crois que la conclusion, je reviens sur ce problème de méthode, c'est que il faut qu'on sache où on va, avec qui on y va et comment on y va. Bien sûr que les chiffres sont difficiles. On sait que la situation est est très compliquée.
Donc aujourd'hui, il faut simplement qu'on mette les choses sur la table. qu'on discute pour trouver un compromis, c'est pas choquant parce que c'est indispensable, mais qu'on dise comment on le fait, comment on finance, jusqu'où on va. Et je me tourne vers nos collègues socialistes parce que comme c'est avec eux que se font le compromis, moi j'aimerais savoir ce que eux ils font de leur côté parce que non mais d'accord mais c'est un contrat.
C'est un contrat. Si on veut trouver la stabilité, ça peut ça peut pas être un contrat quotidien. J'entendais mon le président Caner, mon collègue à l'instant qui vient de parler qui dit "Bon ben maintenant, on a mangé les retraites, on va vous servir du Zukman et puis quand vous aurez plus de Zucman, on va regarder dans le budget ce qui nous va et ce qui nous va pas." Moi, j'ai pas j'ai pas de souci à parler avec le président Caner et avec nos collègues socialistes puisque il y a un rapport de force qui est celui-là.
Donc simplement quand on discute, il faut savoir ce que chacun amène. Donc moi je vois ce que nous coûte la discussion concernant la stabilité. J'entends mais j'aimerais savoir ce que de votre côté vous amenez. parce que ça peut pas être une discussion quotidienne. [Applaudissements] Donc moi, monsieur le Premier ministre, s'agissant de la méthode, moi je suis très clair.
Notre groupe est disposé à soutenir, je l'ai dit dès le premier jour, même quand on était pas très content, on a dit qu'on soutenait. On va pas dire le contraire, bon mais on peut pas soutenir à n'importe quelle condition et n'importe comment. Voilà. [Applaudissements] Donc moi, je souhaite que les choses se fassent de façon claire, transparente et sur la table parce que les Français, ils peuvent comprendre que chacun bouge pour obtenir la stabilité, pour obtenir des résultats, mais pas nuitement.
Pas nuitement. Donc moi ce que je souhaite ce que je souhaite simplement et je termine monsieur le président que on se met autour des tables, qu'on mette les chiffres, qu'on dise les choses et qu'après on dit si on est d'accord ou si on a on n'est pas d'accord. C'est à ce prix-là, c'est à ce prix-là qu'on pourra avancer dans la transparence et devant les Français.
Hervé Marseille chaudement applaudit dans l'hémicycle pour cette intervention improvisé, très directe, assez ironique, parfois caustique où il a dit sans soutien au gouvernement mais pas à n'importe quelle condition et a appelé à la clarification. On va voir maintenant si Claude Maluret, le président du groupe, les indépendants est sur la même ligne. Monsieur le président, monsieur le premier ministre, mes chers collègues, Oscar Wild, ruiné à la ruiné à la fin de sa vie et endetté jusqu'au coup disait "Je meurs au-dessus de mes moyens." C'est exactement ce qui est en train de nous arriver.
Autant dire que le budget 2026, monsieur le premier ministre, s'annonce plus difficile encore à bâtir qu'un meuble IKEA. L'équation est pourtant simple. Nous cumulons le taux de prélèvement le plus élevé et le déficit le plus habissal de l'Union européenne.
N'importe quel comptable débutant en tirerait la conclusion évidente : "La France, c'est Gabgil le magnifique et il faut faire des économies." Curieusement, ça n'est pas la solution préconisée par de nombreux médias, réseaux sociaux ou partis politiques. Ce qu'on nous propose, c'est d'encore augmenter les dépenses.
Aux deux extrémités de l'Assemblée nationale, vos ennemis, qui sont aussi les ennemis de la démocratie se moquent du budget et de l'intérêt général. Leur seul but est de précipiter la crise institutionnelle. L'extrême gauche guête l'étincelle qui mettra le feu au poudre.
Après avoir bloqué l'assemblée pendant 3 ans, la secte a vu surgir un mouvement dont le non comblé ses désirs les plus fous. Bloquons tout. En martelant sur toutes les tribunes que toute mesure d'économie provoquera la famine, le déluge et les sauterelles, LFI a tenté de récupérer une ébullition improvisée.
Une fois de plus, heureusement, elle a échoué à la transformer en insurrection. En définitive, pauvre extrême gauche dont le bilan se réassumera en définitive à une seule chose, un siècle à bouffer du curé pour finir par lécher les bottes des mol. L'extrême [Applaudissements] droite, elle l'extrême droite, elle voit s'en venir, mais l'odeur du pouvoir la rend schizophrène.
Marine Le Pen explique désormais qu'elle n'est ni de droite ni de gauche. Elle est devenue très en même temps. Mais au même moment, Sioti court les plateaux pour appeler à l'Union des droites et Bardella fait la danse des sep voiles aux journées du MEDF.
De deux choses l'une, soit les leaders du RN ont une stratégie opposée, attention au grand écart, soit ils jouent au good copax. Ça va finir par se voir. On sait plus s'il faut croire la madonne des prolétaires ou le champion du CAC 40. surtout quand la patronne s'accroche dure comme fer à la revendication la plus folle de la CGT, la retraite à 60 ans.
Cette réforme qui coûterait des dizaines de milliards associé à la promesse d'une baisse des impôts suffit à elle seule à les disqualifié. Il faut le dire avec franchise à tous les Français qui ont quelques économies. Le vote pour l'extrême droite, c'est comme une dinde qui vote pour Noël.
Et pourtant, et pourtant et pourtant le vote continue de monter. Peut-être ceux qui l'envisagent se disent-ils qu'après tout les ois ont bien sauvé le capital. Vous n'avez donc pas grand monde avec qui discuter, monsieur le premier ministre.
Il restait le PS. Olivier Fortilla depuis des mois comme un lombrique entre son tango avec lesfi pour les élections et le refus par la moitié de ses troupes de baiser les babouches de Mélenchon. Vous l'avez tiré d'affaires en acceptant de laisser monter les enchères jusqu'où il le souhaitait.
Oublier les deux jours fériers travailler. Abandonner l'objectif de 40 milliards d'économie. suspension de la réforme des retraites, reconduction de la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises.
Ce qui prouve une fois de plus qu'en France, les impôts temporaires sont ce qui se rapproche le plus de la vie éternelle. Fiscalisation des actifs des holdings, taxation des haut patrimoines. Votre problème n'était pas d'acheter les socialistes, il était de ne pas les payer au prix qu'il s'estiment.
Et malheureusement, permetto permettez-moi de vous le dire, vous avez payé très cher. Permettez-moi aussi de vous dire que les hausses d'impôts ne comble jamais le déficit. Elles permettent seulement à l'État de dépenser encore plus. [Applaudissements] Nous comprenons bien que pour gouverner dans la condition actuelle, il faut un accord politique et des compromis.
Il n'y a qu'une limite, c'est le seuil auquel au-delà duquel le coût à payer pour sauver les meubles devient supérieur au prix des meuble. Beaucoup d'entre nous craignent que ce seuil n'ait été franchi. Comme le dit Jean Tyirol, prix Nobel d'économie, nous continuons à déplacer les transates pendant que le Titanic coule.
Comme si l'économie se résumait au partage d'un gâteau à taille fixe, le débat budgétaire que cherche à vous imposer le PS se résume à opposer les actifs aux chômeurs, les jeunes aux vieux, les riches aux pauvres. les entreprises au ménage, les PME au multinational, les actionnaires aux autres agents économiques, le capital au travail et même les salariés au robot. On on ne résoudra rien tant qu'on a'ura pas le courage de dire que le bilan désastreux de la France depuis 40 ans et notre dette de 3400 milliards s'explique très simplement par deux mesures qui ont coulé le pays.
D'abord la retraite à 60 ans sous Mitterran au moment où la démographie commandé d'en relever l'âge comme dans tous les autres pays. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Michel Rocard en 1990. En en Espagne, la retraite est à 67 ans.
Pourriez-vous, monsieur le Premier ministre, inviter un socialiste espagnol pour expliquer les finances publiques aux socialistes français ? [Applaudissements] L'autre mesure, ce sont les 35 heures sous Josemin qui ont tué notre compétitivité et entre autres ravager l'hôpital public. Il ne manque plus qu'une troisème mesure pour nous achever, la taxe Zucman qui fera s'enfuir toutes les start-ups de la tech et de l'innovation, le carburant de l'économie des prochaines décennies où le retard de la France et de l'Europe est déjà catastrophique.
La taxe Zucman est à la croissance. La taxe Zucman est à la croissance que l'hydroxychloroquine était au Covid. Elle n'est pas dans vos propositions, mais vous savez bien qu'en l'absence de 493, elle risque d'être dans le texte final.
Boris Valot l'a annoncé hier à l'Assemblée et Patrick Caner vient de nous le dire. Alors qu'une somme de menaces est en train de s'abattre sur le monde de la part de tous ceux qui veulent notre vassalisation, alors que l'Europe décroche et la France plus encore, la gauche française nous propose comme si le pays était seul au monde de moins travailler, d'abaisser l'âge de la retraite, d'augmenter les impôts et d'aggraver la dette. La France a besoin de l'exact contraire, des mesures qui engagent des économies urgentes et permettent davantage d'activités, de croissance et d'emploi parce que la réalité est simple.
La meilleure de toutes les mesures sociales, c'est un travail. Le budget, le budget que vous proposez après que les socialistes vous aient tordu le bras et surtout après qu'il aura été aggravé par l'alliance de tous les démagogues à l'Assemblée nationale ne le permettra pas. Comme tous les budgets de survie depuis la dissolution, il n'est pas destiné à construire l'avenir mais à donner au gouvernement une chance d'éviter la censure.
Mais si nous vous en voulons un peu, si nous vous envoulons un peu, c'est la première, c'est Édouard Philippe, c'est les 3 années où le déficit a été inférieur à 3 %, je vous le rappelle. Mais si nous vous en voulons un peu, nous comprenons vos vos difficultés. C'est pourquoi le Sénat va vous aider. pas à faire plaisir aux socialistes, mais à leur résister.
Certes, nous n'avons pas le dernier mot, mais nous pouvons faire beaucoup comme nous l'avons fait pour le budget 2025. Nous allons d'abord purger le PLF et le PLFS de tout ce qui va dans le mauvais sens. Nous allons leur ajouter tout ce qui va dans le bon sens.
Puis nous continuerons le travail en commission paritaire, commission mixe paritaire ou comme l'an dernier les parlementaires raisonnables, les parlementaires raisonnables sont plus nombreux que ceux qui sont toujours prêts, même lorsqu'ils sont à dépenser plus que des marins ivres. Conclure. Puis nous recommencerons en deuxème lecture et nous serons alors en fin d'année.
Et parmi tous les scénarios possibles que vous connaissez, celui où à la fin des fins la raison l'emporterait n'est pas du tout le moins probable. Voilà notre feuille de route des prochains mois. Comme vous le dites, le gouvernement proposera, nous débattrons, nous voterons.
Nous vous donnons rendez-vous, monsieur le premier ministre. Merci monsieur le président. Voilà pour l'intervention de Claude Maluret, le président du groupe les indépendants.
Et maintenant, on va entendre un autre membre de du socle commun. Il s'agit de François Patria, le président du groupe RDPI au Sénat. Merci.
Merci mes chers collègues de votre autant de talent. J'imagine que la tâche est difficile. Je vais quand même tenter.
Monsieur le premier ministre, monsieur mes chers collègues, est-il besoin de rappeler en cette période troublée que les défis sont immenses ? Beaucoup a déjà été dit. En fait, en fait, dans ce pays, tout le monde sait ce qu'il faudrait faire mais bien peu acceptent les efforts pour le faire.
L'Himalaya de votre prédécesseur reste d'actualité, mais nous souhaitons qu'avec votre expérience et votre sens du dialogue, nous pourrons affronter le moment. Nous traversons une crise institutionnelle sans précédent qui paralyse notre pays depuis de longs mois et alimente un immobilisme mortifère, facteur de récession et de déclin. Oui.
Oui, la situation est grave. La réalité économique nourrit légitimement les inquiétudes, le déficit public à plus de 5 % et la dette qui devient le premier poste de dépense de l'État devant l'éducation nationale. Nos entreprises gèent leurs investissements, nos partenaires européens s'inquiètent, nos concitoyens perdent de confiance dans les institutions.
Il faut sortir de cette spirale destructrice. Vous abordez cette période tumultueuse avec modestie et humilité. Les Français vous en sont grés, mais aussi avec fermeté détermination.
Il faudra tenir, monsieur le premier ministre, l'immobilisme n'est plus une option. La France a besoin de confiance et de stabilité. Elle ne se relèvera pas dans le vacarme, mais dans la lucidité, le courage et la responsabilité.
Notre ambition est claire de donner un budget à la France avant la fin de l'année, c'est l'objet essentiel. Un budget qui stoppe l'accroissement de la dette et qui trace un chemin vers l'avenir. Un budget qui entend le besoin de justice sociale et fiscale, mais n'ignorant rien les efforts nécessaires pour notre crédibilité financière.
Un budget pour que les entreprises puissent continuer à investir et embaucher. Un budget qui permettra à la France de conserver sa crédibilité à l'international. À ce titre, le groupe despay d'ailleurs prendra pleinement sa part dans le débat notamment à travers les amendes.
Ce budget, c'est l'urgence absolue, notre responsabilité première, notre devoir impératif face aux Français qui attendent de nous non pas des postures mais des actes. Le reste, les grands débats idéologiques, les positionnements stratégiques, les ambitions personnelles des uns et des autres n'ont rien à faire dans cet hémicycle. Cette question sera tranchée par les Français lors de la prochaine campagne présidentielle. qui aura lieu en 2017 mais pas avant.
Non déplaise à monsieur Mélenchon et sa orde de révolutionnaire de pacotif hauteur de trouble et à madame Le Pen et son armée de poutiniste obnubilé par leurs ambitions personnelles et leur et leurs promesses intenables. Ces deux extrêmes soudés par la haine n'ont comme horizon indépassable que le désordre et le chaos. L'irresponsabilité les extrêmes, leur refus du dialogue, leur goût pour l'obstruction.
Tout cela mine la démocratie. Enfermé dans leur logique d'appareil, les extrêmes minéralisés dans leur posture hostile propose aux français une réponse politique binaire avec pour buc et missair les responsables de tous leurs mots les riches pour l'extrême gauche, l'immigration pour l'extrême droite. Alors qu'il cherche le tumulte, nous rons pour la stabilité.
Contrairement au candidat d'ors et déjà autoproclamé, notre horizon ne s'arrête pas ni au 6 mois qui nous sépare des municipales, ni au 18 mois qui nous séparent de la présidentielle. Notre horizon, c'est la France d'aujourd'hui et de demain. Celle qui se réinvente, celle qui se réforme, celle qui prépare l'avenir.
Il ne suffit pas de se payer de mots, il faut des actes. Chers collègues, la République mérite mieux que la caricature et le chantage permanent à la censure. Pendant des années, une partie de l'opposition a dénoncé l'usage du 493 comme un dénit de démocratie.
Elle a appelé de ses vœux un parlement fort souverain pleinement législateur. Votre décision de renoncer à l'article 493 marque un tournant majeur dans l'équilibre de nos institutions. Il se mérite d'être salué surtout par les oppositions.
En y renonçant, vous placez le parlement face à ses responsabilités. Ces décision n'est pas un digne. Elle représente un acte de confiance inédit envers la représentation nationale tâchons d'en être digne.
On ne peut pas réclamer plus de démocratie parlementaire et dans le même temps en refuser l'exercice. Mes chers collègues, la France est debout parce que des responsables de droite comme de gauche ont choisi le réel contre les illusions, l'avenir contre le repli, la responsabilité contre la démagogie. C'est le chemin du gouvernement et c'est la seule voie pour que notre pays reste debout face au vent contraire.
Dans le désordre parlementaire et je suis heureux de le constater une fois de plus, le Sénat demeure un véritable pôle de stabilité. Notre expérience, notre ancrage territorial nous donne un devoir d'agir. Agir avec pour seul boussole l'intérêt général qui doit revenir notre guide à tous, députés comme sénateur, majorité comme opposition.
Si chacun de nous adoptait cette posture, nous en sortirions rapidement de nous sortir rapidement de l'ornière dans laquelle nous sommes en lisés. Agir pour mettre en œuvre les réformes que vous avez présenté, monsieur le Premier ministre, pour le pouvoir d'achat, pour la justice fiscale, pour faire en sorte que la décentralisation soit plus efficace et moins coûteuse. Hier, vous avez annoncé la suspension de la réforme des retraites.
Nous en prenons acte. L'urgence étant de sortir de la crise politique pour apporter de l'apaisement et de la stabilité dont le pays a besoin. Mais nos convictions n'ont pas changé.
Nous attendons la discussion parlementaire et souhaitons que le débat permette de faire émerger des mesures de compensation budgétaire et la réaliste et adapté. J'attends de ceux qui ont obtenu gain de causier à l'assemblée qu'il ne s'opposent pas à des mesures nécessaires à l'équilibre budgétaire demain. Les conclusions de la conférence pour les retraites et le travail que vous souhaitez convoquer permettront de nourrir un débat qui aura lieu en 2027 parce qu'il faudra bien quoi qu'il en dise quoi qu'on en dise assurer demain l'équilibre des régimes des retraites et ça passera par les pistes que vous avez évoqué.
Bien sûr, certains peuvent regretter être amè compte tenu les travaux que nous avons mis sur leur tête, mais néanmoins aujourd'hui, il nous faut le principe de réalité et essayer de calmer et d'avancer. Nous devons bâtir des solutions qui permettent à chacun de garder la tête haute. Les négociations ne peuvent pas ne peuvent pas prospérer sur l'humiliation des uns et le triomphalisme des autres.
C'est dans le respect mutuel que naissent les accords solides. Trouver des compromis ne signifie pas se compromettre. Le Sénat rompu à cet exercice est plus que jamais appelé à à jouer ce rôle éminent.
Ce regard sénatorial s'impose aussi pour aborder avec exigence les défis des outres maères. Vous les avez cités, je vous en remercie, où l'attente de nos compatriotes se fait criante face au Christ successiv et née aujourd'hui une véritable inquiétude. Monsieur le Premier ministre, je connais votre à votre attachement et votre engagement pour ces territoires, mais je vous l'ai dit comme président du premier groupe ultramarin au Sénat, les outresemes ne peuvent pas devenir la variable d'ajustement budgétaire.
Les réponses à leur apporter ne doivent pas être guidé par une logique populiste. Les ultramarins n'ont pas besoin de problèmes illusoires. Ils ont besoin d'eau, de regain économique, d'une coopération régionale décentralisée et d'autres produits encore.
De même, il est crucial de proscrire tout traitement uniforme, en particulier dans le cadre budgétaire, pour répondre aux besoins spécifiques de ces territoires. Sans cela, c'est la pacte de confiance entre les outremères et la République qui pourrait en être durablement fragilisé. Monsieur le président, monsieur le premier ministre, mes chers collègues, entre le chaos des motions de censure à répétition et l'immobilisme budgétaire, il existe une troisième voie, celle du compromis républicain et de la responsabilité collective.
C'est cette voix que le groupe RDP empruntera pour redonner à la France la stabilité qu'elle mérite et l'efficacité que ces citoyens sont en droit d'attendre. Je vous remercie. Merci monsieur le président.
Je vais maintenant donner la parole à madame la présidente Cécile Cucerman pour le groupe communiste républicain citoyen écologiste Kanaaki. Madame la présidente, vous avez la parole. Monsieur le président, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, monsieur le premier ministre, nous voici enfin réunis pour pouvoir débattre.
Votre déclaration de politique générale était annoncée pour la semaine dernière, mais comme vous aviez remis votre démission pour ne pas rester premier ministre, vous y aviez renoncé mais finalement vous êtes redevenu premier ministre vendredi soir et entre-temps, vous avez composé un gouvernement. Nous voici enfin réunis après ces valses hésitations pour réagir à votre programme et nous entendons au combien vous êtes soutenu par vos propres amis. J'oserais d'ailleurs dire à certains Claude Malurel 1er parce que je pense que la charge a été lourde.
En politique, il ne faut pas seulement faire des discours, il faut prendre ses actes. Alors à celles et ceux qui trouvent que ce gouvernement ne répond pas à leurs attentes, il y a demain une motion de censure qui sera votée à l'Assemblée nationale. Monsieur le Premier ministre, alors où je vais prendre la parole, l'exercice est difficile puisque tous les commentateurs se sont entendus pour dire que la gauche raisonnable entre guillemets a tourné le dos à la gauche d'opposition claire à Emmanuel Macron pour faire le choix d'une forme de soutien sans participation.
Finalement donc à quoi bon discuter ici puisque la censure ne serait pas votée demain ? Monsieur le Premier ministre, comme vous avez vous-même utilisé la métaphore religieuse en vous définissant comme un moine soldat, je vais vous rappeler une autre métaphore religieuse, celle du péché originel. Ce péché originel, c'est celui qui fait que vous êtes aujourd'hui premier ministre alors même que suite à des élections législatives anticipées à l'été 2024, vous avez été battu.
Certes, aucune majorité absolue n'en est ressortie, mais il y a une certitude. Votre camp a été battu et à quatre reprises, Emmanuel Macron a bafoué le vote des électeurs en nommant un premier ministre de son camp. Monsieur le Premier ministre, vous nous avez beaucoup parlé de rupture, de volonté, de compromis, de coalition, laissant finalement reposer la responsabilité de tout ceci sur les forces de gauche.
Or, monsieur le Premier ministre, vous ne pouvez masquer le fait que le seul responsable du chaos politique et institutionnel actuel, c'est le président de la République. Et de vous à moi, les annonces que vous avez faites ne vous permettront pas de durer. Alors bien évidemment, certains se sintissont d'un plat de lentille pour prolonger le jour sans fin de la macronie.
Mais quand les lentilles ne sont pas cuites, le plat est indigeste. Nous sommes face à une réalité. La Constitution n'a jamais prévu que les gouvernants et les représentants du peuple ne respectent pas le suffrage de ce peuple.
Nous en sommes d'hommes clats aujourd'hui et vous continuez tant bien que mal à toujours vouloir garder le pouvoir contre la vie de ceux qui se sont exprimé. Je veux vous le dire, monsieur le premier ministre en toute sincérité, cela ne marche pas et cela ne marchera pas. Voyez-vous, nous sommes réunis dans un moment solennel, celui d'une crise politique que nous pouvons qualifier de sans précédents depuis 1958.
Et nous ne pouvons que regretter que vous n'ayez pas recours au vote de confiance sur votre politique et votre projet qui ne peut se résumer au discours de politique générale. Dans un discours en politique, l'essentiel est également souvent ce qui n'est pas dit. Votre projet budgétaire est la copie aggravée de ceux de monsieur Baïou.
Alors, sommes-nous d'accord sur le gel de l'indexation des salaires et des pensions de retraite, la diminution de la PL, des minimat sociaux allant jusqu'à la non indexation de la location pour en pour décès d'enfant ? La réponse est non. Sommes-nous d'accord sur la hausse des franchises médicales ?
La réponse est non. Sommes-nous d'accord pour baisser de 5 milliards le budget aux collectivités territoriales ? La réponse est toujours non.
Sommes-nous d'accord pour un nouvel acte de décentralisation qui ne garantit ni la libre administration, ni l'autonomie fiscale aux collectivités ? C'est encore non. Enfin, pouvons-nous nous satisfaire du non recours à l'article 493 alors qu'il qu'il existe des dizaines d'autres superpouvoirs aux mains du gouvernement ?
Là encore, la réponse est non. Et pourtant, c'est l'un des points clés de l'enfumage auquel nous assistons. Il faut le dire clairement.
L'exécutif garde la main sur la la le débat budgétaire 493 ou non. Ce sont les lois de la 5e République et rappelons-en quelques-unes. D'abord, l'article 40 qui ne permet pas au Parlement d'engager des dépenses sans l'accord du gouvernement. 1 second le vote bloqué par le 44-3.
Nous allons continuer par celui qui implique la possibilité d'une deuxème délibération et nous allons enfin terminer cette liste non exhaustive. par celui que vous avez tu celui des ordonnances budgétaires. Vous dites laisser du temps au débat en sachant très bien que le délai constitutionnel de 70 jours ne suffira pas.
Les ordonnances sont donc un super 493 qui vous permettra infiné d'imposer votre budget. Alors, soyez clair, pouvez-vous nous dire que vous n'aurez pas recours aux ordonnances budgétaires ? Les Français doivent le savoir, la gauche doit le savoir.
Parce que voyez-vous, si demain certains vous épargnent une censure et vous croit profondément sincère à ne pas utiliser le 493, ont-ils seulement réfléchi à votre capacité à utiliser les ordonnances et de contraindre le Parlement à des compromis boîteux ? Et par exemple, monsieur le Premier ministre, vous avez déclaré ici lors de votre déclaration de politique générale tout à l'heure qu'il y aurait un texte sur la suspension des réformes. Vous avez déclaré entre 14h et 15h à l'Assemblée nationale ce même jour.
Je vous cite, je pense qu'il faut que le gouvernement dépose un amendement au PLFS dès novembre. Vous voyez, ce n'est pas qu'une question de mot. C'est votre pouvoir, celui d'organiser les débats et de contraindre jusque vous où vous le voudrez les débats du parlement.
Monsieur le Premier ministre, la politique générale dévastatrice menée depuis 2017, les dénis de démocratie successiv poussent nos concitoyens au dégagisme, à sortir tous ceux qu'il jugent responsables de la situation. Êtes-vous prêt à assumer cette exigence des citoyens ? Sommes-nous prêts à repenser ensemble notre rapport à la politique et aux institutions pour réellement redonner le pouvoir au peuple qui lui seul détient le pouvoir de décider conformément à la Constitution et dont nous sommes simplement ses représentants ?
Voyez-vous, je fais partie de ceux qui pensent que seul le peuple est souverain et que seul sa décision m'importe. On peut toujours tordre le bras à la démocratie, mais à trop lui tordre, c'est elle-même qui vous broie. Mesdames et messieurs les ministres présents, mais qui êtes-vous ?
À quoi avez-vous cru ? Avez-vous réellement cru qu'il n'y avait pas de ligne rouge entre nous alors que depuis des mois la droite elle-même affirme comme depuis tout à l'heure ses propres ligne rouge maintient de la réforme des retraites pas de justice fiscale pas d'égalité supplémentaire-vous cru ces clivages dépassés ? Mais non et je veux vous dire avec franchise vous ne les dépasserez pas car servir les intérêts des nantis c'est l'ADN d'Emmanuel Macron.
La censure de votre gouvernement est donc une exigence pour sanctionner cette politique qui a mis la France et son peuple à genou. Elle est une exigence pour tous ceux et je m'adresse tout particulièrement à la gauche de cet hémicycle parce que je ne fais pas de procès en trahison mais je fais des procès en incompétence et à applaudir des premiers ministres qui ne déposent pas le matin même des projets de loi qui mettront des politiques progressistes dans notre pays. C'est cela la réalité.
Si nous voulons tourner clairement et sans ambiguïé la page du macronisme, il faut ouvrir sans chose trappe la voix de la justice fiscale et social et vous ne le permettrez pas. Laissez croire que votre gouvernement peut répondre aux aspirations populaires et selon nous une tromperie que nous ne pouvons accepter. Monsieur le premier ministre, vous allez répondre que j'ai tort.
Mais alors pourquoi ne pas avoir engagé, comme je vous l'ai déjà dit, et comme François Baou l'a fait le 8 septembre, un vote de confiance puisque vous êtes si sûr de vous et de votre méthode. Celles et ceux qui vont voter la censure demain ne sont pas des irresponsables. Ils sont au contraire des élus, courageux et responsables au regard des Français qui veulent encore et toujours l'abrogation de la réforme des retraites et certainement pas une retraite par capitalisation.
Ils sont responsables au regard des Français qui n'en peuvent plus de se serrer la ceinture et qui exigent la justice fiscale. Ils sont responsables au regard des Français et au regard du projet de loi de finance et de financement de la sécurité sociale que vous avez déposé avec un lot de mesure qui vont broyer les travailleurs que vous avez en cité hier. Ce qui fait démocratie, c'est en premier lieu le respect du vote.
Si la crise du régime guettete, c'est bien parce que ce pilier fondateur de la République, le suffrage universel a été bafoué. La censure d'un tel affront démocratique est inéluctable pour ne pas prolonger cette politique on et nous y sommes prêts. Merci madame la présidente.
La parole est là madame la présidente Maris Carè pour le groupe du rassemblement démocratique et social européen. Madame la présidente vous avez la parole. Merci.
Merci monsieur le président. Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, une nouvelle fois, c'est sur un fil d'équilibriste que le gouvernement va devoir dérouler son action. Si le sens du collectif l'emporte demain, vous souhaiteriez, monsieur le Premier ministre, ouvrir un chemin commun malgré les divergences.
Au sein du RDSE, tous exercés à la recherche de ce compromis, on ne peut que vous encourager à cette méthode dans le contexte actuel, celui d'un 4e gouvernement depuis 1 an. d'une crise politique enquistée qui frolle la crise de régime, d'une lassitude des Français. Mon groupe vous souhaite de passer les sauts d'obstacle bien entendu, pas à n'importe quel prix.
Oui, le RDSE veut que notre pays retrouve une stabilité politique. Nous le devons à nos concitoyens qui voient depuis des mois le triste spectacle des ambitions passées avant l'intérêt de la nation. Ces mêmes Français qui épargnent outremesure par peur du lendemain une prudence qui pourrait coûter à minima 0,3 points de PIB à notre économie.
L'impact de ce désordre politique touche les Français, toutes les entreprises et les marchés financiers qui le font payer aux investisseurs, aux investisseurs et à la dette. Il faut que cela s'arrête. C'est aussi la crédibilité de notre pays vis-à-vis de nos partenaires européens qui est en jeu.
Alors que le président de la République souhaite relancer l'axe franco-allemand, c'est avec inquiétude que Berlin regarde une France devenue ingouvernable. La France a besoin de l'Europe et l'Europe a besoin de la France. Il est donc urgent de rassurer sur tous les fronts.
Vous conviez le Parlement, monsieur le Premier ministre, à un exercice de responsabilité. Il vaut en premier pour l'Assemblée nationale s'y fracturer. Mais le Sénat doit prendre aussi sa part dans la recherche du dialogue et de la coconstruction.
Ce sera difficile si chacun des groupes reste dans son couloir idéologique comme on peut le regretter dans beaucoup de nos débats. Depuis la dissolution, nous le répétons, il n'y a pas de majorité claire. Chacun peut continuer à travailler avec des œillères.
Mais regardons le résultat depuis 1 an. Une succession de petits textes qui donne le sentiment d'une absence de cap, faute de s'inscrire dans un cadre cohérent. La France vit une crise inédite.
Face aux urgences économiques et sociales, souhaiter maintenant une élection présidentielle est irresponsable. À court terme, la dissolution serait plutôt une punition que la solution. Ceux qui la réclament à l'extrême gauche portent le risque de faire le lit de l'extrême droite.
Pour mon groupe, la priorité est un budget pour 2026 qui réponde aux attentes des Français et qui rassure les acteurs économiques et les collectivités locales. Un projet fidèle aux fondamentaux de notre pacte social et républicain. Un projet qui ne promet pas que du sang et des larmes, car c'est d'espoir dont on besoin nos concitoyens.
Si la réduction du déficit est une nécessité, elle ne doit pas enfermer toutes nos politiques publiques. Et je salue votre volonté, monsieur le Premier ministre, de ramener l'objectif du déficit à 4,7 %. Notre collègue Raphaël Dobé l'a rappelé lors de l'examen du projet de loi de finances pour 2025, la récession de 1993 puis la crise de 2008 avait déjà plongé le solde public à des niveaux proches de ce que nous connaissons aujourd'hui.
Chaque fois le retour du déficit sous la barre des 3 % a pris de 7 à 9 ans. Ne prenons pas le risque d'une rigueur qui gripperait le peu de croissance qu'il reste. C'est un budget que nous voulons juste.
Vous le savez, l'équité fiscale et sociale est une demande demande forte exprimée par nos concitoyen. Alors oui, il y a la taxe Zugmane. Oui, c'est vrai, elle va loin et elle n'est pas sans écueil.
Mais comme le dit Laadage, qui peut le plus peut le moins. Les débats vifs autour de cette taxe taxe auront eu le mérite de réveiller les consciences. Vous êtes prêt monsieur le premier ministre au débat sur la fiscalité des grandes fortunes.
Vous trouverez le RDSE sur ce terrain. Au fil des budgets, nous posons à chaque fois la question des holdings familiales et de l'optimisation fiscale ou encore du niveau de la mise à contribution du capital. À cet égard, je rappellerai que notre collègue Christian Bill avait fait adopter au Sénat une hausse du PFU qui avait fait les frais de la procédure dite de seconde délibération.
Rassurez-nous, monsieur le Premier ministre, pas de 493 à l'Assemblée nationale, nous l'avons bien entendu, mais au Sénat. L'entêtement idéologique sur certains bancs nous conduira-t-il au votes bloqués ou à cette fameuse seconde délibération ? Sans entrer dans le détail sur le budget de l'État, je soulignerai juste que mon groupe sera attentif au sort réservé aux finances des collectivités locales.
Dans le brouillard, dans le brouillard politique que nous vivons, celles-ci apparaissent comme un rock et un vecteur fondamental de la commande publique. Une commande publique indispensable à la fois à la croissance et à la cohésion sociale. aussi je le dis, écoutez les élus locaux qui également réclament stabilité et visibilité.
Il demande une pause dans les réformes institutionnelles. Pas de nouveaux changements après se opérer parfois à marche forcée. Je pense aux lois RCT, MAPTAM ou à la loi NRE pour laquelle je viens de rendre un rapport qui atteste de ce besoin de clarté au niveau décentralisé.
Nous sommes par contre en revanche favorables à ce que l'on s'interroge sur de nouvelles relations entre l'État et les collectivité locale pour plus de facilitation, d'accompagnement et de simplification. Nous vous soutiendrons dans votre volonté d'un état plus efficace pour un meilleur usage de la dépense publique pour la mettre là où elle est indispensable. l'école, la santé, la justice, les territoires et en particulier les ultramarins et la défense.
Je pense aussi à notre modèle social qui demande des marges budgétaires pour être préservé, ainsi qu'aux attentes de la société sur de grands sujets tels que l'accompagnement de la fin de vie que nous avons ajourné à ce jour. Le RDS souhaite examiner rapidement les deux textes qui seront qui sont consacrés. Sans oublier bien sûr l'avenir de notre système de retraite.
Vous avez décrété la suspension de la réforme de 2023 rupture de fonds qui était très attendue. J'espère cependant que seront conservées les avancées obtenues pour les femmes, pour les carrières longues ou hachées ainsi que la prise en compte de la pénibilité au travail que mon groupe a défendu. Le gouvernement l'a souligné.
Cet arrêt aura un coût financier. C'est aux partenaires sociaux de trouver les moyens de garantir que cette pause ne soit pas financée par la dette publique. Cela ruinerait la confiance dans notre modèle fondé en 1944 sur le principe de la solidarité auquel le RDSE reste attaché comme le sont la plupart des Français.
Monsieur le Premier ministre, comment ne pas vous souhaiter une bonne réussite ? À ce stade, votre double volonté de permettre le débat et de remettre le pays sur les rails de la stabilité semble sincère. Au-delà d'adopter un budget, il est impératif de restaurer la confiance pour sortir d'une République maltraitée.
Sans un minimum de concorde, nous parlementaires serons encore un peu plus fragilisés. Si la 5e République a été formatée pour une vie politique bipolaire, elle a encore les ressources pour surmonter une crise sous réserve de pratique politique plus apaisée, expurger des lignes rouges et tourner vers la recherche du consensus au service de tous les Français. Je vous remercie.
Merci madame la présidente. La parole est maintenant au président Guillaume Gard pour le groupe écologiste solidarité et territoire. Vous avez la parole.
Merci monsieur monsieur le président, monsieur le premier ministre. Hier, vous avez débuté vos propos par ces mots : "Ceux qui ne changent pas, ceux qui s'agrippent au vieux réflexes, aux postures disparaîtront." Cette lucidité contraste avec votre fidélité sans faille de dernier samouraï du macronisme en décomposition.
Mais que de temps perdu. Que de temps perdu pour faire comprendre au président de la République que depuis 2022, il n'avait plus de majorité absolue à l'Assemblée nationale. Que de temps perdu a tenté de vous marier avec les Républicains ? partenaire on peut moins fiable qui vous jurez fidélité tout en faisant les yeux de Chimè à l'extrême droite.
Que de temps perdu pour faire adopter en brutalisant tous les principes démocratiques une réforme des retraites injustes dont vous avez reconnu qu'elle avait heurté le pays et à demi-mot qu'elle avait été adoptée après un débat démocratique indigne de ce nom. vous annoncez sa suspension totale, une nouvelle conférence sociale et une nouvelle loi. Nous saluons cette première amende honorable.
Après 8 années de bildoer macronien, nous saluons cette victoire incontestable du mouvement social de la gauche et des écologistes. Nous nous félicitons pour les quelques 3 millions et demi de nos concitoyens qui viennent de gagner plusieurs mois d'une retraite bien méritée. Néanmoins, monsieur le Premier ministre, 15 mois. 15 mois pour faire partiellement accepter au président de la République le résultat des élections législatives qu'il a lui-même provoqué. 15 mois de perdu pour la transition écologique et l'urgence climatique victime de l'absence de vision, de l'absence de pilotage gouvernemental et du rabot budgétaire. 43 reculs écologiques en 1 an.
Voilà le prix de feu le socle commun. Avec un point d'orgue, l'accélérate loi du plomb dont nous exigeons l'abrogation. 15 mois de perdu 15 mois de perdu dans un monde instable menacé à court terme par la sécession des riches et la nouvelle internationale fasciste qui de plus en plus vont de paire et à moyen terme par la catastrophe climatique et écologique. 15 mois d'une crise politique largement évitable pour accepter que le seul résultat tangible des législatives était la prééminence du Front républicain contre l'extrême droite et sans les sans les LR dont l'ambiguïé était condamnable ambiguïé dont ils vont bientôt sortir au détriment de la République.
Mais le compte n'y est pas encore. Le soc commun étant dessoué. La force majoritaire de l'Assemblée nationale c'est le nouveau Front populaire.
Vous êtes donc le 3e premier ministre illégitime de suite et il est logique que nos collègues députés vous censurent au motif fondamental du respect de la démocratie. Vous semblez cependant avoir compris avoir compris l'importance de redonner au Parlement sa place centrale. Le gouvernement propose nous débattrons, vous voterez à travers vos mots.
Ce que vous appelez une rupture est en réalité le fonctionnement normal de tout régime parlementaire. On l'a oublié sous la 5e République monarchique. Tout dur tout duré.
Vous n'avez pas d'autres merde tout particulièrement après ces huit dernières années de brutalité jupitérienne, vous renoncez enfin comme les écologistes vous y invit à travers une proposition de loi de notre collègue Jordanov à utiliser le 49 alina 3. En effet, il n'y a aucune raison d'avoir peur d'une Assemblée nationale qui ressemble au français comme vous l'avez souligné justement. Néanmoins, votre engagement n'aurait pas de sens si vous ne renonciez pas également à la possibilité de passer le budget par ordonnance si les débats parlementaires devaient durer au-delà du 31 décembre.
Demain, vous échapperez vraisemblablement à la censure de quelques voix, mais c'est un surcis et vous le savez parfaitement. Si vous souhaitez vous inscrire dans la durée, vous n'avez pas d'autre choix que de trouver des compromis avec la gauche et les écologistes et ce dès l'examen du budget. La copie du gouvernement à peu près identique à celle de vos prédécesseurs est inacceptable.
Un nouvel exercice de Robin des Bois inversé qui prend au pauvres pour donner aux riches. La justice fiscale y est absente. Votre projet de taxation des holdings est une paille.
Vous ne touchez presque pas aux niches fiscales les plus des plus aisés inutilement listés par notre collègue Charles de Coursant. Vous le savez, aucun budget ne sera adopté sans la taxe duxman que les écologistes ont pourtant fait adopter à l'Assemblée nationale en février ou un dispositif de même ambition. Nous n'avons rien non plus de concret sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens les plus fragiles alors que 650000 personnes ont basculé dans la pauvreté qui attend un maximum historique et je pense aussi aux outresem.
Rien pour notre jeunesse. Oublier des politiques publiques alors que sa situation ne cesse de se précariser en particulier depuis la pandémie. Le budget de la sécurité sociale est également honteux avec entre autres le doublement des franchises médicales et une augmentation ridiculement insuffisante de l'ondame.
Pire encore, en refusant d'augmenter les recettes pour suspendre la réforme des retraites, vous allez encore affaiblir le soutien au plus précaire, notamment les familles et ronger notre hôpital public déjà à l'os. Rien non plus pour la transition écologique alors que la France n'était déjà plus dans les clous de ses engagements climatiques 10 ans après les accords de Paris. Ma prime Renov va éviter la mort mais à quel prix ?
Comment ne pas faire une priorité absolue de cette politique consensuelle qui allie justice sociale, transition et adaptation écologique, création d'activités économiques pour Net TPE et PME et souveraineté permettant de réduire nos dépendances aux hydrocarbures de Poutine et de réduire nos dettes climatiques. Il est impératif de maintenir son montant à un minim d'euros. Le fond vert pour le climat est divisé par 2, soit une division par 4 depuis 2 ans.
Avec la réduction de la la CVAE qui ne profite pas aux petites entreprises. Ce sont 2 milliards d'euros en moins pour les collectivités locales, en moins pour la transition. Dans le même temps, vous annoncez vouloir décentraliser des responsabilités avec des moyens budgétaires et fiscaux, ce qui achève de nous plonger dans la perpexité.
Vous souhaitez responsabiliser les collectivités locales, alors donnez-leur la main avec le fond clim climatique territorial que nous soutenons. Mais elles n'ont pas à payer l'endoctrinement macroniste qui a laissé filer la dette plutôt plutôt de faire contribuer les plus les plus aisés à l'effort considérable auquel la nation consenti face à la pandémie puis face au retour de la guerre en Europe. Une dernière inquiétude.
Doit-on comprendre de vos propos d'hier et d'aujourd'hui que vous souhaitez supprimer la clause de compéten général pour les communes ? Vous l'aurez compris, monsieur le Premier ministre, nous serons exigeants lors de l'examen du budget qui est en l'état un motif légitime de censure. Si votre gouvernement veut passer l'automne, il vous faudra entendre la forte aspiration du pays à davantage de justice fiscale et écologique.
Je formule le veut que nous trouvions des compromis en ce sens, y compris ici au Sénat avec nos collègues centrices par exemple qui ne souhaiteraient pas être aspiré dans la fuite en avant des LR vers l'extrême droite. Un mot enfin pour dire que la survie du gouvernement ne règle en rien ne règle en rien la crise profonde dans laquelle estoncée la 5e République et la crise démocratique plus préignante que jamais. Il nous faudra rapidement tout remettre à plat en commençant par le scrutin majoritaire qui qui ne dégage plus de majorité et brutalise inutilement le débat public pour assurer une juste répartition des forces politiques, trouver les chemins du compromis et redonner sa place au parlement.
La proportionnelle est un impératif. La proposition de loi transpartisane déposer lundi est une base de travail pertinente. Il faut également en définir en finir avec le cœur de la crise de régime actuel l'irresponsabilité du président de la République qui est incompatible avec la séparation des pouvoirs.
Il faut enfin associer beaucoup plus directement nos concitoyennes et nos concitoyens aux décisions publiques. Si le président de la République veut finir son mandat sur une note moins dramatique, il doit lancer le chantier de la refondation démocratique et constitutionnel de notre pays. C'est un impératif pour éviter que cette crise ne débouche sur l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir.
Merci. Merci. La parole est Voilà, on arrive au terme de ces discours et pour les non inscrits, c'est le sénateur Rassemblement national Christopher Zurec qui va maintenant prendre la parole. pour 3 minutes et ensuite le premier ministre va répondre.
Vous allez bien sûr pouvoir tout suivre en direct sur Public Sénat. Monsieur les ministres, mes chers collègues, nos compatriotes ont honte. Ils ont honte du spectacle d'un système politique discrédité, bouffi de ces échecs qu'il portent comme des réussites et pour lequel l'obsession de stabilité le cache-sexe de ses incapacités.
Honte d'un système qui n'a jamais aussi bien porté son nom. au seuil de l'abîme au bord de la faillite. Tous les signaux envoyés sont ceux d'intérêt prébandiés et qui cherchent à se préserver de Cassiqu tellement obsédé à l'idée de perdre leur carte de visite qu'ils sont prêts à tout accepter.
Alors malgré tout, un mot pour vous, monsieur le Premier ministre. Vous voilà la dernière victime du vice-présidentiel. En effet, il est dommage qu'une personne reconnue pour son refus du sectarisme ait été choisie pour ne pas dire sacrifié pour cette mission politiquement camicase de maintenir en vie un pouvoir sans cap, sans majorité, sans soutien populaire et sans avenir.
Vous avez la réputation d'un homme digne et loyal. Alors, quel malheur que vous soyez au service aveugle d'une cause désastreuse pour la France et pour les Français. Premier des macronistes où vous fermerez sans doute la porte derrière vous quand la supercherie du macronisme et du faux nouveau monde seront enfin derrière nous.
Au prix d'un surcis très hypothétique de l'injuste réforme de retraite, vous proposez non pas un budget de rupture, mais la continuité de la seule chose finalement stable et constante, l'agonie budgétaire, fiscale et sociale de la France. Cette suspension illusoire, les socialistes acceptent que vous la gagiez dans le PLF 2026 sur l'odeau de des salariés, des indépendants et entrepreneurs, des actifs, des retraités, des étudiants, de nos collectivités et même de nos agriculteurs comme s'ils ne souffraient pas assez. On nous dira que nous ne faisons aucune proposition, c'est évidemment faux.
Le programme présidentiel de Marine Le Pen qu'elle appliquera avec Jordan Bardella. ces 100 milliards d'économies à notre portée. Mais encore faut-il accepter de toucher à des totems, accepter de toucher à l'immigration, au montant de la contribution nette et malhonnête de la France au budget de l'Union européenne ou encore à la bureaucratie stalinienne à tous les étages de l'administration française.
Et avec ça, vous financerez non seulement l'abourgation durable de la réforme des retraites et bien d'autres politiques à destination prioritairement de nos compatriotes. Vous nous direz le gouvernement propose, le parlement discutera et il votera. Monsieur le Premier ministre, vous pouvez tenir en suspension ce qu'il reste des anciens partis traditionnels par la peur du retour aux urnes.
Vous pouvez les baratiner pour qu'ils se persuadent qu'ils ne font pas ça que dans leur seul intérêt et qu'ainsi ils dorment mieux. Mais pas à nous. Vous pouvez vous draper dans le respect du parlement, mais vous nous savons très bien que tout cela finira dans la moulinette des ordonnances.
Nous saurons demain si vous avez gagné 2 semaines, 2 mois, un an peut-être, mais vous n'échapperez pas à la selle issue, à la seule voix du redressement. et finalement au seul comportement républicain, le retour au peuple et surtout le choix d'une alternance réelle. Encore un an et demi, monsieur le bourreau, avant que la tempête électorale ne balaye le macronisme et n'amène le marinisme, mais un an et demi de rien et du pire, c'est long dans l'histoire et c'est long dans nos vies et dans celle de nos compatriotes qui n'aspirent qu'à en profiter.
Pour eux, il est encore possible de changer de voix et d'aspirer à l'union de tous les patriotes. Dans tous les cas, même si vous n'avez pas censuré à l'Assemblée, vous aurez Marinelle Élysée. Je vous remercie.
Merci. Voilà, on arrive au terme de ces discours des différents présidents de groupe que vous avez pu entendre s'exprimer les uns après les autres et normalement c'est maintenant le premier ministre Sébastien Lecenu qui va pouvoir répondre aux différentes interventions des uns et des autres. On l'écoute.
La première, c'est au fond sur les éléments de fond. Alors trop flou, trop précis. En tout cas, si je repars de ce que j'ai pu vous dire tout à l'heure, je note que sur la feuille de route territoriale, sur la feuille de route sur un certain nombre de politiques publiques, euh je n'ai pas entendu de ligne rouge ou de stop dans vos interventions et pour cause nous avons largement pris le temps pendant ce mois.
J'y reviendrai en répondant au président Marseille de nous inspirer de ce que vous m'aviez dit et de ce que le Sénat, les différentes formations politique, les associations d'élus, les partenaires sociaux avaient pu proposer au gouvernement. Et donc, j'en retiens que si l'action du gouvernement se poursuit, en fonction de la volonté de l'Assemblée nationale, les membres du gouvernement peuvent se rapprocher des parlementaires pour commencer à avancer et travailler sur euh ces sujets. La deuxième des choses que je retiens et on ne peut pas faire madame la présidente Cuckerman comme si le débat n'aura pas lieu sauf s'il est interrompu évidemment demain matin lors de la notion de censure et auquel cas d'ailleurs je ne vois pas très bien comment des progrès sociaux seront à venir dans les temps qui viendront parce que c'est précisément la discussion budgétaire qui permet à un moment donné de traduire des politiques en acte.
C'est pas l'interruption des débats qui permettra de le faire. Nous le savons. En tout cas, ce débat, il doit avoir lieu sur le budget et c'est vrai du projet de loi de finance pour la sécurité sociale.
C'est vrai pour le projet de loi de finance tout court. Et pour avancer, quand le président Patria dit que il faut faire attention aux outresemes, bah ce débat, il a déjà commencé tout à l'heure. Le ministre des outresemes a reçu un certain nombre de parlementaires ultramarins sur un sujet précis qui est ce qu'on appelle les outils de l'ODOM qui sont des outils d'accompagnement comme vous le savez dans les différents territoires d'outreemer sur lequel la copie initiale prévoit des mesures d'économie qui sont objectivement importantes sans doute trop importantes et des débuts de commencement d'amendement sont en train d'être rédigés avec les parlementaires d'outreem pour rendre soutenable justement ces mesures d'économie mais comme on l'a toujours fait et j'y reviendrai aussi dans un instant En fait, la réalité c'est que depuis plus d'un mois, certains m'ont demandé de faire ma déclaration de politique générale dans un document entre partis politiques et les autres me demandaient de faire la présentation du PLF et du PLFSS lors de mes DPG.
Et cette resynchronisation démocratique, parlementaire, politique, elle était indispensable. Et au fond peut-être est cela aussi le cor de ce que François Beou avait fait avec beaucoup de courage en demandant justement ce vote de confiance à l'Assemblée nationale au début du mois de septembre alors que nous savions très bien que il n'y avait pas de majorité et que nous savions très bien et je dis nous parce que j'étais son ministre que il voulait engager cette responsabilité sur la base de ces deux conférences de presse et sur la nécessité de redresser les finances publiques et les oppositions ont dit mais non nous ce qu'on veut c'est des textes économiques et financier puis on soit on les rejettera, soit on les adoptera, en tout cas les modifiera. Et c'est ce que j'ai essayé de faire depuis un mois, y compris avec les partenaires sociaux.
Et merci au président Melurel l'avoir dit. J'ai été nommé le soir même l'agence Fitch dégradé la France. J'ai été nommé, vous aviez effectivement ce mouvement poussé par la France insoumise di Bloquont tout qui n'avait que pour seul but d'organiser le désordre le désordre dans les universités de s'en prendre aux forces de l'ordre. que là pour le coup et c'est pour cela que j'ai marqué de la disponibilité pour les partenaires sociaux parce que pour le coup l'intersyndicale force syndicale légitime elle organisait des manifestations dans le pays et ça c'est pour le coup son droit le plus strict avec le droit de grève le droit de manifester.
Enfin il faut quand même bien voir ce qui s'est passé depuis le début du mois de septembre. Nous sommes tous des observateurs mais en plus des acteurs de la vie politique française précisément. Je n'ai pas été nommé premier ministre, monsieur le président de Marseille, il y a un an, ni au mois de janvier et que de fait le fait d'être le troisème premier ministre dans la gestion de cette crise me conduit à devoir prendre des risques, y compris en décalage parfois avec mes propres convictions.
Je le dis avec beaucoup d'humilité. Je je je pense que la stabilité de notre pays dans ce moment difficile et ça a été dit à malheureusement enfin doit conduire en tout cas à ne pas faire comme avant. Et je tout fait bien ?
Certainement pas. Est-ce que j'ai pu heurter et compris les miens ? Je m'en excuse.
Mais une fois que j'ai dit cela et je le dis ici, il y a un moment de responsabilité qui est pas que pour la convoquer parce que souvent on dit il faut que le parlement prenne ses responsabilités. Moi ça m'insupporte un peu parce que il y a une dimension un peu morale. On n'est pas là pour faire la morale aux parlementaires mais au fond ce qu'il fallait ou ce qu'il faut en tout cas je vais dire ça ça comme ça c'est que les débats démarrent parce que c'est mon point ensuite c'est que moi je ne demande à personne de renier ses convictions à personne.
Il est évident que vous êtes un certain nombre à vous être manifesté, mobilisé pour une réforme des retraites que nous connaissons pendant que d'autres se sont mobilisés contre cette réforme des retraites. Bon et c'est là où il faut qu'on soit précis. Il y a pas d'abandon de la réforme des retraites comme je l'ai entendu.
Mais non. Bah, il faut qu'on rentre dans la technicité des débats. C'est bien pour ça qu'il y aura un amendement du gouvernement au projet de finance pour la sécurité sociale pour être très direct et très précis qui permettra de le faire.
Un amendement est un texte. Monsieur Jadeau. Mais pardon, de quoi parle-t-on ?
Si vous voulez un effet au 1er janvier 26, il faut que ça soit dans le PFSS. Soyez de bonne foi. Si vous ne le souhaitez pas, vous pouvez avoir un texte adoc à côté.
Mais arrêtez de reporter cela sur le gouvernement. J'ai fait ce qu'il fallait faire, je le crois. on me le reproche par ailleurs.
Ce que je veux dire par là, c'est que cette affaire de retraite doit être traité avec le la plus grande des précisions. Et d'ailleurs, je n'opposerai pas la question du pouvoir d'achat à la question des retraites parce que c'est précisément parce que le dialogue social est en panne et vous le savez monsieur le président de Marseille depuis la fin du mois de juin cette fin de conclave a grippé et vous vous connaissez bien les partenaires sociaux y compris les syndicats salariés d' réformateur comme d'ailleurs le président du Sénat comme ancien ministre du travail les connaît bien. Vous savez très bien que depuis la fin de ce conclave une part du dialogue social est complètement bloquée et qu'il n'est possible que dans le secret.
Et donc au fond, je le dis ici au Sénat, est-ce qu'il fallait continuer ce blocage ? Le débat est ouvert, mais cette responsabilité, elle ne repose pas que sur votre serviteur. Elle est globale et je crois que cette maison, cette assemblée, cette haute assemblée croit au paritarisme.
Il s'agit pas que de le décréter, il s'agissait aussi de le faire redémarrer. Après, personne ne trahira ses propres convictions et chacun pourra voter. Et c'est l'engagement que j'ai pris hier à l'Assemblée nationale et qui a été rappelé par le président Canaire et je le remercie.
Mais une fois de plus, je n'ai pas été nommé il y a un an et donc je suis bien tenu de trouver des solutions de déblocage. D'ailleurs, ces solutions de déblocage, je n'en ai pas été particulièrement saisie ou en tout cas toujours nourri pendant ce mois de septembre. Parce que ce que j'ai dû constater aussi en interne, et je me permets de le dire parce que vous avec beaucoup de talent et et beaucoup de transparence, vous l'avez fait et et je veux vous y répondre.
Au fond, on s'est retrouvé dans un moment où les partis politiques voulaient ne parlerai qu'au gouvernement, ne voulaient pas se parler entre eux. Et ça, vous vous m'y avez aidé, je vous en remercie. Centra le secret de nos réunions.
Mais la réalité, c'est qu'à un moment donné, il faut bien que tout le monde fasse un pas comme on le fait dans nos conseils municipaux, comme on le fait au conseil départemental, comme on le fait dans nos intercommunalités. Et ça veut pas dire qu'il faut se tra qu'il faut se renier. Ce temps de la clarté, il va nous amener aussi à rentrer techniquement dans certains dossiers.
Monsieur le président Comvee ne profite pas au PME. Bah non. Ben non, on peut après débattre de à qui vous souhaitez que ça profite, mais on peut pas dire non, la CVE ça vous ne pouvez pas dire que la CVE n'est pas compensée pour les collectivités.
On peut toujours après nous reprocher d'avoir touché la CVE. Le rapporteur général U le dit, mais ne disons pas que ça ne concerne pas les PME. ce n'est pas vrai et donc que le débat et ben ayons le débat sur sa compensation pour les collectivités.
Mais pardonnez-moi que le débat que le débat démarre et je crois comprendre que dans la copie précédente, aucun impôt ne diminué. Le gouvernement propose une copie dans lequelle il y a cette diminution d'impôts. Et je l'ai dit à l'ensemble, bah non, monsieur le rapporteur général, vous avez du pouvoir, vous avez énormément de pouvoir et en plus nous connaissons bien et depuis longtemps.
Et donc là aussi, s'il y a une volonté de travail en commun, vous avez des ministres qui sont à votre disposition et je serai à votre disposition pour le faire. En tout cas, une fois de plus, je crois qu'il faut que le débat démarre. Ensuite, mon dernier point sera sur ce qui a été dit, sur l'illégitimité.
Je pense qu'il faut qu'on fasse dans ce moment très attention aux mots qui sont employés. On peut ne pas être d'accord avec la 5e République, mais la légitimité des membres du gouvernement repose sur la nomination par le président de la République qui virgule son responsable devant le Parlement et plus précisément l'Assemblée nationale. Ça veut dire que si l'Assemblée nationale décide de nous renverser, nous serons renversés.
Mais on peut pas dire que le gouvernement est illégitime parce que c'est précisément ça vient nourrir celles et ceux qui mettent en cause la démocratie représentative et qui disent parce que je n'ai jamais oublié ça du grand débat pendant les gilets jaunes, mais qui sont ces sénateurs ? Qui sont ces députés ? Qui sont ces maires qui décident en notre nom ?
Et donc vous avez toute légitimité à représenter ici celles et ceux qui vous ont seulement élus, mais celles et ceux aussi qui n'ont pas voté pour vous. Et je pense au fond qu'on peut dire qu'il faut changer de constitution, mais il ne faut pas mal interpréter la constitution actuelle parce que derrière il en va de la défense, de la démocratie représentative et ça, je pense que c'est quelque chose qui peut nous réunir. Merci beaucoup. [Musique] Merci monsieur le Premier ministre.
Mes chers collègues, je vais maintenant suspendre la séance. Elle sera reprise à 17h30 pour l'examen de la proposition de loi organique visant à reportter le renouvellement général des membres du congrès des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie pour permettre la mise en œuvre de l'accord du 12 juillet 2025. La séance est suspendue.
Voilà, vous avez pu suivre l'intégralité en direct de cette déclaration de politique générale suivie, vous l'avez entendu, du débat, les interventions des différents présidents du groupe du Sénat et puis enfin, vous avez pu entendre la réponse du premier ministre Sébastien Lecnu. Sébastien le Cornu dont l'accueil a été frais chez un certain nombre de membres du socle commun notamment. On va rejoindre tout de suite Alexandre Poussard qui se trouve dans la tribune de presse de l'hémicycle.
Alexandre, vous avez tout vu, tout entendu depuis cet hémicycle. Que retenir notamment du discours de Sébastien Lecnier ? Bienam, le moment fort de ce discours du premier ministre concerne bien sûr la suspension de la réforme des retraites qu'il a annoncé.
Cette réforme des retraites, on le rappelle, elle a été défendue ces dernières années par la majorité sénatoriale de de droite et du centre. Les sénateurs de la majorité sont donc circonspects face à cette suspension, mais le Premier ministre a défendu cette mesure de compromis politique avec le Parti socialiste pour éviter la censure. Écoutez Sébastien Lecnu.
Suspendre ce n'est pas renoncer, ce n'est pas reculer non plus si nous savons utiliser ce temps avec intelligence et volonté d'avancer. La cohésion sociale, l'unité du pays et donc sa stabilité sont une force. La droite dans le passé a su le montrer.
La division elle a un coût. L'instabilité aurait coûté 12 milliards depuis la censure de décembre dernier. Voilà pour cet extrait de Sébastien Lecornu sur la réforme des retraites.
Alors sinon le discours du premier ministre devant les sénateurs était très différent de son propos hier à l'Assemblée nationale. Cet après-midi. fil rouge de son discours concernait le périmètre, le pouvoir de notre état.
Quelles doivent être les compétences de l'État central aujourd'hui ? Alors, Sébastien Lecnu a défendu ses missions régaliennes. La justice, la sécurité, défendre la France à l'international, des missions dont les budgets seront en augmentation l'an prochain, contrairement aux autres ministères dont les crédits vont baisser pour faire des économies.
Et puis le premier ministre veut porter veut porter un projet de réforme des compétences de l'État pour baisser la dépense publique et également transférer des responsabilités aux collectivités territoriales des responsabilités des responsabilités transférées avec les moyens qui vont avec a promis le premier ministre au sénateur. C'est un sujet très important pour le Sénat qui on le rappelle est la chambre du parlement qui représente ses collectivités locales. Merci.
Merci beaucoup Alexandre et on passe aux réactions politiques ici dans cette salle des conférences. J'ai le plaisir d'accueillir Cécile Cucerman. Bonjour.
Bonjour. Présidente du groupe communiste et sénatrice de la Loire. Cécile Cukierman.
Vous avez soulevé un lièvre he dans le débat tout à l'heure dans l'hémicycle. Par quel biais le gouvernement veut passer pour faire cette suspension de la réforme des retraites ? Cela peut être un amendement PLFS ou un texte adoc et vous le dites si c'est un amendement au budget de la sécurité sociale, il se peut que ça n'arrive pas jusqu'au bout.
Non mais je crois que il ne faut pas mentir aux Français. Il faut leur dire la vérité. Ce qui a été annoncé hier ne se passera pas.
Et c'est pour ça que les députés communistes voteront la censure demain matin parce qu'en fait c'est un leur c'est un leur et Sébastien Lecnu l'a confirmé en début d'après-midi et ce soir ici à l'Assemblée nationale. Il a il y aura un amendement dans le cadre du projet de loi de finance de la sécurité sociale et donc il y aura une commission mixe paritaire, il sera retoqué et donc cela n'arrivera pas et les Français seront bernés. Et là le pire en politique c'est de vendre de l'illusion et de ne pas pouvoir la satisfaire.
Et donc je crois que la gauche a une responsabilité historique. Est-ce qu'elle doit dire la vérité aux français ou est-ce qu'elle se fait plaisir ? Moi, je fais partie de ceux qui pensent que nous devons dire la vérité.
Ça n'intéresse personne de retourner devant des devant des élections et pour autant s'il le faut nous le ferons. Mais on ne peut pas actter un début de gouvernement avec une suspension des réformes des retraites qui n'aura pas lieu pour toutes les raisons de procédure que nous connaissons et se satisfaire de la suppression du 49-3 dont d'ailleurs j'attends encore monsieur le cornu dans ses réponses pour savoir s'il utilisera ou pas les ordonnances budgétaires qui sont pires que le 49-3. Et c'est étonnant sur la question des ordonnances budgétaires du budget.
On va expliquer bien nos téléspectateurs. On dépasse le délai des 70 jours. Le gouvernement va utiliser les ordonnances budgétaires qui lui permettent de reprendre son propre budget.
C'est ça. Alors il peut utiliser les ordonances budgétaires. Il y a plusieurs procédures mais effectivement en tout cas à cette heure-ci il ne dit pas qu'il renoncera.
Et je trouve que quand on se veut très démocrate comme il semble l'être dans son discours, bien il faut aller jusqu'au bout et il faut là encore avec beaucoup de clarté dire la vérité en fran au français. On peut ne pas être d'accord quand on nous dit la vérité, mais quand on ne nous dit pas la vérité, on est berné. Et ça ça c'est vous estimez que le gouvernement ne dit pas la vérité.
Ne dit pas la n'a pas dit la vérité hier. Les gens seront en colère et chaque heure qui passe est un député pour le Rassemblement national en plus. Et de cela je n'en veux pas et il est temps de retourner aux urnes.
Ouais. Cleckerman restez avec nous. Également avec nous sur ce plateau, le président du groupe les indépendants, Claude Maluret.
Bonjour, merci de venir réagir à cette déclaration de politique générale. Déjà un mot sur la réponse qu'a tenté d'apporter tout à l'heure Sébastien Lecnu alors que il est vrai que l'accueil du Sénat était plutôt frais alors que on peut imaginer que vu la majorité sénatoria, il aurait pu être mieux accueilli. Oui, effectivement, l'accueil du Sénat a été euh disons réservé pour le voir puisque cela même euh entre votre discours et celui d'v Marseille notamment, nous on pense que il est normal de discuter, il est normal de faire des compromis, il est normal d'essayer de sauver les meubles, mais qu'il y a un moment où le coût pour sauver les meubles est supérieur au prix des meubles et par conséquent aujourd'hui au Sénat, beaucoup d'entre nous pensons que le prix à payer est élevé, que les concessions sont élevées, sont trop élevés.
C'est élevé, c'est trop cher pour vous ce qui ne d'ailleurs ne nous pose pas de problème majeur puisqueon a un moyen de d'y répondre, c'est que le PLF et le budget, nous allons passer 2 mois à le modifier de la façon dont la majorité sénatoriale le souhaite et par conséquent nous le c'est ce que nous allons faire. Donc ça ne n'introduit pas de drame d'opposition qui ne déboucherait sur rien. On va faire ce qui nous paraît responsable.
Donc l'accueil était frais parce que les mesures elles-mêmes sont fraîchement accueillies mais nous sommes là pour les changer et on va faire ce qui est de l'ordre de notre responsabilité. Fraîchement accueilli parce que vous avez le sentiment que c'est le Parti socialiste qui va écrire une partie de ce budget. On a entendu tout à l'heure Patrick qui faisait monter les enchères qui après la suspension des retraites a reparlé par exemple de la taxe Zucman qui sont opposé au gel des pension un certain nombre de mesures qui sont comprises au sein de budget de ce budget pour l'année prochaine.
Oui, à partir du moment où Sébastien le cornu, ce qui peut se comprendre, mais à partir du moment où il décide d'abandonner le 493, ça veut dire que toutes les surenchères sont possibles à l'Assemblée nationale et notamment les surenchères qui mettent sur lesquels sont d'accord l'extrême droite et l'extrême gauche, par exemple, la retraite 60 ans euh qui évidemment serait une folie budgétaire, une folie financière. Euh par conséquent euh cette cette surenchère euh par rapport à des mesures qui déjà nous paraissent menées assez rapidement à la faillite budgétaire. Euh on est plus que réservé là-dessus, on est on est plus qu'en opposition et je pense que en tout cas le Sénat, en tout cas sa majorité euh va essayer de d'arrêter les frais dans ce sens-là.
Euh Cécile Queerman, puisque jamais vous êtes favorable à la censure, on l'a entendu dans votre discours, on a aussi entendu les uns et les autres expliquer le coût de la censure, le coût de la crise politique aujourd'hui. Tant est si bien que même et bien certains préfèrent cette suspension de la réforme des retraites. Qu'est-ce que vous répondez à cela ?
Quand on voit notamment ben la réaction des marchés financiers qui euh ayant compris que la censure n'aurait pas immédiatement lieu et bien se sont un petit peu calmés mais sinon ça a risqué d'entraîner vraiment la France dans une crête financière. Non mais attendez, je crois qu'il faut qu'on arrête de vivre dans une bulle. Moi je ne fais pas de la politique pour répondre au marché financier.
Je fais de la politique pour répondre aux français parce qu'on trouve que ça va sauver la France de ne pas indexer sur l'inflation la location pour décès d'un enfant. Non mais l'inhumanité du budget, c'est celle-ci. Mais moi, vous savez, je me félicite parce que finalement Claude Maliret et le meilleur argument que les députés de gauche qui hésitent doivent écouter.
Il l'a dit très clairement. Le budget se fera ici au Sénat. Il y aura une commission mixte paritaire et celles et ceux qui croivent qu'il y aura des mesures progressistes qui résisteront à ces passages-là se trompe et ils seront responsables devant le peuple de ne pas les avoir respectés dès le début.
Claude Maluret, vous êtes un bon argument pour pour ceux qui qui demandent la censure. Non mais c'est vrai comment comme le le budget effectivement et d'ailleurs le premier ministre n'a cessé de le répéter. Il est proposé par le gouvernement, il est débattu par le Parlement, il est ensuite voté par le Parlement.
Comme à quel texte peut-on aboutir à l'issue de cette discussion budgétaire dès lors que la LASMP ne peut moment où 1493 Oui, il y a des moments où nous sommes d'accord tous les deux. Euh quand elle dit qu'il faut dire la vérité au français, moi je suis bien évidemment d'accord qu'il faut dire la vérité au français. Alors le problème c'est que sa vérité est pas toujours la même que la mienne.
Par contre sur la procédure budgétaire et bien entendu c'est comme ça que ça va se passer. Elle a raison et la meilleure façon de voir comment ça va se passer c'est de voir comment ça s'est passé la dernière fois comment ça s'est passé l'an dernier parce que le budget a été très très largement élaboré par le Sénat puisque'après la commission paritaire ou la majorité sénatoriale et la minorité de l'Assemblée nationale était à L2 majoritaire. la CMP, la commission mix paritaire a fait en sorte que le texte du Senat soit très largement euh adopté.
Donc pour des raisons différentes, ça ne lui a pas plu. Moi ça m'a plu d'accord sur le même constat, vous la procéd sur la procédure. C'est d'ailleurs une très bonne chose.
Ça veut dire face à tous ceux qui pensent qu'on est dans une crise, on est dans une crise institutionnelle, mais face à tous ceux qui veulent faire monter la température et cetera, la République, la 5e République comme les précédentes, mais en tout cas la 5e République, elle a des mécanismes, on va les respecter et il faut pas affoler les pensées. on va finir par s'en sortir et notamment de la procédure, c'est une bonne façon de s'en sortir. Euh un mot quand même sur le le divorce démocratique que l'on ressent.
Les Français qui sont nombreux quand même à estimer que le spectacle que donne le monde politique aujourd'hui est une forme de cirque. C'était les mots tout à l'heure de Patrick Caner, mais je pense qu'il y a de nombreuses personnalités politiques qui pourraient reprendre ces mots. Comment est-ce que l'on peut réconcilier les Français avec ce ce monde politique et et cette situation ?
Bien, je pense que c'est le débat démocratique. Euh Claude Malurayet a dit qu'il ne fallait pas s'assurer parce qu'il y avait tous les moyens pour que rien ne change. Je pense qu'il y a d'autres outils qui est celui tout simplement pour réconcilier les Français de leur redonner la parole parce que finalement en France, dans notre République, c'est le peuple qui est souverain et c'est le peuple qui décide et nous n'en sommes que ses représentants.
Et quand il y a une crise aussi forte que celle que nous traversons, il me semble que l'intérêt du peuple n'est pas de trouver la réponse au sein d'une commission mixte paritaire budgétaire dominée largement par la droite. Et cela a été dit et cela est factuel. Donc bien évidemment, nous sommes d'accord cela, mais c'est au contraire de pouvoir redonner au peuple la parole et surtout de la respecter et non pas à la ce que ce à quoi nous assistons depuis maintenant un an et demi, c'est-à-dire nommer les perdants pour gouverner.
Claude Maluret, on a nommé les perdants pour pour gouverner. Est-ce qu'il y a aussi un acharnement de la part du président de la République à avoir à nouveau renommé Sébastien Lecnu après François Baotou ? Après moi je répondrai à votre question un peu différemment de Cécile Cierman.
Elle dit il y a une solution, c'est de revenir devant les Français. Moi je dis il y a deux solutions. La sienne est une solution bien entendu.
L'autre solution c'est de constater qu'il y a aujourd'hui un président élu, un parlement élu, une Assemblée nationale et un CN élu, un premier ministre qui a été désigné et que par conséquent la deuxième solution à partir où est le problème le problème institutionnel, il est une absence de majorité à l'Assemblée nationale essentiellement. Donc la deuxième solution, c'est celle que essaie de faire aujourd'hui Sébastien Lecnu avec des pistes qui me paraissent pas toutes les bonnes mais en tout cas celle qu'il essaie de faire et là-dessus sur la méthode je suis d'accord, c'est d'essayer de discuter avec tout le monde pour voir si on peut obtenir un consensus au moins un consensus majoritaire ou au moins un consensus qui ne soit pas trop minoritaire. Donc voilà, il les deux solutions sont démocratiques.
Euh je ne vais pas critiquer Sébastien Lecnu pour arriver à essayer pour essayer d'arriver à à cette à ce euh consensus minimal. simplement, je vais essayer comme tout le monde, comme chaque groupe ici au Sénat à faire en sorte que de convaincre que les euh la façon dont on voit le budget est la bonne. Euh l'hypothèse évoquée par Édouard Philippe d'une présidentielle anticipée pour vous aujourd'hui, elle est caduc quand on voit comment se dessine la situation politique, le budget possible.
Vous savez le choses évoluent. J'allais dire j'allais dire de heure. Voilà, vous dites même à chaque minute.
Donc pour le moment le sujet n'est pas celui-là. Le sujet risque d'être celui-là plus tard. Mais pour le moment, le sujet c'est de savoir si le gouvernement va tenir, si le budget va pouvoir être adopté et ensuite nous nous embrayerons directement sur les élections municipales qui sont, je vous le rappelle, au mois de mars, c'est-à-dire pratiquement immédiatement après le vote du budget.
Donc après il faudra se poser la question le cas échéant priorités. Un dernier mot à Cécile Cukierman euh autour de de ce budget notamment où on comprend qu'il y aura et bien milliards d'efforts demandés. C'est ce que nous a dit Roland l'Escure ce matin.
Donc 14 milliards de prélèvement obligatoire supplémentaire. C'est la fin d'un dogme tout de même sur les impôts. Bon écoutez, je crois qu'on en est encore loin.
On est encore très très loin. Les plus riches ne sont pas devenus pauvres. et je crois qu'ils peuvent encore contribuer au moins au même niveau que tout un chacun à l'effort dans ce pays.
Et bien merci, merci beaucoup à tous les deux d'avoir participé à ce débrief de cette séance avec cette déclaration de politique générale. On va revenir et bien à l'un des temps forts du discours de Sébastien Lecnu notamment qui a appelé à une culture du compromis tout sénatorial. Il y a des crises et il y a le rebond.
De la division né le débat, du débat n'est le compromis. Le temps du compromis est indispensable car la France a besoin de stabilité et il n'y a pas de compromis sans bicamérisme. Vous connaissez et représentez dans notre République les collectivités territoriales au sein desquelles il faut pouvoir s'entendre avec ses oppositions, parfois même au sein de sa majorité, d'autres fois avec les maires des communes d'à côté.
Tous ne pensent pas comme vous, mais tous veulent servir. De ce qui semble une contrainte n'est une intelligence locale et il faut que cette intelligence locale nous inspire nationalement. Le gouvernement en mêlant les expériences et les profils souhaite porter cette ambition.
Il nous faut sortir de cette crise par le haut dans le respect des convictions de toutes et tous et de la parole de chacun y compris de nos oppositions. Et on continue à débriefer cette déclaration de politique générale. J'ai le plaisir d'accueillir dans cette salle des conférences Laurence Rossignol.
Bonjour. Bonjour. Cette sénatrice socialiste du Val de Marne à côté de vous.
Hervé Marseille. Bonjour. Bonjour. président du groupe union centriste, président de l'UDI, sénateur des hautes scènes.
À mois Hervé Marseille pour dire que on vous a vu longuement euh parler ensuite avec le premier ministre. Faut-il comprendre que euh le discours que vous avez tenu de façon improvisée est très direct. Apporter ses fruits pour avoir un rapport plus direct avec le Premier ministre.
On n'est pas en guerre civile, je veux dire, j'ai le premier ministre, il sort vous avez joué au sniper quand même là dans le dans l'hémicycle, il sort de l'hémicycle. Euh, on se croise et donc il me dit "J'ai entendu ce que tu as dit. Voilà.
Bon ben c'est normal qu'on se parle." D'ailleurs, je lui ai reproché dans mon discours la méthode et justement l'absence de transparence et de dialogue. Voilà, il y a des sujets, ils sont importants, on peut parler de tout mais encore faut-il mettre les dossiers sur la table plutôt que de les découvrir dans la presse ou à la faveur d'une déclaration ici ou là.
Vous avez l'impression que vous allez qu'il peut y avoir un vrai changement de méthode après cette mise au point ou bien que la situation est telle que bon ça ne l'a pas forcément c'est pas la mise au point c'est c'est simplement qu'on est dans une situation on le sait depuis 2024 où il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Donc on est obligé sauf à dissoudre, à essayer de trouver d'improbables majorités et certaines qui sont susceptibles de de poindre sont pas forcément intéressantes. Et il faut il faut trouver des accords.
Et c'est moi mon propos c'était de dire bien sûr qu'il faut discuter puisqu'il faut des compromis mais il faut le faire publiquement carte sur table et dire des choses plutôt que de laisser penser que ça se fait en douce ou que les chiffres qu'on annonce vont tout régler. Si il y a un problème retraite, bon je vais pas dire qu'on tourne la page, mais à partir du moment où le premier ministre a exprimé un point de vue que l'Assemblée nationale très largement peut le le voter entre les RN qui le souhaitent et la gauche, et bah forcément il y aura une très large majorité. Bah qu'on en tire les conséquences et qu'on dise maintenant comment on fait, c'est quoi comment ça se passe ? où on met l'argent.
Laurence signal effectivement le premier ministre a cédé aux demandes du Parti socialiste pour éviter la censure. Il a annoncé hier la suspension de la réforme des retraites. C'est une victoire pour combien de temps est-ce que le diable n'est pas dans les détails ?
Ah non, mais de toute façon, dans la situation dans laquelle on est, euh vous allez toujours trouver le diable euh caché quelque part puisque comme le je vient de le dire à l'instant RV Marseille, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Président de la République a fait une dissolution en 2024 qui était aberrente, qui nous a plongé dans cette crise dans laquelle on narrive pas à sortir pour le moment. Et le président de la République s'est obstiné depuis 2024, malgré la défaite qu'il avaient subi aux élections législatives à renommer les mêmes, à ne pas changer de politique.
Bon, nous avions dit que nous nous étions disponibles pour un gouvernement de gauche. C'est quand même la seule hypothèse qu'il a pas essayé quasiment en 2024. Si on prend toutes les forces qui ont contribué à faire barrage au Rassemblement national, ce que les Français ont fait d'ailleurs très largement, il a avec la gauche qu'il essaye pas.
Bon, c'est comme s'il veut faire comme ça, il fait comme ça. Par il n'essaie pas la gauche, mais il accepte la suspension de la réforme des retraites. C'était ce n'était pas acquis acquis d'avance.
Et maintenant la suspension, il faut qu'on sache exactement ce que c'est, par quoi ça passe. Est-ce que ça va être un amendement au budget de la sécurité sociale ? Est-ce que ça va être un texte adog ?
Enfin, il y a encore autrement, il y a plusieurs hypothèses. Ça peut être une proposition de loi que le gouvernement inscrit euh à l'ordre du jour. Ça peut être effectivement un projet de loi du gouvernement, ça peut être un amendement euh au PLFSS. déposé par le gouvernement.
Euh alors à un moment donné dans la vie politique, il faut fonctionner avec la confiance sinon on ne s'en sort pas. Alors je sais bien que ce que le macronisme nous a appris, c'est à se méfier, à nous méfier. Des manœuvres tordues, des trucs bizarres qu' a dans le cerveau du président et des coups politiques déstabilisateurs et et voilà.
Mais à un moment donné, si on fait pas un minimum confiance, on est tous figés, bloqués et tout ça se terminerait bien entendu par une nouvelle crise politique, une nouvelles élections législatives et je ne suis pas sûr que et je ne suis pas sûr que d'une dissolution nouvelles électri législatives sortirait une solution qui nous qui conviendrait aux français. On pourrait avoir soit le même euh la même majorité introuvable à l'Assemblée nationale dans le meilleur des cas et dans le pire des cas, une union des droites et de l'extrême droite qui ferait une majorité. En ce qui me concerne, je ne suis pas pressé de voir arriver Rassemblement national au gouvernement.
Je ne suis pas pressé de donner au cours nation au rassemblement national les clés de notre pays et je considère que les 15 mois à peu près qui nous séparent encore 18 mois qui nous séparent encore l'élection présidentielle sont encore du temps pour reconstituer reconstruire une un sursaut des républicains. Est-ce que le Rassemblement national risque de tirer les marrons du feu de cette crise ? Marine Le Pen qui dit d'ailleurs par exemple he des députés socialistes qu'ils ont peur de retourner aux urnes et que c'est la raison pour laquelle il n'y a pas cetteur elle a peur d'être inéligible.
Alors écoutez si on y va par là on a moins peur de retourner aux ur aux urnes qu'elle a elle-même peur de ne plus pouvoir être candidate. Donc je pense que c'est facile ce genre de de d'anathème. On a on l'a dit, on n pas peur de retourner aux urnes, c'est pas notre sujet.
On peut avoir peur de ce qui en sortirait pour le pour les Français incontestablement. Mais nous nous avons voulu d'abord et avant tout cranter des avancées pour les Français, pour les futurs retraités et c'est pas fini. Le budgétaire nous permettra probablement d'autres avancé.
On va parler de ça. Oui. Hervé Marseille, un mot sur est-ce que le Rassemblement national est en train de et bien de de gagner du terrain dans cette crise actuellement selon vous ?
Écoutez, le Rassemblement national et qui a succédé au Front National, ça fait 50 ans que ils défendent les mêmes idées. Ça fait pas 10 ans, ça fait pas 20 ans, ça fait 50 ans. Ça fait 50 ans qu'il scanne sur les marchés les mêmes slogans qui se présentent à toutes les élections.
C'est pas nouveau. Et ils avancent parce que j'allais dire euh plus ça va, plus euh la situation milite pour eux comme partout en Europe. D'ailleurs, c'est un phénomène qui est pas seulement français.
L'accélération du populisme, vous la vivez en Allemagne avec la FD, vous la vivez avec madame Mélony en Italie, avec Vox en Espagne, et cetera et cetera. C'est un phénomène européen. Les mêmes causes ont les mêmes effets dans les campagnes, le délaissement, l'absence de de service public et cetera et cetera.
Donc on voit bien qu'il y a une marche inexorable, si je puis dire, du Rassemblement national. Ce qui nous appartient de faire maintenant, c'est de trouver des solutions pour éviter qu'il s'empare du pouvoir. C'est tout.
Parce que on sait qu'aujourd'hui, ils vont être une fois de plus au deuxè au deuxème tour de l'élection présidentielle. Problème, ce sera de savoir qui est capable d'être en face d'eux. d' mettre en face un budget de compromis, ça peut faire partie des solutions.
Vous entendez Laurence Rossignol qui commençait à parler bien du fait que vous ne vous arrêterez pas la suspension des retraites. Vous allez demander vous allez refuser le gel de du barême de l'impôt sur le revenu. Vous allez refuser également le doublement des franchises médicales, le gel des prestations sociales.
Tout cela euh bah ça se finance. On va se retrouver face à une competile. C'est un budget difficile, on le sait bien parce que il y a pas de secret. euh on manque d'argent et à partir du moment où il va falloir mettre de l'argent en face euh des efforts demandés en matière de retraite, bah c'est de l'argent qui ira pas soit pour le déficit, soit pour euh le pouvoir d'achat.
Donc il va falloir trouver euh des ressources. Alors il y a des impôts supplémentaires déjà pour environ 14 milliards. Bon, il va falloir trouver euh d'autres ressources et surtout moi je pense qu'il faut faire ça dans la transparence. faut le dire parce que ça sert à rien de dire non, on va s'occuper de tout à la fois du déficit, du pouvoir d'achat, des retraites et de patati et patata.
Il faut dire parce qu'on sait qu'on doit faire des choix, c'est pour ça que j'ai jamais été pour les gouvernements dit techniques, ça n'existe pas. Les choix, ils sont politiques. Et donc à un moment donné, il faut dire aux gens, il faut dire aux français bah voilà les choix qui sont faits.
Alors ils sont contents ou ils sont pas contents, ils s'exprimeront par des votes. Mais à un moment donné, il faut dire les choses. Oui.
Mais nous avons fait des propositions en ce qui concerne l'équilibre budgétaire. La proposition, c'est des recettes supplémentaires qui partent d'un constat qui sont apparemment partagées parce que le Premier ministre avec la délicatesse de vocabulaire que la fonction impose a dit "Il y a des anomalies dans la fiscalité des des plus riches." Enfin, il voilà mais des anomalies appelle ça.
Donc ce que je comprends des anomalies c'està dire qu'il a une énorme injustice fiscale et que la cont il en parlerait pas c'est que il y a effectivement un problème que les Français ont bien compris d'ailleurs, c'est que on ne contribue pas de la même façon selon si on est un salarié, un artisan, un commerçant ou si on fait partie des très des ce qu'on appelle maintenant les ultra riches. Et nous nous avons proposé la taxe Zucman. C'estàd qu'un moment donné, il faut rééquilibrer et c'est ce qui peut nous permettre de passer la période qui est difficile parce qu'effectivement on peut pas s'émanciper de toutes les préoccupations concernant l'avenir des d'équilibre des finances publiques en France.
Incontestablement, il y a des efforts à faire mais ces efforts, ils sont aussi en terme de recette, ils sont pas forcément en terme, ils sont pas en terme de dépense et en tout cas pas sur les plus fragiles qui déjà contribuent beaucoup. Je vous rappelle quand même que tout le monde paye la TVA, mais quand vous consommez tout ce que vous gagnez, votre la part de la TVA dans votre budget, elle est beaucoup plus élevée que pour les autres. Donc il faut prendre tout ça, mettre ça sur la table et se dire que puisque la vie parlementaire est va peut-être reprendre dans des formes plus traditionnelles de construction, allons-y.
Construisons, construisons. Hervé Marseille, un mot là-dessus. la taxation des plus riches.
Le groupe Union centriste euh a déposé des amendements sur le sujet. Mais c'était pas la taxe du Non, c'est pas la taxman. Mais ce qui nous gêne dans la taxe Zucman, c'est la partie qui concerne les entreprises, les les outils de production et donc ça c'est compliqué à accepter parce que ça demande des efforts là aussi de compréhension.
Donc oui, un prélèvement sur les plus fortunés mais pas sur les outils de production. Bien. Merci.
Merci beaucoup à tous les deux d'avoir participé à ce débrief de cette déclaration de politique générale. On va rejoindre mon collègue Alexandre Poussard qui se trouve toujours dans la tribune de presse de l'hémicycle fidèle au poste Alexandre pour revenir sur les temps forts et notamment lors des prises de parole des différents présidents de groupe tout à l'heure à la suite du premier ministre. Oui, Tam, on le rappelle, ici au Sénat, la majorité est composée euh des républicains et des centristes et l'accueil a été très frais de la part des sénateurs LR avec un président de groupe, Mathieu d'Arnaud, qui n'a pas qui n'a pas exprimé un soutien franc au gouvernement de Sébastien Lecornu et il a même critiqué son projet de budget 2026 présenté aujourd'hui au Parlement.
On l'écoute. Aurez-vous l'audace d'agir pour redresser enfin nos finances publiques afin de desserrer l'étau dans lequel est étranglé désormais la France ? Les premières pistes qui nous ont été présentées nous inquiètent.
Quand même 14 milliards, monsieur le ministre de l'économie de hausse d'impôt au Sénat, le groupe LR et la majorité sénatoriale ont toujours fait preuve de responsabilité. Alors dans le reste de la majorité au Sénat, les sénateurs centristes ont eux soutenu beaucoup plus franchement le gouvernement de Sébastien Lecornu, même si il s'interroge sur cette fameuse suspension de la réforme des retraites annoncées par le Premier ministre. Hervé Marseille estime que c'est une concession faite aux socialistes et pas un compromis.
Écoutez, si on veut trouver la stabilité, ça peut ça peut pas être un contrat quotidien. J'entendais mon le président Caner, mon collègue à l'instant qui vient de parler qui dit "Bon ben maintenant, on a mangé les retraites, on va vous servir du Zukman et puis quand vous aurez plus de Zucman, on va regarder dans le budget ce qui nous va et ce qui nous va pas." [Applaudissements] Alors forcément tous les regards se sont tournés vers les socialistes et Patrick Caner, le président du groupe socialiste au Sénat, a justifié à la décision de son parti de ne pas censurer Sébastien Lecnu.
Écoutez, alors j'entends déjà l'écrit d'orfis et autres procès en trahison. Et bien je le dis haut et fort de ce plateau. Oui, nous assumons de ne pas censurer ce gouvernement. pour arracher des victoires comme celle-ci pour des millions de français.
Oui, nous assumons de faire le choix de la stabilité parce que cette stabilitél doit être gage de justice. À l'inverse, les autres groupes de gauche, les écologistes et les communistes, ont eux défendu cette nécessité de censurer le gouvernement. Un gouvernement qu'ils estiment selon eux ne pas être légitime démocratiquement.
Merci. Merci beaucoup Alexandre pour ce résumé du débat et j'accueille à présent le président du groupe RDPI, le groupe des sénateurs Renaissance François Patria. Bonjour sénateur de la Côte d'Or, comment agissez-vous déjà à cette situation générale, un risque de censure qui s'éloigne, même s'il y aura demain la discussion des deux motions Ren et LFI à l'Assemblée nationale, mais le gouvernement qui cède aux demandes des socialistes, est-ce que vous voyez le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein ?
C'està dire que mes convictions n'ont pas changé. Je n'étais pas favorable à ce qu'on revienne sur la réforme des retraites que je considère comme indisp indispensable parce que si on revient sur les retraites, il faudra demander des efforts supplémentaires pour combler les pertes que vous nous vont faire le retrait de la réforme. Donc moi je pense que cette réforme est inaboutie qu'ineexorablement devra même dans le futur aller plus loin.
Je le dis comme ça au risque de me faire siffler mais je la voy d'un mauvais œil. Maintenant, vous avez entendu Sébastien Lecnu dire on peut suspendre pour améliorer pour changer ensuite. Il n'a pas perdu cet espoir.
Non, moi je pense que maintenant si on remet le chantier remet le chantier en marche, il faudra réexaminer les pistes d'avant. Il y a la loi qui a été votée à l'Assemblée nationale de la de la retraite par point. elle est moins efficace à court terme mais beaucoup plus à long terme où elle assure la pérénité du système.
La réforme structurelle initiale qui n'était pas paramétrique qui pas paramétrique et que je regrette qu'on est pas repris d'ailleurs. Donc je pense que ça c'est une vraie piste. Je me souviens que la CFDT la soutenait beaucoup.
C'est une idée de Laurent Berger. Laurent Berger la soutenait. Donc on peut revenir sur ce sur ce sur mais il faudra pour l'instant l'objectif des 64 ans n'est pas abandonné.
Première chose, ça c'est ce que monsieur 74 ans dans la loi et toujours dans la loi repousser mais repousser jusqu'au 1er janvier 2028 mais c'est toujours l'objectif c'est 64 ans. Sa mise en route est suspendue mais l'objectif c'est toujours 64 ans dans la loi. Donc ça c'est la première chose.
Vous ne désarmez pas François Patria sur ce sujet des retraites alors même que c'est peut-être le plus macronistre d'entre vous, Sébastien Lecornu, qui s'est retrouvé hier à annoncer à l'Assemblée nationale qu'il acceptait cette suspension, qu'il donnait le point au socialistes parce que il y avait il y avait le choix entre plusieurs mauvaises solutions. Soit ont resté figé sur la retraite aujourd'hui dans la configuration de l'assemblée et nous n'avions pas de budget et pas de budget ou une dissolution aujourd'hui vous avez compris ça coûte 15 milliards donc il y a 15 milliards 12 ou 15 milliards mais la réforme des retraites aujourd'hui l'abandon ça coûte moins cher ça coûte 500 millions cette année allez on dira on dira 2 milliards l'année prochaine ou 3 milliards bon mais c'est moins cher que 15 milliards dans l'immédiat donc on est dans une équation budgétaire absolu. Il faut à tout prix que la France est un budget, un budget d'abord pour payer tout le monde, un budget pour pouvoir accompagner toutes les entreprises, pour pouvoir maintenir le pouvoir d'achat des gens, pour donner les aides sociales et cetera.
Donc, il faut un budget. Sans budget euh je pense que il y a que des perdants. Donc il y avait le choix.
Sinon, si on revenait pas en arrière, pas de budget, une dissolution, du temps de perdu et beaucoup plus de plus milliard perdu. Donc je crois que le choix c'est le choix de la raison hein à défaut du choix du cœur c'est le choix de la raison. Donc c'est le moins pire je le comprends et je me dis plutôt que le désordre il y a aussi dans le même temps un besoin d'apaisement.
Il y a un besoin d'ordre. Si ça permet d'apaiser, de retrouver de l'ordre et une marche en avant, ben j'accepte de manger un peu mon chapeau. Vous mangez votre chapeau.
Est-ce qu'il y a aussi potentiellement une entoureloupe pour reprendre les propos d'Éric Cocrel, le président LFI de la commission des finances ? Et puis un petit peu ce que disait Cécile Cukierman tout à l'heure, si on passe par un amendement au budget de la sécurité sociale, et bien il y a très peu de chance que cela puisse être adopté au final en l'absence de 493 alors que le Sénat va s'y opposer Mordicus et que donc la CMP ne pourrait pas arriver à un texte conclusif. Ça n'est pas un piège, c'est le résultat de la boulimie aujourd'hui des socialistes, si je peux m'exprimer ainsi.
Je m'explique. Les socialistes disent "Nous avons obtenu la suspension de la réforme", ça nous suffit pas. Maintenant au lieu de dire on suspend les réformes mais on prend les mesures compensatoires de pas de la partie budgétaire dit non maintenant on va vouloir Luxman on va vouloir qui est pas les franchises médical qui est pas voilà qui refuse refuser le gel du de l'impô sur le alors on verra bien quelle est leur priorité s'ils veulent vraiment la suspension de la réforme ben ils vont le PLFSS et s'ils ne le veulent pas vraiment ça veut dire qu'ils avaient derrière des arrières pensées maiavelliques avec l'idée de tout obtenir de faire table race de faire le strike, je crois pas que c'est bien.
Et bien merci, merci beaucoup François Partria d'avoir répondu à mes questions. On va tout de suite et bien revoir un des temps fort tout à l'heure de cette déclaration de politique générale. Le premier ministre Sébastien Lecnu qui s'est exprimé.
Le gouvernement a une première mission d'urgence donner un budget sérieux et fiable à la France. Un budget utile pour les Français et donc un budget avant la fin de l'année. Pour réussir cette mission, nous aurons ensemble à redonner du sens à la politique et à la vie parlementaire par des paroles sans doute pour apaiser un débat qui s'est trop invenimé, par des actes surtout par une nouvelle pratique du pouvoir qui doit amener plus de progrès pour nos concitoyens et des résultats.
À mes côté, le président socialiste de la commission des finances, Claude Renal. Bonsoir. Bonsoir.
Claude Rennal. Est-ce que cette suspension de la réforme des retraites pour vous, c'est une victoire pour la gauche ? On a entendu certains qui disaient "Mais si ça passe par un amendement au budget de la sécurité sociale, on n'est pas du tout sûr que ça arrive jusqu'à son terme." Écoutez, on verra bien.
Je crois que ce qui est important, c'est la volonté en tout cas du premier ministre de remettre le sujet sur la table. C'est ce que nous souhaitions et nous souhaitons qu'il y ait effectivement à l'Assemblée nationale finalement une discussion qui n'a jamais eu lieu autour de cette question de de des retraites et de la façon dont les traité. Je vous rappelle que tout a été fait à l'époque par 493 et que donc l'Assemblée n'a jamais pu voter ni même le Sénat d'ailleurs voté cette réforme.
Donc je pense que il fallait le faire, il fallait avancer puis on verra bien. Ne spéculons pas vous ne spéculons pas. On en entend certains, notamment Cécile Cucarmen tout à l'heure qui a dit un amendement au budget de la sécurité sociale, il va être rejeté ici au Sénat.
On ne pourra pas avoir de commission mixte paritaire conclusive. On n pas 493, tout ça va se terminer par les ordonnances. Est-ce que vous croyez à un tel scénario qui serait extrêmement décevant pour ceux qui à gauche espèrent cette suspension de la réforme des retraites ?
Non, mais moi je pars pas dans ce principe là. Euh, d'abord effectivement, on a une époque qui est très particulière, c'est le moins qu'on puisse dire depuis 2 ans, imprévisible et qui change au ch imprévisible, qui bouge tout le temps. Donc nous verrons bien et nous verrons bien euh comment se comporte effectivement euh le Sénat.
Il y a de grandes chances effectivement que cet amendement soit euh recalé au Sénat. Bon très bien. Et puis il y aura une commission mixparitaire, nous verrons bien.
Je pense qu'il faut pas repartir sur les l'idée qu'il y aurait une commission mixte paritaire qui par essence voterait voterait contre. Donc je crois que tout a changé. Vous savez les membres de la commission mixe paritaire, le socle commun, on sait plus ce que c'est. dans le dans chacun des parties du socle commun, il y a des positions différentes.
Donc on verra bien qui siège dans la commission mixparitaire pour faire avancer le dossier logiciel. Voilà. Et puis et puis on le fait devant les Français.
Oui. Et ça un parlementaire qui soit sénateur ou député, il va décider, il va voter devant les Français. Vous allez refuser le doublement de la franchise médicale.
Vous allez refuser le gel du BRM de l'impôt sur le revenu, le gel des prestations sociales. Comment est-ce que vous le financez ? Comment est-ce que vous arrivez à réduire néanmoins le déficit l'année prochaine ?
Mais vous le savez, il y a il y a des Zman, est-ce la réponse à tout ? Mais non, jamais jamais il y a une réponse à tout. Mais ce qui est certain, c'est qu'il y a une recherche effectivement de finances supplémentaires sur des personnes qui ne sont Vous savez, on vous dit le taux euh le taux global euh des prélèvements obligatoires, d'accord, mais euh il y a des gens qui sont justement pas prélevés à la hauteur où il devraiit l'être.
Donc euh il y a des marges de de des possibilités. Bien sûr. Soyons positifs.
Soyons positifs. Merci beaucoup Claude Renal d'avoir répondu à mes questions. Tout de suite, je vous propose de voir l'interview d'Agè Canailler, sénatrice LR de Sain Maritime enregistré il y a quelques instants.
Et pour réagir à cette déclaration de politique générale au Sénage, j'ai le plaisir d'accueillir Agnès Canailler. Bonjour. Bonjour.
Sénatrice Les Républicains de scène maritime, quel est votre état d'esprit euh à l'issue de cette discussion où on a entendu un certain nombre de paroles assez franches à l'égard de ce gouvernement, ce gouvernement qui a acté donc hier la suspension de la réforme des retraites. Est-ce que c'est pour vous un casus béli ? Bah écoutez, c'est vrai que on voit bien que on est sur une un chemin de crête.
Les Français veulent de la stabilité, nous demandent de trouver des solutions, mais on voit bien qu'aujourd'hui cette recherche de solution coûte cher, hein et notamment cette renonciation, enfin cette suspension du régime des retraites va coûter très cher. C'est un signal. Oui, c'est un signal.
C'est un signal fort. C'est un signal qui aujourd'hui va engager la France dans des dépenses supplémentaires alors que nous sommes plutôt à la recherche de l'équilibre budgétaire. Ça va avoir un coût social.
ça va avoir un coût budgétaire et je pense que c'est un coût qui est très élevé. D'autant que euh on voit bien que aujourd'hui les socialistes continuent à faire danser le gouvernement et à ajouter dans la facture des éléments supplémentaires. On entend maintenant reparler de la taxe dumane.
Je pense qu'il y aura d'autres mesures et qu'on va pas avoir fini de négocier. C'est pour ça que aujourd'hui si on est en recherche de stabilité, cela doit être avant tout aussi dans la clarté. Oui, vous entendez la liste de de courses du Parti socialiste qui s'allonge de minute en minute effectivement qui va peut-être refuser l'augmentation de la franchise médicale, le gel des pensions, ce genre de choses, l'année blanche.
Est-ce que si l'on va vers là, vous pourriez aller jusqu'à jusqu'à censurer le gouvernement ? On entend par exemple François Xavier Benami qui a dit "Si j'étais député et bien moi je censurerais." Alors, peut-être qu'on en est pas là, mais est-ce qu'on peut aller vers vers cette tendance du côté des Écoutez alors évidemment je ne suis pas député mais sénateur mais c'est vrai qu'à un moment donné il faut des lignes enfin et surtout il faut fixer des limites.
On peut pas se permettre d'avoir des négociations aujourd'hui et le président Marseille l'a extrêmement bien dit sans qu'on ait de méthode clair parce que ça va continuer tous les jours et on va en avoir de plus en plus et on va continuer à négocier en permanence un coup à droite un coup à gauche sans savoir véritablement quelle est la ligne et jusqu'où va-t-on et ça c'est extrêmement dangereux et je pense que les Français à un moment donné vont ne plus le supporter véritablement. Oui. Est-ce que la difficulté aussi pour LR, c'est de ne pas du tout du coup se sentir écouté, ne pas avoir été euh beaucoup euh consulter sur la première phase déjà sous le Cornueux 1.
C'est ce qu'on a entendu également he du côté d'Hervé Marseille disant et bien on a été reçu toutes les semaines mais on a rien eu de concret. Oui. Alors de l'écoute, j'ai cru comprendre qu'il y en avait parce que nous avons suivi les différents épisodes des rendez-vous et redes rendez-vous et encore des rendez-vous.
Euh néanmoins, on ne savons pas très bien ce qui euh s'est dit lors de ces rendez-vous et quand on a eu des échanges avec les participants, ils étaient pas toujours à même de nous dire quelit être la solution. Donc de l'écoute, il y en a eu. Maintenant, est-ce que les choses ont été mis carte sur table ?
Je n'en ai pas l'impression. En tout cas, le président Marseille a l'air lui de considérer que la méthode n'a pas été claire et que aujourd'hui ce qu'il nous faut avant tout, c'est une méthode, un programme pour pouvoir évidemment engager les réformes et trouver le budget qui est la première des priorités. Une dernière question, on entend votre fermeté vis-à-vis de ce budget.
Est-ce qu'il y a aujourd'hui deux lignes chez LR, votre ligne et celle des députés côté Laurent Voquier qui serait différente, beaucoup plus accommodante à l'égard de ce gouvernement. Est-ce qu'on va voir deux lignes s'affronter ? Je ne suis pas sûr parce que moi je pense que il y a une certaine cohérence sur une ligne avec un certain nombre de de limite et à ne pas franchir.
Maintenant évidemment, il reste la question de la dissolution, mais nous au Sénat, nous n'avons pas ce pouvoir de dissoudre euh et de surtout de censurer plutôt le gouvernement. Je pense que ce qui importe aujourd'hui, c'est pas de créer de l'instabilité, mais c'est avant tout de trouver cette ligne et d'avoir des cartes clair pour pouvoir négocier et avancer ensemble et faire attention de ne pas l'ouvoyer en fonction de ceux qui feraient des propositions et voudraient alourdir la facture en permanence dans l'intérêt d'avoir des petites victoires politiques qui de toute façon ne feront que méner au chaos. Merci.
Merci beaucoup Agnès Canailler d'avoir répondu à mes questions. Voilà pour cette interview enregistrée un petit peu plus tôt cet après-midi. Tout de suite, je vous propose de revoir et bien une partie du discours du Premier ministre Sébastien Lecnu.
Sa déclaration de politique générale qui a été un petit peu différente au Sénat ici par rapport à celle de l'Assemblée nationale hier. Regardez, il y a des crises et il y a le rebond. De la division né le débat, du débat n'est le compromis.
Le temps du compromis est indispensable car la France a besoin de stabilité et il n'y a pas de compromis sans bicamérisme. Vous connaissez et représentez dans notre République les collectivités territoriales au sein desquelles il faut pouvoir s'entendre avec ses oppositions, parfois même au sein de sa majorité, d'autres fois avec les maires des communes d'à côté. Tous ne pensent pas comme vous, mais tous veulent servir.
De ce qui semble une contrainte n'est une intelligence locale et il faut que cette intelligence locale nous inspire nationalement. Le gouvernement en mêlant les expériences et les profils souhaite porter cette ambition. Il nous faut sortir de cette crise par le haut dans le respect des convictions de toutes et tous et de la parole de chacun y compris de nos oppositions.
Voilà, c'est la fin de cette émission spéciale consacrée à la déclaration de politique générale au Sénat du Premier ministre Sébastien Lecnu. Mais bien sûr, la soirée n'est pas terminée. Tout de suite, vous avez rendez-vous avec Thomas Hug qui revient bien sûr sur cette actualité politique extrêmement dense.
Bonsoir Thomas. Salut Thomas. Bonsoir Tam.
Merci évidemment. On va décortiquer la la stratégie de Sébastien le Cornu pour gagner du temps. Mais aussi dans notre émission 5 ans après l'assassinat de Samuel Patti.
Cette question. Nos professeurs sont-ils mieux protégés ? Voilà les deux thèmes de ce sens public.
C'est tout de suite. [Applaudissements] [Musique] Bonjour. Bonjour à toutes et à tous.
Bienvenue, c'est sens public. Vous connaissez la promesse de l'émission Donner du sens à l'actualité et vous proposez des clés de compréhension des mutations de notre société. Voici le sommaire de ce 15 octobre.
C'est au mois de novembre que le gouvernement soumettra au Parlement la suspension de la réforme des retraites. Sébastien Lecornu propose également de confier la gestion du système des retraites aux partenaires sociaux. Le Premier ministre a détaillé son discours de politique générale devant les sénateurs cet après-midi.
On l'analyse avec nos experts dans une minute et puis dans la seconde partie de ce sens public. On remonte 5 années en arrière. La France sous le choc après l'assassinat d'un professeur d'histoire géographie décapité par un terroriste islamiste.
Emmanuel Macron rendait hommage à Samuel Patti. Nous défendrons la liberté que vous enseignez si bien et nous porterons haut la laïcité. Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d'autres reculent.
Mais 5 ans plus tard, qui porte haut la laïcité ? Comment les professeurs sont-ils formés ? Comment sont-ils protégés ?
Comment les partis politiques, notamment les partis extrémistes, instrumentalisent ce thème ? On en débattra dans 3/4 d'heure et vous pouvez réagir, témoigner par exemple de votre expérience de professeur ou de parents d'élèves. Vous pouvez aussi poser vos questions sur l'actualité politique grâce à ce QR code que vous pouvez flasher.
Vous commencez à voir l'habitude. Le Premier ministre Sébastien Lecnu ouvre donc la bataille du budget qui va se jouer au Parlement Cécile Sixou. À son arrivée au Sénat, Sébastien Lecnu annonce : "Ça ne sera pas le même discours qu'hier.
Pas le même discours, mais comme hier le Premier ministre a fait cours devant les sénateurs, Sébastien Lecnu a surtout voulu préciser les mesures présentées aux députés et notamment la climante suspension de la réforme des retraites. Il compte désormais confier la gestion du système des retraites aux partenaires sociaux. J'ai confiance dans la démocratie sociale.
Le ministre du travail et des solidarités proposera de confier la gestion de notre système de retraite aux partenaires sociaux. C'est une conviction profonde que je partage avec le ministre. Faire confiance, apporter ses fruits dans de nombreux domaines.
La gauche sénatoriale salue comme à l'assemblée cette suspension mais conditionne la non censure des députés au futur budget présenté par le gouvernement. Notre décision de ne pas censurer ne vaut ni approbation ni chèque en blanc à votre gouvernement. Les textes budgétaires présentés hier en conseil des ministres ne sont pas les nôtres.
Jamais nous nous n'accepterons le doublement des franchises médicales, le gel du barê de l'impôt sur les revenus ou encore l'année blanche qui correspond de fait à un gel des prestations. Côté LR aussi, on attend de voir comment le gouvernement compte compenser les pertes dû à la suspension de la réforme. À force d'empiler les dépenses, on a le sentiment que nous serons pas au rendez-vous justement des économies annoncées et c'est essentiel.
Encore une fois, c'est pas des économies c'est pas des économies pour des économies. C'est des économies qui permettront demain euh à notre pays de pouvoir investir pour le quotidien euh des Français, de travailler justement euh pour être au rendez-vous des attentes des Françaises et des Français. L'autre attendu de ce discours au Sénat était le budget des collectivités.
Elles devront faire un effort, a dit le ministre sans vraiment préciser les contours. Mais les sénateurs de droite comme de gauche sont d'accord. Il ne faudra pas trop en demander.
C'est pas en mettant une douloureuse violente comme le gouvernement a posé aujourd'hui les fondations. C'est c'est pas un bon signal qui est envoyé. Je crois que les collectivités de manière générale comprennent bien sûr la situation, sont prêtes à participer mais il faut que les choses soient raisonnables.
Comme hier le Premier ministre n'est pas entré dans le détail des mesures. Elles se discuteront certainement dans les hémicycles lors des débats sur le budget. Sébastien le cornou l'art de gagner du temps.
Voilà le titre de notre débat. Je vous présente tout de suite nos invités. Pascal Perinot.
Bonsoir. Bienvenue professeur émérite des universités à sciences et vous publiez le goût de la politique à un observateur passionné de la 5e République aux éditions Audil Jacob. J'accueille Lucile Schmid bonsoir.
Bienvenue présidente du cercle de réflexion la fabrique écologique. Mathilde Sirot, bonsoir et bienvenue heureux de vous retrouver sur ce plateau. Vous êtes rédactrice en chef du service politique du magazine Le Point.
Et votre dernier article porte évidemment sur ce gouvernement le corps nu 2 avec cette question pour combien de temps on a failli titrer pour combien de temps si je suis très honnête avec vous ? Ben oui, c'est la question et Jonathan Boucher Pettersen. Bonsoir Jonathan, bienvenue à vous, éditoriste politique à à Libération et et pour sens publique.
Deux déclarations de politique générale, celle de l'Assemblée, celle du Sénat qui effectivement était pas était pas la même. Pascal Perinot, quelle leçon vous en tz ? Une leçon générale déjà pour commencer.
Bah, c'est un signe d'attention euh par rapport euh à la chambre haute, hein. Euh euh voilà, dans quand on a une position aussi faible euh que celle de de l'actuel euh Premier ministre, en effet, il faut il faut faire de la calinot thérapie euh tous, hein. D'autre part, moi ce qui me frappe, c'est queon depuis des mois la tripartition et cetera, l'éclatement mais là c'est l'éclatement façon puzzle parce que tous les partis même semblent être saisis par en effet le démon de la division.
Euh le Parti socialiste tente de rassembler ses troupes en disant surtout ne votez pas la motion de censure déposée par les fillim et on sait très bien et on s'interroge et on aura combien qui refuseront àr bien que l'habitude soit donnée depuis plus longtemps à LR c'est un peu la cacophonie et puis on a l'impression également que chez les écologistes hein ça ils ne vont pas tous dans le même sens. Donc si on accumule tout cela euh on s'aperçoit que normalement il ne devrait pas y avoir de motion de censure euh demain faisant tomber le gouvernement. Mais le rapport de force devient extrêmement serré parce que la politique française devient de plus en plus gazeuse et les gaz parfois peuvent être emportés par des vents mauvais.
Ouais, on se pose en s'opposant et à ce momentlà ah bah oui, on s'aperçoit que la motion de censure est votée et surtout ce qu' ça nous dit que ce qui va peut-être tenir cette semaine explosera pour reprendre le l'image du gaz dans dans quelques jours, quelques semaines au gré de du de l'examen du budget. Lucile Spit, on titre sur le l'art de gagner du temps. Est-ce que c'est ce que vous retenez vous des premiers pas de ce gouvernement, le Cornu 2 et surtout des discours du premier ministre ?
Oui, certainement. Mais ce que je retiens aussi, c'est que ces premiers pas sont liés à l'adoption d'un budget et que du coup la question du déficit budgétaire et de la réalité de la situation économique se retrouve en interaction avec la question des équilibres politiques et donc d'un accord qui a quand même été fait avec le Parti socialiste pour qu'il ne censure pas. Et donc on voit bien comme c'est difficile aujourd'hui d'articuler me semble-t-il les réalités économiques et budgétaires et la réalité politique qui comme vient de le dire Pascal Perin et la réalité d'un puzzle d'un éparpillement et aussi du fait que chacun menace en fait de se donner un prix en bloquant ou en ou en censurant.
Oui. Donc je trouve que dans le sujet que vous venez de faire, c'est assez inquiétant parce qu'on pouvait se dire hier, bon, il y a la possibilité euh d'un accord et qu'en fait ce gouvernement, le corps nu, dure mais durer sans adopter de budget, je vois pas trop l'intérêt donc et qu'il dure en adoptant un budget. Et on voit bien qu'aujourd'hui dans les différents commentaires ou dans ce discours de politique générale qui au fond n'a aucune importance, soyons soyons clair, il a de l'importance peut-être en terme diplomatique et c'est une procédure et c'est une figure de style mais le sujet c'est ce qui va se passer sur le budget et du coup c'est difficile pour Sébastien Lecornu d'imaginer avoir du temps mais surtout du temps utile.
Moi je trouve que depuis qu'il a été nommé, il a gagné du temps avec beaucoup d'habiletés mais là le sujet c'est qu'il peut plus seulement gagner du temps sans rien faire. Hm. Donc il faut qu'il adopte il fasse adopter un budget et et puis une déclaration de politique générale, normalement c'est c'est un projet politique qu'on qu'on pororte et c'est c'était évidemment pas un projet politique euh que Sébastien Lecornu nous a présenté que ce soit hier à l'Assemblée ou aujourd'hui au au Sénat avec quand même Mathilde Sirot.
Bon, il y a ce prix payé au au Parti socialiste pour obtenir pour combien de temps la la non censure qui est quand même le bilan ou une partie très importante du bilan d'Emmanuel Macron de la part de peut-être son ministre le plus proche. C'est c'est ce paradoxe dont on peut parler aussi. Oui, Sébastien Lecnu est arrivé sur le péron de Matignon le 9 septembre en annonçant des ruptures.
Et là, je pense qu'avec son exercice de déclaration de politique générale, qui est un exercice qui a beaucoup évolué du fait de la situation politique et de la situation d'absence de majorité, je pense que là, il a donné corps à cette promesse de rupture à la fois sur la forme parce qu'on voit qu'effectivement Sébastien Lecnu est probablement le premier ministre d'Emmanuel Macron dont il est le plus proche depuis 2017. Et pourtant, on voit que euh dans un style voilà très sobre euh économe de ses mots, pas d'esbrouff, pas d'effet de manche, on voit qu'il essaie d'être en rupture euh par rapport à ce qui avait été les travers du macronisme, à savoir une forme peut-être parfois de d'arrogance ou de sentiment de supériorité. Et là où on a une une crise politique très forte, des comportements parfois très éruptifs, il a réussi aussi avoir une attitude assez calme.
Mais là, il a pas besoin de forcer sa nature, il est Oui, c'est une question de tempérament également. par de tactique parce que quand il se présente comme euh quelqu'un qui est au-dessus aussi des calculs politiques et cetera, c'est quelqu'un qui est très très politique, Sébastien Lecnu, mais il arrive et aussi il a assez peu de notoriété à montrer un visage différent, plus consensuel et puis bien sûr sur le sur le fond ses ruptures très fortes euh sur trois points et qui sont autant de gains, me semble-t-il, pour le Parti socialiste. d'abord sur la question de la fiscalité et notamment le ciblage des plus riches, l'abandon du 493 qui est quand même un changement majeur et puis bien sûr la suspension de la réforme des retraites.
On va y revenir en en détail. Lucile Schmidth, il y a cette idée de carte blanche. Alors là, on est vraiment dans la communicationne, mais à quel point il y a eu oui ou non une carte blanche donnée à à Sébastien Lecornu par Emmanuel Macron.
Je ne suis pas dans la tête d'Emmanuel Macron ni dans celle de Sébastien Lecornu, mais ce qui me semble moi, c'est que évidemment il fonctionne en couple et donc j'ai absolument pas enfin moi, je ne crois pas du tout à l'idée d'un Sébastien Lecnu émancipé d'Emmanuel Macron. Je pense que ce qu'il a fait était quelque chose qu'ils ont dû concocter ensemble. Ce qui veut dire que du côté d'Emmanuel Macron, me semble-t-il, il y a quand même l'idée au fond de laisser les parlementaires en responsabilité face à la à la nécessité de compromettre ou de enfin, je veux dire de compromettre, de faire des compromis, pas de se compromettre.
Mais il y a il y a il y a il y a en tout cas l'idée au fond de mettre en première ligne ce qui d'habitude avaient pris enfin avait quand même justement pour habitude le fait de se dire bah Emmanuel Macron est en première ligne et on critique Emmanuel Macron et ça nous permet au fond de montrer que il a tort. Donc là, il y a une balle de la responsabilité qui a été renvoyée, mais personnellement, je ne crois pas un instant que Sébastien Lecnu soit un homme émancipé d'Emmanuel Macron. Alors, demain évidemment le vote des députés sur les motions de censure puisquil y en a une déposée par Léfi et une par le rassemblement national.
A priori pas de suspense mais ça devrait se jouer à une vingtaine de de de voix. Donc on va quand même rester prudent et on on s'est demandé en tout cas ce sont nos confrères du Figaro qui ont demandé à l'Institut de sondage au doxa et à Bagbond Consulting de sonder les Français sur cette question. Serez-vous favorable ou opposé à ce que les députés votent une motion de censure ? et bien il y a une petite majorité pour la motion de censure.
Et puis alors là où ça devient intéressant je trouve Pascal Perino, c'est si on regarde par famille politique et notamment si on regarde du côté des socialistes et du côté des LR, on voit qu'il y a une majorité presque le même chiffre 57 % d'un côté 59 % de l'autre des des socialistes ou des sympathisants socialistes ou des sympathisants républicaires républicains qui disent non il faut pas voter la censure. Comment vous l'analysez ça ? Mais je crois que si si vous voulez c'est des séquels d'une culture de gouvernement dans ces deux grands partis euh qu'ont été euh les Républicains et le Parti socialiste qui tout de même en dépit de leurs évolutions euh reste marqué par une culture de gouvernement et parfois quand ça quitte euh la tête des députés, ça reste présent dans la tête des électeurs.
Beaucoup d'électeurs socialistes et d'électeurs républicains ne sont pas des vates en guerre. Et puis il y a un phénomène de lassitude, hein. L'opinion publique montre depuis de nombreuses enquêtes une extraordinaire lassitude par rapport en effet à cette instabilité qui est devenue chronique et peut-être aussi vous savez l'électorat socialiste, l'électorat LR ce sont des électorats à assez haut niveau de diplôme hein et ce sont des gens qui sont ouverts un peu sur ce qui se passe en Europe, la manière dont la presse étrangère réagit et je vous assure là moi j'étais en Grande-Bretagne pendant 4 5 jours. la presse étrangère mais nous lessive.
Voyez l'image de la France dans la presse étrangère mais est véritablement pas à l'orange, c'est véritablement au rouge. Alors c'est vrai que les les anglais sont porteurs d'une vieille la plus vieille culture parlementaire. Donc en effet, il voit une France qui est en train de de découvrir très maladroitement comment faire vivre une démocratie parlementaire dans une démocratie semi-présidentielle.
Mais enfin, je crois qu'il y a une partie d'un d'un électorat plutôt âgé, cadre euh qui se dit la plaisanterie a assez durée, il faut tout de même donner un autre visage. Alors il après il y a une vraie carte parlementaire à jouer. On verra comment ces débats autour du budget vont de de sur quoi ça va déboucher.
Jonathan, vous vouliez prendre la parole ? Non, parce que je me je me dis qu'on on a tendance à analyser cette situation, ces discours, ces postures à l'instant té et que c'est quand même le fruit de tout ce qui s'est passé avant de la tentative Barnier, de la tentative Bairou. Donc on peut pas complètement exclure que certaines personnes dans différents camps et aussi tiré des enseignements.
Donc je comprends que le côté chanlementaire fait le bonheur de ceux qui veulent qui veulent se se payer la France à l'étranger. Je suis pas sûr qu'une dissolution qui aurait fait suite à une nouvelle motion de censure aurait rehaussé l'image de la France et je suis pas sûr qu'une victoire ou en tout cas un RN encore plus dominant ferait qu'en Allemagne on nous regarderait avec plus de sérénité. Donc il y a peut-être que des mauvaises solutions dans l'état actuel et je trouve pas que ce soit complètement absurde de prendre quand même Sébastien le cornu au mot.
Moi je pense que c'est justement parce qu'il est le plus proche d'Emmanuel Macron qu'il était le seul à pouvoir obtenir quelque chose d'une certaine manière à pouvoir obtenir un changement de méthode parce que et ce renoncement à ce renoncement 493 dont on verra et à la réforme des retraites parce que je pense que ça pouvait pas Michel Barnier de toute façon c'était pas l'homme de la situation. François Baïou, ça a été quand même une une grosse déception pour ceux qui pensaient que le le côté madré et plein d'expérience adepte de la proportionnelle était le le bon premier ministre pour basculer dans le parlementarisme. Jou à peu de choses, enfin peu de choses.
Ça dépend ça dépend de la volonté de du MEDF de oui ou non signer un accord dans le cadre du concl. On peut on va pas refaire l'histoire mais si signe le conclave peut-être on peut-être pas là bien sûr mais ça se joue aussi là-dessus. C'estàd que le quand on dit le prix de la stabilité, au bout d'un moment, il faut que ceux qui la proclament comme étant une absolue nécessité, non pas on payent le prix mais on tire les conséquences pour se dire que le blocage et la continuité, c'est l'obstacle à toute forme de stabilité.
Ou avec quand même Mathilde Sirot, si on revient à la réunion à l'Élysée, Maë Macron qui convoque les les les chefs de parti, le leur plus petit dénominateur commun, c'est le refus de la dissolution. Enfin, on il y a pas beaucoup de projets politiques euh aujourd'hui. Alors si on peut dire qu'au Parti socialiste, il y a une forme de cohérence depuis un certain nombre de semaines, mais est-ce que vous vous ressentez ça aussi la dans les débats qu'on qu'on suit en ce moment ?
Ben c'est c'est vrai que ne serait-ce que la formule de dire qu'il existe une majorité absolue contre la dissolution, donc une majorité absolue de forces politiques qui serait opposé à des élections, ça paraît quand même euh un non sens euh politique. Enfin voilà, c'est c'est c'était le ce qu'avait dit le président pour justifier qu'il fallait voilà réunir tout tous ces acteurs et essayer d'avancer de trouver un chemin. Et c'est sûr que aujourd'hui ce qui empêche peut-être de pouvoir formaliser véritablement une culture du compromis, c'est qu'aujourd'hui si on prend la droite les Républicains, la gauche avec le Parti socialiste et on va le voir si les débats budgétaires commencent tel que c'est prévu après donc ces motions de censure qui seront examinées demain.
On voit bien qu'il y a tellement d'idéologie malgré tout dans ces appareils politiques, tellement de marqueurs très forts que ils ne peuvent pas être d'accord. Ils sont pas d'accord sur les impôts, ils ne sont pas d'accord sur les baisses de dépenses, ils n'ont pas les mêmes projets de société. Donc on peut pas partir de de cette histoire politique là qui est l'histoire de ces de ces parties dit de gouvernement et de se dire finalement voilà, on va pouvoir on va pouvoir se mettre d'accord.
Ça peut être vrai au niveau local et on le sait, il y a des des maires de nombreux mes maires qui fonctionnent euh avec des majorités très larges et cetera, mais au niveau national et pour des choix aussi fondamentaux que ceux du budget de la nation, euh il y a des sûr que l'enjeu ce soit de réconcilier ou de rendre compatible le PS et LR. Ça c'est effectivement dans le monde d'avant c'était les deux blocs mais là l'enjeu c'est plutôt comment les macronistes qui quand même ont envoyé l'un des leurs au pouvoir et restent dominant dans le gouvernement sont capables de trouver des compromis avec le PS donc de retrouver un esprit de centre gauche pour certains d'entre eux parfois il y aura des majorités qui seront au-delà des macronistes et de LR qui seront peut-être sur certains sujets fiscaux certains sujets de pouvoir d'achat entre l'ERN et une partie de la gauche. Donc voilà, je pense que le d'une certaine manière le risque le plus important il est pour LR qui après être arrivé sur le devant de la scène avec d'abord un premier ministre puis des ministres très importants aujourd'hui sera le grand perdant et quasiment quantité négligeable en tout cas à l'Assemblée au Sénat c'est aussi ce qui les rend particulièrement revable.
Alors après, on peut quand même se dire que là face à l'urgence de trouver un budget, il faut peut-être quand même que ELR et socialistes mettent un tout petit peu de d'eau dans leur vin parce que si tout le monde est dans la surenchère c'est d'ailleurs ça du côté des des socialistes. Oui, peut-être mais mais c'est le gouvernement le cornu tomber assez dit Luc Schmid. Oui, moi je suis frappé Thomas, vous nous posiez la question du projet, c'est-à-dire que moi je dis toujours qu'un budget, ça reflète un projet.
Et en fait, ce qui est intéressant là-dedans, c'est qu'on voit bien que dans les antagonismes qui apparaissent déjà euh on voit que du côté de d'un certain nombre de LR, mais qui sont pas tous les LR, il y a l'idée de montrer qu'on est responsable parce que on va faire en sorte que le déséquilibre budgétaire soit le plus réduit possible. Et puis du côté des socialistes, la responsabilité c'est de continuer à dire queon veut faire payer les riches et que ce qui compte c'est de pas trop faire payer les classe moyenne classe moyenne ou classe moyenne supérieure. Donc il y a un enjeu autour de cette construction d'un budget et c'est là que c'est compliqué parce que la culture du compromis et de trouver un projet qui puisse être commun, ça sera un budget commun.
Et si chacun retient que les socialistes ont refusé toute augmentation des impôts alors que la suspension de la réforme des retraites a un coût et que du côté des LR, ils se sont déchirés sur le fait d'être raisonnable alors qu'avant ils en ont jamais parlé lorsqu'ils étaient au gouvernement et que ce qu'ils ont fait c'est qu'ils ont couru après le Rassemblement national sur les questions toute la difficulté et quand vous dites il y a pas de projet on sera obligé d'avoir un projet au commun autour du budget. Oui. Alors justement le budget, on va y consacrer vraiment un chapitre important et et vous êtes certainement nombreuse nombreux à vous poser des questions de ce qu'il contient et quelles conséquences ça pourrait avoir sur votre vie quotidienne.
On va essayer de répondre à ces questions au conditionnel évidemment parce que la copie actuelle ce sera sans doute pas celle qui sera votée dans quelques semaines. Mais d'abord, je quand même, on va pas y passer trop de temps, mais il y a une question autour de la suspension de la réforme des retraites de du du créneau, du calendrier de l'outil, on va dire législatif utilisé, le premier ministre, il a annoncé que ça passerait par un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale début novembre. Écoutons, si on veut aller le plus vite possible avec des délais qui sont tenus et un débat de qualité et loyal, je pense qu'il faut que le gouvernement dépose un amendement au projet de loi de finance pour la sécurité sociale dès le mois de novembre.
Bah, dès le début du la discussion du PLFS, comme chaque année depuis des décennies. Alors, sauf que alors on a essayé toute l'après-midi parce qu'elle périno de savoir si oui ou non il faudrait peut-être un texte adoc, un amendement ne suffirait pas parce que à ce moment-là ça pourrait finir en commission mixe paritaire et cetera et cetera. Il y a il y a un certain nombre de de partis politiques de gauche qui mettent là un coin pour mettre le Parti socialiste en difficulté en disant ça ne marchera pas ce que ce que vous êtes en train de proposer.
Qu'est-ce qu'on peut en dire ? Oh, je crois que ça va marcher. Ça va marcher.
Tout de même Sébastien Lecorn n'est pas un homme seul. derrière le secrétariat général du gouvernement il y a des juristes qui sont plutôt de de bonne qualité. Donc je crois qu'il faut faire il faut faire confiance.
Il n'y a pas on ne peut pas accuser le premier ministre et son équipe directe d'être des amateurs. Voyez donc je crois que ça non mais par exemple les communistes du Sénat cet après-midi disaient le Premier ministre et les socialistes nous mentent sur cette questionl. Ça ne sera pas aussi simple de suspendre la réforme des retraites par amendement.
Écoutez, moi je ne suis pas constitutionnaliste spécialiste de ces problèmes financiers. Donc je suis Vous inquiétez pas, on n' pas réussi à avoir une réponse clair l'après-midi. On appro à gauche.
Ça me rassure d'une certaine manière aussi mais ça inquiète le citoyen le citoyen que je suis. En revanche, dans le fonctionnement de cette majorité, même si elle est éphémère, on verra combien de temps ça dure. Il y a quelque chose dans les deux discours qui ont été prononcés puisque vous avez dit qu'ils étaient différents, c'est que c'est une majorité qui pour fonctionner a besoin d'être stéréophonique.
Je m'explique. En effet, le Premier ministre est issu du centre de la coalition hein. Voilà.
Mais il y a une droite et il y a une gauche maintenant. Il y a une gauche socialiste et il y a une droite républicaine. Et de temps en temps, on a l'impression qu'il y a toujours beaucoup de difficultés à faire fonctionner, si vous me permettez, les deux enceintes ensemble, l'enceinte droite et l'enceinte gauche.
On a d'abord entendu l'enceinte droite quand vous reprenez là, puis après on a entendu, on entend beaucoup tout même l'enceinte gauche et comme le disait d'ailleurs je crois tout à l'heure le président des centristes Hervé Marseille et alors qu'est-ce qu'on dit à la droite et au centre droit ? On a beaucoup servi les demandes et ça a été l'habileté d'ailleurs des socialistes de mettre le paquet, j'allais dire sur la mais c'est ce que disait Jonathan tout à l'heure, on a beaucoup servi le la droite LR auparavant depuis un an. Ça fait 8 ans qu'on sert la droite et 8h qu'on sert à la gauche.
Faut les servir en même temps. Faut les servir en même temps parce que comme vous l'avez fait remarquer, s'ils ne sont pas servis, s'ils considèrent en effet que après avoir été servis temporairement d'ailleurs, ils sont mis sur le côté et bien le gouvernement tombera. Le gouvernement tombera.
On a besoin des deux. Et il y a un un léger problème dans ces deux flancs qui font de temps en temps de la surenchère aussi bien du côté des l'air que du côté du parti socialisme. Le fait que le parti socialiste remette un coup sur la taxe Zucman, c'est peut-être pas d'une intelligence politique majeure.
Ils vont pousser le avantage. Ce n'est peut-être pas d'une intelligence politique majeure si on veut faire durer cette coalition un peu fragile. Vous voulez tous répondre à Pascal Berinot mais ça tourne bien parce qu'on va ouvrir le chapitre budget qui permet de répondre à cette question puisque les surenchè pour reprendre votre expression attendue des des uns et des autres, ce sera à l'occasion de ce de cette bataille budgétaire et on va voir avec Quentin Calmer tout de suite ce que ce que nous prévoit donc cette première copie on le rappelle.
Bonsoir Quentin. Bienvenue à à vous avec on va on a choisi de détailler les mesures qui concernent euh notre pouvoir d'achat ou en tout cas une majorité de Français. On commence par les retraiter.
Voilà, commençons par une mesure très concrète pour l'année prochaine. Il y aura pas de revalorisation 2026 du niveau des pensions sur l'inflation. Pas de baisse des pensions insiste Bersim et un gel au niveau de 2025.
L'abattement sur les pensions de retraite est aussi dans le viseur de l'exécutif. Les retrités qui bénéficiaient d'un abattement de 10 %, souvent comparé à un abattement pour frais professionnels et instauré en 1978 par le gouvernement bar, il est supprimé dans la copie du gouvernement présenté hier, remplacé par un forfait de 2000 € par personne plus favorable au petits retraités. Écoutez les précisions de la ministre du budget ce matin.
Elle présentait la mesure au sénateur en commission au Sénat. En fait, c'est une réforme assez sociale parce que vous avez un/art des ménages retraités qui vont être gagnants à la réforme. Et les gagnants sont qui ?
Sont les ménages retraités modeste. Inversement, 84 % du rendement de cette réforme se fait sur les 20 % des retraités les plus aisés. D'autres mesures que l'on détaille ensemble, Quentin qui concerne cette fois-ci la santé.
Voilà. L'exécutif qui parle de responsabiliser les assurés pour réduire aussi le trou de la SQ. L'idée d'augmenter le reste à charge des Français.
La franchise sur les boîtes de médicaments et actes paramédicaux est doublé à 2 € contre 1 aujourd'hui. Même chose pour la franchise sur les transports sanitaires qui passent à 8 € contre 4. La participation forfaitaire sur les actes médicaux serait relevé à 4 € contre 1 € aujourd'hui.
À noter des exemptions pour 18 millions d'assurés, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, les femmes enceintes ou encore les enfants de moins de 18 ans. Toutes ces mesures qui pourraient rapporter 2,3 milliards d'euros au caisse de la sécurité sociale dit le gouvernement. Et puis le gouvernement supprime quelques niches fiscales.
Oui. Alors il en supprime 23 mais certaines sont vraiment anecdotiques et ça parent à du toilettage comme celle qui concerne les les prix Nobel. Je l'ignorais, il y a une niche fiscale pour les prix Nobel mais beaucoup plus concernant.
Domage, on vient d'avoir deux français prix Nobel, c'est pas de chance pour moi ça fait deux niches fiscal en moins. Et à la fin du crédit d'impôts sur les frais de scolarité. Alors ça c'est très concernant. mais au collège 153 et 183 à l'université qui disparaissent donc dans ce toilettage des niches et puis alors il y a aussi des des économies pour catégorie par catégorie en quelque sorte parlons des salariés par exemple s'ils nous écoutent les avantages comme les tickets restaurants, les chèqus vacances ou encore les activités financées par les comités d'entreprise elles vont être taxées par une contribution patronale de 8 % et cela risque de donc de décourager les petites et moyennes entreprises qui vont peut-être réfléchir à diminuer ou supprimer ses avantages auprès de leurs salariés.
On peut aussi mentionner une autre catégorie socioprofessionnelle avec le gel des salaires pour les fonctionnaires et autres catégories qui perdent des avantages, les apprentis, fin des exonérations de cotisation sociale pour leur employeur, fin aussi de leur aide de 500 € pour le permis de conduire également. Oui. Et puis alors on va terminer avec la taxe sur les les petits colis, les petits paquets dont évidemment les livraisons ont explosé ces dernières années.
Exactement. AV aux amateurs d'Ultra Fast fashion hein comme Chine ou ceux qui aiment aussi acheter des gadgets sur Temo AliExpress il y en a beaucoup en France regarder je suis pas concerné je sais que vous aimez bien ce sujet ça vous ça vous importe beaucoup le gouvernement qui va mettre en place une taxe de 2 € sur les colis d'une valeur de moins de 150 € et en provenance de pays non européens une manière de lutter contre la concurrence des loyales venues d'Asie principalement et une autre aussi une mesure aussi écologiste he puisqu'on parle de 800 millions d'objets en 2024 merci beaucoup Quentin. Alors ce budget c'est autant de choses trap pour pour le premier ministre.
Lucile Schmid, je vous donne la parole pour pour commencer pour continuer sur voilà les les surenchères des uns et des autres qui menace finalement la durée de vie de ou le bail pour être plus précis de Sébastien Lecnu à Mat. Oui, merci beaucoup. Moi ce qui me frappe c'est que Sébastien Lecornu a répété à plusieurs reprises qu'il voulait maintenir cette question de trajectoire de réduction du déficit budgétaire.
Et par ailleurs, c'est vrai que la suspension des réformes de la réforme des retraites entraîne un certain nombre de coûts 800 millions, 1 million 1 milliard et demi et cetera. Donc on est dans une situation où moi je dis toujours la phrase favorite de Sébastien Lecnu avant le budget, c'était de dire certains impôts augmenteront, d'autres baisseront. Donc on est dans cette situation où on est en permanence dans un dans un espèce de jeu d'équilibre où il est difficile de s'y retrouver quand on n'est pas un spécialiste budgétaire.
D'autant plus que la France est un pays un grand pays spécialiste des impôts. H Donc la question euh qui me semble intéressante là, c'est le ce qui est fait sur les retraités. C'estàd qu'on voit bien que c'était un sujet qui empoisonnait en fait le débat public depuis maintenant euh euh François Berou l'avait soulevé notamment.
Euh les retraités étaient comme une espèce de vache sacrée sur le plan électoral et là il n'hésitent pas à y aller. Moi, je trouve que c'est très bien et je pense que j'espère que là-dessus on on aura du consensus. Euh je n'en sais rien mais en tout cas je pense que là euh le choix qui est fait est un choix assez courageux euh sur lequel en tout cas c'est une manière de dire au fond il y a aussi de la jeunesse.
Il y a il y a quelque chose sur le fait de ne pas toujours exonérer euh les retraités de ça va être intéressant de voir si les parlementaires ont le courage de taxer un peu plus les retraités qui sont ceux qui votent le plus. On ver donc on verra ça et ça je trouve que c'est une question intéressante sur la question des niches fiscales. Vous l'avez dit c'est du toilettage et les principales niches fiscales demeurent.
Donc ça c'est voilà c'est un sujet sur lequel en en prononçant cette phrase, je me suis dit mais ça fait combien de fois depuis que je suis journaliste que je prononce la phrase d'un gouvernement qui qui toilette ou supprime des niches fiscales. Je pense qu'on réussit à en créer autant que qu'on en suprime. Quand on est écologiste par exemple, on regarde de très près cette question des niches fiscales brunes comme on dit sur les et qui en fait résistent budget après budget parce que il y a des intérêts, il y a des intérêts notamment de certains secteurs qui peuvent être en difficulté comme certains agriculteurs mais en tout cas on ne touche jamais réellement niche fiscale.
Ça c'est une deuxième chose que sur laquelle je voulais je voulais assister. Après, il y a un enjeu qui a été noté par dans le débat tout à l'heure des socialistes qui était qui refusait au fond l'année blanche, qui refusait euh le gel euh du barem et donc que il ne souhaitait pas au fond que l'impôt sur le revenu augmente. Ça c'est un point important parce que le haut conseil aux finances publiques dirigé par Pierre Moscovici a dit de manière très claire qu'aujourd'hui la trajectoire prévue par Sébastien Lecnu était extrêmement fragile et que s'il veut maintenir cette trajectoire, ça suppose qu'il y a un accord du côté des socialistes sur ce gel du bar de la peau sur le revenu et pour l'instant que je sache, il y a des accords là-dessus.
Donc ça c'est un sujet essentiel et on va voir au fond si les partis qui sont prêts à ne pas censurer estiment aussi qu'ils ont une responsabilité dans la réduction de la trajectoire du déficit budgétaire, ce qui ne semble pas être totalement le cas aujourd'hui. Jonathan, vous disiez tout à l'heure, il est temps de faire des concessions à à la gauche, que Emmanuel Macron marche sur sa jambe gauche en quelque en tout cas enfin on se dit que c'est par les différentes options qui ont été tentées, que ce soit même quand enfin quand il avait la majorité absolue, on a quand même vu une dérive de sa politique par rapport aux conditions de son élection en 2017 clairement vers la droite, ce qui pas un mal en soi, c'est une option politique mais c'était quand même pas tant et que les premières tentatives à travers Michel Barnier ou François Bairou, c'était quand même plutôt l'idée de raller donc il y a eu un revirement, une forme de nouvelles tentatives, de nouveau paris, je pense qu'il faut être un petit peu cohérent et aller au bout de ça. Donc c'est ça veut pas dire moi moi j'aime pas trop le mot surencher en fait quand les gens affirment leurs convictions.
C'estàd que si effectivement c'estàd que si tout le monde a a vocation à être dans la politique Canada Drave parce que il faudrait de façon un peu magique que tout le monde dise la même chose pour être d'accord. Oui, mais si on prend la taxman, la taxman, c'est évident que ça va provoquer euh lever de bouclier chez les LR, chez Horizon. Et donc fait, si on sort les calculettes, faire tomber le gouvernement.
Je citais un chiffre à Mathilde avant qu'on arrive et je voulais je l'ai vérifié justement parce que j'avais peur de dire n'importe quoi. La taxe du 92 % des sympathisants renaissance après que la taxe duman a été mis dans le débat public s'est déclarait favorable. 89 % des sympathisants LR.
Donc, est-ce qu'il y a pas aussi un enjeu pour les représentants de ces parties-là d'être non pas dans des postures un tout petit peu pavloviennes, mais d'être aussi en phase avec un mouvement qui dépasse largement les attaches partisanes sur cette question de la justice fiscale. Après, voilà et je suis juste pour dire s'il y a bien un élément qui pose aussi sujet pour la gauche dans le budget tel qu'il est présenté par Sébastien Lecnu, c'est que justement sur cette contribution des plus hauts patrimoines qui représentent 1800 personnes, on est en dessous de ce que François Baou avait mis sur la table. Alors, puisqu'on parle de fiscalité, je vous donne la parole tout de suite, Mathde, écoutons le le Premier ministre qui ne veut pas augmenter la masse globale des prélèvements obligatoires.
Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, le gouvernement considère qu'il ne faut pas augmenter la masse globale des prélèvements obligatoires par principe, je considère que cet effort fiscal doit être le plus limité possible. Poursuivre l'effort de redressement de compte public, l'effort sera contenu et moins important que l'année dernière. pour nous situer.
Cela porte la pression fiscale à près de 36 milliards d'euros de moins qu'en 2017. Mesdames et messieurs les sénateurs, je sais que cette question fera ici débat et ce débat devra avoir lieu en ne perdant jamais de vue la croissance, l'emploi, l'attractivité économique. Et je suis ouvert également aux discussions sur la répartition de ces impôts.
Le budget 2025 ne prévoyait aucune diminution. Ce projet de budget prévoit une baisse de la CVAE au profit des petites et moyennes entreprises. Là encore, c'est une proposition, vous trancherez.
Alors sur cette question tient pas mal de réactions, notamment celle d'Hugo, de Bretagne, de Plac. Si le bar n'est pas revalorisé avec l'inflation, ça veut dire qu'on va finir par payer plus d'impôts, même si on ne gagne pas plus. Non, pour l'interrogation.
Est-ce que ça ne va pas surtout pénaliser les classes moyennes et les petits salariés ? On voit qu'on est au cœur des interrogations des Français, de nos téléspectatrices, de nos téléspectateurs. Merci de participer.
N'hésitez pas à flasher ce QR code. J'ai pas donné beaucoup de questions, je vais être transparent parce que ça marchait pas. Là ça ça marche et donc je vais pouvoir vous donner des questions.
Mathilde Sir, si si on reprend cet objectif là donné par le premier ministre de ne pas augmenter la masse globale des prélèvements obligatoires. Alors un jeu de de vaste communiquant et là encore sous pression de ceux qui aujourd'hui lui permettent de rester à Matignon donc du camp socialiste. Oui, c'est surtout qu' en fait euh on on Jonathan disait on va on peut arrêter avec le terme surencher et cetera, mais quand on voit que Olivier Fortin est de dire bah on a obtenu ça, ça et ça et maintenant on va aller plus loin.
Oui, c'est que voilà, ce sera jamais assez. On ne parle plus de l'ISF, ça va certainement revenir dans le débat pour essayer de de le remettre en place. Et c'est surtout que l'objectif initial et ce qui avait essayé de euh d'encoder quelque part François Bairou, c'était cette écrasante dette la nécessité surtout de diminuer les dépenses.
On nen parle plus, on parle sans cesse de d'augmenter les recettes fiscales et donc d'en passer par toujours plus d'impôts. De ça fait 8 ans que les recettes fiscales baissent. dans les dans les 1000 milliards de dettes, il y a 500 milliards qui sont dû à la baisse des dépenses fiscales.
Donc bement regarder les sujets politique fiscale qui a pu aussi apporter le rellement a été un succès absolument mesuré par des créations d'emplois. Non mais ça c'est un débat qui est pour le coup tranché. C'estàd si si ça c'est le je dis pas que c'est ce que vous défendez mais ce son de cloche c'est le macronisme fondamentalement.
Oui mais on reste tout de même dans un pays qui a le record de la pression fiscale. Ouais faut tout de même réfléchir. On peut dire donc c'est assez légitime à mon avis euh et normal. euh que cette pression fiscale est baissé et s'est mis à l'acquis et s'est mis à l'acquis euh du président de la République.
Alors, je vais vous donner la parole sur le Parti socialiste parce qu'on est en train effectivement de poser on a commencé à poser pas mal de jalons sur la stratégie du Parti socialiste. Je vous propose d'écouter justement pour commencer Olivier Fort qui était au 20h de TF1 hier soir sur sa capacité, vous l'évoquiez tout à l'heure Pascal Perino à faire voter les députés comme un salom. Dans un parti comme le nôtre, il y a des décisions qui sont prises collectivement.
Cette décision là, elle a été collectivement et donc j'entends effectivement que tout le monde la respecte parce que quand il y a un vote et qu'il est quasi unanime, il doit être respecté. Donc vous menacez tout de même ce soir vos députés. Mais je ne menace personne.
Je ne suis pas là. Je suis simplement en train de vous dire que justement dans un parti démocratique quand une décision est prise et bien elle doit être respectée et nous devons le faire parce que il y a maintenant des gens qui attendent de nous que nous rentrions dans un autre dans un autre combat. Le combat ne fait que commencer.
C'est le temps du parlement. Alors Jonathan, vous vous vouliez évidemment revenir en détail sur cette stratégie situation du Parti socialiste peut-être pas si confortable. Oui, il y a des choses qu'on qu'on a déjà dites évidemment, mais c'est je pense dire que le PS est sur une ligne de crête, c'est le le moins qu'on puisse dire.
Euh déjà, il faut dire que de façon indéniable, avoir obtenu ce qu'ils ont obtenu de la part de Sébastien Lecornu comme acte fondateur, c'est une rupture pour le macronisme et c'est une victoire pour le PS et aussi pour la CFDT qui a d'ailleurs assez chaudement salué le ce bouger comme on dit. Vous citiziez des chiffres, les socialistes, ils sont assez raccord avec leur électorat. On voit que 68 % de leurs sympathisants ne souhaitaent pas non pas un accord plein et entier à Sébastien Lecordnu, mais souhaitait pas une censure d'entrée.
Et même d'une manière générale à gauche, 52 % des sympathisants ne la souhaitaient pas. C'est très clive. Ça va très loin chez LFI sur cette volonté de faire tomber le gouvernement, d'obtenir la dissolution et infiner le départ d'Emmanuel Macron.
Cette dynamique on la connaît mais d'une certaine manière oui pour les socialistes le plus dur commence parce que avant la déclaration de politique générale de Sébastien Lecorn, je parlais avec certains socialistes, ils espéraient presque en gros que Sébastien Lecnu les prenne pas au mot, que la formulation soit un peu alambiquée, l'ambiguïté stratégique, ce qui leur permettrait de voilà d'une certaière de claquer la porte. Oui, parce que à part le Parti socialiste à gauche, tout le monde va la voter cette censure. Tout le monde va la voter.
Alors le le LI, je viens de dire dans quelle dynamique c'est les écologistes, c'est assez légitime aussi. C'est parce que la question écologiste est un totalement un impensé. dans le discours de Sébastien le cornu comme dans celui de François Bairou, peut-être un peu moins dans celui de Michel Barnier, mais on n pas eu le temps de s'en de s'en rendre compte.
Euh et effectivement, on retrouve une forme de dualité qu'on connaît, c'est-à-dire des insoumis qui traitent le PS de socio-traître qui les accusent d'être affligeants, d'être dénigo, d'être les idiots utiles d'un macronisme qui était déjà agonisant qu'il suffirait de de pousser pour qu'il s'achève, même si c'est plus compliqué. Et d'une certaine manière, il les tiennent comptable de tout ce qui va se passer maintenant. le maintien de Rachidati au ministère de la culture, le maintien de Gérald Armanin et toutes les horreurs, le musée des horreurs aux yeux des insoumis et peut-être de certains socialistes et de certains écologistes qui risquent d'arriver dans ce budget.
Donc en fait les socialistes ils répètent en boucle depuis hier parce qu'ils sont lucides hein sur ce risque mais il y avait un risque à prendre d'un côté ou de l'autre c'est de prouver que la censure c'est pas un chèque en blanc et de prouver que c'est aussi l'occasion d'obtenir des victoires dans ce nouveau parlementarisme. Et alors oui pardon de vous interrompre on l'a dit le ce cette discussion budgétaire là qui va démarrer qui a déjà commencé d'une certaine façon c'est aussi pour le parti socialiste un chemin sommet d'embuche ? Oui, parce que si on s'arrête à la formule plutôt bien trouvée de Sébastien le Cornu sur le gouvernement propose, nous discutons, vous votez, on a vraiment l'impression que on a basculé dans en gros que les Macron et le Cornu vont être spectateur simplement de ce qui va se passer à l'Assemblée et au Sénat.
Donc voilà, cette ambition affiché de partager le pouvoir entre un exécutif très affaibli et un législatif très divisé, moi je suis plutôt pour qu'on aille dans ce sens-là parce qu'on l'a pas vraiment tenté. Donc il a confirmé le nom recours au 493. symboliquement et même concrètement, c'est pas rien.
Mais voilà, je pense Pascal Perino pourrait nous l'expliquer à l'envie, mais les outils du parlementarisme rationalisé, c'est pas complètement des naïves, ça donne beaucoup de pouvoir au à l'exécutif pour contraindre avec le Sénat, on est au Sénat ici qui va quand même être même si l'accueil a été très froid pour Sébastien le cornu le mailleur allié pour que ça ne dérape pas trop. C'est pas garanti he l'accueil a vraiment été froid. Non, l'accueil a été froid mais a été froid dans le sens n'oubliez pas d'où vous venez, n'oubliez pas ce que nous vous devons.
Nous serons responsables pour deux s'il faut l'être pour deux. Donc d'une certaine manière, le PS en fait revendique une forme de sens des responsabilités. C'est un mot que chacun se renvoie, que chacun revendique.
Ça parle à son électorat. Il fait le pari du parlementarisme et c'est au fond assez raccord avec son ADN. C'est un paris risqué, sa personne pourra dire le contraire.
Mais en même temps, on peut aussi faire le pari que le cornu n'est pas bairou, que le conclave sur les retraites à la sauce bénaise, certes, il a laissé un goût amè à Olivier Fortade, mais qu'on est peut-être capable collectivement décrire autre chose. Et c'est bien pour cela quand même pour se prémunir de tout procès en naïveté que les socialistes rappellent à l'envie que s'ils ne censurent pas sep fois, ça veut pas dire qu'ils peuvent pas censurer dans une semaine, dans de semaines, dans 3 semaines. Votre avis Pascal P sur la capacité du Parti socialiste de résister à cette pression dont parlait Jonathan à l'instant de des autres membres de l'ex nouveau Front populaire.
Bon, il y a il y a bien sûr il y a eu une intime une intime union dans le Nouveau Front populaire puisque même a fait signer au socialiste un texte, un programme qui était tout à fait impressionnant par son enthousiasme quasi de rupture, hein, avec les logiques de l'économie dominante. Bon, les socialistes là tout de même, j'allais dire ont pris le large. Ils ont pris le large et on voit mal les socialistes rentrer à la maison et on voit ici et là sur les terrains municipaux puisque ça va être ce sont ce seront les prochaines élections des conflits et des affrontements entre LFI et le PS se mettre en place avec au fond des socialistes qui doivent retrouver confiance confiance en eux-mêmes confiance dans la culture de gouvernement certains disent social-démocrates.
Les socialistes n'ont jamais été socio-démocrates. En France, c'est pas grave. Mais leur culture de gouvernement, hein.
Euh et ils se disent voilà, on peut affronter LFI et d'après certains sondages que j'ai vu défiler, Éfi sur le terrain local est plus marginalisé qu'on veut bien le dire parce que c'est pas un parti, c'est pas un parti local, vous voyez, c'est pas un parti qui est passionné par la gestion locale et les filles hein, comme le RN d'ailleurs n'est pas un parti qui est passionné voilà. et comme les macronistes, ça en fait beaucoup déjà quand on se dit voilà al les partis ont besoin de racine et donc le PS retrouve un peu confiance en lui-même et s'il retrouve confiance en lui-même en effet cette confiance qu'il peut retrouver sur le terrain local peut faire en sorte qu'il appartiennent plus longtemps qu'il ne le croit à un atelage. En plus de ça, les socialistes n'ont pas encore de chef si vous voulez pour la présidentielle.
Tout le monde pense à la présidentielle, oui, mais certains ont des candidats. Les socialistes, ils ont personne. Ce qui ce qui est sûr, c'est que cette discussion budgétaire, elle va se faire vraiment sous le le regard assé des citoyens et citoyennes de France.
Juliette de Roy Almaon qui réagit à ce que nous disait Quentin tout à l'heure sur le la fin des crédits d'impôt sur les frais de scolarité. C'est 61 € au collège, 130 153 au lycée, 183. Elle nous dit "J'ai trois enfants au lycée à la fac. cette réduction d'empit de respirer un peu financièrement, la supprimer, ça va augmenter de beaucoup le budget familial.
Enfin, c'est c'est ce qui est passionnant dans un dans un budget, c'est que tout le monde enfin, il y a des arbitrages et qui ont des conséquences qui sont parfois radicales pour le pour pour les Français et et je reviens à cette tentation de bah finalement essayer de de mettre tout le monde d'accord. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce qui est quasiment impossible.
Moi, j'ai le sentiment que la campagne électorale de 2024 s'est faite à l'aveuglette sur la question économique et sur la question du déficit budgétaire et au fond ça nous a sauté à la figure collectivement après la campagne électorale. Et donc, une des difficultés aujourd'hui pour les partis politiques, c'est qu'ils ne savent pas s'ils ont été élus au fond sur la question économique, sur la question de la bonne santé en fait, du lien entre la bonne santé de la société et la bonne santé de notre économie. Et du coup, ça c'était un des paris d'Emmanuel Macron, c'était de mettre l'économie et la société en relation.
Mais ça a jamais été traité électoralement. D'une certaine manière, on peut même penser qu'il y a eu une sorte de dissimulation, disons-le. Veut dire, c'est un choix qu'on a pas vraiment fait, c'est un choix qu'on a pas assumé, qu'on a pas débattu électoralement et on peut estimer qu'il y a une forme de dissimulation de la part du gouvernement de ne pas parler de cette cette crise économique dans laquelle nous nous retrouvons une fois que nous avons voté et qui fait tomber qui fait tomber les premiers ministres.
C'est-à-dire que d'une certaine manière, on a voté il y a pas longtemps, mais on n'a pas voté en en prenant en considération ce qui nous arrive. Moi, je pense que c'est un point important sur lequel donc on attend du côté des partis qui vont accompagner ce gouvernement d'une manière ou d'une autre une attitude de responsabilité mais que peuvent être anxieux vis-à-vis de leurs électeurs avec peut-être aussi euh en tout cas c'est ce que nous disent euh les sondages une une envie des Français de justement pouvoir trancher une élection sur euh une vraie question sociétale, un vrai projet de société et un vrai projet économique. Quand on leur demande cette question si le gouvernement le Cornu était finalement censuré, que préférez-vous pour sortir de la crise politique ?
Et répondre quoi ? la démission du président de la République, de la dissolution de l'Assemblée nationale et seulement mais loin derrière en 3e position nommé un nouveau premier ministre. Voilà, merci beaucoup, merci à tous d'avoir participé à ce débat.
Je vais rappeler Pascal Perinot, le titre
Sébastien Lecornu