Pourquoi la France maltraite ses enfants ? | Fête de l'Humanité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 49 %Attaque 41 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 15:51OuverteRéponse directe
Dans votre livre, vous décrivez comment les crèches privées sont devenues des entreprises. Pouvez-vous expliquer cette logique et ses conséquences ?
- 28:58OuverteRéponse directe
Quelles mesures d'urgence proposez-vous pour les crèches ?
- 29:42OuverteRéponse directe
Pourquoi l'aide sociale à l'enfance dysfonctionne-t-elle selon vous ?
- 39:18OuverteRéponse directe
Comment voyez-vous la renationalisation de l'aide sociale à l'enfance ?
- 40:03OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui manque à l'école publique pour être un lieu d'égalité républicaine ?
- 1:00:48OuverteRéponse directe
L'intergroupe NUPES a-t-il travaillé sur un projet de loi pour cette cause ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:14Chiffre
« depuis 2000 2015 la mortalité infantile française est passée au-dessus de la moyenne européenne »
- 14:31Fait
« la Première ministre a dit je ne créerai pas de nouvelles places 200000 c'est largement suffisant »
- 29:42liè_loufocChiffre
« en 2024 on va dépasser 400000 mesures de protection ordonnées par les juges des enfants »
- 31:08liè_loufocFait
« la pauvreté est un facteur aggravant aujourd'hui dans le et ne permet plus dans bien des situations aux parents de pouvoir assurer une éducation correcte »
- 45:52nathalie_andrio_etneekinChiffre
« le salaire d'un travailleur à l'aide sociale à l'enfance c'était deux fois et demi le SMIC aujourd'hui en 2023 c'est le SMIC plus 100 € »
- 1:05:32Fait
« on fait du fric sur sur nos enfants on fait du fric sur nos enfants »
- 1:07:00Fait
« on a très peu de soutien sur ces causes là on a très peu de soutien pour revaloriser nos professions »
- 1:08:22Chiffre
« la majorité de nos familles d'accueil vont partir à la retraite dans les années à venir sans être remplacé »
- 1:09:01Fait
« elles sont considérées comme licencié d'office dans les de mois je dire donc c'est très insécurisant aujourd'hui d're famille d'accueil »
- 1:10:15Chiffre
« 110000 enfants de 110000 à 120000 enfants rien que l'année dernière enfants de moins de 3 ans ont dû bénéficier de l'aide alimentaire »
- 1:10:55Chiffre
« le nombre d'enfants handicapés nonsolarisés augmente également le nombre d'enfants à la rue bah c'est plus 20 % cette année »
- 1:12:58Fait
« les enfants ne votent pas les enfants ne votent pas c'est-à-dire mener des politiques publiques à leur destination à leur égard dans leur intérêt élaborer à leur hauteur ça ne rapporte aucune voix aujourd'hui »
- 1:15:02Fait
« on a 101 départements en France qui sont majoritairement tenus par la droite mais dont certains sont tenu par les socialistes et les communistes »
- 1:15:41Fait
« si tu nés dans un département de gauche même si la gauche est loin d'être irréprochable en matière d'administration de ses département et particulièrement de pilotage de sa politique d'ê soci enfance tu as plus de chance que si tu NIS dans un département de droite »
- 1:16:22Fait
« le nombre de placements judiciaires est en augmentation constante au détriment du nombre de placements administratifs »
- 1:17:42Fait
« on a un système de baronie locale voilà où les présidents de département du fait que ça ne leur rapporte rien notamment sur le plan électoral se désintéresse complètement de ces politiques là »
- 1:18:59Fait
« les départements aujourd'hui n'appliquent pas les lois ce qui fait que oui on est contraint d'entretenir des relations beaucoup plus fortes avec les élus pour espérer qu'un jour peut-être ou dans des cas individuels ils appliquent la loi »
- 1:19:36Fait
« on a des milliers d'enfants qui bénéficient d'une décision de justice qui ordonnent leur placement à social à l'enfance qui parce que les départements n'ont pas décidé de mettre les moyens ne sont pas exécutés »
- 1:22:53Chiffre
« un enfant placé aujourd'hui sur quatre qui a une reconnaissance administrative de de handicap »
- 1:24:27Fait
« on a gagné qu'il y ait une délégation au droits des de l'enfant des enfants »
- 1:26:31Chiffre
« six enfants placés sur 10 à 18 ans n'ont aucune protection »
- 1:27:11Promesse
« on s'est battu pour que tout le monde puisse avoir droit à des contrats jeunes majeurs c'est-à-dire que on puisse continuer à être avoir une prise en charge »
- 1:29:26Fait
« j'ai été 7 mois dans un foyer dans un foyer d'urgence où on m'a dit que j'allais rester qu'une semaine »
- 1:31:04Fait
« on dépendait de qui qui prenait les décisions notre dossier était géré par qui et cetera et c'était incompréhensible »
- 1:34:10Chiffre
« une expérience aversive dans la vie ça a un impact direct sur la santé trois expériences aversives dans la vie c'est 10 ans d'espérance de vie en moins six expériences aversives dans la vie c'est 20 ans d'espérance de vie en moins »
- 1:37:19Fait
« les enfants dans les crèches ils ont pas de de porte-parole et ils peuvent pas prendre la parole »
- 1:41:34Fait
« la loi à aucun moment dans les textes ne parle de contrat jeun majeur c'est quelque chose qui a été imposé par les départements »
- 1:42:19Chiffre
« six enfants placés sur 10 à 18 ans n'ont aucune protection »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements]
alors bonjour à à toutes et à tous donc bienvenue pour ce débat cette table ronde sur pourquoi la France maltraite ses enfants et je voudrais d'abord remercier Beranger le petit qui est juste à côté de moi qui est autrice du livre B business que vous pouvez montrer et qui est journaliste aux Parisiens merci infiniment d'être avec nous ce matin remercier Nathalie andrio etquin qui est syndicaliste assistante sociale de l'éducation nationale à la FSU et qui est en quelque sorte malheureusement une profession qui est en train de disparaître de nos établissements scolaires et qui est absolument nécessaire pourtant merci aussi d'être avec nous et puis ensuite à côté nous avons liè loufo que je remercie lui aussi infiniment d'être là liè loufoc qui est militant des droits de l'enfant qui est auteur de deux livres dans l'enfer des foyers et si les enfants votaient merci liè d'être ici alors peut-être pour expliquer d'abord pourquoi est-ce que nous organisons ce débat aujourd'hui sur le standre de la France insoumise parce que nous sommes partis au départ d'un plan d'urgence enfance que nous avons fait partant de différents constats les constats c'est d'abord la mortalité infantile qui recommence à augmenter dans notre pays et comme le faisait remarquer lies loufoc depuis 1945 le sort des enfants s'était toujours amélioré dans notre pays au fur et à mesure que notre pays progressait que la démocratie avançait et donc le sort des enfants lui aussi s'améliorait et qu'obser-t-on depuis maintenant quelques années c'est que tous les indicateurs sur l'enfant sont en chute libre je vous parlais de la mortalité infantile depuis 2000 2015 la mortalité infantile française est passée au-dessus de la moyenne européenne l'année dernière en 2021 2700 enfants sont morts avant leur premier anniversaire et nous étions en 1980 le 5e pays de l'OCDE avec le taux de mortalité infantile le plus bas aujourd'hui nous avons été rétrogradés à la 20e place avec le taux de mortalité infantile du coup qui a grimpé et qui est maintenant au-dessus de pays comme la Grèce et quand vous voyez la cure d'austérité qui a qui a été faite sur la Grèce vous comprenez la catastrophe que c'est derrière aussi des pays comme la République tchèque ou encore la Lituanie sur la question de la mortalité infantile ensuite vous avez des associations qui ont lancé l'alerte évidemment sur la fin qui disloque le pays avec 3 millions d'enfants dans ce pays qui vivent sous le seuil de pauvreté des associations qui ont lancé eux aussi l'alerte sur les 2000 enfants au moins pourquoi je dis au moins c'est parce que vous avez des familles qui on sont même tellement désespérées qu'elles n'appellent plus 115 donc 2000 enfants au moins qui dorment à la rue en France 7e puissance économique au monde quand vous regardez un pays notre voisin l'Allemagne vous savez combien d'enfants dorment à la rue en Allemagne Z zéro zéro et il faut expliquer quelle est la différence qui justifierit que dans un pays comme la France il y a au moins 2000 enfants qui dorment à la rue quand en Allemagne il n'y en a pas un seul et bien c'est une question de volonté politique notamment quand vous savez qu'il y a 3 millions de logements vacan dans dans ce pays et de même quand vous regardez les chiffres là aussi sur lequel les associations les syndicalistes alertent régulièrement sur la question de la scolarisation en fait de la nonsolarisation de milliers d'enfants et de jeunes dans ce pays et sur lequel l'UNICEF et beaucoup d'associations continuent de redemander qu'il y ait un observatoire de la nonsolarisation parce qu'on ne connaît même pas les chiffres et quand vous allez sur les enfants en situation de handicap vous avez au moins un enfant en situation de handicap sur quatre dans notre pays là aussi 7e puissance économique au monde qui se retrouve sans sans solution de de scolarisation que ça soit faute d'accompagnant d'élèves en situation de handicap faute de place dans des IME ou dans d'autres structures qui sont adaptées pour faire en sorte que tous les enfants etient leur droit reconnu par la Convention internationale des droits de l'enfant c'est-à-dire le droit à l'éducation le droit à un logement le droit à la santé donc on est dans un moment où tous les indicateurs vont mal lias loufoc nous parlera de l'aide sociale à l'enfance je vous redonne juste ce chiffre pour que vous réalisiez à quel point la situation est grave au-delà de toutes les ruptures qui existent dans les parcours de ces enfants des violence qu'ils subissent ce chiffre est dit à lui-même ce qu'on fait aux enfants qui sont placés dans ce pays un une personne sans abri un SDF sur 4 dans notre pays est un ancien enfant placé et quand vous prenez les 18 25 ans alors ce sont un SDF sur TR qui sont des anciens enfants placés et lorsque vous avez un gouvernement qui n'a eu de 16 de culpabiliser les parents suite aux révoltes urbaines et bien le seul parent qui est responsable aujourd'hui c'est l'État qui n'est même pas à même de pouvoir s'occuper de ces enfants et puis on va arriver sur l'actualité plus brûlante même si il y avait déjà eu un rapport de Ligas en mars l'actualité plus brûlante c'est deux livres qui sont sortis la semaine dernière dont celui qu'on vient de vous montrer sur la question de la maltraitance dans les crèches privées vous savez que le secteur des crèches a été ouvert au privés en 2004 aujourd'hui nous en payons les conséquences et nous continuons de demander notamment à l'initiative d'un député de notre groupe William martinet à ce qu'il y ait une commission d'enquête sur la question alors peut-être je vais commencer par ça d'abord vous dire que vous pouvez retrouver ce plan y compris sur internet et dans les différents documents qui sont distribués dans lequel nous avons fait 19 propositions d'urgence bien sûr il faudrait aller plus loin et juste pour vous donner à dire à quel point le gouvernement ne prend pas au sérieux cette question parce que un pays qui maltraite ses enfants est un pays qui condamne son avenir et bien lorsque nous avons interrogé la première ministre hier sur un nombre de solution qui était dedans sur la question des enfants à la rue la première ministre a dit je ne créerai pas de nouvelles places 200000 c'est largement suffisant il suffit d'enlever des gens notamment des étrangers qui sont dans les places d'hébergement pour faire en sorte que les enfants aient des places d'hébergement ce qui est absolument indigne de même sur la nonsolarisation des enfants notamment en situation de handicap tout va bien madame la marquise sur la question question des aesh elle a expliqué qu'ils avaient fait des choses incroyables pour revaloriser leur rémunération et que donc tout allait bien dans le pays ce qui ne correspond pas du tout à la réalité et sur la mortalité infantile il fallait qu'elle regarde parce que elle n'était pas au courant bref c'est d'une indignité totale quant à je suis désolée elas loufo mais je le dis quand même la renationalisation de l'aide sociale à l'enfance elle m'a répondu mais les départements font bien leur travail et quand je j'expliquais que c'était une question d'égalité entre les enfants ça avait l'air de passer par une oreille et de sortir par l'autre donc pour en parler nous avons trois spécialistes autour de la table que je remercier encore et on va commencer par donner la parole à chacun et à chacune et puis ensuite on vous laissera poser des questions pour continuer ces échanges alors je vais commencer par vous Beranger le petit euh donc dans votre livre vous décrivez comment la petite enfance les crèches en l'occurrence sont devenus pour certaines entreprises une manière avant tout de faire de l'argent est-ce que vous pourrez décrire exactement ce que vous expliquez dans votre livre sur sur cette logique quelles conséquences elle amène derrière et je le disais c'est ouvert depuis 2004 donc est-ce que c'est une évolution qui est récente ou qu'on observait avant si vous pouvez un peu nous expliquer le travail d'enquête long que vous avez fait pour écrire ce livre merci encore à vous ben merci à vous et puis merci d'être si nombreux là aujourd'hui à nous écouter euh voilà donc moi je voulais d'abord euh juste définir un peu ce dont on parle dans ce livre là qui est sorti la semaine dernière euh parce que depuis la sortie du livre on a beaucoup de réactions de parents qui nous disent que c'est effrayant et euh je voulais quand même voilà vous dire que on parle du secteur privé lucratif dans le dans le livre le secteur des crèches privé lucratif qui s'est effectivement développé depuis 2004 donc ça va enfin là on va bientôt fêter les 20 ans c'est une partie he des des enfants qui sont gardés en crèche privé lucrative parce qu'il y a encore beaucoup de crèches municipales et il y a aussi des crèches associativ et ce qu'il faut savoir aussi c'est qu'en France il y a moins de 20 % des enfants qui sont gardés en crèche il y a encore malgré tout pas mal de plac à créer donc voilà c'est c'est une une partie des enfants en France et effectivement comme vous le rappeliez tout ça finalement est né en 2004 donc à l'époque c'était Jacques Chirac le président de la République c'était le gouvernement rafarin et il y a eu une conférence de la famille organisée par le ministre de la Famille qui s'appelait Christian Jacob et à l'époque faut rappeler quelques petites choses c'est que il y avait très peu d'enfants à moins de 9 % d'enfants de moins de 3 ans qui étaient gardés en crèche et les femmes travaillaient de plus en plus donc en fait il y avait ce besoin de enfin cette volonté aussi du gouvernement de de de créer d'ouvrir des places en crèche parce que le Modot d'ord voilà c'était de de développer de développer pour aussi libérer les femmes he parce qu'on le sait bien que ce sont les les femmes en fait qui arrêtent de travailler quand il y a pas de solution de garde dans une famille en règle générale enfin les études le montrent aussi voilà donc en 2004 il y a une première brèche qui est créée à l'époque lors de cette conférence c'est ce qu'on appelle le Crédit Impôt famille voilà donc le crédit impô famille c'est un outil qui va permettre aux entreprises en fait de financer finalement des places de crèche pour les enfants de leur salariés en contrepartie elles vont toucher des crédits d'impôt des une forme d'exonération fiscale et dans le même temps en fait il y a quatre groupes qui éclosent enfin voilà quatre il y a des chefs d'entreprise qui qui sont très présents en fait dans les ministères qui qui euh parce queon on les a rencontré hein donc c'est pour ça que que je vous dis tout ça là ce matin euh ils nous ont dit qu'ils avaient même aidé à écrire la loi donc c'est c'est assez surprenant dit comme ça euh ce qu'ils nous ont dit c'est que voilà donc c'est ces entreprises je vais quand même les citer c'est babyou les Petits Chaperons Rouges maison bleue et people and baby euh et en fait ce qui s'est passé c'est qu'ils ont commencé à taper à la porte des ministères pour bah voilà expliquer la situation ce manque de place s'ans crèche en France leur volonté de créer des entreprises en fait pour accueillir les enfants français comme ça se passait déjà à l'époque en Angleterre ou aux États-Unis et euh et les ministres en fait enfin le voilà le gouvernement à l'époque a a tendu l'oreille très attentivement ce qu'il faut savoir c'est que donc à l'époque il y a des collectifs qui ont pris la parole comme pas de bébé à la consigne ils se sont créés à peu près à ce moment-là mais ils ont pas été entendus voilà et pendant pendant 10 ans en fait de 2004 à 2014 environ la loi française n'aura de cesse de de s'adapter d'évoluer pour favoriser les sorts des crèches privées et on arrive à cette situation qui est celle d'aujourd'hui c'est 80 % des places de crèche qui existent qui sont qui ouvrent pardon pas celles qui existent c'est que 20 % mais celles qui ouvre le son dans le secteur privé lucratif et ce qu'il faut rappeler c'est que ce sont donc des entreprises qui sont largement subventionnées par les p public voilà on peut aussi citer un décret qui a fait pas mal de bruit en 2010 c'est le décret Nadine Morano qui était aussi à l'époque ministre de la Famille et elle en fait elle a elle a permis de d'accueillir les enfants en surnombre dans les crèches de faire une forme de surbooking et elle a aussi généralisé les sorts de ce qu'on appelle les micro crèches donc je sais pas si vous avez entendu parler de ça les micro crèches c'est des petites structures donc comme dit comme ça on a l'impression que c'est un petit cocon voilà où les enfants vont être bien accueillis c'est à taille humaine mais les microocèches en fait ça comment dire ça assouplliit enfin les sorts des microcrèchesont vont venir assouplir en fait toute la législation qui existe déjà et dans les microocèches il y a un seul salarié qui peut accueillir les enfants le matin et le soir donc en fait il y a des des règles qui sont plus souples et et c'est aussi beaucoup dans les microocrèches aujourd'hui que se produisent les dérives en fait et les les cas de maltraitance dont on parle dans le livre voilà donc le deuxième axe de votre question c'était et les enfants dans tout ça euh qu'est-ce qui se passe pour eux parce que voilà c'est quand même bien des enfants dont on parle ce que ce que je voulais dire c'est que on peut pas dire ce serait comment dire aggraver la situation que dire qu'il y a une maltraitance généralisée dans les crèches privées les les salariés qui travaillent en général sont quand même mus par de bonnes ambitions à la base quand on se dirige dans le secteur de la petite enfance c'est pour bien s'occuper des enfants c'est pas pour être maltraitant mais ce qui se passe aujourd'hui c'est qu'il y a une pénurie de personnel dans le secteur il y a une crèche sur deux en France d'après les chiffres de la CAF où il y a un manque de personnel donc les salariés ne sont pas assez nombreuses c'est surtout des femmes he 98 % du secteur est féminin et en revanche ce qu'on peut dénoncer c'est une forme de déshumanisation en fait du lien à l'enfant il y a des conditions de travail tel en fait pour ces salariés une telle pénurie de personnel à des cadences d'usine nous ont expliqué les les salariés qu'on a pu rencontrer tout ça fait qu'aujourd'hui ce n'est plus possible de de prendre bien soin des enfants d'avoir la bienveillance nécessaire en fait le temps laattention pour bien s'occuper des enfants la conséquence concrète sur les enfants c'est c'est bien difficile encore de le dire parce que forcément c'est difficile de mesurer le bien-être chez un enfant et et un enfant forcément quand il a même pas 3 ans il parle pas vraiment bien encore euh les études qui existent les études scientifiques ce sont celles de la Corte Elf elles expliquent les bienfaits en fait de la collectivité pour l'enfant en fait un enfant qui est placé en crèche il va prononcer davantage de mots au même âge qu'un enfant euh qui gardait euh par une nounou ou voilà parce qu'en fait il est stimulé il est entouré de tout un tas d'enfants mais par contre c'est bien difficile de savoir si cet enfant il est heureux en fait et euh en fait un enfant qui va pleurer c'est enfin ce que nous ont dit les psychologues qu'on a pu rencontrer pour l'écriture du livre c'est que un enfant qui pleure c'est pas c'est pas celui-ci qui va être forcément le plus malheureux en fait parce que tous les signes exogènes en fait il y en a mais un enfant qui va être mué ou qui va qui va complètement comment dire bah se mûer dans une forme de silence ça peut être aussi un signe de mal-être profond donc ce qu'on peut rappeler c'est que voilà l'enfant est un être vulnérable qu en dessous de 3 ans il a du mal à s'exprimer à verbaliser peut-être même à conscientiser en fait ce qui lui arrive ce qui est sûr en revanche c'est que dans des structures soumises à des impératifs de rentabilité donc ces entreprises qui sont aussi subventionnés par les pouvoirs publics sont financés par des fonds d'investissement l'enfant va être moins bien traité matériellement les témoignages qu'on a pu avoir n en fait les salariés qu'on a rencontré nous ont dit que dans ces structures les crèches privées lucratives il y a souvent des quotas un peu informels en fait on demande au salariés de pas se servir de plus de trois de trois pardon de trois couches par jour même si l'enfant est malade les repas sont S mentionner en fait on prévoit toujours en fonction de en fait l'idée c'est de dire bah on va on va faire comme si il y avait deux ou trois enfants qui n'allaient pas être là aujourd'hui sauf que parfois tous les enfants sont présents et il y a pas assez à manger pour tout le monde on a des salariés qui nous ont raconté de voir piocher dans les paquets de biscuits de leurs propres enfants le matin pour pouvoir nourrir ceux de la crèche couper des bananes en trois enfin tout ça pour dire que c'est quand même assez préoccup en fait selon les structures parce que voilà les enfants parfois n'ont même pas assez à manger et puis parfois il y a aussi même si c'est ça reste heureusement relativement exceptionnel il y a des cas de maltraitance on a eu des témoignage de de parents en fait qui nous ont raconté ce qui se passait pour leurs enfants des punitions des enfants enfermés dans des dortoirs pendant presque 1 heure le temps de se calmer des enfants punis des enfants humiliés et moi ce que je voulais dire ce que je vais bientôt m'arrêter de parler c'est que à force de vouloir faire de la de la quantité finalement c'est ces 20 dernières années à force de vouloir ouvrir des places en crèche ce qui était sans doute une bonne intention he de départ on en a oublié un élément essentiel qui est celui de la qualité de l'accueil du jeune enfant en France et aujourd'hui il serait temps de remettre en fait l'enfant au centre du débat centre de la réflexion voilà et je vou aussi rappeler que c'est pas les salariés hein qui sont en cause parce que comme j'ai dit tout à l'heure l'ensemble des salariés qu'on a rencontré essaie de bien faire leur travail malgré tout mais parfois elles ne peuvent pas le le faire bien ce travail et voilà donc c'est c'est tout ce que je viens d'expliquer qui entraîne des des dérives graves et c'est pour ça qu'il est temps effectivement aujourd'hui que les pouvoirs publics prennent la mesure de la situation merci infiniment juste pour dire donc il y a deux livres qui sont sortis cette semaine sur la question de la maltraitance dans les crèches donc il y avait eu un rapport de Ligas qui déjà avait pointé la dérive des crèches privées lucratives en mars dernier suite à ça donc William Martinet qui est député de la France insommise nupes avait demandé une commission d'enquête et dans le rapport de Ligas si Poa que ce qui se passait dans les crèches était exactement le miroir de ce qui s'est passéit dans les épades notamment avec les scandales or PA et d'ailleurs il y a beaucoup de pression sur les auteurs des livres ceux qui dénoncent y compris ce qui se passe dans ces crèchesl parce que les grands groupes dont on a parlé tout à l'heure ont extrêmement peur d'être associé aussi à des structures type Orpa donc c'est important de lever le silence sur ce ce qui se passe dans un des livres il a un moment où il raconte une lutte de parents qui se sont aperçu qu'il y avait une maltraitance pour leurs enfants notamment sur la question des repas parce que leurs enfants en sortant de la crèche étaient sans cesse affamés et prenaient trois gûtés quatre gûtés jusqu'à que un parent aille voir directement et se rendre compte que effectivement il n'y avait pas assez de repas pour l'ensemble des enfants alors depuis nous on a demandé à ce que cette commission d'enquête soit lancée par l'Assemblée nationale avec la parution de ces deux livres pour l'instant ils sont en train de lancer une mission flash juste pour vous expliquer la différence une commission d'enquête vous avez 6 mois de travail et les gens doivent prêter serment plus un pouvoir d'enquête une mission Flash C 3 semaines qu'on fait rapidement pour répondre à une émotion qui se lève dans le pays et qui n'a pas du tout les mêmes pouvoirs d'enquête donc ça va être une bataille pour pour l'obtenir et pour que réellement on puisse continuer et pour terminer nous dans les mesures d'urgence qu'on avait mis on avait mis instaurer la gratuité des crèches publiques pour qu'il y ait le droit à la crèche comme il y ait un droit à l'école avec une gratuité réelle puisque 40 % des enfants en 2022 n'avaient pas accès à à des places investir massivement dans la formation l'amélioration des conditions de travail et la rémunération des professionnels de la petite enfance qui sont extrêmement mal payés et euh évidemment nous on prône et on est les partisans d'un service public de la petite enfance pour démarchandiser parce que on n' pas à faire comme le dénoncer une directrice d'une de ces crèches privées lucratives des crèches des bébés à usine alors je me tourne vers toi maintenant li alors li loufoc donc qui est euh un des pontes sur la question euh euh des droits de l'enfant si si le dis euh donc tu as toi-même tu es toi-même passé par l'aide sociale à l'enfance ce ce que tu tu as raconté qui a nourri par ailleurs ton combat tu te bats sur la question de l'aide sociale à l'enfance est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi l'aide sociale à l'enfance dysfonctionne et ce qu'il faudrait faire alors en 15 minutes ça va être compliqué de de tout vous dire mais d'abord merci pour l'invitation c'est très important pour moi d'être là aujourd'hui parce que la situation à l'aide sociale à l'enfance particulièrement cette année elle est alarmante elle est alarmante et il faut qu'on s'y intéresse tous donc plus on a de débat plus on a de temps d'échange pour pouvoir en discuter et plus on on permettra aux consciences de s'éveiller sur ces questions là et à redonner aux enfants leur place qu'ils méritent dans la société la situation elle est alarmante parce qu'on est confronté aujourd'hui à une augmentation massive du nombre d'enfants placés dans notre pays en 2024 on va dépasser 400000 mesures de protection ordonnées par les juges des enfants pour vous donner quelqu quelques exemples la Haute Vienne depuis l'année 2016 a connu une augmentation du nombre d'enfants placés de 37 %.
dans le Tarn Garon cette année particulièrement le nombre d'enfants placés a été supérieur à trois fois la moyenne nationale donc c'est une augmentation qui est massive et dans le Loiré et j'ai fait exprès de vous citer des départements qui sont pas les plus gros départements il y a eu plus de 500 enfants placés ces 5 dernières années donc l'augmentation du nombre d'enfants placés elle est liée à plusieurs facteurs le premier de ces facteurs c'est l'augmentation de la pauvreté dans notre pays non pas que tous les enfants placés soient issus de familles pauvres même si la majorité le sont mais la pauvreté est un facteur aggravant aujourd'hui dans le et ne permet plus dans bien des situations aux parents de pouvoir assurer une éducation correcte dans des conditions matérielles convenables à leurs enfants et cette augmentation elle est aussi liée et ça c'est peut-être la seule bonne nouvelle on va dire qu'on peut qu'on peut noter ces dernières années à une augmentation du seuil d'intolérance des Françaises et des Français à l'égard des violences que subissent les enfants et donc à une augmentation du nombre de signalements qui sont reçus aujourd'hui par les départements et par le 119 qui est le le le numéro national pour l'enfance en danger malheureusement cette augmentation du nombre d'enfants placés elle a des conséquences qui sont dramatiques puisque dit augmentation du nombre d'enfants placés dit aujourd'hui établissement en sureffectif on a de plus en plus d'établissements de foyers qui aujourd'hui Pr le sur effectif d'ailleurs un peu comme dans les crèches sauf que pour les foyers de l'aide social à l'enfance s'il n'existe aucune norme d'encadrement et aucun taux ce qui fait que quand on va en crèche quand on va en centre de loisirs dans des colonies de vacances ou autres la loi nous dit il faut un professionnel diplômé pour tant d'enfants ces normes là ne s'appliquent pas dans les établissements de l'aide sociale à l'enfance et ce sur effectif conduit à des situations qui sont désastreuses en Alsace par exemple au foyer départemental de Strasbourg des enfants dorment sur des lit de camp dans les couloirs voilà ça c'est la réalité actuelle en 2023 et on craint qu'en 2024 ce soit généralisé à d'autres établissements et à d'autres types de structures il y a également des enfants aujourd'hui qui fautent de place restent au domicile familial alors même que la justice a ordonné leur placement et ça je crois que c'est ce qu'il y a de plus terrible parce que quand on signale un enfant en danger on s'attend à ce qu'il y ait une réponse institutionnelle et judiciaire euh et que une solution une protection soit mise en œuvre le plus rapide rapidement possible l'aide sociale à l'enfance contrairement à ce qu'on peut penser c'est pas une politique sociale comme les autres c'est c'est un service de secours aux population et en l'occurrence aux enfants donc qui dit pas de place dit des enfants qui restent en danger dans leur famille et potentiellement des enfants qui meurent on a quand même un enfants qui décèd sous les coups de ses parents tous les 5 jours en France pour la majorité de ces enfants qui sont morts sous les coups de leurs parents ils étaient repérés déjà par les services d'hêtre social à l'enfance ils étaient suivis par des médecins généralistes et l'éducation nationale a également pu dans bien des cas effectuer des signalements qui n'ont pas été suivis d' fait donc les conséquences elles sont là quand un enfant a la chance aujourd'hui d'être placé à l'aide sociale enfance quand parce que aujourd'hui il s'agit d'une chance disons-le clairement et bien c'est dans des conditions je le disais qui sont désastreuses le sureffectif dans les établissements mais on a aujourd'hui aussi des enfants qui sont pris en charge dans des campings ou dans des chambres d'hôtel je crois que personne ici n'accepterait que son propre enfant et à subir des conditions d'accueil aussi indignes que celle-ci déplacement dans des campings déplacement dans des hôtels c'est sans présence éducative c'est sans travailleurs sociaux à leur côté pour les aider pour pour les épauler pour pour les accompagn dans leur parcours et pour les protéger et on a eu des situations dans plein de départements où les conséquences ont aussi été désastreuses je pense par exemple à Jess qui a été placé dans un hôtel dans les hautes scènes qui pourtant est le département le plus riche de France et qui font qui pratiqu qui ont des excédents budgétaires de 550 millions d'euros chaque année qu'il se permettent de stockerans les utiliser et les mettre à profit pour les enfants et bien Jess est mort dans un hôtel assassiné par un autre enfant placé de l'aide sociale à l'enfance plus récemment c'est un autre un autre enfant dans un camping qui a été également lui-même assassiné par un autre enfant alors l'enquête est toujours en cours mais on s'oriente en tout cas vers cette piste là parce qu'il n'y avait aucun adulte à leur côté pour pouvoir les encadrer et les accompagner donc donc il faut aujourd'hui qu'on ouvre les yeux sur ces réalités et puis il faut surtout admettre que le système de protection de l'enfance n'est plus en capacité aujourd'hui de remplir sa sa mission quand on est placé à l'aide sociale à l'enfance et qu'on réussi à survivre à travers ce maillage institutionnel extrêmement complexe et extrêmement maltraitant la misère ne s'arrête pas quand on en sort puisque malheureusement et Mathilde l'a dit beaucoup d'enfants placés à l'aide sociale à l'enfance quand il quitent le système se retrouvent absolument démuni je le disais la politique d'être sociale à l'enfance c'est avant tout et surtout une politique de premier secours de secours aux populations les plus vulnérables parmi les enfants mais c'est aussi une politique de suppléance parentale et donc aujourd'hui on est en droit de s'attendre à ce que les départements occupent prennent la place suppl aux parents quand cela est nécessaire et donc apporte aux enfant toutes les conditions matérielles et et l'éducation dont ils ont besoin et malheureusement aujourd'hui à 18 ans quand un enfant sort de l'aide sociale à l'enfance c'est la rue qui l'attend c'est Mathilde l'a dit une personne sans domicile fixe sur qu dans notre pays qui a connu un placement à l'aide sociale à l'enfance et c'est 40 % des jeunes sans domicile fixe né en France âgé de moins de 25 ans qui sortent tout droit de foyer ou de famille d'accueil cette situation elle est aberérrante sur le plan humain évidemment mais sur le plan économique aussi la politique d'êt sociale à l'enfance chaque année c'est 9 milliards d'euros qui sont investis 9 milliards d'euros donc c'est pas la plus petite des politiques sur laquelle voilà il y a il y a le moins de budget et pourtant c'est celle qui le moins de place dans les débats mais 9 milliards d'euros c'est pas rien c'est ce que nous avec nos impôts nous avons décidé de de de de en tout cas c'est grâce à nos impôts que ces enfants aujourd'hui sont protégés et et c'est grâce à la solidarité nationale que potentiellement il pourrai avoir un avenir sauf qu'aujourd'hui toute cet investissement est réduit à néant parce qu'on a des départements qui estiment que leur responsabilité leur responsabilité pardon se situe sur du 0 18 ans et pas du 18 25 ans qui se permettent de les jeter à la rue alors qu'il aurait suffi de quelques années pour leur permettre une insertion pleine et entière dans la société voilà je pense que j'aurais beaucoup de choses à vous dire dans le temps des questions-réponses parce que franchement faire un un petit contte-rendu de ce qui se passe à la zo en 15 minutes c'est pas possible mais je me tiens à votre dispo merci beaucoup liè et juste pour continuer sur ce que liè disait donc vous avez compris l'aide sociale à l'enfance aujourd'hui ça dépend des départements et donc il y a des ruptures d'égalité très fortes entre les enfants qui sont plac et je sais que l' est très sensible surtout pour ce qu'on appelle les mineurs non accompagnés donc les mineurs étrangers qui eux sur vas-y tu veux dire quelque chose à- mais c'est juste parce que je vous disais tout à l'heure que on repère mieux les enfants en danger aujourd'hui dans notre pays là il y a pas longtemps et j'aiété très en colère c'était hier avant-hier le gouvernement a lancé une campagne de lutte contre les violences sexuelles subies par les enfants donc on a le droit à la grande campagne annuelle sur appeler le 119 si vous êtes témoins si vous vous avez le moindre doute sur un enfant sauf que il faut le savoir la loi depuis 2000 donc c'est pas là ça a pas été voté il y a 2 ans c'est depuis 2000 oblige l'État à former systématiquement les enseignants et tous les professionnels y compris ceux des crèche d'ailleurs qui sont en contact avec des avec les enfants au repérage des violences subies par les enfants il n'y a personne qui a été formé dans ce pays au repérage des violences faites aux enfants donc je voulais juste finir là-dessus quand même parce que il y a une hypocrisie quand on nous de demande en tant que citoyen d'appeler le 119 mais qu'on donne pas les moyens à ces agents et aux fonctionnaires de faire leur travail alors qu'ils sont en première ligne sur le terrain à identifier ces situations là et exactement et donc je disais inégalité entre les enfants puisque ça dépend des départements donc nous on l'a inscrit depuis très longtemps dans notre programme et c'est une des choses pour lesquell on milite qui est aussi inscrit dans le plan d'urgence pour que de manière urgente on renationalise l'aide sociale à l'enfance évidemment en lui donnant les moyens mais pour faire en sorte qu'il ait une égalité entre les enfants qui puissent être garanti ça c'est la première chose deuxième chose du plan d'urgence qui est d'ailleurs une des propositions que tu as fait dans dans dans un de tes livres qui est qu'il y ait une présence obligatoire d'un avocat pour assister les enfants et puis je terminerai parce que on parlait des violences sexuelles faites aux enfants et notamment sur la question aussi de de l'inceste vous savez qu'il y a la CIVIS donc la commission indépendante sur l'inceste et les violence sexuelle faite aux enfants qui doit s'arrêter en décembre 2023 nous nous battons pour que cette Commission puisse se poursuivre donc ça c'est aussi un des combats qu'on continue sur cette question merci beaucoup liè et on reviendra de toute façon dans les questions alors Nathalie Andri et neekin donc vous vous êtes syndicaliste FSU vous êtes assistante sociale à l'éducation nationale est-ce que vous pouvez nous dire comment en cette rentrée on voit une dégradation de la condition de vie des enfants est-ce que ce que vous dit liè aussi fait écho à des choses que vous vous voyez en tant que que syndicaliste et surtout qu'est-ce qui manque à l'école publicque aujourd'hui pour que ce soit réellement un lieu d'égalité républicaine pour l'ensemble des enfants de ce pays vous m'entendez oui alors bonjour merci d'abord vraiment on a été trois à le dire mais moi je vais le redire merci pour ce débat merci à vous d'être là parce qu'on a vraiment besoin que que vous portier aussi ce qu'on est en train de dire alors je vais essayer d'être le plus clair possible parce que c'est pas nous ne sommes pas des professions qui d'habitude sommes mis en avant et donc c'est pas forcément toujours facile de pouvoir expliquer ce que ce qui se passe dans dans dans nos professions moi je vais reprendre aussi parce que pour pour montrer ce qui se passe dans les crèches ce qui se passe avec la marchandisation effective pour les places en crèche on le voit on le voit dans le travail social on le voit à l'aide sociale à l'enfance on parle des conseils départementaux mais il faut savoir que se développe dans les conseils départementaux des groupements d'intérêt public qui sont en train de pouvoir mettre les personnels des de l'aide sociale à l'enfance avec des personnels associatifs qui pe permettre aussi de pouvoir embaucher des gens sans qualification et c'est bien ce qu'on rencontre dans les crèches c'est aussi ce qu'on rencontre malheureusement aussi dans la protection de l'enfance à l'école également de plus en plus c'est quand même à défaut de personnel et ben on a des personnels non formé non qualifié et elle est là aussi la maltraitance c'est parce que on a ces personnels qui savent pas comment faire parce que s'occuper des enfants c'est pas inné malgré ce qu'on pourrait nous faire croire euh donc voilà moi je voulais vraiment dire qu'on a vraiment besoin de vous pour faire passer tous les messages euh alors moi je redis he aussi hein faudrait parler d'enfants à protéger ils sont placés parce que ce sont d'abord des enfants à protéger et de pouvoir redire ce que disait liè malheureusement on a aussi des enfants qui devraient être placés et qui n'arrivent toujours pas à l'être euh moi je voudrais euh étendre sur le fait que on parle de ces enfants qui sont à protéger en urgence parce que voilà c'est là où on en est à protéger en urgence mais la situation de l'enfance à l'heure actuelle elle est inquiétante pour tous les enfants pour tous les enfants de rappeler que nos enfants ils ont tous pris cher avec le covid nos enfants ils prennent tous cher avec ce que l'on dit sur l'urgence climatique nos enfants ils grandissent avec toutes ses peurs et ce n'est pas l'état de la de la psychiatrie qui va permettre de pouvoir recevoir aussi ceux qui sont le plus en difficulté et qui ont vraiment besoin de se poser donc c'est un état général où qu'est-ce qu'on fait pour nos enfants le SNU P le syndicat du premier degré de la FSU a lancé un cri d'alarme sur ce qui se passe dans les départements et régions d'outrem sur l'accueil dans les écoles on va rappeler que pendant la période covid on pouvait pas ouvrir dans beaucoup de lycées de la région î-de-france on pouvait pas ouvrir les fenêtres on va rappeler que l'année dernière il y a également des établissements qui ce des personnels qui sont mis en en état de retrait parce que bah les les les établissements leur tomb sur la tête donc c'est aussi ça c'est c'est tout ça et nos enfants ils sont en train de tous prendre cher donc attendez je je prends en mê temps mais voilà c'est est ce que disait liè effectivement sur le fait que c'est bien qu'effectivement on puisse dire parler et que que les que que les appels au secours pour des enfants montent mais sans moyen derrière alors le seul l'intérêt qu'il y a quand même c'est qu'on en parle et que du coup on dit ça c'est pas possible ça c'est pas possible éduquer un enfant à coup de claque c'est pas possible coucher avec sa fille c'est pas possible de rappeler ces chosesl de rappeler aussi que non la protection de l'enfance c'est pas que dans les milieux les plus précaires quand on parle de l'inceste il faut pas croire que c'est simplement parce que il y a pas assez de place à la maison et que tout le monde dans le même dans le même lit faut rappeler ces choseslà que la protection de l'enfance et les maltraitances ce n'est pas ce n'est pas réservé au plus pauvres loin de là de raeler que justement par exemple à l'éducation nationale faute de moyens les assistantes sociales elles sont pas dans les établissements les plus chic et pourtant il s'en passe des choses dans ses familles également donc voilà de pouvoir rappeler tout ça et de rappeler que bien entendu que on arrive à mettre sur la la les épaules de tous les personnels qui sont en charge des enfants donc on en parle dans les crèches on en parle social enfance mais on en parle aussi à l'école la charge est tellement lourde qu'on est en train de perdre du monde d'abord on a des les salaires on rappelait les les c'est pour dans les crèches dans le travail social c'est on dit pas que c'est majoritairement des femmes c'est essentiellement des femmes avec des salaires de femmes et il y a le livre blanc qui a qui a été voté au Conseil du travail social et pour la première fois on a réussi à à à faire que la première des préconisations il faut augmenter les salaires de ces femmes il faut augmenter les salaires de ces femmes parce que c'est reconnaître leur travail c'est reconnaître le travail de tous ces professionnels ce n'est pas inné ça demande des qualification donc ça c'est une parce que sinon on voit partir les personnels donc au final on a de plus en plus des gens non formés entre ceux en sachant que les gens non formés ils viennent et quand vous vous êtes pas formé vous êtes pas en capacité de faire face à ce qui vous est demandé donc vous repartez assez vite soit vous êtes maltraitant soit un moment vous vous rendez compte et vous partez assez vite donc il y a vraiment urgence il y a vraiment urgence parce que qui va s'occuper de nos enfants qui va s'occuper de nos enfants et qui va s'en occuper correctement donc moi je voudrais voilà vous remercier une nouvelle fois et vraiment rappeler que nos enfants ils ont besoin d'écoute et pas de mise au pas parce que c'est quand même ce qu'on entend beaucoup le SNU on remet l'autorité et l'écoute qu'est-ce qu'on leur met comme personnel en face pour pouvoir être écouter qu'est-ce qu'on leur donne comme lieu pour pouvoir s'exprimer c'est c'est l'intérêt aussi il faut le donner des lieu pour pouvoir s'exprimer pour pouvoir dire ce qu'ils vivent et pour pouvoir dire ce qu'ils veulent aussi voilà c'est eux qui vont construire notre voilà il faut leur donner la parole ils ont plein d'idées il faut aussi leur donner la parole pour qu'ils puisse dire ce qu'il ce qu'ils vivent et ce qu'ils veulent merci merci beaucoup alors pour redire ce qu'il y avait nous dans notre plan d'urgence sur cette question là il y avait donc créé un corps de fonctionnaires d'aesh avec une vraie formation et un vrai salaire puisque vous le savez ces femmes sont souvent obligé je dis ces femmes parce que c'est à 95 % des femmes sont souvent obligé de cumuler un de TR emplois pour pouvoir arriver difficilement au SMIG et que c'est une honte d'avoir dans un pays aussi riche que le nôtre des enfants en situation de handicap qui ne sont pas scolarisés il y avait l'Observatoire de la nonsolarisation avec des moyens ce dont je vous parlais juste avant pour déjà connaître les chiffres d'enfants et de jeunes non scolarisé dans notre pays notamment en outr-er où c'est très enfin très grave encore plus que la situation en hexagone assurer la gratuité de l'éducation garantir la gratuité des cantines des fournitures du transport des sorti Scola et activités périscolaires et puis j'ajouterai juste un point avant de redonner la parole à liè qui voulait rebondir sur un des points évoqués on parle souvent du harcèlement scolaire à raison parce que le harcèlement scolaire est un fléo qui touche des centaines de milliers d'enfants voire des millions d'enfants dans notre pays et que le harcèlement scolaire y compris tue dans notre pays on le voit alors évidemment ça implique d'avoir plus de présence humaine d'avoir des assistantes sociales d'avoir des psychologues scolaires d'avoir des médecins des infirmières scolaires dont on manque désespérément dans les établissements mais je voudrais signaler aussi l'initiative qui a été faite par le planning familial SOS Homophobie et s d'action qui récemment ont porté pleinte contre l'État puisque il y a eu dans la loi de 2001 une obligation qui a été faite de donner tris cours par an de cours d'éducation à la sexualité où justement on apprend ce que c'est le consentement on apprend ce que c'est le respect des autres le respect des des genres le respect enfin voilà où on apprend beaucoup de choses sur qu'est-ce que l'égalité et aujourd'hui ces trois associations portent plainte contre l'État parce que cette loi n'est pas appliquée et que seul 15 % des élèves ont ces trois cours d'éducation par an comme le prévoit la loi or on a impérativement besoin de ces cours d'éducation pour faire en sorte que on puisse avancer notamment sur le respect et la tolérance et je crois que c'est une action importante qu'on mener ces associations les je te laisse rebondir ouais moi je voulais rebondir sur le travail social parce que c'est vrai qu'on peut pas parler de protection de l'enfance sans évoquer ceux qui s'en occupent et en l'occurrence à l'aide sociale à l'enfance c'est majoritairement des assistants de services social mais c'est aussi des éducateurs spécialisés et je voulais vous dire que dans les années 80 le salaire d'un travailleur à l'aide sociale à l'enfance c'était deux fois et demi le SMIC aujourd'hui en 2023 c'est le SMIC plus 100 € voilà donc il y a quand même un euh pardon je donc voilà donc ça c'est quand même une info qui qui est hyper important à avoir en tête parce que la qualité de protection de ses enfants elle dépend évidemment de la de la qualité que l'on accorde en tout cas des cadres que l'on que l'on fixe pour permettre à ces travailleurs de d'avoir une qualité dans leur action et puis surtout vous dire également que à l' social à l'enfance même si ce sont des travailleurs sociaux qui s'occupent des plus vulnérables des vulnérables il n'y a toujours encore aujourd'hui en 2023 aucune obligation d'avoir obtenu un diplôme d'état du travail social pour pouvoir exercer ce qui fait qu'on se retrouve avec des personnes qui n'ont eu aucune expérience avec des enfants aucune expérience en protection de l'enfance particulièrement qui sont confrontés à des situations extrêmement complexe sans avoir les moyens de pouvoir y répondre et puis à l'aide sociale à l'enfance et malheureusement de plus en plus on est confronté à une pénurie comme l'ensemble des professions qui viennent en aide et qui s'occupent des enfants dans notre pays et cette pénuriite professionnelle elle a elle aussi des conséquences dramatiques puisqu'un éducateur ou une éducatrice à l'ARE sociale à l'enfance dans bien des départements aujourd'hui c'est plus 15 enfants 20 enfants dont elle a la référence c'est 40 50 60 donc on ne peut pas faire du travail conven un travail convenable quand on a 60 enfants sur sa file active qu'on ne peut même pas rencontrer au moins une fois par mois ça ce n'est pas possible donc voilà je voulais absolument parler de ça mais on pourrait le développer à d'autres secteurs je vois là il y a Anissa dans la salle qui est une militante extraordinaire qui a lancé le meou animation et qui s'est beaucoup beaucoup beaucoup penché sur sur ce monde-là et qui peut je pense faire exactement les mêmes constats dans les centres d'animation les colonies de vacances les centres de loisirs donc voilà si on veut correctement s'occuper de si on veut que nos enfants soient correctement protégés dans toutes les institutions qui sont en charge de leur accueil il faut revaloriser ces professions et il faut leur accorder de l'importance dans la société oui moi moi je voulais dire que effectivement la protection des enfants et de la mise en vraiment en protection en urgence qui est un placement quand on en arrive à un placement euh c'est que bien souvent bien souvent la plupart du temps on a aussi essayé plein d'autres on a essayé de tenter plein d'autres solutions hein placer un enfant c'est pas c'est c'est compliqué c'est compliqué alors c'est pas compliqué quand quand on est sur une question de vie et de mort mais par contre quand on sent que Ben la vie en famille c'est en train de détruire petit à petit un enfant et que on a et qu'on arrive absolument pas il faut le protéger c'est c'est compliqué pour un travailleur social placement contrairement à ce qu'on pourrait penser et parce que ce qui nous manque ce qui nous manque c'est de la prévention et c'est de la prévention quand on se rappelle que les les les éducateurs de prévention qui a encore des éducateur de prévention formé qualifiés avec diplômés de leur diplôme d'éducateur spécialisés ben on les a fait disparaître on a préféré mettre aussi du répressif derrière et plus et pas de la et pas de la prévention donc voilà il y a aussi tout ce côté de prévention qui est totalement oublié qui se rappelle que les assistantes social scolairire c'est le service social scolaire c'est un des premiers services socials créés en France il y a plus de 100 ans mais c'est pourtant un service qu'on oublie régulièrement on parle bien souvent des infirmières des médecins des psychologues mais on a la prétention depuis plus de 100 ans dans l'école d'avoir fait avancer aussi euh la la place de ceux qui étaient le plus en difficulté et ceux qui allaient le moins mais comme tous ces métiers bien souvent on a on travaille avec le secret professionnel et on a bien des fois bien souvent à pouvoiravoir la difficulté à les pouvoir dire tout l'importance que vous vous puissiez aussi être là pour pouvoir porter tous ces messages merci beaucoup je vais laisser un tour de parole Antoine ça bonjour Alors moi je suis arrivé en cours de route donc peut-être que la question des places en famille d'accueil avait été abordé avant mon arrivée mais alors c'est juste une catastrophe moi ça fait 20 ans que je suis psychologue en protection de l'enfance et je vais quitter mon travail parce que j'en peux plus il a des enfants dans mon département qui n'ont pas de lieu d'accueil et comme ils n'ont pas de l d'accueil ils font deux nuits d'un côté trois nuits de l'autre une semaine par-ci une semaine par là j'ai l'impression de travailler à l'Assistance publique en 1923 il y a des enfants cette année qui n'ont pas fait leur rentrée scolaire qui sont dans les locaux qui entendent leurs éducateurs chercher des places passer 70 coups de fil pour leur trouver une place et ben moi je vais partir en libéral après 20 ans en protection de l'enfance parce que j'en peux plus oui bonjour euh je voulais revenir sur le recueil de la parole de l'enfant que effectivement favoriser la parole comme avec les femmes victime de violence on entend l'enfant il faut que ce soit vraiment par un professionnel parce que si l'enfant se confie et qu'il y a pas de suite qu' y a pas de travail derrière ily per confiance dans l'adulte et plus jamais il ne parle voilà euh bonjour moi je voulais parler d'un d'un sujet qui est un peu connexe mais qui est aussi une forme de maltraitance faite aux enfants en fait la question de la précarité et de la malnutrition infantile euh moi je travaille dans une association qui s'appelle Mamama qui a été créée en 2020 qui fait de l'aide matériel et aide alimentaire pour des mars isolés avec des nourrissons et tous les jours on a des des femmes qui viennent qui n'ont pas les moyens de donner du lait infanti à leur enfant des couches des petits pots parce que c'est des produits qui sont extrêmement chers et pour lesquels c'est toujours les mêmes entreprises qui ont des grands monopoles Danon Lina Galia c'est et en fait nous on travaille en direct avec ces femmes mais on travaille aussi avec des professionnels de santé dans les PMI les PMI c'est un système enfin c'est un service public qui est extraordinaire qui est hyper développé sur le territoire qui fait un travail de fou mais c'est des professionnels qui ont aucun moyen d'agir contre une situation qui est médicale la malnutrition des enfants qui aura des conséquences qui est en train de grandir et qui a une vraie bombe à retardement sanitaire on estime qu'en France il y a 300000 enfants qui vivent dans des foyers qui ont pas les moyens 300000 enfants de moins de 3 ans euh qui vivent dans des foyers qui ont pas les moyens de de bah de leur donner le strict nécessaire pour leur développement et donc ça entraînera des des pathologies chroniques des retards de développement c'est un problème qui est immense et ces professionnels de santé ou les professionnels de l'action sociale ils ont pas les moyens d'y remédier parce que il y a pas de ligne budgétaire pour l'alimentation alors que à cette situation de médicale de malnutrition la réponse c'est de la nourriture donc moi j'avais ouais envie de d'adresser ce cette question là sur la qui est aussi une forme de maltraitance des enfants et des professionnels de santé qui ont pas les moyens d'agir et qui du coup aussi bah sont démunis et mal mal
[Applaudissements]
voilà bonjour à tous merci merci à la France insomis d'organiser ce débat au-delà du du clivage politique on est venu en collègue aujourd'hui on on ne trouvait pas de de lieux où on pouvait parler de ce sujet donc merci beaucoup ça fait beaucoup de bien la question question qui qui est posée aujourd'hui c'est pourquoi la France maltraite ses enfants je pense que on sait tous pourquoi la France maltraite tout le monde elle maltraite les enfants elle maltraite les gens plus âgés elle maltraite les salariés elle maltraite tout le monde parce que c'est un système un système que nous devons combattre c'est un système qui pourrit tout un système capitaliste un système libéral qui ne fait pas cas de l'humanité mais qui voit les gens comme des chiffres comme des numéros et même dans le lexique aujourd'hui qui est utilisé en travail social on parle de prise en charge on parle pas d'accompagnement on on voit les gens comme des chiffres on voit les enfants comme des chiffres et ça c'est quelque chose que l'on vit au quotidien et qui est très très difficile à vivre alors puisqu'il faut pas poser quand même une question juste le le pourquoi la France maltraite ses enfants les représentant de l'État français maltraitent les enfants aussi par leurs mots je sais pas si vous vous souvenez du préfet de l'héros récemment qui légitimit la violence sur les enfants ça n'a pas fait de de mouvement il y a très peu de personnes qui ont réagi ça passe à côté et ça reste en suspens ça n'interroge personne moi je fais des stages de responsabilité parentale c'est des espaces très très intéressant où j'entendais un délégué du procureur qui me disait bon ben ça sert pas à grand-chose de toute façon une taloche à un enfant ça n'a jamais fait de mal un délégué du procureur donc je vous laisse imaginer ma colère donc puis qu'il faut quand même poser une question euh il y a la présidente du groupe de la France insoumise aujourd'hui est-ce que l'intergroupe nupes a à quelque chose qui a été travaillé justement pour mener cette bataille là à l'Assemblée national pour qu'il y ait un projet de loi pour qu'il y ait un peu de de de remou pour qu'on donne des moyens en professionnel parce que les les professionnels sont en souffrance et en très très grande souffrance voilà donc merci à tous en tout cas de de de venir écouter ça c'est très important et de pouvoir le diffuser le plus largement possible il faut que cette ce sujet soit pris comme il est c'est-à-dire une urgence parce que la situation est tramatique
[Applaudissements]
voilà bonjour moi j'avais une question plutôt sur la question de la renationalisation du coup de l'aide à l'enfance parce que dans le cadre personnel cet été j'ai été amené dans le département du Gers à travailler avec une conseillre départementale qui s'occupe up de des questions de de de l'enfance et de la petite enfance et en fait elle avait un vrai rôle et un vrai poids sur la gestion des des cas au cas par cas avec sa connaissance et aussi le poids politique qu'elle pouvait avoir et moi j'ai peur que du coup le fait de renationaliser cette on perde on perde un peu ce lien et le poids aussi que qu'un élu local peut avoir pour débloquer certaines situations qui sont dramatiques pour le coup elle avait par exemple une personne transor entre qui avait 21 ans qui était à la rue qui avait plus de plus de solution elle a réussi quand même à négocier avec ses équipes équipe technique pour lui trouver une solution et débloquer la situation et moi j'ai peur que du coup si on passe sur un côté où il y aura plus que des techniciens au niveau local on perde un peu le voilà ce cette opportunité que voilà on va faire un premier tour de de réponse et puis on pourra peut-être en reprendre un après merci Antoine est-ce que vous voulez commencer à réagir à des choses oui bah et puis après comme ça je te donne la parole yes moi je voulais remercier la col psychologue qui est intervenu parce que toute l'émotion qu'elle a donné dans sa voix c'est l'émotion de l'ensemble des travailleurs sociaux de pouvoir dire que à l'heure actuel les travailleurs sociaux dans tout dans lesf les personnes qui qui travaillent auprès des enfants à l'heure d'aujourd'hui il faut qu'ils protègeent les enfants contre leurs propres institutions et tout en en essayant de se protéger eux-mêmes parce que rappeler que se prendre la souffrance des autres c'est se prendre de la souffrance aussi et que malheureusement nous on nous apprend dans nos formations que normalement on est censé avoir du du du de la prise en charge nous-même de ce que l'on peut de ce que l'on prend benah ça on court après ça c'est quelque chose qui quand on arrive à avoir un groupe d'analyse de pratique c'est extraordinaire ça ça nous prend sur nos groupes de formation donc vraiment vraiment un grand merci à la collègue et de pouvoir répondre que Ben bien entendu qu'on demande des personnels formés parce que recevoir la souffrance si c'est pas fait correctement vous le dites mais alors en plus aussi les personnels qui le reçoivent également quoi s'ils sont pas formés à ça vous vous abîmez sérieusement et puis qui se rappelle qu'il a une loi qui a eu beaucoup beaucoup beaucoup de mal à passer en France alors que d'autres pays ont réussi bien plusutôt qui étaient contre les violences ordinaires euh ben elle est passée mais elle elle était été présentée elle est pas passé elle estésentée et on a réussi à un moment parce que la honte sur la France quand on voyait tant d'autres pays qui avaient pu voter c'est cette loi mais alors d'aujourd'hui bah il y a rien d'autre il y a pas il y a rien de fait on a eu un moment un clip pour rappeler que telle chose est telle chose ça devait pas se faire mais voilà il y a eu une fois et depuis ben qu'est-ce qu'il y a comme comme accompagnement à la parentalité ben ça c'est voilà être parent c'est pas si simple donc et je voulais pouvoir dire effectivement que par rapport à à la recentralisation de de l'aide sociale à l'enfance de pouvoir rappeler que en matière de protection de l'enfance c'est comme pour les crèche comme pour tout ce qui est autour de l'enfance on délègue on délègue toujours à d'autres on délègue à d'autres et euh on délègue bah il y en a qui sont très qui sont ravis de récupérer parce que et de faire du de faire du fric là-dessus on fait du fric sur sur nos enfants on fait du fric sur nos enfants et euh de pouvoir le dire hein et attention c'est pas parce que c'est associatif que il y en a qui font pas de fric en étant associatif hein on a des grosses associations on ne citerait pas mais qui sont très proche de Monsieur Macron et qui euh prennent tout qui sont en train de bouffer toutes les petites associations qui était qui était vraiment spécialiste et qui avait toute leur expérience et leur histoire et qui eux à la fin prennent les contrats mais moi je peux vous dire hein quand ils on a les quand ils ont quand ils ont la le contrat pour enfin quand ils ont une mesure elles sont pas appliquer donc c'est c'est c'est aussi ça c'est pour ça qu'il y a urgence à ce que ça relève effectivement du service public et que on puisse pas déléguer comme ça euh parce que à force de déléguer il y en a qui récupèrent vraiment ses marchés sans sans sans le fondement même de la protection de l'enfance mercias je sais pas où elle est passé la collègue qui s'est exprimé ah par que lunettes de soleil je vous voyez pas bah déjà évidemment je vous apporte tout mon soutien et je pense que c'est important que vous ayez pris la parole pour exprimer ce désarroi parce que c'est un désarrois qui est je suis moi-même éducateur spécialisé qui est partagé par de plus en plus de collègues dans les services associatifs mais comme dans les services d'êt social à l'enfance et il faut que les gens l'entendent parce que on a très peu de soutien sur ces causes là on a très peu de soutien pour revaloriser nos professions on ne s'exprime que rarement publiquement quand on fait des manifestations de travailleurs sociaux si on est 300 400 c'est déjà énorme historique même donc je vous invite à relayer ces paroles là et si vous êtes dans des si vous évoluez dans des sphères syndicales politiques militantes bah en fait venez gonfler nos rangs quand on manifeste pour le travail social parce que à nous seul on le voit tous les jours on n arrive pas voilà ça c'est hyper important donc si vous voulez agir de manière très concrète déjà c'est en commençant par ça venez manifester avec nous même si vous n'êtes pas des professionnels parce qu'il faut nous soutenir ça va conduire et on l'a déjà dit et la collègue j'imagine a déjà dû le dire plein de fois cette situation va à des drames comme à l'hôpital public on va avoir des suicides dans les services d'aide social à l'enfance on va avoir des professionnels qui ne vont plus pouvoir se lever le matin pour remplir leur mission et qui vont qui vont craquer et qui craquent déjà donc donc vraiment ça c'est hyper important je vous repasse parce y a plein de questions mais je vous repasse juste après la parole parce que j'aimerais vraiment que vous continuez de vous exprimer c'est hyper important vous avez parler des familles d'accueil j'en ai pas parlé mais c'est vrai que on peut pas tout dire mais on a aussi une grave crise des pénuries de pénuries chez le métier de famille d'accueil moi j'ai toujours considéré que les familles d'accueil c'était la plus belle chose qu'on ait fait dans notre pays en matière de protection de l'enfance c'est le plus beau dispositif et d'ailleurs l'ONU le dit le dit elle le dit elle-même puisqu'elle considère que l'accueil familial donc dans une sphère familiale c'est l'accueil le plus protecteur des droits des enfants et celui qui respecte le mieux ses besoins fondamentaux aujourd'hui on a une pyramide des âges qui est extrêmement défavorable et la majorité de nos familles d'accueil vont partir à la retraite dans les années à venir sans être remplacé puisque personne aujourd'hui ne souhaite faire ce métier pour plusieurs raisons parce que déjà il y a une déconsidération totale dans la société mais aussi nous dans nos services de protection de l'enfance quand on est éducateur vis-à-vis d'elle donc il y a un mépris de classe parce que c'est essentiellement des femmes issues de quartiers de classe populaire et et et qui voilà et qui qui par les travailleurs sociaux souvent sont méprisés ça moi je le vois tous les jours donc donc on a aussi nous-même un travail à faire dans nos propres dans nos propres rangs à leur égard et c'est un travail voilà qui devient urgent mais pas que pas que c'est aussi lié à leur statut qui est très particulier c'est un statut qui est extrêmement dérogatoire au code du travail si un département demain décide de ne plus leur confier d'enfants de manière très arbitraire quand bien même elle feraient leur travail de manière correcte et et avec une implication totale elles sont considérées comme licencié d'office dans les de mois je dire donc c'est très insécurisant aujourd'hui d're famille d'accueil et pour des personnes qui auraient souhaité faire ce métierl on est confronté à d'autres barrières qui d'ailleurs ne sont pas juridiques ou règlementaires mais qui sont purement idéologiques où on leur interdit de cumuler ses fonctions avec un autre travail nous très tôt on a dit si on veut des familles d'accueil dans ce pays parce qu'il faut sauver le système de protection de l'enfance grâce à l'accueil familial il faut pouvoir leur permettre d'occuper un second templ les temps ont évolué on n plus à l'époque de la DAS ou de l'Assistance publique c'est majoritairement des femmes qui exercent ces professions et aujourd'hui oui les femmes travaillent donc je ne vois pas en quoi il serait antinomique d'occuper une fonction un travail à côté et d'accueillir un enfant placé chez soi alors pas TR comme ça peut être le cas majoritairement aujourd'hui mais un est sur des sur des tranches d'â extrêmement définis donc voilà ça c'est des propositions qu'on a déjà formulé mais sur lesqueles C parfois mais c'est des propositions sur lesquelles on n pas eu encore g cause donc pareil si vous avez la possibilité de porter ces messag là faites-le sur l'aide alimentaire bah je ne saurais que trop dire je veux dire on a les chiffres du resto du cœur qui nous dis que 110000 enfants de 110000 à 120000 enfants rien que l'année dernière enfants de moins de 3 ans ont dû bénéficier de l'aide alimentaire moi j'ai envie de dire au gouvernement de se réveiller les gens sont de plus en plus pauvres dans notre pays on est confronté à des situations qui ont été décrites par par Victor Hugo dans les misérable c'est ça la réalité donc la on chute de sur tous nos indicateurs tous les indicateurs sont rouges la pauvreté des enfants la nécessité de pouvoir bénéficier de l'aide alimentaire pour les enfants notamment particulièrement ceux qui ont moins de 3 ans la prostitution des enfants augmente le nombre d'enfants handicapés nonsolarisés augmente également le nombre d'enfants à la rue bah c'est plus 20 % cette année je bon voilà il y a un moment où oui on a juste envie de dire que c'est plus sur des actions citoyennes et locales qu'on va réussir à résoudre cette crise c'est des mesures politiques d'ampleur structurelles importantes qui viendront qui viendront faire changer la situation donc oui s'il y a un mot d'ordre vraiment c'est le gouvernement bah débouchez-vous les oreilles et V vos responsabilités parce que ces situations là elles sont insupportables je pense qu'on parle avec beaucoup d'émotions aujourd'hui parce que quand on est confronté tous les jours mais en fait on en a juste r voilà on en a juste RB sur la la France qui maltraite ses enfants et je suis tout à fait d'accord avec le camarade communiste j'imagine je le vois au bou d'oreille mais je rajouterai je rajouterai que ce n'est pas que ça serait trop facile je trouve d'amener que cela comme explication pour moi il y a aussi une autre explication c'est que les enfants ne votent pas les enfants ne votent pas c'est-à-dire mener des politiques publiques à leur destination à leur égard dans leur intérêt élaborer à leur hauteur ça ne rapporte aucune voix aujourd'hui et ça c'est pas juste de la responsabilité des responsable politique c'est notre responsabilité collective à nous tous quand on va voter quand on vote parce que il y a un taux d'abstention qui est énorme mais aux élections départemental combien font le déplacement jusqu'aux urnes avec en tête que quand vous votez aux élections dép emental c'est l'avenir de milliers d'enfants placés sur votre territoire que vous allez définir qui regarde le programme qui exige de de ces élus et de ses représentants politiques d'avoir l'obligation systématique de formuler des propositions à l'égard des enfants dans le cadre de la présidentielle dans le cadre des élections départementales mais là également dans le cadre de l'élection européenne parce que l'Europe a un rôle aussi fondamental à jouer dans la défense des droits fondamentaux des enfants donc ça c'est des choses aussi très concrètes que l'on doit s'imposer il faut qu'on ait un niveau d'exigence vis-à-vis de nos responsables politiques vis-à-vis de nos élus qui soit beaucoup plus important que celui que l'on a actuellement et par ailleurs au-delà de de cette histoire électorale et du fait que les enfants ne votent pas moi je pense qu'il y a aussi un vrai enjeu sur notre manière de penser la place des enfants dans dans la société alors évidemment on tire un héritage du code napoléonien avec la puissance paternelle mais où les enfants étaient considérés comme des objets et non pas comme des sujets de droit et bien cet héritage persiste aujourd'hui et ça c'est dans nos familles qu'on peut les faire évoluer qu'on peut faire évoluer nos mentalités donc redonner une place aux enfants et enfin affirmer au effort et et faire vivre leurs droits en disant systématiquement que non non ce ne sont plus des objets en 2023 ce sont des êtres humains dotés de droit on a été le premier pays à ratifier à signer la convention internationale des droits de l'enfant c'est pas pour du vent c'est pour que ça s'applique et ça voilà c'est c'est déjà faire changer ses mentalités à cet égard ça nous aidera et puis c'est c'est impératif moi je pense qu'il va falloir qu'on fasse le même travail que ce que les féministes ont pu faire ont commencé à faire il y a bien bien longtemps et qu'elle continuent de de faire encore aujourd'hui malheureusement mais mais nous sur les enfants oui on est très à la traain et ce changement c'est un changement culturel aujourd'hui qui doit qui doit être obligatoire sur l'intergroupe nupes je vais aborder un sujet moi qui m'a qui m'a posé problème et ça rejoint la question sur la recentralisation de l'aide sociale à l'enfance j'expliquerai après pourquoi pour moi c'est important et en quoi ça peut permettre de faire évoluer le système de protection de l'enfance mais en tout cas c'est une revendication qui a été portée par la France insoumise inscrite dans le programme à l'élection présidentielle et c'est une revendication qui a été portée par Sandrine Rousseau dans le cadre de la primaire des écologistes quand il y a eu la nuupz moi j'ai regardé ça avec avec beaucoup de de de positivité on va dire euh presque de soulagement et j'ai je me souviens je crois que je sais pas si c'est toi ou Hugo bernalistis que j'ai appelé mais bon j'ai dit s'il y a l'intergroupe parce que c'est là où les arbitrages vont se faire pour le programme dans le cadre de l'intergroupe et donc le programme de l'anupè j'ai dit la mesure phare qu'il faut porter c'est la recentralisation ça a été ça a été refusé par les communistes ça a été refusé par les socialistes ça a été refusé par une partie des vers ça moi je trouve que c'est extrêmement problématique et je vais du coup aborder tout de suite la question de la recentralisation pour que vous compreniez mieux pourquoi mais aujourd'hui on a 101 départements en France qui sont majoritairement tenus par la droite mais dont certains sont tenu par les socialistes et les communistes et dans dans plusieurs exécutifs on peut retrouver aussi des vers 101 département aujourd'hui c'est 10 une politique publiqu différent c'està-dire qu'un enfant placé n'a pas les mêmes droits en fonction de son lieu de naissance et ça c'est vraiment extrêmement cruel c'est-à-dire que si tu nés à Paris si tu nés alors je vais peut-être je vais le formuler autrement pour qu'on comprenne bien mais si tu nés dans un département de gauche même si la gauche est loin d'être irréprochable en matière d'administration de ses département et particulièrement de pilotage de sa politique d'ê soci enfance tu as plus de chance que si tu NIS dans un département de droite voilà donc je crois que c'est une situation qui déjà de base est inacceptable mais la la décentralisation de l'aide sociale à l'enfance dans les années 80 elle avait trouvé sa source dans un argument principal celui que la proximité avec les citoyens allait permettre de mieux repérer les enfants en danger de mieux travailler avec les familles et donc de d'éviter d'avoir à saisir l'autorité judiciaire pour prendre des décisions ça c'était le premier argument de la décentralisation en matière de protection de l'enfance c'est de dire les élus en effet seront plus à même de collaborer avec les familles dans l'intérêt des enfants forcé de constater 40 ans après que le nombre de placements judiciaires est en augmentation constante au détriment du nombre de placements administratifs le nombre le un placement administratif c'est un placement qui est qui est effectué avec le consentement des du ou des parents sans que l'autorité judiciaire n'intervienne donc c'est un travail en bonne intelligence entre une collectivité et une famille pour lui apporter le maximum d'aide et de soutien possible aujourd'hui ce n'est pas le cas c'estd que si la décentralisation avait vraiment fait ses preuves on aurait eu une augmentation massive du nombre de mesures administratives au détriment de de de mesures judiciaaires donc le travail de proximité n'a toujours pas été établi 40 ans après en revanche ce que l'on peut observer sur le terrain et particulièrement quand on milite pour une amélioration des droits des enfants placés et c'est extrêmement compliqué parce que du fait de la décentralisation c'est pas avec un interlocuteur qu'il faut avoir à faire mais avec 100ans un interlocuteur différent et bien on se rend compte que on a un système de baronie locale voilà où les présidents de département du fait que ça ne leur rapporte rien notamment sur le plan électoral se désintéresse complètement de ces politiques là donc pour leur faire prendre conscience que il y a des choses qui ne fonctionnent pas dans leur territoire et qu'il y a des axes de réforme à mener avec des proposition très concrète c'est déjà un partcours du combattant en soi moi je fais partie de ceux qui pensent que la protection de l'enfance doit être une compétence régalienne de l'État parce que j'estime que c'est à ce c'est à ce niveau-là qu'il faut situer cette politique publique pour lui accorder toute son importance au même titre que la justice que la sécurité que la santé que les armées que les affaires étrangères voilà pour moi ça c'est quelque chose qui philosophiquement doit être réaffirmé et même porté par la gauche la recentralisation de l' sociale à enfance elle aurait plusieurs vertus la première ce serait déjà d'avoir un seul pilote dans l'avion et passant un moi j'ai entendu l'argument sur est-ce qu'il est plus facile def il est plus facile du fait de la décentralisation de négocier avec les élus ou les administration départementale pour pour obtenir des choses en fait je je moi je j'avoue j'ai beaucoup de mal à supporter ça parce que aujourd'hui on se bat pour que tous les enfants placés et des droits donc on devrait même pas être dans une négociation avec les départements il devrait appliquer la loi et tous les rapports que ce soit et encore là cette année le rapport sénatorial donc rédigé par un sénateur de droite c'est même pas voilà c'est vraiment un sénateur de de droite qui le dit c'est que les départements aujourd'hui n'appliquent pas les lois ce qui fait que oui on est contraint d'entretenir des relations beaucoup plus fortes avec les élus pour espérer qu'un jour peut-être ou dans des cas individuels ils appliquent la loi mais ça c'est inadmissible par exemple l'année dernière on a fait voter un droit au retour pour les jeunes majeurs de l'aide sociale à l'enfance donc la personne dont vous parliez tout à l'heure si on regarde le code de l'action sociale et des famille elle avait déjà le droit de réintégrer les services de protection de l'enfance la vraie question c'est pourquoi les élus pourquoi le président de département qui est le chef de file refuse d'appliquer les lois pourquoi ça c'est c'est inadmissible que dans une société comme la NRE des collectivités territoriales refusent d'appliquer des lois et refuse d'appliquer des décisions de justice on a des milliers d'enfants qui bénéficient d'une décision de justice qui ordonnent leur placement à social à l'enfance qui parce que les départements n'ont pas décidé de mettre les moyens ne sont pas exécutés donc c'est ce que je disais tout à l'heure c'est autant d'enfants en danger qui restent à domicile et probablement qui risquent la mort voilà donc donc on n est plus à devoir négocier il faut que la loi soit respectée et appliquée on l'exige pour d'autres on a le mot facile pour qualifier d'autres personnes de délinquant mais aujourd'hui les premiers délinquants c'est les départements en fait c'est les départements recentraliser c'est avoir un pilote mais c'est aussi redonné au Parlement du pouvoir aujourd'hui quand on veut améliorer la loi quand on veut rajouter des moyens financiers parce que les élus de la nation les élus du peuple l'ont décidé on est confronté à un un barrage juridique qui est un barrage constitutionnel puisque la Constitution prévoit qu'il y a la libre administration des collectivités territoriales donc on ne peut pas imposer au département un mode de fonctionnement une manière de faire des dépenses et cetera ils sont chef de fil mettre à bord de leur navire et ils décident ce qu'ils ont envie de décider et moi je pense que recentraliser l'êre sociale à l'enfance ça permettrait aussi aux élus de la nation aux représentants du peuple de pouvoir réaffirmer et et de pouvoir clarifier que oui l'enfance doit être une priorité et que donc dans le cadre des textes budgétaires on va mettre les Mo moyen et moi je défie n'importe quel élu qu'il soit de droite ou de gauche de se présenter au Parlement de regarder les Français droit dans les yeux et de leur dire je je ne veux pas je ne veux pas je refuse de mettre de l'argent pour sauver des enfants de la mort voilà donc je pense que ça ça permettrait aussi de clarifier politiquement les règles du jeu et ça permett en tout cas ça nous permettrait quand on milite sur ces sujets de pouvoir créer un rapport de force qui permettrait enfin de de de de d'obtenir des avancées non pas que pour un département ou deux pour certains enfants placés mais pas tous mais bien pour l'ensemble du public que l'on a la charge de protéger sur la recentralisation honnêtement je crois que ça nécessit un débat à part entière parce que c'est un sujet qui est extrêmement clivant alors même à gauche mais et je trouve ça vraiment dommage mais mais il y aurait aussi d'autres arguments aujourd'hui les départements enfin 90 % des mesures sont d'ordre judiciaire je le disais donc il faut se poser plutôt que de vouloir à tout prix maintenir la décentralisation telle qu'elle est il faut se poser quel est l'intérêt de cette décentralisation actuelle les départements leur rôle unique actuellement c'est de payer des associations pour accueillir des enfants placés mais nous ce dont on a besoin c'est aussi d'une politique interministérielle puisque les enfants placés comme n'importe quel autres enfants ils fréquentent l'école et d'ailleurs 70 % d'entre eux sortent du système sans aucun diplôme seul 13 % des enfants placés réuss réussissent à s'inscrire ça veut pas dire obtenir à s'inscrire en bac quel que soit le bac quel que soit le bac un pro général contre 51 % en population générale du même âge on a un risque de décrochage scolaire qui est qure fois supérieur à la moyenne et un taux de déscolarisation on quitte l'école euh trois fois plus que les autres enfants en population générale on a également besoin d'avoir des soins donc les enfants placés fréquentent les systèmes le système de santé on a un enfant placé aujourd'hui sur quatre qui a une reconnaissance administrative de de handicap ces enfants ils sont les plus sacrifiés d sacrifiés parmi les enfants placés puisque dans beaucoup de territoires et ça a été dit par la collègue les réseaux de soins sont défaillants donc la pédopsychiatrie est en désastre complet euh le financement des établissements enfin des établissements en tout cas des des des de la de la prise en charge des enfants placés handicapés euh dans des dans des réseaux de soins euh est extrêmement complexe puisque l'ARS et les départements ne communiquent pas entre eux ou refusent de le faire siamment euh donc voilà recentraliser c'est je pourrais ça développer sur une multitude de sujets mais recentraliser c'est aussi permettre au gouvernement d'avoir un pilote une administration qui serait capable de mettre tout le monde autour de la table dans dans l'intérêt des enfants et er de ces administrations une travail en bonne intelligence un travail en bonne intelligence et des mesures très concrètes pour un public qui souffre encore d'énormément d'invisibilité et qui reste dans l'angle mort des politiques publiques donc c'est nous sortir de de l'angle mort des politiques publiques et ça honnêtement c'est hyper important ça peut sauver des vies je crois que j'ai fini merci beaucoup lias vous comprenez pourquoi je le présentais comme un ponte sur la question des droits des enfants non li a quasiment tout dit mais je veux juste rajouter deux petites choses sur ce qui était dit tout à l'heure sur le préfet de l'héro juste pour signaler mais nous on fait fréquemment lorsque on voit des atteintes à la loi et notamment le fait justement de légitimer les les violences sur les enfants comme ça a été fait par le le préfet de l'héro il y a William martinet et deux élus de l'héro qui ont saisi le procureur de la République sur les propos qui ont été tenus donc on attend les suites qui qui seront données sur cette question la deè chose sur ce que fait l'intergroupe nupes alors déjà on a gagné quelque chose à l'Assemblée nationale qui t demandé depuis des années c'est que à l'Assemblée nationale vous avez des commissions permanentes donc des commissions qui vont s'occuper des affaires sociales qui vont s'occuper de tout ce qui lois donc justice police liberté publique vous avez sur le développement durable écologie bon donc vous en avez h et ensuite il y a des délégations donc des groupes de travail de députés qui travaillent sur des sujets particuliers qui produisent des lois qui font font des auditions donc vous aviez jusqu'à l'URE la délégation aux collectivités territoriales la délégation aux droits des femmes et depuis cette mandature on a gagné qu'il y ait une délégation au droits des de l'enfant des enfants donc pour nous ça c'est très important parce que ça nous permet justement d'avancer sur ces sujets première des choses deuxème chose sur l'IND group nubes effectivement on n pas réussi encore à convaincre nos interlocuteurs sur la nécessité de recentraliser l'aide sociale à l'enfance notamment parce que il faut le dire euh parce que beaucoup sont aussi aux manettes de département et réagissent un peu comme à réagit la première ministre sur cette question là en disant ne dites pas que les départements font bien ne font pas bien leur boulot alors que là aussi l'enjeu est c'est tout l'enjeu de ce que las leof vous a montré l'enjeu n'est pas là enfin si et d'ailleurs parfois l'enjeu est là parce qu'il faut quand même dire qu'il y a des des politiques qui sont menés dans certains départements qui ne sont pas du tout vertueux bien au contraire mais l'enjeu c'est une question tout comme nous on se bat sur la question de l'égalité des citoyens c'est l'égalité devant la loi devant de de l'État devant tous les enfants qui sont placés notamment si on parle de l'aide sociale à l'enfance et je le disais en particulier des mineurs non accompagnés qui sont alors on parlait effectivement de ceux qui sont sacrifiés parmi les sacrifiés et puis là vous avez les sacrifiés parmi les sacrifiés parmi les sacrifiés des enfant alors que là aussi la France a ratifié la Convention internationale des droits de l'enfant et donc qui concerne les enfants quelle que soit leur situation administrative par ailleurs ça fait quand même du bien de le rappeler dans ce pays quand on raconte n'importe quoi sur cette question donc nous on avance sur l'intergroupe on a produit des lois ensemble on en a faite sur la rentrée sur la question de la gratuité réelle de l'école pour que tous les enfants puissent accéder à l'école on continuera d'en faire ensemble et on continue d'essayer de convaincre sur cette nécessité dont nous on est absolument persuadé de recentraliser l'Aide Sociale à l'enfant je dirais une dernière chose on s'est battu dans le mandat précédent elas Lofa qui a joué un rôle fondamental sur la question des sorties sèches dont il parlait donc c'est-à-dire que quand vous sortez de l'aide sociale à l'enfance à 18 ans de toutes ces personnes qui se retrouvent du jour au lendemain à la rue avec un nombre de SDF je vous disais où c'est complètement disproportionné de personnes qui ont été des des anciens enfants placés et on s'est battu pour que tout le monde puisse avoir droit à des contrats jeunes majeurs c'est-à-dire que on puisse continuer à être avoir une prise en charge et donc de l'argent une protection euh jus bon alors il y avait des discussions mais c'était là à ce momentl la discussion c'était jusqu'à 21 ans on l'avait gagné en commission et derrière c'est le gouvernement qui a détricoté ce qui avait été gagné pourtant à la majorité de l'Assemblée alors que est déposé et déposé par eu àbase alors que c'était le moment où les macronistes avaient la majorité absolue dans l'Assemblée nationale donc en plus on a des sabotages qui se font uniquement alors là on peut parler très clairement pour des raisons qui sont uniquement des raisons financière donc en tout cas on va continuer ces batailles là et nous on a eu la chance à la France instis d'avoir C députés qui sont à la délégation des droits des enfants donc ça va nous permettre de continuer à porter ces combats là et vraiment on ne les lâchera pas sur cette question parce que moi je veux des réponse sur ce que le gouvernement fait face à tous les constats qu'on a aligné les uns les uns après les autres alors je vais ouvrir un quelques dernières questions juste si vous en avez peut-être sur le livre aussi ce qu'on vous ce dont on vous parlait tout à l'heure beréranger le petit sur la question des crèches n'hésitez pas et elle me signale qu'elle sera tout à l'heure au salon du livre mais elle va elle va le redire tout à l'heure je vous laisse faire les dernières questions du coup bonjour en fait je voulais juste parler de moi mon expérience que j'ai vécu au foyer donc j'avais 16 ans j'ai été placé parce parce que j'étais une enfant qui était souvent dans le silence j'ai été placée parce que du coup j'étais en malettre j'ai été 7 mois dans un foyer dans un foyer d'urgence où on m'a dit que j'allais rester qu'une semaine parce que c'était un foyer d'urgence j'ai vécu là-bas beaucoup de choses beaucoup de choses qui sont mauvaises en fait j'avais seulement 16 ans et j'ai vécu plusieurs agressions sexuelles j'ai été plongé dans des consommations de choses illégales euh et il faut savoir que quand j'ai vécu les agressions sexuelles au bout de la 4e j'ai décidé d'en parler aux éducateurs et ils m'ont dit que j'étais une menteuse parce que j'en avais pas parlé plutôt et que j'avais accepté de passer plusieurs repas avec la personne à côté de moi j'ai fait beaucoup de tentatives où j'ai failli passer tout ça et finalement au bout de la 5e agression j'ai décidé d'appeler mon père en pleur en disant papa faut que je rentre à la maison je peux plus rester là-bas donc sans que la juste soit d'accord je suis rentrée chez moi ça a fait beaucoup de problèmes j'ai appris que la directrice du foyer disait à tous les enfants là-bas que j'étais une mauvaise fréquentation qu'il fallait pas me parler donc voilà je voulais juste dire ça parce qu'on a dit vous avez dit au début que c'était une chance d'être placée moi je n'ai pas vécu cette chance et j'espère que j'y retournerai pas personnellement parce que tout ce que j'ai vécu là-bas c'est horrible et ça garde ça laissera toujours des marques sur mon corps de ce que j'ai fait là-bas des truc comme ça et voilà je suis plus la même aujourd'hui qu'avant tout
[Applaudissements]
simplement euh bonjour à tous euh je vais moi aussi parler en tant qu'ancien jeune placé en à l'IDE sociale à l'enfance tout d'abord je voudrais dédicacer cette intervention à un ami que je me suis V envoyer J justement qui va bientôt être papa il se reconnaîtra donc tout ça pour vous dire que bah en vrai il y a de l'espoir c'est pas fini quand on passe en foyer euh du coup sur l'enjeu de la recentralisation et pour moi il faudrait aussi aller plus loin que ça c'està-dire arrêter de déléguer le service de l'aide sociale à l'enfance à des associations c'est que ça devienne vraiment un service public plein et entier et juste ne serait-ce que par clarté moi je me rappelle d'après-midi entière où on était quelques jeunes où il y avait pas trop de monde au foyer où on on demandé aux éducateurs de nous expliquer comment ça se passait en fait on dépendait de qui qui prenait les décisions notre dossier était géré par qui et cetera et c'était incompréhensible il y a ça déjà un souci de clarté pour tout le monde euh ensuite la question des contrat jeun majeurs com le panneau relever euh oui la question des contrrajeunes majeurs ce qu'il faut savoir c'est que dans la l'écrasante majorité des départements les contr jeunes majeur ça existe plus en fait moi je suis arrivé à l'âge de 18 ans on nous a expliqué que il y avait une époque pnie il y a quelques années où les contrats jeun majeurs allaient automatiquement vers les 21 ans et là où j'étais moi dans mon département progressivement la durée des contrats jeunes majeurs diminuait mais ils était prolongeable donc moi dans mon département le maximum pour un contrat jeun majeur c'était 6 mois le temps de passer le bac et cetera ensuite vous passez devant votre assistante sociale avec qui vous discutez des nouveaux termes du contrat jeune majeur enfin s'appelle plus vraiment contrat jeune majeur mais on continue de l'appeler comme ça euh mais juste pour vous mettre en tête vous avez 18 ans vous êtes toujours souvent au lycée ou en formation et direct on vous balance dans le bain de la précarité alors que à l'époque c'était bah tu tu tu finis ton bac tu fais tes deux premières années d'études en BTS ou en DUT et après pendant ces 2 ans tu apprends à vraiment devenir autonome à gérer ton à gérer une vie de d'étudiant quoi là maintenant c'est ça c'est tu as 18 ans 6 mois on renégocie si tu as réussi tes objectifs si tu as pas réussi tes objectifs en fonction ce que tu as fait euh tu as pas les garanties d'avoir les mêmes conditions des fois on vous donne un contrat jeune majeur vous avez un logement des fois vous en avez pas vous restez dans une structure des fois c'est juste un suivi un peu obscur et et flou on sait pas trop donc voilà c'est pour ça que l'enjeu de la recentralisation c'est le fait que bah juste clairement bah tout le monde vous avez 18 ans vous êtes encore vous vous êtes pas prêt clairement et ben vous continuez d'être pris en charge par l'État le temps que vous soyez inséré voilà euh encore merci aussi pour la Camara qui a témoigné tout à l'heure euh merci pour son courage c'est des choses assez difficiles qui se passent dans les foyers j'avais pas envie de revenir sur les maltraitances mais le problème c'est c'est un milieu très fermé très peu de gens y entrent en général les jeunes de foyer à l'extérieur ils sont un peu entre guillemets austracisé parce que ah ils sont bizarres ils vivent pas avec leurs parents euh donc c'est très difficile ce moment-là et ça demande beaucoup de courage je je remercie la camarade pour son intervention merci au députés de l'anupess et de la France insoumise pour le travail que vous vous fa à l'Assemblée nationale c'est très important et franchement ça ça fait du bien de se dire ah il y a moyen que ça change même si sous le gouvernement Macron il y a peu il y a peu d'illusion quoi
[Applaudissements]
voilà prends le micro je vais faire cours mais juste pour redonner aussi la perspective en fait la suite de la maltraitance et des études aujourd'hui qui sont menées il faut suivre le programme Pegas par exemple qui explique bien qu'en fait une expérience aversive dans la vie ça a un impact direct sur la santé trois expériences aversives dans la vie c'est 10 ans d'espérance de vie en moins six expériences aversives dans la vie c'est 20 ans d'espérance de vie en moins comment un enfant voilà qui a vécu plusieurs réorientations donc il a été maltraité par ses parents l'impact traumatique il est quand même pire quand on est maltraité par quelqu'un qui est censé vous protéger que ce soit en crèche ou par ses parents ou par l'institution département qui était censé vous protéger et qui vous maltraite comment refaire confiance vous pouvez lire cyulnique il écrit des choses très bien sur la résilience mais toutes ces expériences aversives cette maltraitance produite par des gens qui sont censés vous protéger ça crée aussi de la Résistance sont des gens qui vont plus accepter les mains tendues en fait parce que si ces mains tendu font mal après quand on dit ben va voir le psy fouise quoi j'en ai connu des gens gentils qui m'ont fait du mal donc comment aider un jeune à s'insérer après ses 18 ans quand il a vécu dans 27 lieux d'accueil moi je l'ai dit à mon directeur je mais vous pensez que vous allez le stabiliser à 17 ans et demi à sa sortie de majorité alors qu'il a connu autant de réorientation c'est l'insertion au sein d'un couple c'est l'insertion au sein d'un travail ça un impact direct en terme de santé et je vous parle pas que des addictions des troubles de stress posttraumatique des consommations d'antidépresseurs et d'anxiolitique je vous parle de cancer donc Madame Panau si vous voulez libérerfin avoir un argument choc pour libérer des lignes budgettaire le coût sociétal des maltraitances est juste est tellement pharaonique que si on s'en occupait on récupérerait énormément d'argent merci beaucoup merci pour vos questions et votre présence on va donner un mot de conclusion à chacune et puis je pense que c'est lias qui répondra sur les les différentes questions et expressions qu'il a eu sur l'aide sociale à l'enfance je vous laisse commencer peut-être pour un petit mot de conclusion et merci encore d'avoir participé à ce débat oui moi ce que je voulais dire c'est que il y a pas mal de fil en fait hein qui peuvent tre tiés entre ce qui se passe actuellement à l'aide sociale à l'enfance et ce qui se passe dans les crèches et en particulier les les crèches privé lucréatif sur lesquelles j'ai travaillé en fait les enfants dans les crèches ils ont pas de de porte-parole et ils peuvent pas prendre la parole d'ailleurs ils sont pas présents là dans le le public aujourd'hui il y a très peu de jeunes enfants ils sont pas là à prendre le micro pour témoigner de ce qui se passe pour eux et et pour cause voilà dans le domaine de la petite enfance il y a les connaissances ont beaucoup évolué ces dernières années on parlait de borisulnique par exemple aujourd'hui on sait que les enfants ne sont plus des des tubes digestifs hein que c'est aussi des êtres doués de sensibilité qui méritent de la bienveillance de l'écoute de l'attention et il faut prendre en compte ces éol ution là dans ce qui est mis en place par les pouvoirs publics aujourd'hui parce que actuellement les contrôles de la PMI on en parlait aussi tout à l'heure la Protection Maternelle et Infantile ne prennent pas forcément en compte en fait le les évolutions de des connaissances sur les enfants les budgets de la PMI sont en baisse les médecins de la PMI partent pour beaucoup en retraite il est nécessaire aujourd'hui de de renforcer les contrôles dans les crèche de de changer aussi la nature de ces contrôles et il faut il est nécessaire que les pouvoirs publics réinvestissent dans la la Protection Maternelle et Infantile je vais pas être trop trop longue je voulais aussi dire que dans les crèches aussi il était nécessaire de revaloriser le salaire des professionnels qui sont quasi exclusivement des femmes on l'a rappelé aussi et et voilà qu'il est nécessaire d'attirer des candidats dans ce secteur qui manque de personnel et les salaires ça peut permettre notamment de de d'attirer à nouveau de de remotiver le person personnel et parce qu'en fait un personnel maltraitant ne peut pas être bien traitant avec les enfants et et voilà et et ça pourrait ça pourrait permettre d'éviter toutes les dérives qu'on observe aujourd'hui dans le secteur de la petite enfance moi moi je voulais rebondir sur ce que tu ce que tu disais on rappelle aussi que voilà s'il y a des choses à amener budgétairement c'est de rappeler que la prévention au final ça coûte moins cher que de que de soigner et réparer et que il y a des études qui ont été fait là-dessus il faut faut les sortir aussi hein parce que c'est la prévention c'est c'est c'est une urgence euh nous on dit on résiste encore mais mais tout ce que se disent et ce qui se se dit au conseil du travail social c'est que c'est que si ce qui a été donné au au conseil du travail social le dernier livre blanc qui a été ouvert n'est pas écouter il y a urgence à entendre ce qui est marqué ce qui est marqué parce que parce que on va le droit à la catastrophe et moi je voudrais parler on va pas en parler là mais de pouvoir les nommer quand même parce que ça peut être pour un prochain débat on parlait effectivement des plus de 20 jusqu'à 21 ans [ __ ] temps c'était dans les textes c'est dans les textes d'être soutenu normalement jusqu'à 21 ans de pouvoir dire que on a les les camarades du collectif justice des enfants ne pas oublier aussi les enfants ayant commis des actes de délinquence qui se retrouve où on est passé du de de la priorité à l'éducatif au répressif donc ne pas oublier effectivement c c ces combats là aussi de rappeler que oui un enfant il a besoin d'abord d'éducation et la dernière chose on parlait justement des enfants en situation de handicap il y a aussi urgence à pouvoir se poser entre entre l'école inclusive et et aussi les toutes les structures qui existent ime im pro qui ont autrement qui avaient jusqu'à présent autrement d'autres moyens et des professionnel formé qualifiés et avec des bien plus en nombre que ce que ce qui peut y exister à l'heure actuelle au niveau de de l'école et qui a aussi urgence à pouvoir débattre aussi pour ses enfants de comment on concilie ces deux pratiques voilà merci beaucoup et vraiment encore merci pour ce débat et merci pour votre présence sur lesats jeun majeur en fait c'est un AB de langage et j'ir même plus loin c'est une invention des départements la loi à aucun moment dans les textes ne parle de contrat jeun majeur c'est quelque chose qui a été imposé par les départements pour fixer des conditions aux jeunes en dehors de tout voilà de tout cadre et pour limiter au maximum le nombre de jeunes bénéficiaires de la de l'APGM l'accompagnement jeun majur voilà donc c'est déjà ça c'est un vrai sujet parce que on a des départements aujourd'hui très majoritairement qui n'accorde plus de contrat jeun majeur il y a un chiffre qui est très intéressant de l'Observatoire national de la protection de l'enfance qui nous dit que six enfants placés sur 10 à 18 ans n'ont aucune protection donc on est majoritaire à sortir à 18 ans du système sans sans rien sans accompagnement sans étayage sans logement sans revenus puisqueen plus on n pas le droit au RSA avant 25 ans et puis à 19 ans ça baisse encore à 20 ans il y en a plus à 21 ans ça n'existe plus donc voilà donc ça déjà c'est le premier truc on a fait voter enfin il y a eu une loi qui a été votée l'année dernière qui est qui a été portée par Adrien taquet donc l'ancien secrétaire d'État en charge de l'enfance qui vise à obliger les départements à proposer un apgm donc à 18 ans pour tous les enfants de l'aide sociale à l'enfance le problème et nous on avait soulevé le le piège à l'époque c'est que dans la loi il n'est fait aucune mention d'une durée minimale de protection ce qui fait que les département aujourd'hui là en 2023 pour remplir les prérogatives de la loi ils peuvent faire des contrats de 3 semaines d'un mois et pépère si on fait du contentieux et qu'on va au tribunal administratif là où on pouvait gagn avant parce qu'on profitait du flou juridique on perd aujourd'hui donc c'est un très beau cadeau que le gouvernement a fait au département pour limiter de manière drastique la protection des jeunes majeurs après 18 ans donc la situation va de toute façon s'empirer dans les dans les mois et les années à venir si on ne réforme pas davantage sur les violences institutionnelles je crois que c'est une réalité que beaucoup d'enfants placés malheureusement connaissent le propre des violences institutionnelles c'est l'opacité et pour ça c'est pour cette raison que nous on demande depuis des années àce que chaque enfant placé se voit assister d'un avocat aujourd'hui je enfin je le disais tout à l'heure c'est 90 % de mesures judiciaires l'avocat d'enfant est obligatoire dans les procédures de divorce les contentieux sur les contrats commerciaux et cetera il ne l'est pas en assistance éducative il ne l'est pas en protection de l'enfance et c'est d'ailleurs bien dégueulasse parce que les parents d'enfant placés ont le droit d'être assisté d'un avocat les enfants eux-mêmes n'ont pas toujours le droit d' avoir un avocat puisqu'il faut d'abord qu'il soit reconnu comme discernant donc on nage en plein délire mais si on avait dans toutes les situations un avocat ça permettrait à l'enfant victime de violence institutionnelle en foyer ou en famille d'accueil de pouvoir se tourner vers un adulte un professionnel qui n'est là que pour veiller à ce que ses droits soient respectés et à ce que son intérêt soit préservé et ensuite charge à l'avocat de de remédier à à la situation et à faire en sorte que la justice se saisisse mais malheureusement les cas de violence institutionneles sont extrêmement nombreux sont peu judiciaris parce que ils souffr de cette opacité et en effet les enfants ont beaucoup de difficultés à parler ou quand ils parlent nous avons aussi beaucoup de difficultés en tant qu'adulte à les à les écouter alors il y a des solutions on va finir sur une note positive il y a pas de fatalisme la première des choses c'est de voter en fait je le dis à chaque fois parce que les enfants ne votent pas donc prenez sur vos épaules cette responsabilité et faites-le pour eux ne votez plus pour des programmes qui ne s'intéressent pas aux enfants en fait je pense que ça déjà c'est la première des choses que vous pouvez faire qui est très simple si vous avez le droit de vote évidemment si vous n'avez pas le droit de vote ou que vous l'avez mais que vous voulez aller plus loin il y a une belle manière aujourd'hui de réinvestir la société civile les citoyens les citoyennes et de briser cette opacité c'est le parrainage alors le parrainage c'est pas envoyer une carte postale c'est pas envoyer de l'argent c'est vraiment prendre de son temps plusieurs fois par mois plusieurs fois par semaine le mercredi après l'école le weekend pour inclure un enfant placé à sa propre famille ça veut pas dire que vous l'hébergez ça veut dire que vous passez du temps avec euh et c'est voilà et c'est une manière aussi pour les enfants placés d'avoir une figure d'attachement sur le long terme qui soit durable ce qui n'est pas rendu possible aujourd'hui dans le système de protection de l'enfance que les collègues l'ont dit mais il y a beaucoup de turnover beaucoup de Burnout donc on change des duuc toutes les semaines on change de juge des enfants tous les ans voilà on n' pas les mêmes référents donc ça crée aussi des instabilités profondes sur le plan affectif et le parrainage c'est aussi une forme de Vig citoyenne c'est des citoyens et des citoyennes qui au contact d'enfants placés sont en vigilance permanente et peuvent alerter quand l'institution ne remplit pas son rôle ou ses devoirs voilà donc je finis là-dessus mais merci
[Applaudissements]
beaucoup merci infiniment à vous bon vous l'avez vu on aura beaucoup beaucoup beaucoup de combat à continuer sur cette question merci à vous on continuera pour arracher la commission d'enquête sur la question de la maltraitance en CH il en faudrait aussi d'ailleurs sur l'aide sociale à l'enfance sur le fait que tout enfant a le droit à l'éducation et donc on dit souvent qu'on qu'on peut juger une société à la manière dont elle traite ses petits ou les plus vieux de sa société et je pense que là on est sur des indicateurs qui sont les indicateurs les plus reconnu notamment je pense à la mortalité infantile dont je parlais tout à l'heure sur le niveau de bien-être et de développement d'un pays donc il faut prendre ces alerte extrêmement sérieux en tout cas vous pouvez compter sur le groupe parlementaire pour être à vos côtés merci encore et tu voulais rajouter oui je voulais juste vous dire je serai cet après-midi à partir de 14h au village du livre si vous voulez poursivre un peu les échanges notamment sur la question des crèches
[Applaudissements]
voilà